La Nation Bénin...
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La population de la ville de Bassila a été témoin de la résurrection d’une partie de son patrimoine culturel à l’occasion de la sixième édition du festival Anii, tenue du 18 au 20 décembre dernier. Un exploit rendu possible sur une dizaine de danses traditionnelles en voie d’extinction, grâce à cette initiative portée par le promoteur dudit festival, Adamou Dine Djeriwo.
Satisfaction. C’est le sentiment majeur qui animait le promoteur du festival Anii, Adamou Dine Djeriwo à la fin de la sixième édition de cet évènement, organisé il y a quelques jours dans la localité de Bassila, département de la Donga au nord du Bénin. A l’instar des populations, des anciens, des notables et autres têtes couronnées, la marche vers la résurrection d’un pan du patrimoine culturel de cette région, amorcée via ce festival n’a laissé personne indifférent. Les organisateurs qui s’étaient fixés comme objectifs de restaurer les danses traditionnelles en voie de disparition dans le pays Anii peuvent ainsi se frotter les mains. Liesses populaires et réjouissances... Au son des tam-tams, chants et pas de danses traditionnelles en voie de disparition, l’émotion était vive. «Depuis que nous sommes mariées, nous n’avions plus eu droit à de pareilles réjouissances qui nous rappellent notre jeunesse », ont confessé des personnes âgées, visiblement très comblées par le spectacle, et pas moins nostalgiques.
Cette ambiance de fête n’enlève rien à la menace qui pèse sur un pan important de la richesse culturelle. Le festival Anii aura néanmoins eu le mérite de remettre sur scène, environ une dizaine de danses parmi le lot. C’est ainsi par exemple que les spectateurs ont pu apprécier la danse « Atchembayo » exécutée pour faire l'éloge des personnalités charismatiques et pour assurer l'éducation de la jeunesse par des récits empreints de morale et d'expériences de vie exemplaires ou amères. Il y a eu aussi la danse traditionnelle «Gabata» destinée à la démonstration de forces occultes et la capacité de provoquer la transe.
Danse de souplesse physique sur un ton comique, le «Goumbé», qui s’apparente quelque peu à celui exécuté en milieu Idaasha véhicule ici des messages désopilants.
Restaurer un patrimoine en agonie
Le clan des chasseurs a fait la démonstration de la danse «kpokoto». Une simulation des techniques de chasse et une démonstration de forces occultes détenues par les danseurs. «Atimbali» qui est rythmée par les louanges à l’endroit des personnalités et qui annonce leur sortie ou leur prise de parole n’a pas été occultée. Les échassiers montés sur de longs bambous, ont démontré la maîtrise des techniques d’équilibre et des pas rythmés à travers la danse «Gagalo». Les femmes ont fait parler d’elles par la danse «Toro». A travers un cercle et des clapes des mains, elles se cognent les fesses. La danse «Toro» est pratiquée lors des célébrations de mariage. La caste des cultivateurs a fait la démonstration de la danse «Biriti» qui s’exécute lors des travaux champêtres et reste une source de motivation des cultivateurs. Le rythme «Waa» n’a pas manqué de tenir en haleine le public, tout comme «Ikouli», une danse rythmée par des flûtes et qui exige souplesse physique de la part des danseurs et transmet des messages instructifs décodables par les initiés.
Le public a donc pris du plaisir tout au long du festival. Ce qui laisse croire, de l’avis des organisateurs, qu’un signal fort est donné quant à la restauration du patrimoine en agonie du peuple Anii. Et un peu comme pour tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne, le ballet moderne de la ville de Bassila composée des petites filles du roi a aussi presté, pour enrichir les tableaux prévus dans le cadre de la sixième édition du festival Anii?

Mercredi 23 décembre dernier, l’artiste-musicien Nel Oliver organisait ses noces d’or de scène. Un évènement grandiose appuyé 72 heures plus tard d’un géant spectacle au cours duquel il a signé un nouveau pacte avec les amateurs de sa musique et les mélomanes.
«Il s’agit des 50 ans de scène de Nel Oliver. Je ne peux pas manquer un tel évènement. C’est une grande joie pour moi d’être là et de prester… ». L’émotion à peine contenu, le musicien El Régo, fortement appuyé sur sa canne s’était élancé sur le podium pour prester. Face à lui, un public surchauffé à blanc qui reprenait à cœur sa musique. C’est dans cette ambiance de fête et de gaieté que s’est déroulé le géant concert plein-air organisé par l’artiste Nel Oliver, de son vrai nom Gbènoukpo Finagnon Noël Ahounou pour célébrer l’acte II de ses noces d’or sur scène. La première ayant été fait de dîner de gala et de sa décoration au grade de chevalier de l’Ordre national du Bénin.
Une cérémonie de prestige qui l’a obligé à songer à ses fans à travers un autre spectacle organisé au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou. Mais Nel Oliver n’était pas seul. De nombreux autres artistes comme Blucky d’Almeida, Ignace don Metok, Prince Adéoyé, Jonnhy Sourou, Anna Téko…. se sont succédé sur scène pour accompagner la célébration de ces noces d’or. L’heureux du jour lui-même n’était pas du reste. Il a revisité son répertoire sous les ovations du public. L’ambiance était donc à son comble et la joie, perceptible de part et d’autre. Et comme s’il avait longtemps rêvé et attendu cet instant de distraction, le public en redemandait. Ce qui a prolongé le spectacle jusqu’au petit matin?
Culture 05 janv. 2016

Face au retard observé dans le traitement du dossier de reversement des éducateurs et éducatrices des écoles maternelles, le Syndicat national des enseignants des écoles maternelles du Bénin(SYNAEM) projette des actions de protestation. Il s’agit d’une part d’un sit-in à la Primature le 20 janvier et de la grève d’avertissement de 72h à compter du 1er février, selon Hector Fanou, secrétaire général dudit syndicat.
La situation administrative des éducateurs et éducatrices des écoles maternelles du Bénin n’est pas enviable. Ils sont jusque-là sans contrat et sans salaire depuis des années, à en croire Hector Fanou, secrétaire général du Syndicat national des enseignants des écoles maternelles du Bénin (SYNAEM). Cette situation est si préoccupante qu’elle oblige le syndicat à projeter des actions pour se faire entendre.
