La Nation Bénin...
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Les agents en service à l’Assemblée nationale qui viendront encore en retard ou s’absenteront rencontreront désormais sur leur chemin le président de l’institution, Louis Vlavonou, patron de l’administration parlementaire. Il est monté au créneau ce lundi 22 juillet, lors du traditionnel cérémonial des couleurs, pour mettre en garde tout son personnel.
« J’aurais pu vous informer par écrit ou encore aller directement aux sanctions mais j’ai préféré vous en parler d’abord à la cérémonie des couleurs parce que j’ai réinstauré cette pratique pour qu’on se parle directement les lundis matins avant de démarrer la semaine de travail », a expliqué le président de l’Assemblée nationale. Louis Vlavonou met le secrétaire général administratif et les autres responsables à divers niveaux de l’administration parlementaire face à leurs responsabilités. Car, pour lui, les principes de bonne gouvernance de l’administration sont non négociables.
« Je ne comprends pas pourquoi un fonctionnaire peut être absent à son poste alors qu’il est payé pour faire un travail donné. Les prochaines fois, je prendrai des sanctions conséquentes », menace le patron de l’administration parlementaire. Le président de l’Assemblée nationale met surtout en garde le personnel d’appui affecté dans les différentes commissions permanentes de l’Assemblée nationale.«Des sanctions tomberont désormais », avertit Louis Vlavonou qui rêve pour le Bénin, d'un « Parlement de type nouveau ». Th. C. N.

Les candidats à l'axamen national de licence issu de la réforme entreprise par le gouvernement dans l’Enseignement supérieur composent, depuis ce lundi 22 juillet dans les différents centres retenus pour la circonstance. Au lancement des épreuves de la troisième édition de ces examens par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, au Ceg Ste Rita, l’occasion lui a été donnée de constater que chaque année, l’effectif des candidats augmente.
Répartis dans vingt-six salles de compositions, avec seize filières, six cent quatre-vingt-treize candidats composent au centre du Ceg Ste Rita pour le compte de l’examen national de licence. Démarré hier lundi 22 juillet, les candidats inscrits dans les filières telles que le journalisme, l’éducation physique et sportive, histoire et géographie, mathématique, Svt, allemand et espagnol, philosophie, mariage et famille, langue française et anglaise, Informatique industriel, génie industriel, Administration des impôts, diplomatie et relation internationales,… planchent sur toute l’étendue du territoire national. Selon les statistiques présentées par le superviseur, Julien Gbaguidi, de trente-neuf filières en 2017, l’examen est passé à cinquante-sept en 2019. Selon ses propos, pour le compte de cet examen, 2233 candidats ont composé en 2017, 5972 en 2018 contre 6 728 en 2019.
Heureux de l’aboutissement des réformes dans le secteur de l’Enseignement supérieur,
Théophile Codjo Sonou, président de l’Association des grandes écoles et instituts universitaires du Bénin, salue l’engagement du gouvernement qui a su prendre cette décision. « Quand l’autorité a parlé, nous y avons cru, parce qu’un certain nombre de promoteurs ne faisaient pas ce qu’ils devraient faire et il fallait aller vers les réformes, pour qu’il y ait une renaissance, une certaine rupture au niveau de l’enseignement supérieur », a-t-il indiqué, tout en félicitant, au nom de tous les promoteurs d’établissement, la ministre et le président de la République.
Le processus ne s’arrêtera pas
Le décret du 29 mars 2017 qui a institué les examens nationaux de licence prend fin au terme de cette troisième édition. Mais loin d’arrêter le cycle, comme le suggère Théophile Codjo Sonou, il faut corriger certaines insuffisances.
La ministre Marie Odile Attanasso souligne que tous les établissements doivent rentrer dans la dynamique parce que le processus ne va pas s’arrêter d’autant que chaque année, il se crée de nouveaux établissements. «On est à la troisième édition et normalement, on devrait mettre fin aux examens nationaux mais aucun des établissements n’est passé à l’homologation. Nous allons donc continuer à accompagner le processus, pourquoi pas l’institutionnaliser », confie la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle souhaite que tous ceux qui veulent créer de nouveaux établissements optent pour des filières qui donnent accès à l’emploi aux jeunes. Des formations de courte durée et de qualité. «Pour le gouvernement, s’il n’y a pas d’enseignement supérieur de qualité, il n’y a pas de capital humain de qualité et notre développement va prendre un coup », a expliqué Marie Odile Attanasso. « Il faut plus de détermination et un peu plus de sérieux dans ce que vous faites», poursuit-elle en saluant la clairvoyance du chef de l’Etat qui fait de l’éducation un secteur de développement.

