La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Aviation civile : Ces réformes pour le confort et la sécurité des voyageurs

Le secteur de l’aéronautique au Bénin connaît des améliorations auxquelles les réformes entreprises par les dirigeants ne sont pas étrangères. L’ambition de doter le pays d’une plateforme aéroportuaire moderne, notamment mettre l’existant aux normes et le rendre plus agréable, sécurisé et fréquentable justifie toute l’attention dont le secteur fait l’objet.

Des voyageurs habitués à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin se perdraient presque aux halls arrivée/départ de cette aérogare naguère étroite. Les travaux entrepris depuis l’avènement du régime de la Rupture donnent de l’allure à cet aéroport.   
Espace intérieur plus  aéré,  éclairage modernisé, halls transfigurés, temps de formalité réduit, etc. Une mue qui est loin de satisfaire le gouvernement à travers l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), structure chargée de la réglementation et du contrôle de la navigation aérienne dont la vision est de « Révéler une aviation civile sûre au service d’un développement durable ».
Déjà le jeudi 2 mai 2019, le Conseil des ministres a décidé du réaménagement du hall départ de l’aérogare passagers de l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun. Ceci suite à la rénovation du hall arrivée qui offre désormais plus d’espace attrayant et sécurisé avec l’acquisition d’équipements répondant aux normes. Ainsi donc, en attendant la réalisation de l’aéroport de Glo-Djigbé, l’un des projets phares du régime de la Rupture, il est envisagé d’améliorer la capacité d’accueil ainsi que la qualité des services offerts dans cet aéroport. Selon le relevé du Conseil des ministres, cette mesure urgente vise à développer les conditions d’exploitation de cet aéroport dans le respect des normes internationales requises en matière de sûreté, de facilitation et de sécurité. Dans ce cadre, des études approfondies ont été réalisées par le consultant Aéroport de Paris Ingénierie (ADPi) en vue de la planification et de la réalisation des travaux de réaménagement du hall départ de l’aérogare passagers de l’aéroport. Un chantier ouvert depuis peu.
L’ambition que nourrit le gouvernement pour le secteur aéroportuaire a pris corps depuis son avènement en 2016 avec l’introduction d’une série de réformes. Il s’est agi de connecter l’Aviation civile béninoise afin qu’elle soit une courroie de transmission entre les deux vecteurs de développement que sont le tourisme et le commerce et de rendre l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin plus agréable et fréquentable. L’arrimer en somme aux normes requises sur le plan international.
Ces réformes entreprises ont permis donc de réduire le temps d’attente d’un passager pour rentrer en possession de ses bagages, de 2 heures à 30, voire 25 minutes maximum soit un gain de temps de plus de 75 %, note-t-on au niveau de l’Agence nationale de l’aviation civile. Un temps qu’ils entendent réduire à 15 minutes d’ici à là. De même, des dispositions sont prises afin que les passagers puissent accomplir en un temps record les formalités d’embarquement dans le but de réduire le temps de transit et de fluidifier le système de navigation aéronautique.
A ces actions s’ajoutent le renforcement de la sécurité à l’entrée de l’aéroport, avec filtrage des bagages pour prévenir les actes terroristes, la lutte contre les actes de corruption, avec la mise à disposition des passagers de numéros verts fonctionnels, la réinstallation par la direction générale de la Police républicaine de ses équipements dédiés à l’enrôlement des passagers à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou en vue de renforcer le dispositif de protection des données à caractère personnel, la réorganisation du système de gestion de l’aviation civile au Bénin. De même que la mise en place d’un système de contrôle des entrées et sorties à l’aéroport dans le cadre d’un contrat de concession de type Construction-exploitation-transfert (Cet), la résiliation du contrat de délégation de gestion des activités aéronautiques nationales entre le gouvernement et l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à
Madagascar (Asecna), la mise en concession de la gestion des aérodromes appartenant à l’Etat béninois.
Outre ces réformes, la construction de l’aéroport de classe internationale de Glo-Djigbé reste l’un des grands chantiers du Programme d’action du gouvernement dont les travaux sont prévus pour durer trois ans. Devant être réalisé en mode «Conception & Construction »
par le groupement d’entreprises Cacc-Ycih, ce joyau d’une longueur de 4250 m pour une largeur de 60 m offrira une aire de sécurité de 150 m x 100 m, une aérogare pouvant traiter 900 passagers l’heure tant à l’arrivée qu’au départ et aussi une aérogare fret pouvant traiter jusqu’à 12.000 tonnes par an. Les travaux préparatoires à sa concrétisation ainsi que le dédommagement des propriétaires terriens sont en cours.

Société 19 juil. 2019


Mise en service de l’aéroport de Tourou: Donner une nouvelle dimension au trafic aérien intérieur

Fonctionnel depuis vendredi 29 mars dernier avec les vols locaux, l’aéroport international de Tourou contribue à désenclaver la région septentrionale du Bénin à partir de la ville de Parakou, en procédant à son ancrage à l’international. Du coup, la ville de Parakou espère être confortée dans son rôle de grande métropole et de pôle de développement du nord.

