La Nation Bénin...
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Cotonou a abrité, vendredi 8 janvier dernier, le sommet des chefs d’Etat de l’Autorité du Bassin du Niger. Les Etats membres de cette organisation ont adopté un plan d’investissement pour sauver le fleuve Niger du péril climatique.
La situation actuelle du fleuve Niger n’est pas reluisante. Pourtant, plus de 300 millions de personnes vivent sur les rives de ce cours d’eau, étendu sur neuf pays du continent. Si la gestion efficiente des ressources en eau fonde la création de l’Autorité du Bassin du Niger en 1980, les affres que subit le fleuve du fait du dérèglement climatique confortent les pays membres dans la nécessité de mutualiser leurs efforts pour répondre aux défis de l’heure. «Les conséquences néfastes du changement climatique montrent l’importance de ce regroupement. Malgré nos efforts, les défis restent encore importants, en termes de réduction de la pauvreté, de l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines, de l’amélioration des écosystèmes, de partage équitable des ressources du fleuve», pointe le chef de l’Etat, Boni Yayi, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat de l’Abn. Tirant la sonnette d’alarme, il confie que le bassin du fleuve Niger connaît une réduction de 55% de son écoulement et subit une baisse de niveau de 40%, avec un niveau d’ensablement qui menace l’existence même des populations riveraines.
Boni Yayi plaide pour un engagement fort des Etats membres de l’Abn et une mobilisation plus accrue des partenaires techniques et financiers pour sauver le Niger du péril climatique.
Le rendez-vous de Cotonou a donc consacré la mise en place du plan stratégique d’investissement à l’horizon sensé renforcer la résilience aux changements climatiques dans le bassin du Niger à l’horizon 2024. Ce document découle du plan opérationnel de l’organisation qui se décline en 350 actions réparties en trois plans triennaux. Le montant total du plan opérationnel est estimé à 7,2 milliards de dollars, soit plus de 4285 milliards de francs CFA. Les Etats membres ont recommandé l’organisation d’une table ronde des partenaires pour la mobilisation du financement. Mais d’ores et déjà, ils se sont engagés à assurer sur fonds propres des actions à hauteur d’au moins 10% de son montant pour compter de l’exercice 2016.
Le sommet envisage également, avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, la mise en place d’un fonds régional climat pour le bassin du Niger, en vue de la mobilisation des financements innovants des actions du Plan opérationnel.
Au terme des travaux, le Bénin a été reconduit à la tête de l’organisation pour un nouveau mandat d’un an.
Créée en 1980 sur les cendres de la Commission du fleuve Niger, l’Abn est une organisation intergouvernementale chargée de promouvoir la coopération entre les Etats membres et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations du bassin pour la gestion durable des ressources en eau et des écosystèmes associés. Il comprend neuf Etats membres : Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad ¦

Dans le cadre de l'exécution de son plan d'actions pour parvenir à la réconciliation de la grande famille du football béninois, le Comité de normalisation (Conor) avec à sa tête Me Rafiou Paraïso, a rencontré le samedi 9 janvier à la Maison des Jeunes de Goho à Abomey, les joueurs, les anciens joueurs, les responsables de club, les entraineurs de football des départements du Zou-Collines.
Le Comité de normalisation (Conor) a recueilli auprès des acteurs du football dans le Zou-Collines, leurs perceptions sur les causes des crises cycliques que connaît le football béninois depuis déjà plusieurs années et les approches de solutions en vue de les résorber définitivement. Pour le Conor, il faut aussi descendre à la base afin d’écouter et de rechercher des vraies solutions pour la crise du football béninois. En tout cas, c’est le but des échanges que le président Rafiou Paraïso, entouré des autres responsables du comité, Marius Hubert Dadjo Houégban, Bruno Didavi et leurs collaborateurs, ont eu samedi dernier avec ces acteurs à la base.
Dans ses propos introductifs, Me Rafiou Paraïso a expliqué à l’assistance qui a fait le déplacement que cette rencontre entre dans le cadre du processus de réconciliation sincère des acteurs du football béninois. Et elle se tient à la suite d’autres rencontres avec d’autres acteurs clés du sport roi au Bénin.
Pour Rafiou Paraïso, le Conor attend de ces acteurs la mise à disposition des contributions objectives pouvant aider à comprendre les crises répétées et ramener le calme dans la maison du football béninois. Ce qui suppose qu’il faut rechercher les causes et origines des crises cycliques afin de parvenir à une solution concertée et surtout durable.
Saisissant cette opportunité, les acteurs du football présents, n’ont pas manqué de saluer la démarche des membres du comité. Puis tour à tour, dans un langage direct et franc, ils ont évoqué les gênes des crises répétées à la fédération de foot et qui se résument à la guerre des intérêts entre ses responsables, au non-respect des textes, à l’exclusion de certains clubs et responsables, au mépris de certains acteurs, à l’improvisation, à la précipitation qui a caractérisé le processus de professionnalisation et bien d’autres mauvaises habitudes. Le plus important pour les différents intervenants étant que la mission du Comité de normalisation soit atteinte afin qu’une fédération soit mise sur pied et que les choses reviennent à la normale pour le bien de la jeunesse qui a droit au football.
