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Nouvelles

Election présidentielle du 28 février: Chaque candidat fixé sur son positionnement

Les candidats en lice pour l’élection présidentielle du 28 février prochain savent désormais le positionnement qui leur revient sur le bulletin unique de vote. Lundi 1er février au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna), chacun d’eux ou son représentant a procédé au tirage au sort y relatif. De sorte que désormais, chacun sait où se situera son logo.

L’exercice auquel se sont livrés certains candidats ou leurs représentants au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna) constitue un pas important pour le processus électoral actuellement en cours. Il s’agit du tirage au sort en vue du positionnement sur le bulletin de vote. Mais avant, il faudra confectionner les spécimens en vue de la campagne électorale et autres activités de sensibilisation des populations et des électeurs. Si certains ont fait l’option de décider de leur sort avec leurs propres mains, d’autres par contre se sont fait représenter tandis que certains ont tout simplement manqué à l’appel.

Mais toujours est-il que le président de la Céna, Emmanuel Tiando et les autres commissaires ont fait dérouler le protocole prévu à cet effet. Au terme des tirages effectués par les candidats présents ou représentés, la première place est revenue au candidat Azizou El Hadj Issa tandis que la dernière, la 36e au candidat Daniel Edah. Pêle-mêle, on note que la deuxième loge est allée à Elisabeth Agbossaga, la sixième à Me Marie Elise Gbèdo, la huitième à Natondé Aké. Suivent dans l’ordre, Issa Salifou, Moudjaïdou Issifou Soumanou, Célestine Zanou, Simon Pierre Adovèlandé, Christian Enock Lagnidé… Pour ce qui est des candidats annoncés comme les favoris de la compétition, ils sont éparpillés un peu partout sur le bulletin. Le logo de Abdoulaye Bio Tchané est ainsi casé à la 35e place, juste avant lui, celui de Patrice Guillaume Talon (34), précédé lui de Fernand Amoussou (33). Lionel Zinsou porte le numéro 22, Sébastien Ajavon, le 17 et Pascal Irénée Koupaki, le 30.
Telle une fatalité, le positionnement tel qu’effectué est validé et accepté à cœur joie par chaque candidat ou son représentant. Marie Elise Gbèdo fait ainsi désormais du 6, son chiffre porte-bonheur, qui lui donnera l’accès au palais de la Marina. Simon Pierre Adovèlandé estime de son côté que la 12e loge qu’il a choisie «est la position idéale» et qu’elle «inspire la transparence». En troisième position, Elisabeth Agbossaga dit être à la bonne place pour assurer le combat de la femme et des jeunes. «Nous sommes heureux d’être le dernier candidat sur le bulletin. Cela rend facile notre identification sur le bulletin», pense Daniel Edah. Séverin Adjovi, représentant du candidat Sébastien Ajavon trouve son positionnement «stratégique» et note qu’il permettra d’éviter la confusion. Julien Pierre Akpaki venu officier pour le compte du candidat Robert Gbian est aussi satisfait de la loge concédée par la providence à son candidat et soutient que le travail consistera dorénavant à le faire savoir aux populations et aux électeurs.
Dans l’ensemble, tout s’est bien passé estime ce dernier, tout comme le candidat Victor Prudent Topanou qui s’est satisfait des échanges entre le président de la Céna et les candidats ou leurs représentants ?

Actualités 02 févr. 2016


Victor Zèvounou, ancien capitaine des Dragons de l’Ouémé: «Je jouais pour me faire plaisir… »

Victor Zèvounou. Un nom qui a résonné et qui résonnera longtemps encore dans la tête des aficionados du football béninois d’un certain âge. Footballeur doté d’une technicité hors-pair, adulé et respecté par les Porto-Noviens, l’ancien défenseur central du club phare de la capitale : les Dragons de l’Ouémé, et capitaine des Ecureuils aura tout donné au football béninois. Aujourd’hui sexagénaire et très attaché à son Porto-Novo natal où il passe sa retraite, il rappelle ici ses bons vieux souvenirs sans occulter la situation actuelle que traverse le football national.

La Nation : Comment êtes-vous allé au football ?

Victor Zèvounou : Je suis allé au football grâce à un de mes devanciers qu’on appelle Alphonse Hondjo. J’avoue qu’au départ, je ne voulais pas évoluer dans le football de haut niveau. Mon rêve était de rester au niveau du quartier. Mais il m’a amené dans le club appelé Islam de Porto-Novo qu’il dirigeait à l’époque. Puis, chemin faisant, je suis allé à l’Etoile sportive de la même ville, ensuite les Dragons de l’Ouémé et enfin l’équipe nationale dont j’ai été le capitaine à un moment donné.

Vous avez porté le brassard au niveau de ce club phare de Porto-Novo ?

Si. J’ai été capitaine des Dragons de 1979 jusqu’à la fin vers 1989. Pour l’équipe nationale, c’est de 1979 à 1980. J’ai été absent pendant un temps avant de reprendre en 1986. Ce n’est qu’après cela que j’ai raccroché.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué durant cette carrière ?

Je préfère dire une longue carrière. J’ai passé au moins 20 ans dans le football de compétition. J’avoue que c’était par plaisir que j’allais jouer. Des expatriés sont allés vers moi en 1979. Des Français sont arrivés me demander de jouer pour l’équipe de Mulhouse dans le temps. Offre que j’ai déclinée. Par la suite, j’en ai eu d’autres. Mais s’expatrier n’était pas un projet prioritaire pour moi. Je voulais rester chez moi dans mon pays. Et puis je ne savais même pas que je savais jouer.

Comment ça ?

