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Nouvelles

Problématique de l’éclairage public dans les communes: Une table ronde prévue pour le 24 octobre prochain

Le ministère en charge de l’Energie organise, le 24 octobre prochain, une table ronde sur l’éclairage public. La rencontre réunira autour du ministre Dona Jean-Claude Houssou, divers acteurs concernés par cette problématique, mais aussi des maires et autres élus. Les travaux préparatoires devant conduire à ces assises historiques ont démarré et le ministre a tenu, jeudi 19 septembre à Cotonou, une séance de travail avec les acteurs concernés.

L’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) et des responsables administratifs à divers niveaux concernés par la question de l’éclairage public étaient les interlocuteurs du ministre en charge de l’Energie Dona Jean-Claude Houssou dans le cadre de la séance de travail qu’il a organisée, hier jeudi, dans l’enceinte de son ministère. Comment améliorer le cadre de vie, notamment à travers un levier important comme l’éclairage public ? C’est à cette question que la table ronde que projette le ministre pour le 24 octobre prochain devra répondre. « J’ai parcouru le pays du nord au sud et j’ai échangé avec beaucoup de maires sur l’éclairage public. Il m’a semblé important de prendre le taureau par les cornes et d’échanger effectivement sur les difficultés et les souffrances dans le cadre de l’éclairage public et du manque d’éclairage public », a indiqué  le ministre au cours de cette séance à laquelle le ministre délégué en charge de la Défense nationale a également pris part. Dona Jean-Claude Houssou expliquera que c’est le premier pas « afin de relever ensemble le défi de l’éclairage public ».
La question de l’éclairage public est une question majeure, relève le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), Laurent Tossou. Si autrefois sa gestion était confiée aux communes, à la faveur de la décentralisation, la loi du 15 janvier 1999 a décidé que cette activité passe dans le giron des collectivités locales, rappelle-t-il. Sauf que cette volonté du législateur n’a pas permis d’arranger les choses. «On n’a pas atteint les objectifs puisque les difficultés sont restées entières et les villes ne sont pas éclairées comme cela se doit », déplore-t-il. Et même si en 2004, les 77 communes ont été invitées à prendre des engagements et à améliorer la situation concernant l’éclairage public, en 2019, le compte n’est toujours pas bon et les attentes ne sont pas comblées. Il est temps de faire un point de l’éclairage public dans les collectivités et la contribution que la Sbee peut apporter pour qu’il y ait meilleur éclairage et que le cadre de vie soit amélioré, propose Laurent Tossou.  
Imputer la responsabilité des dysfonctionnements aux communes serait une perception de la situation, défend
Charlemagne Honfo, maire de la commune de Sèmè-Podji. La responsabilité des collectivités publiques est certes prépondérante, mais elles ne sont pas intimement associées à la gestion faite de l’éclairage public, nuance-t-il. «On nous adresse des factures qui retracent notre endettement sans nous associer », se plaint l’élu. Manque de collaboration, non respect des textes, non perception des taxes… Les communes souffrent et ne sauraient endosser à elles seules la responsabilité, fait savoir le maire. Il sera soutenu dans sa position par les maires de Bohicon, Abomey-Calavi et
Dassa-Zounmè. Tous apprécient l’initiative de la table ronde qu’ils entrevoient comme une aubaine pour les communes de contribuer à diagnostiquer les maux de l’éclairage public et à réitérer les attentes des collectivités.
Logique entièrement épousée par le ministre qui annonce à ses invités que le 24 octobre prochain, il sera question de dispositions à prendre pour réussir l’électrification publique des grandes viles et passer aux autres localités.

Actualités 20 sept. 2019


Projet asphaltage à Sèmè-Kpodji: Le tronçon menant au site des chrétiens célestes pavé

Plusieurs communes vibrent, depuis peu, au rythme de l’asphaltage, un projet d’aménagement et de réhabilitation de voiries. Ainsi, de Cotonou à Natitingou en passant par Lokossa, Abomey et Parakou, la transformation des villes évolue à pas de géant.

Avec le régime de la Rupture, le Bénin roule en mode développement à grande vitesse. La modernisation des grandes villes est devenue une réalité, surtout grâce aux travaux d’asphaltage en cours depuis plusieurs mois. La transformation radicale à
Cotonou, Natitingou, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Abomey-Calavi, etc., fait rêver plus d’un. Comme le disent certains, le Bénin est en chantier. Lequel se matérialise par les bitumage et pavage de voies, l’aménagement de terre-pleins centraux et d’espaces verts, les raccordements au réseau de la Soneb, pour ne citer que ces travaux. Toutes les villes respirent ainsi rénovation et modernisation.
Dans les communes du grand Nokoué, Cotonou par exemple, une bonne partie des 237 kilomètres (km) d’aménagement et de réhabilitation de voiries primaires, secondaires et tertiaire, a déjà été réalisée. Et des quartiers comme ‘‘Les Cocotiers’’ et ‘‘Cadjèhoun’’, bien que les travaux soient toujours en cours, dévoilent toute leur beauté, et l’on y voit clair et plus loin, et y respire plus d’air sain. C’est pareil à Abomey-Calavi où 71 km de voiries sont en cours, deux fois moins à Bohicon, 41 km à Abomey, 29 km à Lokossa. Natitingou verra 36 km, Porto Novo 90 km et Sémè-Podji en a pour 37 km. Soit un total de 646 km de voiries. Tous ces travaux s'élèvent à environ 900 milliards de F Cfa, selon les autorités en charge.

