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Nouvelles

Jeannine Agbolèmey Lawani au sujet des aliments industriels: « Les additifs et les modes de conservation présentent des dangers pour les consommateurs… »
Les additifs sont présents dans de nombreux aliments industriels pour relever leur goût, leur conservation ou leur aspect visuel. Malheureusement, certains d’entre eux présentent des dangers réels pour les consommateurs. Jeannine Agbolèmey Lawani, spécialiste en nutrition-diététique attire ici l’attention des consommateurs sur ces dangers.
La Nation : Qu’entend-on par produits alimentaires industriels? Jeannine Agbolèmey : Un aliment industriel est un produit dont la distribution et la commercialisation impliquent un conditionnement et une transformation spécifique par l’industrie agroalimentaire. L’objectif étant d’améliorer, de manière artificielle, le goût, la texture, l’aspect visuel, l’odeur. Bref, c’est tout aliment qu’on transforme et qu’on met sous forme d’emballage ou de conserve dans les industries. On peut citer en exemples : les pains et brioches industriels, les barres chocolatées, les biscuits apéritifs, les sodas et boissons sucrées aromatisées, les soupes instantanées, les plats tout prêts, les sardines. On a aussi des viandes, les poulets congelés importés. Il y a aussi des fruits qui sont transformés pour être stockés. On peut également prendre le cas des  tomates et des pois dans des boîtes, des cornichons, des pompons et d’autres fruits secs qu’on transforme dans les industries. Les plats industriels sont de plus en plus présents dans l'alimentation au Bénin et dans le monde. La moitié des aliments que nous consommons chez nous provient de l'industrie; le tiers est fait à la maison et le reste de façon artisanale. Quels sont leurs risques pour les consommateurs ? La consommation accrue d'aliments très caloriques riches en lipides est à la base de la progression de l'obésité, de graves problèmes de santé publique. Ces aliments sont différents de ceux désignés comme les aliments locaux ou simples ne subissant pas de transformation. Ceux-là mêmes qui sont consommés à l’état naturel comme les épis de maïs, le manioc, les oranges, les arachides. Les produits locaux ne subissent pas du tout de transformation. Ils quittent le champ et viennent à la maison pour une consommation directe. Ces aliments sont sans danger et font du bien à l’organisme. Contrairement aux aliments locaux, les produits alimentaires industriels ont de nombreux risques. Colorants, conservateurs, édulcorants, émulsifiants, exhausteurs, bref, les additifs sont présents dans de nombreux aliments industriels pour améliorer leur goût, leur conservation ou leur aspect visuel. Mais certains d’entre eux présentent un risque réel pour les consommateurs. La publicité dans les médias fait croire à des bienfaits de ces aliments industriels. Quel est votre avis sur une telle campagne publicitaire ? Je n’épouse pas cet avis et je ne suis pas extrémiste non plus. Etant donné qu’il n’y a pas un mal à avoir toujours disponibles des produits industriels sur les marchés. Nous ne pouvons pas empêcher ces commerciaux de faire de la publicité autour de leurs produits en invitant les populations à en consommer. Cela ne doit pas être non plus une raison pour ne pas éduquer les populations à la consommation des produits locaux. Il n’est pas un secret que la consommation des produits industriels expose à des dangers. Certains scientifiques, par exemple, affirment que le glutamate est un additif inoffensif, même consommé en grande quantité, tandis que d’autres y voient des risques graves, surtout sur le développement et la bonne santé du cerveau, notamment chez les enfants où le glutamate compte parmi les médiateurs chimiques les plus importants. En concentration excessive, le glutamate serait toxique pour les neurones. En réalité, ces produits à l’intérieur des boîtes de conserve ne constituent pas des dangers. Mais c’est plutôt le processus de leur transformation et leur consommation. Car le processus de transformation nécessite certaines pratiques qui nuisent déjà à ces produits. N’oublions pas que dans le processus de transformation, on utilise des additifs qui sont parfois nocifs à la santé. Au-delà des additifs dont la nature détermine la qualité du produit à consommer, la conservation aussi peut nuire. Pour m’expliquer, je prends l’exemple de la sardine, on ajoute des nitrates pour sa conservation en empêchant la boîte de se bomber et pour que les protéines qu’elle contient à l’intérieur ne se gâtent. En ajoutant ces nitrates, le produit peut faire une longue durée de conservation. D’où la nécessité d’une veille de sécurité sanitaire des aliments aussi bien pour tout ce qui est produit à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Je parle aussi des produits à l’intérieur car ils constituent aussi des dangers en raison des engrais qu’on utilise pour la croissance rapide des plantes. La consommation des conserves doit être limitée. L’on ne doit pas les prendre comme une consommation de premier choix. L’on doit les prendre comme des produits dont nous avons besoin rarement. Faire la promotion des produits bio locaux doit être une nécessité. L’Etat doit penser à sauvegarder la santé de sa population en encourageant la production de ces denrées et œuvrer à leur accès à moindre coût aux plus pauvres. Ces produits doivent pouvoir assurer la sécurité sanitaire de la population. Une population en forme, c’est le développement qui est assuré. Lorsque les aliments transformés constituent la base de nos régimes alimentaires, nous créons un terrain favorable au développement des maladies chroniques. Par exemple, la science montre clairement que l’adhésion massive à des régimes à base d’aliments transformés observée dans certaines grandes villes augmente les risques d’obésité, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de cancers. Ce qui augmente le taux de mortalité. Les additifs et les modes de conservation constituent les sources de dangers pour les aliments industriels. Vous parliez tantôt de veille de la sécurité alimentaire. De quoi retourne-t-elle ? Le Bénin dispose d’une Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anssa) qui est sous la direction du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Je saisis l’occasion pour rappeler que la veille de la sécurité alimentaire doit être  normalement une fédération