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Les travailleurs de la Direction générale de la Fonction publique (Dgfp) ont reçu dans l’après-midi du vendredi 6 mai dernier, Adidjatou Mathys, ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (Mtfpas). Après avoir sillonné les différents services de ladite direction et écouté les problèmes exposés, le ministre a retenu, de l’exposé de Gérard Mamoudou directeur général de la Fonction publique, que la numérisation des dossiers individuels des agents de l’Etat doit être réalisée urgemment outre d’autres dossiers abordés.
«Il est urgent d’avancer dans la voie d’informatisation de nos services et de la numérisation des archives».C’est le défi que Adidjatou Mathys, ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales (Mtfpas) entend relever sans délai à la direction générale de la fonction publique (Dgfp). Et pour cause, elle est préoccupée par le sort des agents admis à la retraite notamment. A ces dires, les actes mettent du temps à paraître, ce qui fait que des retraités passent des mois sans toucher leur pension. Or, «avec la retraite, on n'a même plus une rémunération suffisante et si ce peu, vous ne pouvez pas l’avoir à temps, c’est comme si nous utilisons des gens et dès qu’ils remplissent les conditions pour aller à la retraite, nous les envoyons à la mort», déplore-t-elle. Ce retard ne signifie pas que les agents ne travaillent pas mais avec l’informatisation des actes ou la numérisation des archives, «nous allons pouvoir remettre à l’agent retraité son carnet de pension le jour même de son départ et faire paraître les actes un peu plus tôt», a-t-elle relevé. Ce faisant, «des partenaires vont même s’intéresser à nous», a-t-elle auguré.
Vu la sensibilité de ses missions et l’effectif de ses agents, le ministre trouve que la Dgfp est une des directions importantes du département en charge du Travail. A ce titre, outre l’informatisation, elle trouve qu’il est impérieux de lui donner aussi une nouvelle image. Et c’est par l’organisation de concours crédibles et la célérité de ses prestations que la Dgfp va acquérir une meilleure image à travers les témoignages de ses usagers, estime le ministre. Pour mémoire, elle a rappelé et déploré l’affaire des concours frauduleux dans laquelle la Dgfp est actuellement indexée.
«Il est inconcevable de vouloir pourvoir à des postes vu le niveau de richesse de notre pays», a répondu le ministre concernant la pénurie de personnel évoquée par les directeurs en charge des Directions des hauts emplois (Dhet), de la règlementation et du suivi des carrières (Drsc) et de la Direction du contentieux et du régime disciplinaire (Dcrd) au cours de la visite. «L’effectif des agents de l’Etat est déjà exorbitant à cause des reversements qui ont porté le nombre à environ soixante-treize mille (73 000)», illustre-t-elle.
Organe d’exécution
La Direction générale de la Fonction publique est l’organe d’exécution de la politique de l’Etat en matière de fonction publique. Elle compte cinq directions techniques et une cellule qui œuvre à l’atteinte de ses objectifs. Aux nombres des défis qui l’attendent dans le cadre de la modernisation de la Fonction publique, il y a la planification stratégique des ressources humaines ; la mise en œuvre de l’identifiant de contrôle des agents de l’Etat ; la mise en place du système intégré de gestion des ressources humaines (Sigrh) ; l’élaboration de la politique nationale de recrutement des agents de l’Etat et du manuel de procédure de recrutement des agents de l’Etat ; la reconversion des agents civils et militaires partis de la Fonction publique, etc. Ces grands défis sont consignés dans le document élaboré à cet effet et intitulé ‘’Stratégie globale des réformes de la Fonction publique’’, a annoncé Gérard Mamoudou, directeur général de la Fonction publique. Toujours dans l’esprit de faciliter le travail au sein de cette direction, ce dernier a soumis au ministre, une liste de perspectives sur laquelle la direction attend d'avoir satisfaction. Il s’agit de régler définitivement le problème d’occupation de leur site qui, initialement appartenait au Maec, doter la direction d’un groupe électrogène, doter à temps et suffisamment les directions techniques en fournitures et matériels de bureau, poursuivre l’équipement du service des archives pour la relance effective de la numérisation des dossiers individuels des agents de l’Etat, transférer les archives du site de Xwlacodji dans le bâtiment abritant la Dgfp, etc. Face à ces doléances, le ministre qui les a écoutés attentivement, a promis d'agir «pour faire de cette direction le pilier du développement du Bénin»?