De l’électricité dans l’air

Dès décembre 2020, en plus des voies neuves qui seront réceptionnées et des raccordements au réseau de la Sbee, les communes (celles concernées par les travaux d’asphaltage) se verront illuminées par un réseau électrique purement solaire. C’est d’ailleurs dans cette perspective que le gouvernement a signé, il y a quelques jours, un contrat avec des entreprises, suite à un appel d’offres, pour la fourniture et l'installation de 14 758 lampadaires solaires. Le tout, pour un montant d’environ 14 milliards de F Cfa, et les travaux vont durer 15 mois. La cerise sur le gâteau, c’est que cette commande est couverte par une garantie de 10 ans avec une caution bancaire de 2 milliards de F Cfa. C’est donc dire qu’aucun des lampadaires ne tombera en panne sans être réparé.
Ces efforts du gouvernement en matière d’accès à l’électricité propre prouvent à quel point modernisation et développement des villes riment avec protection de l’environnement. Mais ce n’est pas tout. Puisqu’un autre contrat concerne la fourniture et l'installation d'équipements de sécurité pour un montant total de 5,6 milliards de F Cfa. Et les équipements en question seront composés de 534 488 ml de signalisation horizontale latérale, de 30673 m² de bande horizontale transversale (passage piéton), de 4.758 unités de signalisation verticale (panneau de police), de 2413 unités de garde-corps de protection. Ils sont également constitués de 266 unités de ralentisseurs de vitesse, de 108 ml de passages surélevés pour piéton, de 580 ml de glissières métalliques double onde, de 154 unités de feux tricolores, de trois (3) unités de bornes kilométriques et d'un panneau Pn Sl4 (passage à niveau).

Prévenir l’incivisme

Dans certaines localités, les lampadaires solaires et autres équipements de voiries font l’objet de pillage ou de destruction de la part d'individus malintentionnés. Malgré la garantie de 10 ans dont bénéficient ces infrastructures, il est important que l’Etat mette en place un dispositif sécuritaire pouvant permettre de lutter contre les cas de vol, pillage et vandalisme sur ces infrastructures. L’un des moyens pour y arriver, c’est d’installer des caméras de surveillance de sorte à permettre à la Police d’identifier clairement les auteurs de vol et autres actes d’incivisme sur ces biens publics. La loi sur la vidéosurveillance existe, et il ne reste plus qu’à passer à l’action.

Actualités 20 sept. 2019


Remise d’appuis aux personnes handicapées et démunies: Le gouvernement soulage les peines des cas sociaux

La ministre des Affaires sociales et de la Micro-finance, Véronique Tognifodé Méwanou, a procédé, ce mercredi 18 septembre, à la remise officielle de kits scolaires et d’appuis financiers aux personnes vulnérables. Ce geste témoigne de la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de vie de ces personnes en situation de handicap.

Le gouvernement du président Talon multiplie les actions à l’endroit des personnes vulnérables. C’est à travers la remise, hier mercredi 18 septembre,  de kits scolaires et d’appuis financiers aux orphelins et enfants vulnérables, aux étudiants handicapés non boursiers et non secourus, aux patients stabilisés de centres de prise en charge psychiatrique, ainsi qu’aux  personnes handicapées en attente de subir des soins chirurgicaux et/ou appareillages, dans le but de leur permettre de sortir de la précarité.  
Le directeur général du Fonds d’appui à la solidarité nationale (Fasn) affirme que sa structure est la réponse du ministère des Affaires sociales et de la Micro-finance aux besoins réels et urgents des personnes vulnérables. Alphonse Sogadji note que cette cérémonie constitue l’aboutissement d’un long processus impliquant plusieurs structures. Les étudiants handicapés ont été sélectionnés après étude de dossier par les services du fonds en collaboration avec le bureau de l’Association des scolaires et étudiants handicapés du Bénin et sous le contrôle de la Direction des bourses et secours universitaires. Quant aux autres bénéficiaires que sont les orphelins et enfants vulnérables, il indique que les dossiers ont été constitués au niveau des centres de promotion sociale de leurs localités.
Le porte-parole des bénéficiaires a remercié les différentes autorités pour la marque de solidarité témoignée à leur endroit.
Stéphane Amoussou a saisi cette occasion pour formuler d’autres doléances à l’endroit du gouvernement. Il s’agit, de la prise des décrets d’application de la loi portant protection des personnes handicapées et l’insuffisance, voire l’inexistence de matériels adéquats au profit des personnes handicapées tant dans leur formation que dans leur insertion professionnelle.
La ministre des Affaires sociales et de la Micro-finance affirme que le gouvernement a décidé, dans son programme d’action 2016-2021 d’engager des actions pour relancer de manière durable le développement économique et social du Bénin. Véronique Tognifodé Méwanou note que dans ce cadre, il est prévu au titre du pilier n°3 de l’axe stratégique n°6 du Pag, l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement  des services sociaux de base et de protection sociale.
Elle ajoute que les questions de réadaptation, d’insertion ou de réinsertion des personnes porteuses de handicap font partie des priorités du ministère des Affaires sociales. Raison pour laquelle, à l’en croire, le gouvernement a entrepris une politique de promotion et de défense des droits de la personne handicapée. Elle précise que c’est ce qui amène le ministère à appuyer 45 étudiants handicapés non boursiers et non bénéficiaires de secours de l’Université d’Abomey-Calavi à raison de 100.000 F Cfa par étudiant, 7 personnes handicapées bénéficiaires de prise en charge des frais de soins chirurgicaux et ou d’appareillage variant entre 79.000 FCfa et 600.000 FCfa selon les cas, 30 patients stabilisés de centres de prise en charge psychiatrique qui recevront chacun  un appui financier de 50.000 FCfa pour l’exercice d’activités génératrices de revenus, 50  orphelins et enfants de haute vulnérabilité bénéficiant chacun de kits scolaires d’un montant d’environ 50.000 FCfa. « Le montant total de la remise de ce jour est de 11 millions 148 mille 386 FCfa », a-t-elle confié.
Véronique Tognifodé Méwanou souligne que la distribution des kits se poursuivra au profit de 390 orphelins et enfants de haute vulnérabilité sur toute l’étendue du territoire national pour un montant de 67 millions 981 300 FCfa. Elle invite les bénéficiaires à faire preuve d’abnégation et de persévérance dans l’exploitation de l’appui qui leur a été remis.

