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Nouvelles

Sous l’égide du préfet de l’Ouémé: Les dignitaires d’Egungun de Porto-Novo applanissent leurs divergences

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Après plus de dix ans de crise, les deux camps protagonistes du culte Egungun dans la ville de Porto-Novo fument enfin le calumet de paix. Ils ont matérialisé leur unité ce mercredi 10 juillet, par la mise sur pied d’un Bureau transitoire consensuel, sous l’égide du préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy.

Plus rien ne sera comme avant dans le culte Egungun dans la ville de Porto-Novo. La crise qui oppose depuis plus d’une décennie les dignitaires de ce culte avec d’un côté le Suprême conseil des adeptes du culte Egungun (Scace) et d’un autre, l’Association des adeptes Egugun Yoruba du Bénin (Aaeyob), est depuis ce mercredi 10 juillet, un vieux souvenir. Les deux camps protagonistes de ce différend décident de voir désormais dans la même direction. Ils enterrent la hache de guerre et mettent sur pied un Bureau transitoire consensuel pour un mandat d’un an. Lequel bureau a été installé hier par le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, grâce à l’implication de qui cette crise a été enfin dénouée. Le bureau transitoire est composé de 13 membres et est présidé par Saïdou Agbantou. Il a été matérialisé par l’arrêté 2019 N°10-113/Sg/Sag/Sa du 10 juillet 2019 portant mise en place d’un bureau transitoire consensuel de gestion des affaires administratives du culte Egungun dans la ville de Porto-Novo. L’acte précise que ce bureau unique est mis sur pied pour des nécessités de maintien d’ordre. Ce bureau est chargé de liquider les affaires courantes et de procéder à l’élaboration des textes fondamentaux devant régir le culte Egungun dans la ville capitale et environs. Le préfet Joachim Apithy a expliqué le contenu des dispositions de l’arrêté avant d’inviter tous les dignitaires du culte Egungun à les respecter pour que tout se passe bien. L’autorité préfectorale interdit désormais le culte des Egungun les jours ouvrables dans la ville de Porto-Novo sauf cas de force majeure qui doit être spécialement autorisé par le maire avec le concours du commissaire central de Porto-Novo. Mieux, poursuit le préfet, il ne peut avoir de culte d’Egungun au-delà de 19h dans la ville de Porto-Novo. Le bureau transitoire est chargé également de faire prendre aux responsables des couvents une autorisation signée du maire avec ampliation au directeur départemental de la Police républicaine avant toute manifestation d’Egungun dans la ville capitale. « Il faut que vous soyez disciplinés et honorer dignement votre fétiche », souligne Joachim Apithy. L’autorité préfectorale est revenue sur le début de sa médiation qui est partie, dit-il, d’un message radio en date de 29 octobre 2018 adressé à tous les préfets de département par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique au sujet des conflits entre les dignitaires de culte Egungun dans plusieurs villes du Bénin avec une guerre de leadership en toile de fond. Un second message a été envoyé le 15 février dernier. Joachim Apithy dit avoir convoqué une réunion d’urgence avec les différentes tendances du culte Egungun qui a abouti à la mise sur pied d’un comité paritaire pour le règlement de la crise. Ce comité paritaire composé des représentants des deux protagonistes de la crise, de la mairie et de la Préfecture a fait son travail. L’installation du bureau transitoire consensuel hier n’est que le couronnement de tout le processus ponctué par plusieurs séances de travail parfois houleuses dont la dernière a eu lieu le 3 juillet dernier, informe le préfet de l’Ouémé. Les efforts de l’autorité préfectorale ont été salués par les deux protagonistes de la crise. Ismaël Fatoumbi de Scace et Rachidi Odoumbakou de Aaeyob ont tous félicité le préfet Joachim Apithy qui a réussi là où ses prédécesseurs ont échoué. Ils promettent de respecter scrupuleusement les exigences de l’arrêté préfectoral qui règlemente désormais le culte Egungun dans la ville de Porto-Novo et ses environs. Le roi des Yoruba de Porto-Novo, Sa Majesté Onikoyi, a invité tous les dignitaires et adeptes du culte Egungun à l’amour et à la solidarité pour que soit davantage scellée cette unité retrouvée ce 10 juillet, une date qui doit être gravée dans les annales de l’histoire au Bénin.

Société 11 juil. 2019


Lutte contre la cybercriminalité: Grand ménage pour un cyberespace sécurisé

Par Claude Urbain PLAGBETO  

La traque aux ‘’gaymen’’ a sonné le glas du fléau de la cybercriminalité et ses corollaires de forfaits économiques et rituels odieux. Brouteurs web et faux féticheurs sont systématiquement poursuivis et condamnés en cas d’éléments probants, rendant le cyberespace béninois plus fréquentable.