Actualités 09 mai 2016

Après la descente de ses services techniques dans des entreprises industrielles et commerciales du Bénin, Lazare Sèhouéto, ministre de l’Industrie et du Commerce, a rencontré, mercredi 4 mai dernier en son cabinet, les responsables de ces structures à qui des irrégularités sont reprochées. L’objectif est d’échanger avec eux sur les anomalies constatées par ses émissaires et de leur rappeler la nécessité de respecter les normes dans l’exercice de leurs activités afin de ne pas mettre en danger la vie des citoyens.
« Avec le Nouveau départ, il faudrait que les textes de la République soient respectés. On va traquer l’anomalie jusqu’à ce que le pays devienne normal», a déclaré Lazare Sèhouéto, ministre de l’Industrie et du Commerce en s’adressant aux importateurs de matériaux de construction et autres opérateurs économiques de l’agro-alimentaire et de la boulangerie.
Il ressort de la mission effectuée récemment sur le terrain par les services techniques du ministère du Commerce, que certains opérateurs économiques ne respectent pas les normes. Et au ministre Lazare Sèhouéto de préciser à ses hôtes que la plupart d’entre eux sont en infraction. Ainsi, prenant l’exemple du fer à béton qui se vend sur le marché, il a indiqué qu’il ne répond pas aux normes. Cette infraction s’exprime en termes de non respect de la dimension requise du fer et de défaut de marquage. Cette façon de faire met en danger la vie des populations, a-t-il dénoncé.
Selon lui, ce fer pourrait servir à construire des infrastructures telles que les salles de classe, les hôpitaux, les hôtels. «De tels bâtiments constituent des pièges à homme qui peuvent s’écrouler», a-t-il averti en rappelant quelques cas déjà produits au Bénin. Quant au défaut de marquage, il empêche de connaître le fournisseur du fer, a-t-il laissé entendre.
Dans le domaine de la boulangerie, il a également attiré l’attention des animateurs du secteur sur le fait que le pain qu’ils servent aux populations, n’est pas propre à la consommation. Selon lui, la préparation du pain au Bénin ne respecte pas les normes. Animés par le souci du profit face au renchérissement du coût des intrants, des boulangers introduisent dans le pain des substances toxiques. «Ce pain est dangereux et ce n’est pas acceptable», a dénoncé le ministre.
Pour ce qui est des jus de fruits vendus sur le marché, il a relevé aussi des anomalies. Celles-ci concernent notamment leurs conditions de préparation. Les services techniques du ministère ont constaté, lors de leurs missions d’inspection, que les usines de fabrication des jus de fruits ne respectent pas les règles d’hygiène. Dès lors, la vie des populations est menacée. Face à toutes ces dérives, Lazare Sèhouéto a dit son indignation avant d’indiquer que sous le régime de «la Rupture», le curseur sera déplacé vers la tolérance zéro par rapport au non respect des normes en matière de commerce et d’industrie. «Les affaires, c’est bien pour les opérateurs économiques. Mais la sûreté publique, c’est bon pour tous», a-t-il martelé.
Par ailleurs, il a ajouté que le contrôle ne se limitera pas à la qualité des produits. Il couvrira aussi les bases administratives de l’exercice des activités. Ainsi, a-t-il assuré, ceux qui mènent les activités industrielles ou commerciales dans l’illégalité doivent cesser d’évoluer dans l’anomalie. L’autre grief concerne le comportement de certains opérateurs économiques qui refusent de se soumettre au contrôle des services techniques du ministère en y faisant obstruction. Le ministre a fait savoir que cela constitue un trouble à l’ordre public et qu’il sera obligé de protéger les agents publics. Alors, Lazare Sèhouéto a invité ceux qui sont dans le cas à changer rapidement d’attitude, en permettant aux services techniques de faire leur travail de contrôle de conformité.
