La Nation Bénin...
Nouvelles

Par Claude Urbain PLAGBETO
Cotonou abrite, du 17 au 19 juillet, la quatrième réunion annuelle des associations des femmes du secteur des mines et du pétrole de l’Afrique de l’Ouest. Il est question de partager les expériences, de dynamiser le réseau Wimowa en vue de la mise en place d’une politique minière commune.
Les femmes exerçant dans les mines et le pétrole comptent prendre toute la place qui est la leur dans la promotion de ce secteur dominé par les hommes. Regroupées au sein du Réseau Women in Mining of West Africa (Wimowa), elles se retrouvent à Cotonou, depuis ce mercredi 17 juillet, pour échanger sur leurs activités, faire le bilan du réseau depuis 2016 afin de le dynamiser pour atteindre les objectifs fixés. Il s’agit de la quatrième réunion annuelle des associations des femmes du secteur des mines et du pétrole de l’espace ouest-africain qui se tient avec le soutien de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Outre les représentantes des associations nationales de femmes du secteur de l’Union (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), la rencontre, qui dure trois jours, connaît la participation des représentantes des réseaux des femmes du secteur extractif de la Guinée Conakry, du Ghana et du Nigeria. « Notre ambition est d’avoir au sein du réseau toutes les associations de femmes de l’espace Cedeao », indique Aïda Marie-Rose Tamboura, coordonnatrice du Wimowa.
Au cours de la réunion, il est prévu l’actualisation du programme triennal élaboré en 2015 à Ouagadougou par le réseau et qui n’a pu être exécuté. « Nous sommes là pour voir par quels moyens nous pourrions atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés : nous battre pour arracher la place qui nous revient sur le terrain et non dans les bureaux, parce que rien ne nous sera donné gratuitement, et surtout d’aboutir à une politique minière commune », laisse entendre Mme Tamboura.
Le représentant résident de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, rassure que la Commission de l’Uemoa dont le leitmotiv est l’institutionnalisation du genre dans tous les programmes de développement sera aux côtés de ces femmes et ne ménagera aucun effort pour les accompagner dans leur démarche.
Ouvrant les travaux, le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines, Tossounon Alassane Kora Yarou, se réjouit que la réunion s’inscrive dans le sens d’un appui à la mise en œuvre du nouveau Code minier de l’Uemoa dont le processus d’approbation est en cours. Il dit être convaincu de ce que la synergie des actions constitue une condition d’efficacité des politique et stratégie de développement. A l’en croire, le secteur minier offre une opportunité formidable aux femmes pour s’affirmer et occuper la place qui leur est due dans le tissu économique, à travers leur contribution au développement du secteur, mais aussi pour leur apport au produit intérieur brut (Pib).
Les échanges tournent autour de l’appropriation du secteur minier par les femmes, la promotion des activités minières respectueuses de l’environnement, de la santé et du bien-être des populations et surtout des droits des enfants dont la place est dans les écoles et centres de formation et non sur les sites miniers.La majorité des pays de l’Afrique de l’Ouest dispose d’un sous-sol riche en minerais mais faiblement exploités, notamment une importante réserve de matériaux de construction à savoir le calcaire, l’argile, le sable, le gravier et les granites. Les actions de promotion visant à rendre le secteur plus attractif sont donc les bienvenues, estime Kora Yarou, saluant la détermination des femmes à ne pas y jouer les seconds rôles.

Par Ariel GBAGUIDI (Stag.)
La question de la promotion de la liberté de religion dans le monde préoccupe, à plus d’un titre, les Etats-Unis d’Amérique. Dans ce cadre, l’ambassade de ce pays près le Bénin a initié, ce mercredi 17 juillet à Cotonou, une rencontre d’échanges et de partage avec les représentants des confessions religieuses. Ceci, afin de faire l’état des lieux de la promotion de la liberté de religion au Bénin et surtout,réfléchir à comment les Etats-Unis et le Bénin peuvent parvenir à donner l’exemple en la matière.
