La Nation Bénin...
Nouvelles

Par Sabin LOUMEDJINON
Avant l’ultime rencontre de la Coupe d’Afrique des Nations prévue pour le 19 juillet prochain au Caire, il y a un constat qui n’échappe à personne : aucun entraineur expatrié n’est parvenu à se hisser en finale de la compétition.
Vendredi 19 juin prochain, au Caire, c’est un Africain qui sera à la tête de l’équipe qui gagnera le trophée continental. Le Sénégal devant affronter l’Algérie pour cette finale de la 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Et, à la tête des sélections de ces deux pays qualifiés de favoris de la compétition, se trouvent des coaches locaux : Aliou Cissé pour les Lions de la Téranga et Djamel Belmadi pour les Fennecs d’Algérie.
Sur les 24 équipes alignées au départ de la compétition, 13 avaient sur leurs bancs des entraineurs expatriés contre 11 entraineurs locaux. Mais à l’arrivée, aucun des sorciers Blancs n’a pointé son nez. C’est encore une fois la preuve du dynamisme du football africain qui peut, de nos jours, entamer une rupture progressive avec ce qui peut être appelé « le mythe des entraineurs expatriés ». Car le ballon est rond pour tous. Et Africains, et Européens et Sud-américains vont dans les mêmes écoles de formation pour obtenir leurs diplômes de technicien. Si les Africains arrivent à obtenir les moyens et disposant d’un environnement adapté à un travail professionnel, rien ne pourrait, a priori, les empêcher d’obtenir des résultats conséquents.
Des Africains ont fait la pluie et le beau temps dans de grands championnats du monde en damant souvent le pion à leurs coéquipiers des autres continents. Pourquoi ne seront-ils pas capables de faire de même à la tête des sélections de leurs pays respectifs ? Même si être grand joueur n’est pas forcément synonyme de meilleur entraineur, nombreux sont ces nationaux qui ont tout de même donné la preuve de leur compétence à la tête des sélections de leur pays.
Et même s’ils sont parfois négligés, leurs résultats parlent en leur faveur. Il est important de souligner que pratiquement la moitié des trophées de cette prestigieuse compétition (16 sur 32 maintenant avec l’édition 2019), ont été remportés par des coaches locaux.
Certains l’ont même fait à plusieurs reprises. C’est le cas du Ghanéen Kumi Gyami. Il est le premier Africain à avoir remporté trois fois le trophée (Can de 1963 au Ghana, 1965 en Tunisie et de 1982 en Libye).
Mieux que lui, l’Egyptien Hassan Shehata a réussi l’exploit qui restera à jamais gravé dans les mémoires, en décrochant le Graal trois fois successivement avec son pays, l’Égypte en 2006, 2008 et 2010.
Toujours dans ce registre, deux autres techniciens se sont distingués par leur sacre dans la compétition en tant que joueur d’abord puis sélectionneur.
L’Egyptien Mahmoud El-Gohary a gagné le trophée en 1957 en tant que joueur des Pharaons puis trois décennies plus tard, il offre le même trophée à son pays en étant sur le banc principal. C’est aussi le cas du Nigérian Stephen Keshi, qui remporte le titre en 1994 en tant que joueur puis en 2013 cette fois dans la posture de technicien.
L’interminable mouvement des entraineurs blancs à la tête des sélections africaines est-il rentable ?
Les fédérations gagneraient à faire un peu plus confiance aux sélectionneurs africains en Coupe d’Afrique. Car, en réalité, ce sont des millions de nos francs qui vont chaque année en fumée sans qu’on n’ait une suite dans l’encadrement des équipes africaines.
Mieux, c’est aujourd’hui une question de souveraineté. Les grandes nations européennes n’ont plus, de nos jours, des expatriés à la tête de leurs sélections nationales.
Qui mieux pourra maîtriser l’environnement socioculturel et les dessous d’une équipe nationale qu’un entraîneur local ?

Le Bénin n’accepte plus l’essence et le gasoil toxiques sur son sol. Le décret portant limitation de la teneur en soufre dans ces types de carburants est clair, et les négociants ont été suffisamment avertis. Cette mesure prise en janvier dernier, est entrée en vigueur hier, lundi 15 juillet.
Les stations-service, depuis leur avènement, servent des carburants toxiques aux populations africaines en général.Mais c’est fini ! Le Bénin n’en veut plus, sur son territoire. Notamment, l’essence et le gas-oil dont la teneur en soufre est de 1500 Particules par millions (Ppm), alors même que les carburants vendus dans les pays occidentaux d’où proviennent ces produits pétroliers ont une teneur en soufre de 10 Ppm.
En effet, un décret (nouveau) limitant la teneur en soufre dans l’essence et le gas-oil, est entré en vigueur depuis hier. L’acte, en date du 15 janvier dernier, fixe désormais le taux de soufre dans l’essence à 150 Ppm et dans le gas-oil à 50 Ppm. Cette mesure permet au Bénin d’intégrer le cercle (très) restreint des nations africaines qui ne tolèrent plus que des carburants sales et toxiques soient déversés sur leurs sols par les négociants.
