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Nouvelles

Scrutin apaisé dans le Zou: Talon en tête après les dépouillements

Pour la seconde fois en l’espace de deux semaines, les électeurs béninois étaient aux urnes. Dimanche 20 mars, c’était le second tour de l’élection présidentielle qui oppose les candidats Lionel Zinsou et Patrice Talon. C’est dans une atmosphère apaisée mais avec une participation relativement faible des électeurs qu’il s’est déroulé dans le département du Zou.

Les populations étaient conviées, dimanche 20 mars, à aller choisir le prochain président de la République parmi les deux candidats arrivés au second tour de l’élection présidentielle. A Bohicon, Abomey, Zogbodomey, Avogbana, Dan, Za-kpota, Agbangnizoun, des localités du département du Zou sillonnées, les populations étaient dans les bureaux de vote pour accomplir leur droit civique. Toutefois, il y a été constaté une participation relativement faible des populations pour le scrutin. Ayant déjà voté le 6 mars dernier, certains ont sans doute conjugué au passé ce scrutin présidentiel ignorant qu’il y avait un second tour. Pour d’autres, et ils sont nombreux, ce dimanche est un jour doublement sacré. D’abord, jour de culte et dimanche des Rameaux, jour donc de grande fête et de célébration dans les lieux de culte chrétien. Ainsi, pour beaucoup d’électeurs, le culte religieux passe forcément avant l’instant du vote. Conséquence : les bureaux de vote n’ont pas connu la grande mobilisation dans la matinée bien que les opérations de vote aient démarrée tôt, déjà à 7h.

A Adamè, Ahouanto, Sodohomè, Ponsa, à la Maison des Jeunes, au Lyteb, au CEG 1, au Lycée Mafory Bangoura, à Bohicon puis à Hounli, Djimè, Adjahito, Djègbé Vidolé, Agbodjannagan et au CEG 1 d’Abomey, les opérations de vote ont démarré entre 7h et 7h 10 et se sont déroulées dans de bonnes conditions, sans grandes difficultés. Les agents électoraux désormais habitués au processus, n’ont pas eu du mal à mettre en marche le processus. Matériels et agents de vote en place, l’opération n’a pas été confrontée à de sérieuses difficultés de façon générale. Sauf que dans la matinée, les électeurs ne sont pas tellement sortis.
A 11h, dans certains centres de vote comme ceux d’Agbodjannagan dans l’EPP groupe A, c’est le président du bureau de vote 1 qui prend la pause avant de s’assoupir sur la table. Un sommeil qui se prolonge avec le temps. Ce n’est qu’à l’arrivée sporadique d’un votant, qu’il est réveillé par les autres membres du bureau de vote. En face, au groupe B, c’est plutôt l’un des deux observateurs de la Cour constitutionnelle qui s’étend au sol sur un pagne avec son bébé. La jeune dame n’est nullement gênée, malgré son tee-shirt blanc frappé du logo de la Cour constitutionnelle parce que les électeurs sont bien rares au niveau de ce poste à cette heure. Il était 11h 57 mn.
Dans le bureau de vote de la place de l’Indépendance face à la préfecture à Abomey, le poste installé sous un gros arbre attend désespérément les électeurs. Son président, Maluvic Matché, informe qu’il n’y a que 20 inscrits. Et jusqu’à 12h 15mn, il n’a enregistré que 4 votants pour le compte des inscrits et 5 votants par dérogation.
Au CEG 1 d’Abomey, Borel Tchekpo, président du poste de vote N°2 déplore qu’à 13h17 que son poste soit à peine à 35% pour les 296 inscrits. Pareil pour le poste N°1 situé à côté où il n’y a que 297 inscrits et qui n’avait pas encore reçu 150 votants à la mi-journée.
A Agbangnizoun, la situation n’est guère reluisante. La faible mobilisation des électeurs a même préoccupé certains élus locaux qui se sont vus obligés de solliciter des crieurs publics pour battre le rappel des électeurs. Ici, si ce n’est pas les lieux de culte qui sont pointés du doigt, c’est qu’au lendemain des premières pluies, les paysans ont préféré se rendre aux champs pour les premières semences.
Le nouveau roi Houéhoun-Wêkêhon désormais sur le trône du roi Gbêhanzin Aiyiidjrê était à l’EPP de Djimè. Accompagné des membres de sa cour, il a tenu à accomplir son devoir civique. Quelle scène insolite qu’un roi sorte de son palais, pour voter ! A son retour, il croise le maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè venu pour s’assurer du déroulement des opérations de vote dans ce centre de Djimè. Avec sa délégation, le maire d’Abomey est resté à l’entrée des bureaux de vote pour s’enquérir de l’évolution des opérations.

