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Nouvelles

Examen du BEPC 2018: Plus de 17 000 candidats planchent dans le Zou

Mahougnon Kakpo, ministre des Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, a procédé au lancement officiel des épreuves de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc 2018) au lycée Houffon d’Abomey dans le Zou. Au total, 17 074 candidats composent dans ce département.

Il est 8 h ce lundi matin au lycée Houffon d’Abomey. La délégation du ministre Kakpo Mahougnon est présente dans le centre d’examen pour procéder au lancement officiel des épreuves du Bepc 2018. La sirène donne le top des compositions. Les examinateurs et autres responsables du centre font des aller-retour sans cesse d’une salle à une autre pour que tout soit parfait et bien apprécié de l’autorité présente.
Dans les salles de composition, les candidats, visiblement stressés, sont déjà en place attendant les premières épreuves. Le ministre Kakpo et sa suite sont dans une salle de composition pour le lancement des épreuves. L’enveloppe contenant la première épreuve bien emballée est montrée aux candidats avant d’être ouverte. Il s’agit de l’épreuve de Communication écrite. Avant le top, l’autorité rappelle aux candidats quelques interdits à respecter durant cet examen. Mahougnon Kakpo met notamment l’accent sur l’utilisation du téléphone portable qui est strictement prohibé au cours de l’examen. Le candidat qui se fera prendre connaît bien la suite. Puis, il exhorte les candidats à la concentration et à faire face en toute sérénité aux épreuves qui ne sont que des questions relatives aux cours reçus en classe. « Le Bepc est un examen et tous les candidats peuvent être admis. Les épreuves n’ont rien de sorcier. C’est juste des questions sur le programme enseigné en classe. Il suffit de se concentrer et de bien répondre », a-t-il assuré avant de prendre congé d’eux.
Il est à noter qu’après les épreuves de Communication écrite et de Lecture dans la matinée, dans l’après-midi, c’est à l’épreuve d’histoire-géographie que les candidats ont été soumis. Ce mardi matin, ils auront à plancher en anglais.
Dans le département du Zou, sur le total 17 074 candidats, il y a 4 candidats malvoyants qui composent au Ceg 2 d’Abomey pour cet examen du Bepc session 2018?

Société 10 juil. 2018


Examen du BEPC 2018: Près de 17 000 candidats au charbon dans le Borgou

Dans le Borgou, c’est au Ceg Guéma que le préfet Djibril Mama Cissé a procédé au lancement des épreuves sur plan départemental.

A l’occasion de l’examen du Bepc, session de juillet 2018, au total, 16 884 candidats sont au charbon dans le département du Borgou, depuis ce lundi 9 juillet. Ils sont répartis dans 22 centres de composition y compris celui des aveugles et amblyopes de Parakou. Au Ceg Guéma de Parakou où a eu lieu le lancement sur le plan départemental, 44 salles accueillent les 1190 candidats inscrits et leurs 88 surveillants.
Il sonnait exactement 8 h, lorsque le préfet Djibril Mama Cissé assisté du maire de
Parakou, Charles Toko, et du directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, Ayouba Garba, a procédé au lancement de la première épreuve, celle de la Communication écrite.
« L’année scolaire a été sauvée in extremis, au grand bonheur de nous tous. L’Etat béninois et les enseignants ont joué leur partition. Reste maintenant que les candidats qui composent depuis ce lundi 9 juillet, jouent la leur », a recommandé le préfet. Avant de procéder au lancement, il les a d’abord rassurés. Il a indiqué que toutes les dispositions sécuritaires sont prises pour que l’examen se déroule normalement.
Invité à livrer ses impressions, le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, Ayouba Garba, n’a pas caché sa satisfaction. Sa joie, a-t-il expliqué, est d’autant plus grande que le lancement de cet examen s’est effectué sans difficulté dans le Borgou. A la clé, se réjouit-il, c’est l’année scolaire au niveau du premier cycle du secondaire qui vient ainsi d’être sauvée. Il garde l’espoir que les trois jours que durera l’examen se passeront également sans fausse note. « Les instructions pour qu’il en soit ainsi ont été données. Tous les acteurs impliqués dans l’organisation de cet examen ont été placés devant leurs responsabilités. Tous savent à quoi s’en tenir », a assuré Ayouba Garba. Il a également tenu à exhorter les candidats du Borgou à l’excellence scolaire. « C’est mon vœu, c'est d'être premier du Bénin. Nous avons travaillé en conséquence pour ça », a-t-il insisté.
La baisse de l’effectif constatée par rapport à l’année dernière (plus de 21 000 candidats en 2017) est due au succès massif qui avait été enregistré et aux réformes introduites cette année?