Avec la mise en service de l’aéroport international de Tourou par le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, vendredi 29 mars dernier, la ville de Parakou a beaucoup à gagner dans les actions qu’elle a engagées pour son développement. En termes de retombées, elle devrait en tirer d’énormes profits sur les plans économique, touristique et financier.
Tout en facilitant la circulation des personnes et des biens par voie aérienne, la construction de l’aéroport de Tourou, à Parakou, selon les normes internationales de l'aviation civile, permet également de donner une nouvelle dimension au trafic aérien intérieur, surtout celui en direction du septentrion. En dehors des vols intérieurs, d’autres sont prévus pour desservir à la longue les pays de la sous-région comme le Togo, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Niger. Il y en aura également en direction des parcs nationaux de la Pendjari et du W. Ce qui augure de la création de nombreux emplois, la rentrée de devises dans la ville, ainsi que l’intensification des échanges commerciaux en ce qui concerne les produits tropicaux notamment l’anacarde, le karité et d’autres spéculations. Il s’ensuivra un regain d’activités au niveau des hôtels.
Pour un retour sur investissement, c’est le groupe danois Waa qui pourrait se voir confier l’exploitation de l’infrastructure. Il  avait montré tout son intérêt pour le projet. Présent sur les lieux, vendredi 7 décembre 2018, il entend également y ériger une académie pour la formation des pilotes. « C’est un grand intérêt pour nous de prendre cet aéroport pour commencer par le gérer.
Les atouts recensés, nous permettent d’y investir beaucoup. Il nous faudra avancer rapidement pour mettre l’aéroport en service », avait alors indiqué son président directeur général, Michael Thorsen Niels, en présence des autorités politico-administratives béninoises.
Un accord, faut-il le rappeler, avait d’ailleurs été signé avec le groupe. « Les études approfondies de rentabilité économique sont en cours à leur niveau. Une fois terminé et mis en service, l’aéroport va jouer ce rôle de liaison entre l’Est et l’Ouest », avaient assuré en son temps, le ministre Samou Séidou Adambi, représentant son collègue en charge des Infrastructures et le maire de Parakou, Charles Toko. Avant eux, c’est le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané qui, lors de sa tournée à Parakou afin d’expliquer le contenu du Pag aux populations, vendredi 5 mai 2017, avait réaffirmé l’intérêt du gouvernement du « Nouveau Départ » et de la «Rupture » pour cet aéroport.
Construit sur une réserve de plus de 4.000 ha, l’aéroport international de Tourou est le deuxième du genre dont le Bénin dispose après celui de Cadjèhoun. De Cotonou, il permet de rallier Parakou en moins d’une heure.

Société 19 juil. 2019


Exception d’inconstitutionnalité soulevée dans l’affaire Lionel Zinsou: La Cour déclare la requête de Me Robert Dossou irrecevable

La Cour constitutionnelle a rendu sa décision dans l’exception d’inconstitutionnalité portée devant elle et soulevée par Me Robert Dossou dans l’affaire opposant Lionel Zinsou au ministère public. La requête a été déclarée irrecevable au motif que l’exception d’inconstitutionnalité soulevée ne porte sur aucune loi mais qu’elle tend plutôt à faire apprécier par le juge constitutionnel la violation des droits de la défense et de la présomption d’innocence. Ce qui, pour être recevable, aurait dû être porté à la Cour par la voie de l’action directe.

« La Cour … ; Considérant qu’en l’espèce, la demande dont est saisie la Cour se situe dans le cadre de l’exception d’inconstitutionnalité, comme le confirme le jugement avant-dire-droit du 7 juin 2019 et la procédure de saisine ; Considérant cependant que cette demande ne porte sur la violation d’aucune loi, qu’elle ne tend pas à faire constater et déclarer l’inconstitutionnalité d’une loi mais plutôt à faire sanctionner la violation alléguée des droits de la défense et de la présomption d’innocence, tirée du refus par le juge d’accorder une remise de cause fondée sur une demande de communication de pièces ; Considérant que le principe des droits de la défense et celui de la présomption d’innocence, quoique garantis par la Constitution, ne sont pas une loi au sens de l’article 122 de la Constitution, destinée à être appliquée dans la cause dont le tribunal est saisi et qui pourrait être arguée d’inconstitutionnalité ; Que le respect de ces principes par le juge ne saurait donc être obtenu par la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité mais par la voie de l’action directe ; Qu’il s’infère de tout ce qui précède que l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par Me Robert Dossou devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou dans l’affaire 2018-RP-05-806 doit être déclarée irrecevable ; En conséquence, dit que la requête de Me Robert Dossou est irrecevable ». C’est la substance de la décision Dcc19-255 du 18 juillet 2019, rendue par la Haute juridiction sur l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par Me Robert Dossou, dans l’affaire qui oppose le ministère public à son client Lionel Zinsou. Il ressort de cette décision que la procédure enclenchée contre le candidat à l’élection présidentielle de 2016 Lionel Zinsou, accusé de dépassement des frais de campagne et faux et usage de faux, peut se poursuivre. Le mis en cause est d’ailleurs attendu ce jour au Tribunal de première instance de Cotonou.