Talon en tête selon les premières tendances

Ici à Abomey comme à Bohicon, les tendances pour le moment donnent Patrice Talon en tête du second tour de l’élection du dimanche 20 mars, après le dépouillement effectué dans la plupart des bureaux de vote dans les deux villes.
La situation est identique dans les communes de Zogbodomey et de Djidja. La plupart des bureaux de vote parcourus placent également le candidat Patrice Talon en tête après le dépouillement.
Et, comme au premier tour, les résultats bruts du dépouillement ont provoqué des scènes de liesse populaire à travers Bohicon et Abomey. Coups de klaxon et cris de joies ont retenti dans ces deux villes à l’annonce des chiffres bien qu’ils ne soient que bruts. ?

Actualités 21 mars 2016


Théodore Holo, président de la Cour constitutionnelle: S’assurer que tout se déroule conformément aux exigences de la loi

Dans sa mission de s’assurer de la régularité de l’élection, le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a parcouru quelques postes de vote. Rencontré au Ceg Océan, il a bien voulu se prêter à quelques questions.

La Nation : Qu’est-ce qui explique votre présence au Ceg Océan ?

Théodore Holo : « La Cour constitutionnelle doit veiller à la régularité des élections. Nous avons déployé nos délégués dans les différents postes de vote. Ma visite au Ceg Océan vise à m’assurer que ces délégués sont présents et que le processus se déroule conformément aux exigences de la loi. Ce que j’ai pu observer, me rassure sur le respect des exigences du Code électoral. J’ai constaté que le scrutin se déroule dans la discipline, la sérénité et dans un climat apaisé. Mon souhait est qu’il en soit ainsi dans les différents postes de vote sur toute l’étendue du territoire national puisqu’il s’agit de choisir en toute liberté, celui qui aura la charge pendant cinq ans, d’incarner le destin de notre pays. Il faut qu’il soit réellement l’expression de la volonté populaire. Voilà pourquoi, nous devons nous assurer qu’il n’y a pas de tripatouillage dans le processus de désignation du prochain président de la République afin que ce dernier puisse bénéficier de la légitimité utile pour accomplir sa mission. Pour ce que j’ai pu observer, tout se passe bien.

Si tout se passe bien au second tour, la Cour constitutionnelle pourrait-elle proclamer les résultats au cours de cette semaine?

La Cour constitutionnelle ne donne pas les résultats sur la base des informations recueillies çà et là. Elle doit procéder à la vérification des plis électoraux des différents postes de vote. Et naturellement, cela prend du temps. N’oubliez pas que nous avons à peu près, quatre millions sept cent mille électeurs. Il est vrai qu’il y aura des abstentions. Mais tous les bulletins et feuilles de dépouillement doivent être vérifiés un à un. Et ce n’est qu’après cela, que nous procédons à la vérification des données mentionnées sur les feuilles de dépouillement pour voir si elles sont conformes aux exigences du Code électoral. C’est après que ceci est envoyé au service informatique qui se chargera de la saisie et de la sommation. C’est de ce travail que sortiront les résultats définitifs. S’il suffisait seulement de nous fonder sur la compilation des chiffres issus des bureaux de vote, les résultats pouvaient être donnés dans les heures qui suivent la fermeture des bureaux de vote. Mais ces résultats traduiront-ils réellement l’expression du suffrage de nos compatriotes ? Nous devons nous en assurer par ce travail de vérification et c’est cela qui prend du temps. La tradition depuis le renouveau démocratique est que les résultats sont proclamés une semaine après le scrutin. Par conséquent, cette règle sera également respectée pour cette élection pour éviter la précipitation, pour éviter que nous travaillions sans tenir compte de tous les éléments des différents dossiers qui nous seront affectés. Quand on nous envoie les bulletins nuls, nous devons nous assurer qu’ils le sont effectivement. Le travail à faire concerne également les feuilles de dépouillement des compatriotes de la diaspora. ?

