La Nation Bénin...
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L’Association interprofessionnelle du coton (Aic) veut atteindre 800 000 tonnes de coton pour la campagne 2019-2020. C’est la nouvelle ambition affichée, après le bond quantitatif remarquable enregistré au fil des campagnes depuis la reprise en main de la filière par l’Aic en 2016. Une prétention certes audacieuse mais pas irréalisable, à en croire le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui.
« Nous pouvons, si nous nous y prenons bien, engranger 800 000 tonnes de coton graine et même plus, si nous travaillons sans relâche sur la question de l’amélioration de la productivité », a-t-il laissé entendre, samedi 20 juillet dernier lors de la troisième édition de la fête des cotonculteurs à Savalou.
Au-delà de la mobilisation de la troupe (producteurs, livreurs d’intrants, encadreurs, égreneurs, etc.) et de l’augmentation des emblavures à hauteur de 700 000 hectares, un accent particulier sera mis sur le rendement comme lors de la campagne dernière, annonce Mathieu Adjovi, président de l’Aic. Il est question d’atteindre des rendements moyens de 1300 à 1500 kg/ha, renchérit le ministre tout en soulignant que le défi peut être relevé si les producteurs suivent à la lettre les recommandations des encadreurs agricoles.
La campagne cotonnière 2018-2019 a enregistré une production record de 678 000 tonnes de coton graine sur une superficie emblavée de 656000 hectares, dont plus de 162 711 tonnes pour la seule commune de Banikoara qui a encore tenu son premier rang. Le Bénin s’est ainsi hissé au premier rang dans la sous-région, devant le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire. En 2017-2018, la production était déjà de 597 000 tonnes contre 451 000 tonnes une campagne plus tôt.
Ces performances constantes observées au niveau de la production de l’or blanc depuis trois ans et ce, de manière consécutive, sont le fruit du programme d’intensification de la culture cotonnière mis en œuvre par l’Aic ; la mise en place à temps des intrants et des semences de qualité et en quantité suffisante ; la pluviométrie favorable, ainsi que la forte mobilisation des paysans à travers la Fédération nationale des Coopératives villageoises de coton et les Unions départementales, communales des producteurs. Reste maintenant à intensifier les efforts en vue de la transformation sur place de la production, à travers l’installation d’usines textiles viables et, ou la réhabilitation de celles existantes comme le Complexe textile du Bénin (Coteb) en quête de ses lettres de noblesse.
Claude Urbain PLAGBETO

Depuis quelques semaines, les vacances scolaires sont là. Beaucoup de parents et d’enfants continuent de s’interroger sur les loisirs à s’offrir. Plusieurs structures de la place proposent des activités tout aussi ludiques qu’éducatives pour occuper les enfants pendant ce temps. Mais la grande majorité des enfants restent toujours dans leur cadre habituel, puisque la question des loisirs et du tourisme n’est pas encore ancrée dans nos mœurs, estime Huguette Akplogan Dossa, directrice générale de Emeraude Tours et du cabinet H2A Conseil, deux structures qui promeuvent la destination Bénin et surtout l’agro et l’écotourisme.
La Nation : La tradition était d’aller au village, chez la tante, chez l’oncle ou chez les grands parents. Cette tradition a régressé sinon disparu pratiquement. Comment expliquez-vous ce changement de comportement ?
Huguette Akplogan Dossa: Je crois que la modernité a commencé à prendre le pas sur la tradition et les familles ont commencé à se retrouver en famille mononucléaire, ce n’est plus la grande famille. De la même manière, les préoccupations journalières font que les parents n’ayant plus la possibilité de rentrer à midi s’occuper des enfants ou même se reposer, les mettant à la cantine pendant toute l’année scolaire, se demandent comment faire pendant les vacances au moment où eux ils sont au travail. Ceux qui arrivent à le faire mieux sont ceux qui prennent les vacances en même temps que les enfants et généralement, vous constatez que c’est des gens qui ont un peu de moyens et qui veulent partir avec leurs enfants. La première trouvaille, c’est le Togo ou le Ghana. Le gros lot reste à la maison. Aujourd’hui, il n’y a presque plus personne au village pour recevoir qui que ce soit.
Dans ces conditions, quand les parents sont au travail, les enfants sont laissés à eux-mêmes. Il y en a qui guettent les activités organisées par les start-up telles que le dessin, la chorégraphie et la danse, les activités de ferme où les gens initient des activités journalières qui permettent aux enfants de partir de Cotonou le matin et reviennent le soir. Les parents inscrivent les enfants tout en payant pour le service. Le meilleur des cas, c’est ceux qui ont les moyens de payer pour les colonies de vacances. Dans ce cas, malheureusement, on constate que les gens préfèrent encore aller à l’extérieur plutôt que de faire le tour du Bénin que nous, nous planifions depuis six ans.
Justement, parlant des structures comme la vôtre qui sont censées faire des offres dans ce sens. Peut-on dire qu’il y a suffisamment d’offres, à moins qu’elles manquent de visibilité ?
Nous avons commencé cette activité depuis six ans, les gens le connaissent. La première année, nous avons fait beaucoup de battage médiatique. La deuxième année, les réseaux sociaux ont pris le relais. Troisième et quatrième années, on n’a pas réalisé l’activité faute d’inscrits. L’année dernière, on l’a réalisée avec un groupe restreint. Cette année, elle ne sera pas réalisée faute d’inscription suffisante car en réalité, une colonie de vacances, ça demande un budget faramineux parce que nous avons fait l’option de mettre les enfants dans de très bonnes conditions pendant 15 jours que dure le tour du Bénin. Malheureusement, les Béninois n’ont pas compris et trouvent toujours que c’est cher.
Le mot est revenu plusieurs fois dans votre intervention. Est-ce que finalement, tout ne se résume pas au problème de moyens ?
Pour faire ce type de colonie, il faut déployer beaucoup de moyens : louer les bus, l’hôtel, manger dans des restaurants, visiter les sites touristiques. Pour faire une bonne colonie de vacances, le minimum que nous déboursons, c’est trois millions de francs Cfa. Dans des pays développés, l’Etat soutient un certain nombre d’activités et demande aux parents un complément pour en bénéficier. Il y a des centres qui accueillent les enfants pendant les vacances. Nous n’en avons pas au Bénin, donc nous sommes obligés d’aller les loger dans les hôtels.
Dans un contexte où l’Etat béninois investit beaucoup dans la promotion de la destination Bénin, quelles sont les relations entre l’Etat et les structures de promotion du tourisme?
A l’étape où nous sommes, le gouvernement est en train de mettre en place les différents sites qui doivent être visités. Il a terminé les études et a commencé à travailler sur un certain nombre de sites. Ce qui se fait va faciliter un peu notre travail d’autant plus que certains de ces sites ne seront plus payants, d’autres le seront. A nous de choisir les sites éducatifs qui ne sont pas trop chers ou qui ne sont pas payants à intégrer dans nos programmes. Déjà, on a appris qu’on peut désormais visiter gratuitement les musées, c’est un grand exploit venant du gouvernement. C’est tout ce que le gouvernement peut faire car ce n’est pas lui qui a les bus, ce n’est pas lui qui a construit les hôtels donc je ne vois pas encore, en dehors des routes et des pistes qui sont aménagées pour nous faciliter la circulation, ce que le gouvernement peut faire d’autre.