« Dirty Diesel » à l’origine du séisme
Ce sont les troublantes révélations de l’Ong suisse Public Eye, suite à son enquête dénommée « Dirty Diesel » et publiée en 2016, qui sont à la base de cette révolution. « L’Ong aurait appris qu’en Europe, c’est-à-dire dans les ports d’Amsterdam,
Rotterdam, Anvers…, on embarque, en direction de l’Afrique, surtout l’Afrique de l’Ouest, des carburants dits de qualité africaine », rapporte Clément Kotan, président de l’Unité de protection de l’Environnement (Upe), une Ong qui a aussi lutté pour l’avènement du décret d’interdiction. « Vous convenez avec moi que c’est surprenant. Le carburant, c’est le carburant. Il ne peut pas y avoir une qualité réservée exclusivement à l’Afrique et une autre réservée à l’Europe », commente-t-il avant d’expliquer que c’est ce jargon qui a poussé Public Eye à ouvrir une enquête qui, après des blocages sur place en Europe,l’a finalement conduit en Afrique. A en croire Clément Kotan, les enquêteurs de l’Ong ont parcouru plusieurs pays africains, en recueillant à chaque étape des échantillons d’essence et de gas-oil vendus par les stations-service agréées. Ces échantillons ont été, par la suite, envoyés dans des laboratoires européens pour analyses, et les résultats qui en sont issus sont alarmants.
« Ces résultats ont montré que la teneur en soufre dans les carburants de qualité africaine varie de 1500 à 10 000 Ppm. Alors qu’en Europe, quel que soit le pays, le taux de soufre dans les carburants vendus ne dépasse pas 10 Ppm », déclare le président de l’Ong Upe. « Ça veut dire qu’on nous empoisonne avec les carburants toxiques qu’on nous envoie. L’essence vendue à la station nous empoisonne », poursuit-il, d’un ton colérique. L’investigation a donc permis de découvrir le pot-aux-roses.
Quelques mois après ces révélations, certains ministres de l’Environnement de la Cedeao se sont réunis à Abuja à l’invitation de leur homologue nigérian avec, à leurs côtés, les dirigeants de la Cedeao et du Programme des Nations Unies pour l’environnement. « Ils ont dit voilà ce qui est sorti. C’est catastrophique ! Que faisons-nous dans l’espace Cedeao ? C’est de là qu’ils ont indiqué qu’il y avait une étude de la Banque mondiale qui disait que si les pays d’Afrique subsaharienne limitaient la teneur en soufre à 150 Ppm pour l’essence, et 50 Ppm pour le gas-oil, ils pouvaient économiser un milliard de Dollars par an sur leur budget. Ainsi, ils se sont dit qu’il leur faudra saisir alors cette étude qui a une base scientifique… », raconte Clément Kotan dont l’Ong a suivi le parcours du dossier. La délégation béninoise, une fois rentrée, a rendu compte au gouvernement. D’où le décret d’interdiction qui fait d’ailleurs partie d’une liste de recommandations faites à l’endroit de l’Exécutif béninois.
Quid des dommages ?
Entre autres conséquences de l’usage des carburants toxiques,il y a la pollution atmosphérique et les maladies respiratoires et cardiovasculaires. Le risque d’être affecté par ces maladies est donc plus grand lorsque l’on s’expose aux carburants toxiques. Mais il n’est pas rare de voir certains mécaniciens au contact de ces produits pétroliers à longueur de journée. Ghislain Kpozé, mécanicien en fin de formation, explique que cette pratique est monnaie courante dans sa profession notamment quand il s’agit de nettoyer les filtres à essence. Il lui arrive donc de manipuler l’essence à main nue et pis encore, il s’en sert à l’aide de sa bouche. C’est un gros risque et cette pratique ne sera pas sans conséquence sur la santé, selon certains spécialistes.
Mais la grosse surprise dans ce dossier, c’est que l’Ong suisse Public Eye indique que les négociants, auteurs des importations des carburants toxiques en Afrique,ne sont pas en infraction pour autant. Ils ont simplement profité d’une des faiblesses de l’arsenal juridique des pays africains dans le secteur.
Pour l’application rigoureuse de la nouvelle norme, un comité interministériel a été mis sur pied. A cela s’ajouteront d’autres structures existantes en matière de contrôle de la qualité des produits pétroliers.

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu en audience, vendredi 12 juillet dernier, une délégation du bureau de l’Association des énarques du Bénin (Aeb). Celle-ci est venue le convier à prendre part à la cérémonie de lancement officiel de la première édition de la Semaine de l’énarque béninois prévue pour se dérouler du 15 au 20 juillet prochain.
Le label de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) sera célébré du 15 au 20 juillet prochain. Ce sera à la faveur de la première édition de la Semaine de l’énarque béninois initiée par l’Association des énarques du Bénin (Aeb), un creuset qui regroupe l’ensemble des diplômés de l’Enam qui a 35 ans cette année. Une délégation du bureau de cette association conduite par son président,
Daladier Yèkpon, était, vendredi 12 juillet dernier, au cabinet du président de la Cour suprême à Porto-Novo. Elle est allée porter l’information à Ousmane Batoko et l’inviter à prendre part à la cérémonie d’ouverture de la Semaine prévue pour le jeudi 18 juillet prochain dans la salle de conférence de la direction générale des Impôts à Cotonou.