Actualités 21 mars 2016


Vote du candidat Patrice Talon: Dans l’enthousiasme et la satisfaction

Le candidat Patrice Talon a voté dimanche 20 mars dans l’enceinte de l’EPP Charles Guillot de Cotonou au poste de vote 2 de Zongo Ehuzu, un peu avant midi. Son arrivée sur les lieux a draîné un monde impressionnant scandant des slogans en son honneur.

Très forte mobilisation, dimanche 20 mars, autour du candidat au second tour de l’élection présidentielle, Patrice Talon. Il sonnait environ 11h 50 mn lorsqu’une sirène retentit. Ovations nourries et vivats débordants ont marqué l’assistance. Les regards de curieux étaient portés sur la voie pavée qui menait vers l’Ecole primaire publique de Charles Guillot à Zongo.

En effet, c’est au même endroit que le candidat avait voté lors du premier tour de l’élection présidentielle qu’il s’est dirigé. Un peu plus tôt, c’est l’entrée de Candide Azannaï et des autres lieutenants du candidat dans le centre de vote qui a confirmé l’imminence de son arrivée. Quelques minutes plus tard donc, il fit son irruption sur les lieux, bien entouré par des gardes, avant de se diriger vers le poste de vote pour accomplir son devoir civique. Après avoir fini de voter, il a accepté de confier ses impressions à la presse.
« J’éprouve un sentiment de grande satisfaction et de fierté. J’invite tous mes compatriotes à sortir pour accomplir cet acte qui nous honore tous. C’est formidable. C’est un plaisir. Je profite pour féliciter la Céna et la Cour constitutionnelle pour la qualité de l’organisation ».?

Actualités 21 mars 2016


Face à face Lionel Zinsou-Patrice Talon: Les positions des deux candidats sur les réformes institutionnelles

Prévu dans le cadre du second tour de l’élection présidentielle de dimanche prochain, le face à face entre les deux candidats qualifiés Lionel Zinsou et Patrice Talon a eu lieu jeudi 17 mars sur les antennes de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB). Entre autres sujets abordés, les questions relatives à la gouvernance du pays et aux réformes institutionnelles.

«Il faut des réformes profondes dans les domaines de la politique, de l’économie et du social pour un Nouveau départ». C’est par cette affirmation que le candidat de la Rupture Patrice Talon, le premier à qui les journalistes Georges Amlon et Benjamin Agon qui animaient le débat, a planté le décor. Pour lui, le Bénin va mal. D’où faut-il redonner confiance aux Béninois et améliorer leur bien-être et opérer des réformes. De son côté, le candidat de l’alliance dite républicaine Lionel Zinsou estime que le Bénin gagnant qu’il propose aux Béninois, est de construire un pays qui gagne dans tous les secteurs d’activités. Mais avant d’atteindre cet objectif, il faut selon lui une solidarité nationale pour donner aux fils et filles du Bénin une égalité de chance.

Pour Patrice Talon, il y a aujourd’hui, une crise de confiance des Béninois vis-à-vis des institutions de la République. Et pour illustrer cette affirmation, il prend l’exemple de l’angoisse et l’inquiétude des Béninois qui après la proclamation des grandes tendances du premier tour de la présidentielle du 6 mars dernier par la Commission électorale nationale autonome (Cena) attendaient impatiemment les résultats la Cour constitutionnelle. C’est pourquoi, pour le prochain quinquennat, il propose des réformes au niveau de toutes ces institutions de l’Etat afin de redonner confiance aux citoyens béninois. Autrement dit, revoir le mode de désignation des membres de ces institutions de l’Etat, leur fonctionnement et surtout leur indépendance. Patrice Talon estime qu’avec les dérives observées au niveau de l’Exécutif, il va falloir encadrer son pouvoir pour qu’il ne cherche plus à avoir la main mise sur les autres institutions républicaines.
Le candidat Lionel Zinsou pour sa part salue le travail que font ses institutions qu’il faut aujourd’hui respecter. A son avis, il y a lieu de consolider ces institutions et redorer leur image.
Dans le domaine de la Santé, le candidat de l’alliance dite républicaine estime qu’il faut réhabiliter les services du Centre national hospitalier et universitaire, améliorer les conditions de travail du personnel de santé et assurer une meilleure formation des agents de santé. Il faut également selon lui construire des infrastructures sanitaires dans les différentes régions du pays.
Patrice Talon de son côté trouve qu’il y a différentes catégories de Béninois qui reçoivent des soins de santé. La grande masse de ces catégories est composée des artisans et les producteurs qui n’ont aucune couverture sanitaire. Contrairement au niveau des villes où les fonctionnaires ont un minimum qu’il faut pour se soigner, c’est un dénuement total dans les villages et les hameaux. Il faudra selon lui, mettre en place des programmes qui puissent permettre aux plus démunis de se soigner à moindre coût.