Que comprendre ?

La décision rendue par la Cour constitutionnelle fait suite à l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par Me Robert Dossou devant le juge de la 3e chambre citation directe du Tribunal de première instance de Cotonou. Dans le jugement avant-dire-droit transmis à la Cour constitutionnelle, le juge expose que Me Robert Dossou évoque une violation des droits de la défense et de la présomption d’innocence au motif du refus d’une remise de cause qu’il a sollicitée pour obtenir communication de pièces. Dans son mémoire du 21 juin 2019, la Société civile professionnelle d’avocat Robert Dossou, commise à la défense de Lionel Alain Zinsou, précise d’une part qu’il n’appartient pas au procureur de s’auto-saisir pour les faits de dépassement des frais de campagne deux ans après mais qu’il aurait fallu que la Chambre des comptes de la Cour suprême lui transmette un rapport dans un délai de quinze jours et d’autre part que le Tribunal n’a mis à sa disposition ni à celle de son client les pièces prétendument fausses qui justifient le chef d’accusation de faux et usage de faux. Il conclut alors à une violation du préambule de la Constitution, de son article 17 alinéa premier et de l’article 7.1 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples.
Invité à présenter ses observations, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a soulevé l’irrecevabilité de cette exception d’inconstitutionnalité qui ne porte sur la violation d’aucune loi. C’est d’ailleurs dans ce sens que la Haute juridiction rendra sa décision. La Cour se fonde en premier sur l’article 122 de la Constitution qui dispose que la Cour peut être saisie de la constitutionnalité des lois soit directement, soit par la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité invoquée dans une affaire devant une juridiction. Ce faisant, la Cour réaffirme les deux voies alternatives possibles pour discuter la constitutionnalité d’une loi notamment la voie de l’action directe en inconstitutionnalité et la voie de l’exception d’inconstitutionnalité. La Haute juridiction va se fonder en second lieu sur une jurisprudence constante de la Cour qui conclut à ce que l’exception d’inconstitutionnalité telle que prévue par l’article 122 de la Constitution vise à sanctionner l’inconstitutionnalité d’une loi appelée à être appliquée dans une affaire dont est saisie la juridiction, la loi étant entendue comme une disposition impersonnelle et générale adoptée par le Parlement et promulguée. Dans sa décision, la Cour fait d’ailleurs référence à de nombreuses décisions rendues en la matière de 2009 à 2017.
C’est fidèle à cette jurisprudence que la Cour a déclaré irrecevable l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par Me Robert Dossou. Il reste ouvert pour Me Robert Dossou, la possibilité de formuler, par la voie de l’action directe en inconstitutionnalité, un recours pour violation des droits de la défense et de la présomption d’innocence. Un tel recours amènerait la Cour à se prononcer sur le fond du dossier.

Actualités 19 juil. 2019


Claude Haro, directeur général adjoint de Air Taxi Bénin, spécialiste du secteur aéronautique: « Avec Patrice Talon, on sent l’énergie très forte qui a été insufflée au secteur aéronautique… »

Quel regard portez-vous sur l’environnement de l’aviation civile et les réformes en cours portées par le gouvernement ?

