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Epidémie de fièvre Lassa: Aucun cas confirmé dans l’Atacora-Donga

Santé
Par   Eklou, le 17 mars 2016 à 07h05

Ebranlé en 2014 par des cas de fièvre Lassa, le département de l’Atacora a été une fois pointé du doigt dès la résurgence de l’épidémie en début de cette année. Mais force est de constater qu’à cette date, aucun cas n’est confirmé en dépit des nombreuses alertes.

Tout est parti le 22 janvier dernier d’un cas suspect de décès de fièvre Lassa survenu à l’hôpital de zone de Tchaourou. La défunte enceinte aurait présenté des signes proches d’une menace d’accouchement ou d’avortement le 3 janvier 2016, selon la Direction départementale de la Santé de l’Atacora-Donga. Native du village de Kounadogou dans la commune de Boukombé, son inhumation dans la Cité des tatas après le transfèrement du corps par taxi a suscité des interrogations au niveau des autorités sanitaires qui dépêcheront une équipe sur le terrain pour des investigations. Suite aux éventuels contacts des proches avec le corps, neufs sujets contacts ont été recensés. Dans un contexte où l’alerte a été lancée quant à la surveillance d’éventuels cas suspects, ces sujets ont été mis en observation et ont affiché par la suite une bonne santé apparente, sans fièvre et sans autre signe évocateur.

Par ailleurs cinq cas alertes ont été enregistrés dans les communes de Tanguiéta, Natitingou, Péhunco, Djougou et Bassila. Mais selon l’algorithme et en respectant les définitions de cas, il s’agit de fausses alertes, de l’avis de Dr N’Koué Nekoua M’po, directeur départemental de la Santé Atacora-Donga. Le département de l’Atacora qui a été la porte d’entrée de cettefièvre hémorragique importée du Nigeria du fait de sa proximité est indemne. Ebranlé en 2014 par l’épidémie qui a connu une propagation rapide, le département de l’Atacora n’a connu à cette date aucun cas. De quoi flatter l’orgueil des autorités sanitaires et de tous les agents de santé à qui Dr N’Koué Nekoua M’po décerne un satisfecit. Mieux il dispose, indique le directeur départemental, d’un stock de 1900 comprimés et de 100 ampoules de Ribavirine utilisée dans le traitement de la maladie pour faire face aux éventuels premiers cas. Des équipements de protection individuelle sont aussi disponibles en quantité dans toutes les zones sanitaires et on note une réactivation du système de surveillance. ¦