Mais, il a rassuré ses hôtes que pour ces premières observations, il n’y aura pas de sanction. «C’est le dernier avertissement. Vous devez vous mettre aux normes », a-t-il insisté avant d’ajouter que la prochaine fois, des sanctions tomberont.
Les inquiétudes des opérateurs économiques
Après avoir écouté très religieusement leur ministre tutelle, la vingtaine d’opérateurs économiques ayant répondu à l’appel ont eu tout de même des préoccupations à lui soumettre. Si du côté des boulangers, la dénonciation du ministre relative à l’introduction de substances toxiques n’a pas été contestée, l’un d’eux a pu toutefois s’expliquer sur une situation le concernant. Selon ce dernier, le reproche relatif à la fausse identité est un faux problème. Car, a-t-il rectifié, il possède plusieurs boulangeries dont l’une appartiendrait à une tierce personne mais qu’il exploite.
Pour leur part, les importateurs de fer à béton sont vraiment inquiets. Ils détiennent des stocks de fer auxquels les services techniques ont trouvé le défaut de marquage en dehors du sous-dimensionnement. Des opérateurs intervenant dans ce secteur sont intervenus pour demander un moratoire. Car, ont-ils fait savoir, ce n’est pas sûr que les stocks soient épuisés avant la prochaine mission de contrôle des services techniques. Par rapport à la question relative au marquage, Servais Dégbé, l’un des importateurs de fer à béton, a insisté sur la complexité du contrôle de conformité de ce produit. «Lorsque nous faisons une commande, doit-on amener les échantillons de l’usine d’abord ou embarquer avant de solliciter le Centre national d’essais et de recherches des travaux publics (Cnertp) pour obtenir le certificat de conformité? demande Servais Dégbé, importateur de fer à béton. Selon lui, aujourd’hui, c’est à la frontière que les agents du Cnertp vont prélever les échantillons pour faire le contrôle de conformité. Cette méthode, a-t-il semblé dire, est à revoir. Car d’une part, le Cnertp met du temps à se rendre à la frontière. Ce qui génère des frais pour l’importateur. D’autre part, cette méthode oblige l’importateur à solliciter le Cnertp à chaque commande. Alors, il a souhaité que l’autorisation soit donnée dans un délai relativement court et que le contrôle se fasse au niveau du fournisseur avant embarquement. L’autre préoccupation que Servais Dégbé a soulevée est le problème du marquage. Selon lui, le marquage reste une difficulté dans le secteur. Aussi a-t-il suggéré que l’on s’en tienne au certificat d’origine qui renseigne sur le fournisseur.
Mais le ministre n’entend pas céder. On ne saurait accorder un quelconque moratoire face au danger qui menace la vie des populations pour le pain, les jus de fruits et le fer à béton. «Pas de moratoire dans l’entreprise d’assassinat. On ne peut pas reconnaître que c’est mauvais et demander un moratoire pour continuer de faire ce qui est mauvais», a-t-il caricaturé. Pour lui, la solution pour les importateurs est de retourner aux fournisseurs le fer à béton défaillant ?

Dans exactement un mois, les candidats au Certificat d’études primaires, session de juin prochain, seront au charbon. La direction des examens et concours du ministère des Enseignements maternel et primaire (Dec/Memp) est presque fin prête pour une organisation réussie de cet examen qui ouvre la porte des cours secondaires aux écoliers.