Les Etats-Unis d’Amérique tiennent, dur comme fer, à la liberté de religion. Raison pour laquelle ils ont instauré une rencontre mondiale annuelle (qui en est à sa deuxième édition cette année) dédiée à cette problématique. Une rencontre qui se déroule actuellement à Washington. Pour ne pas rester en marge de cet événement,l’ambassadrice des Usa près le Bénin, Patricia Mahoney, a initié une table ronde avec les leaders religieux du Bénin, hier, à Cotonou.
Placée sous le thème : « Célébrer notre engagement commun à protéger la liberté religieuse », cette séance d’échanges permet aux participants d’évoquer plusieurs sujets d’intérêt tels que la contribution des communautés religieuses à la création d’opportunités économiques, la défense des droits de l’homme, la stabilité politique, la promotion de la paix, pour ne citer que ceux-là. Ces assises permettront donc à la diplomate américaine de s’imprégner de l’expérience béninoise en matière de liberté de religion et surtout,de voir comment les Usa et le Bénin pourraient coopérer afin de promouvoir cela à travers le monde entier.
Et si les Etats-Unis d’Amérique ont voulu associer le Bénin à cette noble cause, c’est justement parce que le pays a une bonne réputation en termes de liberté de réligion. A en croire Patricia Mahoney, au Bénin, tout le monde s’apprécie, cohabite et collabore malgré les différences religieuses. Emerveillée par cette diversité rare, la diplomate souligne que le Bénin est « un modèle pour les autres pays de la région et du monde ». Patricia Mahoney est aussi curieuse de savoir comment les communautés religieuses du Bénin ont pu construire et maintenir une telle harmonie.
Et convaincus de ce que la liberté religieuse permet de construire des nations plus fortes, paisibles et économiquement solides, les Usa voudraient compter sur le Bénin pour « mener fièrement ce combat, qu’est la protection de la liberté religieuse, partout où elle est attaquée ».
Après l’ouverture officielle de la rencontre, les participants se sont retrouvés à huis clos pour poursuivre les échanges.

« Le Bénin respecte en 2019 l’ensemble des critères de convergence de premier rang et est donc, comme les autres pays de l’Uemoa, prêt pour la mise en circulation de la monnaie unique de la Cedeao en 2020 », affirme le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.
Président du Conseil des ministres statutaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), il explique la situation au sujet des deux principaux critères de convergence en commun avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à savoir le déficit budgétaire et l’inflation. Dans l’Uemoa, indique-t-il, le déficit budgétaire base engagements, dons compris, a reculé de 0,3 point de pourcentage en s’établissant à 4,0 % du Produit intérieur brut (Pib) en 2018 (contre 4,3 % en 2017). Le déficit global hors dons représenterait 6,3 % du Pib en 2018. Ce qui témoigne des efforts de consolidation budgétaire dans tous les Etats membres de l'Union, même si le défi majeur demeure la convergence des économies au regard du respect des critères retenus dans le cadre du mécanisme de surveillance multilatérale, souligne le ministre. La prise en charge des dépenses de sécurité et de mise en place d’investissements structurants visant à soutenir la croissance préoccupe dans l’Union. Des orientations de politique économique des Etats membres sont définies en vue de préserver la viabilité de la dette publique au sein de notre espace communautaire et d’atténuer les risques liés à ces financements, rappelle M. Wadagni. Aussi, un plan d’actions est-il adopté pour accroître la mobilisation des recettes fiscales dans la zone, ajoute-t-il.
En ce qui concerne la maîtrise des prix à la consommation, le niveau général des prix a connu une hausse modérée. En fait, le taux d’inflation de l’Union est ressorti en moyenne à 0,9% en 2018 contre 1,1% en 2017, largement en dessous du seuil de la norme communautaire de 3 %. Un bon approvisionnement des marchés en produits de grande consommation dans les Etats membres en a été le facteur.
Cependant, des efforts restent à faire pour une meilleure complémentarité des économies dans l’Union et pour la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes et le droit d’établissement. Des défis qu’il importe de relever pour la mise en œuvre efficiente du Programme de coopération monétaire de la Cedeao (Pcmc).