La crise qui a secoué le Comité de normalisation n’a pas échappé à la curiosité de l’assistance qui a voulu aussi en comprendre les dessous. Mais Me Rafiou Paraïso et son équipe ont remercié tous ces acteurs pour avoir sincèrement ouvert leur cœur en établissant le diagnostic des crises répétées et faire de propositions pour la reprise. Me Paraïso a apaisé les uns et les autres sur l’engagement du comité à réussir sa mission en réconciliant la famille du football au Bénin, afin que la balle roule à nouveau sur les stades, pour le bonheur de tous. «Il n’est pas question que le Comité devienne une tribune au sein de laquelle chacun de ses membres vienne plutôt défendre la position de son camp au détriment des intérêts supérieurs du football béninois», devait-il insister pour rassurer et mettre en confiance ses acteurs du football présents par rapport aux objectifs fixés ¦

Abuja, capitale du Nigeria, a accueilli jeudi 7 janvier, la 24e cérémonie des CAF Awards. Le Gabonais Pierre-Emérick Aubameyang qui, comme Meilleur footballeur africain de l’année 2015, a été préféré à l’Ivoirien Yaya Touré, couronné les quatre dernières années, et au Ghanéen André Ayew. C’était en présence de la délégation du Conor conduite par son président, Rafiou Paraïso.
La 24e édition des Glo-CAF Awards a livré son verdict, jeudi 7 janvier à Abuja au Nigeria. A l’arrivée, c’est au Gabonais Pierre-Emérick Aubameyang qu’a été attribué le titre du Meilleur footballeur africain de l’année 2015. Il succède ainsi à l’Ivoirien Yaya Touré.
Le football béninois était représenté à cette cérémonie par le Conor. Aux côtés de son président Rafiou Paraïso, il y avait Marius Dadjo et Quentin Didavi.
15 couronnés en 24 ans
De 1992 à 2014, du Ghanéen Abedi Pelé à l’Ivoirien Yaya Touré, 14 joueurs ont reçu la plus prestigieuse des récompenses du football africain.
Le Camerounais Samuel Eto'o a été le premier à être couronné à quatre reprises (2003, 2004, 2005 et 2010), record égalé depuis par Yaya Touré, inamovible lauréat récipiendaire depuis 2011 (2011, 2012, 2013, 2014).
Le premier joueur à avoir été nommé à deux reprises fut l’ex-capitaine du Nigeria, Nwankwo Kanu (1996, 1999). Il devait être ensuite imité par le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002) puis par l'Ivoirien Didier Drogba (2006, 2009).
Le vainqueur depuis 1992 a toujours été un attaquant ou un milieu de terrain offensif, et ce sera encore le cas cette année.
Si 15 joueurs seulement ont été consacrés, beaucoup d’autres auraient mérité tout autant de monter sur la plus haute marche du podium. Et ils sont nombreux: le gardien ivoirien Alain Gouaméné (1992), le défenseur marocain Noureddine Naybet (1993), le Nigérian Daniel Amokachi, qui a régulièrement été présent dans le Top 10, ou le Tchadien Japhet N'Doram. D’autres joueurs ont marqué le quart de siècle sur les stades africains ou dans leurs clubs en Europe: le défenseur sud-africain, Mark Fish (1996), le défenseur ghanéen Samuel Kuffour (1999, 2001), ses compatriotes Michael Essien, une fois deuxième et quatre fois troisième, Asamoah Gyan, André Ayew , le Malien Seydou Keita, les Nigérians Jay Jay Okocha, Obi Mikel ou Vincent Enyeama.
La Côte d’Ivoire mène le bal avec ses six trophées du Meilleur joueur (Didier Drogba, Yaya Touré), devant le Nigeria (Rashidi Yekini, Emmanuel Amunike, Nwankwo Kanu, Victor Ikpeba) et le Cameroun (Patrick Mboma, Samuel Eto’o) cinq. Le Sénégal a été primé à deux reprises (Diouf). Le Libéria avec George Weah, seul joueur africain à avoir reçu un Ballon d’Or (1995), le Ghana (Abedi Pelé), le Maroc (Mustapha Hadji), le Mali (Frédéric Kanouté) et le Togo (Emmanuel Adebayor) ont tous été distingués une fois¦ Cafonline.com

La FIFA a publié, jeudi 7 janvier, son nouveau classement, son tout premier au titre de l’année. Comme la Belgique qui a terminé 2015 sur une bonne note et a commencé la nouvelle année en se maintenant au sommet de la hiérarchie, le Bénin aussi est resté égal à lui-même dans le classement.
En tête du premier classement établi par la FIFA en ce début d’année, c’est la Belgique qui arrive en tête. Elle est suivie de l’Argentine et l’Espagne qui occupent respectivement les deuxième et troisième rangs. Autre remarque, c’est que la situation au sein du Top 50 n’a pas changé dans cette présente édition du classement FIFA/Coca-Cola. Toutefois, des progressions, petites mais significatives, ont été enregistrées par la Zambie (67ème, plus 6), le Rwanda (91e, plus 10), la Thaïlande (121e, plus 12), la Tanzanie (126e, plus 6) et le Sri Lanka (188e, plus 6). Ils ont tous gagné plus de cinq places par rapport au précédent classement.