Est-ce à dire qu’entre le gouvernement et les acteurs privés de promotion du tourisme, il n’y a pas une passerelle pour discuter et atteindre les objectifs communs ?
Au niveau des associations, nous avons commencé les discussions mais le gouvernement dit: « actuellement, je ne suis pas encore entré dans la phase de promotion, donc je ne peux pas encore discuter de ça avec vous. Je suis à la phase de mise en place, de construction, peut-être d’ici à fin 2019, quand j’aurai fini ça, on parlera de promotion». Peut-être qu’en ce moment, le gouvernement mettra des chèques-vacances à la disposition des agences ou des agents méritants, on ne sait pas encore comment la promotion va se faire quant à l’incitation des Béninois à consommer le tourisme local. Sinon, le Béninois lui-même n’a pas été éduqué à faire du tourisme. Tout le tourisme qu’on connait, c’est le tourisme mortuaire, où on doit aller à l’enterrement loin du milieu de travail, où on part vendredi et on revient dimanche. Et ce tourisme aussi, si on le travaillait correctement, on pouvait le transformer en une source de devises, travailler sur le mental des Béninois pour qu’au moins, quand ils arrivent là-bas, qu’ils dorment dans des hôtels pour aider les hôteliers à rentabiliser leurs investissements.
En clair, le Béninois n’a pas une culture des vacances comme c’est le cas dans les pays développés.
Non. Quand le Béninois met l’argent de côté, c’est pour acheter des briques. Et quand les vacances arrivent, on dit à l’enfant, on prépare ta rentrée, il faut chercher l’argent pour la scolarité et les fournitures, donc la question des loisirs et du tourisme n’est pas encore ancrée dans nos mœurs. C’est un travail de sensibilisation et d’éducation à faire, peut-être faudrait-il inscrire cette préoccupation dans les programmes éducatifs afin que les générations futures sortent de ce carcan. Il faut dire aussi que le pouvoir d’achat du Béninois ne lui permet pas de mettre des ressources de côté pour faire du tourisme.
Que diriez-vous pour finir cet entretien ?
Je dirai aux parents que les vacances, c’est les vacances, il faut les offrir aux enfants et qu’il y a des structures spécialisées. Même s’ils ne veulent pas les passer en colonie, qu’ils s’organisent en famille ou ils viennent nous voir, on va leur proposer des packages pour qu’ils partent en vacances avec les enfants pour aller se reposer et mieux échanger avec eux, car durant toute l’année scolaire, ils n’ont pas eu le temps de le faire. Question de faire le bilan avec eux avant de repartir pour une nouvelle année

Depuis le 26 juin dernier, les élèves du primaire et du secondaire sont officiellement en vacances. Moment de repos et de divertissement par excellence, ces vacances constituent un casse-tête pour nombre de parents qui ne savent pas toujours quelles activités proposer à leur enfant.
Si par le passé, les vacances étaient pour beaucoup d’apprenants, synonyme de retour au village pour passer de bon temps chez l’oncle, la tante ou les grands-parents, aujourd’hui, cette tradition semble avoir régressé voire disparu. Aujourd’hui, les cours de vacances, les jeux vidéo, les jeux de sport dans les rues et stades, les balades sont les principales occupations des enfants. Pour les plus nantis, les voyages et autres colonies de vacances sont privilégiés.
Dans les pays développés, il existe une culture des vacances qui amène le travailleur à mettre de l’argent de côté pour passer quelques semaines de vacances hors de son cadre habituel. Sortir l’enfant de son cadre habituel pendant les vacances est un rêve que partagent beaucoup de parents même si tous n’ont pas les moyens de le réaliser. Du coup, beaucoup d’enfants sont contraints de rester cloîtrés à la maison devant la télévision (pour ceux qui en ont), squatter les rues pour jouer au ballon, s’adonner aux jeux vidéo ou aux balades.
Comment occuper les enfants pendant la période des vacances? Il n’y a pas d’activité-type à proposer. L’essentiel est de permettre à l’enfant de mener des activités ludiques qui lui plaisent et qui ne lui portent pas préjudice. Malheureusement, constate Gabriel Boco, psychopédagogue, certains parents imposent des jeux de leur propre fantasme aux enfants sans tenir compte des desiderata de l’enfant. « C’est maladroit », soutient-il. Jouer, c’est se projeter dehors et aucun parent ne peut trouver le jouet le plus adéquat sans la participation de l’enfant, fait-il remarquer. C’est dire que tout parent doit chercher à savoir ce qui plait et ce qui ne plait pas à son enfant, tout en essayant de raisonner ses desiderata.
Des initiatives pour occuper les enfants pendant les vacances ne manquent pas : colonies de vacances, camps de vacances et autres activités alliant divertissement et formation sont proposés, à titre payant, souvent sur plusieurs jours. Il y a des activités de socialisation qui sont bénéfiques surtout pour les enfants timides. L’objectif des vacances est de trouver un temps pour décompresser, cependant, conseille le psychopédagogue, « Il ne faut pas abandonner complètement les cahiers ». C’est dans cette optique que dans la quasi-totalité des écoles publiques comme privées, des cours de vacances sont proposés aux apprenants du primaire et du secondaire. Pour Gabriel Boco, « Il faut se méfier des cours de vacances tels qu’ils s’organisent aujourd’hui. C’est comme si l’école se prolonge ». Si l’enfant trouve à travers les cours de vacances les mêmes contraintes que l’école, cela ne lui profite pas, fait-il observer. Il faut savoir faire le dosage entre les espaces de liberté et les enseignements dispensés. Il met par ailleurs l’accent sur un autre volet dangereux des cours de vacances qui constituent parfois, des occasions de rencontres nuisibles entre élèves et enseignants et entre élèves eux-mêmes. « Ceux qui sont commis à ces cours de vacances ne sont pas toujours les personnes les mieux indiquées, et il y en a qui n’arrivent pas à maitriser leur élan sexuel et en profitent pour dévoyer les filles », se désole Gabriel Boco. C’est également une occasion où certains élèvent s’adonnent à des activités sexuelles entre eux. Du coup, ce qui devrait être un moment de divertissement et d’apprentissage se transforme parfois en cauchemar.
Tourisme local : un chantier à développer
L’idéal pour les vacances est de quitter pour quelque temps le cadre habituel, mais où aller? Le gouvernement envisage de faire du tourisme un levier important de croissance économique et de développement. En témoignent les investissements importants en cours ou à venir dans la construction et la réhabilitation de sites touristiques. A cela s’ajoutent les actions de promotion de la destination Bénin à l’international. Mais au-delà de ces initiatives, il y a lieu de mettre en place des stratégies pour développer le tourisme local. L’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme travaille à mettre en valeur le patrimoine naturel, historique et culturel. «Cela passe par la création et le développement de projets touristiques innovants, qui offriront une expérience unique aux futurs visiteurs du Bénin. Le secteur privé sera amené à jouer un rôle central dans le développement de ces projets. L’agence accompagnera et apportera un soutien technique et financier à ces futurs partenaires », lit-on sur le site de l’agence. Une fois ces projets phares développés, elle aura pour mission d’assurer la promotion de la destination Bénin.
