La Nation Bénin...
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Les organisateurs de la 4e édition de la randonnée pédestre dénommée « Route des pêches à la marche » ont échangé avec les hommes des médias, ce lundi 29 juillet, lors d’une conférence de presse à Cotonou. A cette occasion, ils ont levé un coin de voile sur les tenants et les aboutissants de cet évènement sportif qui aura lieu les 24 et 25 août prochains sur une distance de 32 km le long du circuit touristique « La Route des Pêches » de Cotonou à Ouidah.
En prélude à la 4e édition de la randonnée pédestre dénommée « Route des pêches à la marche », qui va se dérouler les 24 et 25 août prochains, les organisateurs ont rencontré les hommes de la presse, ce lundi 29 juillet, à Cotonou lors d’une conférence de presse. L’objectif de cet évènement, selon le coordonnateur du projet, Armel Ahouantchédé, est de contribuer à la valorisation du circuit touristique « La Route des Pêches » à travers la marche sportive qui est un outil efficace de préservation de la santé. A l’en croire, 1200 participants sont attendus à ce rendez-vous annuel qui se tiendra sur une distance de 32 k m le long du circuit touristique « La Route des Pêches» de Cotonou à Ouidah. Les pratiquants de la marche, les fanatiques du sport d’entretien et des clubs de sport du Togo et du Cameroun sont annoncés à cette randonnée. «Trois communes à savoir Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah seront traversées par les marcheurs lors de cet évènement à la fois sportif et festif», a-t-il déclaré. Selon le coordonnateur du projet, en dehors de l’aspect sportif, le tourisme et l’action caritative sont pris en compte dans le programme. La Route des Pêches à la marche va impacter positivement la ville de Ouidah à travers la mise en terre de quelques centaines de plants à la plage de Ouidah et la pose de poubelles à la Porte de Non-retour avec l’appui de la mairie.
Selon le directeur technique de cette initiative, Olympe Houndjè, toutes les dispositions sont en train d’être prises pour la réussite de cette marche. A l’en croire, cette édition va se dérouler autour du thème « Sport et gestion du temps ». Pour lui, le sport est devenu une nécessité pour l’homme; c’est pourquoi les populations sont conviées à s’organiser pour le pratiquer. Il invite alors les populations à participer massivement à cette marche sportive. « Des moyens roulants sont prévus le long du circuit pour aider les populations qui seront fatiguées en cours de route », a-t-il déclaré. Le président du Club sportif March Pro Samuel Gnansounou a rassuré les participants que des dispositions sont prises sur les plans logistique, sécuritaire et sanitaire afin que cette randonnée puisse connaitre du succèsn

Le président de la République de l’Inde, Ram Nath Kovind, était, dans l’après-midi de ce lundi 29 juillet, à l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Il a délivré devant les députés un discours plein d’engagement et de détermination pour fouetter davantage la coopération entre l’Inde et le Bénin, notamment au niveau des Parlements des deux pays.
Il sonnait 17 h 25 min ce lundi 29 juillet, quand le cortège du président de la République de l’Inde, Ram Nath Kovind a foulé le sol du palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
L’hôte de marque a été accueilli, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Après de chaudes poignées de mains suivies de l’exécution des hymnes nationaux du Bénin et de l’Inde et de la revue de troupe, le président du Parlement a eu un tête-à-tête à son cabinet avec le chef d’Etat indien. Les deux personnalités se sont ensuite dirigées vers l’hémicycle où attendaient déjà les députés mobilisés en plénière pour la circonstance. Lors de son discours, le président Ram Nath Kovind est revenu de long en large sur la bonne santé des relations de coopération entre le Bénin et l’Inde. « Nos relations ont pour ciment le fait que nous partageons la même trajectoire politique. Nos deux peuples ont lutté pour se libérer des tentacules du colonialisme et aujourd’hui, nous nous engageons à enraciner davantage notre démocratie », souligne l’hôte de marque, le quatrième chef d’Etat étranger à visiter l’Assemblée nationale depuis l’ère du renouveau démocratique en 1990. Ram Nath Kovind estime que le Bénin a fait du chemin et constitue un exemple de démocratie à travers son parcours politique marqué par une consolidation interrompue au cours des trente dernières années, dans une région complexe et déchirée par les conflits. Il salue surtout l’organisation régulière des élections législatives au Bénin d’autant que le Parlement joue un rôle essentiel dans la vitalité et le bon fonctionnement de la démocratie. « J’ai été moi-même parlementaire et je comprends à sa juste mesure, la foi et la confiance que les populations placent en nous », soutient-t-il.
