La Nation Bénin...
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Afin de mieux assainir le système éducatif notamment donner plus de valeur au baccalauréat béninois, la direction de l’Office du baccalauréat (DOB) a intégré des réformes dont certaines ne sont pas appréciées de tous. Au nombre de celles querellées figure l’exigence de la présentation de l’attestation du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans les dossiers de candidature.
L’attestation du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) est désormais obligatoire pour le dépôt de dossier à l’examen du baccalauréat au Bénin. Cette exigence fait partie des nouvelles dispositions prises par l’Office du Baccalauréat pour faire du premier diplôme universitaire au Bénin, un instrument éducatif fiable en accord avec le respect des textes et des décisions issues des différents forums et l’harmonisation des dispositions requises dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
Des propos récemment tenus par Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Bac (DOB) au cours d'un point de presse, il ressort que les pièces à fournir pour se présenter à l’examen du baccalauréat au Bénin doivent comporter une attestation du BEPC et le relevé de note pour les candidats qui ont été une fois à cet examen.
De nouvelles dispositions
Pour lui, le relevé de note est exigé pour appliquer les textes aux candidats ajournés. Puisque, explique-t-il, les textes énoncent clairement qu’un candidat ajourné doit se préparer au moins pendant deux ans avant de revenir postuler pour l’obtention de ce diplôme. Et d’argumenter qu’en l'absence de l’application de cette disposition, il a eu à découvrir un candidat qui a été ajourné sept fois consécutives.
Quant à la disposition liée à l’obligation de l’attestation du BEPC, Alphonse da Silva a indiqué qu’il a constaté que des candidats après l’obtention du BEPC diminuent leur âge. C’est ce qui fait qu’on observe, selon lui, des noms et prénoms très mal écrits sur les actes de naissance présentés. Cette réforme permet, a-t-il ajouté, d’assainir un tant soit peu le système éducatif. Il a aussi précisé que le rejet des dossiers des candidats sans BEPC ne sera pas systématique cette année scolaire. Ces dossiers seront autrement étudiés, a-t-il rassuré. Pour lui, l’Office du Bac est actuellement en train de sensibiliser les parents et les élèves sur les nouvelles dispositions.
Aussi, avertit-il, une étude minutieuse se fera des dossiers des candidats qui auront moins de 17 ans. Et ce, pour s’assurer de l’authenticité de leur acte de naissance. Il a ensuite rappelé que l’année dernière, un candidat s’est présenté avec un acte de naissance sur lequel il a 12 ans. «A quel âge a-t-il commencé les Cours d’initiation (CI)?», s’est interrogé Alphonse da Silva. A son avis, cette pratique est motivée par le désir des parents d’avoir le plus jeune candidat au monde. Ce qui fait qu’ils façonnent les actes de naissance de leurs enfants.
Les indignations de certains syndicalistes
«Le Bac a besoin certes de réformes. Mais il faut que l’Office du bac adopte une démarche participative en associant tout le monde», suggère Anselme Amoussou, deuxième secrétaire général adjoint de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin). Pour lui, en ce qui concerne l’exigence de l’attestation du BEPC dans les dossiers de candidature pour le Baccalauréat, les raisons invoquées mettent en avant le taux élevé d’ajournés issus de la catégorie de candidats non titulaires du BEPC. Selon lui, le BEPC n’a jamais fait partie des pièces exigibles pour être candidat à l’examen du baccalauréat. Etre ou avoir été élève en classe de Terminale n’est nulle part exigé dans les textes de l’organisation du premier diplôme universitaire. Il soutient que jusqu’à présent, ces textes n’ont pas fait objet de modification. Donc, il ne revient pas, ajoute-t-il, à l’Office du Bac de changer les règle du jeu. «La détention du BEPC n’est pas une condition pour accéder au second cycle donc pour accéder en classe de Terminale», indique-t-il pour justifier sa position. «Il existe des milliers de personnes sans BEPC qui ont été de brillants lauréats du baccalauréat», martèle-t-il.
