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Nouvelles

Financement du Projet d’appui au développement de la filière anacarde: Plus de 5,6 milliards mobilisés

Au terme de sa réunion hebdomadaire, mercredi 31 juillet dernier, le Conseil des ministres a annoncé la mobilisation de plus de 5,6 milliards F Cfa au profit du Projet d’appui au développement de la filière anacarde et de l’entreprenariat agricole (Padefa-Ena). C'est le fruit de l’accord de prêt signé entre le Bénin et le Fonds africain de développement dans le cadre du financement dudit projet.

« Contribuer à la réduction de la pauvreté à travers l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ». Tel est l’objectif du Projet d’appui au développement de la filière anacarde et de l’entreprenariat agricole (Padefa-Ena) qui bénéficie désormais d’un financement de 5 671 001 680 F Cfa alloués par le Fonds africain de développement.
Selon le compte-rendu du Conseil des ministres dernier, le Padefa-Ena cible 16 communes (dont Savalou, Dassa-Zoumè, Glazoué et Djidja) dans quatre départements du Centre et du Nord-Bénin. Ce projet a l’avantage de favoriser le développement de l’entrepreunariat agricole, l’accroissement durable des revenus des acteurs de la filière anacarde, sans oublier l’amélioration notable de la productivité. Concrètement, près de 20 000 hectares de plantations et 30 000 producteurs et prestataires de services bénéficieront des fruits de ce projet.
D’après le Conseil des ministres, cet accord de prêt signé entre le Bénin et le Fonds a été transmis au Parlement pour autorisation de ratification. Les ministres en charge de ce dossier ont été instruits aux fins d’accomplir les diligences appropriées pour l’obtention de l’autorisation sollicitée en vue du démarrage des activités dudit projet.

Actualités 06 août 2019


Gontran Mègnigbèto, promoteur culturel: « Certains artistes ont du talent mais peinent à s’affirmer… »

Aider les talents en herbe et les artistes qui se révèlent dans les localités à la base à travers des sessions de renforcement de capacités. C’est le combat que mène, depuis quelques années, le promoteur culturel Gontran Mègnigbèto. Projet ambitieux, mais non moins fastidieux et surtout passionnant. A travers cette interview, il en dit quelques mots.

Vous êtes l’initiateur du projet Promotion artistique des rythmes et danses de la commune de Toffo. Pourquoi un tel projet ?

La détection, la formation et la promotion des talents artistiques sont indispensables à l’essor culturel et à l'économie de la culture. J'ai constaté que beaucoup d'artistes ne pensent pas à la formation, car ils estiment que le talent artistique est un don. En tant que promoteur culturel, je remarque que certaines personnes ont beaucoup de talents artistiques mais peinent à s'afficher et à s'affirmer faute de formation. Ainsi, ce projet est né pour redonner à la formation artistique toute son importance et relever la qualité des prestations dans le domaine des arts de la scène au Bénin.

En quoi cette série de formations diffère-t-elle des autres que vous aviez l'habitude d'initier ?

Il faut dire que c'est la première fois que ce projet conduit à la création de spectacle de théâtre, d'un ballet à thème ainsi que des prestations folkloriques qui valorisent trois rythmes du Bénin. Effectivement, depuis 2015, j'initie chaque année un projet de détection et de formation des acteurs culturels dans plusieurs disciplines artistiques à Toffo.  En 2015, nous étions à Cotonou avec 52 acteurs culturels, à Abomey-Calavi en 2016 puis à Toffo en 2017 et 2018. Ces formations qui se font par des professionnels, visent à renforcer les capacités de ces talents détectés. Aussi, visent-elles à les promouvoir aussi bien sur les plateformes locales, nationales et internationales. Ainsi, ce projet que je réalise avec l'appui du Fonds des arts et de la culture vient conforter cette idée de détection, formation, appui et promotion en faveur de 150 bénéficiaires venus de cinq groupes dont trois groupes de rythmes et danses locaux, un groupe de ballet et un groupe de théâtre.

Sur quelle base sélectionnez-vous les participants et les formateurs?

D'abord, il faut avoir du talent et aimer la chose artistique. Il faut ensuite appartenir à un groupe artistique ou non et ne pas être d'un projet de renforcement. Il faut aussi être disponible à suivre tout le processus, de la détection jusqu'à la promotion. Une fois ces critères réunis, l’équipe de sélection sillonne ces groupes et individus afin de voir leurs niveau et besoins. Et ce n'est qu'après cela que nous les choisissons définitivement, sur la base des disciplines retenues pour l’édition.
Cette année, nous avons retenu cinq groupes dont un groupe de ballet nommé les Super héros, un groupe de théâtre constitué de jeunes comédiens en herbe et trois groupes de rythmes et danses locaux dont le groupe Vissoh qui fait du Tchinkoumin Dongoudou, le groupe Enawagnon qui fait du Kãhoun et le groupe Alizé qui fait du Toba hanyé.
Nous recourons aux professionnels afin que le travail soit bien fait. Les encadreurs et les formateurs sont tous recrutés sur la base de compétences avérées dans chaque domaine.