Pour Daladier Yèkpon, cette activité répond à plusieurs objectifs. Elle vise surtout à mettre en exergue le label de l’Enam en termes d’exigence de professionnalisme, de qualité dans le service rendu à l’administration et à la population mais également en termes de réussite dans l’auto-emploi. Cela, d’autant que plusieurs énarques ont décidé de se lancer dans l’auto-emploi et gèrent aujourd’hui des entreprises. Selon le président de l’Aeb, la cérémonie va tourner autour du thème : « L’énarque béninois face aux nouveaux paradigmes de l’administration ». Ce thème, explique-t-il, répond aux exigences de l’heure qui font que l’énarque béninois doit s’adapter aux nouvelles ambitions de l’administration et visions que nourrit pour l’administration, le président de la République
Patrice Talon qui est le patron de toute l’administration béninoise. Plusieurs activités vont meubler cette Semaine. Il est prévu notamment, à en croire Daladier Yèkpon, une journée scientifique et une foire commerciale sur l’esplanade de la Place du souvenir ex-Place des Martyrs pour permettre aux énarques chefs d’entreprises de faire connaître au public leur savoir-faire. Le président de l’Aeb annonce également plusieurs autres activités dont la marche du cœur et une soirée de gala visant à collecter des fonds afin d’accompagner le gouvernement dans l’œuvre de réfection de certaines infrastructures de l’Enam.
Daladier Yèkpon se réjouit de l’accueil chaleureux qu’a réservé à sa délégation le président Ousmane Batoko qui a été l’un des tout premiers diplômés de l’Enam et qui continue de faire jusqu’ici la fierté de toutes les promotions de cette école de référence. Le président de la Cour suprême, au dire du président de l’Aeb, a favorablement accueilli l’initiative avant de promettre non seulement d’apporter son modeste appui mais aussi d’honorer de sa présence la cérémonie d’ouverture officielle de la Semaine.

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
L’Assemblée nationale a approuvé, vendredi 12 juillet dernier, la loi n°2019-34 portant autorisation de ratification de la Convention des Nations Unies sur les immunités juridictionnelles des Etats et de leurs biens adoptée, le 2
décembre 2004, à New York aux Etats-Unis par l’Assemblée générale des Nations Unies.
Le président de la République, Patrice Talon, est autorisé à ratifier la Convention des Nations Unies sur les immunités juridictionnelles des Etats et de leurs biens adoptée, le 2 décembre 2004, à New York aux Etats-Unis d’Amérique par l’Assemblée générale des Nations Unies. Au sens juridique, l’immunité est une notion classique du droit international fondée sur le principe de l’égalité souveraine des Etats qui sous-tend le principe en vertu duquel un Etat est soustrait à la juridiction d’un autre Etat. Les députés à l’Assemblée nationale, à leur unanimité, ont donné leur feu vert au chef de l’Etat pour apposer sa signature au bas des documents de l’instrument international à travers l’adoption de cette loi à la faveur de leur séance plénière du vendredi 12 juillet dernier. Selon la présentation faite du dossier à la plénière par la Commission chargée des Relations extérieures présidée par Rachidi Gbadamassi, la ratification de cette convention offre plusieurs avantages au Bénin. Elle va permettre de clarifier et de guider les décisions des tribunaux nationaux sur les immunités juridictionnelles selon les domaines dans lesquels l’immunité est invoquée et en fonction des domaines dans lesquels l’immunité ne peut être invoquée. Elle permettra ainsi d’instaurer de bonnes pratiques en matière de procédure judiciaire. En d’autres termes, la convention a vocation à créer un environnement plus prévisible, à faciliter le travail des juridictions dans le cadre des instances et la prise des décisions judiciaires et la clarification des domaines de son champ d’application.
Elle prévoit comme règle générale qu’il ne peut être procédé à des mesures conservatoires d’exécution à l’encontre des biens d’un Etat, sauf dans les cas pour lesquels la convention prévoit une exception. Un Etat ne peut invoquer l’immunité de juridiction en ce qui concerne les transactions commerciales. Un Etat ne bénéficie pas d’une immunité pour les actions en réparation pécuniaire concernant les atteintes à l’intégrité physique d’une personne ou des dommages à ses biens. Cette exception en matière civile vise principalement les affaires liées aux accidents de la circulation causés lors du transport de biens et de personnes par voies ferroviaire, routière, aérienne ou sur l’eau. Mieux un contrat de travail signé par l’Etat étranger et un salarié place explicitement tout litige né de la relation de travail sous la compétence exclusivement de la juridiction locale. Un Etat ne peut pas non plus invoquer son immunité dans les procédures relatives à sa participation à des sociétés ou autres groupements, à des navires dont il est propriétaire ou un exploitant utilisés autrement qu’à des fins de service public non commerciales et enfin aux effets d’un accord d’arbitrage sur des contestations relatives à une transaction commerciale y compris les questions d’investissements.