C. U. P.

Kokouvi EKLOU
Le président de la prochaine mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est connu depuis ce jour. Il s’agit de Rémi Prosper Moretti nommé en Conseil des ministres ce mercredi.
Il fait partie des trois membres proposés par l’Exécutif pour siéger au sein de l’instance de régulation des médias, à savoir Bastien Salami et Bilikissou Ali Machiffa. A leurs côtés ils retrouveront les représentants du Parlement que sont Ali Camarou, Mariane Domingo et Fernand Gbaguidi ainsi que les professionnels des médias Armand Hounsou, Franck Kpochémé et Cécile Ahoumènou.
Il est à rappeler que Rémi Prosper Moretti était précédemment membre du Conseil supérieur de la magistrature en qualité de personnalité extérieure. Ancien employé de Bell Bénin communication, il est diplômé en télécommunications, option transmission numérique et ingénieur en télécommunications. Il est spécialisé en traitement de l’information et du signal.
Le nouveau président de la HAAC a été également conseiller communal et adjoint au maire de Kandi.
Actualités 17 juil. 2019

Le taux de parité fixe de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, eco avec la monnaie européenne Euro préoccupe déjà le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Alassane Dramane Ouattara. Il a saisi l’occasion de la 21e session ordinaire de la Conférence, le 12 juillet dernier, à Abidjan en Côte d’Ivoire, pour lever un coin de voile sur la question du régime de change qui entourera la future monnaie unique de l’Afrique de l’Ouest.
Selon le président ivoirien, Alassane D. Ouattara, en 2020, l’Eco, la nouvelle monnaie adoptée par la Cedeao remplacera le Franc Cfa qui est la monnaie commune des pays de l’Uemoa. Une monnaie ayant un taux de parité fixe avec l’Euro. « Seulement, il n’y aura pas de changement immédiat de parité avec l’Euro», indique-t-il.
«Sur le taux de change, aucun changement de parité ne devrait intervenir entre le F Cfa, devenu Eco, et l'Euro, si cette nouvelle monnaie devrait arriver à adoption en 2020. Cela ne se fera pas dans l'immédiat. C'est un processus qui peut prendre plusieurs années», a déclaré Alassane D. Ouattara.
Justifiant sa position par rapport à la question, le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa estime que la parité entre le F Cfa et l’Euro a donné de bons résultats au plan économique, dont la maîtrise de l’inflation dans la zone de l’union. « Nous considérons que ce taux de change fixe vis-à-vis de l'euro va servir nos économies, la maitrise de l'inflation, avoir les taux de croissance les plus élevés du continent, améliorer la gouvernance dans tous les secteurs et surtout assurer les meilleures conditions de vie pour les populations », précise-t-il.
Bruno SEWADE

Le match pour la 3e place de la Coupe d’Afrique des Nations va mettre aux prises la Tunisie et le Nigeria, ce mercredi 17 juillet au stade de l'Académie militaire du Caire (Egypte). Battues respectivement par les Lions de la Téranga et les Fennecs de l’Algérie en demi-finale, les deux formations auront à cœur de finir la compétition en beauté.
Les deux sélections vaincues en demi-finale de la Can 2019, la Tunisie et le Nigeria, se donnent rendez-vous, ce mercredi soir, pour le match de classement de la compétition au stade de l'Académie militaire du Caire (Egypte). Ce duel entre deux équipes qui ont bénéficié du même temps de récupération s’annonce comme une rencontre pour terminer la compétition en beauté.
La Tunisie et le Nigeria vont tenter de se consoler avec une troisième place à défaut du titre final, même si ce match présente un enjeu pour le Nigérian Odion Ighalo, meilleur buteur provisoire. Seul en tête du classement avec 4 buts, l'attaquant tentera de distancer le Sénégalais Sadio Mané et les Algériens Riyad Mahrez et Adam Ounas, en embuscade avec trois buts.