Actualités 18 mars 2016


Conseil des ministres: Des mesures incitatives aux titre de la campagne agricole 2016-2017

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 15 mars 2016, sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le président de la République a fait observer une minute de silence en mémoire de nos frères et sœurs Ivoiriens tombés lors de l’attaque terroriste du Grand Bassam. Le Conseil des ministres a condamné cet acte inacceptable et présenté les condoléances du peuple et du gouvernement du Bénin à ceux de la Côte d’Ivoire éplorés. A cet effet, le Conseil des ministres décrète une journée de deuil national avec la mise en berne des drapeaux à partir de ce jour mardi 15 mars 2016 à minuit.
Le Conseil a examiné en priorité trois (03) dossiers relatifs à l’agriculture, à l’urbanisme et aux finances.
Dans le domaine de l’agriculture, le ministre en charge du secteur a fait au Conseil des ministres un compte rendu sur les mesures urgentes à prendre pour contrer l’impact des effets néfastes de la détérioration du climat sur la production agricole.
De ce compte rendu, il ressort que le Bénin a adhéré au Programme économique mondial pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) afin d’accélérer l’élimination de la pauvreté tout en renforçant la sécurité humaine et l’accès aux infrastructures et services de base (eau, énergie, foncier, justice, etc.) en milieu rural.
Depuis la reprise de la filière coton par l’Etat, l’engouement des producteurs qui s’est traduit par l’augmentation des superficies emblavées (de 208.057 ha en 2012 à 405.400 ha en 2015) a permis d’injecter directement plus de 137.465.525.503 FCFA en milieu paysan. Ceci a contribué à l’amélioration du pouvoir d’achat des producteurs, à la dynamisation de l’économie dans le monde rural et à la lutte contre la pauvreté.
Dans le souci de soutenir davantage l’effort des producteurs aussi bien de coton que de vivriers (ananas, maïs, riz, etc.), le gouvernement de son Excellence le Dr Boni Yayi en analysant l’impact négatif des variations climatiques sur les niveaux de production de la campagne 2015-2016, a décidé de prendre des mesures incitatives au titre de la campagne 2016-2017. Il s’agit notamment de :
- Maintenir le prix d’achat de coton graine aux producteurs à 260 FCFA le kilogramme pour le 1er choix et à 210 FCFA le kilogramme pour le 2e choix ;
- Maintenir le prix de cession des engrais à 240 FCFA le kilogramme soit douze mille (12 000) FCFA le sac de 50 kg ;
- Reconduire le prix de cession des pesticides (insecticides et herbicides) comme suit :

- Herbicides
• total : 3500 FCFA/litre ;
• sélectif : 5000 FCFA/litre.