de forces entre le ministère de la Santé et le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Quand on parle de sécurité sanitaire des aliments, ce n’est pas seulement du côté des agronomes, ni de celui des vétérinaires mais cela concerne également les nutritionnistes en termes de qualité et de quantité  de ce qui doit être vérifié au niveau des produits présents sur le territoire national. Que ce soit ce qui  doit rentrer comme ce qui doit sortir. Par exemple, les yaourts produits au Bénin ont encore beaucoup d’insuffisances. L’étiquetage ne respecte pas encore les normes. En principe, un yaourt dans le commerce doit préciser l’apport en glucides, en lipides et sa densité protéique afin d’orienter les consommateurs selon le cas. Qu’il s’agisse d’un enfant, d’une femme enceinte, d’une personne diabétique. Faute d’une réglementation en la matière, le yaourt comme d’autres produits aujourd’hui sont fabriqués et mis sur le marché sans crainte. Normalement, les étiquetages doivent être surveillés. Et lorsqu’on constate qu’un étiquetage n’est pas respecté, automatiquement ces produits doivent être saisis et détruits. Il s’agit de voir si les produits qui sont fabriqués à l’intérieur comme à l’extérieur ont un bon étiquetage, c’est-à-dire, qui respecte les règles fixées par le pays. Il ne revient pas à l’extérieur de nous fixer les règles. Mais il revient à chaque pays de définir ses règles. Il existe, d’ailleurs, le Code alimentaire à l’international. Ce qui n’empêche aucunement pas chaque pays de s’inspirer des lois de ce code alimentaire pour rédiger ses propres lois. Ce sont l’ensemble de ces lois qui doit être respecté tant pour les produits importés que ceux exportés. Nous avons aussi les lois intérieures que la production intérieure doit respecter. En tant que nutritionniste, quel serait l’impact de la mauvaise conservation de ces produits sur la santé ? L’impact négatif de ces produits alimentaires est lié à la nutrition. C’est entre autres le diabète, l’hypertension artérielle, et bien d’autres pathologies comme le cancer, les problèmes digestifs, les problèmes neurologiques, des céphalées. Mais nous lions toujours cela à de vulgaires problèmes. Et c’est  l’intestin, la flore intestinale qui est déséquilibrée. Comment peut-on prévenir les maladies liées aux aliments industriels ? Pour prévenir les maladies liées aux produits alimentaires industriels, il va falloir élaborer et adopter des lois. Parlant de dangers il y a par exemple ces bouillons que nous appelons cubes. Nous sommes appelés nous-mêmes à décider de l’entrée des produits sur notre territoire. Les exhausteurs de goût dans l’aliment doivent respecter les lois de notre pays et c’est en fonction de cela qu’on doit sensibiliser la population à leur  consommation. Ce qui n’est pas le cas du cube. Cela ne remplace pas l’aliment lui-même mais c’est juste un exhausteur de goût. Donc on ne doit pas exagérer. Le sel ainsi que le sucre sont des dangers pour la santé; ce sont des aliments qui causent les maladies cardiovasculaires. Donc, pour régler ces problèmes, nous devons disposer de lois et faire des sensibilisations pour amener chaque secteur à faire son travail. La sensibilisation telle qu’elle se pratique dans notre pays impacte-t-elle les populations? Je n’ai pas l’impression qu’il y a déjà de la sensibilisation. La sensibilisation se fait sur plusieurs plans. C’est d’abord communiquer à travers les médias et informer la population sur ces différents sujets. Ailleurs, à l’extérieur on impose aux producteurs bien qu’ils fassent leur publicité de mettre en bas des étiquettes de leurs produits les éventuels risques que courent les consommateurs. Donc, on doit pouvoir informer la population, disposer d’un plan de communication sur les médias et partout dans le pays, les radios locales, les radios de proximité, passer dans les marchés pour expliquer aux vendeurs la nécessité pour eux de disposer uniquement dans leurs rayons de produits de bonne qualité et vérifier les dates de péremption de leurs articles. Il faut vérifier l’étiquetage et tout ce qui est lié à l’aliment complet pour faire sa publicité. A vous entendre, les risques sont loin d’être négligeables avec la consommation des produits évoqués. Si tel est le cas, que faut-il alors manger ? Quand on parle de la bonne nutrition, il faut savoir quel est l’apport de tout ce qui est produit alimentaire en fonction de nos besoins pour avoir une bonne santé. Ces besoins dépendent de chacun; ils ne sont pas les mêmes. L’alimentation d’une femme est différente de celle d’un homme. Dans la consommation, on doit respecter certaines règles. Nous avons des groupes d’aliments, les macro-nutriments qui sont les lipides, les glucides, les protides qui sont des aliments qui donnent la force. Mais à un âge donné, l’homme ne croît plus, ce sont les enfants qui croissent. En dehors de ça, nous avons besoin des lipides qui sont des macro-nutriments. En ce qui concerne les micro-nutriments, ils sont tout ce qui a trait aux vitamines. Il s’agit des vitamines B1, B6, B9, tout ce qu’on appelle acide folique, la B12. Il y a plusieurs types de vitamines que l’aliment doit apporter. La B12, on la retrouve dans tout ce qui est alimentation de la viande et du poisson, la B1, B6, la B9 qui est l’acide folique, on ne les trouve que dans les légumes verts et il faut bien les préparer, car s’ils sont mal cuits, ce n’est plus du légume à acide folique. Ce qui entraîne des problèmes d’hypertension artérielle. Donc, on peut faire d’hypertension artérielle par déficit d’acide folique, même l’excès de l’alcool cause des déficits en acide folique. Ce qui crée des problèmes neurologiques que beaucoup ignorent. Quels conseils à l’endroit de nos gouvernants et des populations ? Au niveau des gouvernants, je leur dirai que « Prévenir vaut mieux que guérir ». Aujourd’hui, nous investissons plus dans la prise en charge des maladies alors que si nous faisons désormais attention à tout ce que les gens produisent,  à tout ce que les populations consomment, on pourra mieux accompagner ceux qui sont déjà malades. Mieux, ceux qui sont en bonne santé ne tomberont plus malades. Nous devons développer l’approche de prévention pour réduire la  fréquentation des hôpitaux. En plus, la veille de la sécurité alimentaire doit être une priorité pour le bien-être de tous. Quant aux populations, elles devront savoir opérer des choix dans leur alimentation.
