La Nation Bénin...
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Idrissou Bako, Cyprien Togni, Gilbert Bagana, Simplice Codjo, Badirou Aguèmon, Adolphe Djima, Amadou Issifou, Gérard Gbénonchi et Louis Vlavonou sont les neuf députés qui représenteront l’Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Ils ont été désignés par leurs pairs à la faveur de la séance plénière du jeudi 28 juillet à l’hémicycle.
Ça y est enfin. Après plusieurs reports sur fond d’interminables tractations et conciliabules, les députés ont fini par accoucher la liste unique de leurs neuf représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée, mandature 2016. Il s’agit des députés Idrissou Bako, Cyprien Togni, Gilbert Bagana et Simplice Codjo pour le compte de l’Opposition parlementaire et Badirou Aguèmon, Adolphe Djima, Amadou Issifou, Gérard Gbénonchi et Louis Vlavonou désignés par la Majorité parlementaire. La liste unique a été adoptée par 67 voix pour, 0 contre et 01 abstention. Ce vote à bulletin secret vient ainsi de mettre fin au bras de fer entre les députés notamment ceux de la Majorité parlementaire représentée par le bloc des députés PRD, UN, RB, FDU, ABT, alliance Soleil, AND (aile Valentin Houdé) répartis en quatre groupes parlementaires. Ceux-ci se sont entredéchirés pendant plusieurs semaines par rapport à la répartition des cinq sièges qui leur revenaient de droit. Le cinquième siège a été objet de bras de fer entre les groupes parlementaires PRD et UN. Lequel bras de fer a été à la base de plusieurs reports des travaux devant aboutir à la désignation des neuf députés. Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, revenu de son voyage aux Etats-Unis d’Amérique, s’est jeté dans la bataille, jeudi 28 juillet. Il a suspendu les travaux pour tenir une ultime séance de concertation avec les présidents des quatre groupes parlementaires afin de tenter de trouver une porte de sortie. Cette négociation a semblé payer. Elle a abouti au dénouement de l’impasse dans laquelle le Parlement est plongé depuis quelques jours à propos de ce dossier. Le Prd a décidé de concéder le cinquième siège au groupe parlementaire L’Union fait la Nation. Ce qui a mis fin à la polémique. Ainsi, l’UN a été appelé à désigner deux représentants pendant que les trois autres groupes parlementaires de la tendance Majoritaire en désigne chacun un. Ce qui a facilité la poursuite des travaux ayant abouti à l‘adoption de la liste unique.
Mais avant le vote, le président du groupe parlementaire Parti du renouveau démocratique (PRD), Augustin Ahouanvoèbla a fait une déclaration à la tribune de l’hémicycle. Il est revenu sur le bras de fer entre son groupe et celui de l’UN nonobstant l’accord politique qui a été conclu entre les deux parties lors de la désignation des membres de la mandature sortante du Cos-Lépi. Accord sur la base de laquelle le PRD a désigné deux représentants contre un pour l’UN. «Pour des raisons diverses, le groupe parlementaire UN a souhaité vivement que le groupe parlementaire PRD lui concède un de ses deux sièges; ce qui a été catégoriquement rejeté par le groupe PRD en l'absence du président Adrien Houngbédji membre dudit groupe parlementaire», informe Augustin Ahouanvoèbla. «Depuis ce matin, et avec l’arrivée du président Adrien Houngbédji le groupe parlementaire s’est réuni. Au nom de la cohésion recherchée entre les collègues députés de l’Assemblée nationale, le président de l’Assemblée nationale a discuté et obtenu du groupe parlementaire PRD le retrait de sa candidature à un second siège au profit du groupe parlementaire UN, à charge de réciprocité au moment du renouvellement du mandat des membres du Cos-Lépi», détaille le président du groupe parlementaire PRD dans sa déclaration qui semble prendre à témoin l’ensemble de la plénière. Seulement qu’après sa concertation, le président Adrien Houngbédji n’est plus revenu en salle pour poursuivre les travaux. Il a envoyé le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian qui a pris le relais et achevé le processus de désignation des neuf députés membres du prochain Cos-Lépi. Pourquoi Adrien Houngbédji n’est-il plus revenu en salle ? N’est-il pas content que son groupe parlementaire ait concédé son second siège à l’UN ? Difficile de répondre à ces questions. Ce qui est clair, cette absence a permis à Robert Gbian de faire son baptême de feu au perchoir et de clôturer la deuxième session extraordinaire de l’année 2016.
La journée de la diplomatie parlementaire effective
En marge de la séance plénière du jeudi 28 juillet, les députés ont ouvert la 2e édition de la journée de la diplomatie parlementaire. Cet atelier qui prend fin ce vendredi 29 juillet, a été une occasion pour les députés de partager entre eux les expériences acquises au sein des parlements régionaux et internationaux et de donner une nouvelle orientation au renforcement des partenariats entre le Parlement du Bénin et ceux du monde. L’organisation de ces journées s’inscrit dans le cadre de la volonté des parlementaires de jouer pleinement leur rôle pour accompagner le gouvernement dans sa diplomatie. Il sera question pour les députés de discuter des mécanismes à mettre en place pour des actions futures pour une gestion efficiente des relations extérieures, a souligné le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui a ouvert les travaux.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 29 juil. 2016

Le représentant de La Société civile béninoise à la VIe semaine africaine de l’eau qui s’est tenue à Dar-Es –Salam du 18 au 22 juillet dernier, Félix Adégnika, coordonnateur national du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et en assainissement (WSSCC) déplore l’absence des autorités béninoises à cette semaine africaine de l’eau. Malgré cette absence qui ne lui a pas permis de signer des contrats, il estime que le Bénin regorge d’hommes intelligents capables de lui assurer l’atteinte des ODD.
