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Nouvelles

Lutte contre la corruption: Le Bénin améliore sa performance

Par Ariel GBAGUIDI (Stag.)

La performance du Bénin en matière d’intégrité et de lutte contre la corruption a évolué. Le rapport 2018 de l’analyse des progrès des recommandations prioritaires de l’évaluation du Système national d’intégrité (Sni) du Bénin, publié en juin 2019, le démontre à travers ses lignes. Toutefois, le Bénin devra encore faire de gros efforts pour espérer intégrer le cercle restreint des pays les moins corrompus au monde.

L’analyse des 29 indicateurs des recommandations prioritaires du Système national d’intégrité (Sni) au cours de l’année 2018 a permis de constater que le Bénin a « amélioré de façon notable » sa performance en matière d’intégrité et de lutte anticorruption. C’est ce que révèle le rapport d’analyse des progrès des recommandations prioritaires du Sni, réalisé par Social Watch Bénin dans le cadre du programme Redevabilité et présenté, le 2 juillet dernier, aux membres des institutions de la République à travers un atelier de restitution. « Globalement, ces indicateurs ont progressé par rapport à l’année 2017 », lit-on dans le rapport. Plus précisément, 13 indicateurs ont évolué substantiellement ou partiellement (44,7%) contre 8 indicateurs en 2017 (32%). Parmi ceux-ci, il y a les divers contrôles effectués régulièrement par les inspections générales des services judiciaires et la trentaine d’audits réalisés en 2018 par la Chambre des comptes. D’autres réformes, notamment au sein des directions du ministère de l’Economie et des Finances ont boosté la lutte contre la corruption.
Mais, 12 indicateurs n’ont connu aucun progrès en 2018. Par exemple, l’évaluation du Sni a proposé la création d’une sous-division de la police chargée des crimes économiques et financiers dans chaque localité disposant d’un Tribunal de première instance. Ce qui n’a pas été fait à ce jour. Le nombre d’indicateurs n’ayant réalisé aucune évolution est descendu en dessous de la barre des 50%, soit 41% en 2018 contre 58% en 2017. De plus, le ratio des indicateurs ayant progressé, malgré leur évolution, n’atteint toujours pas la barre des 50%, à en croire le même rapport. Pire, les données non disponibles dans les structures évaluées en 2018 dépassent celles de l’année 2017. Ce qui fait dire aux auteurs du rapport, que « les progrès réalisés par le Bénin sont lents ».
Si le pays n’a réalisé que cette performance, c’est justement parce qu’il y a eu des blocages à certains niveaux, explique-t-on. Au nombre de ces blocages, souligne le document, il y a la non-révision de la Constitution du 11 décembre 1990. D’ailleurs « sur les 12 indicateurs n’ayant réalisé aucun progrès, 5 sont liés à la réforme constitutionnelle ».

Que faire ?

Pour renverser la tendance, le rapport suggère que des mesures idoines soient prises afin de remobiliser les divers acteurs (étatiques surtout) autour des enjeux et du plan d’action du Sni. « Ces mesures consisteront à corriger les problèmes constatés, notamment en redynamisant les organes de mise en œuvre, en améliorant le financement des plans d’actions, en réhabilitant le système de suivi-évaluation et en mettant à jour les données de l’évaluation ou en réajustant certains indicateurs jugés inapplicables ou désuets », recommande le rapport.
Pour rappel, le Système national d’intégrité est un outil mis en place par Transparency international, et qui permet d’évaluer la capacité d’un pays à promouvoir l’intégrité et lutter contre la corruption. Cet outil a permis, en 2016, d’évaluer  plus d’une douzaine d’institutions de la République. Cette évaluation a débouché sur un ensemble de recommandations prioritaires. Cette année, avec l’aval du gouvernement béninois, une analyse des progrès réalisés par rapport à la mise en œuvre des cinq recommandations phares de l’évaluation du Sni a été effectuée à travers le programme Redevabilité. C’est donc à l’issue de cette analyse qu’il a été constaté que le Bénin a fait des progrès en matière d’intégrité et de lutte contre la corruption. Et déjà, cette performance du Bénin fait dire à certains experts que le pays pourrait bien gagner des places au prochain classement de Transparency international.

Actualités 09 juil. 2019


Défis énergétiques du Bénin: « Nous avons de belles chances de réussir », dixit Jean-Claude Houssou

De tout temps, les attentes des populations au plan énergétique n’ont pas changé : la réduction sensible du délestage et du coût des consommations électriques. Le gouvernement actuel semble très avancé sur ces deux chantiers. C’est ce qu’a démontré le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou face aux participants à l’atelier du Réseau francophone des régulateurs de l’énergie (Regulae-Fr) au Bénin.

