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A travers une séance d’échange avec les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, le candidat à l’élection présidentielle du 28 février prochain, Pascal Irénée Koupaki, a dévoilé ses ambitions de mettre fin aux problèmes permanents du système éducatif au Bénin. C’était dans l’après-midi du mercredi 20 janvier à la Bourse du travail.
«C’est la continuité qui est la source de tous les maux du système éducatif du Bénin. Il faut descendre le moteur, le rechemiser et je suis le mécanicien en chef», a lancé Pascal Irénée Koupaki aux enseignants pour leur montrer qu’il faut la rupture pour mieux relancer le système éducatif. Pour lui, aucun problème n’est insurmontable.
En ce qui concerne les maux souvent liés au dialogue social, il a indiqué que le véritable problème est le manque de stratégie et de principe. Selon lui, pour que le dialogue social soit efficace, il faut d’abord un cadre réglementaire consensuel et des principes de bonne foi, de confiance et d’éthique. Il faut avoir également les aptitudes et les valeurs pour une bonne gouvernance participative, a-t-il ajouté. Dans un dialogue social efficace, Pascal Irénée Koupaki estime qu’il vaut mieux être un homme de dialogue et de foi. Ce qu’il est certainement, à en croire les enseignants.
Les enseignants ont ensuite voulu savoir la solution du candidat pour qu’admis à la retraite, ils aient le plus tôt possible leur fiche de pension. Pascal Irénée Koupaki a répondu qu’il faut déconcentrer les services. Pour lui, il est indispensable de rapprocher l’administration au développement à la base. Le préfet ne sera plus donc un homme politique mais un administratif rompu à la tâche. Ainsi, il a fait comprendre, que dans chaque département, il aura presque tous les services d’Etat afin de permettre à la population de se faire servir en un temps record.
Pour réformer le secteur éducatif, le candidat a fait plusieurs propositions. Il s’agit pour lui, d’assurer l’adéquation des programmes de formation des élèves-maîtres ; de renforcer et d’enrichir les programmes d’éducation pour améliorer les nouveaux programmes par des innovations pédagogiques afin de les adapter aux besoins réels d’épanouissement des apprenants et de développement du Bénin. Il pense aussi définir une politique du livre pour tous les ordres d’enseignement incluant la production, la vente, la distribution, la révision et l’actualisation, et renforcer les mécanismes de publication et de vulgarisation des connaissances et innovations pédagogiques dans tous les ordres d’enseignement ; promouvoir l’éducation à l’économie coopérative en milieu scolaire pour développer chez les élèves l’esprit coopératif et entrepreneurial. Aussi, a-t-il promis de doter les établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle de laboratoires, et de faire une évaluation des besoins en infrastructures et équipements de chaque ordre d’enseignement pour les dix prochaines années, assortie d’un programme d’investissement et de plaidoyer pour leur réalisation progressive.?

C’est à travers une conférence de presse organisée à Cotonou mercredi 20 janvier, que maître Joseph Djogbénou a apporté des démentis au sujet du candidat Patrice Talon. Il en a profité pour dénoncer un certain nombre de comportements observés en cette veille de l’élection présidentielle.
«Dans votre profession, il y a des journalistes et des blanchisseurs d’information, il faut éviter les supputations qui n’honorent pas les journalistes». Ces propos sont ceux du professeur Joseph Djogbénou répondant à un journaliste à propos des rumeurs sur une éventuelle invalidation de la candidature de Patrice Talon dont il est l’un des lieutenants. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée mercredi 20 janvier à Cotonou.
Face à cette rumeur, Joseph Djogbénou est formel. «Il n’y aura pas d’invalidation de la candidature de Patrice Talon par la Cour constitutionnelle. Depuis 1990 il n’y a jamais eu une invalidation de fond de la part de la Cour constitutionnelle. Les seules invalidations qui existent se trouvent au niveau des élections législatives et municipales», a-t-il martelé.
Joseph Djogbénou affirme qu’il n’y aura pas non plus de K.O en 2016 comme certains sont en train de le prévoir. Selon lui, le Code électoral ne permet pas de K.O si chaque acteur joue son rôle dans le processus. Il ajoute que la centralisation des résultats se fera au niveau des arrondissements. «Nous allons exploiter toutes les opportunités que nous offre le Code électoral», ajoute-t-il.
Il a qualifié d’infondées les rumeurs qui font état de ce que le candidat Patrice Talon ferait l’objet de poursuites judiciaires en Suisse. «Le candidat a fait ces derniers jours trois aller-et-venues sur la France et aucun juge français n’a pu lui notifier une convocation ou une invitation, ce sont là encore des rumeurs, juste pour nuire à l’intéressé», explique-t-il. «En décidant de s’engager dans la course présidentielle, le candidat Patrice Talon savait qu’il s’exposait à des risques. Il en a conscience et préfère assumer son choix», souligne Joseph Djogbénou.
