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Chaque année, les fidèles catholiques du Bénin et de la sous-région ouest africaine se donnent rendez-vous au pied de la grotte mariale à Dassa, pour vénérer la Vierge Marie. Ce pèlerinage comme tant d’autres dans l’église romaine permet aux chrétiens d’obtenir des grâces pour eux-mêmes et pour d’autres personnes. Directeur de la cellule de communication de la Conférence épiscopale du Bénin, le Père Eric Oloudé
Okpeitcha évoque les différents pèlerinages qui existent au niveau de l’Eglise catholique et explique leur portée.
La Nation : Dans l’Eglise catholique, qu’entend-on par pèlerinage ?
Père Eric Okpeitcha : Le pèlerinage est un voyage effectué par un chrétien vers un lieu retenu sacré pour diverses raisons en vue d’obtenir des grâces pour lui-même ou pour d’autres. Les catholiques font le pèlerinage en terre sainte, à Rome, dans les sanctuaires Lourdes en France, à Fatima au Portugal… Au Bénin nous avons Notre-Dame d’Arigbo de Dassa qui est un sanctuaire national et des sanctuaires diocésains (Maria-Tokpa à Porto-Novo, Allada pour l’archidiocèse de Cotonou…)
Y a-t-il d'autres types de pèlerinages ?
Non, le pèlerinage est unique. Les intentions pour un pèlerinage peuvent varier d’un croyant à un autre. On peut faire un pèlerinage pour demander une grâce; pour rendre grâce ou pour demander pardon à Dieu par l’intercession du Saint ou de la Vierge Marie.
Quelle est la spécificité du pèlerinage de Dassa ?
Le sanctuaire de Dassa n’a pas de spécificité en tant que tel. Ses initiateurs ont voulu un lieu proche de par le relief de Lourdes pour le pèlerinage national. Et au nombre des 41 collines de Dassa, c’est celle d’Arigbo qui a été choisie.
Quelle est l’importance du pèlerinage marial dans l’église romaine ?
Le pèlerinage est une source de grâces. Et si chaque année, le nombre de pèlerins augmente, c’est parce qu’ils y tirent des avantages, des bénéfices. Les grâces d’un pèlerinage sont nombreuses : conversion, guérison, obtention d’une grâce. Le pèlerinage est un acte de dévotion encouragé par l’Eglise catholique.

La 4e édition de la « Route des pêches à la marche » s’est déroulée le week-end dernier sur une distance de 32 km le long du circuit touristique « La Route des Pêches », de Cotonou à Ouidah. Environ 1500 personnes ont pris part à cette marche au service de l’écotourisme.
Les pratiquants de la marche, les fanatiques du sport d’entretien et des clubs de sport du Togo et du Cameroun ont participé, le week-end dernier, à la 4e édition de la randonnée pédestre dénommée « Route des pêches à la marche ». L’objectif de l’initiative est de contribuer à la valorisation du circuit touristique « La Route des Pêches » à travers une marche sportive. Partis de la plage Fidjrossè à 6 h, les participants ont rallié la Porte du Non-Retour de Ouidah à 11h. Dans une ambiance des grands jours, ils se sont soutenus pour atteindre les objectifs fixés par le comité d’organisation. Coordonnateur de l’initiative, Armel Ahouantchédé a rappelé la nécessité d’avoir une pratique sportive constante et régulière.
La grosse attraction de cette édition est dame Nicole Hounkpè, 74 ans. Venue de Grand-Popo, elle a tenu jusqu’au bout du circuit. Commerçante à Hilacondji, la septuagénaire a tenu bon le long des 32 kilomètres. « Je n’ai eu aucune difficulté durant le parcours. Tout va bien »,
a-t-elle expliqué à la fin avant d’inviter ses sœurs à faire comme elle. Malgré son handicap, Sadikou Akanni est arrivé en tête de cette marche. Sourd muet, ce dernier a exprimé sa satisfaction d’avoir pris part à cette marche. Les marcheurs venus du Togo, du Cameroun, de la Centrafrique et du Congo ont également animé cette randonné pédestre.
Heureux d’avoir atteint son objectif, le comité d’organisation entend réitérer cet évènement en 2020. Signalons que l’évènement a été clôturé par un géant concert.