Avec environ 10% des 45 projets phares pour près de 800 milliards F Cfa à injecter entre 2016 et 2021, le gouvernement actuel consacre au secteur de l’énergie une place de choix dans son Programme d’action. Plusieurs réformes et chantiers ont déjà été lancés dans ce sens. Les investissements mis en œuvre sont concentrés sur quatre projets phares. Le premier vise à garantir une meilleure disponibilité en matière d’énergie électrique. « Le Bénin est un pays structurellement déficitaire en matière énergétique puisque nous importions plus de 90% de notre énergie. D’ici 2021, nous allons arrêter définitivement d’en importer et changer de paradigme par rapport à cela. Déjà, à partir du mois prochain, nous allons inaugurer la toute première centrale de 120 Mw en dual fuel de notre pays, qui est en test actuellement et dont la construction a duré moins de temps que prévu soit 14 mois au lieu de 18 mois », a indiqué le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou dans son adresse aux membres du Réseau francophone des régulateurs d’énergie venus de plus de vingt pays.
Le deuxième projet phare du gouvernement, poursuit-il, ce sont les énergies renouvelables. En effet, le gouvernement a pris le défi, dès son entrée en fonction, d’avoir un mixte énergétique responsable en exploitant toutes les potentialités disponibles au Bénin. Et au titre des potentialités, l’énergie solaire disponible en abondance a été longtemps négligée. « Pour ce qui est du solaire, nous jouions à ce que j’appelle l’effet tournesol. C’est cette fleur qui, à une certaine partie de la journée, tourne le dos au soleil alors qu’il est en abondance. Le Bénin est abondamment doté de cette ressource et le gouvernement entend tout mettre en œuvre pour l’utiliser et la mettre au cœur de sa politique énergétique », a précisé le ministre de l’Energie. Il annonce : « En l’espace des deux ans à venir, nous allons progresser de plus de 25% dans le cadre de notre capacité globale installée au Bénin ; soit 400 Mw dont 100 Mw d’électricité d’origine solaire, avec deux projets structurants. Le premier est financé par l’Agence française de développement et l’Union européenne pour 25 Mw au sud est du Bénin, et le deuxième avec l’appui du Mca 2 pour 50 Mw répartis sur quatre coins du territoire et dont l’appel d’offres va bientôt être lancé ».

Agir sur le distributeur et le consommateur

Le troisième projet phare qui concentre les investissements mis en œuvre dans le secteur de l’énergie est la restructuration de l’opérateur national. « Nous voulons que tous les acteurs du maillon soient efficaces pour obtenir un système électrique performant », explique le ministre Jean-Claude Houssou. Dans ce sens, le Bénin s’est engagé dans une gestion déléguée dont le processus est à son terme. Un contrat plan est mis en place entre l’Etat et la Société béninoise de l’Energie électrique. Ce contrat tient compte de l’ensemble des critères de performance dans tous les domaines ; lesquels critères sont revus trimestriellement pour s’assurer de ce que les améliorations attendues sont bien au rendez-vous. Le gouvernement a également réactualisé et modifié la composition du Conseil d’administration de la Sbee. « Nous voulons que la gouvernance de cette société majeure pour notre pays, soit à un niveau tel qu’il n’y ait pas de reproches à faire », justifie le ministre de l’Energie.
Si le troisième projet est axé sur la restructuration du distributeur national, le quatrième projet phare s’intéresse à la maitrise des consommations énergétiques à travers l’efficacité énergétique, la sensibilisation. « Pour cela, nous avons initié un certain nombre de réformes ; des réformes profondes, courageuses, parfois douloureuses mais je dirai que c’est à ce prix que nous allons pouvoir éradiquer les dysfonctionnements que nous rencontrons dans le sous-secteur de l’électricité », souligne l’autorité ministérielle. Il évoque les réformes sur les produits importés, ampoules, climatiseurs, téléviseurs… « Nos pays sont devenus des poubelles où les choses qui ne sont pas acceptées ailleurs sont déversées ici à des prix que nos populations trouvent être des prix intéressants, mais en fait c’est leurs factures pendant des mois et des années qui vont compenser cela. C’est ce que j’appelle des vendeurs d’illusions », relève-t-il. C’est sans occulter la réforme relative à l’électrification hors réseau qui a fait un bond extraordinaire au Bénin avec une forte demande. Et à en croire le ministre, ces efforts portent déjà leurs fruits. « Nous commençons déjà par avoir des résultats satisfaisants qui nous montrent que les choix qui ont été faits depuis 2016 sont justes. En 2015, nous avions un taux de coupure d’une durée qui était en moyenne de 75 heures par client et par an. C’est ce que nous appelons le critère B. Et fin 2018, nous sommes à moins de 15 heures. C’est-à-dire qu’en l’espace de deux ans et demi, nous avons divisé par cinq. Nous avons diminué de plus de 75% cette souffrance à nos concitoyens », fait-il remarquer. Et misant sur la détermination du gouvernement, il présage pour le Bénin, un lendemain meilleur au plan énergétique : « Nous avons aussi pris un décret pour offrir un cadre attractif et performant aux investisseurs avec une vision claire de ce que nous voulons aujourd’hui, de comment le faire et de quand le faire. Je crois qu’avec la priorité offerte au secteur, nous pouvons dire que nous avons de belles chances de réussir ».