A propos de la distribution des cartes d’électeurs, il estime que le processus accuse déjà de retard et qu’il aurait fallu maintenir les anciennes cartes et se préoccuper de ceux qui n’en avaient pas obtenu. ?

Des agents des forces de sécurité publique, des magistrats et des membres de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC) suivent à Cotonou, du 19 au 22 janvier 2016, un atelier sur la corruption publique et les méthodes pour garantir l’intégrité dans le secteur public. La rencontre a été ouverte, mardi 19 janvier, par Placide Azandé, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes et Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin.
Renforcer les connaissances et échanger les expériences pour améliorer les performances en matière de lutte contre la corruption. Tels sont les objectifs de l’atelier organisé à l’intention des policiers, magistrats et membres de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC).
Dans son mot d’ouverture, Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, a précisé que cette formation va examiner les causes de la corruption dans le secteur public et ses effets sur la société démocratique, le développement de l’économie et la stabilité politique. Elle abordera également les diverses manifestations de la corruption publique, notamment dans le rang des agents des forces de sécurité publique, dans le système judiciaire ainsi qu’à travers les crimes électoraux. Des cas de corruption avérés survenus aux Etats-Unis seront présentés, a ajouté Lucy Tamlyn. A l’en croire, la corruption affecte la qualité de la sécurité aux frontières, le niveau de protection des quartiers, les verdicts rendus dans les tribunaux, les résultats des compétitions sportives jusqu’à la qualité des routes, des écoles et autres services publics. «La corruption constitue une menace fondamentale pour notre sécurité et notre mode de vie», a souligné le diplomate américain.
Procédant à l’ouverture de l’atelier, Placide Azandé, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, a fait observer que le terrorisme qui menace dans la sous-région tire ses ressources de la corruption et d’autres infractions connexes. Selon lui, autant la lutte contre la corruption est urgente, autant le renforcement des capacités des agents publics chargés de la conduire l'est. Ainsi, a-t-il relevé que cet atelier permettra de renforcer les aptitudes des officiers chargés de l’application de la loi pour accroître les chances de succès d’une lutte sans merci contre les prédateurs des deniers publics et tout individu développant des comportements similaires.
Notons que l’atelier s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au renforcement des capacités de l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin et sera assuré par des formateurs du FBI. «Ces formateurs aideront les participants à reconnaître les infractions et à appliquer des méthodes et techniques avancées pour mener des enquêtes sensibles jusqu’au bout», a révélé Lucy Tamlyn.

Les conseillers de la Haac ont reçu mardi 19 janvier au siège de l’institution, une délégation de la Cédeao composée de six experts venus s’enquérir des dispositions prises par l’institution dirigée par Adam Boni Tessi, pour mieux régulariser les activités des médias en cette période électorale.
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédeao) se préoccupe du bon déroulement de l’élection présidentielle du 28 février prochain au Bénin. Cette institution sous-régionale a dépêché un groupe de six experts dans le cadre d’une mission exploratoire pour s’informer des dispositions prises par les différents acteurs engagés dans le processus électoral en vue de la régularité du scrutin. Cette mission exploratoire s’inscrit dans le cadre du protocole additionnel de la Cédeao sur la démocratie et la bonne gouvernance.
Mardi 19 janvier, la délégation a rencontré les conseillers de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac). Les échanges ont porté notamment sur les dispositions prises par la Haac pour une bonne régulation des activités des médias en cette période électorale très sensible.
Adam Boni Tessi, président de la Haac s’est réjoui de cette initiative de la Cédeao et affirme que toutes les dispositions sont en train d’être prises pour que son institution joue pleinement son rôle dans le cadre des échéances électorales prochaines. Il a reconnu que le manque de moyens ralentit parfois la mission de son institution. «La Haac apparaît un peu absente ces derniers temps, cette situation est due au manque de moyens auquel l’institution est parfois confrontée. Mais les dispositions sont prises pour que tout se passe bien», reconnaît-il, avant de justifier que les décisions que la Haac prend ont toujours été inspirées par les différentes lois de la République du Bénin.
Francis Oké, chef de l’unité d’assistance électorale et chef de la délégation de la Cédeao estime que cette institution se prépare bien pour jouer son rôle de régulation. «Nous avons eu des échanges très directs avec la Haac et nous avons senti les conseillers de la Haac et son président très confiants et conscients de la charge qui leur revient pendant ce processus, et c’est déjà un bon signe par rapport à ce que nous voyons dans la région, nous estimons que sur cette lancée on pourra avoir des résultats probants», espère-t-il. Les experts se disent satisfaits des échanges et des réponses à eux apportées?