L’euphorie des technologies de l’information et de la communication (Tic) qui ont rendu la vie plus facile à maints égards s’est très tôt transformée en un cauchemar pour bon nombre d’usagers. Et pour cause, l’escroquerie par Internet constitue une menace aujourd’hui pour toute l’humanité.
Au moins 456 jeunes béninois de 18 à 25 ans, ont été interpellés en 2018 suite à la traque engagée par le gouvernement contre les cybercriminels et leurs complices féticheurs qui leur fourniraient les moyens de jeter des sortilèges aux victimes en vue de réussir leurs forfaits. C’était après de nombreuses découvertes macabres attribuées à tort ou à raison à ces partisans du moindre effort qui font recours aux divinités maléfiques pour arnaquer les fortunés d’ici et d’ailleurs. Les chiffres témoignent de l’ampleur de la cyber-arnaque au Bénin cité, au même titre que le Nigeria et la Côte d’Ivoire, comme une plaque tournante de la cybercriminalité.
En fait, les cyber-attaques contre les entreprises, les individus et même contre les institutions étatiques, les infrastructures stratégiques, étaient devenues récurrentes et se développaient avec des moyens de plus en plus sophistiqués. Certaines sont sous-tendues par des intérêts financiers et d’autres par des considérations religieuses, philosophiques et politiques. Ce fléau touche tous les domaines de la vie économique et sociale à savoir : mœurs, honneur, dignité, biens, entachant l’image et la crédibilité du pays, et affecte le développement. Non seullement, il décourage le potentiel d’investissement des opérateurs économiques nationaux et étrangers, mais également il détruit la jeunesse, fer de lance de l’économie.
Ne pouvant rester insensible aux nombreuses plaintes enregistrées et surtout aux crimes crapuleux commis, le gouvernement a décidé de siffler la fin de la récréation, en lançant l’opération dite « Rambo ». Les hackers communément appelés ‘’gaymen’’ sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements. Les féticheurs qui leur fournissent le fameux ‘’Kinninsi’’ au pouvoir hypnotisant sur les victimes et qui consomme essentiellement du sang humain suivant une certaine périodicité, ne sont pas du reste. Le cas d’un jeune homme qui a dû assassiner sa propre concubine pour recueillir son sang et le verser sur le fétiche, craignant d’y laisser lui-même sa peau, a exacerbé plus d’un. C’est alors que les commissariats et les parquets ont été instruits pour une lutte sans merci contre le fléau. Suite à des enquêtes et dénonciations, les cybercriminels ont été interpellés notamment à Cotonou (67 cas), Abomey-Calavi (41), Porto-Novo (35). Les autres villes : Ouidah, Parakou, Lokossa, Djougou, Natitingou, ont également enregistré des affaires de cybercriminalité et d’escroquerie en bande organisée.
La plupart sont incarcérés et quelques-uns, poursuivis sans mandat de dépôt. Après l’arrestation des mis en cause, l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc) a été instruit pour expertiser les données de leurs ordinateurs et autres terminaux de communication mis sous scellés. Les audiences ont eu lieu dès le mois de mai 2018, révélant les stratégies d’opération des bandits via les systèmes informatiques.

Miroir aux alouettes

Le mode opératoire des cybercriminels diffère d’un dossier à un autre, selon les procureurs généraux et le directeur général de la Police républicaine qui ont animé un point de presse, le 20 avril 2018 à Cotonou. Depuis leur ordinateur, tablette, Smartphone ou simple téléphone, et à partir des faux comptes (faux profils avec des photos et données d’autrui) sur les réseaux sociaux, les cybercriminels arrivent à créer le contact avec leurs cibles et leur font croire en l’existence d’une entreprise, d’un événement chimérique ou d’un état de nécessité qui détermine ces dernières à leur envoyer fonds par un transfert d’argent.
Les premières auditions ont révélé qu’ils procèdent par romance ou par proposition de vente d’articles fictifs (parcelles, monuments, espaces publics, véhicules, métaux précieux, etc.) via des sites de vente douteux ou encore par chantage en fonction des informations qu’ils collectent sur leurs victimes (personnes physiques ou morales) et qu’ils exploitent. Le plus souvent, ils envoient des courriels (spams) relatifs aux supposés transferts de sommes faramineuses, aux invitations à des colloques, représentations commerciales et autres manifestations.
La promesse de prétendus fonds bloqués dans une banque, au nom d’héritiers imaginaires ne pouvant récupérer les avoirs sans l’intervention d’un tiers (un partenaire de confiance), est également une argutie de mauvaise foi souvent évoquée par les escrocs. Cette arnaque désignée sous le vocable de « phishing ou hameçonnage » vise à obtenir le numéro de compte bancaire ou de carte bleue, le mot de passe et un exemplaire de la signature pour donner de faux ordres de virements à une banque.
Ils procèdent également à la désinformation et à la manipulation, au vol d’identité et d’adresses IP, à des appels téléphoniques suite à des recherches minutieuses via Internet sur leurs victimes.
Les brouteurs web n’hésitent pas à recourir à la pornographie enfantine et au sexting (pornographie par texte ou image) qui se déploie par des réseaux de photos pornographiques et surtout des promesses de mariage, des chantages et des rançons à l’endroit de personnalités politiques et administratives, au moyen de vidéos d’aventures sexuelles avec un scénario préalablement peaufiné et enregistrées à l’insu de ces personnalités avec la complicité de prostituées et autres filles de mœurs légères. Pour préserver leur intimité et éviter l’humiliation, sous la menace des escrocs de diffuser les enregistrements, les victimes cèdent au chantage, se trouvant obligées de leur verser la somme réclamée. Certains se font passer pour des homosexuels à la quête de partenaires pour appâter et leur soutirer de l’argent.
D’autres stratagèmes consistent à falsifier un passeport ou autres documents de voyage, à proposer des offres de prêt d’argent, en faisant payer aux victimes des frais de dossier sans aucune contrepartie. Ils s’associent les services de charlatans pour s’assurer du succès de leurs opérations sordides par la manipulation mystique au moyen des noms et photographies des potentielles victimes contactées via Internet.

Peines lourdes

Une politique pénale « sévère » est appliquée et vise à décourager les jeunes à emprunter ce chemin de la facilité pour se faire de l’argent et ternir l’image du pays. A Ouidah, un coupable de cyber-arnaque a été condamné à trois ans de prison. A Cotonou, certains ont écopé de 5 ans d’emprisonnement ferme avec une amende de 5 millions F Cfa à titre de dommages-intérêts. A Parakou, des individus ont été condamnés à 2 ans de prison.
Coupables du chef de modifications de données informatiques pour un usage illicite, les cybercriminels sont passibles d’une peine de 5 ans à 10 ans d’emprisonnement avec une amende de 5 millions à 50 millions F Cfa, suivant les dispositions de l’article 120 de la loi 2011-20 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes.
Au regard de l’ampleur que prenaient les infractions cybernétiques, avec les risques et vulnérabilités de plus en plus grands inhérents à l’utilisation des Tic, le député Benoît Dègla avait initié en octobre 2016 une proposition de loi en sus de la loi 2011-20 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes pour rendre plus efficace la lutte contre la cybercriminalité au Bénin.
La loi 2018-16 du 28 décembre 2018 portant Code pénal en République du Bénin punit sévèrement l’interception, l’accès, l’altération, la suppression ou l’atteinte de quelque manière à des données informatiques de manière intentionnelle et sans droit. Selon les dispositions des articles 670 et suivants du code, les peines varient d’un emprisonnement allant de 1 an à 10 ans et d’une amende de 500 000 à 500 millions F Cfa, en fonction des circonstances. Lorsque les faits sont commis par ou au profit d’une personne morale, l’amende peut aller jusqu’à 1 milliard F Cfa. La réclusion criminelle à perpétuité peut être requise lorsque les faits ont entraîné ou sont à la base de la mort d’une ou de plusieurs personnes.