Société 10 juil. 2018


4e édition de Miss Tourisme Bénin: 17 candidates en lice pour une couronne !

Entamée depuis avril dernier, la quatrième édition de Miss Tourisme Bénin connaîtra son épilogue ce samedi 7 juillet, avec la soirée élective finale qui se tiendra à Cotonou. Cet événement vise à mettre sur orbite le patrimoine touristique et culturel du Bénin.

Dix-sept jeunes filles seront en compétition demain pour arracher la couronne de Miss Tourisme Bénin 2018. Un voyage à l'extérieur pour représenter le Bénin à Miss Tourism World grâce à l'accompagnement des différentes autorités en l’occurrence du ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports. La Miss qui sera élue représentera le Bénin à divers autres concours et événements ayant trait au tourisme. « Miss Tourisme Bénin est un concours de révélation, de valorisation et de promotion du patrimoine touristique et culturel du Bénin à travers la beauté et l'intelligence féminines », a expliqué le président du comité d’organisation Giscard Adjakpo, ingénieur en management de la culture et du tourisme.
L’événement se déroule en plusieurs phases dont l’étape de la présélection qui a eu lieu le 7 avril dernier, puis l'étape de tournage des spots vidéo sur les sites touristiques afin de les présenter au grand monde et inciter les potentiels touristes à venir au Bénin pour les visiter. « Cela fera booster le flux touristique de notre beau pays le Bénin, de développer notre tourisme et notre économie. C'est un projet qui va en droite ligne avec le Pag 2016-2021. Car le gouvernement actuellement met un point d'honneur sur le tourisme qui est un secteur porteur de richesses », précise Giscard Adjakpo.
Pour la soirée finale élective qui se tient demain, le président du comité d’organisation Giscard Adjakpo invite le public. Mais au-delà de l’événement de demain, il porte un vœu. « Que tous ceux qui trouvent que le tourisme est un secteur porteur d'emplois et de richesses soutiennent ce projet afin qu’il émerge davantage et se déroule toujours dans de bonnes conditions afin que, par leur soutien, nous puissions mettre encore en valeur notre pays, révéler ses richesses et ses ressources au monde entier. Soutenir ce projet, c'est soutenir le développement du tourisme ! », a-t-il formulé.

Culture 06 juil. 2018


Première audience publique de la Cour constitutionnelle: Une réussite en attendant la confrontation des parties promise

La machine est lancée. L'audience publique à la Cour constitutionnelle est déjà une réalité. Cette réforme introduite par la nouvelle mandature de la haute juridiction a donné le ton avec les douze décisions rendues jeudi 21 juin dernier sur coup. Mais la confrontation tant attendue a manqué à cette première audition. Hélas, les dossiers traités ne sont pas susceptibles de recours !

Une bonne performance pour une première édition. A cette allure, les requêtes à la Cour constitutionnelle seront traitées avec célérité. A l’entame de la première audience, jeudi 21 juin dernier, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a d’ailleurs exprimé sa joie de voir des citoyens et des avocats à cette audition qui replace les principes d’équité et d’égalité de tous devant la loi, au cœur des décisions de la haute juridiction. Seulement certains dossiers brûlants de cette première audience publique ne semblent pas avoir connu de mise en état, notamment les dossiers relatifs à la qualité et à la moralité de certains membres de la Cour constitutionnelle et celui relatif à l’exception d’inconstitutionnalité des articles soumis par Me Nicolin Assogba. Des débats publics sur ces dossiers auraient permis de mieux comprendre les prétentions des requérants. Au terme de l’audition, Me Nicolin Assogba s'est confié à propos de sa lecture de la décision rendue sur son dossier. Il a, en effet, soumis au contrôle de constitutionnalité, par voie d’exception de constitutionnalité soulevée au tribunal de première instance de Cotonou, les articles 212 et 260 du Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes en République du Bénin. Ces dispositions traitent de la possibilité pour le juge de faire comparaître personnellement les parties et de décider de recevoir ou non les pièces des parties. Selon lui, ces articles, en laissant autant de pouvoirs au juge seul, ne sont pas favorables au principe d’impartialité consacré par la Charte africaine des droits de l’Homme en l’occurrence en son article 6, laquelle charte fait partie intégrante de la Constitution et a donc valeur constitutionnelle. « La Cour a déclaré irrecevable l’exception que j’ai soulevée parce que les articles auraient déjà fait objet de contrôle à l’occasion de l’examen de la loi dans son entièreté suite à son vote. La Cour reste ainsi dans la jurisprudence classique qui est de considérer que lorsqu’un texte est contrôlé, tous ses articles sont conformes à la Constitution. Alors qu’il existe une autre école, une possibilité de reconsidérer des dispositions qui n’ont pas été expressément mentionnées lors du contrôle et qui n’ont pas autorité de la chose jugée. Toute exception soulevée dans ce sens pourrait être alors recevable », a expliqué l’avocat.
Par ailleurs, les citoyens auraient été mieux édifiés si les requérants dans les dossiers mettant en cause la moralité de certains membres de la Cour constitutionnelle avaient été écoutés, preuves matérielles à l’appui. En quoi le président de l’actuelle mandature de la Cour constitutionnelle a-t-il manqué d’intégrité ? Qu’est-ce qui prouve que le sage André Katari n’est pas de bonne réputation professionnelle? Les requérants avaient peut-être des preuves qui sont restées bien muettes. Ou, a contrario, ils diffamaient peut-être. Auquel cas ils s’exposeraient eux-mêmes à des poursuites?