Le secrétaire général Hector Fanou explique qu’il s’agit fondamentalement du dossier de reversement des éducateurs et éducatrices de l’école maternelle. Selon lui, depuis huit ans, ces éducateurs de la maternelle sont sans salaire. Cette situation est la conséquence de la mesure de gratuité de la scolarité décrétée par le gouvernement le 2 octobre 2006. En vertu de cette décision, il est interdit aux chefs d’établissements d’enseignement public de faire payer aux parents des souscriptions sous forme de frais de scolarité des apprenants. Or, souligne Hector Fanou, ce sont les ressources financières issues des souscriptions qui servaient à payer le salaire des éducateurs et éducatrices de la maternelle.
La situation présentée au gouvernement
Dans ces conditions, explique le secrétaire général, cette catégorie d’enseignants se retrouve sans salaire. La situation a été présentée au gouvernement, entretemps, mais aucune solution n’a pu être trouvée, se désole Hector Fanou.
Par ailleurs, au sein de cette catégorie, il y en a qui sont titulaires du Brevet d’études du premier cycle(BEPC). Mieux, ils ont même suivi des formations initiées par l’Etat et sont reçus pour des examens professionnels. «Ils ont besoin d’être reclassés», fait savoir Hector Fanou. Mais paradoxalement, l’Etat dit ne pas reconnaître leur BEPC. Le pire, dénonce encore le secrétaire général, c’est que le gouvernement prétend qu’ils sont «des gens sans qualification». Ceux-ci, précise-t-il, font un effectif de 148. Mais le même immobilisme, voire le dilatoire du gouvernement font que rien non plus n’a bougé de ce côté, malgré les promesses finalement faites. Le gouvernement a dit avoir besoin d’une communication en Conseil des ministres pour reconnaître le BEPC aux intéressés. Cette communication est attendue, « depuis 2012 », relève le secrétaire général. La méthode du gouvernement, c’est qu’il attend qu’on projette des actions pour leur faire appel et les calmer. Pour cette fois-ci, « nous avons projeté de faire un sit-in le 20 janvier à la Primature et si rien n’est fait, nous avons prévu une grève d’avertissement de 72h à compter du 1er février prochain». Selon lui, ayant appris la programmation de ces mouvements, le gouvernement leur fait déjà appel pour ce jour mardi 5 janvier.
Le SYNAEM note une lenteur dans l’évolution des travaux au niveau de la commission chargée de vider le dossier. A ce propos, il propose la délocalisation des travaux de la commission à laquelle le dossier est affecté pour mettre fin à la souffrance des éducateurs et éducatrices. Toutefois, Hector Fanou assure que si le décret d’application du statut particulier du personnel enseignant de l’Etat était pris, il règlerait une partie des problèmes. «Car avec le décret, on n’a plus besoin d’une communication en Conseil des ministres qui traîne depuis 2012 », indique le secrétaire général du SYNAEM qui exige également le paiement sans délai des salaires des Agents contractuels de l’Etat (ACE) 2014.
Par rapport aux subventions, Hector Fanou explique qu’il est interdit de les utiliser pour payer les salaires des éducateurs. La subvention dit-il est destinée à l’achat des fournitures et à l’équipement des matériels didactiques.
Pour avoir gain de cause, il demande enfin aux syndiqués de rester mobilisés pour les actions prévues¦

Cotonou, le 31 décembre 2015
Béninoises, Béninois,Très chers compatriotes,
Nous voici à l’orée de la nouvelle année que nous accueillons tous dans la joie, l’allégresse et les sentiments de reconnaissance envers Dieu tout puissant qui nous en donne la grâce.
L’année 2016 porte en elle l’espoir de tout notre peuple qui s’apprête à vivre une nouvelle expérience devant consacrer l’alternance au sommet de l’Etat et la consolidation de nos acquis démocratiques.
Mes vœux de bonne année s’adressent à vous toutes et à vous tous, chers compatriotes que je porte et porterai toujours dans mon cœur.
En ces moments festifs dans nos foyers, nos villes et nos villages, je voudrais en votre nom à tous, rendre gloire au père céleste qui a permis que le Bénin demeure une nation de paix dans un environnement sous-régional et international marqué par des turbulences de tout genre, la psychose généralisée de l’insécurité du fait du terrorisme international et des conséquences néfastes des dérèglements climatiques.
Aussi voudrais-je, en ces instants où nous communions tous avec notre commune patrie, me tourner, dans un esprit de solidarité nationale, avec un regard compatissant vers nos chers compatriotes malades dans les hôpitaux et ceux confrontés à des difficultés physiques ou des souffrances morales.
Je leur souhaite un prompt rétablissement et les exhorte au courage. Mon affection les accompagne.
Béninoises, Béninois,
L’année qui s’achève a été marquée entre autres par des souvenirs douloureux. Sans vouloir raviver les souffrances, je voudrais rappeler aux fins d’en conjurer le souvenir, le pèlerinage particulièrement meurtrier de cette année aux lieux saints de l’Islam. Que Dieu nous préserve de ces situations à l’avenir et qu’il accueille dans son royaume ses fervents fidèles disparus.
Nous ne cesserons d’implorer le ciel pour le repos de leurs âmes.
J’adresse les mêmes prières au père céleste en faveur de feu le président Mathieu Kérékou rappelé à Dieu le 14 octobre 2015.
J’associe à cette compassion toutes les personnes arrachées à notre affection au cours de l’année 2015 qui s’achève.
Mes chers compatriotes,
Le nouvel an m’offre aussi l’occasion de penser à nos frères et sœurs établis à l’étranger. Je forme à leur endroit mes meilleurs vœux et leur réitère ma reconnaissance pour tous les efforts qu’ils consentent pour contribuer de leur mieux au développement de notre commune patrie.
Je salue avec beaucoup de ferveur patriotique nos soldats et toutes les forces paramilitaires en mission à l’étranger dans le cadre des opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations Unies ou de l’Union Africaine. Je leur demande de toujours garder haut l’étendard de notre pays quelles que soient les difficultés.
Mes vœux de bonne année vont aussi à tous nos partenaires au développement qui vivent parmi nous et apportent l’appui précieux de leurs pays ou des Institutions internationales qu’ils représentent au Bénin. C’est l’occasion pour moi de leur redire la profonde gratitude de notre peuple.