La Nation : Que peut-on retenir de la VIe semaine africaine de l’eau qui s’est tenue à Dar-Es-Salam en Tanzanie du 18 au 22 juillet dernier ?
Félix Adégnika : La VIe Semaine africaine de l’eau s’est tenue en Tanzanie du 18 au 22 juillet dernier sous le thème «La réalisation des objectifs de développement durable à travers la sécurité de l’eau et l’assainissement». Ce qu’on peut retenir de cette semaine, c’est qu’il y a eu un engagement fort des ministres en charge de l’eau et de l’assainissement pour qu’on puisse tacler, cibler cette fois-ci les objectifs de développement durable notamment en son point 6 qui traite de la durabilité du système et des infrastructures aussi bien pour l’eau que pour l’assainissement. L’objectif est de donner l’eau à tout le monde et que l’assainissement ne soit plus une denrée rare mais qu’elle soit accessible au grand nombre. On peut également retenir que tous les pays africains doivent disposer aujourd’hui de plans d’actions ODD pour que les bailleurs de fonds puissent contribuer à leur financement. Il faut également observer qu’il y a un engagement fort des partenaires techniques et financiers pour accompagner tous les pays africains qui le désirent.
L’ODD6, contrairement aux objectifs du Millénaire pour le développement, prévoit qu’on donne l’eau à tout le monde. Et pour qu’on puisse donner de l’eau à tout le monde, il faut garantir la ressource ; donc l’ODD 6 a beaucoup d’indicateurs et de cibles mais globalement on peut retenir qu’il faut garantir la sécurité de l’eau afin de donner l’eau à tout le monde. Cela met fin à la défécation à l’air libre. Savez-vous encore qu’aujourd’hui au Bénin, 60% de la population rurale s’adonnent à la défécation à l’air libre ? En milieu urbain, ce n’est pas aussi criard mais c’est plutôt grave puisque cela s’observe le long des berges lagunaires.
Le Bénin était-il fortement représenté ?
Vous avez bien fait de poser cette question. C’est ce qu’on a regretté. Il n’y avait aucune autorité même pas dans le processus de préparation de la semaine africaine de l’eau. Le président du Conseil des ministres africains a déploré que le Bénin ne figure pas dans les instances qui ont été mises en place. Le conseiller technique du ministre de la Santé qui était à Dar-Es-Salam n’a pas été considéré puisqu’il n’était pas annoncé et n’était pas détenteur d’un titre de représentant officiel. Il n’avait donc pas une lettre qui le mandatait officiellement. De sorte que pour le siège qui revenait au Bénin, il n’y avait personne pour revendiquer et l’occuper. Ainsi, ce sont les Etats qui avaient siégé qu’on était obligé de ramener pour suppléer le Bénin. Ce qui est regrettable pour la semaine africaine de l’eau qui constitue un sommet de haut niveau. Les partenaires sectoriels avaient pu échanger et négocier avec les pays comme le Rwanda, le Burundi et le Burkina Faso. J’avais presque les larmes aux yeux de constater que le Bénin n’ait pas avancé sur ce point.
Cela ne pose-t-il pas problème en termes d’engagement et de retombées ?
De mon point de vue ça pose problème. Il faut demander aux autorités béninoises les raisons de leur absence à Dar-Es-Salam. Peut-être que le Bénin a beaucoup de ressources mais il y a à retenir que pour s’autofinancer, c’est difficile. Nous savons que le secteur de l’eau nécessite beaucoup d’argent et de ressources et que le secteur de l’assainissement exige également un changement collectif de comportement. On a donc besoin de beaucoup de ressources pour ça et cela pourrait compromettre l’atteinte des Objectifs de développement durable. Mais j’ose croire que nous allons nous ressaisir afin de saisir ces opportunités pour que les portes s’ouvrent au niveau de certains partenaires qui pourront nous aider. Il est vrai que les Pays Bas frappent à nos portes aujourd’hui et que nous allons conclure bientôt un autre PPEA ou je ne sais quel nom cela va prendre.Il est bien d’avoir plusieurs cordes à son arc. Qu’il vous souvienne qu’on a arrêté un PPEA2 dans ce pays ; tout était bloqué et jusqu’à maintenant il n’y a aucune activité à la Direction générale de l’eau. C’est dire qu’il est mieux pour nous d’avoir plusieurs partenaires que d’en avoir un seul.
En quoi consiste la sécurité de l’eau et de l’assainissement ?
La sécurité de l’eau est un terme central de la 6e semaine africaine de l’eau. Cela consiste en ce qu’il faut mobiliser les ressources. Pour donner l’eau, il faut en avoir et vous savez très bien que les ressources en eau ne manquent pas au Bénin. Vous voyez le Bénin a peu de zones de roches où la ressource est rare. Quand on a mobilisé la ressource, il faut appliquer la gestion intégrée des ressources en eau : c’est la GIRE. La GIRE, c’est de l’eau pour toutes les activités humaines et pour tous. L’eau pour tous les usages, à savoir l’agriculture, l’irrigation, etc… tout ceci pour tous les handicapés, les personnes vulnérables. Il faut faire en sorte qu’on ne laisse personne derrière.
Et l’assainissement, c’est l’approche de l’Assainissement total piloté par les communautés (Atpc). Comment procéder pour qu’on arrête avec la défécation à l’air libre. Ce qui est possible, le Bénin peut rapidement atteindre cet objectif avant 2030 qui est l’horizon prévu. Il suffit qu’on en fasse une priorité. Cela ne nécessite pas beaucoup de ressources. Il faudra envisager et voir avec les communautés et discuter avec elles afin de les amener à changer simplement de comportement. Ce n’est pas l’argent ni les ressources qu’il faut. C’est permettre aux gens d’aller discuter, pas d’aller conseiller mais leur dire qu’il y a une autre façon de vivre et qui peut limiter les risques de maladie que nous avons chaque année.