Pour l’instant, les structures spécialisées du domaine ne manquent pas d’initiatives pour faire découvrir les merveilles du Bénin aux nationaux mais malheureusement, peu de monde se bouscule à leur portillon, les coûts de ces sorties touristiques étant jugés trop élevés compte tenu du pouvoir d’achat du Béninois moyen. Seuls quelques nantis arrivent à s’offrir ces virées touristiques à travers le pays. En attendant le déploiement des actions de promotion du tourisme local, on peut déjà se réjouir de quelques initiatives comme « A la découverte des sites et richesses touristiques du Bénin» organisée par le ministère en charge du Tourisme à l’intention des meilleurs élèves admis au brevet d’études du premier cycle.

Hier mardi 23 juillet, s'est déroulée la cérémonie de passation de charges entre le président sortant, Adam Boni Tessi et le nouveau président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication. C'était au siège de l'institution en présence des conseillers de la sixième mandature ainsi que des agents de l'administration de la Haac.
« Travailler à une presse libre et professionnelle au service de la nation ; une presse prête à relever le défi de la numérisation... ». C’est, selon le nouveau président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, l’un des défis à relever. Face aux médias et aux conseillers, il s’est engagé à accomplir avec probité la mission dévolue à la Haac en l’occurrence garantir la liberté et la sécurité de la presse mais aussi veiller à l'accès équitable des partis politiques, des acteurs sociaux et des populations aux médias.
Passant le témoin à son successeur, le président sortant, Adam Boni Tessi, s’est fait le devoir de rappeler la mission, les attributions, l’organisation et le fonctionnement de la Haac. Dans son exposé, il a également situé l’institution dans son ancrage régional et international. Il rappellera ainsi, qu’au plan de la coopération, la Haac est membre du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc) créé en 1998 au Gabon et dont le Bénin assure le secrétariat exécutif. Il ajoute que la Haac est membre de la Plateforme des régulateurs des médias de l'Uemoa, du Réseau des instances de la Francophonie dont la Tunisie assure la vice-présidence… « Nous avons laissé un rapport-mémoire qui résume tout ce qui a été fait et tout ce qui reste à faire », a conclu Adam Boni Tessi.
« Je vous ai écouté et j'ai compris ce qui nous attend… Merci pour le travail abattu… Vous avez fait ce que vous pouvez, nous ferons ce que nous pourrons… », va déclarer le président entrant Rémi Prosper Moretti. Il a remercié le chef de l'Etat pour la confiance placée en sa personne pour assumer la présidence de l’institution. Mais d’ores et déjà, le nouveau président semble être prêt pour la coopération entre les institutions. « Nous sommes ouverts au principe de la gouvernance concertée prônée par le chef de l'Etat. Nous allons jouer notre rôle dans le respect de la loi, le respect de nos prérogatives», a-t-il martelé, visage serein.
Composition et responsabilités des conseillers
Sont membres de la sixième mandature de la Haac, Cécile Ahoumènou, Armand Hounsou et Franck Kpochémè élus au titre des professionnels des médias ; Ali Camarou, Mariane Domingo et Fernand Gbaguidi désignés par le bureau de l'Assemblée nationale ; Billikissou Ali Matchiffa, Me Bastien Salami et le président entrant Rémi Prosper Moretti désignés par le président de la République en Conseil des ministres. Au terme des élections à l’interne qui ont suivi la cérémonie de passation de charges, la conseillère Cécile
Ahoumenou est élue vice-présidente de l’institution et présidente de la Commission des techniques et des nouvelles technologies de la communication. 1er rapporteur de la Haac, le conseiller Fernand Gbaguidi est aussi le président de la Commission des relations publiques et communications. Le conseiller Bilikissou Ali Machiffa est le 2e rapporteur et le président de la Commission chargée des relations extérieures et de la coopération. La conseillère Marianne Domingo est la présidente de la Commission de la législation et du contentieux et le conseiller Bastien Salami est le président de la Commission chargée de la carte de presse, de l'éthique et de la déontologie. La Commission de la Formation et de la documentation est présidée par le conseiller Armand Hounsou. Le conseiller Ali Camarou est, quant à lui, président de la Commission des médias du secteur privé et le conseiller Franck Kpochémè, président de la Commission Médias du service public.
Bastien Salami, président de la Commission Ethique et Déontologie « Concilier liberté de la presse avec responsabilité »
Nous sommes investis d’une mission républicaine, d’une mission qui est encadrée par la Constitution, les lois de la République du Bénin, des décrets et dans une certaine mesure, des arrêtés et autres circulaires. Nous sommes disposés à jouer notre partition afin que l’institution qu’est la Haac puisse garantir la liberté de presse, la protéger, voire la promouvoir. Avocat, juriste et praticien de droit que je suis, je m’évertuerai à ce que cette liberté soit exercée dans un cadre légal, partisan ainsi de la légalité. Je voudrais vous assurer de ce que rien ne sera fait pour remettre en cause les droits acquis en la matière. Toutefois, vous n’êtes pas sans savoir que la Haac est également une institution de régulation des médias. Nous allons nous efforcer à amener les partenaires que vous êtes, à concilier cette liberté de la presse avec la responsabilité. Nous allons également nous assurer de ce que les professionnels des médias soient des partenaires privilégiés afin que les révolutions que nous souhaitons aussi bien pour la Tnt que pour les autres technologies soient une réalité. Eu égard aux personnes de valeur qui composent cette sixième mandature de la Haac, je ne doute pas de ce que nous formerons une seule et même chaîne afin que puisse prospérer la légalité en notre sein et au sein des médias?
Franck Kpochémè, président de la Commission Médias du service public « Nous veillerons au respect des textes »
Je me retrouve aujourd’hui dans une position assez délicate. J’ai été, il y a un moment, dans une position revendicative en tant que président d’association. Aujourd’hui, il a plu à la profession de m’envoyer au sein de la Haac en tant que conseiller représentant les médias. C’est là que se trouve toute la délicatesse de ma position. Je voudrais assurer de ce que nous travaillerons à ne pas trahir la confiance qui a été placée en notre modeste personne. J’insiste sur le fait que nous veillerons à ce que toutes les décisions qui seront prises, même si nous venons d’horizons divers, soient conformes aux textes. Nous resterons conformes aux lois qui nous gouvernent notamment la loi organique. Nous essayerons d’appliquer ces dispositions, dans l’intérêt supérieur de notre corporation, pour qu’à la fin du mandat, nous puissions nous réjouir de ce que la sixième mandature a effectivement porté du fruit?
Propos recueillis par A.P.A.

En partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), le ministère de l’Economie numérique et de la Communication à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) a organisé, ce mardi 23 juillet à Cotonou, l’atelier sur l’universalité de l’internet au Bénin. A l’ouverture des travaux, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a exposé les évolutions enregistrées dans le secteur du numérique au Bénin, avant de lancer l’atelier qui vise à apprécier les facteurs d’évolution de l’internet et vulgariser les innovations apportées par le gouvernement du président Patrice Talon.
Fruit de l’ambitieux Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon et des nombreuses réformes réalisées dans le secteur du numérique sous l’égide de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé
Zoumarou, l’étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin a été lancée, ce mardi 23 juillet, à Cotonou, lors de l’atelier sur l’universalité de l’internet.
Présent aux assises, professeur Alain Kiyindou de la chaire Unesco, pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement à l’Université de Bordeaux Montaigne est revenu sur le bien-fondé de cet atelier qui fait suite à l’autorisation en Conseil des ministres de la réalisation d’une étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin. Selon lui, cette étude est une première en Afrique et l’expérience béninoise servira de modèle pour d’autres pays qui seront invités par l’Unesco à suivre l’exemple du Bénin qui devient ainsi le pionnier en la matière.