Quelle est la finalité de tout ceci ?

À la fin, chaque groupe aura un support audiovisuel de sa création afin de s’en servir pour sa visibilité. Nous allons, dans la phase suivante, aider ces groupes dans la promotion de leurs productions à travers les espaces de diffusion aussi bien locaux, nationaux qu'internationaux. Nous attendons que les groupes soient performants et que les formateurs nous accompagnent dans la promotion.
Super héros et Vissoh ont été champions respectivement en ballet et rythmes et danses nationaux au Festival Révélation des talents artistiques de Toffo (Fertat) qui a eu lieu le 21 juillet dernier à Toffo, avec les spectacles créés dans le cadre de ce projet. C’est déjà très encourageant. A court terme, nous allons recevoir ces spectacles en programmation sur le Facto-Toffo. À moyen terme, nous allons voir la possibilité de les faire tourner sur le Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) et sur les festivals nationaux voire internationaux. À long terme, nous allons les accompagner pour la sortie de leur album.

Culture 06 août 2019


Drame sur le lac Ahémé: Le gouvernement au chevet des familles endeuillées

(Douze personnes perdent la vie)
Douze personnes retrouvées sans vie et cinq rescapées dont un nourisson d’environ trois mois qui ne connaitra jamais sa mère. C’est le triste bilan du drame qui s’est produit dans l’après-midi de ce lundi 5 août avec le chavirement d’une barque motorisée dans les eaux du lac Ahémé, ont informé les préfets Komlan Zinsou et Jean-Claude Codjia qui ont manifesté dans la commune de Bopa la compassion du gouvernement aux familles éplorées.

Toute la commune de Bopa, voire tout le département du Mono est endeuillé par le drame qui s’est produit dans les eaux du lac Ahémé. Les autorités locales et les parents éplorés étaient encore sous le choc quand les deux préfets, tout aussi affligés, leur ont rendu visite dans la soirée d'hier. En attendant des enquêtes approfondies pour élucider les causes à l’origine, le point présenté par le directeur départemental de la Police républicaine fait état de 12 personnes dont huit de sexe féminin sans vie extirpées des eaux fluviales. Le commissaire principal de police, Constant Badet, mentionne au titre des rescapés, cinq personnes dont trois dames et un nourisson de sexe féminin de trois mois environ. Le cinquième rescapé qui est un homme a réussi à regagner la rive à la nage pour retrouver sa famille, a-t-il précisé.
Présentant les condoléances du gouvernement, les préfets du Mono, Komlan Zinsou et de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia ont fait savoir que le chef de l’Etat et ses collaborateurs suivent attentivement l’évolution de la situation. « Aussi bien au niveau du département qu'au niveau du gouvernement toutes les dispositions sont en train d'être prises afin que la nation puisse porter assistance aux familles des victimes », ont-ils fait savoir.
La barque avait pris départ au niveau de la plage Gogo, à Bopa, dans le département du Mono, en direction d’Ahouango, un village de Dékanmè, supputent des témoins dans la commune de Kpomassè, dans l’Atlantique. Selon la même source, les passagers étaient, pour la plupart, des chrétiens en partance pour une convention organisée par leur église et surtout des marchands du marché Lobogo qui s’est animé hier, lundi.
« C’est un lundi noir pour nous», se désole le maire de la commune face au lourd bilan. Le maire Frédéric Dandevèhoun pense que le drame aurait pu être évité s'il n'y avait pas eu de surcharge. La crue du fleuve Couffo et les pièges aux poissons communément appelés acadja doivent être également pris en compte dans l’évaluation des causes, estime le maire. Il sera appuyé par Fidèle Dossou, acteur politique de la localité, insistant sur la surcharge qui, selon lui, est la plus plausible des causes. « Outre les passagers, il y avait deux grosses motos et des sacs de maïs », énumère-t-il, avant d’ajouter que le sort a donné raison aux passagers qui ont refusé de s’agréger au groupe avec une telle charge. A l’en croire, le conducteur de la barque et son enfant aussi sont décédés. Ce drame qui attire une fois encore l’attention sur les méfaits de la surcharge n’est pas sans rappeler la nécessité de reconstruire un pont en bonne et due forme au niveau du village Djidjozoun, selon l’autorité communale. Le maire Frédéric Dandevèhoun explique que c’est en cherchant à contourner ce pont défectueux et impraticable par ces temps de crue du fleuve Couffo que les usagers se trouvent contraints d’emprunter la barque reliant la commune de Bopa aux autres communes du Mono et le territoire du département de l’Atlantique.

Société 06 août 2019


50 ans de l’Unfpa et 25e anniversaire de la Cipd: Agenda chargé pour Dr Natalia Kanem

Dans la perspective du sommet consacré au 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), la Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Dr Natalia Kanem, entreprend un périple qui la conduira au Sénégal et en Gambie, du 5 au 9 août.