La fin de la défécation à l’air libre va nous procurer beaucoup d’avantages et je pense qu’on va y arriver.
Que prévoit la vision africaine de l’eau à l’horizon 2025 ?
C’est toute une politique africaine qui a été retenue mais je vais expliquer qu’à l’horizon 2025, il n’y aura aucun pays africain où l’eau va encore tuer. C’est de garantir la sécurité de l’eau, et l’accès universel à l’eau pour tous. C’est dans ce paquet qu’on met les droits à l’eau et à l’assainissement, c’est dans ça qu’on privilégie les populations défavorisées. Il est vrai que tout le monde ne peut pas payer l’eau.On est convaincu qu’en Afrique l’eau n’est plus gratuite; mais il y a des politiques qui permettent à tout le monde d’avoir accès à cette ressource et également d’avoir accès aux services d’assainissement.
Comme ça se fait maintenant, il y a espoir pour le Bénin qui s’est engagé dans une politique de rupture ou de nouveau départ. Je veux qu’on mette l’eau et l’assainissement dans ce nouveau départ. Tel que cela se présente maintenant, nous aurons de bons résultats si on en fait une priorité. Ce sont les populations qui seront soulagées.
Quel appel avez-vous à lancer en direction des autorités béninoises ?
Mon appel est qu’on en fasse une priorité. Nous parlons de droit à l’eau et à l’assainissement. Je plaide vivement que le gouvernement du Bénin et le président Patrice Talon puissent faire en sorte que ces droits soient une réalité au Bénin. Ce n’est pas si difficile, quand on invoque le droit à l’eau et à l’assainissement : c’est comment travailler ensemble pour qu’on voie les spécificités de certaines couches afin qu’on puisse leur offrir ce service-là; parce qu’il y aura un système de péréquation et ceux qui sont riches vont essayer de contribuer afin qu’on serve ceux qui sont pauvres. Des pays très pauvres, deux fois plus que le Bénin l’ont réalisé ; si vous voyez aujourd’hui ce qui se fait à Madagascar, vous allez vous interroger sur le pourquoi le Bénin n’y est pas encore. Si on fait la moitié de ce qui s’y est réalisé, puisque nous ne faisons que 10 millions, nous aurions atteint des exploits que tout le monde va applaudir. On serait la référence parce qu’on n’est pas grand mais on est grand par notre intelligence et par les hommes que nous avons et on peut bien réussir dans ce secteur ?

Dans une enquête conduite dans le cadre du projet « Médias pour le développement au Bénin » (Média-Dév), l’hebdomadaire catholique « La Croix du Bénin » a publié un dossier sur l’école béninoise où l’auteur a mis en exergue ses dysfonctionnements et insuffisances. Au cours d'une conférence de presse animée mercredi 27 juillet, Crépin Magloire Acapovi, directeur de publication du journal et auteur de l’article intitulé « Etat alarmant du système éducatif béninois : les causes profondes d’un échec », a révélé les constats faits sur le terrain.
L’école béninoise se meurt. C’est la conclusion, sans équivoque, à laquelle est parvenu Crépin Magloire Acapovi, directeur de publication du journal «La Croix du Bénin» et auteur de l’enquête intitulée « Etat alarmant du système éducatif béninois : les causes profondes d’un échec ».
Parti du préalable que l’éducation est un droit à la fois humain et constitutionnel, Crépin Magloire Acapovi montre que savoir lire et écrire n’est pas un luxe. Mais sur le terrain au Bénin, la réalité est tout autre, remarque-t-il en descendant dans les départements de l’Atlantique-Littoral, de l’Atacora-Donga, du Zou-Collines, du Borgou-Alibori. En portant son analyse sur la gratuité de l’éducation telle qu’elle est mise en œuvre, il relève qu’elle a plutôt des « facettes trompeuses ».
En réalité, souligne-t-il, la décision de la gratuité a un caractère populiste et politicienne. Car les choses se passent de façon que les subventions prévues ne parviennent jamais à temps aux écoles. Ce qui pose d’énormes problèmes pour les directeurs d’école pour faire face aux besoins en fournitures et autres. « La gratuité est source d’aggravation des dysfonctionnements », relève Crépin Magloire Acapovi. L’autre conséquence de la gratuité, c’est l’accroissement des effectifs. « Le taux brut de scolarisation qui était de 68% en 1980 est passé à 109,1% en 2009 », souligne-t-il ajoutant que la présence des filles à l’école s’est également améliorée pour atteindre les 84,6%. Dans ce contexte d’explosion des effectifs, la qualité est en berne avec le manque d’infrastructures et d’enseignants et leurs besoins en formation, fait observer le journaliste.
Dans ces conditions faites de grands dysfonctionnements, les apprenants brillent par la contre-performance avec des échecs massifs aux examens de fin d’année et la baisse continue de leur niveau.
L’enquête de «La Croix du Bénin» s’est aussi intéressée au soutien de l’Etat aux écoles et collèges privés, aux agréments et autorisations d’ouverture perçus comme l’une des plaies du système. ?

Les députés organisent, à partir de ce jeudi 28 juillet, deux jours d’atelier sur la diplomatie parlementaire. Ce qui est une première à l’Assemblée nationale sous le Renouveau démocratique.
Nombreux sont les députés qui participent à des missions à l’étranger pour le compte de l’Assemblée nationale. Mais il n’existe aucun cadre leur permettant de rendre compte de leurs travaux à leurs collègues qui ne sont pas membres des instances de coopération interparlementaire ou n’ont pas participé à ces différentes missions. C’est le vide que vient corriger le président de l’Assemblée nationale en initiant l’organisation de deux jours d’atelier sur la diplomatie parlementaire. Cette innovation est une promesse du président Adrien Houngbédji qui, lors de son investiture en juin 2015, avait pris l’engagement d’accorder une place de choix à la diplomatie parlementaire grâce à la dynamisation de la coopération interparlementaire tant sur le plan bilatéral que multilatéral. Il vient donc joindre l’acte à la parole. L’importance de ces deux jours d’atelier n’est plus à démontrer.