Bonne année à tous les ressortissants des pays frères et amis résidant au Bénin et contribuant par diverses activités à l’animation de la vie économique, sociale et culturelle dans notre pays.
Béninoises, Béninois,Mes chers compatriotes,
L’année 2016 est une année électorale majeure et le corps électoral est déjà convoqué pour le 28 février prochain afin d’élire le nouveau président de la République.
Cette élection constituera la dernière de la série, après celles de l’année 2015 ayant consacré l’élection des nouveaux membres de l’Assemblée nationale d’une part et le renouvellement des conseils communaux, municipaux et locaux d’autre part.
C’est le lieu de saluer la diligence du COS-LEPI qui a tout mis en œuvre pour actualiser dans les délais, la Liste électorale permanente informatisée.
Mon gouvernement jouera sa partition pour que ces élections soient crédibles, transparentes et apaisées.
Je souhaite personnellement que ce soit un moment de fête, de liesse populaire et l’expression de notre attachement commun à la patrie. Je le dois au peuple béninois que j’ai servi dix ans durant en tant que premier magistrat. Je lui suis profondément reconnaissant. Le seul détenteur du pouvoir, c’est le peuple souverain du Bénin ! Et il exprimera son choix dans les urnes, en conformité avec les principes démocratiques.
Je n’oublierai jamais cette aventure formidable et exaltante, celle de gestion des affaires publiques que j’ai vécue avec mes collaborateurs de toutes catégories, civils comme militaires que je salue et remercie du fond de mon cœur.
Ce serait prétentieux de ma part de dire que nous avons tout réussi, que tous nos projets ont été exécutés avec succès. Cependant, il faudrait reconnaître que nous avons apporté à la suite de tous les régimes précédents, notre modeste contribution au développement de notre pays dont la volonté d’aller vers le progrès n’est plus un souhait, mais une exigence.
Mes chers compatriotes,
Les présents vœux à votre endroit, les derniers de la série depuis dix ans me donnent l’occasion de vous dire un grand merci!
Merci pour l’accompagnement précieux dont j’ai bénéficié de vous tous, durant toutes ces années passées ensemble !
Merci de m’avoir accepté et supporté, nul n’est infaillible. La tâche n’a pas été du tout facile, des erreurs ont certainement été commises.
Je saisis cette solennelle et ultime occasion pour solliciter votre indulgence. Nous avons tout de même fait de notre mieux sur le chemin du Bénin Alafia 2025.
Ce qui compte c’est l’avenir de notre nation et je continuerai, où que je sois, d’apporter ma contribution pour son édification dans la mesure de mes possibilités.
C’est d’ailleurs pourquoi je soumets à votre méditation la réflexion suivante:
La Conférence nationale a eu l’inestimable mérite de projeter dans le monde une image extrêmement positive de notre pays, le Bénin. Mais, si nous n’y prenons garde, cette bonne réputation risque d’être écornée si nous refusons de relever les défis importants que je n’ai cesse de rappeler.
Il s’agit notamment des questions de gouvernance à tous les niveaux; elles ont trait à l’impunité dont le corollaire, la corruption entraîne l’appauvrissement d’une frange importante de nos populations.
Il s’agit aussi du renforcement du cadre institutionnel pour le contrôle des comptes de l’Etat, par la création de la Cour des comptes, de la sauvegarde de l’intégrité publique et l’application effective de l’imprescriptibilité des crimes économiques.
Il s’agit surtout de la qualité de notre justice qui appelle sa dépolitisation, son impartialité en vue du respect scrupuleux des textes notamment ceux relatifs à l’enrichissement illicite et la déclaration de patrimoine.
Il se pose aussi le problème de la probité de la classe politique, de rôle de veille que doit jouer la Société civile. A ce propos, les déviances des gouvernants doivent être sanctionnées par la Haute cour de Justice dont les conditions de saisine doivent être révisées sans délai afin d’assurer sa fonctionnalité et sa crédibilité.
Sanctions administratives, sanctions disciplinaires, sanctions politiques, sanctions pénales…
Toutes ces sanctions doivent crédibiliser l’arsenal légal, réglementaire et institutionnel si nous voulons consolider l’image internationale de notre pays et la crédibilité de ses institutions.
Très chers compatriotes,
La question de la bonne gouvernance, fondement de stabilité, de paix, de sécurité et de prospérité nous renvoie comme vous le savez au processus politique transparent, prévisible, ouvert, à l’abri de l’omniprésence de l’argent qui éclabousse notre pays notamment en cette veille électorale.
La bonne gouvernance est ce processus qui nous renvoie aux méthodes de gestion administrative imprégnées d’une éthique professionnelle et à l’imputabilité. La bonne gouvernance nous renvoie aussi au renforcement de la Société civile et de la gestion des affaires publiques.
Béninoises, Béninois,
L’avenir du Bénin est radieux. Je l’affirme en toute honnêteté parce que j’en ai la conviction et que l’espérance et l’espoir sont permis.
Il nous faut évidemment nous mettre résolument au travail, aimer notre pays, et faire preuve de patriotisme sans faille toutes les fois que de besoin. Toujours mettre l’éthique et la morale au centre de nos actions. C’est à ce prix que nous vivrons en harmonie dans la paix, la fraternité et la concorde nationale.
C’est la condition indispensable pour que le Bénin soit « un pays phare, bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social », autrement dit, le Bénin de nos rêves.
Notre pays tout en poursuivant ses efforts de construction nationale sera toujours solidaire de tous les peuples de notre sous-région, de l’Afrique et du monde, en temps de paix ou de difficultés.
Enfin, l’heure a véritablement sonné pour la consolidation des infrastructures, mention spéciale à l’énergie, en vue de renforcer l’intégration de notre pays à la sous-région et au reste du monde pour donner l’espoir à notre jeunesse en quête d’emplois et de bien-être.
Très chers compatriotes de l’intérieur comme de la diaspora,
Très chers hôtes dans notre pays,
Daigne Dieu tout-puissant combler notre chère patrie et nos pays de ses grâces et vous accorder à chacune et à chacun paix, santé et succès tout au long de l’année nouvelle dont l’aurore nous illumine déjà.
Daigne Dieu renforcer notre foi en lui pour sa gloire !