(Il écarquille les yeux) C’est vrai en plus ! Nous on jouait à l’époque pour se faire plaisir. Je l’ai dit tantôt. Mais si en se faisant plaisir les autres arrivent à tirer leur plaisir, c’est tant mieux. C’est pour cela qu’on ne mettait pas l’argent devant. Ceux qui jouissaient de cela se connaissent mais moi non.
Je dis aujourd’hui que le football m’a beaucoup fait. Grâce au football, je suis connu. Partout où je passe, même sans connaitre les gens, spontanément on vous appelle par votre nom. Ceci m’ouvre beaucoup de portes. C’est grâce au football que j’ai ces avantages.
Mon regret est qu’en notre temps, il y avait tellement de valeur, mais nous n’avions pas pris conscience de notre valeur, sinon nous aurions gagné une coupe d’Afrique sans tapage et sans le concours des étrangers. Excusez-moi, nous étions allés en Belgique où les dirigeants ont recruté pour nous un entraineur de Première ligue, mais ce dernier a dit qu’il n’avait plus rien à nous apprendre si ce n’est pas au niveau tactique, que tout le reste on savait déjà le faire. Il a précisé que si on pouvait poursuivre le stage pour trois mois, qu’on allait faire mal aux autres clubs au pays et dans la sous-région. Dommage nous n’avions pas pris conscience nous-mêmes qu’on pouvait mieux faire. On jouait sans calcul, on se faisait plaisir comme j’aime à le répéter. Je reviens toujours sur le mot plaisir. Taper dans un ballon m’amène aux anges. Et à mon âge je ne rate aujourd’hui aucune occasion pour m’offrir ce plaisir.

Au vu de la situation actuelle du football dans le pays quelle thérapie proposez-vous ?

Il n’y a pas de pays au monde où vous irez au niveau du football sans trouver les anciens. Je veux dire ceux qui ont fait la gloire de cette discipline. Il n’y a qu’au Bénin qu’on ne les trouve pas. Si les gens veulent effectivement que cela décolle, il faut d’abord retourner le football dans les rues, dans les écoles, partout… Le hic aujourd’hui est que tous les espaces verts sont occupés par des bâtiments. A cette allure comment faire pour que les enfants jouent au football ? C’est là, la base. Nous n’avons pas connu des centres de formation. Nous sommes nés avec. Il y a plein d’enfants qui sont nés avec le football, mais ils n’ont pas le cadre où ils peuvent vraiment se défouler.
Aussi est-il nécessaire de reprendre avec les championnats scolaires et autres de quartiers. Et ce n’est qu’au niveau de l’élite que l’Etat prendra en charge. A ce niveau où les enfants ne sont pas encore exigeants où on parle de millions de francs… non! C’est un passage obligatoire, et il faudrait qu’aujourd’hui qu’on reprenne les championnats des poussins, des benjamins, des cadets, il faut chercher à évoluer graduellement. Mais au Bénin, nous sommes souvent trop pressés. Ce qui n’est pas de nature à induire le développement. Nous devons amener la balle à terre.

En quoi faisant ?

Prendre beaucoup des jeunes joueurs, les former pour avoir l’élite. En procédant ainsi, d’ici 5 ans on va commencer à parler du Bénin. C’est là que réside tout le secret. Mais j’insiste en rappelant que c’est à l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle. C’est ceux qui ont mouillé le maillot qui ont la sensation de ce qu’il faut faire à un moment donné. Moi par exemple, on ne peut pas me prendre et me demander d’aller opérer un patient. Mais dans le domaine du football, on a besoin de ces valeurs, de ceux qui ont connu ces sensations-là. Dommage. !
Pour le moment nous sommes-là dans l’espoir que demain, les gens penseront à nous.

Sports 01 févr. 2016


Visite du laboratoire de surveillance environnementale: Théophile Worou et les cadres vantent les qualités et valeurs du dispositif

Le ministre de l’Environnement chargé de la Gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières, Théophile Worou a effectué, jeudi 28 janvier, une descente sur le site qui abrite le laboratoire de surveillance environnementale. Il s’agit d’un joyau bientôt fonctionnel qui attend ses derniers équipements pour dispenser tous les services qu’on pourrait en attendre pour le bien-être des habitants.

Plusieurs machines et autres matériels entreposés dans les salles de comptage, de radiochimie, de lyophilisation et de broyage, de mercure et de pesage puis de stockage. Ces équipements étaient visibles dans l’enceinte du laboratoire de surveillance environnementale qui sera bientôt fonctionnel. « Nous sommes au laboratoire de surveillance environnementale du ministère de l’Environnement initié par l’autorité pour essayer de proposer des solutions aux problèmes auxquels sont confrontées les populations», témoigne Martin Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement. Selon lui, le laboratoire a été mis en place avec l’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Selon Martin Pépin Aïna, le spectromètre alpha assure la détermination des concentrations des radionucléides émetteurs alpha (uranium, nickel et carbone). Ce qui permet, explique-t-il, de caractériser les différents compartiments de l’atmosphère et de déterminer ainsi les poches de pollution nuisibles à la santé.
Installé il y a environ 4 mois, la vision qui a guidé les autorités est de constituer une base de données sur les matrices environnementales (eaux, sédiments et déchets) et permettre de prendre des décisions.
Le sol pollué, contient, fait observer le directeur général de l’Environnement, des métaux lourds mais volatiles qui peuvent être analysés grâce aux campagnes d’échantillonnage des eaux marines, côtières et des sédiments. Des activités que peut bien réaliser le laboratoire. C’est ce qu’a d’ailleurs confirmé Etiennette Dassi, directrice du laboratoire pour qui, il est possible de déterminer les radioéléments et autres polluants devant être contrôlés. «Le ministère peut désormais grâce au laboratoire assurer ces genres d’analyses au Bénin alors qu’auparavant cela n’était possible qu’au Maghreb», assure-t-elle. Depuis 4 mois, informe-t-elle, il est mis progressivement en place les équipements permettant de conduire valablement des travaux de contrôle et ou d’analyse.
Théophile Worou se réjouit de l’installation d’un joyau de cette qualité qui sera fonctionnel dans un délai d'un mois après l’arrivée des derniers matériels. « C’est un équipement de dernière génération rare dans la sous-région ouest-africaine qui est capable de réaliser des expertises en un temps record », témoigne-t-il.
A titre d’exemple, a expliqué Théophile Worou, avec l’incendie l’année dernière au marché Dantokpa où des piles et autres batteries avaient subi la furie du feu, des métaux lourds ont sûrement pollué l’atmosphère. C’est le matériel indiqué pour faire les prélèvements afin de mesurer le degré de pollution de l’air en vue des dispositions à prendre.
La mission du laboratoire, a déclaré Théophile Worou, est de diagnostiquer le secteur de l’environnement, de contribuer à l’amélioration des programmes de surveillance radiologique et chimique des contaminants de l’environnement et enfin rechercher des solutions adaptées aux différents problèmes environnementaux. Le ministre en charge de l’Environnement en a profité pour témoigner sa gratitude au chef de l’Etat qui a accepté que des ressources soient mises à disposition pour ce faire. Il a suggéré l’établissement de partenariat avec des institutions et des pays de la sous-région¦

Actualités 28 janv. 2016


Procès Gbagbo: Entre responsabilité de protéger et impératif de justice pour les victimes

Ce jour 28 janvier, après cinq longues années de procédure, s’ouvre enfin à la Haye au Pays Bas, siège de la Cour pénale internationale (CPI), le procès de Laurent Gbagbo, ancien chef d’Etat ivoirien, transféré à la Haye par le gouvernement de la Côte d’Ivoire le 30 novembre 2011 et qui a comparu pour la première fois devant les juges le 5 décembre 2011.