En effet, ils permettront à tous les députés d’être au même niveau d’information dans l’engagement du Parlement béninois sur le plan international. A cet effet, il leur sera fait la restitution des différentes missions parlementaires afin de leur permettre de disposer d’assez d’informations sur les relations que le Parlement du Bénin entretient avec les autres institutions, organismes et autres structures internationaux. Ce qui offrira l’opportunité à l’ensemble des députés de toucher du doigt l’effort du président Adrien Houngbédji, pour le rayonnement de la septième législature au plan international. Aussi, ces journées permettront-elles de comprendre la gestion équitable dans le choix des députés pour les missions à l’étranger et de ses retombées pour le Parlement. Plusieurs communications vont meubler les travaux. Les députés suivront des présentations sur le point de la coopération entre le Parlement béninois et le Parlement panafricain, le Parlement de la Cédéao, le Comité de l’Union interparlementaire (Cip-Uémoa), l’Assemblée des Parlements francophones (Apf), l’Assemblée parlementaire paritaire (ACP UE). Grâce à ces journées sur la diplomatie parlementaire, les députés découvriront ces différentes instances de coopération interparlementaire et seront informés des grandes résolutions issues de leurs travaux.
L’atelier sera lancé ce jour par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Et ce, en marge de la séance plénière prévue ce même jeudi et au cours de laquelle les députés finaliseront enfin la désignation de leurs représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée. Ils procèderont ensuite à la clôture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2016. ?

Il sera procédé dans les jours à venir à la nomination des nouveaux membres au sein de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) conformément aux textes en vigueur. Les décrets de nomination des actuels membres de cette institution ayant été abrogés par le Conseil des ministres en sa session du mercredi 27 juillet.
Les membres du gouvernement ont statué mercredi 27 juillet au cours du Conseil des ministres sur les conclusions de deux missions d’audit diligentées. Le rapport à mi-parcours de cette commission relative à l’organisation et à la gestion de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep), diligentée par le Bureau d’analyse et d’investigation de la présidence de la République a d’ores et déjà révélé des irrégularités au niveau du mode de nomination et de la gestion, a précisé le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République.
Des explications fournies par lui, au cours de son point de presse, il ressort que deux décrets de nomination ont été pris en septembre 2014 et un troisième en décembre 2015 en violation des dispositions de la loi du 9 juillet 2014 relative aux communications électroniques et à la poste qui fixe les modalités de nomination des membres, les profils et les conditions de nomination des membres de cette institution. Selon Pascal Irénée Koupaki, «Les neuf membres de l’Arcep n’ont pas été nommés conformément à cette loi». Mieux, les conditions de rémunération des membres du Conseil de régulation et du secrétaire exécutif, sont constituées de multiples primes fixées par le conseil lui-même et non par un acte réglementaire. « L’audit des missions et voyages à l’intérieur comme à l’extérieur fait état de dépenses non conformes, du non respect du barème des missions et du défaut de production systématique du rapport», détaille le ministre d’Etat, révélant les conclusions de l’audit. Toute chose qui, dira-t-il, constitue des fautes graves. Après en avoir pris connaissance, le Conseil des ministres «a fait observer que l’amélioration de la gouvernance commence d’abord par le respect des textes législatifs et réglementaires » et « a donc pris un décret abrogeant les trois décrets de nomination des membres de l’Arcep». Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication en relation avec le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République ont été ainsi instruits par l’Exécutif, à l’effet d’engager la procédure de nomination des membres de l’Arcep conformément aux textes en vigueur. Dans l’intervalle, le Conseil de régulation sortant liquidera les affaires courantes.
Des sanctions annoncées dans la filière des véhicules d’occasion
Les membres du gouvernement ont aussi statué sur un autre rapport d’audit relatif à la redevance des véhicules d’occasion en transit au cours de la période 2012-avril 2016. Lequel a, entre autres, pris en compte l’estimation des redevances, la vérification de l’enregistrement des recettes dans les livres du Trésor public, la vérification de la répartition et de l’affectation de ces ressources aux différents prestataires, la régularité des opérations de paiement et la réalité des prestations correspondantes, la vérification du traitement des montants consignés, la justification du remboursement des cautions aux clients…
Selon l’exposé du ministre d’Etat, la Société d’exploitation du guichet unique (Segub) a été mandaté par l’Etat en 2012 pour encaisser les frais d’enlèvement des véhicules en transit au port de Cotonou et pour assurer leur répartition aux différents prestataires. «La mission d’audit a révélé de nombreux dysfonctionnements dans l’organisation de la filière et dans la gestion des redevances liées. Au nombre de ces dysfonctionnements, on peut citer l’insuffisance de fiabilité du système de détermination du montant des redevances collectées, qui se traduit par des écarts importants sur le nombre déclaré de véhicules, un moins perçu de près de 1,6 milliard de francs Cfa dû à la minoration des frais d’enlèvement par défaut de respect de la valeur minimale en douane fixée pour les véhicules d’occasion en transit…». Aussi, révèle-t-il, un écart non expliqué à ce jour de plus de neuf milliards de francs Cfa entre le total des virements effectués en 2012 par la Segub et le montant constaté sur les comptes bancaires du Trésor.