Protéger les données personnelles

« On ne peut pas lutter contre la cybercriminalité sans se préoccuper de la protection des données personnelles qui constituent la matière première de la cybercriminalité », selon Etienne-Marie Fifatin, président de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp) ex-Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) du Bénin, paraphrasant Joseph Cannataci, directeur de recherche en droit européen aux Pays-Bas et rapporteur spécial des Nations Unies chargé de la vie privée. Fichiers clients, réponses à des appels d’offres, données personnelles des salariés, des dirigeants, des actionnaires, informations financières, informations industrielles, secret des affaires, secret des correspondances, etc. nourrissent la cybercriminalité, indique-t-il.
Les réseaux sociaux qui se développent comme « une boule de neige », permettent de partager des informations personnelles, des photos, vidéos et autres données et rendent vulnérables. D’importantes failles de sécurité dans les objets connectés rendent possible le détournement d’une multitude de données personnelles au profit de tiers non autorisés, l’utilisation malveillante de ces données interceptées, voire la prise de contrôle de l’objet connecté lui-même (caméra de surveillance installée au sein d’une maison, ou véhicule par exemple), indique M. Fifatin. Une étude réalisée en 2014 sur la cyber-sécurité, cite-t-il, a révélé que sur 10 objets connectés audités, 70 % ne cryptaient pas les données échangées avec le réseau, 80 % ne nécessitaient pas de mot de passe suffisamment complexe et 60 %
n’offraient pas une interface web suffisamment sécurisée. A l’en croire, la multiplication des objets connectés et le stockage des données dans le Cloud augmentent, de fait, les risques d’atteinte à la sécurité et d’escroquerie par Internet au détriment des intérêts des utilisateurs.
C’est dire que « Nul n’est à l’abri d’abus divers sur ses données personnelles ; nous devons en prendre conscience désormais », pour une utilisation conséquente des outils informatiques, préconise le président de l’Apdp-Bénin.
Au-delà des individus, il convient de souligner qu’aucun Etat n’est actuellement en mesure d’assumer seul la recherche et la poursuite des arnaqueurs de la toile mondiale. Le combat contre ce fléau devenu un problème global qui n’épargne aucun pays, impose comme défi une coopération policière et judiciaire internationale  entre les Etats. Il importe que les pays de la sous-région développent des contacts étroits, signent des accords de coopération, et surtout harmonisent son arsenal législatif afin de ne pas produire un phénomène de vases communicants qui favorisent la commission des crimes via Internet.

Société 11 juil. 2019


Elimination des Écureuils en quarts de finale de la Can 2019: Pas de déception chez des supporters

Par Ariel GBAGUIDI & Isidore A. GOZO (Stags.)

Le Bénin est éliminé de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Egypte 2019 suite à sa défaite en quart de finale face au Sénégal, ce mercredi 10 juillet. Au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, où le match a été diffusé sur écran géant, c’était le calme plat au terme des 90 minutes de jeu. Mais cette ambiance froide n’est pas synonyme de déception, à en croire certains supporters.

Galvanisés par la belle victoire du onze national face au Maroc, vendredi dernier, en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Egypte 2019, les supporters béninois ont massivement pris d’assaut l’esplanade extérieure du stade de l’Amitié
Général Mathieu Kérékou, hier ; ne voulant certainement pas se faire conter une probable victoire de leur équipe nationale. Ainsi, de jaune vêtus pour la plupart, ils ont chanté et dansé sous les rythmes d’un groupe de fanfare, et même prié avec quelques dignitaires de culte traditionnel.
Et comme l’on pouvait s’y attendre, l’ambiance n’a pas varié tout au long de la première partie du jeu. C’est surtout à cette étape que le public s’est montré généreux en applaudissant presque toutes les bonnes actions de l’équipe béninoise. Du retour des vestiaires, la même ambiance s’est poursuivie. Même le but sénégalais de la 53e min, annulé par le juge central, a été applaudi par le public. Mais le but de la 70e min, validé cette fois-ci, a fini par taire les trompettes et autres vuvuzelas qui retentissaient sur l’esplanade du stade. Si certains ont cru à une égalisation béninoise jusqu’à la fin, d’autres ont préféré quitter les lieux peu avant le coup de sifflet final de l’arbitre algérien.
Malgré cette défaite des Ecureuils, plusieurs supporters ont chanté l’Aube nouvelle. Interrogés, ils disent ne pas être déçus de l’élimination de l’équipe béninoise, puisqu’ils ne s’attendaient vraiment pas à voir les poulains de Michel Dussuyer, franchir l’étape des phases de poules.
« Nous ne nous attendions pas à atteindre ce niveau de la compétition. Donc, nous remercions Dieu et l’ensemble des joueurs qui nous ont fait rêver. La prochaine fois, nous allons parfaire notre fond de jeu afin de pouvoir aller plus loin », laisse entendre Prosper Alohou. Rufin Soglohoun dit être fier des Ecureuils qui, malgré cette défaite face aux Lions de la Téranga, ont laissé des traces indélébiles durant la compétition et marqué à jamais l’histoire du football africain. Il note que les joueurs ont montré de quoi ils sont capables, mais, c’est l’expérience qui a permis aux Sénégalais de faire la différence. « Nous avons senti quand même l’absence de Khaled Adenon mais, c’est le football. On fait avec… », ajoute Rufin Soglohoun. De son côté, David Amoussouvi est un peu attristé et ne l’a d’ailleurs pas caché. Ce fan des Ecureuils aurait voulu que l’équipe béninoise se qualifie pour les demi-finales. « Mais bon, on rend grâce à Dieu… », conclut-il. Donatien Tokou note que Stéphane Sessegnon et ses coéquipiers ont manqué de souffle et l’absence du défenseur Khaled Adenon a également pesé sur l’équipe.
Boniface Akpégnon, quant à lui, affirme ne pas être découragé car,nul ne pensait que le Bénin allait sortir de sa poule jusqu’à se qualifier pour les quarts de finale.« Je suis un peu déçu mais, je félicite les joueurs pour avoir fait de leur mieux. Je crois que ce soir, ils n’ont pas été aussi offensifs que ça. Dans deux ans, on va s’améliorer », laisse entendre Brigitte Johnson. Même son de cloche chez Gilbert Agbo qui note qu’à leur retour, ils seront accueillis en grande pompe. Il fait noter au passage que c’est « la sortie de Sessi d’Almeida qui a fait que le jeu béninois a été déstabilisé ».