Par ailleurs, fait savoir Anselme Amoussou, cette décision ne tient nullement compte des candidats libres qui peuvent décider de renouer avec les études après avoir eu des difficultés à obtenir le BEPC et qui, la maturité aidant, décident de reprendre pour obtenir le Bac. «C’est un abus», dénonce Anselme Amoussou avant d’ajouter que l’Office du Bac devrait opérer les vraies réformes qui prennent un peu en compte les préoccupations des apprenants et aussi des enseignants. Par exemple, s’interroge-t-il, à quand la réforme permettant d’achever l’organisation du baccalauréat en deux semaines au lieu d’allonger les activités pour impliquer les mêmes personnes avides de perdiems.
«Cette décision ressemble à n’en point douter à celle prise récemment à l’UAC et qui faisait obligation aux nouveaux étudiants de passer par le filtre d’une étude de dossier», a-t-il indiqué en ajoutant qu’il pense sincèrement que ces réformes doivent être combattues. Car, a-t-il dit, les réformes doivent suivre un processus intelligent pour aboutir à une décision consensuelle?

La Commission électorale nationale autonome (Cena) a organisé, lundi 28 décembre à Cotonou, une rencontre avec les hommes des médias. Les échanges ont porté sur le souci de l’organe de conduire le processus électoral du 28 février prochain dans la paix, la justice et la transparence. A l’occasion, le président Emmanuel Tiando, la vice-présidente Géneviève Boko Nadjo et le commissaire Moïse Bossou ont fait part des préoccupations de l’institution à deux mois, jour pour jour, de l’organisation de ce scrutin décisif pour le pays.
“ Que la présidentielle de 2016 soit pacifique mais aussi transparente, crédible, juste et acceptée de tous”. Tel est le souci de Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) et de son équipe. Ils ont tenu, lundi 28 décembre, une rencontre avec les professionnels des médias. Une rencontre qui s’inscrit dans le cadre d’une série initiée en prélude à la présidentielle de février prochain. « Nous avons besoin du soutien de tous et tenons à affirmer notre disponibilité permanente afin que les élections soient conduites à travers un processus visible », a poursuivi Emmanuel Tiando qui a déclaré que les médias qui les ont observés pour les élections de 2015 sont à même de faire part de leurs critiques et suggestions afin de leur permettre de mieux faire.
C’est justement le souci de mieux faire qui a également guidé la vice-présidente Géneviève Boko Nadjo qui a rappelé que la presse qualifiée de 4e pouvoir doit jouer son rôle en tant que facteur indispensable au bon fonctionnement de l’Etat de droit. C’est pour cela, selon elle, que la presse doit agir comme un surveillant.
Sur la base des critiques émises lors des élections de 2015, la vice-présidente a estimé qu’il importe d’améliorer l’organisation en vue d’obtenir au finish un "scrutin professionnel, transparent et pacifique". Et pour cela, elle a déclaré attendre l’accompagnement de la presse.
Géneviève Boko Nadjo a fait le point de l’évolution des différents ateliers que la Cena conduit. Ainsi, elle a confié que la Cena évolue sur plusieurs chantiers, notamment celui de l’édification d’un dialogue permanent entre les médias, le gouvernement, la Société civile, le Parlement, les Cours constitutionnelle et suprême, la classe politique, le Cos-Lépi, le Pnud, l’OIF, la classe politique et toutes les institutions impliquées dans le processus électoral. Ensuite, l’institution s’est investie dans la finalisation des documents électoraux afin de les rendre beaucoup plus souples. Elle se bat également dans l’actualisation du fichier des agents électoraux et s’active pour établir un partenariat fructueux entre les partenaires techniques et financiers et elle. A ce titre, elle a fait part des discussions assez avancées avec l’UE, Osiwa-Resao, la Cedeao, l’OIF et bien d’autres. Pour la vice-présidente, la Cena entend, si les conditions sont réunies, relever le défi de la livraison des grandes tendances 24heures après le scrutin comme au Burkina. « Serions-nous à la hauteur de cette prouesse du pays des hommes intègres?. Cette expérience se fera parallèlement avec la méthode classique», a-t-elle néanmoins prévenu.
Résultats disponibles en un temps record
En effet, informe-t-elle, il a été prévu l’utilisation à titre expérimental de terminal informatique décrit dans une projection power point coûtant 1,8 milliard et de Smartphones dont l’acquisition pourrait revenir à 4 milliards. L’acquisition de ces équipements n’a pas été budgétisée mais devrait permettre au pays via la Cena de rassembler les résultats et de les rendre disponibles en un temps record. «Il faut, reconnaît-elle, une adhésion consensuelle de tous les acteurs du processus actuel pour l’utilisation de ces appareils», admet-elle.