Il y a eu également le paiement irrégulier au profit de divers opérateurs de la filière par surévaluation de leur prestation. Il s’agit, note Pascal Irénée Koupaki, d’une douzaine de sociétés. L’une d’entre elle, exerçant dans le BTP mais présente dans la filière des véhicules d’occasion aurait même « encaissé 14 milliards 300 millions sans aucune contrepartie de prestations et des manquements graves dans la collecte et la répartition des redevances par la Segub dont le défaut d’ouverture d’un compte bancaire dédié aux recettes». Bien d’autres dysfonctionnements ont été révélés par le ministre d’Etat qui en déduit que «la gestion des redevances des véhicules d’occasion en transit confiée à la Segub sous la période sous analyse est peu transparente et se trouve aux antipodes du professionnalisme et de l’orthodoxie». Le Conseil des ministres, dans « sa ferme volonté d’assainir les finances publiques et d’améliorer la gouvernance de la gestion des véhicules d’occasion en transit», a alors instruit le ministre des Infrastructures et des Transports, celui de l’Economie et des Finances et le Garde des Sceaux aux fins de transmettre le rapport d’audit et ses annexes au pouvoir judiciaire pour les suites qu’il conviendra d’y donner.

La restructuration de la carte universitaire publique de notre pays est désormais chose effective. A la faveur du Conseil des ministres du mercredi 27 juillet, le gouvernement a décidé de mettre fin à la régionalisation de l’enseignement supérieur et à la suppression des anciens centres universitaires.
Les 7 universités publiques et 22 centres universitaires dont dispose actuellement le Bénin seront réorganisés et regroupés autour de quatre grandes nouvelles universités : Deux grandes universités plurithématiques à savoir l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Parakou. Puis, deux grandes universités thématiques à savoir l’Université des Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques d’Abomey et l’Université nationale d’Agriculture de Porto Novo. Ainsi en a décidé le gouvernement à la suite d’une communication soumise au Conseil par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Laquelle communication appelait à une rationalisation et à une dynamisation du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. A l’issue de l’examen de cette communication, indique le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse, « le Conseil des ministres a décidé de mettre fin à la régionalisation de l’enseignement supérieur et exprime par la même occasion, la ferme volonté d’améliorer les conditions de travail des enseignants et des étudiants, de renforcer toutes les infrastructures».
La situation actuelle dans le secteur, tel que présenté par lui, renseigne que le Bénin dispose de 7 universités publiques et de 22 centres universitaires répartis sur toute l’étendue du territoire national. Lesquels font face à des difficultés dont, entre autres, l’insuffisance d’enseignants qualifiés pour encadrer les nouveaux centres et l’insuffisance d’infrastructures d’accueil et de matériels didactiques. Aussi, cette dispersion des centres universitaires a un coût majeur pour le développement avec à la clé, la baisse de la qualité de l’enseignement et de la réputation de notre système éducatif, regrette le ministre d’Etat. Cette dispersion, de son point de vue, empêche aussi le brassage interrégional de la population estudiantine et distant les liens de solidarité nationale. Pis, la situation actuelle dans le secteur pose le problème de la qualité de la dépense publique dans un contexte de sous équipement des universités publiques. Autant de choses qui ont amené les membres de l’Exécutif à souligner «l’impérieuse nécessité de relever les défis relatifs à la gestion des flux, à la qualité de l’enseignement, à la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation et à l’employabilité des diplômés». Pour soutenir la mise en œuvre de la nouvelle carte universitaire, le Conseil des ministres a décidé, fait savoir le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, de mettre en place un programme spécial de financement du développement de l’enseignement supérieur dans le budget 2017.
Actualités 28 juil. 2016

Les groupes parlementaires de l’Union fait la Nation (UN) et du Parti du renouveau démocratique (PRD) s’entredéchirent autour du cinquième siège du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Après d’interminables réunions de crises mardi 26 juillet au Parlement, les députés du bloc de la Majorité parlementaire n’ont pu départager l’UN et le PRD par rapport à ce dernier siège. Ils s’en remettent à la plénière de demain.
La Majorité parlementaire composée des députés PRD, RB, UN, FDU, ABT, alliance Soleil et AND (aile Valentin Houdé) s’enlise dans ses contradictions à propos de la désignation de ses cinq représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision. Augustin Ahouanvoèbla a été désigné par le PRD, Adoplphe Djima par la Rb et ABT, Issifou Amadou par FDU et Alliance Soleil et Louis Vlavonou par l’UN. Le cinquième siège en ballotage a réveillé le virus de la division au sein de la Majorité parlementaire. Il a mis à nu le grand malaise qui se cachait au sein de ce groupe depuis quelque temps. Les députés des groupes parlementaires UN et PRD réclament chacun ce dernier siège. Les deux parties ont longuement tiraillé sur la question mardi 26 juillet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’était un dialogue de sourd entre ces deux groupes parlementaires membres de la Majorité parlementaire. C’est finalement à 18h27 mn que la plénière a démarré alors qu’elle a été convoquée pour 10 heures. A l’ouverture, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président de céans a fait part à la plénière des difficultés au sein de la tendance majoritaire à s’entendre sur la liste de ces cinq représentants. Au lieu d’une liste de cinq noms, la Majorité parlementaire a plutôt déposé sur sa table une liste de six personnes. Pendant ce temps, la Minorité parlementaire composée des députés FCBE et alliés a déposé les noms de ses quatre représentants à savoir Cyprien Togni, Idrissou Bako, Simplice Codjo et Gilbert Bagana. Le PRD et l’UN ont chacun déposé deux noms. En plus de Augustin Ahouanvoèbla, le PRD a ajouté Badirou Aguèmon qui était d’ailleurs membre de la mandature sortante du Cos-Lépi. L’UN a de son côté ajouté à Louis Vlavonou son collègue Gérard Gbénonchi. Ce qui ne devrait pas être le cas. Ce devrait être l’un ou l’autre des groupes parlementaires qui pourvoit ce cinquième siège en ballotage.