Le chef d’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, est le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement (Cceg) de l’Uemoa. Au terme de la vingt-et-unième session ordinaire de ladite Conférence, tenue le 12 juillet dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire, il s’est entretenu avec les hommes des médias sur la position des pays de l’Uemoa sur la mise en œuvre de la monnaie unique de la Cedeao, la Zone de libre-échange continentale.
La Nation : Monsieur le président, la mise en œuvre de l’Eco, la monnaie unique de la Cedeao, est annoncée pour le 1er juillet 2020. Est-ce à dire qu’on tend vers la disparition de l’Uemoa ?
Alassane Dramane Ouattara :
Comme vous le savez, le 29 juin dernier, nous avons décidé à l’unanimité, lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao à Abuja, que la monnaie unique s’appellera « Eco ». C’est dans ce cadre que nous travaillons. Evidemment, une monnaie commune demande des critères de convergence. Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) travaillent également dans ce sens. Nous souhaitons que tout soit fait pour qu’en 2020, nous soyons en mesure de respecter ces critères. A partir de là, nous verrons avec les autres pays, notamment les pays non membres de l’Uemoa, comment nous devons continuer d’évoluer pour que la monnaie commune de l’ensemble des quinze pays de la Cedeao soit effective dans les prochains mois ou les prochaines années.
Où en sont les pays de l’Uemoa par rapport aux critères de convergence ?
Vous savez qu’au niveau de la Cedeao, nous avons des critères de convergence de premier plan qui concernent le déficit budgétaire, le financement de la Banque centrale, la dette publique. En fait, il y a quatre critères de premier plan et deux de second plan. Les plus importants pour le moment, ce sont les critères de premier plan. Et la plupart des pays de l’Uemoa, la quasi-totalité, remplissent ces critères aujourd’hui mais pas totalement. Nous sommes aux alentours de 4 % en matière de déficit du Produit intérieur brut (Pib), déficit budgétaire sur le Pib. Pour la Côte d’Ivoire, c’est le cas. Mais notre objectif, c’est d’être à 3 % en 2019. Nous pensons que les autres pays sont en train de faire des efforts équivalents pour qu’en 2020, nous puissions respecter ces critères afin de nous donner la perspective d’aller vers la monnaie unique dans les plus brefs délais.
En l’état actuel des choses, est-ce que l’Eco sera indexé à l’Euro comme le franc Cfa ?
Si l’Eco devrait venir à adoption en 2020, il n’y aura pas de changement de parité avec l’Euro. Aujourd’hui, le taux de change de l’Euro par rapport au franc Cfa est de 655,9. Si les chefs d’Etat décidaient l’année prochaine de changer le franc Cfa en Eco parce que nous aurions respecté tous les critères de convergence, ce taux ne changerait pas dans l’immédiat. Bien évidemment, il n’y a pas que les pays de l’Uemoa ; nous souhaitons qu’à l’occasion de la mise en œuvre de l’Eco, que d’autres puissent s’adjoindre à nous et que nous allions à dix, douze pourquoi pas les 15 pays de la Communauté au bout de ce processus. Je pense qu’il prendra plusieurs années, comme nous avons vu avec l’Union européenne qui a commencé avec onze pays et cela leur a pris une dizaine d’années avant d’arriver à vingt-sept pays. Ce sera avec un taux de change flexible éventuellement si c’était le vœu de ceux qui seront en place, de faire en sorte que la fixité par rapport à l’Euro puisse évoluer. Mais nous considérons que le taux de change fixe du franc Cfa vis-à-vis de l’Euro, a bien servi nos économies, la maîtrise de l’inflation. Cela nous permet d’avoir les taux de croissance les plus élevés du continent, d’améliorer la gouvernance dans tous les secteurs et surtout les conditions de vie de nos populations. Voyez-vous, moi je suis un économiste, un banquier. Il n’y a rien de pire pour les populations que l’inflation. Je suis très fier de dire que la Côte d’Ivoire, depuis sept ans, n’a jamais dépassé un taux d’inflation de 2 % par an. Ce qui est quelque chose d’exceptionnel et il faut que cela soit maintenu.
La phase opérationnelle de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale en Afrique (Zlecaf) a démarré à l’issue de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, le 7 juillet dernier à Niamey. Que faire pour qu’au sein des pays de l’Uemoa, le commerce intra-africain se passe avec moins d’entraves ?
En fait, la Zone de libre-échange continentale n’est pas une chose facile. Cela a pris 40 voire 50 ans pour avoir le traité lui-même. Comme vous le savez, le traité a été signé par tous les Etats membres de l’Union africaine mais n’a été ratifié que par la moitié des pays. Donc pour sa mise en œuvre, évidemment, il faut que les Etats s’impliquent. J’ai indiqué au sommet, que la Côte d’Ivoire est un modèle en la matière parce que le taux moyen de commerce intra-africain est de 7 % ; mais la Côte d’Ivoire a quasiment 23 % à cause de notre commerce avec le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso et d’autres pays voisins. Nous avons installé sur le sol ivoirien de nombreuses entreprises non ivoiriennes. Je prends le cas de Mtn d’Afrique du Sud ou de banques nigérianes installées en Côte d’Ivoire. Mon souhait serait que les compagnies ivoiriennes puissent s’installer également dans ces pays, que nous puissions importer sans entraves dans notre pays d’autant plus que nous avons des entrepreneurs de qualité qui ont maintenant démontré leurs capacités à faire du commerce avec les pays voisins. Ils peuvent aller beaucoup plus loin, au-delà de la sous-région.
Propos recueillis pour La Nation par Claude Urbain PLAGBETO
Economie 28 août 2019