Première visite à l’étranger
Le président indien renseigne que son voyage au Bénin est sa première visite à l’étranger depuis l’organisation réussie des élections législatives générales qui se sont tenues avril-mai dernier en Inde. Lesquelles élections, selon lui, ont connu sept phases et ont duré six semaines avec 900 millions d’électeurs et un taux de participation de 67%. Ces consultations électorales, à l’en croire, ont été le plus grand exercice démocratique que le monde ait jamais connu. Elles ont abouti à l’élection de près de la moitié des 543 membres du Parlement dont 78 députés de sexe féminin qui siègent désormais à la Chambre basse.
Pour Ram Nath Kovind, la vitalité du Parlement indien à travers la diversité de la langue, de la religion, de l’ethnie jusqu’à la culture et la qualité des débats, discussions et votes des lois, est l’une des preuves évidentes de la similitude entre les deux pays. «Nous demeurons engagés à travers vous pour satisfaire les aspirations de votre peuple dans ce sens et conformément aux principes de la coopération Sud-sud », assure Ram Nath Kovind. Il dit toute la satisfaction de son pays à avoir partagé son expertise pour accompagner le Bénin dans les domaines de sécurité alimentaire, énergétique, sanitaire et des ressources en eau.
Le président indien annonce la finalisation prochaine du projet portant sur l’alimentation du système d’adduction dans 103 villages du Bénin au moyen d’un accord de financement d’un montant de 42 millions de dollars américains. Il dit avoir offert au Bénin, ce lundi 29 juillet, un montant de 100 millions de dollars américains pour l’aider à réaliser les Objectifs de développement durable (Odd). Le président indien annonce également plusieurs autres projets de développement du Bénin, notamment dans les domaines de la formation des jeunes et de la lutte contre le chômage, de la promotion de l’agriculture, du numérique, de la télémédecine, de la télé-éducation, de la lutte contre les changements climatiques et de l’appui à la lutte contre le terrorisme.
Ce discours plein d’engagement et de promesses n’a pas laissé indifférents les députés qui l’ont fortement ovationné. Au nom des parlementaires, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a remercié l’hôte de marque surtout pour son déplacement au Parlement d’où il s’est s’adressé directement au peuple béninois sur les liens séculaires de relations de coopération entre les deux pays.

Le projet Assurance pour le Renforcement du Capital humain (Arch) vient d’entrer dans sa phase active avec le lancement du volet Assurance-maladie. Entouré d’une forte délégation gouvernementale, le ministre d'État, Abdoulaye Bio Tchané a officiellement annoncé, hier lundi 29 juillet à Glo-Djigbé, le démarrage de la phase pilote.
C'est désormais une réalité ! Le projet Assurance pour le Renforcement du Capital humain (Arch) a ouvert ses portes aux populations les plus pauvres avec la mise en œuvre du volet Assurance-maladie. Lancée hier, la phase pilote prend en compte trois zones sanitaires, notamment Abomey-Calavi – Sô-Ava (As), Dassa-Zoumè – Glazoué (Dg) et Djougou – Copargo – Ouaké (Dco). Et c’est environ 120 mille personnes se retrouvant dans l’extrême pauvreté, qui seront impactées par la mise en œuvre de cette phase. « Au-delà de cette phase, l'assurance-maladie sera ouverte à toutes les autres couches de la population dans tous les départements », a assuré le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané lors du lancement officiel du projet. Il a salué à l’occasion tous les partenaires au développement, notamment la Banque mondiale, l’Usaid, le Système des Nations Unies, le Pnud… dont la confiance a permis l'aboutissement du projet.
Le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin a rassuré de ce que les prestations de santé qui seront offertes, respecteront les normes et contribueront effectivement à soulager les populations. « Je puis rassurer nos compatriotes et nos partenaires que le gouvernement mettra un point d'honneur à assurer avec rigueur la mise en œuvre des activités prévues, en vue d’une efficacité totale », renchérit le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Des séances de vulgarisation sont prévues aux fins de faire connaitre aux populations le contenu du panier de soins offerts et les procédures. La mise en œuvre du volet assurance-maladie va se faire par une adhésion progressive. Elle commence par les pauvres extrêmes pour lesquels l’Etat supporte totalement les primes d’assurance.