Compromis du dernier Cos-Lépi
Pour la mandature sortante du Cos-Lépi, le PRD avait désigné deux députés et l’UN une personne. Ce compromis entre l’UN et le PRD aurait été fait sur la base d’un accord politique non écrit. Aujourd’hui, l’UN semble remettre en cause ce deal politique réclamant le tour de pourvoir à ce cinquième siège. Surtout qu’elle dépasse numériquement en terme de nombre de députés le PRD qui ne compte que 10 députés alors que lui compte 13. Malgré les interminables conciliabules, aucun des deux groupes n’a fléchi de sa position. Face à cette situation, Eric Houndété a informé de ce qu’il a été obligé de réunir le bureau du Parlement pour voir la conduite à tenir vu que la Majorité parlementaire a déposé six noms au lieu de cinq. Le bureau n’a pas pu trancher. Il a décidé de s’en remettre à la plénière pour décision à prendre. Une démarche suivie par le premier vice-président de l’Assemblée nationale Eric Houndété qui a invité la plénière à se prononcer sur la question. Là-dessus, certains députés comme Benoît Dègla ont suggéré le report de la séance à jeudi prochain. Mais d’autres dont Moukaram Koussonda ont suggéré que la plénière tranche pour retenir qui de l’UN ou du PRD va désigner ce cinquième siège en ballotage. Le président de céans a semblé adhérer à cette dernière proposition. Mais il a été confronté à l’absence des membres du bureau de la Commission chargée des lois devant élaborer le rapport sur la question à soumettre à l’examen et à l’adoption par la plénière. Ne pouvant plus poursuivre les travaux à cause de cette difficulté d’ordre procédural, Eric Houndété a décidé de reporter les travaux à demain. C’est donc la séance plénière du jeudi 28 juillet qui décidera de qui enlèvera le siège en ballotage entre le PRD et l’UN. Peut-être qu’avant cet ultime vote qui permettra de départager les deux parties, le président Adrien Houngbédji qui descend de sa mission des Etats-Unis ce mercredi 27 juillet tentera de recoller les morceaux. Ce qui pourrait épargner à la Majorité parlementaire de s’offrir en spectacle en plénière par ce vote dont l’issue ne manquera pas de mettre à nu le malaise au sein de cette tendance politique.
Actualités 27 juil. 2016

La 9e édition de la Foire de l’Indépendance a ouvert depuis le 18 juillet dernier au Stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Le concept prend aujourd’hui l’allure d’un forum économique.
L’attraction des Cotonois, en cette fin du mois de Juillet, a pour nom la Foire de l’Indépendance. Au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou, la 9e édition du rendez-vous du commerce local et régional bat son plein. Sur l’aile gauche de l’esplanade, plus de 500 stands abritent des produits agricoles, artisanaux et industriels du Bénin et d’ailleurs. Installé depuis le 18 juillet dernier, date d’ouverture de la foire, Loukman, vendeur de tenues locales ne boude pas l’affluence de la deuxième semaine. « La foire, ça va. Il y a beaucoup de monde, mais très peu de gens achètent véritablement. Mais d’ici le week-end, on aura beaucoup plus d’acheteurs», confie-t-il. A deux pas de son stand, Sophie attire les visiteurs curieux vers son stand de jus de fruits made in Bénin. «Nous transformons de l’ananas de très bonne qualité. La foire nous permet de nous faire connaitre davantage et surtout de valoriser le label Bénin», appuie-t-elle.
Derrière ce marché qui s’anime se cache bien un nouveau concept qui donne à l’édition 2016 de la Foire de l’Indépendance un cachet particulier. «Plus qu’une foire, c’est un forum économique. Nous avons décidé de changer le concept mais nous avons toujours voulu garder le lien avec la Foire pour ne pas trop bousculer les habitudes des participants », souligne Gaëtan Koukponou, directeur général adjoint de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (APIEX). A travers ce concept de forum, les organisateurs ont voulu dépasser le cadre de simples activités d’achat-vente pour mobiliser tout le dispositif d’appui, de promotion et de financement du commerce au Bénin. Du coup, hormis les stands de commercialisation des produits agricoles, artisanaux et industriels, il a été créé le village des Tics dédié aux jeunes développeurs de solutions web et mobile au profit du commerce, le village des filières agricoles où se concentrent des structures d’appui aux filières, ainsi que le village des innovations qui met en exergue les efforts du pays en matière d’innovation.
Promouvoir l’innovation
Karim Naro, chef Division Accompagnement à l’accréditation à l’Agence béninoise de la normalisation (ABeNOR) anime le stand dédié à la promotion du Label Ananas Bénin. « Il s’agit d’un outil élaboré que l’ABeNOR a élaboré en collaboration avec le Cadre intégré Renforcé, les acteurs de la filière et l’appui technique du Centre du Commerce international (CCI). C’est un ensemble d’exigences qui concourt à attester de la qualité de l’ananas qui est mis sur le marché. Nous sommes à la foire pour informer de l’existence du Label qui sera lancé demain », explique-t-il, saluant l’idée d’impliquer les structures d’accompagnement du commerce. La 9e Foire de l’Indépendance accorde aussi une place de choix à l’innovation, en l’occurrence tout ce que le génie béninois déploie pour créer de la valeur ajoutée. Promoteur de Génération Bien être (GBE), Dr Raphaël Tchidimé expose avec fierté ses prouesses dans la transformation des plantes médicinales. « Nous promouvons la santé en naturel parce que nous voulons démontrer qu’on peut assurer notre indépendance sanitaire. Cela suppose qu’après le diagnostic, il faut se soigner avec les plantes médicinales », vante-t-il. Les gammes de produits qu’il expose traitent des infections telles que le paludisme, le cancer, les infections sexuellement transmissibles, l’hépatite B et même les faiblesses sexuelles. Il assure que ses produits sont présents dans des officines et reconnus par les structures nationales de certification.