Les candidats sont au total 210 144 candidats dont 83 687 filles toutes catégories confondues à composer dès le lundi 6 juin prochain dans les épreuves du Certificat d’études primaires, (Cep) session 2016. Les candidats classiques ordinaires sont au nombre de 210 047 et ceux à besoins spécifiques communément appelés les handicapés font 97 dont 38 filles. Les 210 144 candidats sont répartis dans 742 centres d’examens sur l’ensemble du territoire national à raison de 728 pour les candidats classiques ordinaires et 14 pour ceux à besoins spécifiques. Le département de l’Atlantique/Littoral vient en tête avec 55 076 candidats suivi de l’Ouémé-Plateau avec 42 176 candidats. L’Atacora-Donga ferme la marche avec 22 185 candidats. Ces statistiques nationales sont en régression par rapport à celles de l’année dernière, fait remarquer Ibouraïma Chouty, chef service des tests, examens et concours au niveau de la direction des examens et concours du ministère des Enseignements maternel et primaire (Dec/Memp). Selon lui, cette baisse peut s’expliquer par deux raisons. Elle serait due par le grand pourcentage d’admis enregistrés au Cep 2015. Les redoublants qui ont repris le Cours moyen deuxième année (CMII) ne sont donc pas nombreux. La seconde raison, poursuit Ibouraïma Chouty, est l’interdiction faite désormais aux écoliers du Cours moyen première année (Cmi) de se présenter au Cep. Cette interdiction est une réalité depuis quelques années. Il se réjouit que les parents d’élèves prennent conscience de plus en plus de la nécessité de laisser les enfants aller jusqu’en classe du Cmii avant de les présenter à ce premier examen qui sanctionne la fin des cours primaires.
Parlant du niveau des préparatifs, le C/Stec/Dec annonce que sa direction est fin prête pour la bonne tenue de la composition à partir du 6 juin prochain, donc dans un mois exactement. Le matériel lourd non sensible est en train d’être convoyé dans les départements. Celui sensible composé notamment des épreuves de composition suivra dans deux semaines. Selon le programme des préparatifs, il est prévu que tout le nécessaire soit mis en place au plus tard à une semaine du démarrage des épreuves, détaille Ibouraïma Chouty. C’est dans ce cadre que se tient justement ce vendredi 6 avril à 14 heures, le tirage au sort des épreuves à option que les candidats auront à composer dans les domaines de l’Epreuve physique sportive (Eps) et de l’Education artistique (Ea) c’est-à-dire Dessin ou Couture. Cette étape importante du processus aura lieu à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire (Ddemp) de l’Ouémé-Plateau sise à Porto-Novo, informe le chef Service des tests, examens et concours de la Dec/Memp. Ce dernier n’a pas manqué d’évoquer quelques innovations dans l’organisation du Cep 2016. Lesquelles s’inscrivent dans la droite ligne de l’objectif premier du ministère, celui de garantir un examen zéro faute et sans fraude. Ibouraïma Chouty rappelle d’ailleurs l’atelier des acteurs de cet examen organisé en avril dernier par le ministère dans le cadre de la lutte contre la fraude et la tricherie au Cep. L’atelier a accouché de plusieurs stratégies qui seront expérimentées au cours de la session de juin prochain pour donner plus de crédit à ce premier diplôme scolaire, souligne le chef service des tests, examens et concours de la Dec/Memp. ?

La Fifa a présenté, jeudi 5 mai, le nouveau classement des sélections au niveau de ses associations nationales tel qu’elle a l’habitude de l’établir chaque début de mois. Par rapport au précédent, celui d’avril, le Bénin est resté égale à lui-même.
L’édition de mai du classement mondial Fifa/Coca-Cola est désormais connue. Elle a été publiée, jeudi 5 mai, par l’instance faîtière du football mondial à son siège à Zurich en Suisse. Sans le moindre match international "A" disputé au mois d’avril, peu de changements ou de bouleversements ont été enregistrés.
Toutes les équipes du Top 50 ont maintenu leurs rangs. La composition au niveau des différentes confédérations de football n’a pas variée. Ainsi, l’UEFA a conservé ses 30 représentants. Il en va de même pour la CONMEBOL avec 8, la CAF (7), la CONCACAF (3), l’AFC (2) et l’OFC (0).
Dans la foulée, le Bénin a gardé sa 73e place, celle qu’il avait déjà occupée dans le précédent classement. En dépit des déboires qu’il connait actuellement, le football béninois n’a donc ni régressé, ni progressé. Il devance entre autres le Venezuela, 74e , le Burkina Faso, 75e , Israël, 76e , la Zambie, 78e , le Gabon, 88e et la Chine, 81e . Devant lui, il y a le Nigeria, 67e , les Emirats Arabes Unis, 68e , la Bulgarie, 69e, l’Afrique du Sud, 70e Haïti, 71e et l’Ouganda, 72e. ?