La présente édition a pris en compte un total de 15 matches joués en décembre dernier et un match disputé en 2016. Elle n’a pas vu le Bénin évolué, ni régressé. Le Bénin a conservé la 78e place qu’il occupait déjà, après avoir enregistré un bond de 25 points, lors du classement effectué le 3 décembre dernier. Il suit immédiatement le Maroc et le Gabon, respectivement 76e et 77è. Des pays comme, le Burkina Faso dont les Etalons ont barré la route aux Ecureuils du Bénin, lors des éliminatoires pour le 3e tour de la Coupe du Monde, Russie 2018, au niveau de la zone Afrique et le Togo, arrivent loin derrière. Ils sont respectivement 89e et 93e. C’est un acquis que le Comité de normalisation (Conor) dirigé par Rafiou Paraïso, doit travailler à améliorer. Outre le championnat annoncé pour bientôt, vivement donc la journée de réflexion sur le football béninois qu’il a prévue organiser, après la série de concertations engagée depuis lundi 28 décembre dernier avec les différents acteurs¦
Sports 08 janv. 2016

D’un auteur comme Ousmane Alédji, le titre : «Un peuple calme est inquiétant» n’a rien de surprenant. Le contenu de cet ouvrage publié sous forme de réflexions lui ressemble tout aussi bien et traduit à merveille la personnalité et les prises de position de cet auteur et metteur en scène, considéré comme l’un des plus «rebelles» acteurs culturels du Bénin.
A la lecture du seul titre du dernier ouvrage en date de Ousmane Alédji, on sent de la révolte, ou peut-être encore de l’agacement. «Un peuple calme est inquiétant» ! Osé titre pour une série de publications éditée en pleine effervescence politique. Par des jours où la jeunesse du pays vit entre lassitudes et hargne. On ne sait vraiment pas si c’est fait à dessein, ou simplement parce que le contexte s’y prêtait. Ce qui est certain, c’est que le lecteur en parcourant les lignes, se convainc de ce que la tâche n’a pas dû être aisée. Pour oser écrire autant de choses sans mettre ne serait-ce que des gants en papier, il faut avoir du cran. Et Ousmane Alédji, déjà à l’avant-propos, rappelle si bien, au bout de quelles difficultés il y est parvenu. «Ce texte, je l’avoue, je l’ai renvoyé à sa place originelle, c’est-à-dire, à l’état d’idée, l’une de ces milliers qui me traversent les jours fastes où je traîne dans les draps, collé à mon épouse, ou encore, quand je marche dans les rues éprouvantes de Cotonou, tard dans la nuit pour vaincre l’insomnie… renvoyé un certain nombre de fois à sa place, par refoulement des prétentions qui le caractérisent, mais aussi par fausse modestie et, rares fois, par peur peut-être des conséquences», prévient-il à l’entame. Toujours est-il qu’il a fini par accoucher l’essentiel de ce qui lui fait dire qu’un peuple calme est inquiétant. En six temps. Le premier, «Ni indifférent, ni dupe».
«Le synonyme politicien
du verbe gouverner,
c’est partager»
Il y fait le procès de la politique, détestable selon lui, parce que toujours politicienne, mensongère, trompeuse, démagogique, violente et impudique, sonne le peuple, lui rappelant quelqu’un qui se respecte « ne brade pas ses privilèges et ne se laisse pas déposséder de son droit légitime». Il insiste ensuite pour dire que «le peuple qui a conscience de jouer à un jeu pervers, qui applaudit les mensonges, qui se fait plus nombreux derrière un distributeur d’argent, qui obéit joyeusement aux manipulations, revendique parfois les abus… est complice et martyre, mais n’est ni innocent, ni dupe. «Les naïfs ont tort. Il n’y a rien de gratuit en politique. Sur ce terrain, le hasard n’existe pas. Derrière chaque composant du peuple, il y a, à la manœuvre, un groupe organisé ou encore un fantôme dont le dessein secret est d’être un protagoniste de la scène publique.», clame ensuite l’auteur avant d’embrayer sur le second temps : «La fabrication du chef».
Ici, le pouvoir politique et la fonction publique sont passés au vitriol. Morceaux choisis. «Tous les pouvoirs sont des vampires. Le propre du pouvoir politique, c’est la perversion. La taille importe peu, sa raison d’être, c’est de contrôler et de se nourrir du système sur lequel il s’exerce ». Ensuite, il indique qu’«En politique, la récupération est une tactique d’essence rentable, elle profite toujours au système qui en use. En Afrique, il n’y a pas de système politique installé à la tête d’un pays qui s’en passe, pas de pouvoir d’Etat qui n’en abuse». Puis, il soutient que «L’Etat n’est pas un lieu saint. Ceux qui le gèrent ne sont pas des saints. C’est une machine qui transforme ou broie. Elle attire les pires et corrompt les meilleurs… Toute fonction politique a deux avantages : les honneurs et les privilèges».