Santé 27 août 2019


Alejandro C. Ortega, ambassadeur du Venezuela, à propos de l’attaque du 4 août à Caracas: « C’est un magnicide frustré selon le Code pénal du Venezuela »
Le 4 août dernier à Caracas, deux détonations se font entendre alors que le président vénézuélien Nicolas Maduro prononçait son discours lors d’une cérémonie officielle. Alejandro Israel Correa Ortega, ambassadeur plénipotentiaire de la République bolivarienne du Venezuela près le Bénin avec juridiction sur la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger et le Togo, revient dans cette interview sur le contexte et les mobiles de cette attaque. Il évoque également les résultats de l’enquête diligentée suite à ce qu’il appelle « magnicide frustré selon le Code pénal du Venezuela » ainsi que la dynamique politico-économique au Venezuela.
La Nation : Monsieur l’ambassadeur, que s’est-il réellement passé le 4 août à Caracas ? Alejandro Israel Correa Ortega: Ce qui s’est passé le 4 août dernier à Caracas est une attaque terroriste. Elle est survenue lors de la célébration du 81e anniversaire de la création de la Garde nationale bolivarienne. Alors que le président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, prononçait son discours de clôture, deux détonations ont été entendues non loin de la tribune présidentielle. Les organes chargés de la sécurité du président, très professionnels et hautement responsables, ont immédiatement mis en branle le dispositif sécuritaire nécessaire en de pareilles circonstances pour évacuer des lieux le président et sa famille, les hauts responsables civils et militaires ainsi que les membres du corps diplomatique qui étaient présents. Qu’est-ce qui vous fait dire que c’est une attaque terroriste ? L’attaque est un fait public et communicationnel. C’est un attentat perpétré contre la vie du président de la République, caractérisé par notre législation comme un acte de terrorisme et de magnicide en degré de frustration. Ne pas reconnaître qu’elle est terroriste, c’est tomber dans une exaction due à l’abominable négation du droit des citoyens d’une nation qui aspire à vivre une vie sans violence. Le système d’organisation de sécurité et de recherche du Venezuela a réussi à obtenir les preuves et celles-ci doivent être considérées comme légitimes, car elles ont été collectées dans un processus de recherche méthodique. L’attentat terroriste d’assassinat contre la personne du président Nicolas Maduro, son gouvernement, les hauts responsables militaires de l’Etat et le corps diplomatique, est un fait qui n’est pas de l’opposition au Venezuela. Les partis politiques et les acteurs de l’opposition occupent des fonctions publiques dans les gouvernorats, les assemblées législatives de l’Etat, les mairies, et ils développent leur action politique dans les principes établis par la Constitution vénézuélienne. C’est vous dire que l’opposition vénézuélienne a toutes les garanties que notre démocratie offre et exerce pleinement ses droits. Cependant, le parti politique vénézuélien Pimero Justicia, au lieu de condamner l’attaque terroriste et d’attendre les résultats de l’enquête, a publié une déclaration approuvant de ses dirigeants, les anciens députés Julio Borges et Juan Requesens. Ils ont été dénoncés par l’un des auteurs qui est aux mains des autorités vénézuéliennes par leurs rôles en tant qu’organisateurs intellectuels et logistiques respectivement de l’attaque. Les anciens députés Borges et Requesens ont également été impliqués dans une déclaration publique d’un journaliste étranger, basé en Floride aux États-Unis. Ce journaliste a ouvertement annoncé dans son programme télévisé, depuis Miami en Floride, qu’il connaissait et soutenait le plan d’assassinat contre le président Nicolas Maduro. Il a également expliqué qu’il connaissait les rôles des ex-députés Julio Borges et Juan Requesens dans l’intrigue. Une enquête a été immédiatement ouverte suite à l’attaque. Que révèle-t-elle ? Après l’attaque, le procureur général a annoncé la nomination de trois procureurs ayant une grande expérience du crime organisé et du complot politique, afin de clarifier les faits et de traduire en justice les responsables de cet acte. Les premiers résultats de l’enquête ont montré que les détonations correspondaient à des explosifs placés dans deux engins téléguidés, c’est-à-dire des drones normalement utilisés à des fins industrielles et audiovisuelles, et dirigés contre la personne du président et les hauts fonctionnaires présents à la cérémonie. On estime que chaque drone contenait 1 kg d’explosif dont les déflagrations peuvent atteindre un rayon de 50 mètres. Sur les lieux, les témoignages d’une demi-douzaine de personnes arrêtées concordent à ce que le but visé était de faire exploser l’un des drones sur le toit de la tribune officielle. Mais heureusement, l’appareil a été détourné et le signal bloqué ; ce qui l’a fait exploser loin de la cible programmée. L’autre appareil a été dévié et a explosé contre un bâtiment adjacent au site de l’événement. On dénombre