Société 19 sept. 2019


Audience du président de l’Assemblée nationale : Marie Cécile de Dravo plaide pour une Haute cour de Justice opérationnelle

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 18 septembre, la présidente de la Haute cour de Justice, Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué. Celle-ci est allée plaider pour l’assouplissement de la procédure de jugement devant la Haute Cour de Justice afin de lui permettre d’être véritablement fonctionnelle et efficace sur le terrain.

La présidente de la Haute cour de Justice, Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué, est toujours soucieuse de la situation de son institution qui peine, depuis sa création il y a près de vingt ans, à être véritablement fonctionnelle à cause d’un certain nombre de goulots d’étranglement. Elle est allée plaider auprès du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou qui l’a reçue en audience ce mercredi 18 septembre,  pour l’assouplissement de la procédure applicable par la Haute cour de Justice. Ce qui passe forcément par le toilettage par le Parlement de la loi n°93-013 du 10 août 1999 portant loi organique de la Haute cour de Justice.

La présidente Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué dit avoir échangé de long en large avec le président de l’Assemblée nationale autour de cette problématique récurrente de rendre véritablement fonctionnelle la Haute juridiction. La démarche de  Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué vise à trouver des pistes devant permettre à la Haute cour de Justice, taxée d’institution budgétivore, de jouer le rôle constitutionnel qui lui est dévolu, celui de « juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison des faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat ». Marie Cécile de Dravo Zinzindohoué estime que sans l’assouplissement de cette procédure, il sera difficile à son institution d’atteindre ses objectifs.

Or, l’affaiblissement de la Haute cour de Justice sera très préjudiciable à l’Etat de droit, martèle l’hôte de Louis Vlavonou. Elle souhaite que le Parlement fasse quelque chose pour la révision de la loi organique sur  la Haute de Justice afin de faciliter les choses. Elle se dit optimiste pour la suite de cette audience parce qu’elle a rencontré un président de l’Assemblée nationale très expérimenté et qui connait bien la Haute cour de Justice pour y  avoir été membre par le passé.
Louis Vlavonou l’a informée de ses initiatives d’alors visant à conduire à l’amendement de la loi organique sur la Haute cour de Justice pour alléger la procédure de jugement querellée. Marie Cécile de Dravo
Zinzindohoué se dit rassurée que le président de l’Assemblée nationale ne manquera pas de faire le nécessaire avec ses collègues députés pour rendre véritablement fonctionnelle l’institution.

Actualités 19 sept. 2019


Audit des états financiers annuels du Cncb: Décaissements occultes et dépenses non éligibles relévés

Un audit des comptes du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), sur l’exercice clos le 31 décembre 2018, révèle plusieurs actes de mauvaise gestion. Défaut de prélèvement de la Taxe à valeur ajoutée (Tva) chez ses prestataires étrangers, décaissement occulte de fonds, dépenses non éligibles…Bref, la liste des irrégularités décelées est longue; obligeant le commissariat aux comptes à émettre un avis non favorable sur les états financiers annuels de l’entreprise.

Avis défavorable sur les états financiers annuels, gestion 2018, du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Les auditeurs n’ont pas eu autre choix que celui-là. Dans leur rapport, les commissaires aux comptes justifient cet avis par le fait que les états financiers annuels ainsi que le patrimoine du Cncb ne sont pas réguliers et sincères. Ils ne reflètent donc pas une « image fidèle du résultat des opérations» de l’exercice 2018, estiment les auditeurs.
Concrètement, il est noté que l’entreprise n’a pas opéré les retenues de la Taxe à valeur ajoutée (Tva) et autres prélèvements sur les honoraires des prestataires étrangers comme le recommandent les dispositions fiscales en vigueur. Aussi flou que cela puisse paraître, le Cncb « a octroyé des dotations en carburant au ministre des Infrastructures et des Transports et à sa secrétaire pour un montant de 3,47 millions F Cfa » en 2018. Le mandataire Bureau international maritime (Bim), déduit près de 6,5 millions F Cfa par mois, de la rémunération à partager avec le Cncb. Cette somme représenterait, selon l’argument servi aux auditeurs, « les frais de la plateforme au profit de Bim ». Alors  que la rémunération en question n’est pas prévue dans le contrat de prestation. Elle n’a donc pas de base juridique.
Toujours au nombre des irrégularités relevées, le Cncb a octroyé des primes non éligibles à 159 de ses employés (à peine 2 % des concernés ont remboursé une partie des sous indument perçus) pour un montant de 206,5 millions F Cfa.
Le document fait aussi cas de la découverte de plusieurs soldes créditeurs et autres débiteurs vieux de plusieurs années. Ceux-ci sont évalués à près d'un milliard. D’après les commissaires aux comptes, l’entreprise estime que certains de ses clients débiteurs « contestent les factures» qui leur ont été adressées. Lesquelles factures sont chiffrées à « 963 302 465 F Cfa ». Le rapport informe également que plusieurs employés du Cncb ont bénéficié de matériels et mobiliers de bureau. Mais, «la liste des bénéficiaires et les preuves des affectations desdits matériels et mobiliers ne sont pas disponibles ». Qui plus est, « les matériels achetés n’ont pas été comptabilisés ni amortis depuis le 5 novembre 2015 et le fournisseur n’a été payé que le 9 novembre 2018 après plusieurs relances…», note le commissariat aux comptes. Plusieurs autres dysfonctionnements ont été également relevés et mentionnés dans le rapport.