Société 11 juil. 2019


TALENTS GEST PAIE: Une révolution dans la gestion des salaires

L’univers des Ressources humaines (RH) s’est enrichi d’une innovation qui va révolutionner la gestion de la paie dans les Pme/Pmi. Talents Gest Paie du groupe Talents Plus Afrique est depuis peu mis à la disposition des gestionnaires de salariés d’entreprises pour le traitement des données de paie de façon plus efficace et efficiente.

Un outil capable de traiter la paie quel que soit l’effectif des employés, d’éditer les états de déclaration et les bulletins et de sauvegarder vos données de paie sur 10 à 15 ans. Si le rêve de nombreux gestionnaires de Ressources humaines est d’en arriver à cette fin, il importe de noter qu’il s’est depuis peu concrétisé avec le groupe Talents Plus Afrique. Fort de son expérience et de son expertise dans l’environnement des Ressources humaines, le cabinet aux 6000 recrutements réalisés au profit de nombreuses entreprises et institutions se met une fois encore au service des Pme/Pmi pour des challenges plus grands. En concevant le logiciel TALENTS GEST PAIE, le groupe entend apporter des solutions aux difficultés rencontrées dans l’utilisation des outils de paye par les entreprises. Mis au point par des experts du domaine des RH, ce logiciel, selon Alfred Biaou, son directeur général,  prend en compte les limites des logiciels qu’on rencontre généralement. « On l’a rendu très simple, très facile à utiliser», note-t-il, fier d’apporter son expertise au service de l'univers des RH. Livré avec le Simulateur de salaire, un recueil de plus de 30 modèles d’outils d’administration du personnel sans oublier le manuel de l’utilisateur,
TALENTS GEST PAIE reste une innovation de taille susceptible de révolutionner le domaine de la gestion des salaires des employés. « Notre objectif, c’est redonner aux ressources humaines toute leur valeur en libérant ceux qui traitent des RH des activités chronophages, c’est-à-dire qui prennent du temps. Il s’agit pour nous de faire en sorte que la gestion des ressources humaines devienne une réalité dans toutes les organisations. C’est notre façon de démystifier l’achat des logiciels de gestion de  paye. La plupart de nos Pme/Pme n’ont pas accès à ces logiciels parce que  trop coûteux. Nous leur donnons un outil supérieur à ce que les autres proposent mais à un prix promotionnel », assure-t-il.
En plus du logiciel et de tous ses accessoires, le groupe met à la disposition des entreprises intéressées par l’outil des compétences qui assureront une formation pour sa maîtrise et son exploitation de façon efficiente. Un coaching digne de nom en somme.
TALENTS GEST PAIE, indique Alfred Biaou, traite la paie des employés quel que soit leur effectif; édite les états de déclaration et les bulletins et présente divers avantages quant à la sauvegarde des données de paie. Grâce à cette innovation qui s’inscrit dans la dynamique de digitalisation des services du groupe, il est désormais plus facile de produire le tableau de bord du personnel, de traiter au-delà des salaires les absences, les avancements ainsi que les heures supplémentaires et les sanctions des employés.
Des avantages dont ne peuvent que se satisfaire les utilisateurs. « Aucun logiciel ne vous offre une fiche qu’on appelle fiche individuelle qui retrace la vie de l’agent depuis qu’il est rentré dans l’institution jusqu’à aujourd’hui. Nous avons la base de données ainsi que le tableau de bord et aussi les outils qu’on appelle outils administratifs que les autres logiciels ne vous fournissent pas », se convainc le directeur général.
A travers cet outil, il est tout aussi aisé de gérer la carrière de plus de 2000 agents dans une entreprise. Une véritable révolution qu’il convient de saluer.

Société 10 juil. 2019


Situation politique au Bénin: Louis Vlavonou éclaire l’Assemblée parlementaire francophone à Abidjan

Les partis politiques de l’opposition n’ont jamais été exclus des élections législatives du 28 avril dernier au Bénin. Ils ont plutôt boycotté ces consultations électorales pour des raisons inavouées. C’est la substance du message délivré ce mardi 9 juillet, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, sur la situation politique au Bénin, à l’occasion de la 45e assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) qui se tient à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Les députés membres de l’Assemblée parlementaire francophone (Afp) en savent un peu plus désormais sur la situation politique au Bénin. Cela, à la faveur de la 45e assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (Apf) qui se tient à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les travaux réunissent des députés venus d’environ 88 pays du monde entier et sont placés sous le thème : « Parlement et renforcement de la démocratie ». Le Parlement béninois prend part aux travaux avec une délégation de cinq députés conduite par le président Louis Vlavonou dont le discours était fortement attendu sur la situation politique avant, pendant et après les élections législatives du 28 avril dernier. Mais l’auditoire a été servi. Dans un langage direct, le président de l’Assemblée nationale accuse les partis de l’opposition de s’être écartés délibérément du processus électoral en ne se conformant pas à temps aux dispositions de la nouvelle Charte des partis politiques au Bénin. «Comment pourrait-on donc affirmer que l’opposition a été exclue des élections ? Elle les a plutôt boycottées, certainement à des fins inavouées. Cette opposition disposait de six mois pour se conformer aux nouvelles règles. Ne pas le faire et exiger de revenir à l’ancienne charte à un moment où cela ne pouvait que conduire à un vide institutionnel, relevait d’un complot contre la démocratie béninoise», dénonce Louis Vlavonou.
Il fait un tour dans l’histoire pour rappeler à l’auditoire qu’après 17 années de régime militaro-marxiste-léniniste, le Bénin a résolument choisi la voie du renouveau démocratique  après l’historique Conférence des Forces vives de la Nation de février 1990. Cependant, ce choix a conduit ce petit pays de 11 millions d’habitants et de 112600 km2  à donner naissance à plus de 250 partis politiques essentiellement de clans, de régions, de quartiers et qui n’ont jamais pu ni conquérir ni exercer le pouvoir d’Etat en 30 ans de parcours politique.