Assurer l’égal accès de tous à la santé
Faisant référence au taux de pauvreté qui est d'environ 40,1% dont 22,7% sont extrêmement pauvres, le ministre Abdoulaye Bio Tchané met en exergue l’opportunité du projet Arch pour les milliers de personnes qui ont du mal à avoir accès à des soins de qualité. « La couverture du risque maladie procède du droit à la santé, un droit universel. Au terme de l’article 8 de la Constitution du Bénin, l’Etat a l’obligation d’assurer l’égal accès à la santé à tous ses citoyens. L’assurance-maladie, telle qu’elle prend forme aujourd’hui est destinée prioritairement aux personnes économiquement faibles. Elle repose sur les valeurs d’équité et de solidarité nationale. Elle vise à lever les obstacles financiers, notamment les paiements directs par les patients eux-mêmes. Elle implique également la prise en charge sur fonds publics, des frais de santé des personnes qui ne sont pas en mesure de les supporter… », a-t-il expliqué. A l’en croire, l’amélioration des conditions de vie est l’une des priorités du gouvernement qui œuvre à garantir à tous les citoyens, une protection sociale devant leur permettre de faire face aux aléas de la vie.
Rappelons que le projet Arch est un paquet de quatre services à savoir l'assurance-maladie, le crédit, la formation et l'assurance-retraite.

Adjudicataire des lots 2A et 3A du Projet de réhabilitation et d’aménagement des voies urbaines dit Asphaltage, l’entreprise chinoise SINOHYDRO a reçu, samedi 27 juillet dernier, sur ses chantiers à Cotonou, la visite d’étudiants burkinabés en ingénierie de génie civil. Ces derniers entendent, à travers cette initiative, s’imprégner de l’expertise de cette multinationale spécialisée dans les grands travaux urbains.
Le Club des ingénieurs en génie civil de l’Université de Fada au Burkina Faso, fort de 34 étudiants, est sorti de la visite des chantiers de l’entreprise chinoise SINOHYDRO, édifié aussi bien par l’expertise que l’expérience de cette multinationale en charge des travaux d’asphaltage au Bénin. Les étudiants en ingénierie de génie civil ont en effet été guidés sur les chantiers par les responsables de l’entreprise dont le directeur central Afrique de l’Ouest de l’entité ainsi que ses ingénieurs et chargés des travaux. De la conception des pavés, à la réalisation des canalisations et autres exutoires d’eau en passant par la construction des dalots et ponts et la pose de pavés, l’entreprise met un point d’honneur à la qualité et au respect des normes. Pour le directeur central Afrique de l’Ouest de SINOHYDRO, rien ne vaut des ouvrages de qualité qui durent dans le temps.
Avec son Système de management Qualité Hygiène Sécurité Environnement certifié, l’entreprise s’est imposée comme l’une des plus performantes et citoyennes dont la réputation se mesure à la taille de ses réalisations et de ses employés (plus de 200 000 à travers le monde). Des acquis dont les futurs ingénieurs burkinabés entendent tirer profit. Pour Aziz Kaboré, porte-parole de la délégation, l’intérêt du voyage d’études tient de la volonté du groupe de se mettre à l’école des entreprises qui cultivent de bonnes pratiques, de s’en inspirer et tisser des relations pour de futurs stages en leur sein.
L’entreprise n’est d’ailleurs pas à sa première expérience. De nombreux instituts et écoles supérieurs de formation en génie civil d’ici et d’ailleurs prennent langue avec elle et confortent leurs cours théoriques avec les bonnes pratiques de SINOHYDRO.
Saisissant l’occasion de cette visite, le directeur central Afrique de l’Ouest de la société a apprécié la dynamique impulsée par le chef de l’Etat avec les grands chantiers appelés à mettre le pays sur les rails du développement. Sa volonté à mettre à la disposition de ses concitoyens des voies carrossables en vue de faciliter la mobilité humaine et assainir leur cadre de vie à travers le Projet Asphaltage a été également saluée. La chance donnée par ailleurs aux entreprises étrangères d’échanger des connaissances et expériences avec les ingénieurs et techniciens béninois témoigne, aux yeux du responsable, de son ambition et de son ouverture d’esprit.
Il est à souligner que dans le cadre du projet Asphaltage, SINOHYDRO réalise pour le compte du Lot 3A, 20 rues d’une longueur de 16.1 km dans un délai de 15 mois. Des travaux qu’elle assure avoir exécuté à un taux satisfaisant de 50%.

Ouverte, hier lundi 29 juillet, la première session criminelle du Tribunal de première instance de première classe de Parakou, au titre de l’année 2019, a connu du premier dossier inscrit à son rôle. C’est une affaire d’assassinat pour laquelle Michel Noumonvi et Chabi Séro ont été reconnus coupables, puis condamnés à quinze ans de réclusion criminelle.