Bonne et heureuse année 2016 !
Vive la coopération internationale !
Vive la République !
Vive le Bénin !
Je vous remercie.¦
Actualités 04 janv. 2016

Dimanche 3 janvier, Saliou Akadiri, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, a tenu une séance de travail avec une délégation allemande conduite par Gerd Müller, ministre de la Coopération et du développement économique. Les échanges ont porté sur le thème : «migration, réfugiés et rapatriement». C’était à son cabinet ministériel à Cotonou.
D’entrée, Saliou Akadiri, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, a salué la bonne coopération entre la République du Bénin et la République fédérale d’Allemagne avant de faire savoir que de nouvelles pistes de coopération sont identifiées par la partie béninoise.
S’agissant du thème « Migration, réfugiés et rapatriement », il s’est réjoui que ce sujet fasse l’objet de préoccupation pour la partie allemande. Rappelant le sommet Europe-Afrique de novembre 2015 qui a consacré ses travaux à la question de la migration, Saliou Akadiri fera savoir que beaucoup de résolutions ont été retenues sur la gestion des flux migratoires. Le Bénin ne saurait, selon lui, se soustraire à ces recommandations faites aux pays d’origine et à ceux de transit sans oublier ceux de destination. Ces résolutions, a-t-il rappelé, concernent les questions du retour, de l’entrée illégale, de séjour et de la réadmission aux pays d’origine. Ainsi, le gouvernement a eu à réfléchir et est parvenu à la conclusion qu’il faut des solutions.
Le ministre Akadiri a révélé que le gouvernement béninois pense que la migration ne doit pas constituer un point négatif de la coopération entre les deux pays. La partie béninoise propose que les solutions soient humaines. « Dans tous les cas, le Bénin ne va jamais encourager la migration irrégulière », a assuré Saliou Akadiri. Le rapatriement, a-t-il poursuivi, sera endossé à des mesures d’accompagnement en faveur des personnes en situation irrégulière en terre allemande. Ces mesures pourraient consister à appuyer les personnes dans le cas à mener des activités génératrices de revenus afin de les décourager à renouer avec l’aventure de la migration illégale, a laissé entendre le chef de la diplomatie béninoise.
En réponse à son homologue béninois, Gerd Müller, ministre allemand de la Coopération et du développement économique, a assuré que son pays doit créer une nouvelle base pour sa coopération avec l’Afrique. Dans ce cadre, la question de la migration occupera une place importante. S’agissant du Bénin, il a indiqué que chaque année, l’Allemagne accueille environ 400 Béninois candidats à la migration. Saluant l’engagement du Bénin à jouer sa partition dans la résolution de la question, le ministre allemand a annoncé aussi son engagement. Il s’agit pour lui de renforcer les mesures de rapatriement dans le cadre du fonds fiduciaire de l’Union européenne. Par ailleurs, après s’être posé la question de savoir si les rapatriés trouveraient du travail une fois au pays, Gerd Müller a souhaité que les jeunes Béninois aient accès à l’éducation, à la formation pour un meilleur avenir. Aussi a-t-il annoncé que l’appui à la formation sera la nouvelle priorité de la coopération entre les deux Etats. Mieux, il n’a pas manqué de rappeler que les Bénin regorge d’énormes potentialités pour le développement agricole sans occulter les atouts que lui confère son port.
Par rapport à la présidentielle, il a souhaité que tout se passe bien comme d’habitude pour que le Bénin fasse encore parler de lui en matière de sauvegarde de la paix. Une réalité qui lui paraît comme condition pour le développement économique. Aussi s’est-il dit séduit par la paix qui règne entre chrétiens et musulmans au Bénin comme il l’a observé lors de la période des fêtes de fin d’année 2015¦

La direction générale de l’ONIP et son personnel présentent à toutes et à tous, leurs meilleurs vœux pour une année 2016 riche en santé,en paix, en prospérité et en succès.Bonne année 2016
Actualités 01 janv. 2016

A moins d’un mois du dépôt des candidatures pour la présidentielle de 2016, aucune certitude à l’horizon, si ce n’est qu’il y aurait une pléthore de candidats. Au nombre desquels, pour la première fois de l'histoire politique du Bénin, un qui sera officiellement engagé dans la bataille par le président de la République sortant.
L’addiction des Béninois aux élections est connue, illustrée par un rythme électoral infernal. Corollaire, beaucoup de milliards de F CFA y sont engloutis pour de piètres résultats. Comparées aux élections dans la sous-région, avec des populations et des territoires généralement plus importants que les nôtres, nos consultations électorales coûtent excessivement chères. Pourtant, elles n’ont pas souvent généré des leaders à poigne, capables de rompre radicalement avec nos mauvaises habitudes et de mettre enfin le Bénin sur orbite. La faute à des compromissions inhérentes à notre mode de scrutin, et certainement aussi à un facile renoncement de la part des personnalités élues. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? A condition d’avoir la lucidité et le courage de choisir la bonne personne. Qui n’est pas forcément parmi les plus expansives, les plus visibles, les plus fortunées… La sagesse de chez nous n’enseigne-t-elle pas que « le bien ne fait pas de bruit » ? Mais encore faudrait-il que le scrutin se tienne, qu’il se déroule à la satisfaction des acteurs, et pour le bonheur du pays…
Situation confuse
Il y a dix ans à pareil moment, l’on entrevoyait clairement que le sprint final du scrutin se jouerait entre Me Adrien Houngbédji, l’expérimenté, et Boni Yayi, le néophyte, « l’intrus ». La partie tournera à l’avantage de ce dernier avec la bénédiction des politiciens traditionnels qui le préférèrent à leur compagnon de toujours. Il faut dire qu’il dégageait un charisme irrésistible, avec la promesse du neuf, la promesse du « changement ». Quelque temps seulement après, tous déchantèrent et crièrent à la trahison, au non respect des contrats. Dix ans après, Boni Yayi lui-même se convainc que le changement promis est loin d’être une réalité et se compare à Moïse qui ne verra pas la terre promise, le soin revenant à Josué d’y conduire le peuple. S’il s’est décarcassé comme il le pouvait, son volontarisme est incontestable, les fruits n’ont généralement pas porté la promesse des fleurs. Pis, des professions de foi aux actes, il y a loin de la coupe aux lèvres. Conséquence, en 2015 et pire qu’en 2005, les Béninois sont de plus en plus dubitatifs des capacités de leurs dirigeants et des acteurs politiques en général à les faire rêver, à les engager sur les sentiers difficiles mais exaltants du travail productif pour le développement. Sur les sentiers de l’édification du citoyen, sur le chantier de la construction du Bénin prospère, le Bénin de l’unité nationale et de la cohésion sociale. Et nous voilà, dix ans après l’avènement de Boni Yayi qui nous promettait «la prospérité partagée, la lutte contre la corruption», etc., à tirer le diable par la queue. La crise est partout visible sauf pour ceux qui ne veulent pas la voir. Les caisses de l’Etat sont vides.