C’est le mercredi 4 mai dernier, que le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi et les conseillers ont, par la voix de leur rapporteur, le conseiller Rosette Bessou Houngnibo, exposé les décisions retenues dans le cadre des procédures de candidatures devant conduire à la sélection de nouveaux responsables à la tête des différents organes de presse de service public.
Quatre décisions majeures sont issues des travaux qui ont connu la participation des conseillers de la Haac et de leur président, Adam Boni Tessi. Elles émanent des attributions, du règlement intérieur de ladite institution.
Les deux premières décisions déterminent les procédures de sélection des directeurs des organes de presse publique. Il s’agit, d’une part, de la décision N?16-040/ Haac du 04 mai 2016, portant détermination de la procédure de sélection des candidats pour les propositions à nomination au poste de directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) et d’autre part de la décision N?16-042 / Haac du 04 mai 2016, portant détermination de la procédure de sélection des candidats pour les propositions à nomination des candidats à divers postes dans les organes de presse de service public. Cette décision détermine les procédures devant aboutir par proposition, à la nomination par le chef de l’Etat en Conseil des ministres, aux divers postes. Ces postes concernent, pour l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), le secrétaire général, le directeur de la radiodiffusion nationale, le directeur de la télévision nationale et le directeur de la station régionale de Parakou. Pour ce qui est de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), le poste à pouvoir est celui du directeur de publication du quotidien "La Nation".
Il y a aussi la décision N°16-041/Haac du 04 mai 2016 portant appel à candidatures pour les propositions à nomination au poste de directeur général de l'Office national d'imprimerie et de presse (Onip).Toutes ces décisions comprennent la publication des postes à pourvoir, le profil des candidats, les pièces à fournir et le délai de dépôt des dossiers. La sélection des candidats comprend quant à elle deux phases. Il s’agit de la phase d’étude des dossiers et de la présélection par l’assemblée des conseillers des dossiers de candidatures et enfin, de celle de l’entretien avec les présélectionnés devant l’assemblée des conseillers. Les trois noms retenus par poste, seront transmis au chef de l’Etat à titre de propositions pour nomination. La clôture de la date des dépôts des dossiers de candidatures est fixée au lundi 23 mai prochain à 18 heures au siège de la Haac.
Le président Adam Boni Tessi a félicité les conseillers pour le travail accompli et rappelé qu’au cours des prochains jours, des décisions seront prises par rapport aux autres organes de service public qui ne sont pas touchés par lesdites décisions. Il a, pour finir, rassuré les candidats que leurs dossiers seront examinés en toute transparence.

Vu les prestations de la presse béninoise au cours des dernières élections, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a saisi l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, édition 2016, pour la féliciter et la convier davantage au professionnalisme surtout face aux défis du numérique. C’était mercredi 4 mai dernier au siège de l’institution à Cotonou, en présence d’un parterre d’hommes des médias, de conseillers et du président Adam Boni Tessi.
« Depuis un an, la presse béninoise a traversé de durs moments, mais elle a su heureusement les affronter avec beaucoup de courage et accomplir beaucoup de prouesses», a reconnu le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, dans son allocution. Ceci, en référence aux élections législatives d’avril 2015, aux élections municipales et locales de juin 2015 et à l'élection présidentielle de mars 2016. «L’opinion publique a aimé et fortement apprécié les prestations des journalistes nationaux dans leur manière de traiter l’information en ces moments délicats d’où nous sommes sortis collectivement victorieux», s’est-il réjoui. Il a salué également l’initiative ayant abouti aux Journées Médias Bénin du groupe Elan médias et la distinction, par l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), des organes et professionnels des médias. Pour lui, ces deux actions témoignent de la prise de conscience de plus en plus accrue que les professionnels des médias ont de leur rôle aux côtés de leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.
Le triomphe de la paix et de la fraternité à l’issu des différentes élections a été aussi possible grâce aux actions concertées des organisations des professionnels des médias et de la Haac, l’organe de régulation par excellence des médias. Ce qui a valu à cette dernière, les félicitations de la Francophonie, de l’Union Africaine (UA), de l’Uémoa, de la Cédeao, du Conseil de l’Entente et de l’Union Européenne, a indiqué Adam Boni Tessi.