Le Bénin, point de mire de la sous-région

Outre ses efforts au plan local pour sortir les populations de la précarité énergétique, le gouvernement inscrit aussi le Bénin dans des initiatives régionales. « Le Bénin est la capitale du West african powerpoint (Wap), un système d’échange d’énergie électrique de l’Afrique de l’Ouest. C’est du Bénin que de nombreuses initiatives notamment en termes de maillage du système électrique des 14 pays de l’espace Wap se mettent en œuvre. Je vous annonce d’ailleurs que 10 sur les 14 pays sont déjà interconnectés », fait savoir le ministre Jean-Claude Houssou. Il ajoute que le Wap, institution de la Cedeao, construit actuellement au Bénin, un centre de dispatching régional. « C’est donc du Bénin que sera géré tout le flux électrique de l’Afrique de l’Ouest », explique-t-il.
En outre, le Bénin abritera d’ici fin 2020, la salle de marché de l’électricité ouest africain. « Nous espérons que les bénéfices que toutes les autres régions du monde qui se sont inscrites dans cette dynamique ont trouvé, feront également jour dans notre espace », soutient le ministre Dona Jean-Claude Houssou. Pour lui, il est nécessaire pour les pays d’Afrique en l’occurrence subsaharienne, de réviser leurs stratégies pour répondre aux enjeux et assurer une meilleure couverture énergétique. « Le défi à relever est immense car la situation énergétique dans nos pays est particulièrement préoccupante. Il nous faudra œuvrer pour le développement d’un marché sous régional de l’électricité, actif, compétitif, à travers la mise en œuvre de partenariats public-privé dans un cadre réglementaire approprié », a-t-il exprimé aux membres du Réseau francophone des régulateurs de l’énergie.
L’utilisation optimale des ressources énergétiques et une compétitivité plus grande dans la production pourraient, selon lui, contribuer à sécuriser les approvisionnements, engendrer une baisse de coût de fourniture de l’électricité et permettre au sous-secteur de l’énergie de jouer pleinement un rôle moteur, socle du développement de tout pays.

Société 09 juil. 2019


Médias: Basile Tchibozo élu à la tête de l’association Padem

Une association dénommée Plateforme des acteurs pour le développement des médias (Padem) a vu le jour, le samedi 6 juillet dernier, à Grand-Popo, dans le Mono. Au terme de son congrès constitutif, un bureau de plus de trente personnes a été mis sur pied avec à sa tête, Basile Tchibozo, président sortant du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin.

L’association Padem se veut un réservoir de ressources humaines qualifiées et disponibles pour donner des points de vue sur les grandes questions touchant à la vie des médias au Bénin. L’avènement d’une presse respectueuse des valeurs morales et éthiques ainsi que l’amélioration des conditions de travail des professionnels des médias sont également les chantiers qui intéressent ce creuset.
Il a été porté sur les fonts baptismaux, le samedi dernier, par des promoteurs d’organes de presse, des journalistes, des techniciens, bref toutes les forces ayant soutenu la candidature de Basile Tchibozo aux élections pour la sixième mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Candidat dans la catégorie de la presse écrite, le président sortant du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin n’a pas pu remporter les élections, le 15 juin dernier.
Les participants au congrès constitutif de la Padem n’ont pas manqué de faire le point sur la participation au scrutin, renouveler la fidélité au projet de société défendu pendant la campagne électorale avant de procéder à l’adoption des statuts et règlement intérieur. Ils ont mis sur pied, pour finir, un bureau de plus de trente personnes dont des coordonnateurs départementaux. Président du bureau, Basile Tchibozo se dit convaincu que « sans rassemblement, sans union, on ne peut rien dans le monde des médias ». Pour lui, la mobilisation observée à Grand-Popo est une motivation supplémentaire pour ne pas baisser les bras. « Ce que j’ai compris à travers votre détermination à être à cette rencontre, c’est qu’il faut être toujours débout face aux défis qui minent notre corporation, car ces défis sont réels et évidents », relève-t-il.
La création de l’association s’entend donc pour Basile Tchibozo, comme une nouvelle ère de militantisme portée sur des valeurs telles que la volonté, le travail et la détermination. A l’en croire, la Padem sera surtout un groupe de réflexion, de pression aussi bien par rapport aux faîtières que par rapport à la Haac, l’institution de régulation des médias au Bénin. « Nous avons été aux élections, près de 175 acteurs des médias ont cru en notre projet de société. D’autres aussi ont cru en nous mais n’ont pas pu se rendre disponibles. Pour tous ceux-là, nous sommes déterminés, nous sommes obligés de continuer le combat autrement pour dire que leur vote n’a pas été inutile », explique-t-il.

Société 09 juil. 2019


Edito- Ecureuils révélés : les recettes de la gagne

Dans l’histoire des nations, arrivent des instants magiques qui contribuent au cément national, au bonheur du vivre ensemble. Ce sont de ces instants qui consolident les liens d’un peuple qui, à l’occasion, bombe à juste titre le torse, se sent pousser les ailes et heureux d’appartenir à un même cercle. Cet instant, les Ecureuils l’ont fait vivre aux Béninois qui n’ont jamais autant vibré pour leur équipe nationale de football qu’aujourd’hui.