Foi en l'avenir

Les dérives liées à la corruption de ce système partisan débridé, explique Louis Vlavonou, ont conduit l’ensemble de la classe politique béninoise, à opter pour la réforme du système partisan afin de donner naissance à de véritables formations politiques d’envergure nationale, capables de conquérir et d’exercer le pouvoir d’Etat. Ce qui a été fait sous la septième législature qui a pris ses responsabilités en dotant le Bénin d’une nouvelle Charte des partis politiques et d’un nouveau Code électoral, poursuit le président de l’Assemblée nationale. Il rappelle que les deux textes ont été adoptés presque à l’unanimité. « Dans notre situation, ce qui a manqué n’est pas le consensus lui-même, principe à valeur constitutionnelle au Bénin ; c’est plutôt notre capacité intrinsèque à matérialiser le consensus », relève avec insistance Louis Vlavonou qui regrette tout ce qui s’est passé par la suite, pendant cette période électorale. «…C’est faire du tort à la démocratie elle-même que nos contradictions politiques aient pu dépasser le Parlement pour aller s’exprimer dans la rue », déplore le numéro1 du Parlement béninois. Mais il se dit confiant en l’avenir. Car, il travaille, dit-il,  autant que faire se peut pour faire ramener ces contradictions politiques, ferment de la démocratie, dans leur sanctuaire légitime qu’est l’Assemblée nationale. « L’enjeu aujourd’hui est de faire du Bénin une démocratie plus forte, une véritable démocratie à la base, et non de façade, capable de nous transformer de l’intérieur et d’impacter positivement les conditions de vie de nos populations qui commencent à désespérer de la démocratie ‘’Nescafé’’», assure Louis Vlavonou. Il a sollicité le soutien de l’Assemblée parlementaire francophone pour y parvenir. « La grande famille que nous constituons trouvera toujours en mon pays un allié sûr, une terre d’approfondissement de la communauté de destin que nous bâtissons avec foi et espérance », conclut le président de l’Assemblée nationale qui participe aux assises d’Abidjan avec quatre autres de ses collègues, en l’occurrence Awahou Bissiriou, Sabaï Katè, Eustache    Akpovi et Sèdami Mèdégan Fagla.

Actualités 10 juil. 2019


Quarts de finale de la Can 2019: Les Lions de la Teranga dans le viseur des Ecureuils

Par Maurille GNASSOUNOU depuis Ismaïlia

Après une trêve de 24 heures, la compétition reprend ce jour, mercredi 10 juillet. Poursuivant la croisade engagée contre les Lions en Egypte, les Ecureuils du Bénin partiront, cet après-midi, à partir de 17 heures, au 30 June Stadium du Caire, à l’assaut de ceux de la Teranga du Sénégal. C’est pour le compte de la première affiche des quarts de finale. En pleine confiance actuellement, Stéphane Sessègnon et ses coéquipiers auront à cœur de se qualifier pour la demi-finale.

De 24 au départ de la compétition, vendredi 21 juin dernier, elles ne sont désormais que 8 sélections à être encore en lice, puis à prétendre au sacre continental. L’enjeu, pour chacune d’elles, ce sera la qualification pour le dernier carré d’as. Aussi bien les Ecureuils du Bénin que les Lions de la Teranga pourraient bien s’adjuger le premier ticket. Pour le compte de la première affiche des quarts de finale, les deux sélections ont rendez-vous cet après-midi à 17 heures, au 30 June Stadium du Caire.
Présent en Egypte pour sa 15e participation à une phase finale de la Can, le Sénégal partira certainement avec la faveur des pronostics. Même s’il n’a pas encore trouvé sa vitesse de croisière, il reste également la première nation africaine au classement Fifa/Coca-cola. A ce titre, il va chercher à entamer le match de manière conquérante, puis à se procurer des occasions. Pour ce faire, l’équipe dispose de potentialités comme Sadio Mané, Henri Saivet, Mbaye Niang, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye, Salif Sané, Cheikou Kouyaté, Keita Baldé, Moussa Wagué et autres.

A chacun sa chance

Comme il semble s'aguerrir au fur et à mesure de la compétition, le Sénégal a élevé le niveau de son jeu face à l’Ouganda. On ne devrait pas être surpris de voir les hommes d’Aliou Cissé monter encore en puissance, pour gagner ce match à élimination directe. Mais de là à afficher un optimisme béat, ils feront les frais de l’opportunisme et de la témérité des Ecureuils du Bénin qui connaissent actuellement leur grande épopée.
En effet, après avoir renvoyé à la maison les Lions de l’Atlas du Maroc avec sa pléiade de stars comme Achraf Hakimi, Mehdi Benatia, Hakim Ziyach, Sofiane Boufal, Younes Belhanda, Boussoufa, Nabil Dirar, Noureddine Amrabat, les poulains de Michel Dussuyer sont en pleine confiance. Stéphane Sessègnon et ses coéquipiers, si ce n’est pas de mettre également fin au rêve des Sénégalais, n’entendent pas se laisser impressionner par eux.
Les Ecureuils du Bénin sont décidés à jouer crânement leurs chances jusqu’au bout. En invité surprise des quarts de finale de cette 32e Can, Egypte 2019, ils ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin. Ainsi, loin de subir la pression de leurs adversaires, ils tenteront de jouer comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Conscients qu’en matière de qualité, ils n’ont pas la meilleure équipe, les Béninois éviteront de se découvrir, en procédant une nouvelle fois par des blocs défensifs. Une stratégie qui a consisté à embrouiller bien de sélectionneurs dont ils ont eu à faire avec les équipes. Face aux Sénégalais, ils essayeront à nouveau de bousculer la hiérarchie.

