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Epitech, Africa Design School et l’Agence de Développement de la Cité de l’Innovation et du savoir (Sèmè-City) ont organisé, ce samedi 27 juillet, une journée de sensibilisation et d’orientation au profit des nouveaux bacheliers béninois. C’est l’occasion d’informer ces apprenants et leurs parents ainsi que des passionnés du digital sur les opportunités qu’offrent les métiers du numérique.
Les nouveaux bacheliers et leurs parents ont été conviés à la journée de sensibilisation et d’orientation « Mon Métier Mon Avenir », organisée par Epitech, Africa Design School et l’Agence de Développement de la Cité de l’Innovation et du savoir (Sèmè-City). C’est l’occasion pour eux de découvrir les nouvelles compétences attendues pour le 21e siècle au regard de l’évolution technologique et des métiers du numérique. Présents à Cotonou, les experts d’Africa Design School, première école de design en Afrique de l’Ouest, créée par l’École de design, Nantes Atlantique ont expliqué aux participants comment le design en tant que création d’un projet visant la réalisation ou la production d’un produit, est devenu un métier transversal à plusieurs domaines. Les jeunes apprenants ont découvert également Sèmè-City, qui se veut un véritable makerspace réunissant étudiants, chercheurs et entrepreneurs de différents pays au sein d’un campus moderne dédié à l’enseignement supérieur, à la formation professionnelle et technique, à la recherche et à l’incubation de jeunes entreprises. Cette cité internationale de l’innovation et du savoir ambitionne de favoriser un modèle de croissance inclusive et durable fondé sur l’innovation.
Epitech, établissement français d’enseignement supérieur privé en informatique, ayant créé un campus depuis février 2019 au Bénin, a saisi cette opportunité pour présenter ses offres aux nouveaux bacheliers. En partenariat avec Sèmè-City, cette école entend former des professionnels en informatique, capables de répondre aux défis technologiques du 21e siècle.

Les Ecureuils locaux du Bénin ont été contraints, ce dimanche 28 juillet, au partage des points (0-0) au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. C’est dans le cadre du match aller du premier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations 2020. Ils devront faire mieux le dimanche 4 août prochain à Lomé pour espérer se qualifier pour le prochain tour.
Les Ecureuils locaux du Bénin et les Eperviers du Togo n’ont pas pu se départager ce dimanche 28 juillet lors de leur confrontation comptant pour la phase aller du premier tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations Cameroun 2020. Et pourtant, ce sont les Écureuils qui ont pris les premières initiatives en allant à l’assaut des buts togolais dès l’entame de la partie. A la 3e minute, Saliou Idrissou profite d’une passe de Balla Allabani, enchaîne et frappe. Mais, la balle va passer au-dessus de la barre transversale des buts togolais gardés par Aigba Abdoul Moubarak. Réponse du berger à la bergère, les Togolais vont réagir. Abdoul-Sarbourh Bodé tente une incursion sur le côté droit de la défense et trouve Kossi Edem
Koudagba qui rate son tir. Les Togolais vont bénéficier du premier coup franc de la partie à la 5e minute mais ils ne parviendront pas à faire la différence. A la 14e minute, les Ecureuils du Bénin retrouvent leur verve à travers Jérôme Bonou qui sera descendu à la lisière de la défense togolaise. Il exécute le coup franc mais la balle sera captée par le dernier rempart togolais. A la 19e minute, chaude alerte dans le camp béninois, Abdoul-Sarbourh Bodé du Togo retrouve Ismael Ouro-Ogoro qui manque de tromper le gardien de but béninois Chérif Dine Kakpo présent sur sa ligne. La belle talonnade de Balla Allabani pour Saliou Idrissou aurait pu permettre au Bénin d’ouvrir le score n’eût été la vigilance des défenseurs béninois.
Dans un scénario action-réaction, Béninois et Togolais vont se tenir jusqu’à la mi-temps. A 0-0, le juge central va renvoyer les deux équipes aux vestiaires. A la reprise, les poulains de Moussa
Latoundji mettent la pression sur les Togolais sans trouver la faille. La belle sortie de Chérif Dine Kakpo à la 51e minute sauve le Bénin. Les Béninois vont reprendre le cours de la partie en enchaînant des offensives. En témoignent les actions des 65e, 66e et 75e minutes après l’entrée de Odo Chabi
Mohamed et Friday Mantins.Ils vont dominer leurs adversaires dans le dernier quart d’heure sans réussir à prendre l’avantage. Même le coup franc de
Friday Mantins à la 79e minute n’a pas pu surprendre le dernier rempart togolais. Les Togolais vont alors réussir à accrocher (0-0) les Béninois sur leurs installations. Les deux équipes devront donc attendre la manche retour prévue pour dimanche prochain pour se départager le week-end prochain au stade de Kégué dans la capitale togolaisen

Le ministre intérimaire en charge de la Décentralisation, Alassane Séïdou, annule l’élection du nouveau maire de la commune d’Adjohoun, Roland da Hèfa et ordonne la reprise du vote. Il a signifié cela au préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, par courrier n°922/Mdgl/Dc/Sgm/Dgcl//Dpdlcd/Sa en date du 22 juillet dernier.