Grâce à leur prodigieuse qualification aux huitièmes puis aux quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, Egypte 2019, qui a déjà valeur de victoire pour nous autres habitués à distribuer les points au cours de cette compétition et à rentrer au bercail sans jamais franchir le cap du premier tour. Mais franchir le premier, puis le deuxième tour… ? Une apothéose, en soi qui fait dire à ce garçon habitué à arborer le maillot du Real de Madrid qu’il est fier de porter désormais le maillot des Ecureuils. Cela ne pouvait mieux tomber, au lendemain d’élections législatives qui ont laissé comme un arrière-goût de cendre aux Béninois inconsciemment en quête d’une pichenette pour rebondir et rester mobilisés autour des enjeux de développement du pays. Il n’y a en effet que cela qui compte, le développement, aller de l’avant. Et la prouesse des Ecureuils, désormais révélés au monde entier, en est une des manifestations perceptibles. Car, il faut souligner que ce résultat est le fruit de la structuration mise en place au profit des joueurs, désormais chouchoutés et motivés comme cela se doit. La structuration, c’est aussi la motivation des supporters qui ont pu faire le déplacement du Caire avec l’appui des ressources financières du contribuable.  
La recette de cette bonne conduite des Ecureuils, tient également de l’état d’esprit nouveau qui caractérise les dirigeants du sport roi au Bénin. Deux faits majeurs ont impacté cet état d’esprit, mauvais jusqu’ il y a peu encore.
D’abord, il faut noter la sérénité qui prévaut désormais au sein de la fédération béninoise de football, grâce au leadership du président Patrice Talon, qui a œuvré personnellement afin que les guéguerres séculaires au sein de la famille du football cessent. Et, effectivement, à la suite de sa médiation, les querelles de chiffonniers auxquels les membres de la fédération étaient habitués, ont cessé ! Ensuite, les pratiques malsaines qui avaient cours autour des équipes nationales, surtout celles de football, ont pris fin depuis que la justice s’est saisie de l’affaire dite ‘’tricherie sur l’âge’’, sous la diligence du gouvernement qui a tenu à mettre fin à l’impunité et par ricochet aux manies et manigances des responsables du football béninois. Cette frappe pour l’exemple aura discipliné et amené à divers niveaux les dirigeants du football à se concentrer sur l’essentiel c’est-à-dire la gagne. Et si hier, il était loisible aux responsables du football d’intégrer dans le staff national et de faire voyager aux frais de l’Etat des individus qui n’ont rien à voir avec l’encadrement et le personnel d’utilité, comme il y en a eu par le passé, rien de tel n’est plus possible de nos jours. Autrement, ce serait aux risques et périls du contrevenant audacieux qui se serait permis, à l’ère du Nouveau départ, de perpétuer des manœuvres condamnables. C’est la preuve que la rigueur, impulsée par le président Talon à la gouvernance au Bénin, produit ses effets, et n’est de nature à déranger que ceux qui avaient pris l’habitude de se sucrer via diverses malversations aux dépens du pays?

Actualités 08 juil. 2019


Obligations et responsabilités dans le commerce international: Les intervenants de la chaîne de transport mieux outillés

Des acteurs de la chaîne de transport maritime en savent désormais un peu plus sur leurs droits et devoirs pour mieux jouer leur rôle. C’est du moins l’espoir que nourrit le Conseil national des chargeurs du Bénin qui a organisé, du 2 au 5 juillet dernier, à Cotonou, une formation à leur intention.

« La chaîne de transport maritime international : obligations et responsabilités des intervenants », c’est le thème d’un atelier de formation qui a réuni, la semaine dernière, cinquante-trois acteurs du domaine à Cotonou, sur l’initiative du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Après quatre jours de riches et enrichissants échanges entre ces professionnels évoluant dans diverses branches des secteurs maritime et du commerce international, le rideau est tombé, vendredi 5 juillet dernier, sur cette session de renforcement des capacités qui augure de l’efficacité et de l’efficience dans leurs activités.
La formation s’est déroulée au siège du Cncb à Cotonou et a réuni des cadres et agents des sociétés d’importation et d’exportation, des entreprises portuaires, para-portuaires et ceux des secteurs connexes. Elle s’inscrit dans le cadre de la mission d’assistance du Conseil aux chargeurs et aux autres intervenants de la chaîne des transports, indique le directeur général du Cncb, Bruno Kangni. Ainsi, le Cncb entend apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle, à la qualification et au renforcement des capacités du personnel, poursuit-il.
Au cours de la session, sous l’égide du consultant formateur Kossi Adihou, les participants ont échangé sur le concept de transport maritime international, les rôles des différents intervenants d’une chaîne de transport maritime, les limites des responsabilités ainsi que les obligations de chaque acteur. C’est à travers trois modules intitulés « Le commerce international des marchandises », « Le transport maritime des marchandises » et « Les obligations et responsabilités des intervenants de la chaîne de transport maritime ».
Le formateur Kossi Adihou, ancien directeur de l’Assistance et de la Promotion de la chaîne des transports, dit être satisfait de l’assiduité et de la curiosité dont ont fait montre les stagiaires au cours des travaux. La formation leur a permis d’actualiser leurs connaissances et a servi de tremplin pour partager les bonnes aptitudes en vue d’innover et d’accroître la compétitivité des entreprises portuaires et de toute la chaîne des transports.
De la définition de la vente internationale de marchandises aux rôles de chaque acteur, en passant par la présentation des différents intervenants, des incoterms relatifs aux droits et devoirs respectifs du vendeur et de l’acheteur lors d’une transaction commerciale, les participants disent être désormais outillés pour parler de la chaîne de transport maritime. Le cours a été intéressant, apprécie Modeste Gbènahou de Petrans-Bénin (Patronat des entreprises de transport de marchandises), un des participants. Les nouvelles connaissances acquises seront mises en application au profit des entreprises de transport et de commerce de marchandises, s’engage-t-il. La même satisfaction est notée chez Ginette A. Montcho de Customer Services qui, après avoir reçu son attestation au même titre que les autres participants, assure que la formation contribuera à booster le secteur des transports au Bénin.
Le directeur général du Cncb, pour sa part, les exhorte à continuer à approfondir les acquis. « Car la satisfaction du communicateur formateur de ce séminaire et celle du Cncb résident dans la mise en application correcte des notions transmises pendant ces quatre jours de donner et de recevoir », souligne Bruno Kangni. Il a par ailleurs rassuré les participants que leurs suggestions aux fins d’améliorer la qualité des prochaines sessions de formation seront analysées et prises en compte.