Actualités 04 juil. 2018


Abdou Dieng, directeur régional du Programme alimentaire mondial: « Le président Talon n’a pas attendu l’aide avant de nourrir les écoliers »
[caption id="attachment_29767" align="alignnone" width="1024"]Le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme alimentaire mondial, Abdou Dieng[/caption]

Le directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme alimentaire mondial (Pam) a été reçu en audience, ce jeudi 28 juin à Cotonou, par le chef de l’Etat. Les échanges ont porté sur la coopération entre le gouvernement et cette institution avec pour point d’encrage, le programme des cantines scolaires.

« Nous avons passé en revue la coopération entre le gouvernement du Bénin et les Nations Unies en général et en particulier aussi entre le gouvernement et le Programme alimentaire mondial. Il y a un an, le président nous a confié de travailler sur le programme des cantines scolaires. Nous lui avions fait une évaluation de la première année et les perspectives pour les années à venir », a déclaré à sa sortie d’audience avec le chef de l’Etat, Abdou Dieng, directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Programme alimentaire mondial (Pam). 

Pour lui, ce programme est très apprécié au sein de son institution et il en a profité pour féliciter le président Patrice Talon « pour son leadership et son engagement d’avoir eu cette vision d’investir sur l’éducation en général à travers le programme des cantines scolaires et particulièrement dans les milieux ruraux». « Pour nous, poursuit-il, c’est un investissement dont le retour se verra dans les prochaines années ». Raison pour laquelle, il le « cite comme exemple et comme modèle en Afrique pour dire qu’au Bénin, le président n’a pas attendu de l’aide pour nourrir ses enfants à l’école». Mais au-delà de la nourriture et des aspects qu’on voit à l’école, estime Abdou Dieng, il y a lieu d’en faire un programme intégré. Il y voit d’ailleurs un potentiel, un marché et tout un volet lié à la nutrition et à l’hygiène au niveau des apprenants. Le gouvernement béninois est en partenariat avec les Nations Unies, et s’est-il engagé, il en a profité pour réitérer l’engagement des Onusiens à faire prospérer cette vision. Il a aussi souhaité qu’à compter de l’année prochaine, le programme aille plus loin pour ainsi devenir plus tard, un programme national qui toucherait toutes les écoles du Bénin.

Société 29 juin 2018


Débat d’orientation budgétaire au Parlement: Le budget général de l’Etat 2019 projeté à 1139,7 milliards F Cfa
[caption id="attachment_29758" align="alignnone" width="1024"]Les députés ont sacrifé à la tradition du débat d'orientation budgétaire[/caption]

Les députés ont sacrifié, ce jeudi 28 juin, à la tradition de débat d’orientation budgétaire, en prélude à l’élaboration du projet de budget général de l’Etat, gestion 2019. Lequel va tourner autour de 1139,7 milliards de F Cfa contre 1063,6 milliards de F Cfa en 2018, soit une hausse de 7,2 %.

Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2019-2021 et les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd) et autres étaient au cœur de la plénière de ce jeudi 28 juin au Parlement. Cette discussion s’inscrit dans le cadre de l’exercice annuel de débat d’orientation budgétaire prescrit par la loi organique relative aux lois de Finances (Lolf). Elle a surtout porté sur la situation économique et financière au cours de la période 2015-2018 et les perspectives économiques et financières sur le triennal 2019-2021. 