Ce match n’est également pas sans enjeu pour Alain Giresse, le technicien français de la sélection tunisienne. Le coach des Aigles de Carthage n’a pas encore fini sa Can. Il est apparu ambitieux en indiquant devant la presse : « Il n'y a que trois places sur le podium, il n'y a que trois équipes auxquelles on attribue les médailles, l'objectif est d'obtenir cette troisième place. C'est toujours un match délicat car il oppose deux équipes qui ont vécu une déception. Il faut beaucoup insister pour remobiliser les joueurs qui peuvent avoir une forme de décompression », a-t-il confié en conférence de presse. Il pourrait rester fidèle à sa composition habituelle en dehors des joueurs blessés et des suspensions pour cumul de cartons jaunes.
Ainsi, la Tunisie pourrait repartir avec Ben Mustapha - Dräger, Bronn, Meriah, Maaloul - Skhiri, Ghandri - Ben Youssef, Msakni, Sliti ou Srarfi – Khazri. Du côté du Nigeria, Gernot Rohr va également aligner son schéma habituel : Akpeyi - Awaziem, Troost-Ekong, Omeruo - Etebo, Ndidi - Chukwueze, Iwobi, Musa - Ighalo.
Gernot Rohr, l'entraîneur des Super Eagles semble moins complexé. Il entend aborder ce match avec sérénité. A l’en croire, c’est une rencontre pour offrir du spectacle au public. « C'est un match pour le plaisir et aussi, j'espère, pour le spectacle, a-t-il déclaré. Nos trois dernières rencontres étaient de haut niveau et j'espère que ce match le sera aussi, avec un bon état d'esprit, et que ce sera une bonne fin pour mon équipe », a-t-il laissé entendre. Il a, pour finir, rassuré le public sportif nigérian de ce que les Super Eagles vont remporter la troisième place de la compétition : « Nous avons joué contre l'équipe la plus forte du tournoi mais nous étions aussi très bons, maintenant nous voulons revenir avec la troisième place », a conclu le technicien allemand. Signalons que le Nigeria a déjà fini sept fois médaillé de bronze de la Can contre une fois pour les Tunisiens en 1962.

Le principe de précaution, mis en branle par le gouvernement, par souci de transparence et de bonne gouvernance, a permis de lever un gros lièvre, selon toute évidence, dans le dossier de réfection et de renforcement de la piste d’atterrissage de l’aéroport international
Cardinal Bernardin Gantin.
« …Les résultats de nos investigations ont montré que la qualité des travaux laisse à désirer et reste mitigée. Cet état de choses trouverait sa source en amont, depuis le choix du bureau d’études et du bureau de contrôle par le maître d’ouvrage… ». Voilà qui donne le ton de la qualité des travaux exécutés dans le cadre de la réfection et du renforcement de la piste d’atterrissage de l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin sous le régime précédent. Il s’agit de travaux de piètre qualité, à en croire les conclusions des investigations faites. Des travaux ayant coûté des milliards de
F Cfa se sont avérés défectueux. Chose que,faisant valoir le principe de précaution, le gouvernement actuel a décelée, dans une démarche toute naturelle de redevabilité et de transparence.
Quid ?
Tout est parti de la dégradation poussée de la piste, constat ayant conduit le gouvernement de la Rupture à engager des travaux pour une nouvelle réfection, en attendant la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé. Etant donné que des fonds publics avaient été engagés pour ces mêmes travaux. En somme, un souci de bonne gouvernance qui a abouti à l’expertise des travaux effectués peu avant. Le rapport qui en a découlé est on ne peut plus accablant. Et pour les autorités publiques qui ont géré le processus de contractualisation, et pour les structures exécutantes.
Le rapport de la mission d’expertise de diagnostic et d’évaluation des travaux en cause fait état d’un scandale et décèle des vices dans la procédure d’attribution du marché et la qualité des travaux. Des indélicatesses dont la note se chiffre en milliards de F Cfa.