A l’occasion de la prestation de serment des députés membres de la Haute cour de justice (Hcj), le président Patrice Talon a partagé avec eux l’impression que devrait avoir tout observateur objectif de la vie politique sur l’institution. L’analyse qui se dégage de son point de vue, c’est qu’on y note « le jeu des petits arrangements et des grandes compromissions favorisé par un système partisan peu fiable, qui a perverti les privilèges de juridiction et fait d’eux le paravent de l’impunité ».
Les lacunes textuelles aidant, la Haute cour de justice a ainsi été reléguée au rang de simple épouvantail, fait observer le chef de l’Etat quelque peu déçu de l’interprétation faite du privilège de juridiction que confère l’article 136 de la Constitution au président de la République et aux membres du gouvernement. En dépit du fait que la Haute cour de justice soit la seule juridiction habilitée à connaître des faits qualifiés de haute trahison, des infractions que commettent les personnalités sus citées, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, « cela n’est pas en soi incompatible avec l’égalité de tous devant la loi », objecte le président Patrice Talon. Aussi, rappelle-t-il, que c’est ce constat de bon sens, largement partagé, qui l’avait amené dans son projet de société, à envisager sa suppression ou, en tout cas, sa refonte complète. «Malheureusement, la générosité du projet de réforme institutionnelle porté en son temps par mon gouvernement et moi-même, n’avait pas été perçue à sa juste valeur », précise le président de la République. Mais cela est loin d’émousser sa détermination à donner un autre visage au Bénin et à ses institutions. « Elle se décline actuellement en réformes structurelles d’envergure destinées à garantir à tous nos concitoyens, d’égales chances de succès et de reddition de comptes», a-t-il annoncé.
La marche irréversible vers un développement équitable, réclame davantage de sacrifices afin de briser définitivement les entraves qui ont pour noms : concussion, corruption, abus de fonction, etc, souligne le chef de l’Etat. Pour les annihiler, il penche pour la rigueur dans l’action publique. Et cette rigueur doit logiquement inspirer, animer et orienter la Haute cour de justice, plaide-t-il.
Depuis un quart de siècle, l’impuissance de l’institution n’a pas souvent permis d’engranger de grands succès en matière de lutte contre l’impunité. « De sorte que, malgré les victoires remportées ces trois dernières années sur ce front, grâce notamment à la volonté du gouvernement, les défis à relever en la matière restent essentiels», note-t-il. « Le peuple béninois assoiffé de justice attend toujours plus de chacun de nous », révèle-t-il aux nouveaux juges après que ceux-ci, solennellement, ont juré de remplir fidèlement et loyalement les missions pour lesquelles ils ont été investis par leurs pairs. JFM

La nouvelle mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication entre en fonction. Les neuf nouveaux conseillers de l’instance de régulation des médias ont été installés dans leurs fonctions par le président de la République, ce lundi 22 juillet, au cours d’une cérémonie solennelle, non sans leur rappeler ce qui est attendu d’eux comme mission.
« Il vous faudra pour ce faire, déployer des trésors d’ingéniosité, d’habilité et sans doute aussi beaucoup d’audace et de fermeté pour engager les uns et les autres dans les voies qui permettront de sortir le métier de l’amateurisme et de la vénalité». La sixième mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) sait à quoi s'en tenir. Sur son chemin, de nombreux défis que le président Patrice Talon souhaite qu’elle relève. « C’est cet engagement qui permettra d’initier une prise de conscience déontologique, d’apporter des réponses pertinentes à la problématique de l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias, et d’asseoir les bases de l’émergence de grands organes de presse au Bénin», a indiqué le président de la République dans son message lors de l’installation des nouveaux membres de l’institution, ce lundi 22 juillet à Cotonou. Réaffirmant son attachement au pluralisme des opinions et à leur libre expression, le président Patrice Talon a insisté sur le fait que cette liberté a besoin d’être préservée, protégée mais régulée. Telle est la double mission que la Constitution assigne à l’institution, rappelle-t-il aux neuf nouveaux régulateurs.