Je suis là depuis de nombreuses années et j’ai pu voir évoluer l’aéronautique au Bénin avec une accélération ces dernières années vers un assainissement du secteur, une professionnalisation du secteur qui fera que l’aéronautique au Bénin ne sera plus jamais ce qu’elle a été auparavant. Je m’explique : pendant longtemps il y a eu au Bénin un véritable désert aéronautique. Il n’y avait aucune compagnie aérienne digne de ce nom qui existait et visiblement, personne n’était intéressé par cette activité. Nous avons porté un jugement plutôt critique et nous avons estimé qu’il n’y avait pas de raisons pour que ce soit le Bénin, le seul pays de la région de l’Afrique de l’Ouest à ne disposer de compagnie aérienne, qui desserve les métropoles régionales, en particulier la première d’entre elles qui est Parakou. Toutes les Républiques africaines qui nous entourent, essaient depuis des années une ligne aérienne qui relie la capitale à la deuxième voire à la métropole de l’intérieur. Pourquoi pas au Bénin. Nous n’avons pas répondu à cette question mais nous avons essayé d’apporter directement une solution.
Nous avons toujours eu le désir de voir décoller le secteur de l’aéronautique au Bénin, car, nous sommes convaincus que le développement d’un pays passe par l’existence d’un moyen rapide pour rallier toutes les régions à l’intérieur du pays, afin de faciliter les échanges commerciaux et développer le tourisme.
Pour cela, nous avons créé cette compagnie Air Taxi Bénin et nous avons défriché les vols intérieurs du pays et les vols vers les pays limitrophes en particulier le Niger, le Nigeria, le Burkina Faso, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire pour ne citer que les tout proches. Fort heureusement, depuis l’arrivée du président de la République Patrice Talon, on sent l’énergie très forte qui a été insufflée à ce secteur afin que le Bénin devienne un partenaire dans l’aéronautique ouest africaine, un partenaire à l’égal des autres. Pour cela, la première des choses qui ont été initiées, c’est de faire sortir le Bénin de la liste noire dans laquelle nous avaient plongés des accidents survenus il y a une douzaine d’années et qui  avaient amené la communauté européenne à inscrire malheureusement le Bénin dans cette liste noire.
A l’initiative du président Talon, et évidemment avec le professionnalisme de l’aviation civile du Bénin, cette sortie de la liste noire a été réalisée moins d’un an après l’arrivée du président au pouvoir. Si l’initiative a été prise en compte et si le sérieux des équipes qui ont travaillé là-dessus a permis d’en arriver à ce résultat, nous sommes très fiers puisque cet audit de l’Agence européenne de la Sécurité aérienne (Easa) et de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (Oaci) s’est déroulé ici à Cotonou et avec comme objet, le renouvellement de notre propre permis d’exploitation, ce qui a été un succès et nous en sommes très fiers. Après cela il y a toute la réingénierie du tourisme au Bénin qui s’avère être un vecteur très fort pour l’aviation civile et les vols vers l’intérieur.
Depuis que nous avons pris connaissance des nouvelles perspectives offertes par  le Programme d’action du gouvernement (Pag) pour le développement du tourisme et le désenclavement des principaux centres urbains, nous avons été confortés dans notre certitude, que nos activités serviraient utilement le volet touristique, sachant que le développement du tourisme intérieur est conditionné par la mise en œuvre d’une aviation légère. Notre activité intègre donc parfaitement cette vision.
En effet, il ne s’agit pas dans un coin de dire que l’on met à l’honneur la culture béninoise, que ce soit sur la lagune de Cotonou ou que ce soit à Ouidah, à Porto-Novo, dans le parc de la Pendjari, il faut aussi permettre aux touristes qui s’intéressent à tous ces sujets de visiter le pays dans de bonnes conditions. Voilà que le gouvernement a eu la forte heureuse idée d’adhérer aux prescriptions des organismes internationaux en matière de contrôle aux frontières en libéralisant, en ouvrant les possibilités de contrôle de passagers internationaux, la mise en œuvre de passeport électronique, du e-visa et l’annonce également par le président de la République que tout étranger qui aujourd’hui, embarque dans un aéroport dans le monde à destination de Cotonou n’a pas besoin de visa. Il sera traité à l’arrivée. Ça veut dire que la politique qui est initiée là va favoriser le plus grand nombre de touristes intéressés. Dans ce panel de touristes bon nombre d’entre eux s’intéressent à la vie sauvage et nous avons la chance d’avoir au Bénin le seul parc d’Afrique de l’Ouest qui peut permettre de présenter la totalité des animaux à l’exception du rhinocéros (dont le cas sera réglé dans quelques mois). Le parc de la Pendjari qui a été associé à d’autres parcs concomitants tels que ceux du Niger et du Burkina offre une réserve de faune qui est absolument gigantesque. Malheureusement ou heureusement, la Pendjari se situe à  près de 800 kilomètres de Cotonou. Il faut 14 heures de voiture  avec un bon véhicule et aussi un bon chauffeur pour s’y rendre. Et donc nous avons ouvert grâce à la société qui gère le parc aujourd’hui (African Parks Network) une piste d’atterrissage à l’intérieur même du parc. Ça veut dire qu’aujourd’hui, vous pouvez quitter Cotonou et dix minutes plus tard, vous êtes à l’intérieur du parc. Je pourrai même dire que l’avion se pose au milieu des antilopes et des girafes. Ça c’est une grande  nouveauté parce que le touriste qui vient visiter le Bénin a un temps qui est compté (disons une semaine) et il n’est pas question qu’on lui prenne un jour avec une énorme fatigue pour se rendre vers le nord, dans la Pendjari et encore un autre jour lorsqu’il a à passer trois jours là-bas, il faut qu’il puisse faire deux aller-retour sans que ça lui coûte la moindre fatigue. C’est encore une initiative qui est à porter au crédit du gouvernement et qui a un impact direct sur l’aéronautique intérieure du Bénin.
Profitant des initiatives du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui sont assez claires en termes de développement de l’aéronautique, nous avons, il y a quelques mois, décidé d’ouvrir à la circulation une ligne régulière sur Parakou. En effet, vous savez bien qu’il y a un nouvel aéroport qui a été construit là-bas et désormais ouvert. Nous n’avons pas voulu attendre que cette mise en service soit effective pour ouvrir cette ligne avec les installations qui existent déjà là-bas, avec certes une vieille piste mais qui fonctionne. Nous avons donc ouvert cette ligne sur Parakou et nous sommes aujourd’hui assez  heureux de constater que nous avons une petite moitié de notre avion qui est remplie. Malheureusement, il n’est rempli principalement que par des sociétés étrangères ou non, disons des gens de la vie économique, les membres du gouvernement mais nous n’avons pas encore la masse des fonctionnaires de la République qui se rendent en mission dans le nord. Nous espérons que très prochainement ils s’intéresseront à leur tour à ce moyen de transport. Si l’ouverture de cette ligne s’avère positive et que nous y croyons fermement nous allons dégager l’avion qui nous a permis d’avoir cette ligne et le remplacer par un avion de plus grande capacité. Nous avons déjà pris des contacts avec des industriels du secteur pour trouver cet avion pour une nouvelle ligne qui intègrera Parakou et se posera ensuite à Niamey parce qu’il y a un manque de liaison avec le Niger.
Nous avons également demandé au gouvernement la désignation d’Air Taxi Bénin auprès des autorités du Nigeria comme transporteur béninois vers le Nigeria. Cette lettre de désignation a été reçue par l’aviation civile du Nigeria et nous attendons très rapidement un retour favorable de cette administration auprès de ses collègues béninois pour nous donner l’autorisation d’ouvrir notre ligne. Et nous envisageons d’ouvrir dès réception de cette désignation, une ligne Cotonou-Lagos, probablement à destination de nos commerçants et commerçantes qui se rendent, au-delà de Lagos, en Chine faire leurs affaires. Ceci pour leur permettre d’accéder aux compagnies qui les amènent en Chine au départ de Lagos de manière plus agréable que ce qu’ils utilisent aujourd’hui à savoir la route avec la pénibilité de la circulation jusqu’à l’aéroport de Lagos.