malheureusement sept officiers militaires blessés dont trois grièvement atteints. L’une des personnes impliquées qui sont passées aux aveux, avait participé aux actes de violence politique de 2014. Une autre est liée à l’assaut d’une installation militaire à Valence par un groupe paramilitaire, il y a un an ; laquelle attaque a été revendiquée à Miami par les porte-parole de l’extrême droite vénézuélienne. Il s’agit donc d’un complot, selon vous ? Evidemment ! Parmi les auteurs de cet acte criminel qui s’autoproclament de l’opposition, certains ont décidé de quitter volontairement le pays, d’autres ont fui pour échapper à des sanctions infligées par la justice pour des actes terroristes commis récemment. Ce sont des gens qui reçoivent des financements de l’étranger pour organiser des complots contre les institutions publiques et les citoyens qui souhaitent vivre en paix. Tout cela, compte tenu de leur incapacité à convaincre avec des arguments solides les électeurs à voter pour eux dans les quatre processus électoraux qui se sont déroulés dans le pays au cours des treize derniers mois. Face à leur échec en tant qu’acteurs politiques, ils voyagent à travers le monde, financés par des organisations étrangères, et sollicitent des sanctions financières et politiques devant l’Union européenne, et les Etats-Unis, ainsi que des actions négatives contre les dirigeants politiques et militaires vénézuéliens. Un an avant l’attentat, le président d’une puissance militaire étrangère a menacé deux fois, annonçant publiquement son intention d’attaquer militairement le Venezuela. Et ce n’est pas la première fois. Ce pays en question accueille depuis des années un groupe de personnes qui ont financé des actions de sabotage contre le système économique et la paix sociale au Venezuela. L’enquête mène également vers des opérateurs politiques et financiers d’une grande puissance mondiale qui cherche encore par tous les moyens à contrôler les ressources minières et le pétrole vénézuéliens. Quelle est la dynamique politico-économique du Venezuela ? Malgré les actions des opérateurs terroristes sous la fausse couverture d’opposants politiques, le gouvernement vénézuélien que je représente ici, travaille à une véritable indépendance et à la souveraineté du pays. Il poursuivra son projet d’indépendance monétaire et financière. Par conséquent, il ne se laissera pas imposer, par la force, l’utilisation d’une monnaie étrangère pour les transactions commerciales. A cet effet, l’administration du président Maduro a lancé une crypto-monnaie ‘’Petro’’ soutenant sa valeur dans la richesse pétrolière certifiée qui se trouve dans son sous-sol et est gérée par la compagnie pétrolière nationale PDVSA qui appartient à l’Etat et donc à tous les Vénézuéliens. Il poursuivra son projet de connexion multipolaire de ses finances et continuera à avancer pour ne pas éviter d’utiliser le yuan comme monnaie pour régler les opérations commerciales de divers articles sur le marché international. Le gouvernement vénézuélien ne privatisera pas son industrie pétrolière nationale, puisque notre Constitution stipule clairement que les ressources du sous-sol du Venezuela appartiennent au peuple du Venezuela qui exerce son administration par les pouvoirs de l’Etat dûment élus selon l’ordre constitutionnel. Notre pays continuera à se conformer à la Constitution de la République garantissant que tout citoyen qui aspire à exercer une charge publique de leadership y accédera uniquement par des élections, conformément à la loi vénézuélienne et non par la force de la pression économique, politique, militaire provenant d’ailleurs. Propos recueillis par Claude Urbain PLAGBETO
International 27 août 2019


7e sommet de la Ticad: Patrice Talon et la délégation béninoise à Yokohama

Parti de Cotonou, hier lundi 26 août, le président Patrice Talon a été accueilli ce mardi 27 août, à l'aéroport Haneda de Tokyo à sa descente d'avion par Daini Tsukahara, ancien ambassadeur du Japon près le Bénin et actuel assistant spécial du ministre japonais des Affaires étrangères pour la Ticad 7. A la tête d’une délégation béninoise composée de Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication, d’Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, Romuald Wadagni, ministre de l'Économie et des Finances et Makarini Abissola Adechoubou, ambassadeur du Bénin près le Japon, le chef de l’Etat béninois prendra part aux travaux de la 7e  Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad 7) qui se déroulera du 28 au 30 août 2019 à Yokohama, préfecture de Kanagawa au Japon.

Politique 27 août 2019


Journée du Patrimoine immatériel et Nuit des contes: Pari tenu pour l’association Mémoires d’Afrique
L’association Mémoires d’Afrique a tenu le pari de faire revivre, comme jadis ,les contes et légendes du Bénin dans trente communes du pays. A l’occasion de la dixième édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel, la quatorzième édition de la Nuit des contes aura vécu dans la mémoire du public, le mercredi 14 août dernier.