Renfort au Pag
Tout ceci est décliné dans le texte composé d’un préambule, de six parties comportant 33 articles. De façon plus détaillée, l’article premier précise que la Convention ne s’applique qu’aux litiges relevant de la matière civile, c’est-à-dire qu'elle ne couvre pas les poursuites au pénal. L’article 3 énumère les privilèges et immunités qui ne sont pas affectés par la Convention et l’article 4 précise le caractère non rétroactif du texte. L’article 8 porte sur les effets de la participation de l’Etat à une procédure devant un tribunal. L’article 10 traite des transactions commerciales. L’article 11 porte sur les contrats de travail. L’article 15 concerne les procédures portant sur la participation de l’Etat à des sociétés ou autres groupements. L’article 16 a rapport aux procédures touchant aux navires dont l’Etat est le propriétaire ou l’exploitant et utilisés à des fins commerciales. L’article 17 aborde l’effet d’un accord d’arbitrage pour le règlement de différends relatifs à une transaction commerciale. L’article 18 traite des immunités des Etats à l’égard des mesures de contraintes postérieures au jugement.
Il est rappelé à l’article 20 que la renonciation à l’immunité de juridiction n’implique pas renonciation à l’immunité d’exécution. L’article 21 détaille les catégories spécifiques de biens d’Etat qui sont considérés comme étant affectés, par nature, aux activités souveraines de l’Etat et donc en principe insaisissables tels que les comptes bancaires des missions diplomatiques de l’Etat ou de ses postes consulaires, les biens à caractère miliaire, etc.). Les articles 23 et 24 traitent respectivement du jugement par défaut et des privilèges et immunités en cours de procédure devant un tribunal.
Le rapport de la Commission chargée des Relations extérieures précise que l’opportunité de cette convention découle du constat qu’à travers le monde entier, les tribunaux nationaux sont souvent confrontés à une difficulté majeure, celle de savoir si l’on peut porter un litige impliquant un Etat devant les juridictions d’un autre Etat et faire exécuter une décision à son encontre dans les mêmes conditions que pour un particulier. La réponse à cette question est complexe au regard de l’immunité qui protège l’Etat lui-même ainsi que son patrimoine. Puisque l’immunité de juridiction lui permet d’éviter des poursuites devant les tribunaux tandis que l’immunité d’exécution fait écran à l’exécution forcée de ses biens et avoirs. La convention onusienne vient apporter donc des clarifications. La convention été adoptée le 2 décembre 2004 et ouverte à la signature du 17 janvier 2005 au 17 janvier 2007. Elle n’est pas encore entrée en vigueur. A ce jour, 28 Etats l’ont signée et 22 l’ont ratifiée. Le Bénin sera alors le 23e Etat partie à cette convention onusienne. Ainsi, cette ratification permettra au Bénin de figurer parmi les 30 premiers Etats pour l’entrée en vigueur de la convention. L’objectif de cette ratification cadre bien avec la vision du Programme d’action du gouvernement (Pag) en son pilier I et Axe I « Renforcement de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance », soutient le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum.
Hommage aux Ecureuils !
La prestation héroïque et historique de l’équipe nationale de football du Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations (Can) Egypte 2019 n’a pas laissé indifférents les députés à l’Assemblée nationale. En tant qu’élus du peuple, ces derniers ont rendu, lors de la séance plénière du 12 juillet dernier, hommage aux Ecureuils qui ont vaillamment révélé le Bénin en atteignant les quarts de finale de la compétition où ils sont tombés les armes à la main. L’initiative de l’hommage est partie du député Benoît Dègla. Alors que la parole lui a été donnée pour intervenir dans le débat général en vue de l’autorisation de ratification de la Convention des Nations Unies sur les immunités juridictionnelles des Etats et de leurs biens adoptée, le 2 décembre 2004, à New York aux Etats-Unis par l’Assemblée générale des Nations Unies, l’élu du peuple, le premier sur la liste des intervenants, a suggéré au président de l’Assemblée nationale d’ouvrir une petite brèche pour magnifier en quelques minutes le Onze national dont la belle prestation en Egypte continue d’étonner plus d’un.
Cette motion de Benoît Dègla a eu l'assentiment de tous ses collègues présents à l’hémicycle. Ils l’ont tous trouvée pertinente et nécessaire. Ainsi, à la demande du président Louis Vlavonou, tous les représentants du peuple se sont levés pour un standing ovation. Des applaudissements bien nourris ont été exécutés à l’endroit des Ecureuils pour leurs efforts et les inviter à maintenir le cap pour des performances plus grandes à l’avenir. Th. C. N.

La paix, rien que la paix pour les fils et filles du Bénin. C’est pour la préservation de ce trésor que le roi d’Allada, Sa Majesté Kpodégbé Lanmanfan et les Hauts dignitaires du royaume d’Adjahountò ont imploré la bénédiction des anciens rois et des mânes des ancêtres. A cette occasion, ils ont exhorté toutes les forces politiques à un dialogue franc pour la paix.