L’école béninoise s’éteint, suffoquant sous le poids des grèves et de la mauvaise qualité de l’enseignement. Le vice ne rend plus hommage à la vertu. Non, les valeurs font plutôt allégeance aux vices. Les concours frauduleux, les cas de détournement massif de deniers publics l’attestent. A la place de sanctions exemplaires, les prévaricateurs sont célébrés comme des héros aux exploits retentissants. L’administration publique reçoit une perfusion d’agents distillés par fraude systémique. Députés, ministres, directeurs centraux et généraux, conseillers, et autres acteurs directs des concours s’emploient, au lieu de donner les mêmes chances aux enfants du Bénin, à distinguer les leurs, qu’ils privilégient et placent, au détriment des autres, réduits au statut de faire-valoir. Eux ont le bon tort de ne connaître personne, la devise étant désormais «Qui connais-tu ?» au lieu de «Que connais-tu ?». Conséquence, la plupart des concours de recrutement d’agents de l’Etat organisés ces dernières années ont été entachés de fraudes industrielles. Les dénonciations des syndicats n’y font rien. Les jeunes, dindons de la farce, sont même empêchés de manifester leur colère. Pour les amadouer, les autorités n’ont de cesse de prêcher que le chômage des jeunes est une bombe à retardement. Elles ne croient pas si bien dire… La preuve, en miniature, leur a été administrée lors des événements de mai dernier à Cotonou, quand le pouvoir a entrepris d’aller arrêter illégalement le député Candide Azannaï pour les amabilités aigres échangées avec le chef de l’Etat en pleine campagne électorale des législatives.
Des dizaines de milliards FCFA
L’énergie électrique, premier secteur d’envergure auquel le régime s’est attaqué dès avril 2006, comme le secteur coton, sont en crise. Les dizaines de milliards de FCFA ingurgitées dans les centrales électriques n’ont pas permis que les Béninois disposent d’électricité sans discontinuer, ni que les statistiques cotonnières s’améliorent substantiellement. Au contraire, c’est au rationnement de l’électricité que le peuple a droit. Et tant pis pour ceux dont les petits commerces épousent la faillite. Côté coton, ce ne sont pas les querelles de l’Etat avec les anciens acteurs privés qui ont arrangé les choses. On vole même l’argent donné par des bailleurs étrangers pour fournir de l’eau potable aux populations béninoises. Sans vergogne. Quand on tombe à ce niveau de déshonneur, la crise de l’éthique est drue. Il faut désespérer de l’humain. Davantage, les institutions de la République et leurs animateurs ne rassurent plus ni de leur impartialité, encore moins de leur capacité à se surpasser pour la cause nationale. Parfois même, ils sont asservis. Le président de la République soi-même dira que «toutes les institutions sont mouillées » sans qu’aucun de leurs membres daignât protester. L’Armée, depuis son retour dans les casernes, est vantée comme républicaine. Ses éléments, respectueux de leur serment, n’osent même pas exprimer leur état d’âme. Les apparences sont sauves même quand le moral est dans les godasses. Nous n’en sommes peut-être pas aux crises qui, ailleurs, justifient leur irruption sur la scène pour remettre les choses en bon ordre. Mais les crises de ces dernières années, entretenues par l’amateurisme et l’entêtement des uns, comme par l’inconscience ou la naïveté des autres, ont suffisamment donné de signaux pour nous alerter qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir. En avons-nous toujours tenu compte ? Nous fonçons plutôt tête baissée, convaincus que « Dieu aime le Bénin ». Comme s’il n’aimait pas ceux qui, ailleurs, ont bâti basiliques et cathédrales géantes à sa gloire. Le tableau serait incomplet si l’on ne mentionne pas les quelques succès glanés de temps à autre dans maints domaines.
Mais voulons-nous le succès ou voulons-nous la réussite ? En fait, tout ce tableau à la limite apocalyptique devrait se lire comme si nous étions en fin de cycle de l’ère instaurée par la Conférence nationale des Forces vives de février 1990 ! Comme si le consensus qui en a résulté s’est effrité au fil du temps. Et pour en rajouter au symbole, le père de cette Conférence nationale, le géniteur du Renouveau démocratique béninois et du consensus national, le général Mathieu Kérékou, a choisi ce moment pour partir rejoindre les ancêtres. Une manière toute caméléonienne de nous dire qu’il faut à nouveau changer de couleur au pays…? Une manière palpable de nous dire que sa partition est totalement épuisée et qu’il nous faut nous inventer un nouveau contrat social tenant compte de sa disparition ? Chose certaine, après les hommages à lui rendus, le moment de sa disparition doit nous inquiéter, nous inviter à la réflexion. Mieux, à la méditation pour en cerner tout le sens afin de nous engager dans la bonne direction…Lui a su jouer sa partition en 1972 pour arrêter la honte du Bénin devenu la risée du monde avec son «monstre à trois têtes ». Il a su constater en 1989 que son pouvoir n’enchantait plus les Béninois et l’a coulé à travers la Conférence nationale des Forces vivres de la nation (1990) pour mieux de repêcher (1996), avant de le quitter définitivement en 2006, sans forcer les velléités révisionnistes aux fins de prolongation de son séjour à la tête du pays. Désormais qu’il n’est plus là, à nous de prendre notre part de responsabilité. Or, nous voilà bien frileux !
Frénésie et inquiétudes.