L’espace culturel ‘’Le Centre’’ sis à Lobozounkpa s’est recréé lors de la 10e édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel pour accueillir la 14e édition de la nuit des contes, à l’instar d’autres localités dans 30 communes du Bénin. Le décor féérique qui renvoie aux séances de conte, le soir au village, sous l’arbre à palabres, installe le public venu nombreux pour revivre une des traditions séculaires que perpétue depuis plus de 20 ans l’association Mémoires d’Afrique. Tout autour de lampions allumés, des conteurs, aussi bien professionnels qu’amateurs, successivement passent devant le public pour lui livrer des récits aussi captivants qu’instructifs. Une ambiance qu’élèves, étudiants et autres curieux n’ont pas voulu se faire conter. Plus de 250 personnes ont fait le déplacement pour vivre ces instants d’extase et d’évasion à la grande satisfaction, des organisateurs dont Salinas Hinkati, secrétaire général de l’association Mémoires d’Afrique. Des contes extraits du livre ‘’Contes et légendes du Bénin’’ de l’association ainsi que d’autres ont été dits au public sous diverses formes à cette séance que certains n’ont pas voulu voir prendre fin, même au-delà de 23 heures. La dixième édition de la Journée nationale du Patrimoine culturel immatériel, a connu son lancement officiel dans la ville de Pobè sous l’égide du père Israël Mensah, fondateur de l’association Mémoires d’Afrique et des autorités communales. A l’occasion, outre la nuit des contes qui l’a marquée, l’enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey- Calavi Arthur Vido a entretenu le public sur l’importance des contes dans l’écriture de l’histoire africaine. Instituée par le Conseil des ministres en sa séance du 14 juillet 2010 sous l'initiative de l'association Mémoires d'Afrique, cette journée célébrée tous les 14 août en hommage au capital immatériel inestimable du Bénin, a permis à l’historien de montrer que l’écriture n’est pas la seule source dont a besoin l’Afrique pour reconstituer son histoire ; la tradition orale est également un outil indispensable dans l’écriture du passé des Africains. Les traditions orales forment une partie essentielle du patrimoine culturel immatériel africain, indique le conférencier. Il note que le conte fait partie intégrante de la tradition orale, outil utile dans la reconstitution de l’histoire des peuples d’Afrique. « Depuis la nuit des temps, le conte se pratique devant les maisons et souvent sous un arbre, mais  les séances se tiennent la nuit à la maison autour d’un feu ou au clair de lune. Il est rare de voir des enfants et des femmes assister à des séances de traditions orales de jour. Ceci serait dû au fait que les occupations de la femme ne le lui permettent pas, mais aussi au fait que dans la journée, les enfants aident leurs mamans, ou préfèrent s’adonner à d’autres activités ludiques », informe-t-il, tout en relevant les valeurs découlant du conte. «A travers le conte, c’est la société qui s’exprime. Tout en se divertissant, il permet de développer l’intelligence de l’individu, l’instruit, l’éduque, le socialise et l’enracine dans sa culture. Bien qu’étant un monde imaginaire où hommes, animaux et choses parlent, le conte est un monde dans lequel prévaut un ordre idéal de justice et de bonté. Son importance dans la reconstitution de l’histoire africaine ne souffre alors d’aucun doute !»,conclut Arthur Vido.
Culture 27 août 2019


Fesmma 2019: La grand-messe de la mode ce jour à Cotonou
La onzième édition du Festival de mode et de mannequinat africain (Fesmma) sera à son terme, ce jour, vendredi 23 août, à la faveur d’une soirée de gala à Cotonou. Bien plus qu’une soirée de gala, ce sera l’apothéose d’une manifestation qui a démarré depuis plusieurs jours et qui se veut le plus grand rendez-vous africain de la mode et du mannequinat.
La ville de Cotonou se veut, à la faveur de la onzième édition du Festival de mode et de mannequinat africain (Fesmma), le point de ralliement des grands noms de la mode et du mannequinat du continent. Ils sont nombreux à fouler le sol béninois ces jours-ci pour cette grande célébration qui connaîtra son point culminant ce soir. La grande nuit du Fesmma verra sur le T, les plus grands mannequins du continent. A ces derniers s’ajouteront ceux de l’écurie John Médard Agency International du Bénin pour une fête que tous prédisent belle et inoubliable. Les organisateurs entendent tenir le pari. A quelques heures de la soirée, tout est fin prêt, ont-ils confirmé. Et même si le nerf de la guerre a largement fait défaut, les petits plats ont pu être mis dans les grands pour une célébration de la mode, du mannequinat et de leurs acteurs. Pour la présente édition, la Guinée-Conakry est le pays à l'honneur pendant que des participants sont attendus d’autres pays comme la Côte d'Ivoire, le Mali, le Ghana, le Burkina Faso, le Sénégal, le Tchad, le Nigeria, le Gabon, le Cameroun et le Togo. Au total, plus de 70 mannequins et une vingtaine de stylistes étaient attendus, mais aux dernières nouvelles, l’effectif des participants va bien au-delà. « La mode et l’Art », c’est le thème retenu cette année. Comme annoncé, la grande foire qui mobilise des artisans et acteurs de mode de plusieurs pays s’est effectivement ouverte à l’hôtel Golden Tulip avant l’évènement et voit exposer les produits de nombreux créateurs. Ils sont en effet nombreux ces créateurs qui présentent leurs réalisations au public, le laissant admiratif face à leur créativité.  Le promoteur de l’événement, John Médard et son comité d’organisation ont aussi comme ambition cette année de mobiliser des fonds pour venir en aide aux femmes souffrant de la fistule. Ils ont également organisé une grande campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes. A en croire l’organisation, le Fesmma est une aubaine pour le Bénin, à l’heure où le tourisme de développement prend son envol dans le pays. Le Fesmma est en effet, le premier évènement de mode au Bénin qui récompense tous les acteurs de la mode béninoise et africaine. Il est aussi le premier évènement de mode qui organise un concours pour les jeunes stylistes béninois et africains. Bien d’autres corps de métiers gravitant autour de la mode sont aussi mis en compétition comme les coiffeurs de mode, les photographes de mode, les maquilleurs… Conférence-débat, ateliers de formation et bien d’autres rencontres professionnelles ont été aussi organisés en marge du grand défilé de mode international et de la soirée de gala prévue pour ce soir.