Plutôt attentifs à ce message à l'allure de cahier des charges, Rémi Prosper Moretti, Armand Hounsou, Bilikissou Ali Machiffa, Franck Kpotchémè, Cécile Ahoumènou, Bastien Salami, Ali Camarou, Mariane Domingo et Fernand Gbaguidi ont suivi religieusement le président Patrice Talon. Celui-ci ne nie d’ailleurs pas qu’une telle mission est «ingrate ». Mais elle est aussi « noble », souligne-t-il, tout en se montrant reconnaissant aux membres de la mandature précédente qui eux ont « contribué à une plus grande professionnalisation du secteur des médias et œuvré à la valorisation de la carte professionnelle ». Ils ont également été, aux côtés des gouvernements successifs, des acteurs non moins importants de l’avènement du Code de l’information et de la communication, du Code du numérique et de la loi sur la radiodiffusion numérique, apprécie le chef de l’Etat. Autant de chantiers qui, selon lui, rendent témoignage de leur sens de l’anticipation par rapport aux enjeux de la révolution numérique. « Leur action s’est harmonieusement insérée dans la vision du gouvernement, tendant à faire de notre pays une des places fortes du numérique en Afrique », a indiqué le président de la République.

Un audit encore partiel des vingt-cinq travaux de lotissement réalisés à Porto-Novo a révélé de graves irrégularités dont le vol de plus de 300 parcelles frauduleusement distraites au détriment du patrimoine de la ville. La nébuleuse a été révélée au grand jour, vendredi 19 juillet dernier, par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, lors de son traditionnel exercice de reddition de comptes à ses administrés.
« La gestion du foncier dans la ville de Porto-Novo ». C’est le thème du premier exercice de reddition de comptes, au titre de l’année 2019, du conseil municipal de Porto-Novo. Pendant près de cinq heures d’horloge, vendredi 19 juillet dernier, à la Maison des jeunes de Porto-Novo, le maire de la ville capitale du Bénin, Emmanuel Zossou, a présenté la situation foncière de sa municipalité depuis l’ère de la décentralisation au Bénin avec en point d’honneur les actions réalisées dans ce domaine par son équipe depuis son installation en juillet 2015. Il ressort de sa présentation que vingt-cinq travaux de lotissement ont été réalisés dans Porto-Novo depuis le temps des Préfectures jusqu’à ce jour dont un seul sous l’actuelle mandature du conseil municipal. Ces travaux sont entachés de graves fraudes révélées par un audit réalisé par la mairie de Porto-Novo sur la base des documents fonciers disponibles et récupérés difficilement auprès des cabinets géomètres commis à ces tâches. Il a été noté, dénonce le maire Emmanuel Zossou, l’attribution de plusieurs parcelles à un seul numéro d’état des lieux ayant droit normalement à une parcelle de 300 m2. L’édile de la ville capitale cite en exemple le cas d’un présumé propriétaire terrien qui a droit à 400 m2 de parcelle mais à qui, par quelle alchimie il se demande, a été attribué un domaine de 4000 m2 après le lotissement. A ces cas de fraudes, Emmanuel Zossou ajoute l’utilisation des numéros d’état des lieux fictifs pour se faire recaser des parcelles disponibles de la ville, l’existence de nombreuses parcelles sur le terrain mais sans trace dans les documents fonciers de la mairie et l’attribution de plusieurs parcelles par la préfecture de Porto-Novo à des tierces personnes sans un arrêté d’attribution et dont les occupants, qui ont déjà construit sur ces domaines, se disent aujourd’hui propriétaires terriens.
Des géomètres sur la braise
La conséquence de toutes ces manœuvres frauduleuses, observe le maire, est qu’il existe aujourd’hui 756 sinistrés réguliers en attente de recasement pour entrer en possession de leurs parcelles après les différentes opérations de lotissement. « Ce nombre important de sinistrés est le résultat de la mauvaise gestion foncière dans la ville de Porto-Novo », dénonce Emmanuel Zossou. « C’est nous-mêmes. Nous sommes entre nous. C’est nos cousins…Tout ça rattrape toujours », poursuit-il. Mieux, l’audit a révélé, selon toujours le maire, plus de 300 parcelles frauduleusement distraites du patrimoine de la mairie de Porto-Novo. L’ampleur des fraudes et surtout du nombre important de sinistrés non recasés a conduit l’autorité municipale à solliciter le concours d’un huissier de justice. Ce dernier a été chargé entre autres, de faire la constatation des parcelles illégalement occupées par les présumés propriétaires indélicats, la compulsion des registres de l’Institut géographique national (Ign) pour s’assurer des incongruités domaniales, l’interpellation de ces présumés propriétaires afin de prendre des mesures idoines de rachat desdites parcelles et d’appuyer la mairie dans le recouvrement des fonds de vente.