L'objectif du procès qui s'ouvre ce jour comme l’a rappelé le procureur Fatou Bensouda, est de faire jaillir la vérité dans le strict cadre d'une procédure judiciaire. Au cours des prochains mois, l’équipe de l'accusation présentera son dossier à charge et démontrera que les accusés sont coupables de crimes contre l'humanité l'équipe de la défense de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé contestera le dossier de l’accusation.

Les représentants des victimes feront part de leurs observations et des préoccupations auxquelles il convient de rester attentif à chacune des étapes du procès.
Enfin, les juges de la CPI veilleront à l'équité et à la diligence de la procédure et c'est à eux qu'il appartiendra de se prononcer sur la culpabilité ou l'innocence des accusés. Tel est le fonctionnement d'une justice indépendante et impartiale à la CPI, et c'est de cette manière que la vérité sera établie.

1. Que reproche t-on à Gbagbo ?

Du 19 au 28 février 2013, s’est tenue l’audience dite de confirmation de charges, au cours de laquelle Laurent Gbagbo s’est vu accusé de quatre chefs de crimes contre l'humanité perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’ Ivoire.
Selon le Bureau du procureur: « …..Monsieur Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle pour quatre chefs de crimes contre l’humanité, perpétrés à Abidjan, Côte d’Ivoire, conjointement avec les membres de son entourage immédiat, et par l’intermédiaire des forces pro-Gbagbo ( article 25(3)(a) du Statut), ou à titre subsidiaire, en ordonnant, sollicitant ou encourageant la commission de ces crimes (article 25(3)(b) du Statut de Rome), ou à titre subsidiaire, en contribuant de toute autre manière à la commission de ces crimes (article25(3)(d) du Statut : le meurtre ; le viol ; les autres actes inhumains ou- à titre subsidiaire-la tentative de meurtre ; et la persécution.
Ces actes auraient été perpétrés entre le 16 et 19 décembre 2010 pendant et après une marche des partisans d’Alassane Ouattara qui se rendaient au siège de la Radiotélévision ivoirienne (RTI), le 3 mars 2011 lors d’une manifestation de femmes à Abobo, le 17 mars 2011 par bombardement au mortier d’un secteur densément peuplé d’Abobo, et le 12 avril 2011 ou vers cette date à Yopougon… »
Les 12 juin 2014 et 11 décembre 2014 respectivement, les juges de la chambre préliminaire ont conclu, à la majorité qu’il y avait des preuves suffisantes pour renvoyer l’affaire en procès devant une chambre de première instance.

2-Le procès Gbagbo est la preuve d’une justice internationale en marche

Le procès Gbagbo est le premier procès d'un ancien chef d'Etat qui s'ouvre devant la Cour pénale internationale.
Ce procès qui vient rappeler clairement le fondement de l’article 27 du Statut de Rome qui pose en des termes clairs, la notion de défaut de pertinence de la qualité officielle :
« Le présent statut s’applique à tous de manière égale, sans aucune distinction fondée sur la qualité officielle. En particulier, la qualité officielle de chef d’Etat ou de gouvernement, de membre d’un gouvernement ou d’un parlement, de représentant élu ou d’agent d’un Etat, n’exonère en aucun cas de la responsabilité pénale au regard du présent statut, pas plus qu’elle ne constitue en tant que telle un motif de réduction de la peine.
Les immunités ou règles de procédure spéciales qui peuvent s’attacher à la qualité officielle d’une personne, en vertu du droit interne ou du droit international, n’empêchent pas la cour d’exercer sa compétence à l’égard de cette personne ».
Les principaux développements judiciaires qui ont suivi la remise à la CPI par l’Etat ivoirien de son ancien dirigeant, M. Gbagbo, nous ont certainement permis de comprendre la complexité d’une justice internationale qui peine à se défaire des contraintes politiques.
En effet, il est clairement apparu qu’étant donnée la nature du mandat confié à la Cour, chaque situation dans laquelle est amenée à intervenir le procureur de la CPI comporte des difficultés d'ordre politique. Mais, comme a tenu à le rappeler, Fatou Bensouda, procureure de la Cour, «…Le recours à la justice ne devrait jamais être compromis par des intérêts politiques. Le non-respect de cette exigence absolue entraverait non seulement le cours de la justice mais réduirait la confiance que le public a placée en elle et ne ferait qu'aggraver les grandes souffrances endurées par les victimes d'atrocités commises à grande échelle. Cela, nous ne le permettrons jamais…. »

3- Le procès Gbagbo est la fuite de responsabilité des dirigeants à protéger leur peuple