Le sixième dossier examiné, ce lundi 26 août, par le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, siégeant en matière criminelle, est relatif à une affaire de viol suivi d’assassinat commis sur une adolescente. Déclaré coupable de ces faits, Badré Douki, éleveur de profession, a écopé de 15 années de réclusion.
En détention préventive depuis le 5 mars 2015, le bouvier Badré Douki, alias Madré Ali, né vers 1985 à Dassa, accusé d’avoir violé H. A. avant de lui donner la mort, n’a pas pu se tirer d’affaire, lundi dernier. Appelé à la barre, dans le cadre de ce sixième dossier de la session criminelle, en effet, il a été déclaré coupable des faits de viol suivi d’assassinat, puis condamné à 15 années de réclusion par le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué.
Se basant sur une série d’articles du Code de procédure pénale ainsi que les articles 3 et 32 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, la décision de condamnation ne concerne pas encore les dommages et intérêts relatifs aux préjudices subis par la famille éplorée. Le collège de juges qui avait à sa tête Hervé Marcel Allavo, n’a pas pu fixer le montant y afférent, déclarant ce volet sous réserve vu que personne ne s’est constitué partie civile au cours du procès.
Eleveur de profession, Badré Douki, alias Madré Ali, père de trois enfants, installé à Atomey, arrondissement d’Aplahoué, hors de sa famille, n’a jamais reconnu les faits mis à sa charge depuis son interpellation. La décision du tribunal n’est également pas du goût de son avocat-conseil, Me Renée A. Ayi, qui a aussitôt enclenché la procédure d’appel. A l’audience elle dénonçait déjà, la qualité de la poursuite, appelant le tribunal à écarter notamment les pièces versées au dossier qui, selon elle, sont peu crédibles. « Je suis désolée de dire que la poursuite n’a pas pu faire son travail », avait-elle dénoncé, demandant au tribunal de condamner, au subsidiaire, son client à une peine de sursis si tant est qu’il doit être condamné. L’absence de médecin légiste, d’examen proctologique, ainsi que l’inadéquation du plateau technique dans le cas du crime et le retard connu par l’examen médical du corps de la victime sont quelques-unes des insuffisances de la poursuite relevées par la défense de l’accusé dont le casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure.
Les faits mis à sa charge remontent au samedi 31 janvier 2015 où, dans le village Gougouta à Atomey commune d’Aplahoué, l’adolescente S. A. est retrouvée dans un champ par la population, morte, égorgée et violée et ce, sur indication de dame Sèkloka Séraphine, laquelle fut alertée par les cris de détresse de la victime alors qu’elle travaillait dans une propriété mitoyenne. Les soupçons sont portés sur Badré Douki alias Madré Ali, éleveur peulh, connu par bien des gens du milieu pour son penchant libidineux, qui de surcroît, prend curieusement la clef des champs dans un temps voisin du drame. Appréhendé quelques heures plus tard, il développera une thèse invraisemblable sur son attitude. A la barre, il avait également pour toute réponse : « Je n’ai rien fait à personne ».
Composition du tribunal
Président: Hervé Marcel Allavo,
Assesseurs : Herbert Solevo, Bienvenu Sohou, Gédéon
Adjiboye et Thierry Ahove
Ministère public: Djimila Kalifa.
Greffier: Raoul G. Hounsou