- Insecticides
• 1ère fenêtre : 5 000 FCFA par traitement ;
• 2e fenêtre : 7 200 FCFA par traitement;
• 3e fenêtre : 5000 FCFA par traitement.
Pour ce qui concerne les engrais (NPK et Urée) et les herbicides, le gouvernement a décidé de consentir un appui exceptionnel par la prise en charge de la moitié (50%) des consommations réelles de chaque producteur au titre de la campagne 2016-2017. Cette mesure spéciale, dont les modalités de mise en œuvre seront étudiées par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) coûtera (outre la subvention habituelle sur le prix d’achat de coton graine et de cession des engrais qui s’élève à plus de 20 000 000 000 Fcfa environ 12 500 000 000 Fcfa à l’Etat au titre de ladite campagne agricole. Ces incidences financières seront prises en charge par le gouvernement actuel.
Pour soutenir davantage l’accès à la mécanisation agricole, le gouvernement a décidé de mettre gracieusement à nouveau cent (100) tracteurs à la disposition des producteurs agricoles au titre de la campagne 2016-2017. Les critères d’attribution de ces tracteurs seront également définis par le ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP).
Pour accompagner les producteurs de la zone des 2KP (Kérou, Kouandé et Péhunco), le gouvernement a autorisé la construction d’une usine d’égrenage de coton à Kérou. Les travaux de cette usine ont démarré depuis le mois de février 2016 par la société Fludor Sa.
En outre, en application du milliard accordé pour la gestion de la transhumance il est retenu :
- une subvention de la campagne de vaccination à hauteur de 60% sur la dose vaccinale soit 350.000.000 Fcfa ;
- la mise à disposition d’un fonds de 250.000.000 Fcfa pour l’aménagement des aires de pâtures et la sécurisation des couloirs de transhumance ;
- l’appui aux frais de sécurité pour le dispositif de veille d’un montant de 50.000.000 Fcfa.
Au regard de toutes ces mesures, le gouvernement tout en réitérant ses encouragements aux braves productrices et producteurs agricoles ainsi qu’aux éleveurs, les exhorte au respect des itinéraires techniques de production, des couloirs de transhumance et à la diversification des productions agricoles.
Par ailleurs, le payement de la dernière décade du mois de janvier aux cotonculteurs de la commune de Banikoara, qui s’élève à 3.787.977.861 Fcfa interviendra à partir du mercredi 16 mars 2016. Le Gouvernement invite par conséquent tous les cotonculteurs de Banikoara à se rendre dès demain à la recette perception de Banikoara pour entrer en possession de leur fonds.
En effet, l’économie rurale dont le développement implique l’accroissement continu de la production agricole et l’amélioration de l’élevage, requiert de manière particulière l’attention du gouvernement. Ainsi, les mesures ci-dessus prises sont l’expression de cette attention et de la solidarité de toute la nation envers les paysans et les éleveurs pour l’amélioration continue de leurs conditions de vie et de travail.
Dans le domaine de l’Urbanisme, le ministre en charge du secteur a informé le Conseil de l’accord intervenu entre la Banque ouest africaine de Développement (BOAD) et notre pays pour le financement du pavage et de l’assainissement de vingt (20) villes suivantes d’une part :
1. Adja-Ouèrè ;
2. Adjara ;
3. Adjohoun ;
4. Agbangnizoun ;
5. Aguégués ;
6. Akpro-Missérété ;
7. Boukoumbé ;
8. Cobly ;
9. Dangbo ;
10. Kouandé ;
11. N’dali ;
12. Nikki ;
13. Ouassa-Péhunco ;
14. Ouinhi ;
15. Pèrèrè ;
16. Sinendé ;
17. Sô-Ava ;
18. Tori-Bossito ;
19. Toucountouna ;
20. Zagnanado ;
et d’autre part de la construction des collecteurs d’assainissement à Malanville en vue d’évacuer les eaux pluviales vers les exutoires naturels.
Dans le domaine des finances, le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, a présenté au Conseil des ministres qui les a adoptés, deux (02) communications relatives à :
- l’appui à divers organes de presse pour la mise en œuvre de la campagne de communication relative à la promotion des actions du gouvernement dans le cadre de la construction et la réhabilitation de 2.000 km linéaires de routes en mode PPP ;
- le préfinancement complémentaire sur les ressources du budget national des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Comé-Lokossa-Dogbo et de la bretelle Zounhoue-Athiémé-Frontière du Togo et l’émission d’une garantie adossée aux titres d’Etat pour assurer le remboursement du crédit contracté par l’entreprise Ebomaf dans le cadre du préfinancement des travaux d’achèvement de la route Comé-Lokossa-Dogbo et de la bretelle Zounhoue-Athiémé-Frontière du Togo ?

Enfin, la nomination suivante a été prononcée :

Au Ministère de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières et du Développement des Energies renouvelables, sur proposition du ministre :

Conseiller technique à l’Energie : monsieur Charles Koumakplé.