Société 08 juil. 2019


Qualification des Ecureuils pour les quarts de finale: Folle ambiance dans la ville de Cotonou !

Par Josué F. MEHOUENOU

Des supporters couchés au beau milieu de la route empêchant toute circulation, des jeunes en pleurs, d’autres euphoriques, des personnes âgées dansant aux abords des voies, un bruit infernal de klaxons de motos et de véhicules, et surtout, une ville en explosion qui se permet tous les excès. C’était dans la nuit du vendredi au samedi matin, le spectacle, sinon l’ambiance dans la ville de Cotonou, après l’historique qualification de l’équipe nationale pour les ¼ de finale de la Can.

Les couleurs de cette euphorie ont été annoncées d’abord à la rédaction du quotidien de service public La Nation. A peine Mama a-t-il propulsé son tir au but au fond des filets qu’une clameur s’est fait entendre au sein de cette salle de rédaction d’ordinaire si silencieuse. On tapait sur les chaises, on sautait, on s’embrassait… Et comme si cela ne suffisait pas, dans un élan euphorique, deux reporters montent sur la table et entonnent l’hymne national, repris en chœur par la vingtaine de rédacteurs et autres travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) qui ensemble, pendant environ 130 minutes, ont partagé le suspense puis enfin les joies d’un match à rebondissements.
Pendant ce temps, les rues de Cadjèhoun accueillaient leurs premiers enivrés. Ce sont de jeunes supporters qui, les premiers, ont donné le top de l’ambiance, roulant à vive allure et criant la victoire de l’équipe. Dix minutes après le coup de sifflet final, le carrefour Bon Pasteur avait du mal à laisser circuler les véhicules. Il fallait se soumettre au diktat des jeunes à moto qui faisaient des acrobaties avec leurs motos, chantant l’historique qualification de leur équipe. Volontiers, des automobilistes se sont joints à eux. Un peu plus loin, sous la passerelle de Cadjèhoun, les revendeuses du soir, à défaut du drapeau national, ont ôté leurs foulards pour les agiter. Il fallait les entendre chanter et danser allant jusqu’à occuper la voie. Mais très vite, cette ambiance va gagner en intensité avec le retour d’un groupe de trente femmes environ, vêtues de robes tricolores illustrant le drapeau national, chantant et dansant elles aussi. Elles revenaient d’une projection grand public où elles ont suivi le match avec ses émotions. « Notre joie est indicible. C’est carrément une folie. Je suis en transe », confie, essoufflée, l’une d’entre elles. Pas assez de temps d’ailleurs pour les interviews. A pas pressés, elle rejoint ses coéquipières pour un show qui « va durer toute la nuit ». Direction, le stade de l’Amitié où elles se sont données rendez-vous entre supportrices pour « célébrer les Ecureuils ». Et pour s’y rendre, une belle marche rythmée de chants à la gloire de l’équipe nationale, laissant voir de derrière un festival de fesses qui faisait grossir le monde des poursuivants.

Tout se permettre au nom d’une victoire !