Dans le cadre de cette mesure, informe Emmanuel Zossou, 38 présumés propriétaires ont été interpellés et écoutés en présence de l’huissier de justice. De ce nombre, 20 ont reconnu les faits qui leur sont reprochés et acceptent de payer à la mairie, au prix actuel lesdites parcelles, sept personnes se sont engagées à restituer les parcelles qu’elles ont reconnu avoir illégalement occupées, sept autres se sont opposées au rachat et quatre personnes ont contesté le caractère frauduleux de leur droit de propriété foncière, renseigne l’autorité municipale. Emmanuel Zossou dénonce par ailleurs le refus de certains géomètres de mettre à la disposition de la mairie des registres actualisés de travaux de lotissement qu’ils ont réalisés pour le compte de la ville de Porto-Novo. Au risque d’être taxé de complice, le maire a décidé de porter certains cas devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). C’est ainsi qu’un cabinet géomètre en charge des travaux de lotissement de Ouando-Dowa-Akonaboè est poursuivi pour avoir introduit dans le répertoire de recasement 31 faux numéros non reconnus par l’Ign en charge des travaux d’état des lieux.
Le maire Zossou déterminé
Une autre plainte a été déposée contre le même cabinet pour avoir, cette fois-ci, distrait une superficie de 17 472 ,44 m2 du patrimoine foncier de la ville de Porto-Novo dans les travaux de lotissement de Dowa extension. La mairie poursuit également une société pour avoir acquis illicitement une réserve administrative de 7 734 m2 dans le cadre du lotissement de Tokpota II. Le domaine querellé aurait été cédé par la préfecture de Porto-Novo contre le versement d’un montant de 7, 734 millions F Cfa au Trésor public. Il revient à la Criet de tirer au clair toutes ces cas. Le maire Emmanuel Zossou se dit dépassé par les litiges domaniaux dans la ville. Plus de 300 procédures sont engagées au tribunal aujourd’hui contre la mairie de Porto-Novo par des présumés propriétaires terriens qui réclament à raison leurs parcelles, informe Emmanuel Zossou. D’autres sinistrés ont préféré porter plainte contre la mairie devant le médiateur de la République pour réclamer leurs biens immobiliers. « Il y a trop de problèmes domaniaux à Porto-Novo. Je suis tout le temps convoqué au tribunal ou au commissariat pour répondre des erreurs des autres», déplore Emmanuel Zossou. Il se dit déterminé, en dépit des menaces, à foncer pour récupérer les parcelles récupérables aux moyens des procédures légales en la matière, et déférer devant les autorités judiciaires les cas difficiles afin de satisfaire les 756 sinistrés non recasés en attente d’entrer en possession de leurs droits. « L’homme ne meurt pas deux fois. Il nous faut aller jusqu’au bout contre vents et marées pour l’assainissement et la numérisation du répertoire foncier de la ville», insiste le maire. Selon lui, à cause de cette mauvaise gestion foncière, Porto-Novo manque cruellement de terres pour accueillir des projets de développement que se proposent d’ériger le gouvernement ou les partenaires de la ville. Lesquels projets sont envoyés ailleurs faute de sites.
Le représentant du préfet de l'Ouémé, Ferdinand Agbayahoun, la Société civile, les têtes couronnées, les sages et notables et les populations, présents dans la salle, encouragent le maire et toute son équipe à maintenir le cap. Ce combat y va de la paix et de la justice sociale à Porto-Novo, soutiennent-ils.
Le Conseil municipal est déterminé à assainir et à doter Porto-Novo d’un répertoire foncier unique, informatisé et sécurisé.

Le Bénin est à pied d’œuvre pour marquer d’un sceau particulier le 59e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Au niveau de l’Armée de terre, on met les bouchées doubles pour une célébration sobre.
Le drapeau national qui flotte dans les airs, au niveau des principaux carrefours de la ville de Cotonou et ses environs renseigne sur l’imminence de la célébration de la fête de l’indépendance. Chaque acteur concerné par l’organisation apporte du sien pour donner de la couleur à l’évènement. Les différents corps qui, traditionnellement, étaient associés à ce rendez-vous annuel ne seront pas du reste, cette année. L’organisation suit son cours normal.