Fait à Cotonou, le 15 mars 2016

Le secrétaire général du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 18 mars 2016


Analyse des conflits, dialogue et médiation: Wanep Bénin outille 25 femmes médiatrices à Porto-Novo

Avec l’appui financier de la Giz, le Réseau ouest-africain pour l’édification et la paix (Wanep Bénin) forme depuis jeudi 17 mars à Porto-Novo, 25 femmes à la fonction de médiatrice en matière d’analyse des conflits, de dialogue et de médiation. Cette formation qui s’achève ce jour s‘inscrit dans le cadre de la célébration par l’Ong de l’édition 2016 de la Journée internationale de la femme.

La Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année vise à se pencher sur les droits de la gent féminine. Le thème de cette année est intitulé «Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes». Ce thème vise à impulser un mouvement d’ensemble pour la promotion des domaines où l’égalité des sexes demeure encore un vœu pieux comme celui de l’implication des femmes dans les processus de paix et de médiation. Très peu de femmes sont associées au niveau international, aux médiations et négociations d’accord de paix. Et ce malgré la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour les femmes, la paix et les efforts de l’ONU. Il en est de même au Bénin où les femmes ne sont pas souvent impliquées dans des activités de médiation du fait d’un manque de formation en cette thématique de dialogue et de médiation. C’est donc pour inverser la tendance que Wanep Bénin a initié le programme Wipnet avec l’appui financier de la Giz. Lequel programme a organisé au profit de 92 femmes béninoises provenant des différentes localités du Bénin une formation de niveau 1. Trente d'entre elles vont bénéficier ensuite en 2015 d'une formation de niveau 2 afin d’améliorer leur pratique de la médiation. Ces femmes médiatrices communautaires sont installées dans leurs différentes localités afin d’aider à la gestion pacifique des conflits au sein de leurs communautés.
Wanep Bénin a décidé d’étendre son initiative aux départements jusqu’ici non touchées par les premières formations à savoir l’Ouémé, le Plateau, le Mono et l’Atlantique. L’Ong a convié depuis jeudi 17 mars, 25 femmes provenant de ces départements pour les doter elles aussi des capacités théoriques sur l’analyse des conflits et quelques méthodes de gestion des conflits dont la médiation.
Pour le compte de la journée d’hier, les participantes ont été outillées sur comment comprendre et analyser les conflits dans leurs différentes formes. Elles recevront au cours de cette dernière journée, les notions sur les techniques de dialogue et de médiation.
Maryse Ahanhanzo-Glèlè, chargée de programme au Wanep Bénin a insisté sur l’importance des médiatrices communautaires dans un pays, une localité et une communauté. Selon elle, l’objectif final de cette activité est d’avoir une médiatrice par commune.
Il faut souligner que les participantes proviennent des Centrales et confédérations syndicales actives au Bénin, des centres sociaux, de la Société civile, des Conseils municipaux, communaux et locaux et des acteurs du secteur de la santé.

Actualités 18 mars 2016


Supposé consigne de vote de la Conférence épiscopale du Bénin : L’archevêque de Cotonou réaffirme la neutralité de l’Eglise catholique

L’archevêque de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé a fait une déclaration de presse, jeudi 17 mars au siège de la Conférence épiscopale du Bénin (CEB). Il a rappelé une fois de plus que l’Eglise catholique reste impartiale et neutre quant au choix que ses fils seront appelés à effectuer au second tour de l’élection présidentielle du 20 mars prochain.

L’archevêque de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé clarifie et reprécise la position neutre de l’Eglise catholique quant au second tour de la présidentielle de dimanche 20 mars prochain. Dans une déclaration rendue publique jeudi 17 mars, il a invité chaque Béninois et Béninoise à voter pour le candidat de son choix.
Le président de la Conférence épiscopale du Bénin entend, par cette sortie, rétablir la vérité et dire à nouveau qu’il ne revient pas à l’Eglise catholique de donner des consignes de vote aux citoyens pour les élections.
Par ailleurs, il souhaite que le second tour de l’élection présidentielle se déroule normalement. « En ce moment, ma préoccupation comme celle de tous les Béninois et Béninoises est que le second tour de l’élection présidentielle se déroule dans la paix, la concorde et l’unité nationale», a affirmé l’archevêque de Cotonou. « Le monde entier a félicité le Bénin pour le premier tour de l’élection présidentielle», a-t-il déclaré.
Somme toute, Mgr Antoine Ganyé invite les fils et filles du Bénin à œuvrer pour la paix, l’unité nationale et le développement de la patrie. Aussi, a-t-il exhorté le peuple à réitérer l’exploit d’un second tour « libre et pacifique où le vaincu félicite le vainqueur et lui tend la main ». ¦