C’est, au total, le Bénin lui-même qui est en crise, en déliquescence. Il est divisé contre lui-même. C’est un pays où la cohésion sociale, le désir et le sentiment du vivre ensemble sont devenus rachitiques, résiduels. Des citoyens de classe affaire, véritables privilégiés jouissant de l’Etat, de fraudes et passe-droits divers, en imposent aux citoyens ordinaires, situés en dessous même de la classe économique. Deux Bénin cohabitent mais se regardent en chiens de faïence : le Bénin des privilégiés et le Bénin des désabusés. Quand il en va ainsi, c’est que le pays est sur la corde raide et la moindre pression de trop peut provoquer la rupture, faire tout basculer. L’élection présidentielle qui s’annonce ne promet pas de nous éviter cette rupture. Au contraire, elle semble n’attendre que son heure pour nous sortir de notre attentisme, nous tirer de notre profond sommeil, nous désillusionner de nos certitudes trop évidentes selon lesquelles Dieu nous aime plus que tous ses autres fils. Car, à l’évidence, tous les ingrédients semblent se mettre en place pour nous faire vivre des moments autrement douloureux, jamais vécus encore. C’est dans ce contexte en effet, que certains de nos concitoyens, les uns sans doute mus par de nobles intentions et ambitions, les autres par souci de contentement personnel, se proposent de nous diriger à partir du 06 avril 2016.¦
Actualités 31 déc. 2015

Loin encore le temps où le sport béninois égayera ses fils et marquera les esprits sur la scène internationale. En tout cas, comme les années précédentes, 2015 n’aura pas distingué beaucoup de sportifs béninois au haut niveau. Quelques médailles de participation constituent les récompenses du Bénin en cette année dans le concert des nations. Une attitude qui laisse croire que le pays épouse parfaitement la devise de Pierre de Coubertin: «l’essentiel est de participer»
Une année sans. C’est encore ça. Avec une escarcelle quasi vide, 2015 aura été, une fois encore, une année pas du tout reluisante pour le sport béninois. De la trentaine de disciplines sportives officiellement enregistrées dans les annales du ministère en charge des Sports, aucune ne s’est distinguée de façon particulière aussi bien aux plans national, régional qu’international au cours de l’année qui s’achève. Outre l’organisation des championnats statutaires et la tenue régulière d’assemblées générales au niveau de quelques Fédérations (Tir à l’arc en septembre, Basket-ball et Golf en décembre….), sanctionnées par le renouvellement ou la reconduction de leurs instances dirigeantes, plus rien. «Il n’y a pas les moyens pour mener les activités. Nous attendons toujours les subventions de la part du ministère des sports», est le refrain de toujours qui ne permet pas aux Fédérations sportives de s’épanouir en même temps qu’il empêche l’éclosion des talents. C’est donc à des compétitions de moindres envergures que certains ont pu prendre part, avec les moyens qui sont les leurs. Une situation qui n’est pas de nature à permettre aux athlètes de se mesurer à d’autres pour bénéficier par surcroit de leurs expériences.
En d’autres termes, le pays n’a pas vibré au rythme d’activités sportives de grande envergure si ce ne sont que les championnats statutaires organisés par certains et les compétitions ou autres tournois de proximité auxquels ils ont pris part.
Le football toujours le football
Comme pour marquer sa singularité, le sport-roi, a réussi encore à faire parler de lui et à focaliser toutes les attentions. Sortie à peine d’une longue crise de plus de trois années, la Fédération béninoise de football, encore convalescente, a vite fait de replonger subitement dans un coma. Les signes de convulsions qu’elle présentait avec ses attaques à l’endroit du ministère en charge des Sports se sont soldés par un coma. Un point de non retour que beaucoup redoutaient.
En effet, le 27 mars 2015, à la surprise générale, un communiqué du Conseil des ministres annonce le retrait de l’agrément accordé à la Fédération béninoise de football. Tollé général et sentiment mitigé dans les rangs des fanatiques du football. Ceux qui jusque-là n’ont pas eu satisfaction avec l’équipe du président Augustin Ahouanvoébla qui leur avait promis la réconciliation de la famille du football s’en réjouissent. Alors qu’au même moment, certains qualifient le geste du ministère en charge des Sports «d’acte osé », et s’attendent à «des représailles à la mesure du crime» de la part des instances faîtières du football. Leur déception aura été totale. Ils ont attendu longtemps. Et il n’a pas fallu moins de six mois pour que la CAF et la FIFA entérinent finalement, en septembre, la décision du gouvernement. Entre-temps un Comité de restructuration et d’orientation (CRO) dirigé par Jérôme Carlos avait été mis sur pied par le ministère en charge des Sports pour, dit-on réfléchir sur la situation.
Dans le souci de faire rouler à nouveau le ballon sur les pelouses et réconcilier la famille du football national, la FIFA décide de mettre en place un Comité de normalisation de cinq membres pour s’occuper désormais de cette tâche.
Après audition des différents candidats, ce sont finalement 7 personnalités qui ont été retenues au lieu de 5 préalablement convenu. «Ils étaient tous de qualité», a laissé entendre un des responsables des instances faitières pour justifier cette nouvelle option.
Installé pompeusement début novembre dans les locaux de la FBF à Porto-Novo, le Comité de normalisation est dirigé par le juriste, Rafiou Paraïso et dispose donc de 6 mois pour « mener les activités footballistiques, gérer les équipes nationales et réunir la famille du football». Mais comment les choses se déroulent- elles au niveau de cette «super structure» mise en place par la FIFA ? Bien malin qui pourra répondre à l’interrogation sans se fourvoyer.
En tout cas un état des lieux fait après son installation, montre bien qu’il a passé un temps assez considérable à gérer d’abord des situations internes : se doter de textes et fixer les règles de départ pour, peut-être, mieux partir. Un exercice qui semble ne pas réussir est-on tenté de dire, au vue des derniers développements au sein de ce comité. Car au nombre de 7 membres au départ, la FIFA a fini par en limoger 2 au motif de «refus de collaborer». A eux s’est ajouté un troisième qui a jeté de son propre gré le tablier pour convenance personnelle. Ce qui ramène le comité à sa portion congrue de 4 membres désormais. A cette ambiance délétère se greffe l’éjection du secrétaire général de la FBF de son poste et remplacé par un autre membre du Comité de normalisation. Autant de remous au sein de la nouvelle instance provisoire de gestion du football de notre pays qui laisse croire que la crise du football national est bien plus profonde qu’on l’aurait cru.