Le débat d’orientation a eu lieu devant le gouvernement représenté par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, et son collègue en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Occasion pour les députés d’exprimer leurs préoccupations et leurs attentes qu’ils souhaiteraient voir prendre en compte par le gouvernement lors de l’élaboration du projet de budget général de l’Etat, gestion 2019.
A l’issue de l’exercice de débat d’orientation budgétaire, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement a animé un point de presse au cours duquel il a fait la synthèse des travaux. Pour Abdoulaye Bio Tchané, les chiffres présentés à la Représentation nationale par le gouvernement traduisent une nette amélioration de la situation économique du Bénin. Selon lui, le taux de croissance a connu un bond significatif passant de 4 % en 2016 à 5,6 % en 2017. Cette amélioration est due à la performance enregistrée dans le secteur agricole où cette année, le Bénin a atteint une production record de coton de 600 000 tonnes, au dynamisme dans le secteur des Btp et à la reprise progressive des activités économiques au Nigeria. 
Par ailleurs, à en croire le ministre d’Etat, le Bénin a réussi à maîtriser l’inflation et à la maintenir autour de 0,1 % en 2017, largement en deçà de la norme de 3 % fixée dans le cadre de la surveillance multilatérale au sein des Etats membres de l’Union économique monétaire ouest-africaine (Uémoa). Mieux, Aboulaye Bio Tchané soutient que le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle reflète également la rigueur observée par le gouvernement dans la gestion des finances publiques.

Projets annoncés

Ainsi, le déficit budgétaire, dons compris, s’est établi à 5,9 % du Pib en 2017 contre 6,0 % en 2016. Cette réduction en deçà du niveau convenu avec le Fonds monétaire international (Fmi) se poursuit en 2018 avec la projection d’un déficit de 4,7 % du Produit intérieur brut (Pib) d’ici la fin de l’année. De même, les dépenses d’investissement public, vont connaître une hausse en 2018 par rapport au taux enregistré en 2017 du fait de la réalisation des études de faisabilité des projets et programmes du Pag. Le ministre d’Etat annonce que le budget 2019 sera en hausse et les perspectives de croissance économique sont prometteuses. Il en veut pour preuve l’évolution positive des indicateurs énumérés supra. Il pense qu’ils vont impacter le budget général de l’Etat pour les années à venir. Au regard du cadrage macroéconomique, il est projeté une hausse du 10,1 % du budget en moyenne sur la période 2019-2021. Pour ce qui est de la gestion 2019, le budget général de l’Etat va tourner autour de 1139,7 milliards de F Cfa contre 1063,6 milliards de F Cfa en 2018, soit une hausse de 7,2 %.
Concernant les investissements publics, il est annoncé une accélération des grands projets dans l’agriculture, les Btp, l’énergie, la santé, l’éducation, la culture et le tourisme. Ces projets portent, entre autres, sur le développement de nouvelles filières d’exportation et conventionnelles, notamment l’anacarde, l’ananas et le riz, la construction du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé et la voie expresse Glo-Togbin, l’asphaltage des rues des principales villes (660 Km), la construction des logements sociaux, la construction de la Cité administrative d’Abomey-Calavi, la construction de la Cité ministérielle de Cotonou. A tous ces projets, le ministre ajoute plusieurs autres dont la construction de l’hôpital de référence d’Abomey-Calavi, l’achèvement de la couverture du territoire en Internet haut et très haut débit, la modernisation et extension du Port de Cotonou, le Développement du parc Pendjari/W, la construction de stades communaux et départementaux, et création des académies de foot". Le ministre Abdoulaye Bio Tchnaé salue la qualité des interventions et leurs différentes contributions des députés, témoignant de la transparence et du caractère participatif qui entoure l’élaboration du budget 2019.

Actualités 29 juin 2018


Audience publique à la Cour constitutionnelle: Le retrait du droit de grève aux agents de la justice, la santé, entériné

Les secteurs de la justice, de la santé, de la sécurité et de la défense peuvent commencer à dire adieu au droit de grève. Lors de son hebdomadaire audience publique, ce jeudi 28 juin, la Cour des sept sages a déclaré conformes à la Constitution les lois récemment votées par le Parlement qui consacrent le retrait du droit de grève auxdits agents.