Actualités 19 sept. 2019


Difficultés d’écoulement de l’ananas béninois vers le Nigeria: Les suggestions des acteurs pour juguler la crise

Les ministres Gaston Dossouhoui et Shadiya Assouma ont pris langue, ce mercredi 18 septembre, à Allada, avec les acteurs de la filière ananas qui éprouvent des difficultés à écouler leurs produits suite à la fermeture des frontières nigérianes. Des propositions à court, moyen et long termes sont faites pour juguler la crise qui perdure depuis un mois.

Renforcer les capacités des unités de transformation locales ; mettre en place une plateforme de prospection et des mécanismes adéquats pour accéder aux marchés sahélien, maghrébin, européen et asiatique ; appuyer les organisations faîtières pour une meilleure structuration de la filière et la traçabilité des produits. Ce sont entre autres solutions envisagées par les acteurs de la filière ananas pour juguler la crise née de la fermeture de façon unilatérale, depuis le 23 août dernier, des frontières du Nigeria.
En effet, les flux d’exportation de l’ananas vers le grand voisin de l’Est qui consomme 47 % de la production nationale, sont très réduits. Même la voie de contrebande à Ifangni ne permet pas de décharger les commerçants béninois qui crient leur ras-le-bol. Les commerçants grincent des dents, les transformateurs rechignent, les producteurs sont aux abois et l’Etat a de la peine. Plus de 4500 tonnes de fruits seront accumulées d’ici à la fin du mois mais les unités de transformation n’arrivent à absorber que 500 à 600 tonnes par semaine, signale le ministre de l’Agriculture, Gaston
Dossouhoui qui a rencontré les acteurs de la filière, hier à la préfecture d’Allada, en compagnie de son collègue de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Assouma.
«La situation est préoccupante et cruciale. Nous avons mal; aidez-nous à nous en sortir», supplie Bertille Guèdègbé
Marcos, présidente de l’Association interprofessionnelle de l’ananas du Bénin (Aiab). Mais au-delà de l’amertume et des plaintes relatives aux pertes énormes enregistrées, la séance d’échanges devrait permettre d’aboutir à des solutions. Au moins quatre séances de concertation sont déjà organisées sous l’égide du ministre de l’Agriculture ou des structures sous sa tutelle depuis le début de la crise, saluent les acteurs.
Gaston Dossouhoui se montre compatissant mais insiste sur la maîtrise des itinéraires techniques de production et l’adoption de bonnes pratiques en vue de garantir la qualité du label  béninois. Ainsi, l’ananas pourra être mieux conservé et exporté par bateau par exemple, selon lui.
Si en matière de commercialisation, il est question de porter la quantité exportée d’ananas de 4500 tonnes actuellement à au moins 12 000 tonnes l’an dans la sous-région et à 24 000 tonnes vers l’Union européenne, ce qui préoccupe davantage le ministre c’est la transformation sur place, surtout avec l’ambition du gouvernement de passer de 400 000 tonnes environ à 600 000 tonnes de production par an à l’horizon 2021.

Diversifier les champs d'exportation

La situation actuelle appelle à accélérer le processus de diversification des champs d’exportation en saisissant les opportunités du marché régional (Niger, Togo, Burkina Faso, Mali) et du marché international. Pour ce faire, le président de l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin (Aneab), Jean-Xavier Satola, propose la mise en place d’une cellule qui inclut les partenaires techniques et financiers afin de discuter des modalités d’accompagnement. Mais avant, il suggère que le gouvernement appuie les transformateurs qui manquent de fonds de roulement et d’équipements adéquats et surtout les producteurs endettés afin d’amortir les crédits consentis à taux élevé (environ 11 à 12 %) auprès des institutions de microfinance. A ce propos, les regards sont tournés vers le Fonds national de développement agricole (Fnda) qui devrait réduire les risques, bonifier les crédits et faciliter ainsi l’accès des bénéficiaires aux prêts bancaires, mais qui peine à satisfaire les entrepreneurs agricoles depuis son lancement en juin 2018, à en croire Mme Guèdègbé Marcos.
Félix Noutchédé Dossou, secrétaire général de la Fédération nationale des coopératives de transformateurs d’ananas du Bénin (Fenacotab), insiste, quant à lui, sur la nécessité d’équiper et d’aider les entreprises transformatrices à acquérir à moindre coût les emballages et autres consommables. « Si on a 20 à 30 entreprises bien équipées, on peut gérer la situation », estime-t-il.
La ministre de l’Industrie et du Commerce a salué la qualité des échanges tout en rassurant que les inquiétudes et les propositions des acteurs sont bien notées. «L’Etat va veiller pour une sortie honorable de la crise», apaise le ministre Dossouhoui, promettant de rendre compte à qui de droit.