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) a rencontré, lundi 18 janvier, les présidents des associations faîtières des professionnels des médias puis les responsables des organes de presse de service public. L’objectif était d’échanger avec eux sur les dispositions indispensables pour une couverture médiatique apaisée de la campagne électorale de la présidentielle 2016.
«Depuis quelques moments, nous sommes entrés de plain-pied dans le processus électoral et la presse a un rôle important à y jouer. La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac), en tant qu’institution de régulation, a alors engagé une série d’initiatives parmi lesquelles : la mise en place d’un sous-comité "Environnement apaisé" placé sous l’égide des conseillers Gracia Holo et Marie-Richard Magnidet ; l’élaboration d’un projet de décisions qui régule la période de campagne et qui a été envoyé aux représentants des professionnels des médias pour amendement ainsi que la programmation d’une série de concertations avec la presse pour une couverture médiatique professionnelle de l’élection présidentielle de 2016». C’est ainsi que les conseillers Lambert Dogo et Romaric Kessou ont respectivement introduit les séances de travail que la Haac a tenues avec les présidents des associations des professionnels des médias (Upmb et Odem) d’une part et avec les responsables des organes de service public (Ortb, La Nation) d'autre part. Invitant les professionnels des médias au respect des textes, le conseiller Gracia Holo les a exhortés à relire les articles 53, 54, 62, 63, 108 à 118 du Code électoral pour mieux s’imprégner de certaines dispositions habituellement violées. Sans ambages, les conseillers Marie-Richard Magnidet et Pascal Zantou ont exprimé au directeur de la télévision nationale Wabi Boukari, les frustrations de la Haac à l’égard de son organe. «La loi demande que les organes de service public soient au service de la nation et que tous les Béninois se reconnaissent dans ces médias. Mais la plupart des plaintes que nous recevons vise la télévision nationale. Il est important d’assurer l’équité et l’égalité dans le traitement des informations et d’accorder la même part à tous les candidats», ont-ils indiqué.
Après avoir rassuré les conseillers de la Haac de la pleine responsabilité des hommes des médias en cette période sensible, le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpotchémé et le représentant de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique des médias (Odem), Fortuné Sossa, ont pour ce qui les concerne, invité la Haac à associer les associations des professionnels des médias aux prises de décision et à éviter les dispositions liberticides.
A leur tour, les responsables des organes de service public, l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb) et le quotidien national d’information "La Nation" ont fait part des difficultés auxquelles ils doivent faire face dans la couverture médiatique de cette période sensible. Il s’agit, entre autres des faibles moyens financiers et humains, du refus de certains candidats d’honorer leur plage d’antenne à la télévision nationale, des difficultés liées à la programmation et la publication des messages des candidats. Après échanges, tous se sont engagés à couvrir la période de la campagne électorale avec responsabilité et professionnalisme. «Ce n’est pas la première fois que nous participons à la couverture de la campagne électorale pour la présidentielle, et je crois que nous nous en sortirons la tête haute», a rassuré la directrice de la radiodiffusion nationale Pascaline Ahoulihoua?

Du 21 au 22 janvier prochain, se tiendra à Cotonou, capitale économique du Bénin, la 1re édition des assises nationales du numérique. Placées sous le thème : «La vitrine de l’innovation numérique au Bénin : place au privé», ces assises se veulent le déclic qui propulsera le secteur numérique au Bénin, en vue d’en faire non seulement un véritable outil de développement, mais aussi un moyen pour éradiquer le chômage des jeunes. Le Conseiller technique à l’économie numérique du chef de l’Etat Jules Dédjila évoque les enjeux et opportunités de cette rencontre.
La NATION : Quelle est la vision du gouvernement béninois pour le secteur du numérique au Bénin ?
Jules Dédjila : Le gouvernement béninois aimerait utiliser le secteur de l’économie numérique comme moteur pour la croissance économique de notre pays. Pour cela, il faut structurer ce secteur, il faut l’assainir d’abord. Donc par rapport à tout ce qu’on a comme institutions, tout ce qu’on a comme règlementations dans le secteur, il faut structurer et définir les rôles et responsabilités de chaque partie. Ensuite, il faut investir dans les infrastructures. Ce que le gouvernement a commencé avec le développement du réseau mais aussi de quelques infrastructures. Il en est de même avec la promotion de la migration vers la 4 G aussi bien avec Bénin-Télécom Service qu’avec le secteur privé. D’un autre côté, on a la migration de l’analogique au numérique qui est aussi un élément important dans la croissance grâce à l’économie numérique. Le gouvernement a mobilisé tout l’effort qu’il faut pour que ce secteur puisse devenir un véritable facteur de croissance économique.