« Les entraînements se poursuivent au niveau des différents bataillons. Depuis la mi-juillet, les armées ont pris le relais; au niveau de l’Armée de terre, les entraînements se font les lundis, mercredis et les vendredis de 8 h à 12 heures sur l’allée qui jouxte le mess des officiers », explique le chef d’état-major de l’Armée de terre (Cemat), Fructueux Gbaguidi.
Toutefois, le tableau des défilés ne sera pas trop garni cette année, même s’il s’annonce imposant. « Nous réservons les meilleures choses pour 2020 dans le cadre du 60e anniversaire de l’indépendance du Bénin », annonce-t-il. L’essentiel du défilé se fera en 90 minutes.
Au menu de la célébration, les personnalités et autorités à divers niveaux et le public auront droit aux prestations des forces de défense et de sécurité, à savoir l’Armée de terre, la Gendarmerie nationale, la marine, les Forces aériennes et les Forces navales, les Eaux et forêts ainsi que la Police républicaine.
Cette année, aucune troupe étrangère ne sera de la partie. « Il n’y a pas d’invités majeurs à ma connaissance », signale-t-il. Selon lui, c’est un choix politique qui est suivi par l’armée. « C’est le politique qui donne la solennité qu’il souhaite à la fête », fait-il savoir.
De même, le défilé civil ne sera pas non plus au rendez-vous. Le caractère que revêt la fête nationale n’est pas nouveau depuis trois ans. C’est une marque de la Rupture qui a opté pour la simplicité et la sobriété depuis 2016 afin de limiter les dépenses dans le cadre de cette manifestation. L’année 2019 ne fera apparemment pas exception à cette règle.
Il faut noter que dans le cadre de la fête nationale, l’armée est généralement au devant de la scène. Le chef d’Etat-major explique les raisons de sa forte implication : « Le défilé est parti de la révolte populaire. C’est une tradition exclusivement francophone. Les pays ont décidé de commémorer leur fête nationale après la prise de la Bastille française. Nous avons constaté que le déploiement des troupes militaires dans le cadre de l’évènement revêt un cachet très solennel. Le Bénin étant un pays francophone, il a copié la tradition chez la France ».
Pour l’heure, selon les indiscrétions, c’est le boulevard de la zone portuaire qui abritera les manifestations officielles entrant dans le cadre du 1er août. Toutes choses qui restent à être confirmées pour le moment. Aucune information officielle n’ayant circulé à propos.

*Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines*
Les cotonculteurs béninois étaient en fête, le samedi 20 juillet dernier, à Savalou, dans le département des Collines. Les responsables de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) avec, à leurs côtés, plusieurs ministres, ont ainsi célébré le rendement de l’or blanc au titre de la campagne 2018-2019.
Les cotonculteurs de tous les bassins de production de l’or blanc étaient présents à cette 3e édition de la fête nationale des producteurs du coton qui s’est déroulée dans une ferveur qui traduit bien la reconnaissance des efforts fournis. En 2018-2019, note-t-on, une superficie de plus de 656.000 hectares a été emblavée pour une production de 678 000 tonnes totalement commercialisées et payées aux cotonculteurs. L’importance de la filière coton dans l’économie n’est donc plus à démontrer. Au titre des activités de la campagne 2018-2019, un montant net global de 99,75 milliards de francs Cfa a été versé aux cotonculteurs. Les contributions directes de la filière au budget de l’Etat sont évaluées à 12, 8 milliards de FCfa et les autres effets induits sont estimés à 11 milliards de FCfa. Ces données montrent que la filière coton qui renait de ses cendres depuis trois campagnes est « un puissant levier de croissance, de réduction de la pauvreté et de lutte contre l’insécurité alimentaire dans notre pays ».
Des flux financiers importants
Des efforts reconnus et salués par la plupart des intervenants à cette célébration. Mathieu Adjovi, président de l’Aic, exprime sa satisfaction face au boom cotonnier à la dernière campagne. Il confirme qu’en ce qui concerne les flux financiers de cette campagne 2018-2019, il a été payé globalement aux cotonculteurs la somme de
99 758 679 580 Fcfa. Quant aux transporteurs, la filière a payé environ 52 milliards de FCfa. Les autres acteurs de la filière que sont les manutentionnaires, les transitaires et autres ont engrangé 11 milliards de FCfa.