Actualités 19 sept. 2019


Bio Goura Soulé, assistant technique Elevage et pastoralisme à la Cedeao: «Le pastoralisme a permis la densification des économies de la région »

L’assistant technique au pastoralisme et à l’élevage au département Agriculture, Environnement et Ressources naturelles de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Bio Goura Soulé, à travers cette interview, estime que le pastoralisme et la transhumance ont permis la densification des économies des pays de la sous-région. Ceci avec toutes les mutations survenues ces dernières années.

 La Nation : Quelles sont les mutations connues ces dernières années par le pastoralisme dans la région ouest-africaine ?

Bio Goura Soulé : Le pastoralisme est une très vieille tradition de système d’élevage mobile. On a constaté que ce système a connu une forme de recrudescence, d’intensification au cours des années 70 avec les crises de sécheresse qu’on a enregistrées au Sahel. C’est ainsi que beaucoup d’animaux sont descendus. D’autres se sont installés et ne sont plus partis. Ils se sont installés dans ce qu’on peut appeler le nord des pays côtiers. Au cours des cinq dernières années, ce phénomène s’est accentué avec le changement climatique et surtout l’insécurité des personnes et des biens qui sévit dans le Sahel avec le terrorisme.

Voulez-vous dire que les conflits enregistrés dans la zone sont partis de la transhumance et du pastoralisme?

Justement oui. Parce que tous les animaux ont continué à descendre et leur zone de concentration est ce qu’on appelle le couloir centre de l’Afrique de l’Ouest, c’est-à-dire entre le 7e et le 16e parallèle. C’est dans cette région que le cheptel est concentré. Ce cheptel, composé de bovins, ovins, camelins et autres, est estimé à plus de 400 millions de têtes. La population de cette région est de 350 millions d’habitants. Donc, vous avez presqu'autant de ressources animales que de ressources humaines concentrées dans une portion de la région. C’est ce qui donne lieu à beaucoup de conflits aujourd’hui. Il y a des conflits, que ce soit au centre du Nigeria, au nord du Bénin, du Ghana, du Togo, au sud du Mali, du Burkina Faso, etc. qui se sont mutés de conflits d’accès aux ressources naturelles aux conflits ethniques. Tout ceci veut dire qu’on est dans des mutations très dangereuses qui sont en train de s’opérer et qui ne sont pas liées nécessairement au pastoralisme. Aujourd’hui, quand il y a un braquage, on identifie facilement ce braquage à un groupe ethnique. Cette stigmatisation a renforcé l’esprit que le pastoralisme est aujourd’hui un facteur d’insécurité dans la région.

A côté de cette insécurité, quelles sont les autres conséquences de ces mutations ?

Il y a beaucoup d’autres conséquences, positives d’ailleurs! Le pastoralisme a permis la densification des économies de la région. On est passé aussi à des systèmes de mutations intensifs, à des systèmes de mutations agropastoraux qui sont plus enclins à développer l’élevage. Mais, on a également des mutations sur le plan économique avec la naissance de beaucoup de marchés à bétail qui apportent beaucoup d’argent aux communautés locales et aux populations pastorales. Ce sont là des conséquences positives qu’on ne met pas suffisamment en relief, parce qu’on ne s’est pas documenté. Ce qu’on voit, c’est les conflits et tous les autres problèmes.         

Que faut-il faire, à votre avis, pour mettre fin à ces conflits ?  

Aujourd’hui, ce que les programmes essaient de faire, c’est de minimiser ces conflits pour garantir une cohabitation pacifique entre les populations dites autochtones des pays d’accueil et les allogènes. Par rapport à tout cela, l’Uemoa et la Cedeao, à travers des programmes et des stratégies régionales et nationales ont essayé d’adresser ces questions de façon très efficace sous deux angles. Il s’agit de promouvoir le dialogue et de réaliser des investissements. Des investissements structurants, ce qui veut dire qu’il faut construire des barrages, des points d’eau, d’hydrauliques villageoises, puis mettre en place des cadres de concertation pour que les communautés puissent se parler, prévenir et gérer les conflits quand ils surviennent.

Quelles dispositions ont été prises au niveau du couloir central pour la construction des infrastructures dont vous parlez ?

En principe, il y a deux instruments de politique au niveau régional. Il y a une politique qui date de 1998 qu’on appelle la loi Adec qui réglemente le pastoralisme. Mais on a constaté que c'est beaucoup plus théorique. Par exemple, on a dit que pour un troupeau, il faut avoir deux bergers et que ces derniers doivent avoir leur carte d’identité. Ça ne suffisait pas. Il fallait réaliser en plus de ça des investissements. Et il y a eu un autre règlement qui a été pris en 2003 pour dire exactement aux pays ce qu’ils doivent faire. Et selon ce règlement, ces pays doivent tracer des couloirs, réaliser des aménagements, identifier où est-ce que cela existe et communiquer avec les autres pays. Malheureusement, vous connaissez nos pays ! Pour ces dimensions, personne ne s’en occupe.