Agés respectivement de 46 ans et 49 ans, Michel Noumonvi, vendeur de divers, et Chabi Séro, cultivateur, tous résidant à Tamarou, commune de N’Dali, retournent en prison pour purger leur peine de 15 ans de réclusion criminelle, après avoir été reconnus coupables de l’assassinat de Roger Diti. Mis sous mandat de dépôt le 18 juin 2015, ils étaient hier, lundi 29 juillet, au Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle et présidé par Adamou Moussa.
Interpelés et inculpés du chef d’accusation d’assassinat, ils n’ont pas reconnu les faits à eux reprochés, tant à l’enquête préliminaire que devant le juge instructeur. A la barre hier, les deux sont restés dans la dénégation, préférant se rejeter la responsabilité de ce qui s’était passé.
Aux questions du président, Adamou Moussa, du représentant du ministère public, Nourou Dine Bakary et des avocats chargés de leur défense, Enock Chadaré et Mohamed Toko, Chabi Séro soutiendra que c’est entre son co-accusé et la victime que la bagarre a commencé et qu’il n’a fait que les séparer. Ce que Michel Noumonvi balaiera du revers de la main, arguant qu’il l’a plutôt forcé à reconnaître les faits contre une récompense de 200 000 francs Cfa et la promesse ferme de l’aider à sortir de prison, à son tour. Mieux, il confie s’être présenté sur les lieux de la soirée « Patanti », avec 5 l de boisson alcoolisée communément appelée « Sodabi ».
Il avait déjà réussi à en écouler 3,5 l avant que l’altercation soit survenue. Invité à la barre pour une confrontation par rapport à bien d’autres points, Chabi Séro déclarera que si ce n’est pas cette bagarre, Michel Noumonvi n’a rien apporté, même pas une seule goutte de boisson.
Imbroglio
Des réponses qui, déplorera le représentant du ministère public, Nourou Dine Bakary, dans son réquisitoire, n’ont pas fait avancer les débats. « Qui sont les auteurs de ce crime ? Dans quelles circonstances, la victime s’est retrouvée dans un puits ? Nous nous retrouvons face à une découverte de cadavre. L’enquête préliminaire, ainsi que l’instruction ne nous ont pas édifiés. Mais il existe une constance, c’est qu’il y a eu un mort », fait-il constater. « A l’instruction à la barre, je suis encore resté sur ma faim », a-t-il poursuivi, en faisant observer que l’absence des témoins ne leur a pas facilité la tâche. « Le certificat de décès ne nous situe pas davantage. On nous a parlé de traces de violences retrouvées sur le corps de la victime, mais nous n’avons eu aucune réponse à nos questions », a ajouté Nourou Dine Bakary. « L’imputation des faits aux accusés me pose problème dès lors que des éléments d’imputabilité n’existent pas pour situer le lien de causalité », a-t-il insisté. Selon lui, le doute subsiste sur l’imputabilité et les faits mis à leur charge ne sont pas suffisamment établis. Il demande alors de les acquitter au bénéfice du doute.
Défendant les intérêts de Chabi Séro, Me Mohamed Toko a félicité le représentant du ministère public pour avoir mis en exergue tout ce qui concerne les principes en matière pénale. Son collègue Enock Chadaré qui défendait Michel Noumonvi n’a pu cacher son émotion en intervenant, parce qu’il y a eu mort d’homme. Il a souhaité que les faits soient examinés avec minutie pour rechercher les éléments constitutifs du crime d’assassinat imputé à son client. « L’assassinat est un fait aggravé soit par la préméditation, soit par le guet-apens. Ce qui n’est pas le cas dans l’un ou l’autre cas. Le dossier ne nous renseigne pas sur l’objet et le matériel utilisés pour supprimer la vie à Roger Diti. Votre tribunal aura du mal à retenir l’assassinat comme élément d’inculpation », fait-il observer à la cour. « Le doute profite toujours à l’accusé. Dans le cas d’espèce, il y a un doute épais », conclut-il.
L’enquête de moralité est favorable aux deux accusés. Leurs bulletins N°1 ne portent également mention d’aucune condamnation antérieure. Selon leurs rapports d’expertise psychiatrique et médico-psychologique établis, ils ne souffrent d’aucun trouble pouvant abolir le contrôle de leurs actions au moment des faits.
Mais contre toute attente, la cour les a déclarés coupables d’assassinat, puis les a condamnés à 15 ans de réclusion criminelle.