«L’union fait la paix et la désunion crée la faiblesse. Nous devons nous asseoir en vue de trouver les solutions idoines pour la paix. Que nos enfants acceptent la main tendue du chef de l’Etat et qu’ils répondent présents à son appel. La politique de la chaise vide n’est pas la bonne option. Même si on est opposant radical, farouche et jusqu’au-boutiste, c’est le moment de s’exprimer. Nul ne viendra du dehors pour nous réconcilier. Les loups ne se mangent pas entre eux». C’est l’appel de sa Majesté, le roi Kpodégbé Lanmanfan, 16e roi d’Allada, à l’égard des forces politiques. Il ajoute : «Ceux-là qui nous ont chosifiés hier, à qui nous avons vendu le pays et ses fils, ceux là sont déjà partis. Aujourd’hui, le colon n’est plus là. Pourquoi allons-nous encore nous tuer ? Pourquoi ne pas s’entendre ? C’est ensemble que nous pourrons avancer».
Réunis autour du roi d’Allada, les Hauts dignitaires du royaume ont également invité les filles et fils du Bénin à fumer le calumet de la paix. A l’unanimité, ils ont présenté la même doléance : «Que le chef de l’Etat ait un regard affectif à l’égard de nos enfants qui gisent en prison à cause de cette situation. Qu’ils reviennent à la maison. Que nos fils et filles en exil nous reviennent. Nous devons tous nous mettre ensemble pour construire ce pays». Dans leur plaidoyer, les hauts dignitaires d’Allada ont également invité les forces politiques de l’opposition à faire preuve de patriotisme pour le retour à la paix. Dans ce sens, ils saluent la bonne foi du chef de l’Etat. Selon eux, le président Patrice
Talon a démontré à plusieurs reprises sa volonté de rétablir la paix au Bénin... Les différentes rencontres qu’il a initiées avec toutes les forces politiques l’en témoignent... C’est pourquoi les chefs religieux d’Allada ont invité toutes les forces politiques à saisir l’occasion de ce jour. C’est à travers une cérémonie solennelle d’offrande aux mânes des ancêtres que le roi d’Allada a prié pour la paix au Bénin.
Les suffrages de Sa majesté Kpodégbé Lanmanfan
«Les choses, telles qu’elles se passent dans notre pays, cela ne rassure pas. Ce qui ne devrait pas arriver est arrivé. Nous ne pouvons pas laisser les choses aller dans ce sens. Nos divinités ne peuvent pas rester indifférentes. C’est pourquoi nous sommes réunis ici», introduit le roi à l’entame de ses suffrages. Il précise que face à la situation, les fils et filles du Bénin ne doivent pas manquer à l’appel du chef de l’Etat qui les attend ce lundi pour un dialogue franc en vue de la paix au Bénin. «Quand les choses vont mal, il faut le dialogue. Aux temps anciens, nos ancêtres s’asseyaient sous l’arbre à palabre pour régler les différends. Si nous voulons la paix, le dialogue est indispensable. Les forces politiques, en dépit de leurs divergences, doivent se réconcilier pour le bien-être du Bénin. Que la paix revienne, c’est la volonté du peuple», soutient-il.
C’est suite à ces recommandations que le roi d’Allada a égrené une litanie de suffrages aux mânes des ancêtres. «Chers ancêtres, l’heure est grave. Vos paroles et vos actes changeront la donne. Sauvez le Bénin... Honte aux ennemis du Bénin... Que la paix revienne pour les fils et filles du Bénin. Vous devez réconcilier vos enfants. Que l’Éternel des armées bénisse le Bénin », a-t-il imploré. Il rappelle par ailleurs que celui qui veut la paix, prépare la paix et la construit. Ainsi, tous les fils et filles du Bénin, doivent, à l’instar du symbole de la jarre trouée du roi Guézo, se mettre ensemble pour bâtir le Bénin.

Propos recueillis par Maurille GNASSOUNOU
Présent en Egypte, à l’occasion de la 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (Can), le journaliste sportif béninois, Félix Sohoundé Pépéripé, était à sa treizième participation. Son mérite a été célébré, samedi 13 juillet dernier, au Centre olympique national du Caire, en Egypte, par l’Association internationale de la presse sportive (Aips) présidée par l’Italien Gianni Merlo, en collaboration avec l’Aips Africa dirigée par le Nigérian Obi Mitchell. A la fin de la cérémonie organisée en marge de la Can et présidée par le ministre égyptien des sports, Ashraf Sobhi, il a bien voulu partager ses impressions.
La Nation : Vous venez d’être récompensé pour votre mérite et la fierté de la presse sportive du Bénin. Quel est le sentiment qui vous anime à la sortie de cette cérémonie de distinction ?