Pour ces premières assises du numérique, quels sont les objectifs et les cibles attendus ?
Les objectifs comme le chef de l’Etat nous l’a clairement signifié, c’est de pouvoir mobiliser la diaspora et le secteur privé autour de quelques projets fédérateurs dans le numérique, des projets structurants pour le secteur et surtout insister sur le problème du chômage des jeunes. Donc, il faut que ces projets puissent apporter des réponses précises au chômage des jeunes. Cela veut dire que les initiatives que le gouvernement veut promouvoir doivent avoir une partie importante d’emplois pour les jeunes.
Quid des cibles qui sont attendues ?
Les cibles qui sont attendues comme je vous l’ai dit, premièrement il y a la diaspora. On a beaucoup de compétences, dans le numérique au niveau de la diaspora, que ce soit dans le public ou le privé qui sont des références dans leurs domaines. L’objectif de ces premières assises, c’est d’attirer cette diaspora vers le Bénin et lui montrer comment est-ce qu’elle peut, tout en étant de la diaspora, par le numérique, investir au Bénin et promouvoir aussi le Bénin dans ses activités. L’autre côté, c’est aussi les investisseurs étrangers. Il s’agit de leur montrer toutes les opportunités qu’il y a au niveau du Bénin. En terme de numérique aujourd’hui, c’est un grand chantier que ce soit au niveau des réseaux de télécommunication, qu’au niveau des applications ou des technologies diverses que l’on peut déployer. Le champ est vierge et justement le gouvernement est allé un peu plus loin en mettant à disposition de ces investisseurs potentiels, un terrain de 12 hectares qui est situé à Fidjrossè. Ce terrain est un peu comme finalement un terrain de travail pour les différents investisseurs afin qu’ils puissent déployer l’innovation numérique, la vitrine de l’innovation numérique au Bénin.
En termes de débat monsieu, le conseiller technique, quels seront les grands sujets qui seront débattus lors de ces premières assises du numérique au Bénin ?
Il y a plusieurs sujets qui seront débattus. On va parler de comment est-ce que l’économie numérique impacte la croissance et le développement d’un pays. D’un autre côté, on veut s’assurer que toutes les parties de la société jouent leur rôle. Quand je parle de partie, je parle du secteur privé, du secteur privé local, de l’international, je parle des pouvoirs publics, et aussi des partenaires techniques et financiers, de la communauté numérique locale. On a des développeurs ici, on a des communautés locales qui sont très vivantes. On veut voir un peu avec la diaspora béninoise comment définir les rôles et implications de chaque personne, afin que le gouvernement puisse tout mettre en place pour faciliter l’éclosion de l’innovation dans notre pays. Autre sujet qui pourrait être avancé, c’est de faire un peu l’état des lieux des chantiers en cours et de voir comment on peut les améliorer. On va parler de technologies émergentes dans le domaine du numérique, on va aussi voir ensemble, les expériences de différents pays qui sont cités comme références dans le domaine comme la Croatie par exemple dont on pourrait s’inspirer dans le développement du numérique. On va parler évidemment de la position du Bénin dans la sous-région et comment est-ce que le Bénin peut jouer un rôle de hub numérique dans le domaine. Nous avons également fait un appel à propositions pour que les gens nous proposent des projets structurants, des projets fédérateurs que le gouvernement peut aider, voire accompagner dans le domaine du numérique. Donc ça peut être de l’installation d’incubateurs aux projets de mise en place de ‘’data center’’ ou au projet de mise en place de nouveaux centres d’appel. On est ouvert à écouter, pourvu que le problème de l’emploi des jeunes soit pris en compte.
«Vitrine de l’innovation au Bénin : place au privé» est le thème de la première assise du numérique au Bénin. Dites-nous, pourquoi avoir mis un accent particulier sur le secteur privé ?
Tout à fait. On a mis l’accent sur le secteur privé parce qu’on sait que dans le domaine du numérique, ça évolue très vite. Les technologies sortent généralement rapidement et tous les six mois, il y a de nouvelles technologies et on a besoin des acteurs qui sont capables d’adapter et de déployer, non seulement rapidement ces technologies, mais aussi de les faire évoluer. C’est rare que ce soit le gouvernement, c’est généralement le privé qui investit et qui propose des adoptions durables dans le temps. Alors le gouvernement est là pour mettre les conditions et les formes pour que le privé puisse jouer son rôle. Au niveau du gouvernement, nous croyons beaucoup au secteur privé béninois et à celui international dans le domaine pour un développement durable dans le numérique au Bénin. C’est pourquoi on veut mettre vraiment l’accent sur le privé et surtout à cause de la rapidité que celui-ci a à adopter de nouvelles technologies.