Mais à y voir de près, ces dames ont pris la meilleure option, celle d’aller au stade à pied. Ceux qui ont entrepris l’aventure à moto ou en voiture depuis Cadjèhoun ont été contraints à un interminable embouteillage. La principale raison, c’est qu’un groupe de jeunes supporters en transe a pris d’assaut la voie à la hauteur de la cité Houéyiho et se sont étalés sur le macadam pour manifester leur joie. Il fallait donc dévier et passer par le tronçon Vodjè-Etoile rouge. Mais c’était aussi peine perdue. Sauf à rouler habilement à côté d’autres groupes de jeunes et de fanfare qui chantaient et dansaient tout au long du tronçon. Ils étaient cinq au total, partis sans doute en rangs dispersés de la place de l’Etoile où le principal bar du carrefour a organisé une fête improvisée qui voyait danser aussi bien ceux qui ont suivi le match sur place que les usagers de la place. L’ampleur du bouchon a contraint les éléments de la police républicaine à réorganiser la circulation. Ils auraient dû le faire un peu plus tôt pour éviter les nombreux accidents parfois graves enregistrés au cours de la soirée.
Au carrefour Cica Toyota, c’est l’arrêt obligatoire, le temps d’esquisser quelques pas de danse ou de sauter « Allez Bénin… allez les Ecureuils », avant de rallier enfin le stade de l’Amitié, du moins le dernier carrefour avant. Folie totale ! Des jeunes torse nu ou simplement en caleçon assurent le show. Tous les usagers de la route sont contraints à un arrêt forcé. Mais en ces heures de célébration de la première qualification du Bénin pour les quarts de finale de la Can, tout le monde supporte les désagréments sans gêne. Bien au contraire, le mouvement est accompagné par un bruit infernal de klaxons, de Holà et autres cris de joie. Pour les bars, maquis et restaurants qui ceinturent l’aire de jeu, c’est le temps des bonnes affaires. Pas une seule table dégarnie. A défaut de places assises, on sirote sa bière debout, ou en dansant sur ce qu’il convient d’appeler l’hymne des Ecureuils, le morceau « Allez les Ecureuils » d’Ignace don Metok. Bonnes affaires par ci, bonnes affaires par là. Et dont ne sont point en marge les belles de nuit tapies dans la pénombre habituelle de l’esplanade extérieure du stade de l’Amitié. Motos et véhicules garent, les embarquent, et c’est parti. Comme quoi, mille plaisirs peuvent contribuer à célébrer une victoire !

Actualités 08 juil. 2019


Résultats du Cep 2019: 179 301 d’admis pour un taux de 84,18% au plan national

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

84,18 %, c’est le taux de réussite de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2019. Les résultats ont été officiellement proclamés en fin d’après-midi de ce vendredi 5 juillet, par le directeur des Examens et Concours du ministère des Enseignements maternel et primaire (Dec/Memp) à Porto-Novo, Victor Adohinzin.

Selon lui, sur les 213 002 candidats ayant effectivement composé l’examen sur un effectif  total de 219 154 inscrits, 179 301 ont été déclarés définitivement admis. Ce qui correspond à un taux de 84,18% contre 67,54% en 2018. Le classement par département révèle le Littoral, premier avec un taux de réussite de 89,81%. Il est suivi successivement du Couffo (88,06%) ; de l’Ouémé (87,45%) ; de l’Atlantique (86,95%) ; du Mono (86,93%) ; du Plateau (85,99%) ; du Borgou (85,88%) ; du Zou (80,06%) ; de l’Atacora (78, 08%) ; des Collines (76,17%) ; de la Donga (75,82%) et du département de l’Alibori qui ferme la marche avec un taux de 67,41%. Victor Adohinzin explique la nette progression de 16,64 % des résultats du Cep 2019 par rapport à ceux de 2018 par plusieurs raisons dont surtout la stabilité qu’a connue l’année scolaire 2018-2019 qui n’a enregistré la moindre grève. Le Dec/Memp n’a pas manqué de préciser que les résultats proclamés ne prennent pas en compte la session des candidats malades qui démarre d’ailleurs le mercredi 10 juillet prochain dans les chefs-lieux des douze départements du Bénin.

 

Actualités 05 juil. 2019


Qualification du Bénin: Patrice Talon félicite les Ecureuils pour leur brillante prestation

A la fin de la huitième de finale gagnée par le Bénin face au Maroc, le  président de la République Patrice Talon a  salué la prestation des Ecureuils  sur sa page Facebook :

« Que d’émotions ! Belle victoire acquise de haute lutte.
Preuve que le travail sérieux et rigoureux paie toujours.
Bravo les enfants ! Le pays entier est fier de vous.
Au prochain défi ».

Actualités 05 juil. 2019


Table ronde de la 19e assemblée générale de l’Aca à Cotonou: Surmonter les risques liés aux investissements en Afrique

Par Claude Urbain PLAGBETO

Dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de l’Agence pour l’assurance du Commerce en Afrique (Aca) dont les travaux se déroulent du 3 au 5 juillet au Bénin, s’est tenue une table ronde des investisseurs,ce jeudi 4 juillet à Cotonou. Les échanges ont porté essentiellement sur les avantages et les modalités d’accès aux produits que propose l’organisation pour surmonter les risques liés au commerce et aux investissements en Afrique.