Les faits
Dans la nuit du 13 au 14 juin 2015, Roger Diti, un ressortissant de l’Atacora résidant à Tamarou, commune de N’Dali, s’est rendu à une soirée dénommée « Patanti » avec sa femme Christine N’Tifa, une jeune fille d’environ 14 ans. L’un des membres du groupe auquel appartenaient Michel Noumonvi et Chabi Séro a tenté d’embrasser son épouse avec laquelle il dansait après avoir consommé la boisson locale. Considérant cet acte comme un affront, il a réagi. Il s’ensuivra une altercation vite contenue par l’intervention de certaines personnes dont le sieur Zato qui a reconduit Roger Diti à la maison. Mais Michel Noumonvi et Chabi Séro, qui n’ont pas voulu en rester là, se sont portés clandestinement à son domicile. Ils ont défoncé sa porte et lui ont donné des coups à la tête avec un objet contondant avant de jeter son corps sans vie dans un puits qui a tari. Ce n’est qu’au petit matin du dimanche 14 juin 2015 que la dépouille de Roger Diti a été découverte. A son domicile, on a également retrouvé les chaussures de Chabi Séro. Ce dernier et Michel Noumonvi ont été soupçonnés d’être les auteurs des faits. Lors de leur arrestation, il a été remarqué que Chabi Séro portait les chaussures du défunt et qu’il y avait des traces de sang sur les pieds de Michel Noumonvi n
Composition de la cour :
Président : Adamou Moussa
Assesseurs : Lionel Dossou Nouatin, Arlen Dossa-Avocè, Alou Bani Demon, E. Francis Bodjrènou
Ministère public : Nourou Dine Bakary
Greffier : Me Alexandre Azélokonon

« L’Inde est un peuple ami. L’Inde est le premier partenaire économique du Bénin. Nos opérateurs économiques et nos peuples ont déjà donné le signal de ce partenariat étroit. Il nous revient donc, nous, gouvernants actuels, représentant nos Etats, d’emboîter le pas à nos opérateurs économiques, à nos peuples, et votre visite actuellement à Cotonou va dans ce sens.
Nous devons raffermir les relations entre nos deux pays, dynamiser nos échanges, la coopération et faire de nos deux pays, des peuples amis, des Etats amis et des partenaires efficaces de longue durée. Vous nous en avez donné la preuve tout à l’heure avec les annonces que vous avez faites et je veux retenir comme annonce essentielle, les éléments de l’accord que nous avons signé, par lequel l’Inde apportera au Bénin son expérience et ses compétences en matière de médecine et d’éducation. Nous allons pouvoir bénéficier du numérique, de la télémédecine et par ce biais, mille médecins et paramédicaux du Bénin vont bénéficier de l’assistance, de la formation, de l’expertise de l’Inde.
C’est énorme et je voudrais vous en remercier. Pareil dans le domaine de l’éducation. De manière plus générale, c’est 15.000 personnes qui seront impactées par la télé-éducation et au plan culturel, les accords qui existaient déjà entre nos deux pays viennent d’être renouvelés et cela permettra à nos deux pays de développer des échanges en matière culturelle. Le Bénin a de grandes ambitions dans ce domaine et nous avons identifié le tourisme comme étant pour nous un levier de richesse et de développement.
L’Inde sera pour nous un partenaire de taille. Vous aviez annoncé aujourd’hui que le gouvernement indien mettrait à la disposition du Bénin une ligne de financement de cent millions de dollars Us. Cela est, pour nous, fort appréciable. Nous ferons bon usage de cette ligne de financement et je voudrais vous rassurer que le Bénin, depuis quelques années, a entrepris des réformes majeures et à ce titre, la bonne gouvernance le caractérise déjà depuis ces trois dernières années et vous pouvez être rassuré que ce montant nous servira utilement jusqu’au dernier centime. Merci pour la possibilité offerte aux Béninois d’aller en Inde en prenant leurs visas en ligne. L’Inde est une destination quotidienne pour nos opérateurs économiques. De manière plus générale, nous avons noté aujourd’hui qu’au plan bilatéral, multilatéral, nos deux pays fonctionneront comme des siamois et nous sommes rassurés de ce dont nous pouvons bénéficier de ce grand pays, de cette grande puissance. Le Bénin est un petit territoire de onze millions d’habitants, mais nous sommes un pays de grand cœur, qui a la volonté de se développer très vite et nous serons pour vous malgré notre taille, un partenaire sérieux, un partenaire de taille. Je voudrais que votre visite au Bénin soit le début d’une nouvelle coopération encore plus dynamique… ».

1- A l’invitation de Son Excellence monsieur Patrice Talon, Président de la République du Bénin, chef de l’Etat, chef du gouvernement, Son Excellence monsieur Ram Nath Kovind, Président de la République de l’Inde, a effectué une visite d’Etat au Bénin, les 28, 29 et 30 juillet 2019, à la tête d’une importante délégation.