Pour lui, le choix est porté sur le Bénin du fait de l’ambitieux Programme d’action du gouvernement et des nombreuses réformes opérées dans le secteur. « Quand il nous a été demandé de faire un choix, nous avons opté pour le Bénin car le pays a mis en place une politique ambitieuse dans le secteur du numérique sous la houlette de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou », a-t-il expliqué. Ainsi, le Bénin, à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), œuvre pour une universalité aboutie de l’internet au Bénin.
L’état de l’internet à la loupe
Abondant dans le même sens, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou indique que cette activité a été initiée en pensant à tous les utilisateurs ou non de l’internet. C’est pourquoi elle a rendu hommage aux acteurs de l’écosystème du numérique, aux opérateurs privés et aux fournisseurs d’accès internet grâce à qui les populations bénéficient des services numériques : « Je voudrais ici rendre un salut bien mérité aux personnes grâce à qui nous avons le privilège d’utiliser l’internet, tous les membres de l'écosystème du numérique et du secteur privé qui nous fournissent les services numériques», a-t-elle déclaré.
Pour elle, c’est une chance d’avoir accès aux services numériques car tout le monde n’a pas cette possibilité. Revenue de Kigali où elle a pris part à la dernière conférence annuelle de la Gsma, la ministre Aurélie Soulé Adam Zoumarou se réjouit des derniers indicateurs de l’évolution du secteur numérique sur le continent et au Bénin. « Cette année, l'adoption de l'internet mobile en Afrique subsaharienne est de 24% contre 47% dans le monde», a-t-elle indiqué.
Le Bénin évolue…
En ce qui concerne l’évolution sur l’indice de connectivité mobile de la Gsma, le score global du Bénin est passé de 34 à 39. Le Bénin a gagné 5 points et est le 2e pays dans la zone Afrique subsaharienne et 10e au plan mondial dont l’indice s’est amélioré entre 2017 et 2018. Une évolution due à la couverture de la population par le système 3G, qui est passée de 53% à 63%, à l’amélioration des engagements du Bénin en matière de cyber sécurité où le Bénin occupe le 8e rang sur le continent et grâce à de nombreuses autres réformes dans le secteur.
En dépit de cette amélioration, la ministre pense que beaucoup d’efforts restent à faire pour une inclusion numérique forte car l'Afrique subsaharienne compte 40% de la population mondiale non couverte par un réseau mobile large. « Quand on sait que dans bon nombre de pays d’Afrique au sud du Sahara, l’accès à internet repose sur le mobile, alors on comprend la nécessité d’actions hardies par nos pays pour améliorer les taux aussi bien dans le secteur mobile que du fixe », a-t-elle expliqué. Se basant sur le rapport de l’Arcep qui indique que le taux de pénétration de l’internet mobile au Bénin est passé de 40% en 2017 à 48,02% en 2018, elle pense qu’il reste du chemin à faire malgré ces performances enregistrées en quelques années. A l’en croire, l’accès à internet et les usages y associés sont devenus des facteurs de croissance économique, de développement humain, d’inclusion sociale dans les pays africains et dans le monde.
Rendre l’internet omniprésent et au service de tous
Selon la ministre Aurélie Soulé Adam Zoumarou, la conférence générale de l’Unesco, en adoptant le concept de l’universalité de l’internet en 2015 souhaite que l'Internet soit au service de tous. « L’universalité de l’internet en tant que concept capture ce qui est important au vu de l’ampleur croissante de l’internet dans les affaires humaines. Elle met en lumière les normes et les valeurs comportementales qui appuient cette tendance et fait ressortir la nécessité de renforcer ces valeurs », a-t-elle précisé. Cet atelier consacre le lancement de l'étude sur l'universalité de l’internet au Bénin dont l’objectif est de renseigner un certain nombre d’indicateurs afin d’apprécier les facteurs de l'évolution de l'Internet au Bénin.
C’est le lieu pour elle de lancer un appel aux autorités locales à participer aux efforts du gouvernement dans le secteur numérique. « Je profite de la présence des autorités communales ici pour lancer l’initiative ‘’Bénin Commune Connect’’, qui ambitionne d’impliquer davantage les élus à la base au développement du secteur », a-t-elle déclaré. Elle a aussi invité les acteurs de l’écosystème à accompagner cette initiative.
Avant la présentation globale du projet d’étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin, Emile Kougbadi, directeur général de l’Absu-Cep a exposé les réalisations et projets de l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste pour un Bénin numérique. A l’en croire, d’importants efforts ont été consentis par le gouvernement qui fait du numérique un des leviers essentiels du développement du Bénin. Ces actions concernent la mise en place d’un cadre réglementaire et juridique propice au développement de l’économie numérique, le déploiement des infrastructures appropriées et la mise en place d’une stratégie d’accès de tous à l’internet par le biais du service universel.

Le commandement au Conseil économique et social ne change pas de main. Le président sortant Augustin Tabé Gbian a réussi à gagner la confiance de la nouvelle mandature et s’est ainsi vu reconduire au terme de la plénière élective qui a eu lieu au siège de l’institution, ce mardi 23 juillet.
Politique 23 juil. 2019

L’Office du baccalauréat a rendu publics les résultats des meilleurs candidats, les établissements ayant fait de gros efforts et toutes les statistiques liées à la session 2019 de cet examen. C’était hier lundi 22 juillet, à Cotonou, au cours d’un point de presse en présence du directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bienvenu Koudjo.
Un taux de réussite de 50,10% enregistré au baccalauréat 2019 avec 131 mentions Très bien contre 41 en 2018, une forte moyenne de 18,136 et 498 établissements ayant plus de 50% de réussite. Ce sont des statistiques qui montrent que les efforts d’assainissement au niveau des candidats et des établissements ainsi que les réformes entreprises par le gouvernement commencent par porter leurs fruits, a déclaré le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva.
Au cours du point de presse tenu hier pour rendre publics les résultats des meilleurs candidats à cet examen, il a affirmé que les taux de réussite du Bac session de 2019 reflètent la vérité des chiffres. « Tout est formaté par les procédures lors des différentes phases de préparation et de l’organisation intellectuelle et matérielle du Bac », souligne Alphonse da Silva. Il rappelle que l’ouverture du registre des inscriptions, les dossiers d’inscription, le contrôle et l’arrêt de la liste des candidats ainsi que la répartition dans les centres de composition sont des activités confidentielles qui n’ont connu aucun problème. « Les procédures, les travaux de secrétariat des trois phases de délibération de l’examen sont fossilisées dans des textes réglementaires ne permettant en aucun cas des modifications de résultats des candidats », ajoute-t-il. Pour lui, « le rachat ou le gonflement de taux de réussite constituent en eux-mêmes un délit, une sorte de triche, de fraude grandeur nature préjudiciable à toute la nation ».
Le directeur de l’Office du baccalauréat estime que le taux de réussite de 50,10% n’est pas faible. Ce taux, selon lui, n’est pas non plus un taux très fort, mais réconforte tous les acteurs pour les efforts consentis cette année.
Alphonse da Silva indique que c’est la performance réelle des candidats dans leur ensemble. « On aurait souhaité un meilleur taux comme en France, le pays d’origine du Baccalauréat », souligne-t-il, regrettant que si ce n’était pas les résultats peu reluisants d’une cinquantaine d’établissements qui ont obtenu moins de 20% de taux de réussite jusqu’à 0%, le pourcentage sur le plan national serait bien meilleur.