Voulez-vous dire que les différents pays ne profitent pas de ces conséquences positives ?

Non, ils en profitent. Mais ils ne mettent pas en place les instruments pour régler et gérer convenablement les conflits. C’est ça le problème. Si les aménagements ne sont pas mis en place pour canaliser les gens, si les pôles ne sont pas mis en place pour faire vacciner les animaux en même temps, si les systèmes d’informations efficaces ne sont pas en place, pour dire comment les gens partent des pays de départ, par où ils vont passer et où est-ce qu’ils vont être accueillis, on ne peut pas contrôler ! Et c’est ce qui pose problème.

Comment pensez-vous qu’il faut gérer cette situation ?

L’élevage, comme tout bien propre à un individu, a besoin d’un certain nombre de secrets. Vous demandez à quelqu’un combien d’animaux il a cette année pour aller en transhumance, il va vous regarder seulement. S’il a cinquante qui vont aller, il va vous dire que c’est à peine une vingtaine qu’il va envoyer. C’est après qu’on voit dans les zones d’accueil, une trentaine, une quarantaine. Qu’est-ce qu’il faut faire dans ces cas ? La charge pastorale n’est pas suffisante. Les lieux où les animaux vont, il n’y a pas souvent assez de place, les gens n’ont pas fini de dégager les champs et les animaux rentrent dans ces champs et cela crée tous les problèmes. Et comme il y a aussi d’autres pratiques, les agriculteurs avides d’argent, tirent en l’air pour que les animaux se dispersent et rentrent dans leurs champs. C’est un problème d’éducation, de formation et de sensibilisation pour que les gens comprennent les enjeux qu’il y a derrière ce phénomène. Ce n’est pas seulement des enjeux économiques, c’est également des enjeux sécuritaires et politiques.

Quel est le rôle du Projet régional de dialogue et d’investissement pour le pastoralisme et la transhumance au Sahel et dans les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (Predip) dans le cadre de ces enjeux ?

Le Predip est un projet financé par l’Union européenne à hauteur de 23 millions d’euros (15 milliards de francs Cfa environ) et qui est chargé de construire des aménagements pastoraux le long du couloir central. L’objectif est de développer un système d’information, de faire la surveillance épidémiologique et surtout de développer le dialogue entre les acteurs pour pacifier l’ensemble du système de pastoralisme dans la sous région.
Le Predip vient en complément à d’autres projets qui fonctionnent déjà. C’est ainsi qu’il y a un projet destiné typiquement aux pays du Sahel. Il s’agit d’un projet financé par la Banque mondiale et plus important que le Predip. C’est un financement de 248 millions de dollars plus un autre projet que les pays côtiers ont élaboré.
En réalité, notre vocation, ce n’est pas le pastoralisme. La vocation, c’est de développer les systèmes d’élevage de façon plus globale et d’avoir des aménagements comme le Bénin le dit très ouvertement aujourd’hui. Il faut sédentariser. Car, derrière le pastoralisme, il y a un mode de vie. C’est culturel et non seulement économique. Mais comment faut-il concilier tout cela ? La Cedeao propose qu’il faut engager une réflexion prospective. Autrement, voir les défis qui s’imposent aujourd’hui à la sous région, défis en termes de gestion des ressources naturelles, dans une perspective de changement climatique, défis de satisfaction de la demande en protéines animales. Car, dans la sous région actuellement, on ne satisfait que 54% des produits carnés. Le reste est importé sur le marché international alors que le potentiel qu’on peut exploiter est là et on ne le fait pas. Il y a aussi le défi en termes de cohabitation entre les populations et le défi de la croissance démographique et de la croissance du cheptel.

Pour relever ces défis, quels sont, selon vous, les chantiers à lancer par les gouvernants de la sous région?

Le premier chantier, c’est de faire des aménagements, comme le Predip le fait ainsi que d’autres projets et programmes; construire une vision partagée à travers une stratégie régionale de transformation des systèmes d’élevage. C’est une vision prospective et la Cedeao s’est donné trois années pour parvenir à cela. Il faut qu’on ait également une vision constructive. C’est-à-dire, où est-ce qu’on veut aller avec notre système d’élevage dans la région ? Est-ce qu’on est un système intensif, semi-intensif? Ou, est-ce qu’on est toujours dans le pastoralisme ? Les réflexions avec la construction des scénarii permettront de dire là où il faut aller pour minimiser les risques qu’on a aujourd’hui.

Economie 19 sept. 2019


Communiqué de presse: L’Unicef alerte sur les nouvelles menaces à l’encontre des enfants

Conflits prolongés, crise climatique, progression des troubles de la santé mentale et désinformation en ligne parmi les principales nouvelles menaces pour les enfants

Dans une lettre ouverte marquant le 30e anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, la Directrice générale de l’Unicef tire la sonnette d’alarme face aux principaux problèmes qui menacent les enfants.