Le procès Gbagbo se tient aujourd’hui en réalité pour rappeler à chaque Etat l'engagement qui est de prévenir les violences et la responsabilité des dirigeants de protéger les populations des atrocités de masse, de devoir donner les moyens à la justice de poursuivre et de juger les crimes et en cas de défaillance, l’impérieuse nécessité de voir la Communauté internationale prendre ses responsabilités en aidant à mettre fin aux exactions et surtout rendre effective la justice pour les victimes.
Ce procès ouvre légitimement droit à la justice et à la réparation pour toutes les victimes. Elles sont 726 personnes qui ont qualité de victimes et autorisées à participer à la procédure dans cette affaire.
Elles ont attendu cinq longues années de procédure devant la Cour pénale internationale, une cour appelée à la rescousse par les dirigeants actuels de l’Etat ivoirien pour juger à leur place, les présumés responsables dont l’ancien chef d’Etat, accusé de quatre chefs de crimes contre l'humanité perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’Ivoire.
Il était donc du devoir de l’Etat de la Côte d’ivoire de protéger et surtout celui de le voir au niveau national poursuivre effectivement et juger tous les auteurs des violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire sans distinction aucune. Cependant, force est de constater avec amertume qu’il ne l’a pas fait.
L’article 1er du Statut de Rome précise en effet, qu’il est créé une Cour pénale internationale (« la Cour ») en tant qu’institution permanente qui peut exercer sa compétence à l’égard des personnes pour les crimes les plus graves ayant une portée internationale….Elle est complémentaire des juridictions pénales nationales….
L’expérience malheureusement nous l’a montré encore une fois et il est important de le retenir, «….le risque que courent les peuples africains, ne réside pas dans le fait que les gouvernements interviennent abusivement pour empêcher les atrocités et nous protéger, mais au contraire dans le fait qu’ils n’agissent même pas…»
Les dirigeants africains ont brisé tout espoir en décidant de s’octroyer des privilèges et immunités (Protocole de Malabo adopté en juillet 2014 article 46A bis portant sur les Immunités :
«….Aucune procédure pénale n’est engagée ni poursuivie contre un chef d’État ou de gouvernement de l’UA en fonction, ou toute personne agissant ou habilitée à agir en cette qualité ou tout autre haut responsable public en raison de ses fonctions… ».
En agissant ainsi, les dirigeants africains ont violé l’acte constitutif de l’Union Africaine qui en son article 4 au titre des Principes dispose :
L’Union Africaine fonctionne conformément aux principes suivants :
(h) Le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence, dans certaines circonstances graves, à savoir : les crimes de guerre, le génocide et les crimes contre l’humanité;
(o) Respect du caractère sacro-saint de la vie humaine et condamnation et rejet de l’impunité, des assassinats politiques, des actes de terrorisme et des activités subversives;
La situation que vit depuis 2015 le peuple burundais est là pour nous rappeler encore une fois que nos Etats et nos dirigeants ont failli et qu’il est temps de reconnaître que la CPI est une avancée significative et un bel exemple de la responsabilité de protéger qui est un principe en action, car conformément à la compétence attribuée au Bureau du procureur en vertu du Statut de Rome, elle devra continuer à suivre et prendre note de tout acte de violence, surtout en cette année 2016 qui s'annonce chargée avec au moins 16 élections présidentielles sur le continent africain.
La Centrafrique, l'Ouganda, le Niger, le Bénin, les Comores, le Congo-Brazzaville, le Tchad, Djibouti , São Tomé et Principe, le Gabon , le Cap-Vert, la Zambie, la Guinée équatoriale, la Gambie , la République Démocratique du Congo et le Ghana et leurs peuples vont traverser une période d'espoir mais aussi d'incertitudes, de troubles, de violences voire de conflits.
Certes les élections se préparent dans tous ces pays avec sérénité et nous espérons qu’elles se dérouleront dans le respect des lois de la République et que les résultats des urnes seront acceptées par tous dans le respect de la vie comme ce fut le cas au Burkina Faso en novembre 2015, et non avec des larmes et des pleurs comme c'est malheureusement le cas au Burundi ou ce fut le cas en Cote d’ivoire…. ,nous étions en 2010¦

*Coordinateur Régional pour l’Afrique
Coalition pour la Cour Pénale Internationale (CCPI)

Par Sêgnitondji Isidore
Clément CAPO-CHICHI*

International 28 janv. 2016


Atelier bilan et de planification des activités du PRPSS: Pour améliorer la gestion et l’efficacité

Le Programme de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS) a organisé du 25 au 27 janvier à Grand-Popo, un atelier bilan 2015 et de planification opérationnelle des activités 2016. Les travaux permettront d’améliorer la gestion et l’efficacité de la mise en œuvre du programme.

Le succès dans la mise en œuvre d’un projet ou d’un programme, exige que l’on se fixe des objectifs dans le temps et que l’on s’applique à les réaliser. Il est nécessaire qu’à mi-parcours ou au terme du délai, que l’on fasse un bilan pour savoir si les objectifs fixés sont atteints. C’est à cet exercice que s’attèlent les cadres du Programme de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS et), les partenaires techniques et financiers à Grand-Popo. Les différents travaux ont consisté à évaluer la mise en œuvre du programme opérationnel des activités de 2015 ainsi que les difficultés rencontrées, valider le rapport d’étape au 31 décembre 2015 du PRPSS, planifier les activités au titre de l’année 2016 et valider les documents programmatiques de l’année 2016.

Quelques réalisations

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Jacob Naboni a rappelé aux participants quelques réalisations du PRPSS à travers sa composante le Financement basé sur les résultats (FBR). Au nombre des réalisations, on peut retenir entre autres : la formation des responsables et cadres du ministère de la Santé en Financement basé sur les résultats, la mise à disposition des acteurs des zones d’un guide pratique des procédures FBR plus opérationnelles par rapport au document de cadrage, la formation des prestataires sur le FBR dans les zones du programme. Il y a également la signature des contrats avec les structures sanitaires éligibles aux activités FBR et la réalisation des missions d’appui technique par le consortium AEDES/SCEN AFRIK aux prestataires des formations sanitaires dans les zones du programme. A tout ceci, viennent s’ajouter les réalisations comme la vérification de nombreuses prestations déclarées dans les formations sanitaires contractées, l’évaluation par les pairs de la qualité des prestations au niveau des hôpitaux de zone et les centres de santé, le calcul et le paiement des crédits FBR aux formations sanitaires sur la base des prestations de soins fournies aux populations.
Le directeur de cabinet a aussi mis un accent particulier sur la plate-forme des partenaires techniques et financiers pour le renforcement du système de santé grâce à laquelle le Bénin a relevé le défi de la mise à l’échelle nationale du FBR. Aussi, dira-t-il, toutes les 34 zones sanitaires sur l’ensemble du territoire national sont désormais couvertes avec 8 zones sanitaires appuyées par la Banque mondiale, 19 zones sanitaires par le Fonds mondial, 2 zones sanitaires par GAVI Alliance, et 5 zones sanitaires couvertes par la Coopération technique belge.
Le ministre de la Santé, Pascal Dossou-Togbé a apprécié à sa juste valeur ces différentes réalisations. Il a témoigné que des progrès s’observent aussi bien au niveau de la qualité des services fournis par les différentes formations sanitaires qu’au niveau de la fréquentation desdites formations sanitaires par les populations.