Pour des travaux de réfection de piste d’atterrissage d’une longueur de 2 400 mètres et d’une largeur de 45 mètres, selon le rapport, des contrats « … ont été conclus respectivement pour un montant de 3 619 218 424 francs Cfa dont un avenant accordé mais non signé pour 974 564 442 francs Cfa en ce qui concerne l’entreprise Cge/Nge et de 76 304 640 F Cfa suivi d’un avenant de 70 709 760 F Cfa en ce qui concerne la société Rincent international Btp... ». Suivant les termes du rapport qui lève le voile sur ce scandale financier sous Yayi, « auparavant, la société Rincent international Btp avait obtenu un marché de gré à gré avec la Daan (Asecna) pour un montant de 103 000 000 F Cfa pour les études techniques et la préparation du dossier d’appel d’offres relatif au recrutement de l’entreprise ».
Une mise en danger des aéronefs
Sans appel, le rapport d’évaluation pointe : « les normes en vigueur pour garantir la qualité de l’ouvrage et la sécurité des aéronefs ont été rappelées. Malgré cela, les investigations sur la piste ont montré après à peine un an d’exploitation, des nids de poules, des désenrobages, brûlures et pelades, etc. Ces constats mettent en doute la qualité des travaux selon les normes de construction et induisent des risques pour la sécurité des aéronefs », dit-il en substance. Dans un luxe de détails édifiant, le diagnostic établi « note sur cette piste la présence des trois grandes familles de dégradations : des zones affaissées (tassement différentiel) dues soit à un compactage insuffisant de la couche de base ou de roulement, au non refroidissement du béton bitumineux avant son exploitation, donc susceptible de déformation, car il y a instabilité des matériaux de la couche de roulement ; soit à la faible portance localisée de la structure de la chaussée ;au raccordement non harmonieux de pente dans le profil en long... ». Pis, il est fait état de « Fissures de joints et de mauvais raccordements des joints ; de transversaux dans le sens du profil en long pouvant générer des soubresauts lors du roulage des aéronefs augmentant ainsi les risques d’insécurité… ».
Au titre d’autres dégradations, il est fait cas « Des remontées d’eau par capillarité à cause de la nappe phréatique affleurante et des infiltrations d’eau dues aux embruns marins… », pouvant trouver leur origine dans « L’insuffisance du temps de travail et de refroidissement des enrobées ; les travaux réalisés les nuits ; l’éloignement de la centrale d’enrobée ; le non-respect par les compagnies des Notam (les horaires possibles de navigabilité des aéronefs) … ». Avec pour conséquences, « Les difficultés de réaliser les travaux de finitions correctement… ».
A qui la faute ?
Tous ces manquements sont imputés à l’Asecna « pour le choix hasardeux et ambigu des bureaux d’études et de contrôle et la manière dont ce dossier a été piloté » ; à la société « Rincent international pour avoir rendu des études non approfondies » ; quant au bureau de contrôle , il lui est reproché de ne s’être pas fait représenter au plus haut niveau. Lesdits manquements, révèle le même rapport, ont aggravé l’état dégradé ou déjà très dégradé de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Cotonou. En ce sens que de nouveaux travaux sont apparus nécessaires et ont entraîné des surcoûts de l’enveloppe initiale d’une part, et de nouvelles dégradations continuent de surgir alors que les travaux sont supposés être terminés d’autre part. Au regard de tout ce qui précède, conclut le rapport, « Le renouvellement du corps de chaussée et donc de la chaussée entière notamment sur le tiers du linéaire de la piste s’impose. Il serait aussi indiqué d’envisager, dans les très prochaines années, la reconstruction de la piste et celle-ci passera par l’élaboration préalable d’une stratégie de construction, de maintenance et d’entretien futurs ».

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou a officiellement lancé, ce mardi 16 juillet à Kétou, les travaux d’aménagement et de bitumage du tronçon Kétou-Idigny - Igbodja - Savè et de ses bretelles Omou - Illadji- Mossougabé - Ayékotanian et Savè - Okéowo - Frontière Nigeria. Les travaux seront exécutés dans un délai de trois ans par l’entreprise brésilienne Consorcio construtor de estradas (Cce).