Que retenir des initiatives gouvernementales dans le secteur du numérique pour juguler le chômage au niveau de la couche juvénile ?
Le gouvernement comme je l’ai dit depuis le début, a compris qu’il faut profiter du numérique pour s’attaquer aux problèmes de l’emploi des jeunes, ce qui n’est pas évident de prime abord, parce que normalement, quand on informatise, ça diminue généralement le nombre de ressources humaines requises. Mais le président de la République a insisté parce que si on n’occupe pas cette jeunesse, si on ne leur trouve pas des opportunités de sortir de la maison, cela va constituer un problème pour la nation. Le président a insisté que dans toutes nos initiatives, dans tout ce que nous faisons, nous puissions tenir compte de ce facteur important qu’est l’emploi des jeunes. C’est pour cela, vous avez vu récemment le gouvernement a beaucoup investi dans les centres d’appel. Les centres d’appel sont à forte consommation de main d’œuvre juvénile. Et le gouvernement a mis beaucoup de temps à vendre à lui-même, parce que c’est le gouvernement qui est le premier client des centres d’appel pour les services de l’Etat. Et des milliers de jeunes aujourd’hui aimeraient aller beaucoup plus loin. Aujourd’hui, des milliers de jeunes sont déjà des conseillers dans les centres d’appel au Bénin. On aimerait aller plus loin pour que le secteur privé béninois et international, puissent adopter le Bénin comme destination sûre pour les centres d’appel. Le gouvernement prévoit créer des dizaines de milliers d’emplois dans ce domaine, rien qu’en faisant la promotion de la destination Bénin comme un endroit sûr pour les investissements dans les centres d’appel. Ça fera partie des discussions que nous aurons durant les assises du numérique. On vise créer 50. 000 emplois. C’est faisable. On a des gens qui viennent du Maroc et qui en ont créé 10.000, rien que par les centres d’accueil. On croit qu’avec une composante centre d’appels, on peut créer des milliers d’appels. Mais il n’y a pas que ça : comme je l’ai dit, on a 12 hectares, on a des propositions de plan d’ensemble de différentes entreprises qui peuvent s’installer dans ce domaine et encore une fois, on aura des incubateurs de jeunesse. Tout ça va occuper beaucoup nos jeunes et c’est vraiment vers ça qu’on s’en tire.
Quel est votre appel à l’endroit des cibles qui sont attendues ?
Mon appel est de leur dire que c’est vraiment une opportunité unique. C’est la première fois qu’on a une telle opportunité de disposer d’un terrain de douze hectares où le gouvernement dit : je veux en faire la vitrine de l’innovation numérique au Bénin. On aimerait que différentes structures puissent s’installer à cet endroit. Ça va être un endroit où la connexion serait disponible suivant les normes internationales, où on va s’assurer que l’énergie est disponible suivant les normes internationales. Je pense que les acteurs qui ont travaillé dans ce domaine au Bénin ne devraient pas rater cette opportunité. Ils doivent vraiment faire partie de la vitrine de l’innovation numérique au Bénin. Donc c’est un appel à tous. Ce sont des rassemblements de projets structurants que nous voulons défendre et on a besoin des uns et des autres pour en faire une réussite. On lance une invitation à toutes les parties à se joindre à nous pour les assises, afin que nous poussions nous en sortir avec des chantiers communs, des projets structurants pour l’essor du Bénin dans la sous-région et à l’international?
Economie 19 janv. 2016

Les ressortissants de la région de la Vallée de l’Ouémé étaient en fête dimanche 17 janvier. Ils ont célébré la 7e édition de leur fête identitaire. Les manifestations festives se sont déroulées au Collège d’enseignement général d’Affamè dans la commune de Bonou en présence du Premier ministre, Lionel Zinsou, représentant le chef de l’Etat. Les regards sont maintenant tournés vers la 8e édition prévue pour se tenir à Dangbo en janvier 2017.
Le Collège d’enseignement général d’Affamè dans la commune de Bonou était dimanche 17 janvier le point d’attraction des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé. Il a vibré aux couleurs de la 7e édition de la fête des Wèmènous dont les manifestations ont démarré depuis mercredi 13 janvier dernier. Et a connu son apothéose avec la messe d’action de grâce célébrée par l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo assisté de son collègue de Dassa-Zoumè, Mgr François Gnonhossou, natif de la Vallée de l’Ouémé.