Mais au-delà de cette performance, des défis restent et attendent la presse béninoise, notamment celui du numérique qui amène à réfléchir sur trois axes. Il s’agit de : «la liberté d’information en tant que liberté fondamentale et droit humain ; la protection de la liberté de la presse contre la censure et une surveillance excessive et la garantie d’une sécurité du journalisme en ligne et hors ligne», souligne le président de la Haac en mentionnant que les deux premiers axes sont en train d’être réalisés au Bénin. A propos du troisième, il note que quoiqu’en ébullition, le monde médiatique est décidé à affronter victorieusement les défis en la matière. Le Bénin ne doit pas rester à la traine. Il doit s’adapter à l’environnement technologique et médiatique moderne par la maîtrise des textes fondamentaux du journalisme, du Code de l’information et de la communication du 20 mars 2015 ainsi que la loi n°2014-22 du 30 novembre 1994 sur la radiodiffusion numérique et médiatique moderne.
Adam Boni Tessi ne se réjouit pas, toutefois des six points gagnés par le Bénin dans le classement de Reporters sans frontières (78e) vu que le Bénin était premier en Afrique au début des années 2000 et 50e au plan mondial. «Nous sommes non seulement descendus de notre piédestal mais nous sombrons d’année en année», a-t-il déploré.
«Accès à l’information et aux libertés fondamentales : c’est votre droit». En rappelant ce thème de la Journée, le conseiller chargé de la Commission des relations publiques et de la communication de la Haac, Félix Adimi a invité la presse à affronter avec courage ses difficultés quotidiennes et surtout, à faire preuve de responsabilité. Parlant de difficultés, Franck Kpochémè, président de l’Upmb, a relevé le défaut de diligence de la Haac dans la prise en compte de certaines de leurs priorités dont l’accès aux sources d’information. «Quelles dispositions la Haac a prises pour recevoir les plaintes des professionnels des médias en cas d’obstruction à l’accès à l’information et de les traiter diligemment dans les délais prescrits par le Code de l’information et de la communication ?», s’est-t-il adressé à l’institution de régulation. Par ailleurs, il demande à ses confrères d’assainir leurs publications sur les réseaux sociaux tout en exigeant du nouveau régime, « qu’il fasse la migration de l’analogique au numérique»?

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Mica), Lazare Sèhouéto, a rendu mardi 3 mai, une visite au personnel de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop). C’était en présence du directeur général de ladite société Iréné Agossa et du secrétaire général du syndicat des travailleurs à la Sonacop, dans l’une des salles aménagées pour la circonstance.
«Qu’est-ce qui se passerait si la Sonacop disparaissait ?». C’est la question sur laquelle le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto a invité les uns et les autres à méditer mardi 3 mai, lors de son passage à la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers. Il a insisté qu’il n’est venu que pour rencontrer le Conseil d’administration de la Sonacop, but qu’il n’était pas convaincu d’atteindre sans pouvoir dire ses salutations au personnel de la société. Selon Lazare Séhouéto, il s’agit là d’une simple mais profonde marque de sympathie à travers laquelle l’occasion est saisie pour essayer de répondre à sa question introductive. A ce sujet, il reste encore beaucoup à faire à la Sonacop, selon lui. « Ça ne va pas totalement, mais ce n’est pas encore tard», précise-t-il. Et c’est justement pour cette raison, qu’il s’est par la suite entretenu avec le Conseil d’administration de la Sonacop. Un entretien à la fin duquel, aucun message n’est officiellement livré. Le ministre a néanmoins tenu à révéler au personnel qu’il sera reçu par le président Patrice Talon, ce mercredi 4 mai dans l’espoir d’un meilleur devenir de la société en matière d’approvisionnement régulier en produits pétroliers, impératif indispensable au bien-être des citoyens du Bénin.
Au terme des propos du ministre, les responsables de la Sonacop notamment le directeur général et son adjoint ainsi que le secrétaire général du Syndicat de ladite société ont remercié longuement le ministre pour ce geste.