L’Agence pour l’assurance du Commerce en Afrique (Aca) est déterminée à contribuer au développement du commerce et des investissements sur le continent, en transformant le risque commercial en opportunité par l’offre d’assurance et de produits financiers. Le directeur général par intérim de la structure, John Lentaigne, l’a martelé, ce jeudi 4 juillet à Cotonou, à la faveur d’une table ronde des investisseurs organisée en marge de sa dix-neuvième assemblée générale qui s’ouvre officiellement ce matin.
La rencontre a permis aux participants provenant des 21 pays membres de l’Agence et aux partenaires techniques et financiers d’échanger sur les goulots d’étranglement liés au financement des transactions : exportation, importation, vente à crédit, conclusion de contrat. Seule institution multilatérale couvrant le risque politique et le risque commercial, l’Aca offre une large gamme de produits « flexibles » d’assurance et financiers qui sont adaptés aux besoins des investisseurs, des banques, des sociétés d’exportation et d’importation, des entrepreneurs, des courtiers d’assurance, des assureurs, et même des gouvernements et organismes publics africains, selon John Lentaigne. Tout cela devrait permettre de saisir les grandes opportunités qu’offre l’Afrique en matière de commerce et d’investissements et de les traduire dans la réalité, souligne-t-il.
Pour ce faire, l’Agence se propose de couvrir les risques liés aux opérations, tels que le défaut de paiement suite à la faillite du client, le refus injustifié de paiement, l’inconvertibilité de la monnaie locale en devise internationale, l’expropriation d’actifs par le gouvernement hôte, l’appel abusif de la caution fournie pour l’exécution des travaux, la destruction des investissements par des actes de violence politique, terroriste ou de sabotage.
A l’ouverture des travaux de la table ronde, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a exhorté les participants à porter au cœur de leurs échanges les voies et moyens pour que le secteur privé puisse davantage investir dans les secteurs structurants comme les infrastructures, l’agriculture, l’énergie.
Les recommandations issues de la table ronde seront portées vers les dirigeants africains pour que les ambitions nourries se traduisent dans la réalité, assure le ministre
Romuald Wadagni. Il s’est réjoui par ailleurs de la qualité et de la diversité des participants : avocats, huissiers, ministres, entrepreneurs, partenaires techniques et financiers et autres investisseurs. Le ministre a exprimé la satisfaction du gouvernement pour la confiance faite au Bénin par l’Agence qui a inauguré un siège régional, mercredi dernier, à Cotonou. Cela témoigne des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires et apporter un changement structurel au niveau de l’économie. « Nous ne ménagerons aucun effort à poursuivre ces changements, car le Bénin sait où il veut aller et a opté pour une gouvernance claire », rassure Romuald Wadagni.

Economie 05 juil. 2019


Présentation de lettres de créance à la présidence de la République: Cinq pays renouvellent leurs relations politiques et économiques avec le Bénin

Cinq nouveaux ambassadeurs ont présenté au président Patrice Talon, jeudi 4 juillet à la présidence de la République, les lettres de créance par lesquelles leurs pays respectifs les accréditent en tant que leurs ambassadeurs au Bénin.

Xavier Leblanc, nouvel ambassadeur du Royaume de Belgique près le Bénin est le premier diplomate reçu au cabinet du président de la République, jeudi 4 juillet. Mais avant, il a eu droit à la tradition recommandée en de pareilles occasions faite d’honneurs militaires et d’accueil solennel. Marié et père d’un enfant, né le 13 février 1965, Xavier Leblanc est le premier ambassadeur de la Belgique avec résidence à Cotonou.  Il envisage une approche intégrée de la coopération qui prend en compte plusieurs domaines. Depuis la fin de l’année dernière, rappelle-t-il, la coopération au développement avec la Belgique bénéficie d’un nouveau programme. « Nous avons parlé au chef de l’Etat de ce que nous pourrions faire encore cette année dans ce domaine et nous avons convenu qu’à partir du mois de septembre prochain, des discussions approfondies soient engagées sur tout ce qui est envisagé », a confié Xavier Leblanc au terme de son audience avec le chef de l’Etat. La traditionnelle coopération militaire entre les deux pays ne sera pas du reste. Les mois à venir permettront de la développer davantage, a laissé entendre le diplomate belge. Le nouvel ambassadeur, titulaire d’une Licence Affaires publiques et internationales et d’une autre en traduction français-néerlandais-anglais a par le passé occupé des fonctions dans les représentations diplomatiques de son pays à la Haye, au Caire, à New-York, à Manille…
« Les relations entre le Bénin et la Turquie sont déjà excellentes. Le président Patrice Talon a visité deux fois Ankara et le président turc a aussi émis le vœu de se rendre au Bénin ». Fort de cette fraternité, Kemal Onur Ozceri, nouvel ambassadeur de la République de Turquie près le Bénin qui a présenté ses lettres de créance au président de la République se sent à l’aise pour « contribuer à raffermir les relations dans tous les domaines ». Titulaire d’un Master en ingénierie de management et né le 7 janvier 1967, le nouvel ambassadeur de la Turquie au Bénin a une idée bien précise du cahier des charges à exécuter à Cotonou. Il se propose surtout de travailler pour renforcer le dialogue politique, économique entre les deux peuples. Kemal Onur Ozceri estime que les relations se développent dans tous les domaines entre les deux pays et qu’il y a de plus en plus d’intérêt pour la Turquie au Bénin. Les deux Etats ayant chacun des représentations diplomatiques dans l’un et l’autre pays, il pense que les instruments pour développer davantage cette relation existent et qu’il faille créer des mécanismes pour un partenariat gagnant-gagnant.
« A l’heure actuelle, les acteurs économiques des deux pays verront les domaines où ils peuvent davantage coopérer. Nous avons la volonté, des deux côtés, d’œuvrer pour des partenariats entre les secteurs privés des deux pays », souligne-t-il dans sa déclaration à la fin de l’audience que lui a accordée le président de la République. Entré au ministère turc des Affaires étrangères depuis 1994, il a occupé de nombreuses fonctions dans son pays, en Europe et en Afrique du Nord avant sa nomination pour servir à Cotonou.