Quel bilan pourriez-vous faire depuis le lancement des vols domestiques ?

Je dirais qu’à la phase de lancement d’un produit, il faut un temps d’appropriation par la clientèle. Nous subissons hélas cette période avec beaucoup de pertes. Cependant, nous notons que de plus en plus, une clientèle fidèle se forme, même si nous souhaitons voir tous nos vols remplis. Parce que le désir de voir nos vols pleins, est motivé par l’ambition d’offrir un module d’aéronef plus gros, pour proposer des tarifs plus alléchants.
C’est pour cela que nous sollicitons que le gouvernement, qui voit nos efforts, nous permette de transporter certains cadres de l’administration publique dans le cadre de leurs missions dans le Nord du pays. Vous en conviendrez avec moi, que ceci serait un partenariat qui améliorerait la rentabilité des missions en termes de productivité, de résultats, de sécurité et de diminution de coût ; car le transport aérien réduit les deux jours de route initialement requis à trois heures.  

Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontée ?

J’en citerai deux majeurs. D’abord, une clientèle béninoise un peu réticente parce que pas très habituée à l’avion, et encore moins à l’aviation légère, nous espérons qu’avec l’expérience des curieux qui repartent toujours émerveillés par l’expérience de nos pilotes qui ont plus de trois mille heures de vol, et un avion qui est quasi neuf, le bouche à oreille finira par faire décider plusieurs autres. Par ailleurs, nous devons payer un grand nombre de taxes variées qui sont très élevées pour notre petite exploitation.

Quelles sont vos attentes vis-à-vis de l’Etat pour promouvoir ce type de transport ?

Nous souhaiterions que l’Etat nous aide à réduire les taxes aéronautiques, qui ne cessent de s’accroitre, au moins au bénéfice de nos vols à l’intérieur du pays.
Nous sommes convaincus, que la question du transport des cadres de l’administration publique par voie aérienne pour se rendre en mission dans le nord du pays, reste un volet qui pourrait utilement nous permettre de remplir nos vols.
Nous souhaitons également, que les aéroports soient rénovés, les pistes de l’intérieur du pays entretenues continuellement, afin de nous permettre une meilleure desserte.
Et pour le produit touristique de la Pendjari, qui attire le regard du monde sur la destination Bénin, qu’un effort soit fait pour que nous puissions proposer des tarifs raisonnables à la clientèle intéressée.

Comment l’Etat vous accompagne-t-il dans ce projet ?

Tout au long de ce projet, nous avons reçu le soutien de l’Aviation civile, et de notre ministère de tutelle, et même au plus haut niveau ; nous avons eu l’honneur d’être reçus en audience par le chef de l’Etat, qui a prêté une oreille attentive à nos doléances. Nous avons pu sentir une réelle volonté d’améliorer le secteur de l’aéronautique au Bénin (réhabilitation des anciennes pistes de l’intérieur, compétitivité de l’aéroport de Cotonou, etc.), et avons déjà commencé à observer, que les instructions ont été données par le président de la République, pour la résolution des problèmes auxquels nous sommes confrontés.  
Par ailleurs, nous constatons quotidiennement que les différentes administrations du Bénin sont bienveillantes à notre endroit, au premier rang desquelles l’Aviation civile, et au sens large le gouvernement. Notons que la majorité des ministres de l’Etat voyagent sur nos vols.