La manipulation des peuples est un jeu de bourgeois
En lisant à l’entame de ce livre, que «Ecrire est une chose grave», le lecteur était à mille lieux de lire de si gravissimes choses. Mais il est servi, car Ousmane Alédji y est allé de sa plus belle inspiration. Il a accouché les uns après les autres, des mots choisis à dessein pour cuire l’arène politique et la mettre en cendres. Bien étonnante prise de position, quand on sait qu’il n’y a pas si longtemps, l’homme de culture Alédji a dû s’associer à l’homme public, pourquoi pas politique Ousmane pour l’aider à tenir la transition du Fitheb. Quand on a, à peine raccroché cette tunique et qu’on saisit sa plume pour passer la gouvernance politique au scanner de la critique, il n’y a pas de raisons de ne pas y déceler quelque lien. Mais peu importe. C’est le lecteur qui ne boude pas son plaisir. Et mieux encore, le peuple qui se voit sonner en pleine somnolence, de s’éveiller et de tourner dos à ceux qui marquent les pas et lui font croire qu’ils font une course de fond. La manipulation des peuples est un jeu de bourgeois.
C’est le titre du troisième temps de l’ouvrage «Un peuple calme est inquiétant». Et, c’est sans doute pour dissiper cette inquiétude que Ousmane Alédji lui rappelle que «dans un système démocratique, le pouvoir n’est qu’un jeu de manipulations» et qu’il revient «presque toujours aux plus puissants manipulateurs des peuples, c’est-à-dire, celui qui sait acheter le plus, les faveurs…». Plus loin, et c’est le quatrième temps, on lira que c’est «notre faute». Qu’elle est «grande parce que nous avons autant que l’autre, le droit de tenir debout et de narguer la bête». «Accepter de subir est un choix», lâche-t-il, avant de se consacrer à la part de l’autre.
Oser !
A l’instar de Valérie Trierweiler qui écrivait dans son roman «Merci pour ce moment» : «J’ai donc décidé de briser ces digues que j’avais construites, et de prendre la plume pour raconter mon histoire, la vraie», le livre de Ousmane Alédji raconte, semble-t-il, la vraie histoire du vécu quotidien des peuples, surtout africains, abonnés à un retentissant silence qui les fait plonger dans l’inaction et les confine dans une dominance à peine voilée arrosée de brimades et d’injustices. Que faire alors ? Oser ! Oser résister et avancer, conseille l’auteur qui prévoit dans cette mutation, un rôle important aux peuples d’Occident. Puis, enfin, se lâche, comme à ses habitudes, souvent au théâtre. Soutenant entre autres que «les peuples qui s’abaissent, ceux qui s’affaissent ventre et front parterre méritent de se faire marcher dessus. Il enseigne alors que l’hésitation et la fuite sont lâches, que la demi-mesure l’est aussi, que renoncer c’est mourir, qu’un peuple qui reste couché est un néant, un gouffre éternel pour toute chose.
En somme, un beau discours d’incitation à la révolte, pourquoi pas à la rébellion, émanant d’une plume dont le porteur est connu pour avoir la contestation, la bonne dans le souffle. A vrai dire, «Un peuple calme est inquiétant» est une belle caricature d’Ousmane Alédji lui-même. Un individu en perpétuel combat contre l’écrasement et la servitude, qui a fait de la résistance son lit et qui se plait à psalmodier l’affront en toute chose. Vivement, «Flouminisme», sa prochaine œuvre pour retrouver l’auteur de «Le temps des sourires» ou encore, de «Omon mi», moins indocile?

Le président de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Abdoulaye Bio Tchané a officiellement déclaré, jeudi 7 janvier, sa candidature pour l’élection présidentielle du 28 février prochain. La cérémonie d’investiture s’est déroulée au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo avec la bénédiction de plusieurs milliers de militants et sympathisants de son alliance politique.
« Oui je serai candidat à l’élection présidentielle de 2016 pour porter les espérances de tous mes frères et sœurs du Nord, du Sud, de l’Est, du Centre ou de l’Ouest de notre commune patrie. Et je m’engage, comme j’ai eu à le faire auparavant dans ce pays, à servir le Bénin dans la droite ligne des valeurs si précieuses à mon cœur : l’amour du travail, l’humilité, l’intégrité et la justice». C’est en ces termes et sous des applaudissements nourris de ses militants et sympathisants de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) que Abdoulaye Bio Tchané a déclaré officiellement sa candidature à la présidentielle du 28 février prochain. L’homme qui est à sa deuxième tentative après celle de 2011, compte sortir victorieux de cette course. Il croit dur à cette victoire prochaine comme fer avec le soutien du peuple béninois et de ses lieutenants dont les honorables Wallis Zoumarou et Ahmed Affo Obo alias Siwi, les anciens députés Assan Séibou, Razack Amouda et Orou Sé Guéné tous présents.
