La Nation Bénin...

Qualité des soins et sécurité des patients au Bénin: 116 évaluateurs externes outillés pour renforcer le dispositif

Santé
Cette nouvelle cohorte vient renforcer le dispositif national  d'évaluation de la qualité des soins Cette nouvelle cohorte vient renforcer le dispositif national d'évaluation de la qualité des soins

À l'issue d'une formation intensive organisée par l'Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars), 116 évaluateurs externes en sécurité des patients ont été retenus pour accompagner les établissements sanitaires dans l'amélioration continue de la qualité des soins et le renforcement de la confiance des usagers. La formation de deux jours a pris fin vendredi 17 juillet à Cotonou.

Par   Ariel GBAGUIDI, le 20 juil. 2026 à 11h55 Durée 2 min.
#secteur de la santé (Ars)

La deuxième cohorte des évaluateurs externes en sécurité des patients est désormais opérationnelle. La clôture de leur formation, vendredi 17 juillet, consacre l'intégration de 116 professionnels. Ils sont désormais appelés à jouer un rôle central dans l'évaluation de la qualité des soins dans les structures sanitaires du Bénin.

L’initiative s'inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour faire de la sécurité des patients et de la qualité des prestations des priorités majeures du système sanitaire.

Jean-Claude Lodjo, chargé de mission, représentant le ministre de la Santé, a salué le parcours des participants, rappelant que les 116 bénéficiaires ont été retenus sur 180 au départ inscrits.

« Cette réussite ne constitue pas un aboutissement. Elle marque plutôt le commencement d'une mission exigeante au service de notre nation », a-t-il déclaré.

Les nouveaux évaluateurs auront pour responsabilité de produire des évaluations « crédibles, objectives et équitables » afin d'aider les formations sanitaires à identifier leurs points forts, à corriger leurs insuffisances et à engager des améliorations durables. « Vous serez les yeux du système. Vous serez aussi sa conscience», a insisté le représentant du ministre de la Santé, rappelant que leur indépendance et leur professionnalisme conditionneront la crédibilité du dispositif national d'évaluation.

Il a également rappelé que la modernisation du système de santé ne repose pas uniquement sur la construction d'infrastructures ou l'acquisition d'équipements. « La qualité ne se décrète pas. Elle s'organise, elle s'évalue et elle s'améliore continuellement », a-t-il affirmé. Jean Claude Lodjo a invité les établissements de santé à accueillir les évaluateurs « non pas comme des contrôleurs, mais comme des partenaires de leur progrès ».

Dr Lucien Dossou-Gbété, président de l'Autorité de régulation du secteur de la santé, a, pour sa part, exhorté les nouveaux évaluateurs à faire vivre une véritable culture de la sécurité des patients dans leurs structures respectives. Il les a invités à agir en amont des incidents et à considérer chaque dysfonctionnement comme une occasion d'apprentissage collectif. « N’attendez pas qu'un événement indésirable grave survienne pour commencer à s'en occuper », a-t-il martelé.

Le président de l'Ars a aussi insisté sur le respect des principes déontologiques et annoncé la tenue, en décembre prochain, du congrès annuel sur la sécurité et la qualité des soins, qui offrira un cadre de partage d'expériences entre professionnels.

Aristide Talon, conseiller à la Santé du chef de l’Etat, a salué l'aboutissement de cette formation qu'il a qualifiée d'étape majeure pour la gouvernance sanitaire. Revenant sur les premiers jours de la session, il a évoqué les incertitudes initiales avant de se réjouir du résultat obtenu. Pour lui, la constitution de ce corps d'évaluateurs représente un levier essentiel pour garantir aux populations une offre de soins « de qualité et accessible». « Vous êtes aujourd'hui le premier outil mis en place pour aider notre pays à aller droit vers l’amélioration de la qualité de l'offre de soins», a-t-il affirmé. Il a également félicité les nouveaux évaluateurs pour leur engagement.

Avec cette nouvelle cohorte, le Bénin renforce son dispositif national d'évaluation de la qualité des soins et confirme ainsi son ambition de bâtir un système de santé fondé sur la performance, la transparence et la sécurité des patients.