Bilan satisfaisant, mais ...

«Les résultats quantitatifs qui étaient stationnaires en 2014, ont connu une amélioration grâce à la mise en œuvre des nouvelles stratégies telles que le FBR communautaire», précise-t-il avant d’ajouter que les résultats de la mise en œuvre de cette stratégie de Financement basé sur les résultats constituent un espoir pour impacter positivement la qualité des services de soins offerts aux populations.
Pendant 72 h, les travaux de cet atelier suivi de débats fructueux ont permis aux participants de réfléchir sur l’autonomie de gestion des formations sanitaires, la pérennisation et l’harmonisation des interventions du programme et l’actualisation du document de cadrage du FBR.
Il est une évidence que le FBR a connu des succès au Bénin. Expérimenté dans 8 zones sanitaires, le FBR est étendu à toutes les zones sanitaires du Bénin. En plus, il sert d’exemple à suivre à d’autres pays de la sous-région. Le représentant de la Banque mondiale, Ibrahim Magazi n’a pas nié ces nombreux progrès réalisés par la mise en œuvre du FBR au Bénin.
Pour lui, c’est un succès parce qu’aujourd’hui, le Bénin est un des rares pays de la sous-région où le FBR a été généralisé. Ceci à telle enseigne qu’on parle dans le secteur public d’un FBR national. Mais ces progrès ne l’ont pas empêché d’inviter les autorités à divers niveaux à réfléchir sur la pérennisation du projet. «Le FBR étant national, sur le plan institutionnel, un changement s’impose», dit-il avant d'admettre qu’il est temps qu’une structure pérenne du ministère de la Santé puisse prendre cette responsabilité.
Pascal Dossou-Togbé estimera qu’étant devenu FBR national, qu'il n’est pas acceptable que le Bénin ne dépende que du financement extérieur pour une grande partie de son financement. C’est pourquoi, il a aussi invité les participants à réfléchir sur l’autonomisation des formations sanitaires, étant donné qu’elles travaillent, produisent des résultats et sont payés en fonction de ces derniers.

Encore le soutien des partenaires techniques et financiers

Tour à tour, le représentant de la Banque mondiale, le représentant du GAVI et le chef de file des partenaires techniques et financiers ont exprimé la volonté de leurs institutions à poursuivre leurs soutiens au renforcement du système de santé au Bénin. Ibrahim Magazi de la Banque mondiale a annoncé la préparation d’un nouveau projet de 24 000 000 de dollars sur la surveillance des maladies animales et humaines. Après avoir apprécié l’expérience du FBR au Bénin, le représentant de la GAVI, Thierry Vincent a souhaité une meilleure coordination des différents systèmes de paiement pour faciliter l’accès aux soins aux populations.
Pour le chef de file des partenaires techniques et financiers, Pierre M’Pelé le système de santé est la clé pour l’accès universel aux services de santé de qualité au profit de tous. Alors pour renforcer un système de santé, il faut qu’il existe. C’est pour cette raison qu’il est une nécessité de travailler, selon lui, pour renforcer l’ensemble du système qui nécessite des piliers solides et la fourniture de service de santé de qualité pour tout le monde. En cela, il a exprimé sa joie pour tout ce qui a été mis sur pied au Bénin grâce au FBR. Sur le point particulier du financement, il a salué l’avènement au Bénin du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) qui contribuera à donner aux populations la santé. «Nous allons dans la bonne direction de financement et il faut éviter le dispersement. Notre rôle est de renforcer les piliers et le FBR pour des soins de qualité aux populations», précise-t-il. Il a rassuré que tous les partenaires techniques et financiers suivront et se mettront à l’œuvre pour soutenir le FBR pour faire en sorte que la santé ne soit pas seulement une priorité, mais facilite l’accès aux soins de santé. ?

Santé 28 janv. 2016


Présidentielle de février 2016: Les candidats poursuivent la visite médicale

Comme la veille, les candidats retenus par la Cour constitutionnelle ont poursuivi, mardi 26 janvier, la visite médicale au Centre hospitalier universitaire-Hubert Koutoukou Maga de Cotonou pour la plupart des examens médicaux et au Centre Sezo pour la radiographie.

Mohamed Atao Hinnouho, Robert Gbian, Abdoulaye Bio Tchané, Fernand Amoussou, Patrice Talon, Simon Pierre Adovèlandé, Kogui N’Douro, Christian Enock Lagnidé. Ce sont, entre autres, les candidats à la présidentielle qui se sont présentés au Centre hospitalier universitaire-Hubert Koutoukou Maga de Cotonou pour poursuivre la série des examens et visites médicaux et d’analyses bio-médicales.

Avant de se mettre à la disposition du médecin, Simon Pierre Adovèlandé a précisé que c’est sa deuxième journée de la visite médicale. Selon lui, il aura à passer, la radiographie et les tests neurologiques. Pour diriger un Etat, a-t-il estimé, il faut être en bon état physique et psychique. «Il reste tout ce qui est imagerie qu’on fera dans un autre centre en dehors du Chu», a indiqué Simon Pierre Adovèlandé.
Sorti de la séance de test neurologique, Mohamed Atao Hinnouho a confié que tout s’est très bien passé. Il a apprécié l’accueil. Très rassuré, il dit s’apprêter pour rencontrer, dans quelques heures, le psychiatre. «Je suis jeune et je suis tout le temps avec les populations sur le terrain. Je ne crois pas avoir un problème de psychologie», a-t-il déclaré tout souriant dans sa tenue locale taillée dans du pagne bazin blanc.
Très décontracté dans son bazin kaki, Robert Gbian a rappelé tout le circuit de la série d’examens. Il sortait de la cardiologie après s’être soumis à l’électro-encéphalogramme. Pour lui également, cette étape de la visite médicale est «nécessaire». «Il faut quand même des gens valides et valables sur le plan sanitaire pour diriger ce pays», a-t-il apprécié, en ajoutant qu’il est prêt.

Actualités 27 janv. 2016


Protestation contre le recrutement de 502 agents pour la Douane: Les douaniers passent à l’offensive

L’administration douanière béninoise a organisé un sit-in, mardi 26 janvier dernier à Cotonou, pour exiger l’annulation du concours de recrutement des 502 agents de douane. En passant à l’offensive dans cette protestation, le syndicat de la Douane entend mettre davantage la pression sur le gouvernement pour arrêter le processus de formation en cours à Ouidah au profit de ces agents.