Selon la correspondance du ministre, le processus ayant conduit à l’élection du maire est entaché de nombreuses irrégularités. Mieux, il ne s’est pas déroulé dans les formes rappelées par son message-radio en date du 13 juin 2019. Alassane Séïdou ordonne, en conséquence, au préfet Joachim Apithy de constater par lui-même lesdites irrégularités et de retirer son arrêté constatant l’élection dudit maire et à veiller personnellement à la reprise du vote, conformément aux textes en vigueur. Le ministre intérimaire en charge de la Décentralisation somme l’autorité de tutelle de lui rendre compte sous huitaine des diligences prises à cet effet. De quoi donner de l’insomnie au maire Roland da Hèfa élu le 26 juin dernier par 8 voix pour et 7 contre et officiellement installé dans ses fonctions le 17 juillet dernier, en remplacement de Léon Bocovè, désormais député à l’Assemblée nationale, 8e législature.
Thibaut C. NAGNONHOU

Le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) a célébré hier, dimanche 28 juillet, à Parakou, son premier anniversaire. En marge de cet évènement, le bureau exécutif avec à sa tête le président Jacques Ayadji a eu une séance d’échanges, samedi 27 juillet, avec les onze coordinateurs du parti dans le Borgou. Dans la perspective des prochaines échéances électorales et en vue de relever les défis à venir, l’objectif est de sonner la remobilisation des troupes.
Pour son premier anniversaire hier, dimanche 28 juillet, le Moele-Bénin a choisi la ville de Parakou pour accueillir les différentes manifestations prévues à cet effet. La veille, le bureau exécutif du parti a eu une rencontre avec les responsables des onze coordinations dans le Borgou. Au menu de leurs échanges, la genèse, puis la vision et les objectifs du parti et ce qui fait sa singularité par rapport aux autres formations politiques du pays.
« Le Moele-Bénin n’est pas un parti lié à la personne d’un homme. Chaque fois qu’on dit le Moele-Bénin de Jacques
Ayadji, cela me révolte. Je me dis que je suis en train d’échouer. C’est notre Moele-Bénin », a tenu à rectifier le président du parti, Jacques Ayadji. « C’est le parti de chacun et de tous», a-t-il poursuivi. Le Moele-Bénin a pour philosophie et pour vision, le patriotisme économique qui consiste, selon lui, « à consommer ce que nous produisons et à produire ce que nous consommons ».
Le président Jacques Ayadji a soutenu que le parti est né avec des dents. Il a rassuré que, en dépit des embuscades qui lui sont tendues à divers niveaux, l’avenir est prometteur.
Revenant sur le mobile de la naissance du parti, son secrétaire général, Céphise Béo Aguiar, a indiqué qu’il s’agit de faire la politique autrement, d’amener les militants à mobiliser eux-mêmes les ressources indispensables à l’organisation des activités. Il a également expliqué l’absence du parti aux élections législatives du dimanche 28 avril dernier.
Au nom des coordinations, Charlie Yorou a tenu à encourager les militants et à rassurer les membres du bureau politique du parti.

L’athlète béninoise Noelie Yarigo a fait encore sensation hier au Championnat ouest africain d'athlétisme tenu au Niger en décrochant deux médailles d'or, une au 1500 m et une au relais mixte.
Elle a fait cette annonce sur sa page facebook comme elle en a l’habitude pour tenir informés ses supporteurs. La gazelle de la Pendjari n'arrête pas de battre des records. Véritable ambassadrice, elle reste une fierté pour son pays.
Sports 28 juil. 2019

Le président indien Ram Nath Kovind a effectivement foulé le sol béninois en début d’après-midi de ce dimanche 28 juillet à la tête d’une forte délégation. Ceci dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.