Culture 27 août 2019


Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition: Pleurs, émotions et retrouvailles à Ouidah
La Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, inscrite cette année dans l’agenda des festivités marquant le 25e  anniversaire du Projet « La route de l’esclave » a mobilisé sur l’emplacement de la Porte du non retour à Ouidah, vendredi 23 août, une foule immense et diversifiée. Moment de célébration, mais aussi de retrouvailles entre descendants de personnes jadis déportées et leurs frères restés au pays, mais surtout d’émotions.
Nombre de Martiniquais et Haïtiens présents sur la plage de la Porte du non retour à Ouidah étaient inconsolables en cette matinée à peine ensoleillée du vendredi 23 août. Sanglots par ci, larmes par là, cris de détresse par endroits… L’émotion était vive et il fallait bien des minutes pour calmer certains et les amener à retrouver leur tranquillité. La raison, confieront certains de ces descendants de personnes jadis déportées aux heures chaudes de la traite négrière, c’est « que personne ne peut imaginer la douleur » qui est la leur. Aussi, disent-ils imaginer le drame vécu par leurs ancêtres en remettant les pieds sur cette plage d’où ils embarquaient pour des terres inconnues. Autres moments d’émotions, les témoignages de descendants venus de la Martinique, des Etats-Unis et bien d’autres contrées. Parmi eux, Garcin Malsa, maire honoraire de Sainte Anne en Martinique et président du Mouvement international pour les réparations (Mir). Venu avec une forte délégation de la diaspora, celui-ci, dans une brève allocution a fait revivre le « douloureux parcours » qui était celui des déportés. A sa suite, Frederic Régent, président du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage en France, embraye pour rappeler le calvaire des esclaves qui, reconnait-il, ont été de « braves hommes qui ont fait l’humanité ». Pour Jimmy Gardner maire de Prichard en Alabama, « il faut finir avec les compromissions pour engager une vraie réconciliation ». Plusieurs personnalités ont également pris part aux manifestations qui ont eu lieu en présence de sa majesté Daagbo Hounon, pontife du culte Vodoun. Il s’agit entre autres du député Mathieu Adjovi, du maire de la ville de Ouidah, Célestine Adjanohoun, d’acteurs culturels et d’acteurs intervenant dans la chaîne du tourisme.
Culture 27 août 2019


Éliminatoires Chan Cameroun 2020: Les Écureuils locaux dans l’enfer de Kégué ce dimanche
Accrochés (0-0) au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, le week-end dernier, les Ecureuils locaux du Bénin se déplacent à Lomé où ils vont jouer les Eperviers locaux ce dimanche 4 août, au stade de Kégué. Le sélectionneur Moussa Latoundji et ses poulains devront jouer leur va-tout pour renverser le Togo sur ses installations.
Contraints au partage des points sur leurs installations, le week-end dernier, les Ecureuils locaux iront défier les Eperviers du Togo, ce dimanche 4 août au stade de Kégué à Lomé. Restés trop attentistes, sans rythme, sans envie, et sans jeu collectif lors de la manche aller,  Nabil Yarou et ses coéquipiers devront faire mieux pour arracher la qualification en terre togolaise. Ils devront présenter un nouveau visage face aux Togolais au risque de laisser tout espoir d’accéder au prochain tour. Les Ecureuils locaux doivent se réveiller de leur torpeur; sinon, avec une prestation comme celle du week-end dernier les enverrait au-devant de réelles désillusions. Le match aller est une rencontre à vite oublier même si elle peut servir de référence au staff technique pour contrer l’adversaire. Le sélectionneur Moussa Latoundji est conscient de l’enjeu. Il a travaillé tout au long de la semaine avec les joueurs. «  Nous allons nous libérer pour jouer la qualification à Lomé » a-t-il promis le week-end dernier en conférence de presse d’après match. Selon lui, les joueurs vont se ressaisir et montrer un esprit de groupe pour aller chercher le billet de la qualification dans l’antre de Kégué. L’effectif renforcé Les Ecureuils locaux ont repris les entraînements depuis le lundi 29 juillet dernier avec le débriefing de leur performance du match aller. Chacun des joueurs ainsi que les membres du staff technique et le sélectionneur ont relevé les faiblesses de l’équipe et en ont tiré des leçons. Tous ont évoqué les difficultés de la formation à porter le danger dans le camp adverse. A en croire le capitaine Nabil Yarou, le gros point noir reste l'absence totale d'animation offensive, l’envie de marquer a laissé place à un jeu approximatif. « Si le Bénin se qualifie pour le Chan Cameroun 2020, l'histoire vous le retiendra. Écrivez votre propre histoire et je sais que vous êtes capables », a martelé le sélectionneur national Moussa Latoundji. Ainsi, pour pallier les difficultés de l’équipe, Moussa Latoundji, Stanislas Akele, Urbain Honfo et Rachad Chitou ont effectué les derniers réglages. Pour permettre à la sélection d’être plus efficace en attaque, elle a été renforcée depuis mardi dernier par le vétéran Mouri Ogounbiyi des Dragons de l’Ouémé et Mama Souraka de Béké Football Club. Les exercices physiques, techniques et tactiques ont été effectués pour permettre à l’équipe de répondre mieux qu’au match aller. Il faut signaler que les officiels sont désignés par la Commission des arbitres de la Confédération africaine de Football. C’est un quatuor burkinabé qui va officier cette partie. Boureima Sanogo est l'arbitre central de ce derby ouest-africain. Il sera accompagné de Habid Judicaël Oumar Sanou, 1er assistant et Kouka Christian Ouédraogo comme 2e assistant. Jean Ouattara sera le 4e arbitre tandis que le Nigérien Illou Mahamadou sera le commissaire au match.