Agenda chargé pour Dr Natalia Kanem, dans le cadre de la célébration prochaine des 50 ans de l’Unfpa et du 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).  Objectif, obtenir l'engagement du gouvernement sénégalais à l’instar d’autres pays, et autres parties prenantes, pour accélérer la mise en œuvre des promesses faites à la Cipd au Caire en 1994.  Conférence au cours de laquelle les dirigeants mondiaux de plus de 179 pays s’étaient engagés à réduire le nombre de décès maternels évitables, à respecter la santé sexuelle et reproductive, les droits des femmes, ainsi qu'à mettre fin à la violence basée sur le genre et aux pratiques néfastes telles que le mariage des enfants et les mutilations génitales féminines.
Outre des rencontres avec les autorités gouvernementales, Dr Natalia Kanem au Sénégal sera également présente aux "25 heures de Dakar", un événement de la jeunesse panafricaine, regroupant plus de 500 jeunes du continent qui se tient demain mercredi 07 août, avec la participation de la star Youssou N’dour. L’attention que la directrice exécutive de l’Unfpa accorde à la jeunesse sera également marquée par les discussions interactives avec les jeunes du Bureau conseil adolescents dans une commune, Fass en l’occurrence, sur les projets du sommet portant sur le 25e anniversaire de la Cipd sous le thème « Accélérer les promesses». Après le Sénégal, la directrice exécutive de l’Unfpa, Dr Natalia Kanem se rendra en Gambie du 8 au 9 août prochain.

Actualités 06 août 2019


Coups mortels (3e dossier): Sammon Waïssan derrière les barreaux pour plus d’un an encore

Poursuivi pour coups mortels, Sammon Waïssan a été entendu, mercredi 31 juillet dernier, par le Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle. Mis sous mandat de dépôt depuis le 23 septembre 2013, il a été condamné à 7 ans de réclusion criminelle.

Le 3e dossier inscrit au rôle de la première session criminelle de l’année 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Parakou, a conduit Sammon Waïssan à la barre, mercredi 31 juillet dernier. Il est accusé d’avoir volontairement porté des coups et fait des blessures sur Goula Djobo, avec cette circonstance que ces coups et blessures ont occasionné la mort de ce dernier sans intention de la lui donner. A l’arrivée, le tribunal présidé par Adamou Moussa l’a condamné à 7 ans de réclusion criminelle.
Au cours de son audition à la barre, Sammon Waïssan, cultivateur né en 1965, marié et père de 10 enfants dont 2 sont décédés depuis sa détention, n’a pas reconnu les faits mis à sa charge. Autant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, il n’a pas reconnu les faits. Il s’est seulement contenté de reconnaître avoir échangé des injures avec la victime, Goula Djobo, et non lui donner des coups de gourdin. Mais, il sera confondu par les propos du frère de la victime, Bio Djobo et de sa propre fille, SammonYobi.
En effet, contrairement à ce que son père avait laissé entendre à la barre, Sammon Yobi a, dans son témoignage, indiqué qu’elle ne maîtrise pas les circonstances dans lesquelles le décès de Goula Djobo est survenu. Mieux, elle ne reconnait pas non plus lui avoir confié que c’est Sabi Bio qui, au retour d’une soirée vidéo, a asséné des coups de bâton sur la tête de la victime au cours d’une bagarre. Une intervention sur laquelle le représentant du ministère public, Nourou Dine Bakary, a beaucoup mis l’accent dans son réquisitoire, en déplorant l’attitude de l’accusé qui, selon lui, n’a pas voulu coopérer pour la manifestation de la vérité.