A l’occasion, Abdoulaye Bio Tchané a dévoilé les grandes lignes de son projet de société. Lequel projet, selon lui, priorise plusieurs actions pour booster véritablement le développement du Bénin. Dans ce cadre, il compte mettre en place un système de gouvernance qui donne l’exemple à partir du haut et qui met définitivement fin à l’impunité. Il s’engage, s’il est élu président de la République, à mener une lutte implacable contre l’utilisation abusive des moyens de l’Etat et des ressources publiques surtout en période électorale, à assurer l’égalité des chances dans la fonction publique, rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens d’une part, et le secteur privé d’autre part pour relancer l’économie.
Les promesses du candidat
Le candidat des TabatiTaba promet par ailleurs de rembourser les spoliés d’ICC services, d’investir 50 milliards FCFA chaque année pour créer 500 mille emplois sur 5 ans afin de réduire le taux de chômage des jeunes et de lutter contre la corruption et en rendant plus transparentes les procédures de passation des marchés publics. Aussi, Abdoulaye Bio Tchané met-il l’accent dans son projet de société sur l’éducation, l’agriculture, l’autonomisation des femmes, le renforcement des services publics de base tels que dans les secteurs eau potable et électricité. «Ensemble nous ferons toutes les réformes nécessaires afin que chaque Béninois puisse dire fièrement «je vis mieux aujourd’hui, ma famille est en sécurité et je sens que demain sera meilleur» ; et que chaque Béninois de la diaspora puisse se targuer de dire «j’ai hâte de rentrer dans mon pays où une multitude d’opportunités m’attend.», rêve l’ancien ministre des Finances du président Mathieu Kérékou.
Avant le discours du président Abdoulaye Bio Tchané, plusieurs personnalités de la coalition politique ABT se sont succédé au pupitre pour dire tout le bien qu’ils pensent de la candidature de l’ancien président de la Banque ouest- africaine de développement (BOAD).
L’ancien ministre Albert Agossou, représentant le probable candidat à la présidentielle de 2016, Pascal Irénée Koupaki a salué la clairvoyance dont a fait preuve le président Abdoulaye Bio Tchané en invitant son concurrent à prendre part à sa déclaration de candidature. Il souhaite que cette bonne entente entre les deux amis se renforce davantage quoi qu’en soit l’issue de la présidentielle du 28 février prochain?

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 06 janvier 2016 en séance ordinaire sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus :
- Marius Francisco, ancien ministre, ancien président du Comité nationale olympique et sportifs du Bénin (CNOSB), ancien chargé de mission à la mairie de Cotonou ;
- Félicien dos Santos, Général de brigade à la retraite, ancien chef d’état-major général, père du Lieutenant Lionel dos Santos de l’Armée de terre ;
- Kègnidé Nougloï, promoteur culturel et ancien directeur de l’Institut français du Bénin (ex Centre culturel français) annexe de Parakou ;
- Sophie Edia, artiste émérite, vedette de la chanson béninoise ;
- K. Antoine Agbokou, ancien chef de district rural de Houéyogbé, instituteur de classe exceptionnelle à la retraite, père de monsieur Luc Aurélien Agbokou, brigadier-chef en service à la direction de l’Emigration et de l’Immigration, de madame Affiwa Armelle Agbokou épouse Houessou, gardien de Paix de 1ère classe en service au commissariat de police de Hindé (Cotonou) et de monsieur K. Patrick Vital Agbokou, ingénieur réseau & télécoms, responsable technique de SEGUB ;
- Johnson Esther, mère de Monsieur Edgard Gomez, directeur général adjoint de la SONACOP ;
- Emmanuel Kouagou, ancien vice-président de la HAAC, père de monsieur Bafonri Romuald, Caporal-chef des Forces navales ;
- Mathias K. Yameogo, directeur du Programme advaincing newborn child and reproductive health (ANCRE) de l’USAID-Bénin ;
- Célifa Bassabi, épouse de monsieur Salamou Tchilao Yolou, directeur de l’Enseignement primaire
- Thérèse Adogbo Médagbé, belle-mère du commissaire de Police de 1ère classe C. Bertin Adanlé ;
- Léon Labitan, précédemment chef cuisinier à la retraite, père de monsieur Alphonse Labitan, directeur des Archives nationales par intérim ;
- Veuve Marcelline Aïhonsi Nagnonhou née Kakanakou, mère de monsieur Marcel Nagnonhou, magistrat, 2ème substitut du procureur près le Tribunal de première Instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi ;
- Djossi Marie Kouassi, mère de madame Tossou Josiane, ancien député à l’Assemblée nationale du Bénin (3ème Législature) et secrétaire à l’Organisation et à l’Information du Bureau exécutif de l’Association nationale des anciens parlementaires du Bénin (As NAP-NENIN) ;
- Azaratou Issa épouse Alassane, mère du capitaine Oudou Alassane, régisseur de la régie d’avance du cabinet militaire du président de la République ;
- Gaston Cyriaque Nougbodohoué, secrétaire général du Groupe MAERSK au Bénin ;
- Son Eminence Mohamed Ahmed Sanni, imam de la mosquée centrale de Natitingou, président du Bureau exécutif national de l’Union islamique du Bénin, président du Conseil islamique au Bénin, président du Cadre de concertation des confessions religieuses ;
- Kouassi Amoussou, pêcheur, père de monsieur Albert Cocou Amoussou, administrateur d’action culturelle, chef du service Versement et Traitement en service à la direction des Archives nationales ;
- Bonaventure Djangbo, précédemment chef de l’arrondissement de Bétérou dans la commune de Tchaourou ;
- Emilienne Aurélie née Aza-Gnadji, belle-mère de monsieur Donné Amouzou, conseiller technique aux Travaux publics du président de la République, membre du comité de démarrage de l’Agence béninoise des Grands travaux ;
- Baka Johnson, administrateur des services financiers hors classe à la retraite, ancien directeur des Affaires financières et administratives du ministère d’Etat en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation ;
- Roger Y. Orou-Toko, administrateur civil hors classe à la retraite, ancien secrétaire permanent du Comité national des manifestations officielles (CONAMO) ;
- Lucie Yansunnu née Apithy, mère du docteur Yansunnu Landry, directeur adjoint du cabinet du ministère de la Santé ;
- Raphaël Adikpéto, précédemment en service à l’inspection générale des Armées (IGA) ;
- Michel Roland Houessou, précédemment en service à la Base aérienne de Cotonou (BACO).