Heureusement que de ces nuages amoncelés sur le football national est apparu un éclairci : deux rencontres de football des Ecureuils à Cotonou pour le compte des éliminatoires de la CAN 2017 et de la Coupe du monde. Un match nul décevant face aux Aigles du Mali et une victoire sur le fil face aux Etalons du Burkina-Faso. Le tout sanctionné par une élimination à Ouagadougou. Ce sont les seuls faits d’arme marquant des Ecureuils à retenir en cette année 2015. A cela peut être ajouté la levée des sanctions infligées aux équipes de catégorie pour tricherie sur les âges, par la CAF?

C’est un pas décisif dans la marche vers l’organisation de l’élection présidentielle de 2016 qui a été franchi, mardi 29 décembre au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Augustin Ahouanvoébla, président du Conseil d’orientation et de supervision de la lépi est venu officiellement la transmettre.
Un devoir prescrit par la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Benin. C’est ce que le président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) est allé accomplir mardi 29 décembre au siège de la Céna. Augustin Ahouanvoébla et les siens y sont allés pour transmettre officiellement la Lépi à Emmanuel Tiando et aux commissaires.
«Conformément à l’article 18 du Code électoral, je transmets solennellement, au nom du COS-LEPI, à la disposition de la Céna, ce jour, mardi 29 décembre 2015, la liste générale des électeurs par centre de vote, la liste générale des électeurs par poste de vote, la liste d’émargement par poste de vote (premier et deuxième tours du scrutin) en version papier et sur support électronique… Au cours des différentes étapes du processus, le Cos/Lépi a veillé, non seulement au respect de la loi, mais également à l’efficacité des méthodes utilisées.» Cet extrait du discours du président du Cos/Lépi, si besoin en était encore, illustre l’importance de l’acte accompli mardi 29 décembre. Lequel rend ainsi disponible, l’un des outils essentiels, indispensables pour l’organisation du scrutin présidentiel de 2016. Augustin Ahouanvoébla en a profité pour rappeler «des statistiques définitives sur la Lépi 2016».
Celles-ci se présentent comme suit :
Au niveau national
Nombre d’électeurs : 4.702.168
Nombre de centres de vote : 7.909
Nombre de Postes de vote: 13.539
Ces électeurs et ces postes de vote sont répartis comme suit :
Alibori : 377.101 électeurs pour 686 centres de vote et 1.117 postes de vote ;
Atacora : 310.690 électeurs pour 743 centres de vote et 1.011 postes de vote ;
Atlantique : 727.305 électeurs pour 937 centres de vote et 1.933 postes de vote ;
Borgou : 540.809 électeurs pour 897 centres de vote et 1.559 postes de vote ;
Collines : 315.104 électeurs pour 703 centres de vote et 1.020 postes de vote ;
Couffo : 312 937 électeurs pour 651 centres de vote et 953 postes de vote ;
Donga : 208 373 électeurs pour 512 centres de vote et 705 postes de vote ;
Littoral : 395 756 électeurs pour 229 centres de vote et 911 postes de vote ;
Mono : 243 964 électeurs pour 450 centres de vote et 704 postes de vote ;
Ouémé : 580 286 électeurs pour 746 centres de vote et 1538 postes de vote ;
Plateau : 271 959 électeurs pour 597centres de vote et 863 postes de vote ;
Zou : 417 284 électeurs pour 758 centres de vote et 1225 postes de vote.
A l’étranger
Nombre d’électeurs : 44 180
Nombre de centres de vote : 55 (dans les représentations diplomatiques et les consulats retenus)
Nombre de Postes de vote: 125
La situation globale pour l’élection présidentielle de 2016 se présente alors comme suit :
Nombre d’électeurs : 4 746 348 ;
Nombre de centres de vote: 7964 ;
Nombre de Postes de vote: 13664

Officiellement lancé en septembre 2011, le Financement basé sur les résultats (FBR), l’une des composantes du Programme de renforcement de performance du système de santé au Bénin, a contribué au mieux à l’amélioration de la santé des populations d’une part, et des conditions de travail des agents de santé d’autre part. Le directeur départemental de la Santé du Zou-Collines, François Kossouho présente ici les nombreux résultats issus de la mise en œuvre de cette stratégie en santé.
La Nation : Le FBR est en train de rentrer dans sa deuxième phase de mise en œuvre au Bénin. Pourriez vous nous rappeler ce qu’il est, et sa raison d’être dans l’amélioration du système sanitaire béninois ?
François Kossouho : Le Financement basé sur les résultats (FBR) est une stratégie dans l’amélioration de la qualité des soins. Il vise fondamentalement la qualité des soins et des services, ainsi que la motivation du personnel. La performance se mesure non seulement en termes de quantité de services, mais aussi de la qualité des prestations. La quantité est fonction des prestations de services, comme par exemple le nombre de visites de dépistage et conseils volontaires du VIH effectuées dans une structure sanitaire ou le nombre d’accouchement. La qualité des prestations est évaluée grâce à des indicateurs qui sont objectivement vérifiables et tangibles à l’aide de visites de supervision et de check-list. La mesure de la performance est un système hybride du paiement à l’acte assorti de conditions sur la qualité générale des services. Le FBR est un outil puissant d’amélioration de la qualité et de la quantité des services de soins de santé qui offre aux prestataires des mesures incitatives pour améliorer la performance et obtenir des résultats. Il peut améliorer l’accès et la qualité des services de soins de santé, stabiliser ou diminuer leurs coûts, favoriser l’utilisation efficace des ressources limitées et améliorer la motivation et le moral du personnel, en somme un stimulant efficace de maintien des effectifs.
Il est nécessaire de vérifier objectivement les conditions des prestations de soins de qualité et la véritable qualité des soins fournis, avec un solide impact sur les paiements de performance. Ce processus de validation peut-être appliqué à une fréquence trimestrielle au début de la mise en place du programme. Une fois qu’il est bien compris comme une partie intégrante du programme, il devient un élément de motivation que les managers utilisent comme système de surveillance et moteur créateur de qualité au sein du système ou du réseau.
Les résultats peuvent faire état des progrès réalisés vers les cibles à atteindre. Leur obtention peut signifier un « impact » sur l’état de santé ou être enregistrée comme une contribution intermédiaire sur le chemin qui conduit vers lui.