Les conflits prolongés, l’aggravation de la crise climatique, la progression des troubles de la santé mentale parmi les jeunes et la désinformation en ligne figurent parmi les nouvelles menaces mondiales les plus préoccupantes auxquelles les enfants font face, a déclaré aujourd’hui l’Unicef dans une lettre publiée par sa Directrice générale, Henrietta Fore.  
Outre les dangers existants, comme les difficultés d’accès à l’éducation, la pauvreté, les inégalités et la discrimination, cette lettre inaugurale met en garde contre de nouvelles menaces qui pèsent sur les droits des enfants et définit une voie à suivre pour intensifier les efforts visant à y remédier. Elle est publiée dans le cadre de la commémoration par l’Unicef du 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, le traité des droits de la personne le plus largement ratifié au monde.
« Et vous, les enfants d’aujourd’hui, votre génération doit faire face à une nouvelle série de défis et de transformations mondiales que vos parents auraient été incapables d’imaginer », écrit H. Fore. « Les changements climatiques sont spectaculaires. Les inégalités sont de plus en plus profondes. La technologie transforme notre manière de percevoir le monde. Jamais autant de familles n’avaient migré. L’enfance a changé et nous devons modifier nos approches en conséquence. »
Huit défis de plus en plus importants pour les enfants de la planète sont énumérés dans la lettre : les conflits prolongés ; la pollution et la crise climatique ; la dégradation de la santé mentale ; les migrations massives et les mouvements de population ; l’apatridie ; les compétences pour l’avenir du travail ; les droits en matière de données et le respect de la vie privée en ligne ; et la désinformation en ligne.
En ce qui concerne les conflits, il est noté dans la lettre que jamais autant de pays n’ont été touchés par un conflit depuis l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989, un enfant sur quatre vivant dans un pays en proie à des combats violents ou une catastrophe.
S’agissant des changements climatiques, la lettre avertit que les enfants font déjà face à la destruction généralisée de la planète et à une crise climatique mondiale qui risque de saper la plus grande partie des progrès réalisés en matière de survie et de développement de l’enfant au cours des 30 dernières années. La multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, l’aggravation de la toxicité de l’air, les sécheresses prolongées et les inondations subites sont autant de manifestations de cette crise et touchent de façon disproportionnée les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables.
L’Unicef s’emploie à atténuer les effets de la crise climatique dans le monde entier. Par exemple, en Éthiopie, l’Unicef introduit de nouvelles technologies pour cartographier les eaux souterraines et met au point des solutions destinées aux communautés qui souffrent régulièrement de pénuries d’eau. Au Malawi, l’Unicef a mis en place un système durable et écologique qui améliore l’accès à l’eau salubre grâce à l’énergie solaire. Mais bien d’autres efforts restent à fournir pour ralentir les changements climatiques en général.  
« Les gouvernements et les entreprises doivent travailler de concert afin de réduire la consommation de combustibles fossiles, de développer des systèmes agricoles, industriels et de transport plus propres et d’investir dans le développement des sources d’énergie renouvelables », écrit H. Fore.
La lettre exprime également la crainte selon laquelle la majorité des enfants naîtront et grandiront dans un environnement numérique saturé de désinformation en ligne. Par exemple, ce que l’on appelle le « deep fake » ou l’hypertrucage consiste à utiliser des techniques d’intelligence artificielle pour créer des bandes audio ou des vidéos fausses mais convaincantes. Un environnement en ligne dans lequel on ne peut distinguer le vrai du faux risque de complètement saper la confiance à l’égard des institutions et des sources d’information et l’on sait déjà avec certitude que cela biaise le débat démocratique et les intentions de vote et sème le doute vis-à-vis d’autres groupes ethniques, religieux ou sociaux.
Il est signalé dans la lettre que la désinformation en ligne laisse déjà les enfants à la merci de manipulations, de maltraitances et d’autres formes d’exploitation, biaise le débat démocratique et entraîne même, dans certaines communautés, la résurgence de maladies mortelles en raison de la défiance à l’égard des vaccins nourrie par la désinformation en ligne, ce qui pourrait donner lieu à une génération entière de citoyens qui ne font confiance à personne. Face à ce défi, l’Unicef met à l’essai des programmes de littérature numérique, comme le programme des Jeunes reporters au Monténégro, qui visent à apprendre aux jeunes à détecter la désinformation en ligne et évaluer la véracité de l’information présentée et à les initier aux fonctions et techniques du journalisme responsable.
« À l’ère du numérique, nous ne pouvons plus nous permettre de penser naïvement que la vérité l’emportera toujours sur le mensonge. En tant que sociétés, il est impératif que nous développions une résilience face à l’avalanche quotidienne des fausses nouvelles en ligne », écrit H. Fore. « Cela commence par le fait de donner aux jeunes la capacité de comprendre à qui ils peuvent se fier et ce qu’ils peuvent croire, de sorte qu’ils puissent devenir des citoyens actifs et engagés. »
En ce qui concerne la santé mentale, la lettre avertit que les troubles de la santé mentale ont augmenté chez les adolescents depuis l’adoption de la Convention et que la dépression fait désormais partie des principales causes de handicap chez les jeunes. Il est donc impératif de privilégier la promotion de la santé mentale, la prévention des problèmes de ce type et l’offre de traitements et d’aide à la réadaptation des enfants et des jeunes concernés et de combattre la stigmatisation et les tabous qui entourent les maladies mentales afin de faciliter la demande de traitement et la fourniture d’un soutien.
Enfin, la lettre reconnaît que les enfants et les jeunes ont déjà créé dans le monde entier des mouvements pour apporter des solutions aux problèmes qu’eux-mêmes et leurs semblables rencontrent et appelle les dirigeants des pays de la planète à suivre leur exemple.
« Les enfants et les jeunes d’aujourd’hui prennent les choses en main en réclamant la mise en place de mesures immédiates et en se donnant les moyens de découvrir et de façonner le monde qui les entoure », écrit H. Fore. « Vous prenez position et nous vous écoutons. ».