Société 19 juil. 2019


10e conférence des ministres en charge de l’emploi / Uemoa: Cotonou accueille la rencontre préparatoire des experts

Du 17 au 19 juillet, se tient à Cotonou la première rencontre des experts en prélude à la 10e conférence du Cadre de concertation des ministres en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle de l’espace Uemoa. Les travaux ont été officiellement lancés par le ministre béninois des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo, président en exercice du cadre de concertation.

« Renforcer et pérenniser les acquis pour le développement de la formation professionnelle et la promotion de l’emploi dans l’espace Uemoa : Rôles et implications des acteurs ». C’est autour de ce thème que des experts venus des différents pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine échangent depuis hier. Ces assises se tiennent en prélude à la 10e conférence des ministres en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle de l’espace Uemoa qui aura lieu en septembre prochain au Bénin. « La dixième Conférence des ministres nous donne l’occasion de capitaliser les acquis, de définir de nouvelles perspectives et d’interroger chacun des acteurs sur son implication », précise le secrétaire permanent du Cadre de concertation, Didier Djiego. A l’en croire, le cadre de concertation mis en place depuis 10 ans a vocation d’être un creuset de réflexion et de mutualisation des ressources pour des solutions techniques et pratiques adéquates aux défis de l’emploi et de la formation professionnelle dans l’espace Uemoa. Pour le directeur régional de l’Unesco/Afrique de l’Ouest, chef de file des partenaires du Bénin dans la formation professionnelle et l’enseignement technique, l’emploi des jeunes est le premier grand défi sur le continent. D’où la nécessité de dynamiser l’enseignement technique et la formation professionnelle dans les pays de l’espace.
Présente au lancement officiel des travaux de la rencontre préparatoire, la ministre tchadienne de la Formation professionnelle et des petits Métiers, Ruth Madjidian Padja, insiste sur la nécessité de mutualiser les efforts. Le Cadre de concertation est, selon elle, une opportunité pour tous les pays de l’espace Uemoa. « Le Tchad est très en retard pour ce qui est de la formation professionnelle qui était considérée uniquement comme l’école de la deuxième chance. Il a fallu l’avènement du pétrole tchadien pour se rendre compte de l’importance de la main-d’œuvre qualifiée », soulève-t-elle en réitérant l’engagement du Tchad à faire de la formation professionnelle une priorité. Fort heureusement, le Bénin l’a déjà compris et lancera bientôt sa stratégie en la matière. C’est ce que révèle le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Mahougnon Kakpo. « Aujourd’hui, nos pays sont à la croisée des chemins en ce qui concerne l’emploi et la formation professionnelle...Notre système éducatif doit s’adapter aux mutations internationales en s’appuyant sur nos réalités », ajoute-t-il.
Président du Cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi de l’Uemoa, le ministre Mahougnon Kakpo rappelle que ce creuset a pour objectif de donner une réponse efficace au chômage ; une vocation qui est en adéquation avec les défis de chacun des pays membres. Dans ce cadre, les participants à cette première réunion préparatoire sont appelés à définir le rôle et l’implication des acteurs dans le développement de la formation professionnelle et la promotion de l’emploi.

Actualités 18 juil. 2019


Retour de biens culturels dans l’espace Cedeao: Les ministres de la Culture saluent l’engagement du Bénin

Les ministres en charge de la Culture de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sont en concertation à Cotonou depuis le mercredi 17 juillet. Ceci en vue de l’adoption de la politique culturelle régionale et du plan d’action régional sur la restitution des biens culturels africains à leurs pays d’origine.

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont hissé, depuis quelques années, la culture au rang d’élément majeur à même d’induire le développement dans leurs pays. Ils y travaillent et ont pris de nombreuses résolutions dans ce cadre, instruisant par ailleurs leurs collaborateurs à concrétiser le vœu d’une Cedeao des peuples et de la culture au service du développement. Le ciel s’éclaircit ces derniers mois avec la concrétisation d’une série de projets dont la politique culturelle régionale et le plan d’action régional sur le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine. Ce dernier chantier est d’ailleurs sous les feux de la rampe et le Bénin, reconnu désormais pionnier dans la lutte pour le retour de ces biens culturels, voit son action saluée par tous.   
Pour Leopoldo Amado, commissaire Education, Science et Culture de la Cedeao, cette rencontre des ministres en charge de la Culture est porteuse d’espoir. Les décisions qui en sortiront « marqueront d’un sceau spécial la vie culturelle de la région », note-t-il. Elle constitue, analyse le commissaire, l’occasion unique pour approuver la première politique culturelle régionale et son plan d’action, ainsi que le plan d’action régional sur le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine. Ces documents, il les perçoit comme la boussole qui permettra d’impulser au secteur culturel une nouvelle dynamique. Au-delà d’une simple boussole, il y voit aussi des outils et surtout une stratégie pour permettre aux pays concernés d’avoir leurs biens culturels à leur portée. « Il est plus que grand temps, que notre communauté se dote d’une feuille de route et d’une stratégie adéquate qui reflètent les différentes actions à mener pour atteindre des résultats par la culture », souhaite Leopoldo Amado.   