«Nous sommes en train de protester contre la violation en série des lois et règlements par le gouvernement, en ce qui concerne le concours de recrutement à la Douane. La Douane est toujours accusée d'être corrompue et pour changer cette image, le législateur a prévu désormais une enquête de moralité pour être recruté, mais le gouvernement s’est entêté et envoie les agents en formation sans enquête de moralité». Voilà ce que déclarait Marcellin Laourou, secrétaire général du Syndicat de la Douane, à l’occasion du sit-in organisé mardi 26 janvier à la direction générale des douanes.

La voix grave et le ton ferme du syndicaliste cachaient mal sa colère et surtout sa détermination à aller jusqu’au bout de sa revendication qui n’est rien d’autre que l’annulation pure et simple dudit concours de recrutement. Et Marcellin Laourou enfonce le clou. «Parce que nous avons protesté, ils ont envoyé les enfants en formation par des messages audio en catimini. Est-ce que c’est administratif ça ? Est-ce que vous avez jamais vu ça dans ce pays ? Nous ne voulons pas du désordre, mais tant qu’ils vont nous appeler à répondre au désordre, nous allons répondre», a-t-il lancé, au milieu d’une foule de douaniers surchauffés et déterminés à en découdre avec leur employeur qui pour le moment rechigne à accéder à leurs doléances. Cette manifestation par laquelle les douaniers paralysent l’administration.
Les agents de la Douane en colère auraient dû célébrer le même jour leur journée internationale dont le thème, cette année, est : «Douane numérique» comme l’indique une grande banderole hissée au premier étage de l’immeuble qui abrite leur direction générale dont toutes les portes étaient fermées ce mardi 26 janvier en signe de protestation. La grève des douaniers engendre toujours d’énormes pertes à l’Etat. Laurent Mètongnon, secrétaire général de la Fesyntra-Finances en est bien conscient. Mais il affirme qu’il faut aller chercher ailleurs ceux qui sont à la base de cette perte, par leur refus d’écouter les manifestants depuis des semaines. Les manifestants promettent durcir leur mouvement dans les jours à venir.
Mais entre temps, le secrétaire général du Syndicat de la Douane a informé l’assistance que le président de la République, Boni Yayi, attend leur délégation au palais de la République pour un début de dialogue en vue de trouver une solution.
Aussitôt, des voix se sont levées pour s’opposer à cette invitation présidentielle. Et pour cause, les protestataires estiment que le gouvernement attend toujours l’escalade d’une situation pour réagir. «Peut-être, c’est pour nous tromper et casser notre mouvement, mais cette fois-ci on ira jusqu’au bout», s’est indigné un douanier. Après quelques minutes de discussions, les hommes en uniforme sont tombés d’accord pour envoyer une délégation conduite par Marcellin Laourou au palais de la République rencontrer le président. C’est peut-être la rencontre qui va permettre de désamorcer cette crise qui risque de ralentir l’économie.

Actualités 27 janv. 2016


Développement du rugby au Bénin: Un important lot d’équipements distribué aux clubs

Confrontés qu’ils sont à des problèmes de matériel et d’équipements, les clubs de rugby béninois ont trouvé une main secourable à travers Rugby Sans Frontière Bénin. Présidé par le secrétaire général de la Fédération béninoise de rugby, Dominique Folly Amavi, il n’a cessé d’être à leur chevet depuis 2010. A la faveur d’un tournoi de rugby à 7 organisé, samedi 23 janvier dernier à Cotonou, il leur a encore distribué un lot important d’équipements.

Le rugby béninois ploie sous le poids de ses clubs qui sont sans moyens. Heureusement qu’il existe des bonnes volontés ou associations notamment Rugby Sans Frontière qui, à travers les actions qu’il mène sur le territoire béninois, leur apporte un peu de souffle. Grâce à son président Dominique Folly Amavi, il leur fait bénéficier chaque année, depuis 2010, d’importants lots d’équipements et de matériels. Il a pris l’habitude de procéder à cette remise, en organisant une compétition de rugby à 7 regroupant tous les clubs du pays qui manifestent le désir d’y participer.

Après Porto-Novo en 2015, c’est Cotonou qui était à l’honneur, samedi 23 janvier dernier, avec l’organisation dudit tournoi. Organisé en partenariat avec le Comité d’organisation des évènements du rugby (COM.OR.EV.RU) du président Alphonse Guègni, il a connu la participation de 14 clubs venus de Porto-Novo, Parakou, Cotonou, Avrankou et l’Université d’Abomey-Calavi. En dehors de ces 14 équipes masculines, deux autres féminines arrivées de Cotonou et de Porto-Novo, ont aussi livré un match. L’équipe des filles de rugby pour tous a dominé celle de Dinosaures de Porto-Novo.
Chez les hommes, c’est l’équipe des Hirondelles de Cotonou qui a remporté la finale de la compétition. Elle était opposée aux dinosaures de Porto-Novo. Le président de Rugby Sans Frontière Bénin, Dominique Folly Amavi s’est réjoui de l’organisation tactique et technique mise en place par chacune des deux formations. Ce qui, selon lui, a permis de suivre un match d’un niveau appréciable et qui n'a connu son épilogue qu’après les prolongations. Réitérant son engagement pour le développement et la cause du rugby béninois, Dominique Folly Amavi a promis ne pas marchander sa disponibilité, chaque fois qu’il sera sollicité. En témoigne son appui aux clubs, à travers Rugby Sans Frontière Bénin. Tous les clubs présents ont reçu des ballons, des maillots, des pompes, des plots, des paires de chaussures pour jouer au rugby. «Nous avons pris l’engagement depuis 2010, d’être aux côtés des clubs béninois de rugby. Aussi, ne voyons-nous pas les raisons pour lesquelles, nous ne le serons pas l’année prochaine. Nous avons notre partenaire Rugby Sans Frontière France qui met à notre disposition des équipements de grande valeur et de qualité pour la pratique du rugby au Bénin. Il s’agit de faire en sorte que les équipes en bénéficient chaque année», a rassuré le président Dominique Folly Amavi. «Au Bénin, nous ne connaissons même pas un magasin où on vend des équipements de rugby. Notre objectif est de faire en sorte que notre association puisse apporter aux équipes, ceux dont elles ont besoin en termes de matériel et d’équipements», a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, Dominique Folly Amavi a témoigné sa reconnaissance à Rugby Sans Frontière France et aux 7 membres de sa délégation dont Gilles Bazoud, Olivier Gau et Olivier Calabro. Arrivés à Cotonou depuis vendredi 22 janvier dernier, ils repartent ce jour, après avoir suivi le tournoi?