Consolider la coopération bilatérale

La République de Cuba a aussi une nouvelle ambassadrice au Bénin. Son nom, Yenielys Vilma Regueiferos Linares. Elle est née le 15 avril 1977 à La Havane. Elle est titulaire d’une Licence en langue anglaise et d’un Master en science de l’éducation. Elle a par le passé enseigné l’anglais à l’Institut supérieur pédagogique « Enrique José Varona » de La Havane. La nouvelle ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de Cuba avec résidence à Cotonou est célibataire sans enfant et a déjà siégé en tant que députée dans son pays. Chef de mission adjoint à Port-au-Prince avant sa nomination à la tête de la représentation diplomatique cubaine au Bénin, Yenielys Vilma Regueiferos Linares est repartie satisfaite de ses échanges avec le chef de l’Etat à la suite de la présentation de ses lettres de créance.
« J’ai échangé avec lui sur nos relations historiques et solides et sur la possibilité de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de la santé et d’autres domaines », a-t-elle confié avant son départ de la présidence de la République. « Cette année, nous célébrons le 45e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre nos pays et cela a été une bonne opportunité pour la réouverture de l’ambassade et pour tout le travail abattu ensemble entre nos deux nations sœurs », a laissé entendre Yenielys Vilma Regueiferos Linares.
La République bolivarienne de Venezuela mise largement sur la coopération Sud-sud. Avec le Bénin, plusieurs domaines sont au centre de cette coopération et la nouvelle ambassadrice de ce pays au Bénin, Belén Teresa Orsini Pic, veut y prendre une part active. Avec elle, les relations déjà bien portantes entre les deux pays seront dynamisées, notamment dans les secteurs comme l’agriculture, l’éducation, la défense de la paix, le multilatéralisme… Dans le domaine de la santé aussi, le Venezuela se veut dorénavant un allié de taille pour le Bénin et son ambassadeur a profité de la remise de ses lettres de créance au président Patrice Talon pour lever un coin de voile sur les actions à mener dans ce cadre. Ce pays interviendra également dans le secteur agricole, surtout qu’il soutient actuellement au profit du Bénin et de neuf autres pays un projet de culture de riz conduit par la Fao. Il en sera de même dans le secteur de l’éducation avec l’octroi de nombreuses bourses comme ce fut le cas pour la vingtaine de médecins béninois formés dans ce pays et revenus fraichement au pays.
Toutes ces actions, Belén Teresa Orsini Pic compte les conduire en misant sur son expérience et son parcours personnel et professionnel. Elle est née le 10 juillet 1969 et est titulaire d’un Master II option Intégration régionale et processus sociopolitique. Elle est aussi nantie d’un diplôme en droits de l’homme et jouit d’une expérience dans l’enseignement. Jusqu’à sa nomination, elle était professeur en gestion de développement social et culturel à l’Université expérimentale Simon Rodriguez de Caracas.

Une nouvelle ambassadrice des Etats-Unis d'Amérique

La représentation diplomatique américaine au Bénin est désormais sous les ordres de Patricia Alice Mahoney. La nouvelle ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis d'Amérique près le Bénin a été le dernier diplomate à présenter ses lettres de créance au président Patrice Talon. Cette mère de trois enfants qui parle le français, le thaï, le népalais et du laotien était avant sa nomination, directrice du bureau de l’Asie et sud-est et du Pacifique au département d’Etat de son pays. Elle a reçu plusieurs distinctions honorifiques aussi bien au département d’Etat que dans le milieu académique. Elle est née le 10 février 1959 à Stamford et est titulaire d’un Master obtenu à l’Université de Hawaï et d’une Licence de Harvard.
L’ambassadrice Patricia Alice Mahoney est particulièrement heureuse de présenter ses lettres de créance un 4 juillet, date de célébration de la fête nationale de son pays. Pour elle, il faut y voir le signe d’une consolidation des relations entre les Etats-Unis et le Bénin, notamment dans le domaine de la démocratie. Les domaines prioritaires de son action à la tête de la mission diplomatique américaine au Bénin ne s’écartent pas de ce secteur. Elle pense œuvrer pour la bonne gouvernance, la promotion de la démocratie, la sécurité… et voudrait surtout agir, ensemble avec les gouvernants, pour une gouvernance responsable vis-à-vis des Béninois.

Actualités 05 juil. 2019


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