Une revue sincère des problèmes
Des mesures d’assainissement dans ce domaine doivent être appliquées sans complaisance. Il faut, selon lui, y œuvrer avec opiniâtreté. Cela passe, à son avis, par une revue sincère des problèmes qui minent le système éducatif béninois dans sa globalité. Aussi, souhaite-t-il qu’il faille, sans délai, rechercher, trouver et mettre en œuvre des solutions ‘’chirurgicales’’.
Les statistiques de cette année montrent également que l’effort que fait l’Office du Bac du Bénin constitue une base de référence dans la sous-région notamment au niveau de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour un partage d’expériences.
Même satisfaction au niveau du directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bienvenu Koudjo. Pour lui, les résultats ont confirmé la victoire de l’excellence.
Le directeur de cabinet estime que si ces résultats, qu’il souhaite encore meilleurs pour les prochaines années, n’avaient pas été atteints, alors, les réformes engagées dans l’enseignement supérieur n’auraient pas réussi. C’est pourquoi, il lance un appel aux différents acteurs à maintenir le cap et à surtout cultiver la paix. Car, au cours de l’année académique 2018-2019, les activités pédagogiques n’ont pas été perturbées.
Les cinq premiers au Bac 2019
Pour cette année 2019, il y a eu au total 131 mentions ‘’Très bien’’. La plus forte moyenne, soit 18,136 a été obtenue par Claudia Merveille Thala Hountongbé de la série C du Collège catholique de Lokossa. Elle est suivie de Syntiche Attalé Agonvènon de la série G2 du collège privé Les Pyramides de Cotonou avec une moyenne de 17,950. Le troisième répond au nom de Dona Daryi Richard Mèdénou en série D du Collège catholique d’Azové dans la commune d’Aplahoué qui a obtenu la note de 17,773, la quatrième est Zewalina Amadou du collège privé Roger Lafia de Parakou avec une moyenne de 17,762 dans la série D et le cinquième s’appelle Cherif-Deen Alao Ami-Ola du Collège catholique Les Cours de soutien scolaire de Cotonou qui a obtenu 17,685 dans la série C.

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été l’invitée des internautes à travers la plateforme Askgouv, jeudi 18 juillet dernier. Marie-Odile Attanasso s’est prononcée sur la place de l’éducation dans le Programme d’action du gouvernement ainsi que de la formation et sa plus-value à l’économie nationale. Ceci autour du thème ‘’Enseignement supérieur au Bénin, fer de lance de l’innovation’’.
Introduction de la ministre Marie-Odile Attanasso
Avant de répondre aux questions, je voudrais vous dire que l’éducation est un secteur prioritaire pour le Programme d’action du gouvernement. La formation du capital humain est très nécessaire pour le développement d’un pays. C’est la raison pour laquelle l’éducation se trouve dans l’axe stratégique 5 (améliorer les performances de l’éducation) du pilier N°2 qui est la transformation structurelle de l’économie. Cela suppose que si nous formons bien, nous pouvons agir sur les secteurs de l’économie et améliorer la croissance pour un mieux-être des Béninois. L’enseignement, de ce fait, devient le secteur le plus important puisque nous sommes sur toute la chaîne des formateurs. C’est nous qui formons les formateurs du secondaire et à leur tour, ils forment les formateurs du primaire. Cela signifie que si nous mettons l’accent sur l’enseignement supérieur, c’est pour agir sur toute la chaîne de l’amélioration du capital humain pour une bonne performance et par conséquent pour le développement de la Nation.
Comment se fait réellement l’attribution de bourses et secours dans les universités publiques ?
Depuis 2016, nous avons changé de méthode d’attribution de bourses et secours. Il n’y a plus de bourses pour la forme. Nous partons des besoins exprimés par les ministères sectoriels. Ensuite, nous envoyons des courriers aux entités universitaires pour savoir leur capacité d’accueil en tenant aussi compte des contraintes budgétaires. Nous mettons en place une commission qui travaille sur des critères bien définis pour l’exécution du Pag. Les bourses sont données par quota aux entités et par ordre de mérite selon la moyenne obtenue au baccalauréat. Depuis 2016, les élèves bacheliers font le choix de leur filière au moment du dépôt de leurs dossiers pour le bac. Cela permet d’avoir toute l’information sur les filières choisies par les élèves et en fonction des critères définis plus haut, nous faisons la sélection des dossiers.
Les étudiants, dans leurs dossiers ont trois possibilités de choix selon leur préférence. Lorsque l’étudiant n’est pas sélectionné pour le premier, on passe au second choix puis au troisième. Si aucun choix n’est fait, nous regardons la possibilité de lui offrir la demi-bourse, selon toujours ses choix. Si aucune possibilité ne s’offre à l’étudiant, on passe à l’étape où l’étudiant doit totalement payer sa bourse. C’est la première étape. Malgré la volonté du gouvernement de donner beaucoup de bourses, il y a trop de méritants et peu de places pour la bourse.
Après cette étape, la direction des Bourses prend les dossiers et étudie à son tour selon le décret 155-2017 du 10 mars 2017, portant attribution de bourses au Bénin. Parmi les critères, il faut être de nationalité béninoise, avoir 21 ans au plus au 31 décembre de l’année d’obtention du bac pour le niveau licence, pour le niveau Master et doctorat, les âges sont de 26 et de 29 ans, s’inscrire effectivement dans une université et déposer le dossier dans le délai requis. A ce niveau, les étudiants ont beaucoup d’insuffisances. Ce qui leur fait perdre beaucoup de bourses. Après l’étape de la direction des bourses, nous envoyons les dossiers au ministère des Finances. Les bourses sont traitées comme les salaires des agents de l’Etat c’est-à-dire virées dans les comptes bancaires de chaque étudiant. Pour d’autres explications, je vous demanderais de vous rapprocher de mes services compétents. Ce qu’il faut retenir, la bourse ne se donne plus au hasard.
Quels sont les avantages du décret de 10 mars 2017 pour l’étudiant béninois ?
Dans l’ancien décret, il y avait une proportion par entité et par faculté, il fallait passer en 2e année avec 11,50 de moyenne pour avoir la bourse. Actuellement, nous sommes arrimés au système Lmd. Il n’y a plus ce problème de calcul de moyenne. Nous donnons la bourse en début d’année dans un paquet licence ou master ou doctorat selon les cas. Nous identifions avec le mécanisme que j’ai expliqué tantôt. Ce qui a changé est que nous avons mis l’accent sur les filières prioritaires si bien que nous donnons la bourse à tous ceux qui le méritent et selon la vision de développement exposée dans le Pag. L’avantage est que le nombre de boursiers a augmenté.
En 1re année, nous avons donné plus de 15.000 bourses en licence cette année en battant tous les records. Cela fait environ 45.000 boursiers sur les trois ans si tous les étudiants passent avec succès leurs semestres. Ce décret nous permet aussi de maîtriser les effectifs et de faire des projections dynamiques. L’âge d’accès à la bourse doctorale est amélioré en passant de 26 à 29 ans, tenant ainsi compte des contraintes de notre pays. Toujours dans la vision d’améliorer les conditions de vie des étudiants, nous avons défini un quota d’accès aux secours universitaires. Sur instructions du chef de l’Etat, quelques étudiants non boursiers seront repêchés au semestre 3 pour bénéficier des allocations.