Il a été accueilli à sa descente d’avion par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Les deux personnalités ont ensuite passé quelques minutes au salon d’honneur de l’aéroport pour de brefs échanges. Après quoi, le président Ram Nath Kovind a pris congé de son hôte. Ce matin, il sera à la présidence de la République où il rencontrera le président Patrice Talon. Occasion pour les deux hommes d’Etat d’échanger et ensuite permettre à leurs pays respectifs de parachever une série d’accords en attente.
Politique 28 juil. 2019

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience dans la matinée de ce jeudi 25 juillet, à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, l’ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux.
Les deux personnalités se sont entretenues pendant plusieurs heures. Mais à sa sortie d’audience, la diplomate française qui rend visite à Louis Vlavonou pour la toute première fois depuis son élection au perchoir le 17 mai dernier, n’a pas fait de déclaration à la presse. Seulement, le président de l’Assemblée nationale renseigne depuis sa page Facebook qu’il a abordé avec son hôte plusieurs sujets d’intérêt pour les deux pays. « J’ai reçu à mon cabinet ce matin l’ambassadrice de la France au Bénin, Véronique Brumeux, avec qui j’ai échangé longuement sur plusieurs sujets d’intérêt pour nos deux pays, notamment leurs Parlements », lit-on sur la page Facebook du président Louis Vlavonou avec en illustration la photo du tête-à-tête.
Th. C. N.

Le ministère de l’Energie sera bientôt doté d’un Plan stratégique pour la période 2020-2024. En attendant son adoption en Conseil des ministres, le plan a été validé, hier jeudi 25 juillet, par les cadres à divers niveaux de ce département ministériel, au cours d’un atelier technique présidé par le ministre Dona Jean-Claude Houssou.
Assurer une transition énergétique pour le développement économique et social durable du Bénin. C’est l’objectif principal du Plan stratégique 2020-2024 du ministère de
l’Energie qui a fait l’objet d’un atelier technique de validation hier.
En initiant l’élaboration de ce plan, le ministère de l’Energie veut se donner des orientations stratégiques et œuvrer ensemble avec les acteurs pour leur aboutissement. L’élaboration du Plan stratégique répond donc à une volonté politique se traduisant par la planification de l’action publique dans le secteur, traduit le Programme d’action du gouvernement (Pag) en actions opérationnelles et donne une visibilité aux activités de programmation et de budgétisation dans le secteur.
A l’ouverture des travaux de l’atelier technique de validation, le directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère, Herman Zimé, a rappelé que l’élaboration de ce plan a été faite dans une approche inclusive. Pour lui, l’atelier d’hier est une étape décisive dans la mesure où après la validation, c’est le processus devant conduire à son adoption par le Conseil des ministres qui reste.
Pour le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, le secteur de l’énergie est une priorité pour le gouvernement. C’est pourquoi dans le Pag, il lui a été consacré une part de 10% du budget. Le plan stratégique validé, selon le ministre, est un document qui fait état du diagnostic du secteur, des défis à relever et des résultats attendus.
Dona Jean-Claude Houssou souligne que le plan stratégique doit être en position d’étape. Au-delà du document qui n’est qu’un support, il estime qu’il faut avoir une trace dans la mise en œuvre. Le plan stratégique, insiste-t-il également, doit être perçu comme un outil important à mettre en œuvre pour ne plus naviguer à vue.
La validation du plan, poursuit le ministre de l’Energie, est une action devant permettre au ministère d’assurer la crédibilité des projets à défendre auprès des partenaires techniques et financiers.
Dans le plan stratégique présenté par Innocent Lokossou, représentant le consultant ayant réalisé le document, toutes les stratégies de développement retenues sont traduites en actions. Des actions qui ont été budgétisées avec un coût de mise en œuvre estimé à 1885 milliards 838 millions de FCfa.
Les ressources nécessaires pour son financement seront mobilisées dans le budget de l’Etat avec l’appui des Partenaires techniques et financiers (Ptf) et du secteur privé par le Partenariat public-privé (Ppp).
La mise en œuvre du plan garantit la visibilité des budgets annuels, facilite la mobilisation des ressources et fournit les bases de coopération avec les Ptf. Mais les conditions de succès résident dans la mise en place d’une veille stratégique et technique par le ministère de l’Energie.

Du 28 au 30 juillet, le Bénin accueille pour la toute première fois de son histoire un président indien. Un grand coup diplomatique lorsqu’on se rend à l’évidence du poids commercial de l’Inde et de ses nombreuses performances. Dans cette interview exclusive, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, évoque les raisons qui militent en faveur du choix du Bénin pour accueillir le président indien.