Le Conseil s’est penché sur les dossiers relatifs aux sommets des chefs d’Etat de l’UEMOA et de l’Autorité du bassin du Niger (ABN), le financement de la campagne cotonnière, l’apurement des arriérées des allocations universitaires des étudiants des Centres des œuvres universitaires et sociales de Parakou et d’Abomey-Calavi, au forage des puits.
En ce qui concerne les sommets des chefs d’Etat de l’UEMOA et de l’ABN, ils se tiendront à Cotonou, le 08 janvier 2016. A cet effet, des instructions ont été données aux ministres en charge des Affaires étrangères et de l’Eau de prendre les dispositions idoines pour en assurer une parfaite organisation.
En ce qui concerne le financement de la campagne cotonnière, le point en a été fait par le ministre en charge de l’Agriculture. En prenant acte du compte rendu, le Conseil a expressément instruit le comité interministériel du coton et particulièrement le ministre d’Etat en charge de l’Economie de procéder dans les 72 heures au payement des producteurs du coton.
En ce qui concerne l’apurement du solde des bourses dues aux étudiants au titre de l’année 2015, le compte rendu a été présenté au Conseil par le vice-premier ministre en charge de l’Enseignement supérieur. Le Conseil des ministres a instruit ce dernier en relation avec le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances d’apurer, dans un délai de 72 heures, le solde au profit des étudiants des Centres des oeuvres universitaires et sociales de Parakou et d’Abomey-Calavi.
En ce qui concerne les forages de puits, le ministre de l’Eau a été instruit pour présenter au prochain Conseil des ministres, le point du programme des puits à forer sur l’ensemble du territoire national. Dans l’immédiat, le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances et la commission de l’UEMOA mettront les moyens financiers nécessaires à la disposition du Génie militaire pour le forage de deux cent (200) puits sur l’ensemble du territoire national, dont la commune de Glazoué et l’équipement en margelles de trois cent (300) forages réalisés sur le territoire national.
Le ministre de l’Eau a également présenté au Conseil qui l’a adoptée, la communication relative à l’examen du mécanisme de financement du projet de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè et Glazoué à partir des eaux de surface.
Enfin, monsieur Djèdou S. Hermann, est remis à la disposition du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation.
Fait à Cotonou, le 06 janvier 2016
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri

Dès après demain, samedi 9 janvier et ce jusqu’au mardi 12, la Commission électorale nationale autonome (CENA) reçoit les dossiers de candidature à la présidentielle du 28 février prochain. Quelles sont les formalités substantielles à remplir par les personnes intéressées par le fauteuil présidentiel ?
Certaines formalités sont prescrites par les règles communes à toutes les élections en République du Bénin (livre I) et d’autres, par les règles particulières pour l’élection du président de la République (livre III). Ainsi, aux termes de l’article 42 du Code électoral, une déclaration de candidature est obligatoire pour chaque candidat à l’élection du président de la République. Mais l’article 43 renseigne que «Nul ne peut être candidat… s’il ne remplit les conditions requises pour être électeur et éligible.» Puis, l’article 44 édicte que la déclaration de candidature est déposée quarante-cinq jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale à la CENA, contre récépissé provisoire comportant le numéro d’enregistrement immédiatement délivré au déclarant. Celui-ci fera place à un récépissé définitif délivré par la même CENA après contrôle de la recevabilité de la candidature et après versement du cautionnement prévu. Ici, il s’agit de 15 millions de F CFA à verser auprès du directeur du Trésor ou auprès d’un receveur-percepteur du Trésor qui transmettra au directeur du Trésor. Ce cautionnement est remboursable au candidat, s’il a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés au premier tour (article 343). Concrètement, suivant l’article 45, la déclaration de candidature doit comporter les noms, prénoms, profession, date et lieu de naissance et adresse complète du candidat. De même, la candidature doit mentionner la couleur, l’emblème, le signe et/ou le sigle choisis pour l’impression des bulletins uniques, interdiction étant faite d’utiliser les attributs de l’Etat : hymne national, drapeau, sceau, armoiries, devise. Egalement, la déclaration de candidature doit comporter un spécimen d’emblème. Et être accompagnée de : un certificat de nationalité, un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois, un extrait d’acte de naissance ou de toute pièce en tenant lieu, un certificat de résidence, une attestation par laquelle le parti ou l’alliance de partis politiques investit le candidat. Dès lors, la CENA a 8 jours pour publier la liste des candidats retenus. Et si elle rejette une candidature, sa décision doit être motivée et notifiée à l’intéressé dans un délai de 8 jours à compter de la date de dépôt. Une telle décision peut faire l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle, dans les 48h suivant la réception de la notification. La haute juridiction, pour sa part, dispose d’un délai de 5 jours pour statuer.