Nouveau revirement de la jurisprudence constitutionnelle. La sixième mandature de la Cour constitutionnelle vient de remettre en cause les décisions qui avaient été déclarées contraires à la Constitution le retrait du droit de grève aux agents de la justice et de la santé. Ce revirement est intervenu en réponse à une requête déposée à la Cour par Souliou Adjounvi et Juliette Kayassi pour recours en interprétation desdites décisions. Déclarant d’abord la requête irrecevable pour autorité de la chose jugée, la Cour s’est ensuite prononcée d’office sur les décisions. Ils laissent lire : « …Considérant que les fonctions de défense, de sécurité, de justice et de santé des personnes dévolues à l’Etat ne sauraient souffrir dans leur exercice d’aucune interruption, il est de l’essence et de l’existence de l’Etat que leur exercice soit continu, que l’exclusion à laquelle il est procédé vise aussi bien à sauvegarder l’intérêt général auquel l’exercice du droit de grève porte atteinte dans les secteurs vitaux de la vie sociale et de la protection des citoyens, qu’à maintenir l’existence de l’Etat ainsi que sa capacité à assurer les fonctions stratégiques et essentielles qu’au sein de la nation, nul corps, nul groupe de particuliers ne saurait exercer à titre principal… Il en résulte que la loi qui édicte de telles exclusions ou interdictions n’est pas contraire à la Constitution ». La décision ajoute qu’en ce qui concerne le secteur de la justice, la Constitution du 11 décembre 1990 érige la Justice en ses articles 124 et suivants en un pouvoir dans l’Etat dont les acteurs assurent l’exercice. « La cessation totale ou partielle, de courte ou de longue durée de l’exercice d’un pouvoir par ses titulaires, comme c’est le cas de la grève, se traduit en une vacance de ce pouvoir. Le régime de vacance de pouvoir régi par la Constitution est également prévu par la même Constitution. Considérant que la Constitution n’ayant ni prévu ni organisé dans son texte, les cas de vacance du pouvoir judiciaire, il ne peut être suppléé en accordant à ses acteurs le droit de grève. La loi qui exclut les acteurs de la justice, les magistrats, de l’exercice du droit de grève n’est pas contraire à la Constitution …». Pour corroborer sa logique, la Cour s’est appesanti sur les arguments soutenus par la 5e mandature de la Haute juridiction lorsqu’il s’est agi de déclarer conforme à la Constitution la loi n°2015-20 portant statut spécial du personnel des forces de sécurité publique et assimilés votée par l’Assemblée nationale le 2 avril 2015 dont l’article 25 dispose : « Les fonctionnaires, les forces de sécurité publique et assimilés sont tenus d’assurer leur mission en toutes circonstances et ne peuvent exercer le droit de grève ».

La recomposition du Csm homologuée

Par ailleurs, la Cour est revenue hier sur la décision de la mandature précédente qui a déclaré contraires à la Constitution, en raison de leur menace sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, les articles 1 et 2 de la loi organique n°2018-02 du 4 janvier 2018 relative au Conseil supérieur de la magistrature (Csm), lesquels articles réorganisent la composition du Csm. Cette décision aussi intervient suite au recours, déposé par les mêmes requérants Souliou Adjounvi et Juliette Kayassi, que la Cour a déclaré irrecevable pour autorité de la chose jugée avant de se prononcer d’office. Sont désormais conformes à la Constitution les articles 1 et 2 de la loi organique n°2018-02 du 4 janvier 2018 modifiant et complétant la loi organique n°94-027 du 18 mars 1999 relative au Conseil supérieur de la magistrature, l’article premier de la loi n° 2017-43 modifiant et complétant la loi n° 2015-18 du 1er septembre 2017, portant statut général de la Fonction publique votée par l’Assemblée nationale, le 28 décembre 2017 ; l’article 20 dernier alinéa de la loi n° 2018-01 portant statut de la magistrature en République du Bénin adoptée par l’Assemblée nationale, le 4 janvier 2018, et l’article 71 de la loi n°2017-42 portant statut du personnel de la police républicaine adoptée par l’Assemblée nationale le 28 décembre 2017?