Des débats

Après avoir situé l’élément légal de l’infraction de coups mortels dans les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal, il a assimilé l’élément matériel aux coups administrés par l’accusé à la victime. « On ne le soupçonne pas d’avoir molesté ou bastonné Goula Djobo, mais la mère de ce dernier et d’autres témoins l’ont surpris en train de le faire. Le certificat médical produit au dossier conclut à un traumatisme crânien avec des hématomes cérébrales», insiste l’avocat général. Par rapport à la recherche de l’intention coupable de l’accusé, il a fait observer qu’il a eu des échanges d’injures avec la victime. « Ce qui prouve qu’il y avait une mésintelligence avec lui ou ses parents. Les coups également indiquent qu’ils ont été portés à la tête et à la nuque», poursuit Nourou Dine Bakary. Il en déduit que l’intention coupable de Sammon Waïssan est établie. Quant au lien de causalité, il retient que c’est suite aux coups administrés, que la mort s’en est suivie.
Le rapport d’expertise psychiatrique et médico-psychologique de l’accusé indique qu’il ne souffre d’aucun trouble pouvant abolir le contrôle de ses actions au moment des faits. Raison pour laquelle, estime l’avocat général, il est bien accessible à la sanction pénale. A la lumière de ses observations, il invite alors le tribunal à le retenir dans les liens de l’accusation, puis à le condamner à 8 ans de réclusion criminelle.
« Je suis forcé de sourire parce que je n’ai rien compris entre les dépositions à votre barre et les réquisitions du ministère public», a tenu à préciser à sa suite, Me Angelo Hounkpatin assurant la défense de l’accusé. Dans sa plaidoirie, il déplore le manque de diligence qui a caractérisé l’instruction du dossier.
Selon lui, s’il existe une seule constance dans ce dossier, c’est que Goula Djobo est décédé suite aux coups de bâton qu’il a reçus. « Mais qui les lui a portés? Est-ce Sammon
Waïssan?», s’est-il interrogé, avant de relever quelques insuffisances du dossier. Notamment, il fait observer les lacunes contenues dans le certificat médical qui porte la date du 5 septembre 2013 alors que la déclaration a été faite le 15 septembre 2013 par la mère de la victime. Il a été établi sur la base de suppositions et au conditionnel. « On ne peut entrer en condamnation sur la base de supputations. Rien de l’arme du crime ne prouve  que mon client est l’auteur », déplore-t-il. « Peut-on imputer la mort de Goula Djobo à Sammon Waïssan. L’imputabilité ne peut s’imposer ici à mon client. C’est mon intime conviction », insiste-t-il. « Je ne peux pas confronter un père à son enfant. La morale ne le recommande pas. Il faut préserver les liens familiaux », a souligné Angelo Hounkpatin, s’agissant du témoignage de la fille de l’accusé. « Ne soyons pas des criminels sous notre robe », lâchera-t-il, balayant du revers de la main tout lien de causalité. « Sont-ce les coups qui ont entraîné le décès ? Pour le prouver, il faut une autopsie. Ce qui n’a pas été le cas. Goula Djobo n’est-il pas mort par manque de diligence et d’absence de soins appropriés ? », s’est-il défendu. «Au regard de tous ces éléments, j’interpelle notre conscience. Dans ce dossier, il n’y a eu que du flou. J’en ai été agacé. Même sur l’âge de la victime à qui on donne tantôt 8 ans, tantôt 25 ans. Il n’y a que des doutes dans ce dossier et ils doivent profiter à l’accusé », a conclu Me Angelo Hounkpatin. Il demande au tribunal d’acquitter purement et simplement son client. Au subsidiaire, il plaide pour son acquittement au bénéfice du doute?

Des faits

Les faits pour lesquels Sammon Waïssan s’est retrouvé à la barre remontent au dimanche 15 septembre 2013. Les frères Bio, Idrissa et Goula Djobo se sont rendus dans leur champ non loin de leur campement sis à Guessou-Bani, camp peulh, à Sinendé. Bio, le plus âgé des trois, envoya le plus jeune, Goula, chercher l’appareil qui sert au traitement des herbes auprès de Kaka, dans un campement à quelques mètres. Mais en cours de route, Goula a rencontré Sammon Waïssan. Prétextant que Goula lui avait porté, quelques jours auparavant, un coup de gourdin à l’avant-bras droit avant de s’enfuir, il s’en est pris à lui. Il lui a asséné plusieurs coups à la tête. Ayant aperçu son frère qui s’était écroulé, la petite fille Bana a, par des cris stridents, alerté leur mère Démo Baké, une sexagénaire qui, arrivée sur les lieux, n’a pu empêcher Sammon Waïssan de continuer à porter des coups à Goula. A son tour, elle alerta Bio et Idrissa qui sont venus délivrer Goula. Transporté au centre de santé de Guessou-Bani pour les premiers soins, puis référé à l’hôpital de Sinendé, Goula a rendu l’âme des suites de ses blessures. Appréhendé et inculpé des faits de coups mortels, Sammon Waïssan ne les a pas reconnus. Cependant, il reconnait que, le jour des faits, Goula et lui se sont injuriés.
La cour de céans est présidé par Adamou Moussa avec pour assesseurs Ignace Adigbli, Alou Bani Demon, Francis Bodjrènou et Richard Akodossi.

Société 05 août 2019


Edito: Lionel Zinsou, le paradoxe

Examiner et peser les arguments afin de parvenir à rendre justice. Telle est la vocation du juge. Et si Thémis, la déesse de la justice, a les yeux bandés, c’est, dit-on, pour pouvoir rendre justice, sans crainte, sans faveur, surtout sans tenir compte de l’identité, de la puissance ou de la faiblesse de l’accusé ! Voilà qui est assez édifiant. Il est certes vrai que l’on soit manant ou puissant, que la justice n’a pas toujours eu la même teneur, parce que s’est développée la faculté de peser dans la balance de l’équité tenue par la déesse Thémis, les princes ayant pris la vilaine habitude de peser de leur influence pour tirer les leurs des coups du glaive de la justice…