Des effectifs presque au complet

Privés de leur défenseur central, Khaled Adénon, dont la Caf a confirmé la suspension, ils récupéreront leur véloce avant-centre Steve Mounié.  Du côté du Sénégal, touché lors du match face à l’Ouganda en huitièmes de finale, après avoir raté celui contre l’Algérie, l’ailier Ismaïla Sarr n’est pas sûr d’être aligné.
Par ailleurs, contrairement à Mbaye Diagne qui estime qu’il n’y a pas photo entre les deux équipes, l’ancien capitaine de la sélection nationale du Sénégal, El Hadji Ousseynou Diouf a invité les poulains d’Aliou Cissé à ne pas se montrer suffisants mais plutôt à respecter les Ecureuils. « Le Bénin a réalisé un très beau parcours et ses joueurs vont se dire que si on a battu le Maroc, pourquoi pas le Sénégal », a-t-il indiqué. « Le Bénin va jouer son va-tout sur cette rencontre et le Sénégal ne doit rien laisser au hasard s’il veut aller loin dans cette compétition », a poursuivi le buteur contre la France lors du Mondial Corée du Sud-Japon.
Pour arriver à ce stade de la compétition, les Ecureuils du Bénin ont battu les Lions de l’Atlas du Maroc (1-1 a.p., 4-1 aux t.a.b) en match de huitièmes de finale, vendredi 5 juillet dernier, au Al Salam Stadium du Caire. Quant aux Lions de la Teranga, ils se sont contentés du service minimum (1-0) face aux Cranes de l’Ouganda, le même jour du côté du stade international du Caire.
En 2017, ils étaient tombés en quarts de finale, au bout d'une cruelle séance de tirs au but face au Cameroun, le futur vainqueur. Sadio Mané avait alors terminé en larmes après avoir raté sa tentative.
En cinq confrontations entre les deux pays depuis le 31 janvier 1982, c’est le Sénégal qui l’emporte avec 4 victoires contre un nul. Leur dernier face-à-face a eu lieu le 18 janvier 2008 à Ouagadougou, au Burkina-Faso. C’était en match amical et les Sénégalais l’avaient emporté (2-1).

Respect mutuel entre les deux adversaires en présence

Les deux sélections ont tenu leur dernière séance d’entraînement hier, mardi 9 juillet. Alors que les Ecureuils étaient au stade Nady Al Sika Al Hadid, c’est l’annexe 3 du 30 June Stadium qui a accueilli les Lions de la Teranga.
Avant ces séances d’entraînement, il y a eu la traditionnelle conférence de presse dans la matinée. Le Bénin, a tenu à préciser Michel Dussuyer, jouera sans pression. « Nous sommes dans une courbe ascendante et nous allons faire un grand match pour continuer notre aventure. Lors de nos derniers matches, nous avons dépensé beaucoup d’énergie et, avec le repos que nous avons eu ces derniers jours, ce n’est que bénéfique pour nous », a-t-il insisté. « L’équipe du Sénégal est très bonne avec des qualités tactiques et physiques », a également fait observer le technicien français. Dans ce match, précise-t-il, « chaque détail compte et nous devons  être concentrés durant toute la rencontre ». Selon Olivier Verdon, c’est au mental que le match va se jouer, un atout essentiel dont les Ecureuils ont le secret. « Nous connaissons bien cette équipe du Sénégal avec ses individualités qui ne sont plus à présenter, mais notre groupe est bon et je pense que nous sommes meilleurs collectivement », a ajouté Olivier Verdon.
A leur suite, le sélectionneur sénégalais reconnaitra  que face au Bénin, ce sera un match difficile. « Si le Bénin est là, cela veut dire que c’est une équipe qui a réalisé de bons résultats. En Afrique, il n’y a plus de petites équipes et nous allons prendre très au sérieux cette équipe du Bénin. L’humilité et la modestie sont très importantes », a-t-il souligné. « C’est un adversaire compliqué. Le Bénin n’est pas arrivé ici par hasard. Il a sorti le Maroc et c’est une équipe bien organisée et généreuse. Ce sera un match différent de celui contre l’Ouganda. Il faut qu’on regarde mieux cette équipe béninoise pour savoir comment la jouer. C’est un style de jeu complètement différent. Le système aussi peut l’être. Ils ont des caractéristiques bien différentes, donc c’est à nous de bien nous préparer. Ce sont des matches à élimination directe et tout doit être parfait de notre côté », a appuyé le joueur sénégalais Henri Saivet. « Nous sommes ici pour remporter le trophée. Il ne faut pas sous-estimer cette équipe du Bénin qui réalise un bon tournoi. Je connais certains joueurs du Bénin qui sont mes amis et je sais que c’est une équipe qui fera tout pour passer ces quarts de finale », a soutenu son coéquipier Salif Sané.

Actualités 10 juil. 2019


Halte aux pollueurs !: La répression reprend ce jour

Les pollueurs de la ville de Cotonou ont tout intérêt à se défaire de leurs mauvaises habitudes. La lutte engagée il y a peu contre la pollution environnementale et sonore reprend ce jour. C'est ce qu'a annoncé le directeur départemental de la Police républicaine du Littoral, Sédou Houndé, au sortir de la réunion de commandement tenue hier, mardi 9 juillet, au Parquet du Tribunal de première instance de Cotonou.