Vers le déni de l’autorité de la chose jugée
L’autorité de la chose jugée se délite peu à peu à la Cour constitutionnelle avec la vague de revirements de jurisprudences constitutionnelles. En deux audiences publiques, déjà trois jurisprudences constitutionnelles remises en cause. Tantôt, la Cour se sert de l’autorité de la chose jugée pour déclarer irrecevables certaines requêtes sans chercher à connaître du fond de la requête. Tantôt, elle reconnait l’autorité de la chose jugée mais rapporte tout de même des décisions jugées et insusceptibles de recours. A cette allure, il est judicieux de se demander si les mêmes décisions rendues par la présente mandature de la Cour constitutionnelle ne seront pas remises en cause par la mandature suivante.
Là où le bât blesse, c’est que la Cour constitutionnelle s’en va ressembler à l’Exécutif où cette crise de remise en cause est fréquente. Au fil des régimes dans le pouvoir Exécutif au Bénin, on est habitué à voir chaque régime venir avec son programme et jeter à la poubelle les actions et programmes du régime précédent. Ce destin n’est pas souhaitable à la Haute juridiction, gardien du temple et chargée de la régulation des institutions?
A.P. A

Actualités 29 juin 2018


Examen du Cep 2018 : 21 109 candidats attendus dans 74 centres dans le Borgou

L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) démarre, lundi 2 juillet prochain, sur tout le territoire béninois. Au total, 21 109 candidats sont attendus dans le Borgou où sont prévus 74 centres de composition.

Le département du Borgou est quasi prêt pour l’organisation de l’examen du Cep qui commence lundi 2 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire national. Le matériel lourd, constitué des feuilles de composition, de brouillons et autres, a été déployé depuis quelques jours dans tous les centres de composition. De même, les listes des surveillants et des correcteurs ont été validées. Il ne reste que le matériel sensible notamment les épreuves à répartir dans les centres d’examen ouverts à travers le département.
Dans le Borgou, l’effectif des candidats à cet examen s’élève à 21 109 dont 10 135 filles. Ils seront répartis dans les 74 centres et 615 salles de composition.
Le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Borgou, Jacob Toudonou, s’est voulu confiant par rapport à la réussite de l’organisation mise en place. Pour ce qui est du niveau d’exécution des programmes d’études sur lesquels les apprenants seront évalués, il estime que ceux-ci n'ont pas d'inquiétude à se faire. Au sortir des mouvements de débrayage qui ont perturbé pendant près de trois mois le système éducatif béninois, explique-t-il, les enseignants se sont retrouvés pour procéder à une planification du reste de l’année scolaire et des situations d’apprentissage essentielles qu’ils devraient pouvoir atteindre pour autoriser les enfants à passer en classe supérieure ou à se présenter au Cep. Jacob Toudonou a alors saisi l’occasion pour remercier les enseignants qui se sont acharnés pour atteindre le seuil recommandé?

Société 28 juin 2018


Pour un incendie volontaire qui a fait trois morts (Cour d'assises d'Abomey, 28e dossier): Adjo Amaba écope de 20 ans de travaux forcés

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a examiné le dernier dossier inscrit au rôle, mardi 26 juin dernier. Il est relatif à un cas d’incendie volontaire qui a fait trois morts et dont est accusée dame Adjo Amaba. Elle est reconnue coupable par la cour qui l’a condamnée à 20 ans de travaux forcés.