Sports 27 janv. 2016


En prélude à l’élection présidentielle du 28 février prochain: Les candidats subissent la visite médicale

On se croirait dans une cour d’école un premier jour de classes. Entre l’isolement ou mieux, le dépaysement des uns, les retrouvailles sur fond d’échanges et de convivialités des autres, ou peut-être encore les nouvelles amitiés qui semblaient se créer. Toujours est-il que l’ambiance était bon enfant lundi 25 janvier au siège de la Cour constitutionnelle. Institution qui a convoqué les candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain pour leur faire subir des tests médicaux.

De la position qui leur a été imposée par les agents en charge de la sécurité de la Cour constitutionnelle, les professionnels des médias ont pu néanmoins s’apercevoir de quelques séquences non moins intéressantes, attenantes au déplacement des présidentiables, venus se faire examiner avant la publication de la liste définitive des candidats retenus pour le scrutin du dimanche 28 février prochain. Il s’agit en fait d’une obligation de l’article 44 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 qui stipule entre autres que «Nul ne peut être candidat aux fonctions du président de la République s’il … ne jouit d'un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle».

«Comme des écoliers»

Ledit collège ayant prêté serment au cours du week-end écoulé, les présidentiables ont été convoqués pour lundi 25 janvier tôt le matin. Sauf que tous n’ont pas fait l’option de la ponctualité. Alors que certains candidats sont venus très tôt, d’autres ont préféré prendre leur temps. Retard mineur pourrait-on dire pour Robert Gbian, Kamarou Fassassi, Eric Houndété, venus pour la plupart autour de huit heures. Puis, on pourrait déplorer le retard criard de certains candidats comme Kessilé Tchala Sarré et Gabriel Ajavon. Mais cela restera sans influence sur le déroulement de l’activité. L’attente va ainsi durer deux heures d’horloge, sans qu’on sache vraiment ce qui se faisait à l’intérieur de la Cour constitutionnelle où l’on a néanmoins noté quelques aller-venues de médecins et hommes en blouse.
10 heures 30 minutes. Les présidentiables sont enfin visibles dans la cour de l’institution. Et ce sont Fernand Amoussou et Daniel Edah qu’on aperçoit en premier. Comme s’ils avaient besoin de ce précieux instant pour échanger sur des affaires communes, (peut-être leur fief commun, le Mono-Couffo), les deux hommes s’isolent et s’engagent dans une discussion visiblement très sérieuse qui va durer presque dix minutes. Ils seront suivis deux minutes après par Karimou Chabi Sika et Robert Gbian. L’air sérieux, avec de grands gestes de main, les deux hommes échangent, tout en lisant un document solidement tenu par Karimou Chabi Sika. Le temps pour Pascal Irénée Koupaki de faire ses civilités à Kamarou Fassassi qui sera rejoint par Eric Houndété. On a également surpris un échange entre Abdoulaye Bio Tchané et Robert Gbian, puis entre ce dernier et son frère d’arme, le général Fernand Amoussou. Malgré cette petite scène qui est venue casser la monotonie qui régnait sur les lieux, quelques minutes plus tôt, l’impatience était toujours à son comble dans le rang des professionnels des médias. Certains candidats communément appelés «grosses cylindrées» n’étaient en effet toujours pas visibles et cela, comme on peut l’imaginer, alimentait les commentaires.
Cette impatience va vite s’estomper, lorsqu’un présidentiable tout de blanc vêtu traverse la cour de l’institution, cartable à la main, à pas pressés, sans trop s’occuper de ses pairs : c’est Patrice Talon. Ce n’est qu’à son suivant passage qu’il a eu le temps de converser un petit moment avant de disparaître à nouveau du champ de vision trop restreint réservé aux journalistes et autres chasseurs d’image. Suivra Célestine Zanou et sa longue robe multicolore dont le passage a pu apaiser ceux qui attendaient de dévisager les candidates. Mais, il aura fallu attendre bien plus tard pour apercevoir le Premier ministre Lionel Zinsou qui lui, n’avait visiblement pour seul compagnon que son téléphone portable.

«Pour que nous ayons un président bien portant»

L’obligation faite aux prétendants au fauteuil présidentiel de se soumettre à une série d’examens médicaux vise à s’assurer du bon état de santé du futur président de la République. Et c’est à cœur joie qu’ils s’y sont donnés, lundi 25 janvier. Après quoi, le collègue médical assermenté composé de trois titulaires et leurs suppléants statuera sur les résultats et donnera son avis à la Cour constitutionelle qui se chargera de valider ou d’invalider les dossiers à elle soumis. Il s’agit pour la plupart d’examens cliniques de médecine générale, de psychanalyse et de psychiatrie, d’électrocardiogramme, de radiographie, d’encéphalogramme et bien d’autres. Pour ce faire, des prélèvements de sang et d’urine sont faits aux candidats qui, à l’occasion, ont été répartis en trois groupes. Lesquels feront le tour entre la Cour constitutionnelle, le Centre hospitalier universitaire Hubert K. Maga (Chu-Hkm) et le centre d’imagerie médicale Sèzo.
«C’est assez bien organisé. On n’a pas perdu trop de temps. On nous a expliqué ce qu’il faut faire et on s’y est mis», a fait savoir Alexandre Hountondji. «Je peux vous rassurer que tout va bien», estime de son côté Natondé Aké. «On vient de nous remettre la composition des groupes. On nous a réparti en trois groupes et en fonction des groupes vous allez faire vos analyses suivant la programmation des sites», rajoute Victor Topanou. «On a fait des prélèvements ici, on m’a donné des documents et je dois aller au Chu-Hkm. Je n’ai pas du tout peur», déclare Issa Salifou de son côté. L’autre candidate assez rassurante, c’est Célestine Zanou : «Quand vous avez l’habitude de contrôler votre état de santé, vous avez quand même une certaine assurance. Tout va bien. Nous sommes dans le second filtre après le dépôt des dossiers pour que nous ayons un président bien portant physiquement, psychologiquement et mentalement et prions pour que tout se passe bien … Je suis en bonne santé», estime cette dernière. Cette série d’examens relève de l’ordre normal des choses selon le candidat Késsilé Tchala Sarré pour qui ce «bilan de santé est prescrit pour besoin de confirmation de l’état de santé du candidat». Même appréciation de la part de Pascal Irénée Koupaki qui, avant de prendre la direction du Chu-Hkm pour ses examens a déclaré : «Je fais partie du groupe qui a fait ses prélèvements ce matin. Ce sont des étapes très importantes. Il faut qu’on s’assure que le futur gouvernant est en pleine forme physique mentale et morale. C’est un bel exercice à accomplir et en tant que candidat je viens l’accomplir. Je me soumets aux instructions du collège des médecins». L’Exercice est plaisant, estime de son côté Patrice Talon qui aurait souhaité moins de tracasseries pour disposer du temps à d’autres fins. Marie Elise Gbèdo quant à elle se veut rassurante et l’illustre avec son bon état physique qui devrait lui permettre une fois élue de bien diriger le pays. Le candidat Marcel de Souza pour ce qui le concerne n’a pas aimé d'avoir été informé sur place des frais inhérents à l’exercice.
Au total, les candidats à l’élection présidentielle du 28 février prochain accomplissent cette obligation constitutionnelle avec sourire. Lequel se poursuivra encore pendant 48 heures. Le temps pour chacun d’eux de faire le tour des trois sites retenus à cette fin.