Tant et si bien que plus personne ne croit en la justesse des décisions que rend la justice. C’est navrant! Et peu à l’avantage des respectables magistrats qui la rendent. Et lorsqu’un puissant en arrive à tomber sous le couperet de la justice, plus grand monde ne veut croire à l’œuvre, à l’administration normale de la justice. Surtout si le concerné est en politique, quelles que soient les évidences établissant sa culpabilité, on y perçoit toujours quelque main invisible.
Mais les temps changent. L’autre a dit, le monde change, changeons le Bénin pour un avenir meilleur. Adrien Houngbédji, en introduction de son livre-programme : ‘’Il n’y a de richesse que d’homme’’.  Le monde change. Tant et si bien qu’il est tout à fait anodin, aujourd’hui, de voir des princes tomber ou, à tout le moins, subir le cours (normal) de la justice, tels d’humbles justiciables. Il a été donné ainsi au monde de voir Nicolas Sarkozy gardé en vue,des heures et des heures durant. Ancien président de la République, qui eût cru qu’il subirait un tel sort ? Les incrédules qui ont cru en la main invisible de François Hollande qui aime si peu Sarkozy, dit-on, ont dû perdre leur latin, voyant les juges continuer à le ‘’maltraiter’’ sous Emmanuel Macron qui l’aime bien pourtant. Il en est de même de l’appareil judiciaire américain, réputé pour son indépendance, si tant qu’elle se permet le luxe d’instruire une affaire qui met en cause un président en exercice, de Nixon à Trump, passant par Clinton !
Pourquoi n’en serait-il pas ainsi au Bénin à l’ère du Nouveau départ censé par essence changer les paradigmes, muer les mauvaises habitudes en pratiques vertueuses? Si Lionel Zinsou écope de la peine que la justice vient de lui infliger, dans l’affaire ‘’faux et dépassement de fonds de campagne’’,c’est sans doute que le mis en cause s’est rendu coupable de quelque infraction, et conformément aux dispositions légales se voit-il condamné. Point de fumée sans feu, dit-on trivialement. Se cantonner, comme il en a fait sa ligne de défense, via les médias internationaux, à faire valider l’idée d’un acharnement politique, voire d’une condamnation dictée par l’Exécutif béninois, est en soi une marque de défiance à la justice nationale. Une position d’autant inacceptable qu’elle s’avère paradoxale, vu que Lionel Zinsou a fait « immédiatement » appel, de son propre aveu. Si l’on retient que l’appel sera bien étudié par des juges béninois, de cette même justice en laquelle il fait si peu foi, qu’espère-t-il ? Que la partialité qu’il prête aux magistrats s’évapore en seconde instance? De deux choses l’une, soit Lionel Zinsou a foi en la justice de son pays, auquel cas l’appel interjeté par ses soins se justifie, et il devrait en accepter l’issue, soit, il ne lui accorde aucune crédibilité comme il l’allègue, mais alors pourquoi avoir fait appel? Quoi qu’il en soit, le fair-play dont Lionel Zinsou a pu se targuer, est ainsi soumis à rude épreuve.

Actualités 05 août 2019


Coup de filet de la Police à Porto-Novo: Un malfrat arrêté et des motos saisies

Un malfrat interpellé avec un pistolet de fabrication artisanale chargé de munitions et deux motos dames saisies. C’est le bilan de l’opération coup de poing menée, la semaine dernière, par les éléments du commissariat de police du cinquième arrondissement de Porto-Novo. Le délinquant arrêté, arme au poing et prêt à dégainer, serait  le cerveau d’un vaste réseau de gangsters et de receleurs qui trouble la quiétude des populations de Porto-Novo et ses environs.

Plusieurs personnes dont des professionnels des médias exerçant dans la ville capitale ont vu leurs motos emportées ces derniers jours soit à travers des actes de braquage ou des cambriolages de leurs maisons. Cette escalade d’insécurité a poussé les responsables de la Police républicaine au niveau de la ville à dynamiser davantage les patrouilles surtout nocturnes. Des actions qui viennent de payer avec l’interpellation de ce présumé hors-la-loi.
Tout est parti, informent des sources policières, du flair d’une équipe de patrouille motorisée qui a constaté trois individus suspects en train d'émettre des appels sans cesse dans une totale discrétion à la hauteur de la rue pavée menant au marché Ouando du côté du boulevard du cinquantenaire. Le comportement bizarre de ces individus a suscité une intervention des policiers qui les ont interpellés et arrêté l'un d'eux. Les deux autres éléments du gang ont profité de l’obscurité pour se volatiliser dans la nature, laissant derrière eux deux motos dames. Une fouille corporelle minutieuse du délinquant, conduit au commissariat de Police, a permis de retrouver sur lui un pistolet double canon de fabrication artisanale, prêt à usage, et quatre cartouches secours de calibre douze millimètres, le tout soigneusement caché dans la poche gauche de son pantalon, informent des sources proches du commissariat de Police de Ouando.
Passé à l’interrogatoire, le délinquant, la trentaine environ, n'aurait pas hésité à passer aux aveux. Il aurait craché le morceau en avouant qu’il était en train de finaliser avec ses deux acolytes en fuite et activement recherchés par la police, une opération de braquage cette nuit-là. Le délinquant a cité également le nom du receleur à qui il livre les objets volés. Ce dernier a été aussi interpellé et gardé  à vue au commissariat de police pour les besoins de l’enquête avant leur présentation au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 05 août 2019