Sports 27 août 2019


Coupe des nations de la zone 3 de volley-ball: Les joueurs béninois en route pour Accra
Partie de Cotonou depuis ce jeudi, une délégation béninoise va prendre part du 1er au 9 août à Accra à la Coupe des Nations de la zone 3 de volley-ball.  Le Bénin sera représenté par ses deux sélections nationales hommes et dames. Ces formations sont accompagnées de certains officiels béninois. Conduite par le premier vice-président de la Fédération béninoise de volley-ball, Bawa Cissé Mohamed, la délégation ambitionne porter haut l’étendard du pays à ce tournoi. Au total, cinq pays à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Nigeria et le Mali sont attendus à cette compétition. Sports 27 août 2019


Coupe d’Afrique des Nations: Leçons et perspectives de la 32e édition
Ainsi donc, du 21 juin au 19 juillet s’est déroulée en terre égyptienne la 32e édition de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. Un mois durant, au fil des 52 matchs qui ont jalonné le tournoi, les populations africaines ont jubilé.
On a jubilé à Cotonou, à  Dakar, à Alger et j’en passe! Mais avant toute chose, il conviendrait de féliciter le gouvernement et le peuple égyptiens pour être parvenus à relever ce triple défi à savoir : • Prendre la relève du Cameroun pour l’organisation, à quatre mois seulement du délai fixé par la Confédération africaine de football (Caf) • Rassurer tous les participants quant à leur sécurité face aux incursions des djihadistes et autres fondamentalistes de tout poil • Faire pratiquer du football par une atmosphère caniculaire exceptionnelle. Il convient donc tout simplement de rendre ‘’ à César ce qui à César et à Dieu ce qui lui revient’’. Dans le cas d’espèce, toute l’Afrique doit dire merci et bravo aux Égyptiens !      Que retenir de cette 32e Can ? Malgré la victoire bien méritée des Fennecs d’Algérie qui accrochent ainsi une seconde étoile à leur maillot après celle de 1990 à domicile, malgré la défaite des Lions du Sénégal qui n’arrivent, ni à vaincre le signe indien, ni à briser le plafond de verre qui les privent d’une victoire en finale de la Can 17 années après un premier échec face aux Lions indomptables du Cameroun, cette 32e Can est d’abord et surtout celle  des ‘’premières fois’’ ! En effet, ce fut une cascade de premières fois, n’est-ce pas ? • Pour la première fois, monsieur Ahmad Ahmad, Malgache, comme son nom ne l’indique pas, successeur du Camerounais Issa Hayatou, à la tête de la Caf, organise une Can ! • Pour la première fois, la phase finale de la Can se joue entre 24 équipes au lieu des 16 habituelles ! • Pour la première fois, la Can se déroule en juin-juillet c’est-à-dire en été au lieu de janvier et février ! • Pour la première fois l’Afrique découvre l’assistance vidéo (V A R)  au niveau de l’arbitrage ! • Par ailleurs, trois équipes nationales enregistrent leur première participation à une phase finale de la Can ! Il s’agit : - Des Mourabitounes de Mauritanie qui, par cette participation, font qu’en Afrique de l’Ouest, tous les pays ont participé au moins une fois à une phase finale de la Can ! - Des Hirondelles du Burundi - Et surtout, surtout des Zébus (Baréa) de Madagascar, qui d’un coup d’essai, ont fait un coup de maître ! En effet, ils sont parvenus jusqu’en quart de finale après avoir battu la Guinée par deux (02) buts à zéro, et surtout le grand Nigeria par deux (02) buts à zéro également, lors de la première phase du tournoi. Leur lourde défaite (trois buts à zéro) face aux Aigles de Carthage de Tunisie semble être due surtout à la fatigue et l’inexpérience dans la mesure où l’équipe tunisienne  ne paraissait pas une ‘’foudre de guerre’’ ! Que dire alors des Écureuils du Bénin, notre onze national ? Nos Ecureuils n’ont pas échappé, heureusement devons-nous dire, à une ‘’première fois‘’ ! En effet, à leur quatrième participation, ils ont pu pour la première fois atteindre les quarts de finale d’une phase finale de la Can ! Mais cela est loin d’être l’effet d’un hasard ! Car on n’est jamais premier par hasard. Ce résultat obtenu par les ‘’Ecureuils’’ est le fruit d’un travail méthodique  et profond entrepris depuis 2016 par le régime de la Rupture et du Nouveau départ ! Le reconnaitre, c’est faire preuve de probité ! En effet, lorsque les ‘’Rupturiens’’ arrivaient au pouvoir dans notre pays, il n’y avait ni championnat national de football ni fédération  de football en paix avec elle-même. Quant à l’équipe nationale, elle n’existait que de nom et végétait dans la médiocrité. Le résultat, c’était neuf années sans phase finale de Can ! Les Rupturiens ont dû patiemment et courageusement résoudre tous ces problèmes afin de permettre à notre onze national de prendre son envol même si l’on n’a jamais vu des Ecureuils voler ! Et tout cela est dû au leadership d’un homme courageux et rigoureux envers lui- même d’abord. Qui a instauré la rigueur, qui lui a permis de réussir en affaires, au sommet de l’État. C’est indéniable et ça marche ! Cette rigueur et ce courage transparaissent désormais dans tous les secteurs de la vie nationale. Petit à petit, les Béninois percevront les résultats de ce travail de fond qui se fait au niveau du Pag (programme d’action du gouvernement). Cet homme a instauré une nouvelle ère  au Bénin et toute proportion gardée, nous pouvons affirmer que cette ère  nouvelle nous rappelle l’ère Meiji au Japon ou le temps d’administration Lincoln aux Etats-Unis ou tout simplement plus près  de nous le passage de Nelson Mandela aux affaires en Afrique du sud. Tout cela aboutira à n’en point douter à un bond qualitatif du Bénin dans sa lutte pour le développement. Quelques conseils ! Je voudrais donc, face à tout cela, apporter ma pierre à l’édifice sous forme de conseils. Pour nos Ecureuils, c’est maintenant que le plus dur reste à faire. En effet, à chaque Can, ils seront désormais attendus ! Ils n’ont plus le droit de descendre en dessous du niveau où ils se trouvent actuellement. Qui n’avance pas recule, dit l’adage! Donc, ils doivent progresser forcément. Le premier pas est de maintenir en place le staff dirigé par Michel Dussuyer pour que le travail de fond se poursuive. La force de notre équipe réside surtout dans sa défense. Cet acquis doit être maintenu et entretenu. Il s’agira par exemple de dédoubler les joueurs titulaires à chaque poste. Nous avons tous vu que la défaite des Ecureuils face aux Lions du Sénégal était due en partie à la sanction qui a suspendu Khaled Adenon de son poste. Le remplaçant, sans avoir démérité, n’avait pas l’expérience  de ce dernier !!! Par ailleurs, le point faible de notre onze national constituait l’attaque. Les attaquants vieillissant on devrait penser à les relever ! Tout de même une mention spéciale au gardien de but Saturnin Allagbé ! Pour réussir une telle mission, l’équipe de Michel Dussuyer, au-delà de la confiance et des moyens que le Bénin mettrait à sa disposition, devra parcourir tout le Bénin et même les lieux de résidence des Béninois de la diaspora et des binationaux  pour dénicher les ‘’oiseaux rares’’. L’espoir est permis ! Telle est notre profonde conviction n Par M. Albert Kiki Ministre Plénipotentiaire à la retraite* (Collaborateur extérieur*)
Sports 27 août 2019


Préliminaire aller Caf-Ligue des champions: Les Buffles du Borgou accrochés à Cotonou
Les Buffles du Borgou ont été contraints au nul (1-1) ce dimanche 11 août, au stade René Pleven de Cotonou, par l’Association sportive des Conducteurs de la Kozah (Asck). C’est dans le cadre du match aller des préliminaires de la ligue des champions de la Confédération africaine de football (Caf). Avec ce résultat, les coéquipiers de Nabil Yarou devront se battre pour obtenir une victoire  à Lomé ou éviter un nul vierge s’ils espérent se qualifier pour le prochain tour.
Champions en titre du Bénin, les Buffles du Borgou ont été accrochés (1-1), ce dimanche 11 août,au stade René Pleven de Cotonou, par l’Association sportive des Conducteurs de la Kozah (Asck) pour le compte du match aller des préliminaires de la ligue des champions de la Confédération africaine de football (Caf). Auteurs d’une prestation insipide, les poulains de Hamidou Harouna n’ont pas été à la hauteur de leurs adversaires. Présents dans tous les compartiments de jeu, les Togolais ont su imposer leur rythme aux Buffles du Borgou. Les joueurs de l’Asck vont même s’offrir les meilleures occasions au cours  des trente premières minutes de la rencontre. La pression des attaquants du club togolais va même contraindre le gardien de but des Buffles du Borgou à effectuer des sorties hasardeuses, provoquant des sueurs froides aux supporters. Mais, contre le cours de la partie, les Buffles du Borgou vont ouvrir le score sur penalty à la 42e minute. En effet, suite à une descente de la formation togolaise dans le camp béninois à la 40e minute, le capitaine des Buffles, Nabil Yarou récupère la balle et retrouve Florentin Gbemaïto  sur le flanc gauche de la défense togolaise. Celui-ci sert Abdel Bawa qui tente une incursion mais sera fauché par le gardien togolais Noble John.  Friday Martins transforme le penalty et donne l’avantage aux Buffles du Borgou. A 1-0, ils vont retourner aux vestiaires avec beaucoup plus de sérénité. A la reprise, les champions en titre du Bénin vont prendre le jeu à leur compte en se procurant quelques occasions de but. A la 57e minute, Fousseni Lazadi se passe des joueurs de l’Asck sur le flanc droit et sert Abdel Bawa qui compose avec Florentin Gbemaïto. Mais, ce dernier va rater son contrôle. Cinq minutes plus tard, Zakari Idrissou bien servi par Friday Martins verra sa frappe détournée sur la transversale par le gardien togolais. En manque de réussite, les Buffles du Borgou ne parviendront pas à doubler la mise.  Ils se feront surprendre à la 87e minute de jeu. Nabil Yarou, capitaine des Buflles Fc de Parakou et meilleur joueur de la saison dernière va commettre une bévue monumentale. Alors qu’il donnait une passe vers l’arrière à son gardien Chérif Deen Kakpo, le joueur de l’Asck Ismail Ouro-Agoro, va chiper la balle et égaliser pour l’Asck. C’est sur ce score de 1-1 que le juge central va siffler la fin de la rencontre. Le match retour est prévu pour le 25 août prochain à Lomé où les Buffles du Borgou devront batailler dur pour espérer se qualifier.
Sports 27 août 2019


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