Le coordonnateur général de Wémèxwé, Antoine Bonou, a exprimé toute sa reconnaissance à ses frères et sœurs Wémènous. Car, selon lui, cette fête de retrouvailles constitue une fierté pour toute la population du Bénin en général et celle de la Vallée de l’Ouémé et de la diaspora en particulier. L’importance de cette fête a traversé déjà les frontières des quatre communes de la région Wémè à savoir Adjohoun, Bonou, Dangbo et Aguégués. Cette fête a aujourd’hui une envergure nationale en témoigne le grand nombre de personnalités politico- administratives et autres citoyens béninois qui affluent pour y vivre les manifestations.
«Cette fête reste et demeure la seule et unique puissance unificatrice des filles et fils de la région Wémè», précise Antoine Bonou. Elle reste et demeurera fraternelle et son caractère apolitique n’est pas à démontrer, martèle-t-il avant d’insister qu’au-delà des réjouissances, cette fête identitaire est l’outil opérationnel pour le développement de la Vallée de l’Ouémé. Il en veut pour preuve les différentes réalisations depuis la première édition en 2007 où a été décidée la tenue rotative de cette fête. Pour la 7e édition, Antoine Bonou cite la construction de plusieurs infrastructures sociocommunautaires au profit de la commune de Bonou qui cette année, a abrité les manifestations. Il s’agit notamment de la construction d’un laboratoire plus un magasin et d'un bureau au CEG de Damè-Wogon, d’un centre multi média au CEG Bonou doté d’ordinateurs et d'une ligne Wifi pour permettre aux élèves d’être en contact avec le monde, l’aménagement du terrain de sport du CEG Affamè. Le tout pour un montant de près de 47 millions FCFA, renseigne le coordonnateur général de Wémèxwé. Des plaidoyers ont également été faits qui ont permis d’avoir un accord avec le gouvernement pour la construction d’un second pont à Tovègbamè dans la commune d’Adjohoun. Les travaux de ce pont vont démarrer en août prochain. Il en est de même pour le reprofilage de la voie allant du carrefour Affamè jusqu’à Itadjèbou via Abèokouta par le ministère des Travaux publics et des Transports, poursuit Antoine Bonou. Il a félicité les populations de Wémè et leurs sympathisants pour leurs précieuses souscriptions sans lesquelles ces réalisations ne pourraient voir le jour. Il se réjouit que le pari de la fraternité et de l’amour de cette fête tournante soit en train d’être gagné par les uns et les autres. Ce qui reste aujourd’hui, fait savoir le coordonnateur général de Wémèxwé, est l’exploitation des riches potentialités de la Vallée de l’Ouémé, la deuxième vallée la plus riche au monde. Il invite pour cela chaque Béninois et surtout chaque Wémènou à apporter sa contribution. D’où d’ailleurs le slogan de la 7e édition de cette fête : «Wémènou, où que tu sois ta vallée t’attends, rejoins tes frères». Selon Antoine Bonou, il faut une chaîne de tous pour booster le développement de la Vallée de l’Ouémé. Il appelle aussi le gouvernement et d’autres personnes de bonnes volontés à apporter leur appui pour concrétiser les ambitions des filles et filles de Wémè pour sortir leur localité de l’ornière du sous-développement.
Après la messe d’action de grâce, place a été faite à la fête ponctuée de plusieurs manifestations de réjouissances populaires. Lesquelles se sont poursuivies jusque tard dans la nuit. Le rendez-vous est pris prochainement pour la 8e édition à Dangbo l’année prochaine?

Samedi 16 janvier dernier, la troisième édition des rencontres mensuelles de la culture a mis sur scène les acteurs culturels Dine Alougbine et Méchac Adjaho autour du thème «Formation artistique et culturelle au Bénin : opportunités et états des lieux». C’était sous la modération de la journaliste Annick Balley.
La prolifération d’artistes spontanés dans le milieu culturel béninois fait parfois perdre de vue que l’art au Bénin a une histoire, une notoriété et exige un minimum de formation requise. Faire l’état des lieux et identifier les opportunités de la formation artistique et culturelle au Bénin est alors utile. C’est autour de ce sujet que sont réunis, samedi 16 janvier dernier, les acteurs culturels et les passionnés du monde culturel au titre de la troisième édition des rencontres mensuelles de la culture. Lors de ce creuset d’échanges modérés par la journaliste Annick Balley, le comédien Dine Alougbine bien connu sous le nom "Aladji", a plongé les participants dans l’histoire de la formation culturelle au Bénin, de l’époque coloniale à l’ère démocratique en passant par la période révolutionnaire qui fut essentielle dans l’essor des arts au Bénin. Il est à retenir que pendant longtemps, les artistes béninois ont été des produits de l’école informelle. Avant l’indépendance, cette école informelle est née du contact avec le colon qui, se servant de la riche culture dahoméenne (danses, chants, contes …), en a fait un outil au service de l’endoctrinement. Les missionnaires furent les protagonistes de cette école à travers la création de chorales, l’immersion d’instruments de musique, les séances d’enseignements… Après l’indépendance, cette école informelle va prendre de l’ampleur et se professionnaliser peu à peu avec la naissance des orchestres, de la troupe de la gendarmerie nationale, des troupes artistiques dans les collèges. Les moments de répétition de ces groupes constituaient le temps de formation par excellence. En théâtre spécifiquement, la première troupe professionnelle a été créée par Stanislas Adotévi alors directeur de l’Institut de Recherches appliquées du Dahomey (IRAD) et avait pour nom "La troupe de l’IRAD". Avec la révolution dans les années 70, on assiste à l’éclatement de la culture au Bénin. La culture était partout, dans les rues, dans les écoles, dans les lieux de rencontres… parce que c’était la volonté de l’Etat. Mais c’est avec l’ère démocratique que naîtront plusieurs instituts de formation professionnelle en arts. Parmi ces écoles formelles qui existent aujourd’hui, on cite Média Afrique, l’Institut culturel Somba, Esnac Hwendo, l’Ecole internationale de Théâtre du Bénin.