Triste histoire que celle de cette famille décimée par le feu ! Elle est la preuve que ce n’est pas seulement les monstres qui sont capables de commettre des atrocités. Dans le village d’Agbon dans la commune de Bantè vivait une jeune famille paisible : l’homme, Epiphane Okpè, ses deux femmes: Bénédicte Agoli-Agbo (18 ans) et Adjo Amaba (22 ans). Cette dernière, de nationalité togolaise n’a pas eu la chance comme Bénédicte de connaître rapidement la maternité. Bénédicte a eu une fille, Gwladys.
Adjo, la Togolaise, est connue à Agbon comme vendeuse de Tchoukoutou, l’alcool local. Elle raconte que son infertilité faisait d’elle la risée de tous. Ce qui l’a poussée à abandonner cette activité. Elle est recluse à la maison. Même dans la maison, non plus, elle n’a la paix. La tension est fréquente entre elle et sa coépouse. Le foyer vacille sérieusement et devient un enfer pour Adjo. Un soir, le mari Epiphane est venu ramasser ses effets de sa case pour aller rejoindre Bénédicte. Elle est ainsi abandonnée, tel un vieil arbre sans oiseaux. Ni enfant ni mari ! Elle est seule et gagnée par le chagrin. Elle ne supporte pas et en est devenue mélancolique.
Le samedi 16 janvier 2016, son mari Epiphane vient nuitamment la voir dans sa case comme pour l’avertir. Il se serait adressé à elle en ces termes : « Adjo, maintenant qu’est-ce que tu veux ? Veux-tu vivre ou mourir ici ? ». Adjo répond : «Je suis désormais prête à tout ». Puis, le mari repart tranquillement se coucher dans la case de Bénédicte. Alors que dans la journée elle (Adjo) a demandé le lit à Epiphane, et a essuyé un refus catégorique de la part de ce dernier. Pour le mari, il n’y aura plus de sexe entre eux, car depuis trois ans qu’ils sont ensemble, pas un seul fruit n’est issu de leur lit.
Adjo s’est sentie humiliée. Elle est traversée rapidement par une pensée. Elle croit
qu’Epiphane va la tuer. Elle raconte devant la cour qu’elle en était sûre et certaine. Alors, elle s’est dit qu’elle ne sera pas seule à mourir. Il faut qu’ils partent tous alors. La jalousie prend le pas sur sa raison. Adjo veut en finir avec cette vie de solitude. Pour elle, c’est maintenant ou jamais. Elle pense mettre le feu à leur case. Elle attend minuit, que le mari et l’autre épouse s’endorment dans leur case pour passer à l’acte. Ainsi, elle cherche un bidon d’essence qu’elle répand à la porte, à la fenêtre. Et pour réussir son coup, elle prend soin de verrouiller la porte à l’extérieur avant de prendre la buchette d’allumette. Puis, boom ! Le feu emflamme la case, avec à l’intérieur le mari, Bénédicte et leur fille Gwladys.
Réveillé en sursaut par la suffocation, le mari réussit à sortir en passant par la fenêtre. Puis il y retourne pour sauver Bénédicte et la petite Gwladys toujours à l’intérieur prises aussi au piège du feu. Ils sont aussi aidés par les voisins.
Chose curieuse, Adjo qui dit avoir aussi l’envie de mourir face à cet enfer conjugal n’entre pas dans le feu qu’elle a allumé. Au contraire, après avoir mis le feu, elle va tranquillement se mettre à l’abri dans sa case. Elle a fui la scène macabre qu’elle a créée.
Transportés d’urgence à l’hôpital, les trois piégés vont tous mourir l’un après l’autre. C’est d’abord la petite Gwladys qui rend l’âme au cours du transport. Sa maman l’a suivie le 25 janvier et le père le 31 janvier. Tous ont péri des suites de leurs blessures et dans des conditions très atroces.

Remords ?

L’auteur du drame Adjo Amaba, devant la cour n’a pas caché ses remords. Elle dit avoir agi sous l'effet de la colère et qu’elle était certaine que le mari allait la tuer cette nuit-là. Et qu’elle-même était prête à mourir mais qu’elle n’a plus eu la force et le courage de se jeter dans le feu.
L’avocat général Pierre D.
Ahiffon fustige cet acte ignoble d’une coépouse qui avait bien l’intention d’exterminer toute la petite famille par jalousie. Elle choisit d’éliminer toute la famille en la faisant prendre au piège par le feu, causant une véritable tragédie dans le village d’Agbon.
C’est bien pour cela que l’acte de l’accusée Adjo doit être sévèrement sanctionné par la cour pour donner l’exemple, indique-t-il. Puis, dit-il, les trois éléments constitutifs des faits sont réunis pour les infractions d’incendie volontaire et d’assassinat. Requérant pour le cumul des infractions et non des peines, Pierre D. Ahiffon rappelle les dispositions des articles 295, 296, 297, 302 et 434 alinéa 1er du Code pénal, puis propose alors à la cour de condamner l’accusée Adjo Amaba aux travaux forcés à perpétuité.
La défense assurée par Me Yvon Détchénou a plaidé la clémence de la cour en faveur de l’accusée qui a regretté sincèrement son acte et qui a plutôt agi pour faire mal mais pas pour tuer. Me Détchénou invite la cour à la prudence pour faire la différence entre la volonté de tuer et de faire mal. Et c’est la réaction d’une jeune dame, à peine la vingtaine qui, parce que n’ayant pas connu la maternité, est humiliée même par son mari qui lui refuse le lit. Elle a des envies et désirs boudés et non satisfaits par le mari. Ainsi, socialement rejetée par tous, elle a eu le caprice de faire mal, pas pour tuer, plaide la défense qui demande la clémence de la cour pour permettre à l’accusée un retour dans la société. Une société qui l’a humiliée et refoulée.
Après une suspension, la cour présidée par Daniel d’Almeida revient rendre sa décision. Elle reconnaît Adjo Amaba coupable d’avoir volontairement mis le feu à la case de son époux. Un incendie qui a fait des morts. Une infraction prévue et punie par les lois notamment par le Code pénal en ses articles 434, 249, 36, 52, 55, 361 et autres. La cour l’a condamnée à 20 ans de travaux forcés. L’accusée âgée aujourd’hui de 24 ans vient de faire deux ans en prison. Elle aura à y passer encore les dix-huit prochaines années. Comme quoi, elle n’a pas pu échapper à son destin de solitude malgré tout?
Les faits