Fin de détention de biens  

Le projet est pleinement soutenu par l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture dont le directeur régional, Yao Ydo promet le soutien sans faille. Celui-ci salue tout particulièrement le rôle de précurseur qu’a joué le Bénin dans cette thématique d’envergure aussi bien pour le pays que pour l’espace communautaire. Le professeur Filiga Michel Sawadogo, pour le compte de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) salue cette vision qui se concrétise et qui permettra de doter l’espace Cedeao d’une politique culturelle digne du nom.
Assoumana Malam Issa, ministre en charge de la Culture du Niger et président du Conseil des ministres en charge de la Culture de la Cedeao affiche lui aussi une sérénité à nulle autre pareille. Conscient que les ministres traduisent dans les faits la volonté des chefs d’Etat, il n’a eu pour tout souhait que la prochaine conférence au cours de laquelle les dirigeants de la Cedeao valideront ces documents qu’ils ont longtemps attendus. Sur ce chantier, le Bénin est fin prêt. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il s’est illustré comme le chantre de la réclamation des biens culturels des pays africains. La vision de son président, rappelle le ministre des Affaires étrangères Aurélien Agbénonci, c’est de faire de la culture un contributeur à part entière au développement. « L’importance de la culture pour le développement de nos pays impose que chaque peuple apporte sa contribution », indique le ministre qui se réjouit que la Cedeao ait créé un cadre et un espace à cet effet. L’importance à accorder à la dimension culturelle dans le développement n’est plus à démontrer, indique par ailleurs Aurélien Agbénonci. Comme quoi, le temps est désormais à la fin de la détention des mémoires et trésors culturels africains.

Société 18 juil. 2019


Tirage au sort de la Can 2021: Le Bénin hérite du Nigeria, de Lesotho et de la Sierra Leone

*Christian HOUNNONGBE*

En marge de son assemblée générale, la Confédération africaine de football (Caf) a effectué, ce jeudi 18 juillet au Caire, le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2021.

Au terme de la cérémonie, le Bénin se retrouve dans le groupe L aux côtés du Nigeria, du Lesoho et de la Sierra Leone.

 

Actualités 18 juil. 2019


Visite du président Ram Nath Kovind: Une première au Bénin
Fruit d’une diplomatie avisée et d’utilité pour le développement, le président indien, Ram Nath Kovind séjourne bientôt au Bénin.
Annoncé pour séjourner au Bénin du 28 au 30 juillet prochain, le président indien Ram Nath Kovind signe ainsi une première au Bénin.
 
 Au cours de cette visite inédite au Bénin, à ce niveau de représentation de l’Inde, outre un tête-à-tête avec le président Patrice Talon et un point de presse que les deux présidents animeront, plusieurs accords de coopération entre les deux pays seront signés.
 
Également à l’agenda de cette visite d’Etat, le président Ram Nath Kovind sera reçu par le Parlement béninois. A l’Assemblée nationale, chose exceptionnelle, le chef de l’Etat indien prononcera un discours solennel. Aussi, ne manquera-t-il pas de prendre attache avec la communauté indienne vivant au Bénin. 
 
Un agenda qui renseigne sur la nature, la qualité des relations entre l’Inde et le Bénin, mais aussi sur l’efficacité de la diplomatie béninoise. Une diplomatie  avisée qui mise sur la qualité et œuvre utilement pour le développement du Bénin, à travers des partenariat profitable.
Actualités 18 juil. 2019


Réformes à la Ccib: Les opérateurs économiques du Zou sensibilisés

*Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines*

Dans le cadre d’une tournée de travail entreprise  dans les régions économiques du Bénin, l’administrateur provisoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, Alain Hinkati, était hier, mercredi 17 juillet, à Abomey, face aux opérateurs économiques du Zou. Rencontre au cours de laquelle les opérateurs économiques devaient aussi donner leurs avis sur les réformes en cours.