Dotée d’une capacité de 129 MW à la livraison, la centrale thermique de Maria-Gléta 2 (Première phase) est achevée et sera officiellement mise en service demain. Fonctionnelle depuis un mois, elle est composée de sept moteurs Man 18V60DF d’une puissance de 18,5 MW chacun, d’un poste d’évacuation de 161kV extensible à 400 MW de capacité, d’un poste d’interconnexion au réseau Gas, précise Christophe Pringault, coordonnateur du projet de construction de la centrale. Elle alimente environ la moitié des besoins de la clientèle de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). C'est le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, en personne, qui procédera ce jeudi 29 août, à son inauguration qui l’a annoncé à la faveur d’une causerie-débat animée ce mercredi à Cotonou.
Economie 27 août 2019

Depuis juin 2018, le Bénin a clairement affiché ses intentions en faveur de la Ticad 8 qui devrait se tenir en Afrique. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, profite du séjour de la délégation béninoise à la Ticad qui s’ouvre officiellement ce jour, pour multiplier les tentatives dans ce cadre.
En marge de la réunion ministérielle de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), tenue à Tokyo les 6 et 7 octobre 2018, la candidature béninoise pour l’organisation de la Ticad 8 « a fait l’objet de discussions bilatérales » entre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et son homologue du Japon. Aurélien Agbénonci en avait alors profité pour demander le soutien de toutes les autorités japonaises rencontrées.
Il faut dire que c’est depuis le 20 juin 2018, lors des entretiens bilatéraux avec le ministre des Affaires étrangères du Japon, Taro Kono, à l’occasion d’une visite de travail au Japon que le patron de la diplomatie béninoise avait déjà annoncé la candidature du Bénin pour accueillir la Ticad 8, qui se tiendra en Afrique en 2022.
Le Bénin multiplie les tractations et les négociations et a surtout mis en place un lobby fort pour décrocher cette organisation qui sonne comme une grande première. Une offensive diplomatique est mise en place à cet effet par le ministre Aurélien Agbénonci et ses collaborateurs. L’ambassade du Bénin à Tokyo n’est pas du reste et poursuit également les actions de lobbying pour la candidature béninoise auprès des autorités japonaises. La présence d’une délégation béninoise conduite par le président de la République à la Ticad 7 qui se tient du 28 au 30 août constitue comme on le voit, une opportunité pour booster cette candidature.
Politique 27 août 2019

Le sélectionneur Michel Dussuyer a rendu publique la liste des Ecureuils du Bénin pour affronter la Côte d’Ivoire et l’Algérie en septembre prochain.
Gardiens
ALLAGBE Saturnin
DANDJINOU Marcel
KAKPO Chérif Dine
Défenseurs
ADENON Abdoul Khaled
ASSOGBA Youssouf
HOUNTONDJI Cedric
KIKI David
OUOROU Abdoul
SEDAGONDJI Maël
VERDON Olivier
YAROU Nabil
Milieux
ADEOTI Jordan
D'ALMEIDA Sessi
KOSSI Rodrigue
MAMA Seibou
SESSEGNON Stéphane
TIDJANI Anaane
AGUEMON Yannick
Attaquants
DOSSOU Jodel
GESTEDE Rudy
MOUNIE Steve
POTE Mickaël
SOUKOU Cebio
Sports 27 août 2019

Présente dans la délégation qui accompagne le président Patrice Talon à la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad7) qui se tient à Yokohama au Japon, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, participera, ce mercredi 28 août, à une table ronde de haut niveau sur les nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication entre l’Afrique et le Japon. Elle est aux côtés du chef de l’Etat sur plusieurs dossiers relevant du domaine du développement du numérique au Bénin lors de ce sommet dédié au développement de l’Afrique. Il sera essentiellement question de mettre les projecteurs sur la capacité de l’Afrique à tirer profit de nouvelles activités générées par le fort potentiel que constitue le secteur des Tic. La ministre de l’Economie numérique et de la Communication ne manquera pas de partager avec ses pairs lors de ce panel de haut niveau la vision du gouvernement du Bénin pour le numérique à travers son Programme d’actions.
Près de 5000 participants dont les chefs d’Etat et de gouvernements et des responsables d’institutions, des représentants d’organisations internationales et régionales, des acteurs du secteur privé, d’Ong et de la Société civile, sont présents à cette conférence autour du thème « Afrique et Yokohama partageant une passion pour le futur ».
Economie 27 août 2019