Actualités 18 mars 2016


Campagne électorale pour le 2nd tour de la présidentielle: Patrice Talon boucle l’Ouémé et Ifangni

Le candidat Patrice Talon a écumé jeudi 17 mars plusieurs communes du département de l’Ouémé et Ifangni. Il est allé à nouveau à la conquête des électeurs pour le compte du second round de l’élection présidentielle du 20 mars prochain. L’homme d’affaires a bénéficié au cours de son périple politique du renfort de certains des candidats recalés lors du premier tour et membres de la coalition de la Rupture dont Sébastien Germain Ajavon.

Le stade Charles de Gaulles de Porto-Novo a été jeudi 17 mars la dernière étape de la tournée de campagne électorale du candidat Patrice Talon en lice pour le second tour de la présidentielle du 20 mars prochain. Laquelle tournée l’a conduit successivement dans les communes d’Ifangni, d’Adjohoun, de Dangbo, d’Avrankou et d’Adjarra. Le candidat de la coalition de la Rupture avait à ses côtés certains de ces collègues candidats recalés au premier tour du scrutin dont Sébastien Germain Ajavon, Soulé Issa Badarou, Richard Sènou et Simon-Pierre Adovèlandé. A chacune des étapes de ce périple, le discours du candidat est resté le même. Patrice Talon, demande aux populations de ne pas avoir peur. Il sera à la hauteur de la mission. Il dit avoir les capacités nécessaires pour relever les défis de développement du Bénin, à savoir la création de la richesse, la réduction du taux de chômage des jeunes, la résorption du problème de l’énergie et autres. « Je promets de sortir le Bénin de la misère et de la honte », s’engage le candidat Patrice Talon. «Je vais faire lever à partir du 6 avril prochain un nouveau soleil sur le Bénin et faire renaître l’espoir », poursuit-il dans son intervention tantôt en langue française et tantôt en fon ou en goun. Principalement aux populations de Porto-Novo, sa belle famille, dit-il puisque sa femme est native de cette ville, il leur donne rendez-vous au soir de son mandat s’il est élu, pour apprécier ses réalisations au profit de cette capitale. Il s’engage à donner à Porto-Novo une image digne d’une capitale d’un pays. Patrice Talon demande aux populations de réaliser davantage l’exploit lors du premier tour du scrutin le 13 mars dernier en votant massivement pour lui le dimanche 20 mars prochain. Il dit espérer 90% des suffrages de Porto-Novo pour le motiver davantage à sceller le partenariat entre lui et la ville capitale. L’élection de Patrice Talon sera le signal fort de Dieu pour dire que Porto-Novo ne sera plus jamais dans l’Opposition, a souligné Sébastien Ajavon. Le chantre de la Vague bleue sorti 3e du premier tour, a félicité les électeurs de la ville capitale pour leur vote massif à Patrice Talon et à lui, mettant ainsi en déroute ceux qui prétendent être les détenteurs du titre foncier de la chose politique à Porto-Novo.
Ils s’engagent pour la rupture avec un nouveau départ et une nouvelle conscience. ¦





Politique 18 mars 2016


Second tour du scrutin présidentiel au Bénin: La Haac dévoile les conditions de déroulement du débat radiotélévisé

Prévu pour se tenir ce jour jeudi 17 mars à partir de 21 heures sur les antennes de l’Office de radio et télévision du Bénin (Ortb) après l’édition du journal de 20 heures, les conditions de déroulement du débat radiotélévisé ont été dévoilées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac). C’était au cours d’un point de presse qui a eu lieu, mercredi 16 mars, dans les locaux de l’institution à Cotonou.

Comme au premier tour de l’élection présidentielle où les candidats ont présenté, par eux-mêmes, leurs projets de société au cours de l’émission «Moi, président» en présence d’un duo de journalistes de l’Ortb, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) dans sa décision N°16-012/Haac du 2 février en son article 21 nouveau, a prévu qu’il sera organisé pour le second tour, un débat radiotélévisé de quatre-vingt-dix (90) minutes entre les deux candidats. A cet effet, les dispositions ont été prises pour permettre aux candidats de mieux présenter leur vision pour le Bénin et par conséquent, aux populations les éléments d’appréciation pouvant fonder ou justifier leur choix.