Pour mettre fin à la crise qui  secouait la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, le gouvernement a décidé de nommer un administrateur provisoire à sa tête et d’opérer les réformes nécessaires. C’est ainsi qu'une administration provisoire a été mise en place afin de finaliser pendant une phase transitoire les réformes statutaires et organiser les élections conformément aux nouveaux textes qui seront adoptés. Ces réformes visent à corriger de façon durable les dysfonctionnements et contre-performances relevés dans la gestion de l'institution consulaire. D’où l’importance de procéder à une relecture des textes qui la régissent.             
Ainsi, après six mois d’activités à la tête de la Ccib, Alain Hinkati, l’administrateur provisoire a jugé utile de rencontrer les organisations professionnelles et de partager avec elles, les grandes lignes des réformes et recueillir leurs avis et suggestions.
D’après les statistiques enregistrées à la Ccib, moins de 10% des entreprises au Bénin sont membres des organisations professionnelles. Le Comité national de supervision ne s’est donc pas trompé en autorisant l’administrateur provisoire à solliciter directement les avis des acteurs du monde des affaires sur les réformes initiées au sein de l’institution consulaire.
Cette démarche de proximité se justifie aisément en ce sens qu'elle permet d’inciter beaucoup d’entreprises à se formaliser et à s’intéresser à la Chambre de commerce et d’industrie.
Au cours de cette rencontre, Alain Hinkati a expliqué aux opérateurs économiques présents que grâce aux réformes en cours, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin assurera effectivement « la représentation, la protection et la promotion des intérêts communs des opérateurs économiques de la République du Bénin dans les domaines du commerce, de l’industrie et des prestations de services ». L’assemblée consulaire passe de 99 membres à 69 membres élus à raison de  quarante-six (46) membres élus au niveau national et vingt-trois (23) membres élus au niveau des régions économiques.
Désormais, ces élections à la Ccib seront organisées par la Cena qui est au Bénin l’organe  professionnel en la matière. Et le candidat à ces élections doit répondre à des critères bien précis.
L’autre nouveauté que portent les réformes est que « la fonction de membre de l’Assemblée consulaire est gratuite. Elle ne donne lieu à aucune rétribution directe ou indirecte. Toutefois, sont imputables au budget de la Chambre les dépenses encourues à l’occasion des missions confiées aux élus consulaires et les divers frais remboursables générés par leur participation aux réunions statutaires des organes de la Chambre. Les montants forfaitaires des frais de mission des élus ainsi que des frais de représentation des membres du Bureau consulaire sont fixés par décision du président du Bureau consulaire après avis de l’Assemblée consulaire et approbation du ministre de tutelle ».
De nouveaux textes qui ont suscité l’intérêt des acteurs présents à cette rencontre qui ont voulu bien comprendre le sens à donner à ces nouvelles orientations qui visent à révolutionner la Ccib.

Société 18 juil. 2019


Nouvelle réglementation des Postes et télécommunications: Des promoteurs de transport routier et usagers sensibilisés à Bohicon

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines

L’Association des usagers du réseau de téléphonie mobile au Bénin (Aur-Bénin) a organisé, mercredi 10 juillet dernier  à Bohicon, avec l’appui de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), un atelier de sensibilisation des promoteurs de transport routier, des clients, des élus locaux et Osc sur la réglementation postale et les droits du consommateur au Bénin.

Le but de cet atelier est de sensibiliser les parties prenantes, notamment, les promoteurs de compagnies de transport en commun de voyageurs, leurs clients et les élus locaux sur la réglementation postale en vigueur et les droits du consommateur au Bénin.
Pour les organisateurs, cette association œuvre pour la promotion des intérêts des consommateurs notamment dans le domaine des communications électroniques et de la poste. C'est face aux enjeux actuels et futurs du secteur postal au Bénin que l’association a initié cette action citoyenne qui bénéficie de l'appui technique et financier de l'Arcep-Bénin, l'autorité de régulation de ce secteur.
A l’ouverture des travaux, Edouard Wallace, président de l’Aur-Bénin, justifie le choix de la ville de Bohicon par le fait qu’elle se trouve être la zone centre regroupant les départements du Zou et des Collines avec pour pôle d'intervention, la ville-carrefour. A l'en croire, la tenue de cet atelier fait suite à plusieurs constats dont le transport, l'acheminement et la distribution de colis par des promoteurs privés sans autorisation préalable de l'Arcep-Bénin. On note la méconnaissance par les acteurs des textes de loi régissant le secteur postal au Bénin et le faible taux de promoteurs privés agréés sur la kyrielle de transporteurs routiers offrant des services postaux informels au Bénin. Puis, la faible promotion des droits du consommateur dans le secteur. Une situation qu’il urge de corriger pour la réorganisation du secteur en tenant compte des nouveaux textes.
Face aux participants à cet atelier, Hervé C. Guèdègbé, secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), est revenu sur le nouveau service disponible qu’est la portabilité des numéros. Il les a entretenus sur les avantages de ce droit de l’usager des mobiles qu’est la portabilité des numéros. Puis, il est revenu sur les exigences de la règlementation du secteur postal au Bénin.Il a également expliqué les démarches légales relatives à la fourniture des services postaux par les compagnies de transport.

Société 18 juil. 2019


1443 - 2221