Les défis de la musique au Bénin
De façon particulière, la musique a également fait l’objet des rencontres mensuelles de la culture avec la communication du Maestro Méchac Adjaho qui a mis en exergue les défis actuels de la musique professionnelle au Bénin. Il fait deux constats qui expliquent le bien-fondé d’une formation musicale au Bénin. « Il existe de grands noms dont Angelique Kidjo, John Arcadius, Lionel Louèkè …, qui portent haut l'étendard de la musique béninoise au plan international. Mais malheureusement, nos chaînes sont saturées par des musiques qui n’honorent pas le patrimoine culturel», remarque-t-il. Il y a donc nécessité de former les artistes béninois et de leur donner le minimum requis pour des prestations honorables. Selon Méchac Adjaho, c’est aussi de cela que dépendent l’hommage et le respect dus à leur métier. «Il est important de revaloriser ce métier et de le recentrer dans les écoles», insiste-il. En la matière, il existe plusieurs écoles de formation parmi lesquelles "Benin music Institute" dont Méchac Adjaho est le promoteur, l’institut de musique de Houéyiho, la filière musique ouverte au département des Arts de l’Université d’Abomey-Calavi… Toutefois le Bénin, selon Méchac Adjaho, doit faire face à trois perspectives : donner aux passionnés de la musique la possibilité de se faire former, promouvoir la transdisciplinarité dans les métiers de l’art et encourager les initiatives par des offres de financement pour permettre aux Béninois modestes de se faire former. De la formation des artistes, naitra une génération de musiciens qualifiés dont la popularité portera encore plus haut le flambeau de la musique béninoise.
Mais la popularité d’un artiste au Bénin dépend, selon lui, des médias. Il revient aux médias de faire la promotion des valeurs béninoises en priorisant la diffusion de leurs compositions ou de leurs œuvres, avec des conditions moins onéreuses. Mais sur la question, les avis restent divergents. Car, selon certains participants, les artistes eux-mêmes, doivent aller au contact du public et s’imposer sur scène?

Telle une araignée, Roger Bonon a longtemps tissé sa toile dans les buts du club militaire de football : Forces armées du Dahomey (FAD) et de l’équipe nationale de football du Bénin. Septuagénaire, baraqué, noir, et le regard fuyant, cet ancien militaire actuellement à la retraite aurait pu être un sous-officier si le football n’a pas pris le pas sur sa carrière militaire. C’est avec beaucoup d’émotions dans la voix que cet ancien gardien de but très doué de sa génération, rappelle, non sans regret qu’il aurait pu sortir adjudant ou capitaine comme la plupart des éléments de sa classe.
La Nation : Comment l’ancien footballeur international et grand gardien de but par surcroit, vit-il sa retraite ?
Roger Bonon. C’est une grâce. Nous sommes vivants et rendons grâce au créateur.
Quel a été le parcours de celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands gardiens de but de la fin des années 60 jusqu’à la décennie 70 et 80 ?
Je suis militaire de la classe 67, incorporé en 1969. J’ai fait 30 ans 6 mois dans l’Armée pour finalement terminer sergent. C’est le football qui m’a arriéré sinon certains de ma promotion ont fini capitaine, adjudant. Passionné de football, j’ai été bon footballeur pour l’Armée et je peux dire que cela m’a arriéré. Mais je rends grâce d’être aujourd’hui à la retraite et d’en jouir.
Peut-on en savoir davantage sur votre carrière de football?