Face à ces résultats, le président de l’Aic déclare : « Je suis heureux que ces performances aient porté notre pays en tête du peloton des pays producteurs de coton en Afrique. Mais vous convenez avec moi que la filière regorge encore d’énormes atouts pour relever les défis de l’innovation pour une meilleure performance. C’est pourquoi, nous projetons de ne pas baisser les bras afin de réaliser, au titre de la campagne qui vient de démarrer, environ 700.000 hectares d’emblavure pour une production attendue de 800.000 tonnes et, à l’horizon 2021, présenter à la nation béninoise le premier chèque d’un million de tonnes de coton graine».
Pour galvaniser l’ardeur de ces vaillants producteurs, l’Interprofession cotonnière a décidé de distinguer de la manière la plus solennelle les meilleurs d’entre eux grâce à quatre types de lots significatifs. Des lots gracieusement offerts à des organisations de producteurs de coton. Ces meilleures coopératives et unions ont été choisies sur la base de critères précis de rendement. Les récompenses sont constituées de : tracteurs, motoculteurs, kits agricoles, motos, de matériel informatique et autres outils importants.
L’action collective et la solidarité récompensées
Mathieu Adjovi explique que cette année, l’Aic a fait l’option délibérée de « récompenser la solidarité et l’action collective en primant les coopératives et leurs unions communales et non les performances individuelles qui parfois font l’objet de contestations liées à certaines fraudes avérées ou suspectées ».
Intervenant à son tour au cours de cette fête, c’est l’exploit réalisé en l’espace de trois campagnes qui a été reconnu et salué par Gaston Dossouhoui, ministre en charge de l’Agriculture. A l’en croire, « cet exploit qui nous fait classer premier dans la sous-région au terme de la campagne cotonnière 2018-2019, loin d’être un simple effet du hasard, est le fruit d’inlassables efforts de réorganisation de la filière ». Et Gaston Dossouhoui de poursuivre en reconnaissant qu’il est facile d’être le premier, mais le plus difficile, c’est de rester premier. « Nous n’avons donc pas le droit de dormir sur nos lauriers. C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire d’affûter nos armes pour maintenir le cap et dépasser le record actuel de 678.000 tonnes de coton graine pour atteindre au moins 800.000 tonnes au titre de la nouvelle campagne qui est en cours », exhorte-t-il.
Le ministre de l’Agriculture se dit convaincu qu’il existe encore des potentialités à révéler dans ce secteur. « Nous pouvons, si nous nous y prenons bien, engranger 800.000 tonnes de coton graine et même plus, si nous travaillons sans relâche sur la question de l’amélioration de la productivité. Atteindre des rendements moyens de 1.300 à 1.500 kg/ha n’est pas au-dessus de nos capacités. Le défi peut donc être relevé si vous respectez les recommandations des conseillers agricoles », lance-t-il.
Le Bénin, en plus d’être premier dans la sous-région en matière de production cotonnière, est également consacré deuxième producteur de vivriers dans l’espace Uemoa.

Dans le cadre des préparatifs des éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations Cameroun 2020, la sélection locale du Bénin, de retour de Bamako où elle a contraint les Aigles du Mali au partage des points (1-1), a abordé la dernière phase de son stage le jeudi 18 juillet dernier, au Centre sportif de Missérété.
La sélection nationale locale accueille le dimanche 28 août prochain, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, son homologue du Togo dans le cadre des préliminaires du Championnat d’Afrique des Nations Cameroun 2020. En prélude à cette échéance, après avoir neutralisé (1-1) les Aigles du Mali lors d’un match amical à Bamako, les Ecureuils locaux poursuivent les entraînements au Centre sportif de Missérété. Revenue au bercail, mardi dernier, l’équipe nationale locale s’est reposée dans la journée du mercredi avant d’entamer la troisième semaine de travail sous l’égide du staff technique dirigé par Moussa Latoundji, sélectionneur principal, assisté de Stanislas Akélé, son adjoint, de Urbain Honfo, préparateur physique et de Rachad Chitou, l’entraîneur des gardiens. Cette dernière phase des préparatifs va se poursuivre jusqu’au 5 août prochain.