Cinquantenaire du journal de service public « La Nation » : Le médiateur de la République encourage l’Onip

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a reçu en audience à son cabinet à Porto-Novo, mercredi 31 juillet dernier, une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) conduite par son directeur général par intérim, Bertin Sowakoudé. Celle-ci est allée informer le responsable de cette institution de la célébration, ce mois d’août, du cinquantenaire du quotidien national d’information.   

1er août 1969-1er août 2019, cela fait exactement cinquante ans qu’existe au Bénin le quotidien d’information de service public. Il a connu plusieurs noms dans le temps dont Daho-Express et aujourd’hui « La Nation ». Les responsables de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) qui édite le journal n’entendent pas passer sous silence ce parcours du quotidien dont la mission est d’éveiller la conscience des citoyens dans leur prise de décision. C’est dans le cadre des festivités de ces noces d’or qu’une délégation de l’Onip conduite par le directeur général par intérim Bertin
Sowakoudé, a été reçue en audience, mercredi 31 juillet dernier, par le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun. La délégation est allée informer ce dernier de la commémoration de l’événement prévue pour la deuxième quinzaine du mois d’août.
Le directeur général par intérim de l’Onip et sa suite ont saisi l’occasion pour avoir non seulement les conseils avisés de Joseph Gnonlonfoun qui a été par le passé journaliste et membre de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) mais aussi solliciter son appui et celui de toute son institution pour  la réussite de cette célébration de grande envergure. Au sortir de l’audience, le directeur général par intérim de l’Onip se dit satisfait de la qualité des échanges. « Le médiateur de la République était disposé. Il nous a écoutés et a beaucoup apprécié l’initiative puis nous a prodigué des conseils avisés », souligne Bertin Sowakoudé. En bon connaisseur du monde des médias béninois, à en croire le directeur général par intérim de l’Onip, le médiateur de la République a fait un tant soit peu vivre à la délégation les gloires et péripéties de la presse béninoise, surtout pendant la période révolutionnaire. Joseph Gnonlonfoun a rassuré la délégation de l’Onip du soutien de son institution pour la réussite de l’évènement.
Le directeur général par intérim de l’office invite par aillerurs le public béninois à prendre massivement part aux manifestations qui seront meublées de plusieurs activités dont une journée portes-ouvertes sur l’histoire du quotidien d’information de service public, ses différentes appellations dans le temps jusqu’à « La Nation » aujourd’hui. Il est prévu également des expositions, notamment d’articles des anciennes plumes du journal et des photos surtout d’anciens présidents de la République et autres figures emblématiques de l’histoire du Bénin depuis la première parution du quotidien. Ces expositions permettront aux visiteurs et surtout à la jeune génération de découvrir la richesse de la photothèque du quotidien national d’information et de se faire une idée de l’histoire du Bénin, précise Bertin Sowakoudé. Le médiateur de la République a saisi l’occasion pour remettre à la délégation de l’Onip certains documents dont le rapport d’activités 2018 de son institutionn

Actualités 05 août 2019


Assemblée générale élective de l’Upmb: Zakiath Latoundji plébiscitée à la tête de l’Union

L’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a tenu, samedi 3 août dernier, à Cotonou, sa 6e assemblée générale élective. Au terme des travaux, c’est la journaliste et présidente par intérim sortante, Zakiath Latoundji, qui a été plébiscitée pour présider aux destinées de l’Union pour les trois prochaines années.

L’Union des professionnels des médias du Bénin est désormais présidée par Zakiath Latoundji, journaliste présentatrice à Canal 3 Bénin. Vice-présidente du bureau sortant, elle a assuré l’intérim de l’ancien président Frank Kpochémé pendant quelques mois.