2 - A son arrivée à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou, le Président Ram Nath Kovind a été accueilli par monsieur
Aurélien A. Agbenonci, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Cette visite historique, est la toute première en terre béninoise d’un homme d’Etat indien de ce rang, témoignant ainsi clairement du grand intérêt que l’Inde porte au Bénin.
3 - A l’occasion de cette visite, les deux chefs d’Etat ont eu, un tête-à-tête au Palais de la Marina, au cours duquel ont été abordées les questions relatives à la coopération bilatérale, au partenariat Inde-Afrique et à la situation dans le monde.
Cet entretien qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse a permis aux deux hommes d’Etat d’exprimer leur satisfaction des excellentes relations d’amitié et de coopération qu’entretiennent le Bénin et l’Inde et de marquer leur volonté commune de les consolider davantage. Ils ont convenu de poursuivre leurs efforts pour élargir leur panier d’exportations et soutenir les investissements mutuels.
4- Les deux chefs d'Etat ont exprimé leur satisfaction sur la coopération dans le domaine de l'aide au développement entre les deux pays. Le Président Kovind a annoncé l’ouverture d’une ligne de crédit de 100 millions Usd au profit du Bénin pour ses projets prioritaires nationaux.
Reconnaissant l’importance d’investir dans le renforcement des capacités des ressources humaines, le Président Kovind a annoncé des formations en langue anglaise pour les cadres de l’Administration béninoise. Les deux (02) chefs d’Etat se sont également penchés sur la possibilité de renforcer la formation en matière de défense, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime.
5- Les chefs d’Etat ont reconnu que les échanges entre l’Inde et le Bénin depuis des décennies constituent un pilier de consolidation de liens entre les deux peuples.
À cet égard, le président Kovind a annoncé l’inclusion du Bénin dans le système de visas électroniques de l’Inde afin que les ressortissants Béninois puissent accomplir en ligne les formalités de visas d’affaires, touristiques et d’autres types de visas.
6 - Les deux parties ont matérialisé le renforcement des bases juridiques de leur coopération par le renouvellement de certains accords bilatéraux venus à terme et la signature de nouveaux accords, à savoir :
- l’Accord portant sur le programme d’échanges culturels mass médias, de la jeunesse et sports entre le Bénin et l’Inde ;
- l’Accord sur la télémédecine et la télé-éducation ;
- l’Accord portant exemption mutuelle de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, officiels et de service ; et
- l’Accord portant sur la coopération dans le domaine des crédits à l’exportation et d’assurance-investissement.
7- Les Présidents béninois et indien, se fondant sur les bonnes relations d’amitié et de coopération liant le Bénin et l’Inde, se sont engagés à bâtir dans l’intérêt des deux pays, un partenariat économique mutuellement bénéfique et à saisir à cet effet toutes les opportunités d’investissement et de coopération contenues dans le Programme d’Action du Gouvernement béninois à travers l’implication des secteurs public et privé des deux pays.
8- Outre la formation des ressources humaines qui est l’un des axes de coopération ciblés par les deux parties, le développement des échanges commerciaux, du secteur de l’énergie renouvelable, de la santé, des échanges culturels et des technologies de l’information et de la communication sera privilégié.
9- Les deux hommes d’Etat ont également convenu que la deuxième session de la Commission Mixte Inde-Bénin, au niveau ministériel, se tiendra à New Delhi à une date à convenir d’accord-partie.
10- Les deux chefs d’Etat ont également abordé des questions de politique internationale, notamment le terrorisme international, et autres conflits armés qui ne sont pas de nature à favoriser la paix et la stabilité dans le monde. Ils se sont engagés à se soutenir mutuellement sur des questions d’intérêt commun au niveau des instances internationales.
11- Au cours de son séjour, le Président de la République de l’Inde a prévu de se rendre à l’Assemblée Nationale où il aura des échanges avec le Président du Parlement béninois portant sur la nécessité d’établir une coopération institutionnelle entre les Parlements béninois et indien. Le Président Kovind prononcera également un discours devant les Députés béninois.
12- La visite d’Etat du Président de l’Inde s’achèvera par sa rencontre avec la communauté indienne présente au Bénin.
13- Le Président Kovind a adressé une invitation au président Patrice Talon à se rendre en visite d’Etat en Inde. Le chef de l’Etat béninois a accepté avec plaisir cette invitation dont la date sera convenue par voie diplomatique
Fait à Cotonou, le 29 juillet 2019.

Les relations entre le Bénin et l’Inde déjà si bien portantes connaitront dans les mois à venir une aube nouvelle. En visite officielle à Cotonou, le président indien Ram Nath Kovind reçu par le président de la République, ce lundi 29 juillet, s’est engagé à être l’avocat personnel du Bénin à travers un soutien constant et un appui qui vont lui permettre de poursuivre sa marche vers l’émergence.