En effet, il a été retenu après les échanges avec les représentants des candidats et à l’issue de la conférence de production avec les techniciens de l’Ortb des dispositions dont la présence d’une minuterie visible qui affiche le temps de parole de chaque intervenant, l’interdiction de plan d’écoute, la mise en place d’un cadre de confort, l’option de la position assise et la répartition de la parole. Ainsi, au nombre des thèmes qui seront abordés, il y a, ‘’le bien-être du citoyen ; la jeunesse et l’éducation, l’économie, la gouvernance et la politique étrangère’’.
Selon, le conseiller Romaric Kessou, président de la commission temporaire, les journalistes, au cours de cette amission, sont avant tout des modérateurs et doivent par conséquent permettre aux candidats de développer leurs idées, éviter les interruptions tous azimuts, faire preuve de professionnalisme et mettre en évidence les attentes des populations afin de relancer le débat quand il s’enlise. Quant aux candidats, poursuit-il, il est exigé d’eux la ponctualité (les candidats sont présents une heure avant le démarrage de l’émission), la courtoisie et la convivialité. Pour ce faire, dit-il, ils doivent éviter les attaques personnelles, car le plus important est de présenter leur projet de société et leur vision au peuple béninois.
Pour sa part, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), Adam Boni Tessi, n’a pas manqué de remercier l’ensemble des organes de presse présents. Il les a exhortés à faire en sorte que le plus de Béninois soient informés des dispositions prises afin que,
«ce jeudi 17 mars soit un grand jour, un nouveau jour à la fois pour la Haac et les organes de presse à travers les journalistes Georges Amlon de l’Ortb et Benjamin Agon de Radio Tokpa dans l’atteinte des objectifs fixés pour cette élection présidentielle».

Actualités 17 mars 2016


Epidémie de fièvre Lassa: Aucun cas confirmé dans l’Atacora-Donga

Ebranlé en 2014 par des cas de fièvre Lassa, le département de l’Atacora a été une fois pointé du doigt dès la résurgence de l’épidémie en début de cette année. Mais force est de constater qu’à cette date, aucun cas n’est confirmé en dépit des nombreuses alertes.

Tout est parti le 22 janvier dernier d’un cas suspect de décès de fièvre Lassa survenu à l’hôpital de zone de Tchaourou. La défunte enceinte aurait présenté des signes proches d’une menace d’accouchement ou d’avortement le 3 janvier 2016, selon la Direction départementale de la Santé de l’Atacora-Donga. Native du village de Kounadogou dans la commune de Boukombé, son inhumation dans la Cité des tatas après le transfèrement du corps par taxi a suscité des interrogations au niveau des autorités sanitaires qui dépêcheront une équipe sur le terrain pour des investigations. Suite aux éventuels contacts des proches avec le corps, neufs sujets contacts ont été recensés. Dans un contexte où l’alerte a été lancée quant à la surveillance d’éventuels cas suspects, ces sujets ont été mis en observation et ont affiché par la suite une bonne santé apparente, sans fièvre et sans autre signe évocateur.

Par ailleurs cinq cas alertes ont été enregistrés dans les communes de Tanguiéta, Natitingou, Péhunco, Djougou et Bassila. Mais selon l’algorithme et en respectant les définitions de cas, il s’agit de fausses alertes, de l’avis de Dr N’Koué Nekoua M’po, directeur départemental de la Santé Atacora-Donga. Le département de l’Atacora qui a été la porte d’entrée de cettefièvre hémorragique importée du Nigeria du fait de sa proximité est indemne. Ebranlé en 2014 par l’épidémie qui a connu une propagation rapide, le département de l’Atacora n’a connu à cette date aucun cas. De quoi flatter l’orgueil des autorités sanitaires et de tous les agents de santé à qui Dr N’Koué Nekoua M’po décerne un satisfecit. Mieux il dispose, indique le directeur départemental, d’un stock de 1900 comprimés et de 100 ampoules de Ribavirine utilisée dans le traitement de la maladie pour faire face aux éventuels premiers cas. Des équipements de protection individuelle sont aussi disponibles en quantité dans toutes les zones sanitaires et on note une réactivation du système de surveillance. ¦

Santé 17 mars 2016


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