Des pièces essentielles à fournir
Par ailleurs, le livre III du code, consacré aux règles particulières pour l’élection du président de la République spécifie que nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il n’est de nationalité béninoise de naissance ou acquise depuis au moins 10 ans, s’il n’est de bonne moralité et d’une grande probité, s’il ne jouit d’un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle, s’il ne jouit de tous ses droits civils et politiques, s’il n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature, s’il ne réside sur le territoire de la République du Bénin au moment des élections (article 336). S’agissant spécifiquement des membres des Forces armées ou des Forces de sécurité publique qui désireraient être candidats aux fonctions de président de la République, ils doivent démissionner au préalable desdites Forces (article 337). Outre les conditions énumérées par l’article 45, l’article 340 exige que le candidat aux fonctions de président de la République accompagne sa déclaration de candidature de la preuve du paiement régulier d’impôt sur les revenus et de l’impôt foncier des trois dernières années précédant l’année de l’élection. Soit, en l’espèce, les preuves des paiements des années 2013, 2014 et 2015. Un certificat de résidence doit également être fourni par le candidat, de même que 4 photos d’identité, la couleur, l’emblème, le signe et/ou le sigle pour l’impression du bulletin unique.
Du contentieux des formalités
A l’appui des pièces indiquées supra, l’article 340 in fine prévoit que la déclaration de candidature doit être complétée, avant son examen, par le bulletin n°2 du casier judiciaire adressée par la juridiction compétente à la CENA sur demande de celle-ci.
C’est la Cour constitutionnelle qui est juge de tout le contentieux relatif à l’élection présidentielle. Suivant l’avant alinéa de l’article 340, elle dispose d’un délai de 10 jours pour se prononcer sur tout contentieux relatif aux pièces à fournir par le candidat. Puis, en cas de refus d’enregistrement d’une déclaration ou en cas de contestation, les candidats peuvent la saisir. Elle statue alors définitivement avant le début de la campagne électorale (article 342).
Pour sa part, la CENA, lorsque plusieurs candidats concurrents adoptent les couleurs, l’emblème, les signes et/ou les sigles de nature à créer la confusion ou le doute dans l’esprit de l’électeur, se prononce dans un délai de deux jours en accordant la priorité du choix au candidat qui est le dépositaire traditionnel ou à défaut, à celui qui a déposé le premier sa candidature (article 341).
A préciser qu’à partir de la publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle par la CENA, le gouvernement prend des dispositions pour assurer la sécurité des candidats et de leur domicile respectif. Et outre les dispositions usuelles de sécurité, le gouvernement, après consultation des candidats, met à leur disposition des agents des forces de l’ordre en nombre nécessaire à leur garde rapprochée (article 345)?

Il a été procédé mercredi 6 janvier, au lancement officiel de la campagne 2016 des feux précoces dans les départements de l’Atlantique et du Littoral. C’est la forêt classée de Pahou dans la commune de Ouidah, qui a servi de cadre à cette manifestation.
Les feux de brousse font des dégâts écologiques et environnementaux énormes. Pour prévenir pareille situation, le ministère en charge de l’Environnement à travers la direction générale des Forêts et Ressources naturelles a institué une campagne de feux précoces. Celle de cette année a été officiellement lancée mercredi 6 janvier par les responsables de cette structure pour le compte des départements de l’Atlantique-Littoral en présence de populations riveraines de ladite forêt.
Selon le colonel Rémi Hèfoumè, sous la houlette de qui la cérémonie a eu lieu, l’opération est une opportunité pour consolider et renforcer les activités de sensibilisation qui ont débuté depuis environ un mois et qui couvre les 9 communes de ces deux départements. Il précise que ce sont des activités cycliques et saisonnières qui se mènent au quotidien. «La séance du jour consiste à renforcer la sensibilisation aux fins d’atteindre un public plus large».
Après avoir rappelé que la saison des feux précoces prend fin le 15 janvier prochain, Rémi Hèfoumè est revenu sur les procédés pour réussir leur bon allumage et les dispositions prévues par la législation forestière pour éviter toute déconvenue.
La cérémonie officielle a été suivie de cas pratiques sur le terrain. Un exercice qui a eu pour but, souligne-t-il, de convaincre les populations qui y assistent.