"Dès ce jour, des équipes seront constituées et vont investir la ville. Les auteurs de toutes sortes de pollution qui seront appréhendés, feront l'objet de procédures judiciaires", a martelé le commissaire Sédou Houndé, directeur départemental de la Police républicaine du Littoral. A l'en croire, les sanctions seront plus corsées que par le passé. Il rappelle que cette lutte avait été lancée entre-temps. Des personnes avaient été appréhendées en flagrant délit et ont écopé de peines douces. Dans la crainte, d'aucuns s'étaient ressaisis. Mais depuis peu, l'on observe une rechute des populations dans les comportements insalubres. Et cette fois-ci, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou est décidé à relancer la chasse aux actes malsains avec plus de rigueur. A en croire le directeur départemental de la Police républicaine du Littoral, il n'y aura pas de ménagement et les forces de l'ordre sont instruites pour faire appliquer la loi. "Il faut débarrasser Cotonou de ces comportements qui salissent l'image de la capitale économique", a-t-il soutenu. La repression reprend donc et gare aux pollueurs environnementaux et sonores.
Lors de la rencontre entre le procureur de la République et les premiers responsables de la Police républicaine du Littoral, il s'est par ailleurs agi des questions de sécurité et de la recrudescence des actes de braquages sur certains axes.

 

Actualités 10 juil. 2019


Coopération sino-béninoise : Les opportunités de l’Initiative de la ceinture et la route

L’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi avec l’appui de l’Observatoire du changement social et des autorités chinoises, a organisé, ce mardi 9 juillet, au Centre culturel chinois à Cotonou, la deuxième édition du Colloque international Chine-Bénin pour le développement. Cet événement qui porte sur l’Initiative de la ceinture et la route (Icr) entre dans le cadre de la vulgarisation, au Bénin, des bonnes pratiques ayant contribué au développement rapide de la Chine.

« L’Initiative de la ceinture et la route : quelles opportunités pour le Bénin ? ». C’est autour de ce thème que s’est tenu le Colloque international Chine-Bénin pour le développement. Ces assises ont réuni des cadres de l’administration béninoise, des autorités chinoises au Bénin, des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin et des universitaires. Il était question pour les participants de mieux comprendre ce que c’est que l’Initiative de la ceinture et la route (Icr) et s’imprégner des avantages que le Bénin peut en tirer. En réalité, l’Icr n’est rien d’autre qu’un vaste programme d’investissements à l’échelle mondiale que la Chine a mis sur pied. Plusieurs pays y ont adhéré dont récemment le Bénin.
En effet, dans son intervention à l’ouverture officielle du colloque, Julien Sègbo, directeur de l’Institut Confucius, explique que l’Icr est « une nouvelle dynamique de coopération de la République populaire de Chine avec le reste du monde en vue de contribuer à l’édification d’une communauté de destin pour l’amélioration des conditions de vie des populations ». En d’autres termes, l’Icr est un modèle d’accélération du développement et de croissance que la Chine propose au reste du monde. L’idée de l’Icr a été évoquée pour la première fois en automne 2013 par le président chinois Xi Jinping. Elle comporte deux principaux éléments notamment « la ceinture économique de la route de la soie » et « la route de la soie maritime du 21e siècle ».
D’après le coordonnateur de l’Observatoire du changement social du ministère du Plan et du Développement, « quatre concepts caractérisent l’Icr à savoir : la paix et la coopération, la réciprocité et l’esprit gagnant-gagnant, l’apprentissage réciproque et le rapprochement mutuel des peuples ».Ainsi, chaque pays peut adhérer à cette initiative chinoise, suivant ses choix, et en tirer largement profit. Convaincu des enjeux de l’Icr, Pascal Tchiwanou ajoutera qu’il s’agit d’une « occasion pour le Bénin de saisir des opportunités nécessaires en vue d’amorcer son développement ».
De son côté, l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao, fait l’historique de la signature du mémorandum de l’Icr par la partie béninoise. Laquelle signature remonte à une dizaine de jours. A en croire le diplomate, cet accord signé par le Bénin officialise la participation du pays à la grande famille de l’Icr qui est présentement constituée de 160 pays et Organisations internationales dans le monde dont au moins 40 pays africains. « Ce mémorandum témoigne aussi de la volonté de la Chine d’accompagner fortement la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement », a martelé l’ambassadeur chinois au Bénin.
Des propos qui réjouissent énormément le représentant du ministre du Plan et du Développement, invité à ouvrir les travaux de ce colloque. Rufino d’Almeida appréciera, d’entrée, l’excellent niveau des relations entre le Bénin et la Chine avant de rappeler aux participants à ce colloque, qu’il leur revient d’analyser de quelle manière le Bénin pourrait tirer un large profit de l’Icr. « La nation attend de vos travaux, des réflexions qui conduiront à identifier au sein de l’Icr, les axes d’action pour un Bénin révélé. Sans oublier la maitrise des différentes étapes et stratégies, toujours pour permettre à notre pays de tirer un meilleur profit de son adhésion à ce nouveau paradigme que nous propose le peuple de Chine », a conclu le représentant du ministre du Plan et du Développement.
Trois communications ont meublé ce colloque international dont celle portant sur les opportunités que le Bénin peut tirer de l’Icr. Cette communication a été présentée par l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao.

Actualités 10 juil. 2019


Adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine: Les avantages pour le Bénin, selon le professeur Gilles Gohy

La signature de l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine est une aubaine pour l’intégration, le panafricanisme et le développement du continent africain, selon le professeur Gilles Expédy Gohy, enseignant-chercheur à l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management(Eneam). Le Bénin, à travers cet accord que le chef de l’Etat, Patrice Talon, à la faveur du 12e sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine a signé, à Niamey, le dimanche 7 juillet dernier, amorce son développement économique.