Avec les Forces armées du Dahomey, nous étions le club champion. Ce qui nous a donné le droit de participer à la Coupe d’Afrique des clubs champions, pour la saison 69 -70. Pour notre premier match, nous avions rencontré un club nigérian qui nous a éliminés. Je précise que j’ai évolué au sein des FAD, devenus à partir de 1975, Entente FC, puis Adjidja FC plus tard. Je signale que j’ai également défendu les couleurs nationales au sein des Ecureuils pendant des années.
Dites-nous l’évènement sportif qui vous a marqué au cours de cette carrière de footballeur?
(Un temps de réflexion...) J’ai remporté quatre trophées. Le premier, c’est la Coupe Pierre Agondanou de Porto-Novo. J’ai eu le deuxième trophée lors de la Coupe de la municipalité de Cotonou, le trophée de Pierre Yérima de Parakou. Enfin, le trophée dénommé «Coupe BCB».
Vous dites que vous avez été un international?
Oui. J’ai été gardien de but de l’équipe nationale. Je me souviens avoir gardé les buts lorsque l’équipe nationale du Congo est arrivée à Cotonou avec son trophée en 1969. J’ai en mémoire qu’on l'avait battue 5-3.
Quel regard portez-vous sur la situation du football béninois actuellement?
Si les anciens footballeurs ne sont pas associés, rien n’ira de l’avant. Les acteurs actuels du football nous ont négligés. C’est tout le problème. Les anciennes gloires ont trop souffert pour le football de ce pays. Parfois on les méprise lors des rencontres internationales en les refoulant à l’entrée des stades. C’est ce qui les a fait fuir définitivement. On peut tirer beaucoup de choses d’eux. Ils ont des astuces à livrer, les anciens styles et autres techniques. Par exemple, lorsqu’il y a penalty, il y a des mots qu’il faut prononcer. J’insiste qu’il est possible de faire signe à un adversaire pour qu’il envoie la balle là où l’on le lui demande. Oui, on peut travailler son adversaire.
Selon vous, l’occultisme existe dans le football ?
(Il affiche un ton ferme) Oui ça existe encore ! Le seul problème aujourd’hui, est que les jeunes ne sont plus disciplinés?
Sports 18 janv. 2016

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience jeudi 14 janvier, plusieurs personnalités et des délégations qui ont partagé avec lui des préoccupations diverses et variées.
Une délégation de la mandature 2016 de la Jeune chambre internationale (JCI Bénin) était au cabinet du président de la Cour suprême à Porto-Novo. Conduite par sa présidente nationale pour la mandature 2016, Alexandrine Codjovi, la délégation est allée présenter ses bons vœux du nouvel an au président Ousmane Botoko. Elle lui a souhaité des vœux de bonne santé et de pleine réussite dans toutes ses entreprises pour cette année 2016 qui commence et au cours de laquelle le Bénin va aborder une période cruciale, en l’occurrence l’élection présidentielle du 28 février prochain. Un scrutin que la JCI souhaite dans la paix et une ambiance festive. La délégation a saisi l’occasion pour présenter à Ousmane Batoko les activités du mandat 2016 de la JCI et recueillir ses suggestions et orientations. Et l’une des activités phares concerne le projet Flamme de la paix lancé le jeudi 7 janvier dernier à Porto-Novo devant des autorités politico-administratives de la ville. Cette flamme a parcouru tout le pays et a été accueillie dans l’après-midi du jeudi 14 janvier à la place du Souvenir à Cotonou. La délégation de la JCI a invité le président Ousmane Batoko à être à ses côtés pour accueillir cette flamme de la paix. Alexandrine Codjovi s’est réjouie de l’engagement du président de la Cour suprême pour l’initiative de ce projet qui vise l’organisation dans des conditions apaisées de la présidentielle de février prochain. Ousmane Batoko a adhéré à l’initiative et a promis d'être aux côtés de la JCI pour l’accueil de cette flamme de la paix à travers une forte délégation de ses collaborateurs. Aussi, a-t-il promis d’envoyer une forte délégation pour la rentrée solennelle de la JCI qui aura lieu samedi 16 janvier prochain à Cotonou, renseigne la présidente de la JCI. Elle dit ne pas être étonnée de cette prompte réaction du président Ousmane Batoko qui témoigne de son expérience dans la vie associative.
Avant la délégation de la Jeune chambre internationale, le président de la Cour suprême s’est entretenu avec l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin. Il s’agit d’une visite de courtoisie au cours de laquelle Lucy Tamlyn dit avoir félicité le président Ousmane Batoko pour tous ses efforts dans le cadre de la promotion des droits des citoyens et de la démocratie.
Plusieurs autres délégations ont été reçues par le président de la Cour suprême au nombre desquelles celle du Syndicat libre des travailleurs de Bénin- Télécoms SA conduite par son secrétaire général Asséréou Brice Agossou. ?