Notes d'humour

La séance de la visite médicale des candidats à l’élection présidentielle ne s’est pas déroulée sans quelques notes d’humour. En dehors des instants entre candidats tenus très loin des micros et caméras, certains propos retiennent néanmoins l’attention. C’est ainsi qu’à la question adressée au candidat Patrice Talon faisant état de ce qu’il serait «un président très en forme», celui-ci a rétorqué que « c’est peut-être un coup qu’ils montent».
Quelques minutes plus tard, les professionnels des médias qui manifestaient le désir d’arracher quelques mots au candidat Lionel Zinsou ont été soumis à 83 secondes de bousculade sur fond de « Reculez-vous un peu derrière» de la part de certains éléments de sa garde rapprochée, avant d’y parvenir. Pascal Irenée Koupaki lui, à la question de savoir ce qu’il fallait lui souhaiter pour la suite, a lancé tout souriant : «Je vais gagner». Un autre candidat, en guise de confidence, a fait savoir qu’à l’intérieur, le candidat Lionel Zinsou était esseulé. Pourtant, chose curieuse, ce dernier avant de prendre congés de la Cour constitutionnelle a déclaré entre autres : «Tous les candidats étaient dans une salle d’attente et cela permettait des échanges très sympathiques. L’ambiance est extrêmement détendue. Nous sommes contents de nous retrouver, de nous parler, et c’est très détendu». Pourquoi ne pas évoquer aussi ces instants singuliers faits de dépassements entre les candidats Patrice Talon et Lionel Zinsou sans que l’un ne se soucie de l’autre et sans le moindre regard. Et, enfin, mentionner l’accueil chaleureux réservé à certains candidats par les agents du Chu-Hkm et l’indifférence voire le dédain qu’ils ont par ailleurs affiché à la vue d’autres candidats. Au point où l’un d’eux a dû partir incognito des lieux avec ses gardes et son cortège après avoir vainement agité la main à son arrivée sans obtenir en retour la moindre adhésion à son geste, certains agents et parents de malades s’étant même donné le loisir de le bouder et de détourner le regard à son passage.

Actualités 26 janv. 2016


Difficultés de visa pour entrer dans les pays occidentaux: Les ministres des Affaires étrangères et du Commerce au secours des importateurs béninois

Dans le cadre de la recherche de solution aux difficultés de visa des importateurs nationaux de véhicules d’occasion pour entrer dans les pays occidentaux, les ministres des Affaires étrangères, Saliou Akadiri, de l’Industrie et du Commerce, Pocoum Damé Kombiénou et les représentants des ambassades de France et des Etats-Unis ont tenu une séance d’échange avec eux. C’était lundi 25 janvier au ministère des Affaires étrangères.

Le véritable problème des importateurs nationaux de véhicules d’occasion au Bénin lié à l’obtention de visa semble trouver une approche de solution. Au cours de la séance de travail tenue, lundi 25 janvier au ministère des Affaires étrangères, le représentant de l’ambassade des Etats-Unis, Todd Whatley et celui de la France, Alain Pérrier ont donné leur approbation pour dénouer la situation.

Selon le ministre des Affaires étrangères, Saliou Akadiri, cette difficulté est la résultante des nouvelles mesures sécuritaires prises par les Etats-Unis et les pays occidentaux afin de mieux sécuriser les flux migratoires de leurs pays.
Selon les investigations, informe le ministre, ces pays ont constaté que les importateurs de véhicules d’occasion ont quelques proximités avec des réseaux qui n’inspirent pas confiance.
Prenant la parole, les responsables des importateurs nationaux de véhicules d’occasion ont expliqué qu’ils n’ont jamais pensé à ces réseaux. Et de plus, ils n’ont pas les ressources nécessaires pour s’adonner à une telle pratique. Selon Choukouratou Badiri, ils respectent toujours les conditions à eux imposées. Pour elle, les importateurs béninois ne sont liés à aucun réseau de terrorisme, ni de blanchiment d’argent. C’est pourquoi,
elle a rassuré qu’aucun pays parmi ceux dans lesquels ils vont acheter les véhicules d’occasion ne peut rien leur reprocher. Car, dit-elle, les importateurs nationaux respectent les règles.
Choukouratou Badiri a par ailleurs évoqué d’autres difficultés notamment celles liées aux agréments et la délivrance des cartes d’importation. Pour donc les aider à trouver de solution pour ces dernières difficultés énumérées, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Pocoum Damé Kombiénou, les a tous invités à une séance d’échange le mardi 2 février prochain dans son cabinet.
Pour conclure, le ministre des Affaires étrangères, Saliou Akadiri a fait savoir que plusieurs autres séances d’échanges du genre seront organisées afin de ne pas laisser les importateurs nationaux de véhicules d’occasion végéter dans de situations difficiles?

Actualités 26 janv. 2016


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