Le gouvernement a promis la mensualisation du payement des bourses aux étudiants, mais force est de constater que cela n’est pas le cas. La Dbsu prend presque 6 mois voire un an pour traiter et afficher les noms des allocataires. Et ceci dans l’indifférence totale du gouvernement... Ma question est celle-ci : quelles sont les mesures que le gouvernement prend pour pallier ce problème ?
D’abord, le gouvernement n’a jamais été indifférent aux problèmes des étudiants car ils constituent un maillon important de la jeunesse. On peut relever des dysfonctionnements dans l’administration. Selon mes explications plus haut, les étudiants sont censés avoir la bourse en 1re année de façon mensuelle et régulière. Lorsque nous passons en 2e année, c’est-à-dire le semestre 3, il faut vérifier si l’étudiant est passé au semestre 3. Les difficultés proviennent du fait que les années commencent très tard et aussi les résultats ne sont pas donnés à bonne date. Si nous n’avons pas les résultats fournis par les établissements, facultés, écoles, … nous n’aurons pas de dossiers à soumettre à la Commission des bourses. Cela fait que tous nos prévisions et efforts sont frappés par cette faiblesse. La responsabilité n’est pas au niveau du gouvernement mais plutôt au niveau des recteurs, doyens et autres responsables académiques. Mais le chef de l’Etat et son gouvernement s’attellent à corriger ces imperfections qui plombent nos efforts envers les étudiants. Il est exigé des universités de finir à bonne date les années académiques. D’ailleurs, d’ici quelques jours, j’aurai le plaisir de vous annoncer que toutes nos universités ont terminé leur année académique.
J’aimerais savoir pourquoi le Bénin n’octroie pas des aides aux étudiants qui ont décidé d’étudier hors du territoire béninois. Prenons l’exemple du Togo et du Burkina-Faso. Lorsque tu termines par exemple la licence dans le pays et tu penses continuer tes études ailleurs, tu as la possibilité de déposer ton dossier à la structure chargée des bourses en milieu d’année académique avec des papiers justificatifs. Après étude du dossier, tu as la faveur d’avoir une bourse ou une demi-bourse.
Comme, je l’ai dit plus haut, les bourses sont octroyées par paquet. Cela suppose que quand vous allez à l’extérieur, vous devez rentrer et demander la bourse de niveau Master ou soit envoyer votre dossier à la Commission des bourses. Si vous partez pour une bourse de formation licence, après l’obtention de ce diplôme, cela signifie que votre bourse est terminée. Mais si au départ, c’était une bourse Master, cela suppose que vous avez les bourses de licence et de master. Tout dépend de ce que vous avez comme bourse d’étude. Il faut rappeler que le Bénin donne assez de bourses étrangères à ses étudiants : Sénégal, Cameroun, France…Nous accompagnons aussi ceux qui ont les bourses au Canada sans oublier les appuis des partenaires. L’attribution de ces bourses tient rigoureusement compte des besoins réels de notre pays. Nous avons mis fin à la politique de bourse pour bourse. Il y a quelques réserves par rapport aux bourses canadiennes. Et pour cause, la plupart des étudiants envoyés au Canada ne sont plus revenus alors que ce sont des bourses qui nous coûtent beaucoup. Pour le moment, nous sommes en train de revoir les modalités d’attribution.
A quoi ça sert d’envoyer les étudiants à l’étranger aux frais de l’Etat pour qu’à la fin de leur formation, ils commencent par vivre l’enfer pour faire l’authentification et l’équivalence de leurs diplômes. C’est bien cela le quotidien des étudiants béninois en Chine. L’ambassade du Bénin en Chine refuse à chaque fois d’authentifier les diplômes avec pour raison qu’elle n’a pas reçu l’autorisation de le faire. Le même enfer est vécu par ceux qui y vont sur fonds propres. Comment pallier ce problème ?
En matière d’enseignement, il y a des normes. Lorsque vous êtes formés dans une école à l’étranger, le pays pour s’assurer de l’effectivité et de la qualité de la formation, peut envoyer une demande d’authentification du ou des diplômes. Généralement, cela se passe de structure à structure sans intermédiaire. Il est déjà arrivé que le demandeur déclare que c’est un diplôme authentique mais l’établissement supposé délivrer, ne reconnait pas ce diplôme et que cette dénomination n’existe même pas. D’autres par les Tic, se font fabriquer des diplômes. Ce qu’il faut savoir, c’est l’école qui délivre le diplôme qui donne l’authentification. Il y a quelque fois, des contraintes de langues ou de fluidité dans les correspondances ...
... Cela pourrait agir sur la célérité des résultats que nous voulons donner. Récemment, quand le président de la République était en Chine, il a fait des recommandations avec l’aide de certains responsables de mon ministère et celui des Affaires étrangères. On a donné la possibilité aux ambassades de certifier les diplômes. Mais il faut retenir que la certification n’est pas l’authentification. Il faut retenir aussi que les dispositions sont prises pour la célérité dans les différentes correspondances à travers des valises diplomatiques afin de pallier ces difficultés pour les étudiants qui se font former à l’étranger.
Depuis le décret 2015-510 du 18 août 2015 portant Création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale d’étude des équivalences de diplômes, quel que soit le pays où vous êtes formés, vous devez avoir une équivalence de diplôme. L’équivalence est la 2e étape après l’authentification qui est sanctionnée par la délivrance d’une pièce justificative. L’équivalence permet de faire une analogie entre les niveaux de formation au Bénin et le pays d’obtention du diplôme. Cela permet de coller votre diplôme à celui du Bénin, ce qui vous permettra de bénéficier des mêmes avantages que celui qui l’a obtenu au Bénin.
Madame la ministre, l’État dispose-t-il d’un site Internet sur lequel on peut trouver les opportunités de bourses aussi bien au Bénin qu’à l’extérieur ?
Nous avons les bourses des partenaires, les bourses nationales, les bourses d’excellence à l’extérieur et à l’intérieur. Toutes les informations sont disponibles sur le site : www.enseignementsuperieur.gouv.bj. Vous pouvez aussi appeler le 00229 21 30 08 83.
Je trouve que notre système éducatif ne répond plus à nos besoins économiques et sociaux. Avez-vous pensé à revoir les curricula de formation? Prenons par exemple la filière radiobiologie à l’Epac. On sait que sur le marché de l’emploi, les postes pourvus sont rares comme du poil sur des œufs. Pensez-vous que nous devrions continuer par former dans cette filière ?
Vous avez certes raison. Toutefoi,s la filière radiobiologie, comme d’autres, a été identifiée en son temps mais aujourd’hui, les besoins sont comblés ou dépassés par l’évolution des technologies. C’est vrai aussi que depuis 2016, nous n’avons pas fait assez de réformes dans les filières universitaires. Une commission est mise en place afin de faire l’état des lieux et faire des propositions concrètes pour des formations dynamiques et utiles pour le développement du Bénin. Le travail a commencé déjà avec les établissements privés d’enseignement supérieur. Il faut dire qu’avec l’installation du Cne (Conseil national de l’Education), cela va favoriser une amélioration du système éducatif et nous permettre enfin d’avoir une adéquation formation-emploi.
Comment un(e) étudiant(e) de la première année de l’année 2017 qui a abandonné à mi-chemin pour des raisons qui lui sont propres peut-il se réinscrire dans la même faculté pour cette année ?