D’une longueur totale de 139,10 km, le tronçon Kétou-Idigny-Igbodja- Savè (85,8 km) et ses bretelles Omou-Illadji-Mossougabé-Ayékotanian (26,6 km) et Savè-Okéowo-Frontière Nigeria (27,5 km) seront aménagés et bitumés d’ici mai 2022. Les travaux ont été officiellement lancés ce mardi 16 juillet, à Kétou, par le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séïdou.
Le projet coûtera environ 118 milliards F Cfa à raison de 112 milliards F Cfa mobilisés par le gouvernement sous forme de prêt auprès d’une banque brésilienne, en l’occurrence la Banco do Brasil grâce à l’intermédiation de l’entreprise brésilienne Cce qui assure l’exécution des travaux et six milliards F Cfa au titre de la contribution du budget national.
Pour le ministre Alassane Séïdou, la réalisation de cette voie et de ses brettelles va mettre fin aux difficultés et nuisances auxquelles sont confrontées au quotidien les populations des communes de Savè et Kétou du fait de leur impraticabilité. Mieux, poursuit-il, ces routes constituent un maillon très important pour le réseau routier national et pour les échanges commerciaux entre le Bénin et le Nigeria. Le ministre des Infrastructures et des Transports se réjouit donc de la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage des différents tronçons de route de ce projet qui permettra d’améliorer les conditions et le coût de transport des personnes et des biens. Aussi, la concrétisation du projet permettra-t-elle d’assurer le désenclavement des zones traversées en facilitant l’accès aux centres à fortes potentialités économiques ; de réduire le nombre d’accidents de la circulation ; d’améliorer l’environnement immédiat et le cadre de vie des populations ; d’accroître la sécurité des personnes et des biens et de faciliter l’écoulement des produits agricoles vers les grands points de commercialisation. Au regard de l’importance du projet, le ministre Alassane Séïdou remercie, au nom du gouvernement, tous les acteurs et artisans qui ont œuvré à sa concrétisation,surtout l’ambassadeur du Brésil près le Bénin, Luis Ivaldo Gomes Santos, pour tout son soutien dans la mobilisation des ressources financières auprès de la Banco do Brasil.
Une réalité
Ceci témoigne, relève l’autorité ministérielle, de l’adhésion de ces derniers aux orientations stratégiques du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour la période 2016-2021. Lesquelles orientations visent à doter le Bénin d’infrastructures routières suffisantes et de qualité afin de booster le développement. Pour l’ambassadeur Luis Ivaldo Gomes Santos, la réalisation de ce chantier est la preuve éloquente de la bonne santé des relations de coopération entre le Bénin et le Brésil. Elle ouvre d’autres perspectives pour les deux pays. Le diplomate brésilien se dit davantage sidéré par le choix de l’entreprise brésilienne Cce retenue pour exécuter les travaux. Il rassure de la compétence de cette dernière présente dans plusieurs pays.
Le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, précise que cette cérémonie de lancement de ce projet n’est en fait qu’une régularisation. D’autant que les travaux ont démarré depuis le 13 mai dernier, date à partir de laquelle est compté le délai contractuel de 36 mois. Jacques Ayadji n’a pas manqué de présenter les caractéristiques techniques du projet qui sera en deux fois deux voies dans les agglomérations de Kétou jusqu’à Savè. La route aura une structure épaisse de 50 cm pour garantir sa durabilité dans le temps, informe le directeur général des Infrastructures. Il est aussi prévu la construction d’un pont d’environ 200 m sur le fleuve Okpara.
L’importance de ce chantier n’étant plus à démontrer, le préfet du Plateau, Valère Sètonougbo, a exprimé la gratitude des populations de tout son département et particulièrement celles de Kétou au président de la République, Patrice Talon et son gouvernement pour la concrétisation de ce projet routier qui vient s’ajouter à plusieurs autres depuis avril 2016. Il invite les populations et autres usagers de ce tronçon à la prudence, à la sagesse et au respect des prescriptions qui seront données dans le cadre de la circulation pendant l’exécution des travaux.