La foire s’est aussi voulue un moyen de connexion avec le Géant de l’Est qui entretient d’intenses échanges commerciaux avec le Bénin. A l’honneur de cette édition, l’Etat d’Ogun dont plusieurs opérateurs économiques participent à l’exposition. « Nous avons un défi de pénétration du marché nigérian, à commencer par les Etats voisins proches avec qui nous avons des habitudes commerciales informelles. Nous voulons réfléchir ensemble sur comment lever les contraintes d’accès réciproques aux marchés », soutient le directeur général adjoint de l’APIEX. Ce clin d’œil au commerce régional reçoit l’adhésion de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont l’expertise a été sollicitée. Il est ainsi annoncé demain l’organisation d’une Journée de la CEDEAO consacrée à la sensibilisation des opérateurs économiques sur le Schéma de libéralisation des échanges commerciaux au sein de la Communauté. La foire 2016 qui prend fin le 7 août prochain est aussi meublée d’ateliers thématiques et des rencontres B to B. Le Royaume du Maroc fait office d’invité spécial.?

Le député de l’Union fait la Nation, Parfait Houangni a déposé lundi 25 juillet sur la table du président de l’Assemblée nationale, une question orale avec débat relative à l’institution de la session unique à l’Université d’Abomey-Calavi. Le gouvernement sera donc appelé très bientôt à apporter des éléments de réponses aux députés par cette préoccupation qui touche la communauté estudiantine d’Abomey-Calavi. Lire la question orale avec débat
Question orale avec débat
La guerre contre la suppression ou non de la seconde session à l’Université d’Abomey-Calavi dure et perdure depuis des années. En effet, les mouvements de protestation reprennent chaque année sur le même sujet et paralysent les activités académiques. Le campus militarisé, des violences perpétrées, les résidences saccagées, des motos volées, des pertes en vies humaines aussi bien dans le rang des étudiants que celui des forces de l’ordre. Tel est le triste bilan qui se dresse tous les ans. Cependant, la crise est loin de connaître son épilogue. Chaque année, ce n’est qu’à l’issu des mouvements de débrayage que les autorités rectorales lâchent du lest. Pour justifier ce passage forcé à la session unique, d’aucuns évoquent le système LMD qui est mis en œuvre sans les moyens humains et matériels nécessaires, et consolidés par ailleurs par la gratuité des inscriptions universitaires déclarée par le gouvernement de Boni Yayi. Mais à en croire le recteur de l’université, la décision n’y est pas forcément liée. La vraie raison, selon lui, est plutôt le problème d’effectif pléthorique des étudiants à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash). Pour résoudre la crise, l’ex-chef de l’Etat avait prévu un séminaire sur le système LMD, qui devait se tenir en octobre 2015. Malheureusement, ledit séminaire n’a pas eu lieu avant son départ du pouvoir. Et la scène a repris cette fin d’année universitaire 2015-2016 avec les mêmes mouvements des étudiants qui conçoivent mal l’adoption d’une session unique. Dans ce nouvel élan de gouvernance politique de notre pays, je voudrais prier le gouvernement de fournir à la Représentation nationale, les éléments de réponses aux questions ci-après :
1) Quelles sont les motivations réelles de l’institution de la session unique à l’université ?
2) Les autorités en charge de l’enseignement supérieur ont-elles analysé les contours et la portée de cette décision ?
3) Comment comptez-vous gérer les échecs massifs inhérents à une session unique à l’université ?
4) Pourquoi opter pour un passage en force avec toutes les conséquences dramatiques que cela engendre tous les ans à l’université ?
5) L’institution de la session unique est-elle une nécessité impérieuse ?
6) Comment le gouvernement envisage-t-il de régler définitivement cette crise afin d’instaurer un climat paisible et favorable aux études à l’Uac ?
7) Que peut-on retenir de la gratuité des inscriptions à l’Université au-delà, de la cherté des coûts de formation des Masters (environ 700.000 FCFA)?
8) Quelle gestion peut-on attendre des centres universitaires créés tous azimuts sans moyens humains nécessaires notamment les enseignants et les infrastructures adéquates ?
9) Quelle nouvelle politique le gouvernement entend-t-il mettre en place dans le domaine de l’enseignement supérieur aux fins de concrétiser sa volonté de reformer le système béninois.
Porto-Novo, le 25 juillet 2016
Parfait Houangni
Député à l’Assemblée nationale

Alors que les députés FCBE et alliés de la Minorité parlementaire sont prêts, leurs collègues de la Majorité parlementaire ne s’entendent toujours pas par rapport à la désignation de leurs cinq représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Ces derniers tiennent une dernière rencontre de crise ce lundi 25 juillet, pour démêler l’écheveau avant l’ouverture de la séance plénière décisive.
Les neuf nouveaux députés membres de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) seront connus à l’issue de la séance plénière de ce lundi 25 juillet à l’Assemblée nationale. Celle-ci avait été reportée le mardi 19 juillet dernier pour défaut de consensus à l’interne des deux tendances politiques à savoir la Majorité et la Minorité parlementaires. Les travaux avaient été donc renvoyés à ce jour pour permettre à chacune des instances politiques de procéder aux derniers réglages avant l’adoption par la plénière de la liste nominative à raison de quatre représentants pour la Minorité parlementaire et cinq pour la Majorité parlementaire.