A l’issue de son élection, elle souligne: « C’est pour la première fois dans l’histoire de l’union qu’une femme est élue au poste de président. Je note qu’il n’y a qu’une seule liste plébiscitée par l’assemblée générale. C’est un grand pas et je voudrais que cette mission ne soit pas seulement la mienne mais celle de toute l’équipe,pour que nous soyons tous contents dans trois ans ». Mieux, elle ajoute: «C’est un évènement historique et la salle qui nous accueille est également pleine de sens. Rappelez-vous bien que c’est dans cette salle que nous avons tenu les états généraux de la presse».
A l’ouverture des travaux, Pintos Gnangnon, président du comité d’organisation de l’assemblée générale de l’Upmb, rappelle les dispositions statutaires de l’Union qui exigent l’organisation d’une élection au terme du mandat de trois ans pour installer une nouvelle équipe. Il souligne également que la tradition de l’assemblée générale élective de l’Upmb est respectée. En tant que présidente par intérim du bureau sortant, Zakiath Latoundji note, pour sa part, que « cette assemblée générale élective de notre union se tient à un moment où notre presse traverse des moments difficiles,les organes de presse qui nous emploient font face à d’énormes difficultés
financière s.Certains parmi eux, en dépit de toute leur bonne foi, sont obligés de  fermer leurs portes, et quand des entreprises de presse mettent la clé sous le paillasson, nous les employés sommes dans la détresse.Je m’en voudrais  de ne pas compatir à la douleur de tous les acteurs des médias qui se retrouvent aujourd’hui sans emploi».Pour relever ces défis relatifs à la vie de l’association, elle  mise sur l’implication de chaque professionnel des médias. « Je compte sur chacun de nous pour donner une meilleure santé à l’association», lance-t-elle pour inviter la corporation à s’impliquer davantage dans les activités de l’Union.
Germain Lèha, président honoraire du Conseil national du Patronat de la Presse et de l’Audiovisuel (Cnpa-Bénin), après avoir fait le constat du respect des textes par l’Upmb,a montré l’endurance de cette association vu les différentes réformes qu’elle a enregistrées. « Nous constatons avec fierté et honneur que les réformes étatiques ont pris corps au niveau des professionnels des médias,la tenue régulière et à bonne date des assemblées générales électives et ordinaires témoignent du fait », se réjouit-il avant de procéder au lancement des travaux.

Le bureau exécutif de l’Upmb 6e mandature
-Présidente : Zakiath Latoundji
-1er vice-président : Hervé
Hessou
-2e vice-président : Prévert Noutéhou
-3e vice-président : André Dossa
-Secrétaire général : Jean-Claude Dossa
-Secrétaire général adjoint : Kabirou Kanon
-Trésorier général : Aurélien Gbaguidi
-Trésorier général adjoint:
Thomas Akéyèmi
-Secrétaire à la formation et à la spécialisation : Tobi Ahlonsou
-Secrétaire adjoint à la formation et à la spécialisation : Stinger Mekoun
-Secrétaire aux relations
publiques chargée des Tic et des innovations : Rosemonde Tchiakpè
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-Secrétaire chargée des  affaires sociales : Ruth Sodédji
-Secrétaire à la culture, aux loisirs et sports : Marc Gande

Société 05 août 2019


Gestion du contentieux électoral par la Cour constitutionnelle: La 6e mandature à l’épreuve des dernières législatives

Dès sa première année d’exercice, la sixième mandature de la Cour constitutionnelle a été confrontée au défi de l’encadrement des élections législatives d’avril 2019. Un défi de taille au regard du contexte marqué par l’adoption de nouvelles lois électorales qui, à l’occasion, furent éprouvées. La Cour a-t-elle pu jouer le rôle qui lui est dévolu ?

De plus de deux cents partis et mouvements politiques, le Bénin s’est retrouvé, dès le début de cette année 2019, à une dizaine de partis politiques. Tel un ouragan, la réforme du système partisan avec à la pointe les deux lois électorales, a emporté beaucoup de partis qui ont dû se mettre sous l’ombrage de géantes formations politiques. Mais pour les partis rescapés, il fallait encore relever le défi de la mise en conformité avec la nouvelle charte. C’est ainsi qu’en réponse à un recours, la Cour constitutionnelle, juge souverain de la régularité des élections, sort sa première décision électorale EL 19-001 qui oblige les partis à se faire délivrer par le ministère de l’Intérieur, un certificat de conformité. Décision vivement critiquée par les forces politiques dites de l’Opposition.
Comptable de formation, Fanick Fabiyi, qui a été président d’un bureau de vote à l’Epp Kpankpan dans la quinzième circonscription électorale, se dit surpris des débats fait alors autour de cette pièce. « Le certificat de conformité est une pièce délivrée par le ministère de l’Intérieur. Ce qui est tout à fait normal puisque c’est au ministère de l’Intérieur que les partis politiques déclarent leur existence et font toutes les formalités. En fait, le certificat de conformité n’est qu’une pièce qui montre que les partis obéissent aux nouvelles normes. C’est comme si on imposait des examens médicaux pour voyager et on vous demande votre certificat médical. Ou lorsqu’on veut savoir si vous n’avez jamais été condamné, on demande votre casier judiciaire. C’est tout simple… », explique-t-il.
A contrario, Donald Kouthon, étudiant en sciences juridiques, nie l’opportunité de cette pièce. « Non, non et non ! Pour moi, c’est la Cour constitutionnelle qui est à la base des mécontentements aujourd’hui avec le certificat de conformité ! », soutient-il. Pour lui, ce qui retient le plus l’attention dans le processus électoral, c’est la gestion des contentieux électoraux par la Cour constitutionnelle avec la convocation de plusieurs agents électoraux.  