Pour sa première visite au Bénin, le président indien Ram Nath Kovind en repartira sans aucun doute avec de merveilleux souvenirs. Il n’a pas tari d’éloges à l’endroit du pays dont il dit apprécier les réformes et la marche vers l’émergence. Lundi 29 juillet à la présidence de la République, l’hôte du chef de l’Etat n’a eu que des mots aimables pour peindre les bons rapports entre son pays et le Bénin. Ces liens, il les veut plus affermis que jamais, au regard, dit-il, d’une part, des ambitions des actuels dirigeants du pays et d’autre part, des potentialités dont il regorge. Le président Ram Nath Kovind a été accueilli avec tous les honneurs dus à son rang. Exécution d’hymnes nationaux, honneurs militaires, revue de troupe… La minutie des grands jours a entouré l’accueil du président indien qui sera reçu par le président Patrice Talon pour un tête-à-tête de plusieurs minutes au cours duquel ont été abordées les questions relatives à la coopération bilatérale, au partenariat Inde-Afrique et à la situation dans le monde.
« Cet entretien qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse a permis aux deux hommes d’Etat d’exprimer leur satisfaction des excellentes relations d’amitié et de coopération qu’entretiennent le Bénin et l’Inde, et de marquer leur volonté commune de les consolider davantage. Ils ont convenu de poursuivre leurs efforts pour élargir leur panier d’exportations et soutenir les investissements mutuels », indiquera plus tard le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération donnant lecture du communiqué conjoint qui a sanctionné la visite.
« Nous sommes heureux de pouvoir assister à l’émergence… »
Au cours de sa déclaration à la presse, le président Ram Nath Kovind a dit tout le bien qu’il pense du Bénin. La forte présence d’une communauté de son pays, très active sur le plan économique, a été relevée par le président indien qui met à l’actif de cette facilité de coopération, le management au sommet de l’Etat, notamment ces dernières années, et surtout, les opportunités. « L’Inde a toujours été impliquée dans des activités au Bénin et ma visite vise à dynamiser nos rapports. L’Inde a été impressionnée par l’émergence de la République du Bénin et l’indique en tant qu’exemple de démocratie en Afrique de l’ouest », a-t-il apprécié. Mais pour lui, les moyens existent de porter la barre de la coopération à un niveau encore plus élevé. « Je voudrais inviter le président Patrice Talon à amener nos liens à un niveau supérieur avec des relations économiques » plus fortes, a poursuivi le président indien. Son souhait, c’est que le partenariat économique qui tourne actuellement autour de 350 millions de dollars US puisse passer à plus de 800 millions de dollars US.
Plus qu’une simple annonce, il fait de cette exhortation un vœu à accomplir au plus vite et s’y engage personnellement. Et s’il est autant convaincu que cela est réalisable, c’est sans doute parce qu’il voit à travers le Bénin, un nid d’opportunités aux plans agricole et économique. « Le Bénin pour nous est un partenaire économique avec des plans de préférence », souligne Ram Nath Kovind, estimant que la croissance du pays est un atout majeur. « Nous avons convenu qu’il y a des opportunités et des liens d’investissement qui restent à explorer », laisse-t-il entendre dans sa déclaration aux médias.

Plusieurs annonces ont été faites au terme du passage au palais de la Marina du président indien Ram Nath Kovind. Mais la plus importante reste la volonté de ce pays de booster le développement du Bénin à travers une aide financière de cent millions de dollars Us.
L’entretien entre les présidents Patrice Talon et Ram Nath Kovind s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse, indique le communiqué conjoint de fin de visite lu par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération,
Aurélien Agbénonci. Ces échanges ont permis « aux deux hommes d’Etat d’exprimer leur satisfaction des excellentes relations d’amitié et de coopération qu’entretiennent le Bénin et l’Inde et de marquer leur volonté commune de les consolider davantage », précise le même texte. Les deux hommes d’Etat ont aussi convenu de poursuivre leurs efforts pour élargir leur panier d’exportations, de soutenir les investissements mutuels et ont exprimé leur satisfaction de la coopération dans le domaine de l’aide au développement entre les deux pays. Cet engagement se traduit déjà dans les faits. En effet, le président Kovind a annoncé l’ouverture d’une ligne de crédit de 100 millions USD au profit du Bénin pour ses projets prioritaires nationaux, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, présentant le point des échanges entre les deux parties.