Iréné Agossa, directeur général de la Sonacop, a aussi rappelé qu’une audience lui avait déjà été accordée par le ministre en prélude à la présente visite. Au ministre Lazare Sèhouéto qui remerciait les personnes présentes, des expressions visibles de satisfecit se sont affichées sur les visages des participants. «Quel que soit l’effort à déployer, mes travailleurs vous sont disposés », a indiqué le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Sonacop avant de conclure qu’ils attendent vivement les actions du ministre en faveur du développement de la société ?

Une délégation du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) a rencontré, mardi 3 mai, le ministre en charge du Cadre de vie et du Développement, José D. Tonato. Ils ont eu une séance d’échanges sur des questions relatives aux nouveaux engagements, les défis ainsi qu’à la nouvelle vision de ce département ministériel.
L’amélioration du cadre de vie des populations préoccupe le Front des organisations de lutte contre la corruption. C’est pour cela qu’une délégation de cette organisation a eu, en début de matinée du mardi 3 mai à Cotonou, une séance d’échanges avec le nouveau patron en charge du Cadre de vie et du Développement durable. «La rencontre a porté sur un certain nombre de questions relatives à l’organisation de ce département ministériel, l’intérêt qu’il y a à suivre les textes, à mettre les hommes qu’il faut aux places qu’il faut pour obtenir des résultats tangibles», a indiqué le président du Fonac, Jean-Baptiste Elias. Occasion également pour pour réaffirmer au ministre, sa disponibilité en tant que spécialiste en matière de passation des marchés publics pour accompagner son département et ses structures sous tutelle afin que soient réglés les nombreux problèmes de gouvernance au sein des marchés publics. Au cours des échanges, il s’agissait aussi d’envisager la possibilité de voir ensemble avec le ministère, les dispositions à prendre pour éviter les trafics importants de ressources forestières du pays. «Nous avons expliqué au ministre l’existence de la convention que le Fonac a signée avec les USA pour lutter contre la criminalité transnationale organisée. Il y a, entre autres, la criminalité environnementale qui concerne ce département», a révélé le président Jean-Baptiste Elias. En d’autres termes, c’est son expertise que le Fonac est allé offrir au ministre pour que les deux structures puissent travailler la main dans la main pour le bonheur des populations, afin que les multiples problèmes d’érosion côtière, les problèmes d’environnement, de réchauffement climatique et autres puissent trouver des solutions adéquates dans le pays.
La particularité du ministère
«C’est un ministère pour lequel la veille citoyenne, le contrôle de l’action publique, sont fondamentales, c’est pourquoi, nous avons saisi avec beaucoup de bonheur et de disponibilité, l’offre du Fonac à nous accompagner pour que nous ayons régulièrement le retour de notre action sur le terrain», a confié le ministre José Tonato visiblement satisfait des échanges. Puis, il n’a pas tari d’éloges vis-à-vis du Fonac et du rôle qu’il joue dans le pays depuis plusieurs décennies en matière de lutte contre la corruption et de l’assainissement des pratiques de gestion dans le pays.
Appréciant à sa juste valeur les propositions venant du Fonac, José Tonato révèle la particularité de son département, en ce sens qu’il concerne le cadre de vie au niveau macro mais surtout le cadre de vie individuel de chaque Béninois. «C’est un ministère qui fait la synthèse de l’action gouvernementale sur l’amélioration de la vie des Béninois. C’est le ministère où se ressent l’impact. Quand les Béninois ne sont pas à l’aise dans leur cadre de vie, quelles que soient les autres interventions faites ailleurs, c’est difficile», laisse entendre le ministre José Tonato. Il évoque la complexité de la mission du fait des secteurs qu’il regroupe : développement urbain, habitat, et urbanisme, aménagement du territoire et de l’environnement y compris tous les défis et enjeux liés aux changements climatiques aujourd’hui. En tout cas, le premier responsable de ce département en est conscient. «Nous avons notre organisation sur le terrain mais nous savons que le Fonac est très organisé. Il couvre le territoire et c’est un peu comme un partenariat qu’on met en place pour travailler ensemble dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie des Béninois. Nous avons parlé des choses qu’il faut faire bien en amont : améliorer et assainir un peu la chaine de la dépense publique et de l’acquisition des biens», a conclu le ministre?