De retour de la Coupe d’Afrique des Nations où il a été aux côtés du sélectionneur national, Michel Dussuyer, Moussa
Latoundji a pris les commandes de l’équipe pour poursuivre le travail jusqu’à la fin de cette expédition. Le capitaine Nabil Yarou et ses coéquipiers vont affûter leurs armes jusqu’au 27 juillet, la veille du match. Ils sont déterminés à se qualifier pour cette compétition pour laquelle le Bénin n’a jamais dépassé la phase des éliminatoires. En témoigne la prestation des Ecureuils locaux à Bamako. Ils ont pris l’avance à la 59e minute de jeu par le biais du milieu de terrain des Buffles du Borgou, Patrick Sèdjamè, avant d’être rattrapés en fin de partie grâce à la réalisation de Issiaka Samaké. L’équipe a eu un bon comportement au Mali, selon le sélectionneur adjoint, Stanislas Akélé qui promet de faire le nécessaire pour permettre aux Ecureuils locaux de passer le cap du Togo et attendre le Nigeria lors de la dernière phase de ces éliminatoires. Faut-il le rappeler, le Bénin avait éliminé le Togo lors des précédentes éliminatoires avant d’être stoppé par le Nigeria.

Après sa finale perdue lors de la Can Mali 2002, (0-0, 3-2p) face aux Lions indomptables du Cameroun au stade du 26 mars de Bamako, les Lions de la Téranga du Sénégal ont une nouvelle fois l’occasion de décrocher leur premier titre continental. C’est depuis 1965, année de leur première participation à une phase finale de la Can en Tunisie, qu’ils courent derrière lui.
Sadio Mané, Idrissa Gana Guèye, Ismaïla Sarr, Cheikou Kouyaté, Mbaye Niang, Keita Baldé, Youssouf Sabaly, Henri Saivet et leurs coéquipiers des Lions de la Téranga du Sénégal réussiront-ils à réaliser l’exploit ce soir, face aux Fennecs de l’Algérie, en finale de la 32e édition de la Can Total, Egypte 2019 ? Ce serait une première dans l’histoire du football de leur pays. Mais encore faudrait-il qu’ils parviennent à prendre leur revanche sur leurs adversaires qui les avaient déjà battus (1-0) en phase de poules dans le groupe C.
En effet, avant eux, Aliou Cissé devenu aujourd’hui leur entraîneur, Tony Sylva, Omar Daf, Lamine Diatta, Henri Camara, El Hadj Diouf, Pape Bouba Diop, Pape Sarr, Khalilou Fadiga et autres, sous la houlette de Bruno Metsu avaient bien eu la possibilité de le faire, dimanche 10 février 2002 au stade du 26 mars de Bamako. C’était lors de la finale de Mali 2002. Mais le Cameroun avec Alioum Boukar, Bill Tchato, Pierre Nlend Wome, Rigobert Song, Raymond Kalla, Geremi Fotso Njitap, Laurent Etame-Mayer, feu Marc Vivien Foe, Salomon Olembe, Samuel Eto’o Fils, Pius Ndiefi alors entraînés par l’Allemand Winfried Schäfer, en avait décidé autrement.
Avant d’affronter l’Algérie, le Sénégal a actuellement la meilleure défense de la compétition avec un seul but encaissé en six rencontres pour huit buts marqués. L’heure de la revanche a donc sonné pour les Lions de la Téranga, 17 ans après avoir perdu leur seule finale jouée en phase finale de la Can.
Qui va succéder à Stephen Keshi
Par ailleurs, cette finale prévue ce soir au stade international du Caire sera la cinquième entre entraîneurs africains. Sur les bancs de touche, il y aura Djamel Belmadi et Aliou Cissé respectivement pour l’Algérie et le Sénégal. Dans l’histoire des phases finales de la Can, ce n’est pas fréquent. Face à la présence remarquable de 13 entraîneurs expatriés, ce n’était pas évident de les retrouver avec leurs sélections à ce stade de la compétition. Il faut remonter en 1962, pour voir l'équipe de l’Ethiopie, entraînée par le légendaire Yidne katchew Tessema, remporter son premier titre (et le seul à ce jour), en battant l'Egypte 4-2 en finale. Les Pharaons étaient à l'époque entraînés par le duo Mohamed El Guindy et Hanafy Bastan. Par la suite, il y a eu le Ghana avec son deuxième titre lors de l'édition de 1965 que son entraîneur Charles Gyamfi lui a permis de remporter en battant (3-2) la Tunisie qui était sous la houlette de Mokhtar Ben Nacef.
Un autre entraîneur ghanéen, Fred Osam-Duodu, a aussi conduit les Black Stars au titre en 1978 à domicile. C’était face aux Grues de l’Ouganda également dirigées par un local Peter Okee. En 1998, c’est l’Égyptien Mahmoud El Gohary qui aidait son pays à s’adjuger son quatrième titre au Burkina Faso, en battant (2-0) l’Afrique du Sud entraînée par son icône locale Jomo Sono.