La Nation : Sous quel sceau doit-on placer la visite du président indien Ram Nath Kovind qui signe ainsi une première au Bénin?
Aurélien Agbénonci : La visite qu’effectue au Bénin à la tête d’une importante délégation Son excellence Monsieur Ram Nath Kovind, est, comme vous le dites, une première. Elle traduit l’excellente qualité des relations de coopération que nos deux pays entretiennent. Cette visite s’inscrit également dans le cadre d’une tournée ouest-africaine qu’entreprend le président de l’Inde.
De plus, vous n’êtes pas sans savoir que depuis son accession au pouvoir en 2016, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a impulsé un nouveau mode de gouvernance avec de nouvelles orientations définies dans le Programme d’action du gouvernement, qui constitue un plan stratégique ambitieux de développement. Je puis vous dire que les résultats de nos réformes ainsi que les indicateurs de notre croissance économique enregistrés depuis trois ans, ont influencé le choix de notre pays parmi ceux retenus dans le cadre de cette tournée.
A quelle échelle doit-on situer aujourd’hui les relations entre le Bénin et l’Inde qui est du reste un grand partenaire économique du Bénin ?
Bien que récente, la coopération entre le Bénin et l’Inde s’est renforcée au fil des années et porte sur des secteurs importants. Sur le plan commercial, l’Inde est un partenaire stratégique du Bénin.
Avec sa population de près d’un milliard et trois cents millions d’habitants, l’Inde apparait aujourd’hui comme l’un des pays émergents d’Asie qui a atteint un niveau d’industrialisation et de développement soutenu. L’Inde fait partie du groupe des cinq pays communément appelés «Brics » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Dans plusieurs secteurs, ses indicateurs font même pâlir d’envie certains pays développés. C’est un pays qui a une vitalité démocratique reconnue de par le monde entier et qui dispose de solides potentialités dans les domaines de l’énergie, de la technologie, de la santé, du tourisme et des technologies de l’information et de la communication. Notre pays gagnerait beaucoup à entretenir et dynamiser la coopération avec ce pays dans la perspective de tirer le meilleur de ce géant de l’Asie, après la Chine et le Japon.
Les relations entre les deux pays datent de plusieurs années. Quels en sont les paradigmes nouveaux et quelle dynamique entendez-vous lui insuffler ?
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, le Bénin s’est résolument engagé sur le chantier du développement. Sur le plan de la diplomatie, le président Talon a tenu à renforcer les liens existants mais aussi à diversifier nos relations. Une nouvelle méthode a été imprimée à l’action gouvernementale avec l’élaboration du Programme d’action du gouvernement qui définit les stratégies pour révéler le Bénin. La déclinaison de ces stratégies fait une place de choix au secteur privé, créateur de croissance et de la richesse. La coopération avec l’Inde doit désormais s’inscrire dans une approche pragmatique et être en adéquation avec ces nouvelles orientations fondées sur le partenariat public-privé. Dans cette perspective, les officiels des deux pays vont se rencontrer dans un proche avenir pour faire le bilan de la coopération bilatérale et définir de nouveaux axes dans les domaines offrant des avantages comparatifs favorables au développement d’un partenariat public-privé dans l’intérêt des deux parties.
Je voudrais rappeler que le président Talon s’est rendu en Inde au mois de mai 2017 et à cette occasion, il a eu une importante séance de travail avec le Premier ministre Monsieur Narendra Modi. Par ailleurs, la nouvelle vision de l’Inde et son intérêt pour les pays africains, augurent de nouvelles perspectives pour la coopération bénino-indienne. Le Bénin, dans son offensive pour les investissements étrangers devra saisir les opportunités que ce partenariat offre pour soutenir les efforts de développement.
Quel est l’agenda du président Ram Nath Kovind au Bénin? Et quelles vont en être les grandes résolutions ?
A l’occasion de cette visite, le président de la République de l’Inde aura, au cours d’un tête-à-tête, une série d’entretiens qui porteront sur la coopération bilatérale, le partenariat Inde-Afrique et la situation dans le monde. Plusieurs accords de coopération en discussion avec la partie indienne seront signés parmi lesquels on peut citer : l’accord d’exemption de visa, l’accord portant sur le programme d’échanges culturels entre le Bénin et l’Inde, l’accord sur la télémédecine et la télé-éducation et un protocole d’entente relatif à la coopération dans le domaine de la garantie des crédits à l’exportation.