Le samedi 16 janvier 2016 à Agbon dans la commune de Bantè, alors que le nommé Epiphane Okpè dormait dans sa chambre avec son épouse Bénédicte Agoli-Agbo et leur fille Gwladys, sa deuxième femme, dame Adjo, a mis le feu à leur chambre, après l’avoir aspergée d’essence. Réveillé par les flammes, Epiphane a pu sortir de la chambre par la fenêtre qu’il a dû casser. Il y retourne ensuite pour en sortir son épouse Bénédicte et sa fille par la porte qu’il a défoncée de l’extérieur, en affrontant les flammes.
Tous les trois ont été grièvement brûlés par les flammes et ont été référés à l’hôpital de zone de Savalou puis au centre hospitalier départemental (Chd-Zou) à Abomey. Au cours du transport vers l’hôpital, la fillette Gwladys âgée à peine de deux ans a malheureusement succombé. Plus tard, sa mère Bénédicte
Agoli-Agbo et son père Epiphane Okpè sont aussi décédés des suites de leurs blessures.
L’accusée a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure. L’enquête de moralité la concernant ne lui est pas favorable et elle n’était pas en état de démence au moment des faits?
Composition de la cour

Président : Daniel d’Almeida
Assesseurs : Désiré P. Dato / Léopold Colli
Jurés : Prosper Z. Tossou, Romain Togni, Paul D. Glèlè et Marguerite H. Kossou

Avocat général : Pierre D. Ahiffon
Greffier : Etienne Ahonahin

Société 28 juin 2018


Audiences au Conseil économique et social: Social Watch et propriétaires de maisons chez Tabé Gbian
[caption id="attachment_29715" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille chez le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian[/caption]

Les membres du nouveau bureau de Social Watch Bénin et le Comité des propriétaires de maisons présumées affectées par le projet d’aménagement des berges lagunaires et celui de contournement nord-est de Cotonou ont été reçus, ce mardi 26 juin, par le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tabé Gbian.

Le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, a reçu en audience, ce mardi 26 juin, le nouveau bureau du Social Watch Bénin et le Comité des propriétaires de maisons présumées affectées par le projet d’aménagement des berges lagunaires et celui de contournement nord-est de Cotonou. 

La présidente du Social Watch Bénin, Blanche Sonon, a saisi l’occasion pour présenter les membres du nouveau bureau de ce réseau d’organisations non gouvernementales au président du Ces. Au terme d’une entrevue qui a duré une trentaine de minutes, Blanche Sonon s’est réjouie non seulement de l’accueil réservé par le président du Ces à son organisation mais aussi des conseils prodigués par ce dernier aux membres du nouveau bureau. Selon elle, Social Watch Bénin entend continuer à travailler en synergie avec le Conseil économique et social qui est un répondant direct de la population à la base dans notre pays. « Ce fut un réel plaisir pour nous de discuter avec le président du Ces qui est un partenaire privilégié de la Société civile à laquelle nous appartenons », a-t-elle déclaré. Elle souhaite que les relations entre le Social Watch Bénin et le Ces soient renforcées pour une veille citoyenne permanente.
Le président Augustin Tabé Gbian a également rencontré le Comité des propriétaires de maisons présumées affectées par les projets de l’aménagement des berges lagunaires et le projet de contournement nord-est de Cotonou. Selon le président de ce comité, Maurice Aguèmon, il s’est agi, lors de cette audience, de faire un plaidoyer relatif au site du projet afin de demander aux autorités de travailler à limiter les casses en perspective sur le site dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet. « Nous avons posé les problèmes des populations affectées par ces projets au président du Ces qui, sur le plan social, est le deuxième responsable d’institution concernée par le social », a-t-il déclaré. Il se dit satisfait des conseils du président Augustin Tabé Gbian et sollicite le soutien de toutes les institutions afin que cette situation soit décantée au grand bonheur des populations. A ce propos, Maurice Aguèmon et son comité s’engagent aux côtés du gouvernement pour la mise en œuvre des projets mais sollicitent l'indulgence de ce dernier.

Société 27 juin 2018


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