Le ministre du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a présidé mardi 3 mai, une séance de travail avec une délégation française conduite par le secrétaire d’Etat auprès du ministre français des Affaires étrangères, du Développement international et de la Francophonie, André Vallini. Ladite séance a porté sur les questions de coopération entre le Bénin et la France.
Une semaine après la visite du président de la République, Patrice Talon à Paris, une délégation française séjourne actuellement en terre béninoise. Conduite par le secrétaire d’Etat auprès du ministre français des Affaires étrangères, du Développement international et de la Francophonie, André Vallini, elle a eu une séance de travail au ministère du Développement mardi 3 mai. Pendant une heure d’horloge environ, la partie béninoise représentée par le ministère du Développement, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Economie et le ministère de l’Enseignement secondaire, a échangé avec la délégation française dont l’ambassadeur de France près le Bénin.
Selon le ministre du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, il a été question lors de ces échanges, de la coopération entre les deux Etats puis de la situation économique du Bénin. Aussi, ont-ils abordé les défis et les solutions que mettent en œuvre le Bénin pour rogner au mieux le terrain de la pauvreté. Le soutien de la France est acquis, à en croire Abdoulaye Bio Tchané. «Ça a été une rencontre utile, constructive et fructueuse», a déclaré André Vallini, satisfait des échanges avec la partie béninoise.
Les changements climatiques, l’agriculture, le renforcement des capacités sont, selon André Vallini, autant de domaines dans lesquels la France entend accompagner le Bénin. Pour lui, cette visite au Bénin, est la suite logique de la rencontre il y a une semaine à Paris des présidents béninois et français. Tout ceci, a-t-il dit, va en faveur du renforcement de la coopération entre le Bénin et la France qui est au beau fixe.
La séance de travail devrait être suivie de la signature d’un accord relatif au projet de soutien à l’enseignement secondaire. Cette signature n’a plus eu lieu en raison d’un problème d’ordre administratif. Le ministre du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, se veut quand-même serein. «La signature aura lieu dans quelques jours», a-t-il assuré. Et pour André Vallini, le projet est acquis. «Ce problème ne remet pas en cause le projet», rassure-t-il.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international de la République française, chargé du Développement et de la Francophonie, a lors de sa visite au Bénin du 2 au 4 mai effectué des descentes dans des structures et s’est également entretenu avec les autorités béninoises. Après avoir été reçu en audience par le président de la République, André Vallini et sa délégation ont pris part à Cotonou, à un dîner avec le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.
Deux jours durant, une mission française au Bénin conduite par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international de la République française, chargé du Développement et de la Francophonie, André Vallini, a permis de passer en revue les relations entre le Bénin et la France. Conformément au programme établi, André Vallini a visité des structures appuyées par la coopération française. Il s’agit de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) et de l’Office central de protection des mineurs (Ocpm). Aussi, le secrétaire d’Etat s’est-il entretenu avec le ministre du Développement. A cette séance, il a été question de l’accompagnement du Bénin par la France dans quelques projets d’urgence de développement. Cela permettra de signer bientôt l’accord de financement du projet Soutien à l’Enseignement secondaire (Sens), dont le coût global est de 10,5 milliards de Fcfa. Ce projet a pour but d’améliorer les conditions d’accueil des élèves du secondaire et de renforcer les capacités de pilotage de l’enseignement secondaire.
André Vallini et sa délégation ont été également reçus en audience par le président de la République. Les deux parties se sont félicitées de la qualité des relations qui lient leurs pays, que ce soit aux plans politique, économique ou socio-culturel. Dans la soirée du mardi, la délégation française a été conviée à un diner officiel avec quelques autorités béninoises. Pour le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, ce diner s’inscrit dans la « pure tradition africaine et typiquement béninoise». Avant l’ouverture du dîner, André Vallini a tenu à dire toute sa satisfaction de la visite qu’il vient d’effectuer au Bénin. Comme on le dit, déclare-t-il, «l’Afrique est l’avenir du monde» et je viens de le découvrir à travers les choses que j’ai vues sur place. André Vallini a également promis dès son retour à Paris, d'œuvrer pour défendre les dossiers du Bénin en attente.
Actualités 04 mai 2016