Les conditions d’inscription dans les facultés relèvent des attributions des écoles et par conséquent des universités. En principe, chaque établissement définit ses conditions d’inscription et d’accès à l’université. L’étudiant peut faire une réinscription si la date de l’inscription n’est pas vieille de trois ans. Dans ce cas, il lui faut une autorisation spéciale du rectorat en y ajoutant les raisons qui motivent sa longue absence. Donc, la personne voudra bien se rapprocher des responsables académiques de son établissement pour trouver une solution car son bac n’est que de 2017.
Quand les étudiants de l’Université de Parakou auront-ils accès aux différentes facultés et écoles de formation de l’Université d’Abomey-Calavi, puisque nous pensons qu’il faudra donner les mêmes chances aux étudiants qui voudraient se spécialiser et qui sont limités par les moyens financiers pour suivre ces formations à l’Uac ?
Les deux universités ne sont pas au même niveau. L’Uac a plus de 40 ans et l’Up a moins de 20 ans ; ce qui explique bien les écarts. Déjà à la création de l’Université de Parakou en 2001, toutes les conditions n’étaient pas remplies, notamment les infrastructures, le corps enseignant, donc, son évolution se fait de manière graduelle tout en misant toujours sur la qualité. Il faut rappeler que la liberté est laissée à tous les étudiants de choisir les universités qu’ils veulent sur toute l’étendue du territoire national.
Les formations délivrées dans certaines facultés ou écoles de nos universités ne correspondent pas à l’offre d’emploi. Quelles sont les mesures prévues pour recadrer nos formations afin de permettre à nos frères et sœurs diplômés de vite accéder aux offres d’emplois ?
Pour l’adéquation formation-emploi, trois conditions ont été identifiées par l’Uac : 1- définir la nécessité de la formation ; 2- miser sur le professionnalisme ; 3- rendre les stages obligatoires. C’est le lieu de remercier le secteur privé qui nous appuie aussi. Le volontariat et la formation à l’entrepreneuriat sont aussi des initiatives du gouvernement pour augmenter les chances des étudiants à se professionnaliser.
Les universités thématiques n’ont pas ce problème car elles sont spécialisées dans l’agriculture ou dans l’informatique ou dans le numérique. Par exemple, en agriculture, après 2 ans de formation, les étudiants ont la possibilité de se prendre totalement en charge. Je voudrais nous dire que quelle que soit la formation, nous devons changer de paradigme et ne plus penser que c’est l’Etat qui doit nous employer. L’Etat est là pour nous créer les conditions d’exercice de nos créations d’emplois.
Qu’est-ce qui justifie l’augmentation du nombre d’années de formation en Bapet et en Capet après l’obtention de Licence et Maîtrise et la suspension de l’inscription en formation continue dans l’Enset.
Que faire pour avoir les diplômes cosignés obtenus avant les réformes ?
Par rapport aux formations en Bapet et en Capet, il y a deux possibilités. Vous avez le cycle normal, c’est-à-dire après le bac, vous êtes formés. L’augmentation du nombre d’années se justifie par le fait qu’étant en formation continue, vous avez déjà les rudiments depuis la première année. Mais dans le cas contraire, vous suivez généralement les modules en cours du soir. Cela ne permet pas d’avoir les quotas horaires pour une formation complète ; d’où la nécessité d’augmenter le nombre d’années pour combler le gap.
En ce qui concerne la cosignature des diplômes obtenus avant les réformes, la commission a autorisé la signature de tous les diplômes obtenus avant les réformes. Toutefois, certains établissements continuent d’exprimer des demandes de cosignature. Des études sont faites pour donner satisfaction.
Pourquoi le gouvernement béninois ne finance pas les chercheurs dans le domaine de l’enseignement ? Les gens soutiennent leurs mémoires qui sont laissés dans les tiroirs. Sans les chercheurs, il n’y pas d’innovation, madame la ministre.
A ce niveau, le gouvernement fait beaucoup d’efforts à travers le financement des recherches, même si ce n’est pas suffisant. Il faut savoir que la recherche ne se fait pas seulement dans le supérieur mais dans tous les sectoriels à savoir l’Inrab, la santé, etc.Notre souhait est de créer un cadre institutionnel qui valorise les chercheurs. C’est cela qui a motivé la création de l’Agence pour la Recherche et l’Innovation. C’est dans cette optique que les start-us sont vulgarisées.
J’ai plusieurs préoccupations en rapport avec le cursus universitaire à l’Eneam. La promotion licence professionnelle 2014-2015 ne peut toujours pas retirer ses relevés de notes de troisième année sous prétexte qu’il faut une deuxième délibération, ce qui pénalise les étudiants qui ont validé à la première session toutes les matières puisque depuis trois ans, ils sont dans l’incapacité de postuler pour des études à l’extérieur. Cependant, ils établissent les attestations de diplôme sur lesquelles sont mentionnées des moyennes.
Sur quelle base ils calculent les moyennes s’il faut attendre une deuxième délibération pour avoir les relevés de notes ?
Pourquoi depuis 2014, les diplômes du Bts ne sont pas encore disponibles à la Dec ?
La question posée est bien pertinente. Nous sommes très préoccupés par la situation de l’Eneam, car c’est un problème de dysfonctionnement institutionnel. Il y a aussi un problème de gouvernance que nous sommes en train de gérer. Je peux rassurer les uns et les autres que les voies et moyens seront trouvés pour un dénouement complet de cette situation pour le bonheur de tous les acteurs.
En ce qui concerne les Bts, toutes les décisions sont signées et les diplômes seront délivrés à la demande des candidats.
Madame la ministre, votre département a organisé en novembre 2016 le concours d’excellence qui a sélectionné et fait former cinq (5) métrologues au Crefsem (Rci).
Depuis leur retour en 2017 conformément à l’engagement notarial pris, ces derniers n’arrivent même pas à rendre compte à votre ministère de la bonne fin de la formation, sanctionnée au passage par des félicitations de Jury de l’Institut national polytechnique de la Côte d’Ivoire. On remarque malheureusement que l’État béninois n’a rien gagné de cet investissement d’une quinzaine de millions.
Pour les étudiants formés en Côte d’Ivoire, le besoin de métrologues a été exprimé par le ministère du Commerce de l’époque. A la fin de la formation, ceux qui ont bénéficié de cette bourse devraient revenir au ministère de l’Enseignement supérieur nous la notifier. Et à notre tour, nous allons saisir officiellement le ministère qui avait exprimé le besoin et faire leur mise en disponibilité. Mais c’est dommage puisqu’à ce jour, je ne suis pas informée de leur retour au Bénin.
Concernant les frais de mémoire de Master, pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de les payer uniquement aux étudiants ayant soutenu leur Master après 2016 ? Et ceux qui ont soutenu leur mémoire avant 2016 ?
A l’instar des bourses, les frais de mémoire ne sont plus payés par les Cous depuis 2016. Et le ministère des Finances, à travers le Trésor public a, pour le moment, suspendu le paiement des frais des mémoires de soutenance d’avant 2016. Je puis vous dire que des démarches sont en cours pour trouver une solution définitive. Mais ceux d’après 2016 sont régulièrement payés.