Pépéripé : C’est une cérémonie organisée pour primer les journalistes africains et internationaux ayant couvert au moins dix phases finales de la Can. Dénommée Aips Journalistes sur le podium, elle vise à honorer les vétérans de la profession. C’est pour la première fois qu’elle a lieu en Afrique. Je suis aujourd’hui à ma treizième participation. Ma première participation, c’était au Burkina Faso. Et depuis, j’ai été présent à tous les rendez-vous. C’est avec beaucoup de plaisir que l’Aips, en collaboration avec l’Etat égyptien, a décidé d’organiser à l’intention de ces valeureux journalistes qui couvrent de façon régulière la phase finale de la Can, depuis 20 ans, l’évènement ayant lieu tous les deux ans. Vous comprenez la fierté qui m’anime à cet instant. C’est le couronnement des efforts consentis au cours d’une carrière qui a démarré, il y a plusieurs années déjà.
Quels conseils avez-vous à prodiguer aux jeunes journalistes qui veulent bien suivre votre exemple ?
Aux jeunes qui veulent emboîter mes pas, il leur faudra être persévérants et avoir de la passion pour le métier qu’ils exercent. On ne devient pas un grand journaliste sportif sans chercher à couvrir les grands évènements sportifs. C’est de cela qu’il s’agit. Ceux qui veulent vraiment évoluer, doivent aller à l’école des aînés et respecter le b.a.-ba du métier.
En tant que directeur de la Communication de la Fédération béninoise de football et parlant de prestations, comment avez-vous trouvé celles des journalistes béninois présents en Egypte pour la couverture médiatique de la Can ?
Prochainement, il va falloir mieux organiser le voyage des journalistes sportifs au Bénin. Ici, chacun d’eux a essayé de faire de son mieux pour relayer les informations en direction du pays. Chacun de nous exerce le métier à sa manière. On ne peut pas interdire à un journaliste de dire ce qu’il pense, pourvu que ce dernier respecte les règles de déontologie qui régissent le métier. Les confrères présents à cette compétition ont certainement appris beaucoup de choses qu’ils ne connaissaient pas avant. Je remercie le gouvernement pour les avoir aidés à effectuer ce déplacement. Ce n’était pas évident, car ce ne sont pas tous les pays qui le font.
Commencée depuis le 21 juin dernier, la compétition a abordé depuis hier, sa dernière ligne droite avec ses matches de demi-finale. Comment est-ce que vous trouvez son niveau ?
Jusqu’à cette étape de la compétition, nous avons eu droit à des matches de très bon niveau. Il y a eu un nivellement des valeurs. Par leurs prestations, des pays considérés hier comme des petites nations de football ont agréablement surpris. Vous conviendrez avec moi, que le Bénin et ses Ecureuils forceront désormais le respect sur le continent africain. Ils ont réussi vaille que vaille à se tirer d’affaire. Atteindre le stade des quarts de finale, ils l’ont fait en affrontant de très gros morceaux. Avec les
Baréa de Madagascar qui étaient pourtant à leur première participation à une phase finale de la Can, les Ecureuils du Bénin ont essayé de bousculer la hiérarchie. C’est vrai que dans une compétition, tout peut arriver. Et, c’est ce à quoi nous assistons à Egypte 2019, depuis le début de la compétition. Si ce ne sont pas les errements de quelques arbitres que nous ne pouvons que déplorer, c’est la satisfaction totale. Mais avec l’entrée en jeu du Var, nous espérons voir leurs prestations s’améliorer.

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 11 juillet, la loi n°2019-33 portant autorisation de ratification du Traité révisé de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres) signé le 14 février 2014 à Abidjan en Côte d’Ivoire.
Le Bénin est en passe de ratifier, à l’instar de plusieurs pays de la zone Franc Cfa en Afrique, le Traité révisé de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres) signé le 14 février 2014 à Abidjan en Côte d’Ivoire. L’acte déclencheur de la ratification de ce texte supranational a été posé ce jeudi 11 juillet par les députés à l’Assemblée nationale. Ils ont donné leur feu vert au président de la République pour ratifier ce Traité révisé composé de 71 articles structurés en cinq titres, le tout précédé d’un préambule. L’article 2 de la loi énonce clairement les objectifs du Traité révisé. Lequel vise entre autres à consolider les liens d’intégration économique et sociale qui unissent les Etats parties et à promouvoir la prévoyance sociale et en faire le socle des politiques de développement social dans les Etats membres. L’intensification de cette coopération régionale et sous-régionale permettra une meilleure utilisation des ressources et des moyens affectés à la prévoyance sociale et aura ainsi une incidence positive sur le processus de développement économique et social en assurant la participation des partenaires sociaux et la protection des travailleurs migrants, informe le président de la Commission chargée des Affaires sociales, Bonaventure Aké Natondé qui a présenté le rapport sur le dossier.