« Ils avaient vraiment peur… »

Nous sommes dans la cité des Mamelles, à plus de 200 km de Cotonou où nous avons retrouvé Léon Toho qui, lors des législatives dernières, a été président du bureau de vote de l’Ecole primaire publique Ayé-Djoko, arrondissement d’Ofè dans la commune de Savè. Comme tant d’autres, il a répondu à la convocation de la Cour constitutionnelle. Tout enthousiasmé, il raconte : « J’étais stressé à un moment donné. Les gens nous ont effrayés, soi-disant, que si nous partions à Cotonou, la Cour va nous arrêter. Mais nous savions que nous n’avons commis aucun crime. Je suis arrivé à la Cour et face au président de la Cour, c’était un moment d’émotion. En fait, je n’aurais jamais pensé être là. Au début, ce n’était pas facile mais en fin de compte, c’était passionnant ! ». Léon Toho dit garder un bon souvenir de son premier contact avec la Cour constitutionnelle. Ce vis-à-vis avec le professeur Joseph
Djogbénou semble avoir suffi pour qu’à sa manière, il apprécie l’homme. « Contrairement à ce qui se dit sur le président de la Cour constitutionnelle, comme quoi il serait sévère, compliqué, moi j’ai plutôt constaté qu’il est ouvert. Il a été très simple avec nous. Ce qui a permis à ceux qui sont arrivés avec la peur, de parler avec confiance », fait-il observer. « Sans mentir, je ne peux pas vous décrire la peur qui avait animé les gens ici quand nous avons entendu nos noms à la radio. Ne parlons même pas de l’inquiétude des parents… ». Acteur politique de la dixième circonscription électorale, Romaric Ogunwalé, suppléant de Benoît Dègla, confirme : « Ils avaient vraiment peur ! En effet, certains acteurs politiques intoxiquaient. Ils avaient laissé entendre que les personnes convoquées seraient mises aux arrêts dès qu’elles viendront à Cotonou. Quand les jeunes ont appris cela, c’était la débandade ! Du coup, il a fallu aller parler en premier aux jeunes pour les rassurer et en second sensibiliser les parents qui étaient très inquiets. Ce n’était pas facile de convaincre tout le monde. Mais ils ont finalement compris l’enjeu. La preuve, il n’y avait que cinq absents sur les plus de 160 membres de bureaux de vote qui devraient être présents ».

« Un travail professionnel… »

Le suppléant de Benoît Dègla parle avec entrain de la gestion des recours électoraux par la Cour constitutionnelle. « Au terme des élections, le Bloc républicain devrait sortir avec deux sièges mais la Céna, en donnant les tendances, nous a lésés. Nous avons introduit un recours à la Cour parce que nous sommes dans un pays de justice. Notre cause a été entendue, notre recours a été pris en compte par la Cour qui nous a rétablis dans notre droit au terme d’un travail professionnel et très pratique. Vous savez, la Cour n’est pas restée entre ses quatre murs. Elle a fait appel aux différents agents électoraux pour venir témoigner et certifier les procès-verbaux de dépouillement. Elle a convoqué toutes les parties prenantes de telle sorte que ceux qui ont perdu ont compris qu’ils n’avaient pas gagné parce que les preuves sont là, claires », explique Romaric
Ogunwalé. Pour lui, la justice rendue au Bloc républicain dans ce dossier est la preuve du bon fonctionnement des institutions. « Nous sommes effectivement dans un Etat de droit, dans une démocratie qui mûrit au fil du temps. Je salue, à l’occasion, la Cour constitutionnelle qui a révisé son Règlement intérieur pour se faire plus proche du peuple. Aujourd’hui, les audiences sont publiques. Ce n’est plus ce couvent où personne ne sait comment les choses se passent. Aujourd’hui tout est fait devant le public et chacun sait sur quoi se fondent les décisions de la Cour ».
Cette transparence dans la gestion des recours électoraux a ravi plus d’un. Acteur politique de l’arrondissement de Plateau dans la commune de Savè, Azaria Oladjidé témoigne également : « Si je n’étais pas directement impliqué dans ce dossier et qu’on me l’avait rapporté, j’aurais dit que la Cour a travaillé juste pour rétablir Benoît Dègla parce que c’est un ancien. Mais là, j’ai été témoin du travail professionnel et indépendant de la Cour. La Cour a travaillé avec dextérité. L’examen des recours électoraux par la Cour constitutionnelle m’a permis de comprendre que cette institution ne travaille pas pour un individu ».Mais le plus heureux, c’est celui qui, grâce à la Cour, a retrouvé son siège. Il ne cache pas sa joie. « Des adversaires ont tenté de voler ma victoire mais grâce à la ténacité, à l’efficacité et au travail méthodique de la Cour, j’ai réussi à récupérer mon siège », s’est réjoui le député Benoît Dègla, suite à la décision EL 19-030 qui le rétablit dans son droit. C’est d’ailleurs avec cette décision, que la sixième mandature a fermé, le 23 mai dernier, la page de sa première expérience électorale.

Actualités 05 août 2019


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