Société 19 sept. 2019


Festival du sport féminin du Mono : Les meilleures sélections connues

Le Festival du sport féminin du Mono était à sa deuxième édition, le mercredi 11 septembre dernier à Lokossa où des athlètes dames ont défendu les couleurs de leur commune respective en football, en handball et en basketball. Au terme des différentes compétitions, les meilleures communes sur le plan sportif sont connues.

Organisé par la direction départementale en charge des sports, le Festival du sport féminin du Mono a mobilisé les sélections des six communes jusque tard dans la soirée, du mercredi 11 septembre dernier, où il a livré son épilogue, les sélections victorieuses des différentes disciplines.

En football, ce sont les dames de la commune de Bopa qui l’ont emporté (1 # 0) contre leurs congénères de Houéyogbé, en phase finale. Bopa sera rejoint sur le podium par les communes de Comé et de Grand-Popo respectivement victorieuses en basketball et en handball dont les matches sont livrés en poule de trois sélections. A noter qu’en football, les sélections se sont affrontées dans le format linéaire. Au-delà des prix attribués aux dames ayant honoré leur commune de provenance respective, l’objectif du festival du sport féminin est non seulement de constituer des sélections du niveau départemental mais aussi de voir émerger des talents à l’image de la star internationale de Basket-ball, Isabelle Yacoubou, a expliqué au lancement des hostilités sportives, Iquel Anani, directeur départemental des Sports. Appuyant ces propos, le secrétaire général de la préfecture de Lokossa, Arnaud Agon, a fait savoir que le sport constitue en soi un levier de l’unité nationale et de la diplomatie. Et par ricochet, il constitue un levier de développement des nations. Ce qui s’entend, poursuit-il, comme des valeurs ajoutées motivant l’attention que le chef de l’Etat accorde à ce secteur dans ses réformes. Du reste, il faut noter que toutes les six communes du Mono ont répondu présentes à l’édition 2019 du festival du sport féminin. Notamment dans la discipline handball où chacune d’elles a présenté au moins une sélection contrairement au football et au basketball. Les communes d’Athiémé et de Comé furent absentes au football tandis que Bopa et Houéyogbé n’ont pu présenter la moindre sélection au basketball. Le terrain des sports de main et le stade communal de Lokossa ont servi de cadre aux différentes compétitions du festival.

 

Actualités 18 sept. 2019


Dialogue social à l’enseignement secondaire: Le Cnds outille les membres du Conseil sectoriel

Sur l’initiative du Conseil national du dialogue social (Cnds), les membres du Conseil sectoriel du dialogue social au niveau du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle prennent part à un atelier de renforcement des capacités. Ouverts hier mardi 17 septembre à Cotonou par le président du Cnds, Guillaume Attigbé, les travaux s’achèvent ce jour.

Outiller les membres du Conseil sectoriel du dialogue social (Csds) du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp) pour qu’ils s'approprient leurs missions et exercent au mieux leurs responsabilités, les familiariser aux techniques de négociation, de prévention et de gestion des conflits ; leur donner les moyens d'appréciation du climat social au plan sectoriel et échanger avec eux sur les outils de performance d’une structure de dialogue social et sur les thématiques d’actualité ou essentielles pour mieux participer aux grandes décisions relatives aux politiques publiques. Ce sont les objectifs spécifiques de l’atelier de renforcement organisé à l’intention des membres du Conseil sectoriel du dialogue social du Mestfp. Pour le directeur de cabinet du Mestfp, Jean
Benoît Alokpon, ce séminaire est opportun au regard de la sensibilité du dialogue social et de l’effort qu’il exige de toutes les parties prenantes. « Nous devons faire preuve de méthode, de diplomatie et d'élégance dans le verbe. Dans le contexte du dialogue social, chacun doit pouvoir déterminer jusqu'où aller pour ne pas aller trop loin. Et même au sommet des crises, nous devons préserver l'essentiel, l'intérêt général…», a-t-il affirmé. Pour lui, le dialogue social présente un intérêt déterminant pour la nation. Le président du Conseil national du dialogue social, Guillaume Attigbé, va également insister sur l’importance du dialogue social. « Facteur d'amélioration des performances économiques, le dialogue social promeut le progrès social car mis à profit par les Etats, les organisations et les institutions, il est un mécanisme efficace de redistribution des richesses et un vecteur puissant de transformation sociale », fait-il comprendre avant d’inviter les participants à montrer de l’intérêt pour cette session de renforcement assurée par un ancien expert du Bureau international du Travail.
« Pendant deux jours, nous échangerons sur des sujets cruciaux pour un dialogue social apaisé au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Le formateur nous outillera sur les techniques de négociation, pour nous aider à prévenir et à gérer au mieux les éventuels conflits. J’espère que cette formation va outiller tous les acteurs pour que la crise de confiance, qui est l'une des plus grandes menaces en toute négociation, soit conjuguée au passé et que le respect du principe cardinal de la bonne foi puisse guider nos actions », a déclaré le porte-parole des organisations syndicales, Comlan Richard Ahouansou, premier vice-président du bureau exécutif du Csds du Mestfp.

Education 18 sept. 2019


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