En attendant de connaître qui de Djamel Belmadi ou Aliou Cissé sera, avec sa sélection, l’heureux élu ce soir, onze entraîneurs africains ont remporté quinze titres de la Can au cours de ses 31 précédentes éditions. Le Ghanéen Gyamfi et l’Egyptien Hassan Shehata ont chacun remporté trois titres. Le Nigérian Stephen Keshi est le dernier en date à l’avoir remportée. C’était en 2013.

Les cadres du ministère de la Justice et de la Législation ont procédé, hier jeudi 18 juillet, à la revue au 30 juin de leur Plan de travail annuel. Un exercice qui, selon le ministre Maxime Séverin Quenum, leur permettra d’évaluer l’exécution des tâches et de déterminer les perspectives pour l’atteinte des objectifs.
« Evaluer les avancées réalisées par les différentes structures du ministère ; identifier les facteurs limitant les ambitions expérimentées dans le Pta et faire les ajustements nécessaires pour garantir de meilleures performances à la fin de l’année ». Telle sont les tâches assignées aux participants à la revue au 30 juin du Plan de travail annuel du ministère de la Justice et de la Législation. Pour ce faire, ils ont à leur portée le rapport d’exécution du Pta ; le point d’exécution des projets du ministère au 30 juin 2019 ; le Tableau de bord des indicateurs au 30 juin 2019 ; le point de mise en œuvre des recommandations de la revue du Pta au 31 décembre 2018 et le point d’exécution du plan de passation des marchés au 30 juin 2019.
La revue trimestrielle est en effet un exercice qui répond aux principes de bonne gouvernance. Le rapport d’exécution du Pta au 30 juin, soumis aux participants pour examen et validation, a été élaboré grâce à l’appui de tous les gestionnaires de crédits qui ont transmis à la Direction de la programmation et de la prospective (Dpp), les rapports d’activités de leurs structures respectives. La Directrice de la programmation et de la prospective du ministère de la Justice et de la Législation, Arlette Lydie
Hounsou, a d’ailleurs saisi l’occasion de la revue pour inviter à plus de célérité pour le respect des délais réglementaires. Elle a également réitéré son accompagnement à tous les acteurs concernés pour l’atteinte des objectifs fixés. Pour le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, la revue est un exercice déterminant. «Ce travail est important parce qu’il sert à procéder aux ajustements nécessaires… C’est un instrument scientifique qui sert à évaluer l’exécution des tâches qui permettent d’asseoir et de manifester l’action politique au sein du secteur de la Justice…», a-t-il indiqué.
Faire mieux !
Appréciant le rapport d’exécution, le ministre de la Justice et de la Législation, Sévérin Quenum, a déploré la faiblesse du taux d’exécution qui avoisine les 20% pour un taux d’engagement de base de 25%. Pour lui, la revue trimestrielle offre l’occasion d’examiner les obstacles et les difficultés avec la plus grande objectivité afin de déterminer les voies et moyens pour améliorer les donnes. Par ailleurs, le ministre fait savoir que cette revue permettra de déterminer le prochain budget du ministère. Evalué à 8.715.643.000 Fcfa milliards hors charges salariales, l’actuel budget paraît dérisoire pour l’autorité d’autant plus que les actions du ministère de la Justice sont essentiellement sociales et requièrent des ressources conséquentes. « Il importe donc que vous puissiez dégager les pistes et les moyens qui nous permettent d’avoir une marge budgétaire plus large afin que nous puissions impacter nos populations», a-t-il souhaité.
Le ministre s’est, par ailleurs, réjoui des heureuses perspectives que dépeignent les différents rapports. « Je vous exhorte au sérieux pour qu’au sortir de cette séance, les difficultés qui peuvent être surmontées et les actions qui peuvent être rattrapées le soient. Que nous puissions développer d’heureuses perspectives pour notre département de sorte qu’à la prochaine revue, nous soyons fiers d’avoir fait les travaux préparatoires qui nous permettent d’atteindre ces résultats », a-t-il indiqué. Il invite ses collaborateurs à plus d’ardeur et de détermination au travail, à s’inscrire dans la vision de la bonne gouvernance, notamment de la gestion axée sur les résultats prônée par le gouvernement pour qu’en 2020, pendant que le pays célèbre 60 ans d’indépendance, le département de la Justice puisse présenter un visage plus reluisant.