Bataille entre le PRD et l’UN
Si la Minorité parlementaire composée des députés FCBE et alliés est prête et se serait accordée sur le choix de Gilbert Bagana, Idrissou Bako, Simplice DosSou Codjo et Cyprien Togni, tel n’est pas le cas du côté de la Majorité parlementaire regroupant les parlementaires UN, PRD, RB, ABT, FDU, Alliance Soleil et AND (aile Patrice Talon). Celle-ci avec ses quatre groupes parlementaires se trouve confrontée à d’énormes difficultés à l’interne. Les cinq députés devraient être désignés à raison d’un par groupe parlementaire. Le cinquième siège restant était allé lors de la désignation des membres de la mandature sortante du Cos-Lépi au groupe parlementaire PRD qui avait désigné deux personnes, Augustin Ahouanvoèbla et Badirou Aguèmon, pendant que les trois autres en choisissaient un chacun. Cette fois-ci l’Union fait la Nation réclame ce cinquième siège. Selon ce groupe parlementaire fort de 13 députés, ce sera justice faite de lui permettre de désigner à son tour cette fois-ci deux représentants comme l’avait fait l’autre fois le PRD alors qu’il n’était composé que de 10 députés. Ce que ne veut pas entendre le groupe parlementaire PRD que préside Augustin Ahouanvoèbla. Pour des membres de ce groupe, la répartition des cinq sièges à l’interne de la Majorité parlementaire devrait suivre la même clé utilisée lors de la désignation de 2015. La bataille est actuellement rude entre les groupes parlementaires PRD et UN qui continuent de se tirailler au sujet de l’attribution de ce cinquième siège. Qui va l’emporter ? Bien malin qui pourrait répondre à cette question.
Autres points de désaccord
Outre cette dissension au sujet du cinquième siège, il y a plusieurs autres points de désaccord à l’interne des différents groupes parlementaires. Ceux-ci ne s’entendent pas sur la personne devant être retenue. Au niveau par exemple du groupe parlementaire Unité, paix et développement composé des députés FDU, alliance Soleil et deux parlementaires de l’AND (Valentin Houdé et Justin Agbodjété) et présidé par Mathurin Nago, deux candidats se positionnent pour un seul siège. Il s’agit de Amadou Issifou de l’alliance Soleil et Jérémie Adomahou des FDU. Ce dernier était déjà membre de la mandature sortante et il cherche à rempiler. Le même scénario se passe également au niveau du groupe parlementaire Nation Unité et Développement regroupant les députés de l’alliance RB+RP et ABT dirigée par Rosine Vieyra Soglo. Ici aussi, deux potentiels candidats sont en lice : Wallis Zoumarou de Abt et Adolphe Djima de la RB. Les deux députés se disputent le siège précédemment occupé par leur collègue Nazaire Sado qui cherche aussi à repartir. Au groupe parlementaire «L’Union fait la Nation» présidé par Antoine Kolawolé Idji, les divergences sont plus prononcées. Il est annoncé trois candidatures à savoir Gérard Gbénonchi, Basile Ahossi et Louis Vlavonou, représentant sortant de ce groupe parlementaire au sein du Cos-Lépi de 2015. Ce qui constitue un véritable casse-tête pour les responsables de ce groupe parlementaire. C’est d’ailleurs à juste titre que ceux-ci réclament au PRD pour leur gibecière le cinquième siège en ballotage à l’interne de la Majorité parlementaire. La situation semble être plus ou moins maîtrisée au niveau du groupe parlementaire PRD de Augustin Ahouanvoèbla. Les deux candidats précédemment désignés en l’occurrence Augustin Ahouanvoèbla et Badirou Aguèmon ont été reconduits pour faire encore partie de la prochaine mandature du Cos-Lépi. Reste à savoir si le deuxième siège sera toujours concédé au PRD.
Une réunion de crise
Selon des indiscrétions, il est prévu à cet effet une rencontre de crise ce matin au palais des Gouverneurs à Porto-Novo au sein de la Majorité parlementaire pour décider qui du PRD et de l’UN va désigner ce cinquième siège querellé. La même réunion permettra de concilier les différentes positions pour déboucher sur la liste nominative des cinq représentants de la Majorité parlementaire pour le compte de la mandature 2016 du Cos-Lépi. Les cinq députés désignés vont rejoindre les quatre représentants de la Minorité parlementaire qui seraient Idrissou Bako, Gilbert Bagana, Simplice Dossou Codjo et Cyprien Togni. En dehors de Cyprien Togni qui est nouveau, les trois autres ont été reconduits. Ils étaient membres de la dernière mandature du Cos-Lépi qui a achevé son mandat depuis le 30 juin dernier. Si l’information est confirmée, Cyprien Togni remplacera Abdoulaye Gounou faisant partie des quatre représentants de la Minorité parlementaire au sein de cette structure qui a actualisé le fichier électoral de la présidentielle de mars 2016. La séance plénière de ce lundi 25 juillet s’annonce donc décisive, vu que la nouvelle mandature du Cos-Lépi devrait être installée depuis le 1er juillet dernier conformément à la loi.
Une messe pour Adrien Houngbédji
Le 22 juillet dernier, le président du Parti du renouveau démocratique, Adrien Houngbédji fermait 25 ans de vie parlementaire. L’histoire renseigne qu’il est la seule personnalité à avoir été portée trois fois au perchoir et jusqu’ici le seul président de l'Assemblée nationale à avoir présidé du 22 juillet 1991 au 22 juillet 2016, sous les quatre différents chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du Bénin sous l’ère du renouveau démocratique. Elu pour la première fois au perchoir le 22 juillet 1991, Me Adrien Houngbédji aura servi le Parlement de 1991 à 1995 sous le président de la République Nicéphore Soglo, puis de 1999 à 2003 sous feu Mathieu Kérékou, enfin de 2015 à 2016 d’abord sous Boni Yayi, puis actuellement sous le président Patrice Talon. Ce qui est une grâce. Certains de ses amis ont voulu célébrer cette grâce à la faveur d’une messe qu’ils ont organisée vendredi 22 juillet dernier à 11 heures à la cathédrale Notre-Dame de l'Immaculée Conception de Porto-Novo. L’eucharistie a été dite par le curé de la paroisse en personne, le père Charlemagne Koudhorot qui est revenu sur les qualités exceptionnelles de Me Adrien Houngbédji et a invité la jeune génération à s’inspirer de ses valeurs d’homme de paix, de justice et de droit ?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 25 juil. 2016