Ils sont le témoignage de la quantité et de la qualité des systèmes de santé. Les bailleurs comme les gouvernements insistent sur ceux basés sur des preuves lorsqu’ils décident de dépenser leur argent. Les résultats sont indispensables à la fois pour la quantité et la qualité pour documenter les changements positifs attribuables à l’application du FBR. En ce sens, ils doivent être diffusés régulièrement pour tenir les parties prenantes informées des progrès réalisés.
Dans un centre de santé où les travailleurs atteignent des résultats concrets et visibles, ces résultats sont achetés par la stratégie du FBR grâce à l’appui du Fonds mondial et de la Banque mondiale. Ces dernières années, la motivation des ressources humaines en santé afin de garantir leur disponibilité et d’optimiser leurs résultats est devenue pour de nombreux pays, un véritable défi. Le FBR fait partie des stratégies d’interventions expérimentées en réponse à cette préoccupation.
Les effets du FBR sont donc visibles tant sur la vie des populations que sur la qualité des prestations des agents de santé après trois ans de mise en œuvre. Parlez-nous de son expérimentation au niveau de votre ressort territorial ?
Le Financement basé sur les résultats a eu un effet positif sur la motivation des agents de santé. La poursuite de l’expérimentation dans la zone sanitaire de Zogbodomey-Bohicon-Za-kpota (ZoBoZa) et la zone sanitaire de Covè-Zagnanado-Ouinhi (COZO) peut contribuer au processus de capitalisation en vue de la mise à l’échelle de l’intervention au niveau national.
Je pense que c’est la meilleure façon d’amener les agents de santé à donner des soins de qualité. L’expérience montre qu’on ne peut plus rien faire sans le FBR. Les changements observés dans la zone sanitaire de Zogbodomey notamment dans les centres de santé de ZoBoZa depuis l’avènement du FBR, sont très remarquables. De par mon analyse, il est une approche porteuse d’espoir pour améliorer la satisfaction non seulement du personnel de santé mais également des populations. Depuis environ 3 ans, tout le monde a une meilleure impression sur le travail abattu par le personnel de santé dans le département du Zou-collines. Au nombre des améliorations enregistrées dans les centres de santé, je peux citer : l’organisation régulière des campagnes de salubrité, l’amélioration sensible de l’état de propreté et d’hygiène, début d’amélioration de la qualité des prestations, l’amélioration de l’accueil des patients dans les centres de santé, l’acquisition de groupes électrogènes au profit des formations sanitaires, l’amélioration de l’utilisation des services pour les soins curatifs, le renforcement du partenariat entre les centres publics et privés.
Les travailleurs ont fait leurs preuves et les résultats sont bien visibles. De la même façon, dans les six autres zones sanitaires retenues au cours des trois premières années, les résultats sont les mêmes. Et c’est pourquoi je remercie les partenaires techniques et financiers et le ministre de la Santé qui ont pris cette stratégie comme leur cheval de bataille.
La population n’a pas cessé d’apprécier cette stratégie puisque, quand le personnel est motivé, il donne le meilleur de lui-même parce qu’une performance améliorée est égale à un gain. Lorsqu’une population est satisfaite par les soins et qu’il y a moins de fronde envers les agents de santé, alors il y a la garantie d’une bonne santé. Donc, c’est une stratégie qui permet de régler beaucoup de problèmes tant parmi la population que des politiques ou des décideurs. Les résultats sont probants en termes de couverture, de mobilisation et d’engagement du personnel de santé et ceci à tous les niveaux.
Aujourd’hui, on parle de la mise à l’échelle du FBR. Qu’en est-il exactement ?
Toutes les zones sanitaires retenues ont pratiquement des résultats satisfaisants. En témoignent les validations trimestrielles des résultats avec échange entre les zones moins performantes qui copient les bonnes pratiques des zones performantes.
Avec le FBR, d’importantes innovations ont été enregistrées de sorte qu’il importe d’étendre l’expérience à d’autres zones qui sont dans le besoin. D’ailleurs les acteurs de cette stratégie sont en train d’étudier comment faire pour impliquer les privés dans sa mise en œuvre. Il y a eu aussi des formations des acteurs sur le portail du FBR. Ce qui permet à chacun d’eux, de s’approprier tous ses contours. Si nous avons eu des résultats palpables et visibles, il est maintenant important qu’il y ait une application qui va permettre de sortir des résultats concrets et de bien gérer les données. Car, c’est ce qui va perpétuer la traçabilité de cette stratégie à la longue et permettre aussi une pérennisation. En résumé je puis vous dire qu’il y a trop d’innovations qui sont à l’actif du gouvernement et de la coordination de l’Unité de coordination de ce projet. Les assistants techniques chevronnés sont comme des inspecteurs à l’image de ceux des écoles primaires. Sous leur houlette, le travail marche. Avec cette stratégie, le Bénin a de très fortes chances parce que ses résultats contribueront à une très bonne performance pour les zones sanitaires du Bénin.
Vous parliez tantôt d’une nouvelle innovation qui consiste à impliquer les privés dans la stratégie du FBR. Quelles sont alors les raisons qui sous-tendent cette innovation ainsi que les critères de sélection au niveau des privés volontaires ?
La santé ne saurait être l’affaire de l’Etat seul. Il y a le secteur privé qui soigne aussi les populations, surtout la grande masse. Si on met la stratégie FBR seulement au niveau des services de santé de l’Etat sans prendre en compte les privés, il a quelque chose qui ne va pas. C’est pour cela que des efforts sont déployés pour pouvoir intégrer les privés. Ces derniers veulent bien se soumettre. Un privé qui ne fournit pas d’efforts, ne pourra pas intégrer la stratégie, surtout qu’il s’agit d’un engagement qui demande des contraintes. Mais lorsqu’il fait bien avec des résultats concluants, il gagne des bénéfices.
Les critères qui doivent guider leur sélection commencent d’abord par les autorisations. Tout centre désireux doit être autorisé par l’Etat et doit participer à la vie des populations. Il doit être aussi prêt à se soumettre à une supervision et fournir des statistiques. Aussi pourront-ils gagner des subsides à même de les aider à renouveler le matériel¦