Le maire de Kétou, Théophile Dessa, félicite aussi le gouvernement pour ce projet qui permettra de désenclaver toute la région concernée et de faciliter le transit vers les pays de la sous-région notamment le Nigeria. Le lancement officiel des travaux de cette route vient dissiper les inquiétudes de certaines personnes qui se demandaient si le chantier est oublié par le gouvernement, indique le maire de Kétou.

L’évaluation des élections législatives du 28 avril 2019 est, depuis, hier lundi 15 juillet, au centre d’un atelier à Parakou. Organisée par la Commission électorale nationale autonome (Céna), la rencontre réunit les parties prenantes au processus.
L’heure est, depuis hier lundi 15 juillet, au bilan des élections législatives du 28 avril 2019. C’est à la faveur d’un atelier qui se tient à Parakou et qui prend fin demain, mercredi 17 juillet. L’objectif principal de ces assises initiées par la Commission électorale nationale autonome (Céna) est d’amener ses participants notamment l’ensemble des parties prenantes au processus électoral, à procéder à l’évaluation du scrutin du 28 avril 2019. Ils formuleront également des recommandations.
« Cet atelier représente un enjeu important car, il s’agit de recréer les conditions de cette confiance en tirant les enseignements de ces élections, pour renforcer la crédibilité de nos processus électoraux », a indiqué le président de la Céna, Emmanuel Tiando.
Au cours de leurs travaux, ils auront à relever non seulement les points forts de la préparation, de l’organisation et du suivi opérationnel du déroulement des élections, mais les dysfonctionnements et faiblesses. Ils sont aussi conviés à dégager les leçons apprises et à formuler des propositions.
Pour leur permettre d’atteindre les objectifs spécifiques fixés, les participants suivront huit communications liées à la problématique des élections. La première a pour thème « De l’urne aux résultats: Les grandes étapes du déroulement des élections législatives du 28 avril 2019 ». Elle a été développée par Rufin Godjo et Georges Otchéré, tous directeurs techniques à la Céna. Quant à la deuxième, elle a pour thème « Regards croisés sur la problématique du cadre juridique des élections en République du Bénin », et a été présentée par Dr. Simon Dako et Richard Dègbéko. « Le partenariat entre l’Agence nationale de traitement et la Commission électorale nationale autonome dans la gestion des processus électoraux », «Les contentieux des élections législatives de 2019 : Analyses, critiques et recommandations », «La problématique de la gestion du budget des législatives du 28 avril 2019 : Etat des lieux, enjeux et perspectives », « La contribution de la société civile à l’amélioration du processus électoral en République du Bénin », « La problématique de la communication durant le processus électoral » et « La sécurisation des élections législatives d’avril 2019 », tels sont les autres thèmes qui leur seront présentés.
Selon le maire Charles Toko, le choix de la ville de Parakou pour abriter ces assises n’est pas un hasard. Bien que considérée comme la vitrine du septentrion, certains ont voulu la mettre à feu au cours des dernières élections législatives. Et, poursuit-il, il a fallu beaucoup d’efforts, sur les plans administratif et sécuritaire pour éviter le pire. Il nourrit l’espoir que des travaux de cet atelier sortiront des propositions idoines qui ramèneront la confiance au niveau des populations en général et des acteurs politiques en particulier. Le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bayé Bio, abondera dans le même sens.
L’organisation du présent atelier n’est pas un évènement inédit dans la vie de la Céna. Cette dernière se livre toujours à cet exercice à l’issue des élections.

Par Christian HOUNONGBE
Les contre-performances de certaines sélections lors de la Coupe d’Afrique des Nations ne sont pas restées sans conséquence sur leur staff technique. Si les sélectionneurs Javier Aguirre de l’Egypte, Emmanuel Amunike de la Tanzanie, Sébastien Desabre de l’Ouganda et Paul Put de la Guinée ont été renvoyés, d’autres comme Clarence Seedorf du Cameroun et Florent Ibenge de la République démocratique du Congo (Rdc) sont sur la sellette.