En termes plus clairs, la Cipres ambitionne de promouvoir la prévoyance et de soutenir les actions visant à son extension dans les Etats membres ; fixer les règles communes de gestion applicables aux organismes de prévoyance sociale ; instituer un contrôle permanent de la gestion des organismes de prévoyance sociale en vue de rationaliser leur fonctionnement pour mieux garantir les intérêts des assurés sociaux y compris ceux des travailleurs migrants et assurer un système d’appui-conseil et d’assistance aux organismes de prévoyance sociale des Etats membres. Le traité révisé va permettre par exemple à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) d’améliorer sa prestation, informe Bonaventure Aké Natondé. Il précise que ce Traité a été initié depuis le 21 septembre 1993 en vue de corriger les difficultés financières dans lesquelles sombraient la quasi-totalité des caisses africaines de sécurité sociale, certaines étant déjà au bord de la cessation de paiements.
Chance pour la Cnss
Ainsi, après plusieurs années d’expérimentation de ce Traité, les Etats parties ont jugé bon de revoir ses dispositions afin de remédier à quelques insuffisances relevées. D’où l’acte révisé de 2014 dont le processus d’amendement a démarré en 2005, clarifie la Commission chargée des Affaires sociales. Les résultats de l’amendement ont été validés en 2007 à Cotonou au cours d’une réunion spéciale du comité des experts. Les mesures proposées au Traité s’inscrivent dans une perspective de réformes profondes de l’institution. Lesquelles réformes ont été inspirées, renseigne le rapport examiné par la plénière, par plusieurs facteurs notamment l’élargissement des missions de la Cipres ; la proposition d’un schéma institutionnel de règles de fonctionnement et de nouvelles modalités de financement de la Cipres, l’institution de nouvelles orientations dont le renforcement de l’envergure politique de la Conférence tout en préservant le caractère technique de ses missions initiales. Les députés se sont surtout appesantis sur l’intérêt du Bénin à ratifier ce Traité révisé et les avantages que le pays peut en tirer. Le gouvernement représenté par le ministre chargé de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, a apporté des éléments de réponse à ces préoccupations. Il a expliqué que le Bénin a intérêt à ratifier le texte afin de renforcer et d’éviter les conditions de faillite des caisses de prévoyance sociale qui ont conduit à la création de la Cipres en 1993 et dont le Bénin a ratifié le traité en 1996. Le nouveau texte tient à renforcer la Cipres qui veillera davantage à la bonne gouvernance de la Cnss ainsi que les acquis de cette caisse, souligne le ministre. « Le contexte régional et sous-régional oblige le Bénin à ratifier le Traité révisé, étant donné que la prévoyance sociale est un levier de développement pour un pays sur les plans diplomatique, politique et social », conclut Kakpo Mahougnon.

Paul Amoussou
Transformer l’essai. Un langage bien sportif. Et quand bien même il relève du rugby, il sied comme un gant à nos Ecureuils. Devenus carnassiers, à force de croquer du lion plutôt que de ronger leurs noix ordinaires, ce serait en effet une bêtise que les Ecureuils du Bénin changent de régime, une fois leur formidable odyssée cairote terminée ! Périple auquel ils ont pris part, non pas pour des noix, mais pour hisser haut le drapeau national ! Ont-ils d’ailleurs d'autre choix que de faire mieux à l’avenir ?
Ne pouvant plus demeurer végétaliens, ils savent mieux que quiconque, en raison de la composante de la faune du football africain, que le menu est plutôt voué aux régimes omnivore et carnassier, tant on y fait référence aux rapaces et aux fauves. Résultat de la course, sur la carte footballistique africaine, soit vous êtes amateur de léopard, de lion, d’éléphant, ou alors vous vous contentez d’aigles, d’éperviers et que sait-on encore de ces prédateurs redoutables qui font la réputation des forêts et prairies africaines, et que se sont appropriées les nations africaines pour baptiser leurs équipes nationales.
C’est à qui d’impressionner l’autre ! Vu sous cet aspect, naturellement, il faut s’étonner du choix béninois de jeter son dévolu sur l’écureuil, petit rongeur qui n’effraye personne mais qui plus encore, craintif, dans la chaine alimentaire, est situé bien bas, plus proie que prédateur. Les seules choses que l’écureuil terrorise restent ces pauvres noix qui composent son menu quotidien. Bah, rien de bien terrible ! Mais c’est perdre une bonne occasion de se taire, ce pensant. Car, casse-noisettes, à la Can (Coupe d’Afrique des Nations) 2019 en Egypte, s’est révélé casse-lions !
Les Ecureuils du Bénin, puisse qu’il s’agit d’eux, ont dédaigné les glands pour ne donner leur préférence désormais qu’au steak de lion bien saignant. Les résultats sont assez évocateurs : il vaut mieux manger de la viande qu’être végétalien, dirait-on. Et qui plus est, cela est payant, à en juger par le parcours plus qu’honorable des Ecureuils du Bénin à la Can égyptienne. Quart de finalistes, les Ecureuils du Bénin ont comblé au-delà des attentes des fanatiques du cuir rond béninois qui espéraient tout au plus qu’ils franchissent le premier tour de la compétition. Ce serait une grosse bêtise donc de renoncer à ce régime à l’avenir, vu ces résultats, d’autant plus qu’à en croire les spécialistes, les écureuils sont connus pour être assez éclectiques dans leur alimentation.