Au cours de son séjour, le président de la République de l’Inde se rendra à l’Assemblée nationale où il prononcera un discours devant les députés béninois. La visite officielle du président de l’Inde s’achèvera par une rencontre avec la communauté indienne présente au Bénin. Il convient de souligner que le président Kovind sera l’un des rares hommes d’Etat en visite officielle au Bénin à s’adresser aux députés à l’Assemblée nationale. Ceci constitue un symbole important pour le peuple béninois que le président d’une des plus grandes démocraties au monde s’adresse aux Représentants dans un pays où les réformes s’opèrent même dans le domaine du système partisan.
Deux visites de chefs d’Etat, et pas des moindres, en moins d’une année, la diplomatie béninoise se veut-elle aujourd’hui sélective dans l’efficacité ?
L’action diplomatique est toujours sélective et est guidée par les intérêts de chacune des parties. En ce qui nous concerne, cela fait trois ans que, sous le leadership du chef de l’Etat, la diplomatie béninoise fait sa mue. Tout en maintenant les relations avec nos partenaires traditionnels, nous allons scruter d’autres horizons. Nous allons vers ceux qui font bien, les meilleurs dans plusieurs domaines. Nous n’allons pas vers les autres comme de vils quémandeurs. Nous allons vers eux en leur présentant les opportunités qui existent chez nous pour nouer des partenariats. Nous présentons le Bénin comme une terre d’opportunités. C’est pour vous dire que nous allons vers les meilleurs dans les domaines présentant un intérêt pour nos priorités de développement. De plus, les réformes courageuses opérées par le chef de l’Etat séduisent le monde. Le Bénin est respecté à l’extérieur. Tous ces facteurs militent en notre faveur.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, l’ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux, et Adrien Haye, directeur de l’Agence française de développement (Afd) au Bénin, ont procédé, ce mercredi 24 juillet, à Cotonou, à la signature de deux conventions de financement. Lesquelles sont relatives au Projet d’extension et de densification électrique des réseaux (Peder) de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ce projet permettra, à terme, à 150 000 nouvelles personnes d’avoir accès à l’électricité.
D’un coût total de 40 milliards de francs Cfa, le Projet d’extension et de densification électrique des réseaux (Peder), dont les conventions de financement ont été signées hier, vise l'amélioration de l’accès à l’électricité dans une soixantaine de localités réparties dans quinze communes sur sept départements dont l’Alibori, l’Atlantique, les Collines, la Donga, l’Ouémé et le Plateau. Ledit projet prévoit l’extension et la densification du réseau électrique ainsi que la réalisation de nouveaux branchements.
Le Peder dont le financement est assuré par l’Union européenne (10 milliards F Cfa) et l’Agence française de développement (29,5 milliards F Cfa) contribuera, à terme, au développement économique du Bénin en améliorant l’accès des populations à des services énergétiques de qualité ainsi que les performances de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). De façon spécifique, le Peder a l’avantage d’augmenter le taux d’accès à l’électricité dans la zone ciblée et de réduire les disparités d’accès entre zones urbaine et rurale, améliorer la qualité du service électrique pour les abonnés actuels et futurs de la Sbee grâce à une meilleure fiabilité du réseau, moderniser les capacités de gestion du réseau et réduire les pertes techniques et commerciales. Toutes choses qui contribueront au renforcement de la santé financière de la société distributrice d’énergie électrique.
« Cette action spécifique s'intègre parfaitement dans la stratégie conjointe de l'Ue, de la France et l'Afd, et de nos partenaires béninois de réaliser un changement de paradigme dans le secteur énergétique », a souligné Olivier Nette, chef de la délégation de l’Ue.
Il est donc attendu que le Peder, une fois réalisé, débouche sur le raccordement d’environ 30 000 foyers, avec à la clé, la fourniture d’une énergie moderne et fiable, en remplacement des connexions frauduleuses ne répondant pas aux normes de sécurité, et des groupes électrogènes, piles, batteries et autres lampes à pétrole. De même, il permettra d’améliorer le service énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Grâce à ce projet, 150 000 nouvelles personnes devraient avoir accès à l’électricité, 700 000 abonnés verront leur service énergétique s’améliorer, sans oublier la création de plus de 300 emplois.
Il est à noter que le Projet d’extension et de densification électrique des réseaux est inscrit au titre du Programme d’action du gouvernement dont le développement du secteur de l’énergie est un axe prioritaire avec pour objectif le renforcement du système énergétique afin de le rendre largement autonome, compétitif et capable de fournir de l’électricité fiable et de qualité aux unités de production et aux populations béninoises.