L’élimination de certaines sélections après les deux premiers tours de la Coupe d’Afrique des Nations n’est pas restée sans remous dans les états-majors de ces équipes. Ainsi, la défaite des Pharaons d’Egypte en huitième de finale a entraîné la dissolution de leur staff technique. Dans la foulée, le président de la Fédération égyptienne de football, Hani Abou Rida a démissionné. Pour ce dernier, cette décision est une obligation morale après avoir déçu les Égyptiens. En conférence de presse, le sélectionneur mexicain, Javier Aguirre, avait lui-même été compatissant vis-à-vis du peuple égyptien endeuillé par cette élimination au deuxième tour de la compétition.
Du côté des Cranes de l’Ouganda, c’est le technicien français Sébastien Desabre qui a fait les frais de leur élimination en huitième de finale face au Sénégal (1-0). Il a été limogé par la Fédération qui a tout de même, dans un communiqué, salué le travail abattu à la tête de l’équipe. « La Fufa est reconnaissante de la contribution de M. Desabre pour le développement sportif et professionnel des Grues de l’Ouganda, y compris la qualification pour la phase finale et les huitièmes de finale de la Can-2019?», lit-on dans le communiqué. A 42 ans, le Drômois a échoué depuis le lundi dernier sur le banc du club égyptien de Pyramids FC, basé au Caire, pour une durée de deux ans.
Quant à la Fédération tanzanienne de football, elle a opté pour un règlement à l’amiable avec le technicien nigérian Emmanuel Amunike.
« La Fédération tanzanienne de football (Ftf) et le sélectionneur de l’équipe nationale,
Emmanuel Amunike, ont conclu un accord pour mettre fin au contrat entre nous. La Ftf annoncera en son temps l’entraîneur qui dirigera l’équipe nationale pour les matches du Chan. La recherche du nouvel entraîneur a commencé immédiatement », a annoncé la Ftf. A la tête des Taifa Stars depuis 2018, Amunike les a conduits à la Can 2019, 39 ans après leur dernière apparition à cette compétition. Toutes ces fédérations devront donc chercher d’autres sélectionneurs avant les prochaines joutes continentales que sont les qualificatifs du Championnat d’Afrique des Nations 2021, de la Coupe d’Afrique des Nations 2021 et du Mondial 2022.
Paul Put, Seedorf et Ibenge sur la sellette
Suite aux résultats du Syli national de la Guinée, des Lions indomptables du Cameroun et des Léopards de la République démocratique du Congo (Rdc) en phase finale de la Can 2019, leurs sélectionneurs font l’objet de critiques. Ils sont accusés d’avoir mal conduit leurs troupes lors du tournoi. Ainsi, de lourds soupçons pèsent sur l’entraîneur de la Guinée, Paul Put désormais démis de ses fonctions. Le président de la Fédération guinéenne de football, Mamadou Antonio Souaré, lui reproche d’avoir incité les joueurs à réclamer 30 000 euros de prime et d’avoir facilité le départ des membres de son staff alors même qu’aucun rapport n’est encore fait de la piètre prestation du Syli national. « J’ai fait comprendre à Paul Put que j’ai appris que des joueurs sont rackettés au niveau de leurs primes. Je lui ai fait comprendre que j’ai des textos d’échanges entre lui et certains joueurs à propos des primes (…) c’est une pratique notoire, une irresponsabilité, et c’est du jamais vu dans l’histoire du football guinéen », a expliqué le premier dirigeant du football guinéen. Paul Put gagne 30 000 euros le mois et a été limogé pour n’avoir pas atteint l’objectif.
Le sélectionneur du Cameroun, Clarence Seedorf qui reste dubitatif sur son avenir avec le Cameroun pourrait connaître le même sort. Traité de tous les noms, il s’est envolé pour l’Europe après la défaite des Lions indomptables, champions en titre. En République démocratique du Congo, les supporters congolais ne sont plus d’accord avec le staff des Léopards. Ils souhaitent un changement radical de toutes les structures qui gèrent l’équipe nationale. L’avenir de Florent Ibenge sur le banc de la Rdc est donc incertain. « Il me faudra discuter avec le président de la fédération. Donc, la suite, vous l’aurez très bientôt », a-t-il confié en conférence après la défaite face aux Malgaches n