Cela suppose que les efforts consentis, de part et d’autre, doivent être pérennisés. L’existant doit être conforté par la détection de nouveaux talents pour davantage élargir et garnir conséquemment le banc du Onze national de football.
Les Ecureuils du Bénin n’ont plus le droit de faire moins que leurs prestations à la présente Can. Et ce, pour la simple et bonne raison que la ferveur née de leurs exploits est telle qu’on ne saurait véritablement la nommer. Et les Ecureuils, en cas de contre-performance à l’avenir, risquent de s’aliéner leurs supporters, le fameux 12e homme, celui Béninois en l’occurrence est très exigeant…Il suffit de mesurer l’enthousiasme avec lequel certains Béninois appréhendent (déjà) la prochaine Can, la prochaine compétition dans laquelle les Ecureuils vont s’engager, pour mesurer la force de ce que l’équipe nationale de football vient de générer dans le pays.

Par Josué F. MEHOUENOU
Le gouvernement béninois procède depuis peu, à un nouveau réaménagement de sa carte diplomatique. Une option diversement appréciée et vue par certains comme une rupture de relations diplomatiques. Mais dans les faits, il n’en est rien.
Ce n’est pas la première fois sous l’ère du régime de la Rupture que le Bénin refond sa carte diplomatique, supprime certains postes, renforce d'autres, dans une logique de rationalisation et pour plus de performance. Si au premier essai, l’exercice a été réussi et même apprécié par la diaspora béninoise qui s’est sentie plus proche de ses porte-voix, le dernier réaménagement en date laisse place à quelques interrogations.
En effet, des voix se sont fait entendre, condamnant l’ambition du gouvernement béninois de procéder à nouveau à la suppression de certaines de ses ambassades et représentations diplomatiques. Elles y voient une « rupture de relations diplomatiques » avec les pays concernés. « Cela rentre dans le cadre, non d’une rupture de relations diplomatiques, mais plutôt du réaménagement de la carte diplomatique de notre pays. Les relations entre notre pays et ceux concernés par la mesure demeurent donc », répond un document diplomatique auquel notre rédaction a eu accès et précisant qu’« une ambassade, un consulat général n’étant que la manifestation physique de ces relations ».
Plus explicite sur certains cas, le document suscité apporte des précisions dans l’optique de faire taire des rumeurs plutôt nuisibles à la diplomatie béninoise et entretenues, semble-t-il, par certains de ses acteurs qui supportent difficilement d’avoir perdu des avantages faramineux liés à des postes plus fictifs que bénéfiques pour le pays. Ainsi, par exemple, apprend-on que relativement « à l’ambassade du Bénin à Ottawa (Canada), la représentation à New-York, l’Ambassade du Bénin à Washington peut bien avoir vocation, dans le souci de rationalité, à s’occuper de leurs prérogatives ». Il faut y voir, recherche d’efficacité, pertinence, ajustement de la présence du Bénin dans le monde avec moins de moyens et plus de résultats. Partout où le besoin se fera sentir, assure-t-on, on jouera avec les moyens, « en mutualisant là où il faut le faire, en réduisant la taille du personnel là où cela est nécessaire puis en fermant momentanément là où cela est indiqué de le faire » et dans le même temps, procéder où le besoin se fait sentir à un renforcement.
« Quand on évoque le Vatican par exemple, l’ambassade du Bénin à Rome peut raisonnablement remplir la fonction comme d’autres pays le font déjà », souligne le document.
Le Bénin n’innove en tout cas pas en la matière. Bien d’autres pays ont déjà expérimenté, avec succès, le réaménagement de leurs cartes diplomatiques sans pourtant perdre en termes de relations avec d’autres pays ou sombrer, diplomatiquement parlant. « Il est à noter aussi que les fermetures interviendront suite à des démarches explicatives qui auront permis de partager les motivations du Bénin avec ses partenaires », précisent par ailleurs nos sources qui n’excluent pas une réouverture d’un poste diplomatique dans tel ou tel pays « si les conditions objectives sont remplies ».

Isidore Alexis GOZO (Stag.
Le président de la République, Patrice Talon, convie les responsables des formations politiques à une réunion de concertation, le 15 juillet prochain à 17h, à la présidence. A cet effet, une invitation vient d’être adressée aux partis politiques dans ce cadre. La lettre signée du directeur du cabinet civil du président de la République, Pascal Affo, est adressée à une dizaine de partis politiques.
Le courrier précise que chaque parti sera représenté par deux (02) délégués. Cette rencontre avec la classe politique s’inscrit dans le cadre du dialogue politique annoncé par le chef de l’Etat dans son discours à la nation du 20 mai dernier.
Cette invitation s’adresse également aux responsables des partis ayant rempli les formalités administratives mais qui n’ont pu avoir un certificat d’existence légale. Il s’agit des partis Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn), Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (Dudd), Union sociale libérale (Usl), Restaurer l’espoir, Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Parti communiste du Bénin (Pcb), Gouverner autrement, Force agissante, la Flamme renouvelée, Parti pour l’engagement et la relève, et Grande société républicaine.