La Zone de libre-échange continentale africaine va insuffler un dynamisme au commerce des pays de cette partie du monde. C’est le point de vue du professeur Gilles Gohy, enseignant-chercheur à l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam). Le Bénin, pense-t-il, ne sera pas du reste avec l’émergence de son économie, à travers cette initiative des chefs d’Etat de l’Union africaine à laquelle il est partie. « A mon avis, il n’y a que des atouts positifs et ils vont augmenter avec la mise en œuvre de la monnaie unique, l’Eco qui va jouer le rôle fédérateur comme l’euro, le dollar, le yuan… », a soutenu le professeur Gilles Gohy. Il définit la zone de libre-échange continentale africaine comme étant un espace de liberté devant permettre aux adhérents ou aux signataires de tirer le maximum de profits visant l’épanouissement de leur communauté. « C’est une arène de partenariat gagnant-gagnant visant l’atteinte du développement tant cherché et du développement de l’Afrique tant souhaité, de sorte que les pays africains adhérents à cette zone et qui l’animent, améliorent leurs économies sectorielles et par ricochet, le bien-être de leur population », a-t-il confié. Mieux, le professeur estime qu’« on va avoir un vrai pôle dynamique au niveau de l’Afrique, ce qui est une bonne chose puisque cette zone de libre-échange est continentale; ça va être une fusion et on ne va pas distinguer l’Afrique noire de l’Afrique blanche ». Le président Patrice Talon a pris le temps de signer le document,parce qu’il en a vu beaucoup d’atouts positifs pour le Bénin, et cela va susciter une dynamique à cette zone de libre-échange, affirme Gilles Gohy.

Les implications

Selon les explications de l’enseignant-chercheur, la zone de libre-échange est un marché hautement élargi de consommateurs. Ce qui veut dire que les micro-économies des Etats n’auront plus de soucis à se faire pour le développement de leurs économies sectorielles. Le pays n’aura plus le souci d’écoulement de ses produits.
Les articles produits par le Bénin vont librement circuler dans la zone, de telle sorte qu’un produit nigérien se retrouvera à Cotonou sans difficulté, avec la mise en œuvre concrète du Tarif extérieur commun (Tec). Ainsi, l’intégration régionale sera facilement atteinte au grand bonheur des communautés. Cette zone va permettre également le panafricanisme tant attendu, pense Gilles Gohy. Celui-ci, déjà presque réussi par les chanteurs, les artistes…, sera une réalité concrète au niveau économique puisque progressivement, les libellés anthroponymiques, c’est-à-dire les noms des Etats vont se gommer et il n’y aura que les produits de la zone de libre-échange. « Il n’y aura plus de produits togolais, ni béninois, ni nigériens… comme c’est le cas aux Etats Unis où les citoyens ont réussi l’intégration intérieure. Il n’y a pas de produits du Texas, de Dallas,… il n’y a que des produits américains, made in Usa », indique Gilles Gohy. En définitive, ces produits porteront la marque made in Zlecaf. Il est à souhaiter que les micro-économies jouent franchement le jeu, puisque la zone a des règles qu’il faut respecter comme dans tout espace de liberté.
Rappelons que le président Patrice Talon n’a vu que du bien de cette initiative qu’il est personnellement parti signer cet important document. A l’occasion, il a souhaité que : « nous puissions bâtir et développer le plus grand marché mondial ».
Et c’est à juste titre que les autorités béninoises en charge du commerce annoncent déjà un séminaire d’information, d’explication et de sensibilisation qui se tiendra dans plusieurs localités du Bénin et du Togo avec l’appui des experts de la Cedeao et de l’Union africaine. Ledit séminaire débutera probablement le mardi prochain.

Actualités 10 juil. 2019


Journée mondiale de la Population: Abdoulaye Bio Tchané rappelle l’ambition du gouvernement

Demain jeudi 11 juillet, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la Population. Face à la presse hier, mardi 9 juillet, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a expliqué les grandes orientations de cette journée, les défis pour le Bénin et la vision du gouvernement.

Revisiter les promesses faites et les questions abordées lors de la Conférence internationale de 1994 pour la population et le développement. C’est ce à quoi sont invités tous les pays, cette année, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la Population. Ce sera l’occasion d’évaluer les efforts consentis dans le cadre du programme d’action adopté par 179 pays, il y a 25 ans, et les engagements pris pour la promotion des droits des femmes et de leur santé reproductive dans les politiques et efforts de développement. « En effet, la Journée mondiale de la Population est une occasion dans l’année, un jour dans l’année, pour se rappeler toutes les problématiques autour de la population en Afrique et dans le monde. C’est une tradition qui a cours depuis 1989. C’est aussi le moment de se rappeler que derrière l’évolution de la population, il y a de vrais défis.
Chez nous au Bénin, par exemple, c’est l’occasion de penser à notre population en majorité jeune. Nous avons une population composée à 70% de jeunes (âgés de moins de 40 ans) qui sont confrontés à de nombreuses difficultés dans le domaine de l’emploi, la santé, l’éducation… », explique le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. A l’en croire, le Bénin entend tirer avantage de la vigueur de sa population. « L’extrême jeunesse de notre population peut être une opportunité comme un frein. Nous voulons faire en sorte que la jeunesse de notre population soit un avantage pour nous, un capital pour nous », a-t-il déclaré. Et pour garantir le bien-être de la population, le ministre d’Etat fait savoir que le gouvernement est conscient des défis à relever : « Il faut agir sur le coût de l’éducation, le coût de la santé, faire en sorte que les femmes notamment les plus jeunes puissent avoir accès à la planification familiale... Tous les Béninois doivent avoir accès aux soins de santé…
Il faut poursuivre la lutte contre la précarité et la pauvreté extrême… ». Autant de chantiers qui, selon le ministre d’Etat, sont progressivement pris en compte par le gouvernement notamment à travers le projet Swedd développé depuis peu et qui vise l’autonomisation des femmes et les dividendes démographiques, le projet Arch et ses quatre axes que sont la santé, la formation, l’assurance et les micro-crédits… « Vous savez que notre ambition aujourd’hui est de faire en sorte que l’accès à la santé soit universel ; que tous les Béninois, où qu’ils soient et quel que soit leur âge, puissent avoir accès à des soins de qualité », a laissé entendre le ministre d’Etat.
Il est à noter que le Fonds des Nations Unies pour la Population organisera, en novembre 2019, une conférence internationale à Nairobi sur les questions de la population. « A l’horizon 2050, à l’échelle continentale, la population va doubler. Il y aura plus de jeunes en Afrique que partout ailleurs. C’est un vrai défi que nous aborderons à l’occasion de cette conférence », renseigne le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané.

Actualités 10 juil. 2019


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