Je vous remercie pour tous les efforts consentis dans le domaine de l’enseignement supérieur. J’aimerais savoir les mesures prises pour traquer tous les acteurs impliqués dans le détournement des allocations des étudiants ayant subi l’année invalidée (2015). Ce que je dis ici n’est plus quelque chose d’occulte. Nous sommes nombreux à subir ce sort et je pense qu’il est temps de faire sortir ce dossier afin d’aider les étudiants concernés.
A ce niveau, on ne peut pas parler de détournement de bourse. En 2015, au moment des grèves continues à la Flash, on a assisté à une suspension de l’année universitaire. De ce fait, ceux qui devraient avoir la bourse n’ont pas pu l’avoir. Dans les discussions, nous avons promis de reconduire les bourses à la reprise en 2017. Et cela est fait sauf pour ceux qui n’ont pas déposé leurs dossiers dans le temps. Mais, s’ils ont la preuve qu’il y a des détournements, nous sommes ouverts afin de mettre fin à cette mauvaise pratique. Toutefois, avec la baisse drastique des détournements due aux réformes mises en place avec le régime actuel, je suis sûre qu’il sera difficile de détourner dans les universités et à plus forte raison les allocations des étudiants.
Transcription: La Rédaction

*Par Bellerose LANGANFIN, Prudence Salanon , Alida HOUNKPÈVI et Carlos AGBOHOUESSI (Stag.)*
Suite à leur réussite à l’examen du baccalauréat, ils sont nombreux, ces nouveaux bacheliers qui éprouvent des difficultés quant au choix d’une filière à l’université. Interrogés au terme de la délibération définitive au collège Père Aupiais de Cotonou, certains parmi eux expliquent leurs difficultés en la matière.
Le baccalauréat décroché, le défi subsiste toujours ! Mourinah Attahy,18 ans, vient d’avoir son bac, série D. Certaine de poursuivre avec les études universitaires, elle est toujours indécise sur la filière à choisir. « J’hésite entre l’anglais, l’agronomie et la médecine dentaire », a-t-elle confié avant de poursuivre : « La dernière fois, ma grande sœur m’a proposé l’anglais et je lui ai dit que je vais y réfléchir. Pour l’instant, je ne sais pas encore quoi choisir, je suis en train de réfléchir», fait-elle savoir.
Si Mourinah a de la peine à choisir une filière de formation après son baccalauréat, pour Genev Zodjihoué, un autre bachelier de la même série, le choix était déjà fait avant les résultats de l’examen. « Je veux faire l’agronomie », affirme-t-il. A l’en croire, son choix de s’inscrire en agronomie ne relève pas du hasard. « J’ai choisi de faire l’agronomie parce que depuis mon jeune âge, ma seule attirance est pour les plantes et petit à petit j’y ai pris goût. Je pense pouvoir travailler la terre et produire de bonnes plantes », explique-t-il. Contrairement à Mourinah et Genev, Abdou Lamidi, titulaire d’un baccalauréat A2 ne sait toujours pas s’il va ou non poursuivre les études. « Je ne sais pas si je vais poursuivre mes études à l’université », a-t-il confié.
La série, une condition pour le choix !
« La série détermine les orientations possibles. La filière choisie doit être plus ou moins en adéquation avec la série du bachelier », a indiqué Etienne Iwouikotan, enseignant-chercheur au département d’anglais à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). En dehors de la série, il propose une liste de critères qui doivent en principe guider le choix de la filière. L’enseignant-chercheur a particulièrement mis l’accent sur l’ambition et le marché de l’emploi. « Pour quelqu’un qui vient fraîchement d’avoir le baccalauréat, en termes de critères, il faut dire que la personne doit tenir compte de ses ambitions. Qu’est-ce que la personne veut faire de sa vie et ce qu’elle veut entreprendre comme carrière ? C’est un premier critère important. En deuxième lieu, il faut tenir compte de l’amour pour ce qu’on veut faire. C’est aussi important, car dans toute formation, il y a des défis et quand vous n’êtes pas suffisamment passionné, il est difficile de faire face à ces défis et de les surmonter. Troisième critère, il faut tenir compte de l’évolution du marché du travail, des opportunités, des ouvertures que la filière choisie peut offrir. Un autre critère, c’est qu’il faut tenir compte des moyens financiers dont disposent les parents », mentionne-t-il.
Les séances d’orientation, une nécessité !
Les séances d’orientation constituent une opportunité pour les nouveaux bacheliers. Elles dissipent le doute chez le futur étudiant indécis. Le maître-assistant Etienne Iwouikotan précise : « Il est important que les bacheliers participent à ces séances pour être au parfum de l’éventail de choix qui s’offrent à eux. Ce n’est pas du tout facile de se décider. Quand on est en Terminale, on a très peu d’informations », conseille-t-il. Continuant sur sa lancée, il ajoute : « Je ne conseillerai aucun choix mais il faut tenir compte de l’amour et de la passion pour ce que l’on veut faire ».
Société 23 juil. 2019

En prélude à l’atelier sur l’universalité de l’internet au Bénin, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a échangé, ce lundi 22 juillet, à Cotonou, avec les hommes des médias. Au menu de cette conférence de presse, les actions du gouvernement en faveur de l’inclusion numérique et les grands axes de ces assises organisées en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco).
Organisé par le ministère de l’Economie numérique et de la Communication à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), l’atelier sur l’universalité de l’internet au Bénin s’ouvre ce mardi 23 juillet à Cotonou. Dans la perspective de ces assises, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est entretenue avec les hommes des médias sur les efforts du gouvernement du président Patrice Talon en vue d’une inclusion numérique forte. « Nous sommes en train de bâtir le secteur du numérique et nous souhaitons une inclusion numérique forte » a-t-elle déclaré. Selon elle, l’ambition du chef de l’Etat pour le secteur du numérique est d’utiliser les Technologies de l’Information et de la Communication comme catalyseur de dynamique économique et de modernisation du Bénin pour accélérer la croissance économique et l’inclusion sociale d’ici à 2021. A l’en croire, il s’agit d’assurer à tous les citoyens l’accès au numérique. C’est pourquoi, le gouvernement a permis la mise en place des infrastructures numériques dans les communes du pays. A cet effet, la fibre optique a été densifiée pour être étendue à certaines régions du Bénin pour permettre l’accès aux populations. Toutes choses qui ont permis au Bénin d’être le deuxième pays en Afrique au sud du Sahara à avoir une marge de progression en vue d’une meilleure amélioration de l’internet.
Pour la ministre, l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) a favorisé l’accès des communautés les plus démunies aux services de téléphonie, d’internet et des Technologies de l’Information de la Communication ainsi que les services postaux et financiers de base. « Nous souhaitons que les autorités locales prennent en main la transformation de leur communauté », a-t-elle confié. Selon la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, des salles techniques, des points numériques communautaires et des points d’accès wifi ont été installés dans certaines localités au profit des communautés. « Il faut prendre en compte le développement des compétences numériques et les contenus pour attirer les populations vers le numérique », a-t-elle préconisé. Environ 150 représentants des parties prenantes de l’étude sur la stratégie d’approche intégrée et dynamique de couverture de zones sont attendus à ces assises dont l’objectif est de mettre en lumière et d’accompagner les réformes mises en œuvre de façon courageuse dans le secteur de l’Economie numérique au Bénin. Signalons que la session sur « le service universel pour le développement du Bénin », la réalisation des ouvrages de l’Absu-Cep et la présentation globale du projet d’étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin sont les grands axes autour desquels les travaux vont s’articuler lors de cet atelier.