Au terme de l’exercice, il a exhorté ceux qui vivent proche des forêts aussi bien de Pahou que de Ouèdo dans la commune de Calavi, sans oublier ceux de la forêt de la Lama sud dans la commune d’Allada, à s’investir dans des activités liées à la gestion durable des forêts. «Plus les forêts prospèrent plus il y aura de revenus pour vous», a-t-il expliqué aux populations, espérant qu’elles vont contribuer à la sensibilisation par rapport à des pratiques de feux tardifs, des coupes frauduleuses de bois. «La mise en œuvre de ces recommandations et une bonne gestion de ces trois massifs forestiers contribueront à lutter contre la pauvreté», a-t-il rassuré.
C’était également l’occasion pour la direction générale des Forêts et Ressources naturelles de remettre une soixantaine de tables bancs aux Comités inter villageois de gestion (CIC) de Pahou et de Ouèdo comme contribution aux écoles de leurs localités respectives. Ce qui a réjoui le chef arrondissement de Pahou, Michel Ahouannou qui a, au nom des siens, promis d'en faire bon usage.
La cérémonie a été également l’occasion pour les coordonnateurs de cellules d’aménagement technique forestier (CTAF) de faire le point des activités pour l’année écoulée et les perspectives pour la nouvelle année.

Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (SG/CSTB), Paul Essè Iko, a présidé mardi 5 janvier à la Bourse du Travail de Cotonou, le forum des travailleurs sur la situation politique nationale. Il était soutenu par Laurent Mètognon, secrétaire général de la Fesyntra-Finances et Nagnini Kassa Mampo, secrétaire général confédéral adjoint de la Cstb.
« Plus rien ne va dans le pays. Toutes les couches sociales ploient sous le fardeau de la gouvernance calamiteuse et ruineuse du gouvernement…, incapable d’apporter la moindre solution aux problèmes sans cesse croissants des travailleurs et des peuples», déplore Paul Essè Iko, dans sa déclaration liminaire au forum du mardi 5 janvier à Cotonou. L’école n’est qu’un château de cartes qui s’écroule pan par pan sous le poids des nouveaux programmes, de la LMD, de l’entêtement et de l’incurie des géniteurs de ce système calamiteux et ruineux de l’esprit» s’insurge-t-il.
Les travailleurs, constate le secrétaire général de la Cstb, sont soumis à une misère grandissante avec des revendications restées insatisfaites malgré les diverses protestations qu’il énumère comme suit : les travailleurs qui s’insurgent contre le bradage du quai Nord du port, les dockers de la Sobemap qui réclament leur convention collective sans suite, ceux de la santé, leurs différentes primes et l’amélioration du plateau technique, les enseignants, les étudiants, les élèves et les parents d’élèves qui se battent pour une école de qualité, la justice diabolisée par le chef de l’Etat qui refuse d’appliquer ses décisions.
«En somme, tous les secteurs se portent mal sur fond de corruption et d’impunité…», déplore-t-il. Paul Essè Iko critique sévèrement la gouvernance sous le pouvoir actuel, prévient et énumère: «Si nous allons à ces élections de février 2016, c’est la multiplication en grandeur nature des scandales de Maria Gléta, des affaires CEN/SAD, ICC-Services, des enlèvements de plusieurs Dangnivo». Et il en déduit qu’il est encore temps. «Réfléchissons, battons-nous et prenons des décisions hardies », conclut finalement le secrétaire général de la CSTB.
Il a été vivement soutenu par le secrétaire général de la Fesyntra-Finances, Laurent Mètognon, qui a retracé les différentes luttes ayant conduit à la Conférence des forces vives de février 1990, avant de proclamer que les signaux sont au rouge¦
Les états généraux nécessaires
La déclaration du forum relève que le Renouveau a fini son parcours et que « Nous sommes en fin de cycle de l’ère instaurée par la Conférence des forces vives de 1990. Le Bénin est dans l’impasse», a retenu la déclaration. « Dans ce contexte, avec les élections de 2016 à coup d’argent et de fraude, aucun candidat gagnant n’offrira de perspectives radieuses pour l’édification du pays, l’épanouissement du citoyen, la cohésion sociale, l’unité nationale », est-il écrit. Il s’ensuit qu’un sursaut patriotique s’impose afin d’opérer une rupture radicale d’avec le système d’impunité, pour un Bénin dans lequel les prévaricateurs ne seront pas célébrés comme des héros, étale la déclaration qui insiste qu’il faut repenser notre vivre-ensemble. « C’est pourquoi les travailleurs réunis au forum affirment que pour sortir de l’impasse et éviter la catastrophe, il faut d’abord sortir du système qui a plongé le Bénin en crise, où cohabitent le Bénin des privilégiés, les intouchables et le pays des désabusés », recommande le forum qui dénonce le règne d’un système d’impunité, de corruption, de fraude, de pouvoir discrétionnaire de nomination…
Les travailleurs réunis au forum réalisent que le Bénin est plongé dans le "waxala". Ils ont décidé d’adhérer au refus du Bénin-waxala et pensent comme les fondateurs du front, que la seule solution pour sauver le pays est l’organisation des états généraux du peuple, avant l’élection présidentielle pour refonder les règles du vivre-ensemble¦ DPD