Reconnaissant l’importance du renforcement des capacités des ressources humaines, le président indien s’est aussi engagé pour des formations en langue anglaise au profit des cadres de l’administration béninoise. Les deux chefs d’Etat se sont par ailleurs penchés sur la possibilité de renforcer la formation en matière de défense, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime et ont « reconnu que les échanges entre l’Inde et le Bénin depuis des décennies constituent un pilier de consolidation de liens entre les deux peuples ». Patrice Talon et Ram Nath Kovind se fondant sur les bonnes relations d’amitié et de coopération liant les deux pays « se sont engagés à bâtir un partenariat économique mutuellement bénéfique et à saisir à cet effet toutes les opportunités d’investissement et de coopération contenues dans le Programme d’action du gouvernement béninois à travers l’implication des secteurs public et privé des deux pays ». Outre la formation des ressources humaines qui est l’un des axes de coopération ciblés par les deux parties, le développement des échanges commerciaux, du secteur de l’énergie renouvelable, de la santé, des échanges culturels et des technologies de l’information et de la communication sera privilégié, mentionne le communiqué conjoint.
De nombreux accords signés
On retiendra aussi du passage à Cotonou du président indien « l’inclusion du Bénin dans le système de visas électroniques de l’Inde afin que les ressortissants béninois puissent accomplir en ligne les formalités de visas d’affaires, touristiques et d’autres types de visas ». Une nouvelle saluée par le président Patrice Talon qui voit ainsi la fin du calvaire des opérateurs économiques et citoyens béninois obligés de se rendre à Abuja pour des formalités de visa avant leur voyage. Les deux parties ont aussi matérialisé le renforcement des bases juridiques de leur coopération par le renouvellement de certains accords bilatéraux venus à terme et la signature de nouveaux accords, à savoir l’accord portant sur le programme d’échanges culturels mass medias, de la jeunesse et sports, l’accord sur la télémédecine et la télé-éducation, l’accord portant exemption mutuelle de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, officiels et de service et l’accord portant sur la coopération dans le domaine des crédits à l’exportation et d’assurance-investissement.
À une date à fixer d’accord partie,
se tiendra à New Delhi, la deuxième session de la Commission mixte Inde-Bénin, au niveau ministériel. Le président Kovind a aussi adressé une invitation au chef de l’Etat béninois à se rendre en visite d’Etat en Inde. Cette rencontre entre les deux hommes d’Etat a permis d’aborder « des questions de politique internationale, notamment le terrorisme international, et autres conflits armés qui ne sont pas de nature à favoriser la paix et la stabilité dans le monde ». Ils se sont engagés à se soutenir mutuellement sur des questions d’intérêt commun au niveau des instances internationales. La visite d’Etat du président de l’Inde s’achèvera ce jour. Mais avant, il a prévu une rencontre avec la communauté indienne présente au Bénin.

Epitech, Africa Design School et l’Agence de Développement de la Cité de l’Innovation et du savoir (Sèmè-City) ont organisé, ce samedi 27 juillet, une journée de sensibilisation et d’orientation au profit des nouveaux bacheliers béninois. C’est l’occasion d’informer ces apprenants et leurs parents ainsi que des passionnés du digital sur les opportunités qu’offrent les métiers du numérique.
Les nouveaux bacheliers et leurs parents ont été conviés à la journée de sensibilisation et d’orientation « Mon Métier Mon Avenir », organisée par Epitech, Africa Design School et l’Agence de Développement de la Cité de l’Innovation et du savoir (Sèmè-City). C’est l’occasion pour eux de découvrir les nouvelles compétences attendues pour le 21e siècle au regard de l’évolution technologique et des métiers du numérique. Présents à Cotonou, les experts d’Africa Design School, première école de design en Afrique de l’Ouest, créée par l’École de design, Nantes Atlantique ont expliqué aux participants comment le design en tant que création d’un projet visant la réalisation ou la production d’un produit, est devenu un métier transversal à plusieurs domaines. Les jeunes apprenants ont découvert également Sèmè-City, qui se veut un véritable makerspace réunissant étudiants, chercheurs et entrepreneurs de différents pays au sein d’un campus moderne dédié à l’enseignement supérieur, à la formation professionnelle et technique, à la recherche et à l’incubation de jeunes entreprises. Cette cité internationale de l’innovation et du savoir ambitionne de favoriser un modèle de croissance inclusive et durable fondé sur l’innovation.
Epitech, établissement français d’enseignement supérieur privé en informatique, ayant créé un campus depuis février 2019 au Bénin, a saisi cette opportunité pour présenter ses offres aux nouveaux bacheliers. En partenariat avec Sèmè-City, cette école entend former des professionnels en informatique, capables de répondre aux défis technologiques du 21e siècle.