Là-dessus, «Nous sommes confrontés à un défi», corrobore Georges Otchéré, directeur de la communication à la Cena, qui a fourni davantage d’explications sur le sujet des innovations pour la communication des résultats dans de brefs délais.
«Si nous parvenons à livrer les grandes tendances dans des délais raisonnables, nous demanderons au législateur d’amender; nous sommes à la croisée des chemins », a soutenu Géneviève Boko Nadjo à la suite du président Emmanuel Tiando.
Pour le conseiller Moïse Bossou, commissaire chargé de la formation, la Cena a besoin de moyens pour publier les résultats en temps raisonnable afin que le processus suive son cours normal surtout s’il devait y avoir 2e tour. Pour lui, l’institution est prête techniquement, moralement mais pas financièrement.
Sur la question des contrats avec les organes de presse, le président a apaisé leurs responsables, qu’elle sera résolue dans les prochaines semaines au plus tard. Le mois de janvier prochain sera décisif dans la finalisation des grandes décisions pour un scrutin pacifique, crédible et juste.

Un génie. Cette appellation sied à Jowel Maestro. Cet artiste, dessinateur au fin doigté qui se fait appeler stylo-graphiste, fait preuve d'un grand génie. Et il faut aller à la rencontre de l’homme, si non de ses œuvres pour s’en convaincre.
On connaît les dessinateurs de rue, les graffitistes, les caricaturistes et autres bédéistes. Mais les stylo-graphistes, non. Pourtant, l’un d’entre eux arpente les rues de Cotonou, au quotidien, sans que rien ne filtre sur la finesse qu’il cache au bout de ses doigts.
Et lorsqu’on se donne le plaisir de visiter ses réalisations, de découvrir ses dessins, on peut admettre à l’instar de l’ancien ministre des Sports, Ganiou Soglo, que Jowel Maestro est un génie. « C’est merveilleux…fantastique… impressionnant ce qu’il fait comme travail… ». Samedi 26 décembre dernier, lorsque l’occasion lui a été donnée de toucher de plus près le travail de ce jeune dessinateur, ce n’était pas sans surprise. Cet étonnement de l’ancien ministre, nombre de visiteurs le partagent. Certains, éberlués, se demandent comment, du bout du stylo, on peut reproduire avec autant de finesse un portrait sans que le sujet choisi ne perde le moindre trait ou attrait de son personnage. C’est pourtant ce qu’il fait, Jowel Maestro.
Autodidacte et pourtant talentueux
Le premier trait captivant de ses œuvres, c’est qu’elles sont réalisées uniquement avec des stylos, d’où l’appellation stylo-graphiste. A première vue, cela, paraît étonnant. Mais l’artiste lui en a fait son quotidien et s’y plait. Même s’il confesse avoir pendant longtemps dessiné au crayon, comme nombre de dessinateurs, l’envie de perfectionner son art et de se singulariser l’a conduit vers le stylo. Jowel Maestro réalise deux types de portraits. Le premier est fait uniquement avec des stylos bleus et donnent l’impression d’une photographie en noir et blanc. Mais il y a aussi les portraits tout en couleurs, illustration grandeur nature du génie qui se cache derrière les doigts de ce dessinateur dont le calme contraste avec le talent. Lequel lui permet par exemple de reproduire un portrait qui soit sans différence majeure avec une photographie. Même les motifs et dessins des tenues arborées par le sujet objet de son travail gardent leur authenticité et leurs éclats par le soin des couleurs de stylos. Et ce n’est pas sans difficultés. S’approvisionner en matière première (stylos de couleurs) relève d’un chemin de croix pour Jowel.
«J’utilise le stylo comme médium artistique dans la réalisation de mes œuvres… Les stylos de couleurs reviennent plus chers et ne sont d’ailleurs pas disponibles sur le marché. Il faut les commander à Londres et/ou en France. En plus, ils sont en petits modèles et l’encre finit vite», détaille l’artiste. La plupart de ses portraits sont réalisés sur support papier A3. «Je commence par les yeux, ensuite le nez, la bouche, les oreilles… je forme le visage pour créer les zones d’ombre et de lumière. Je procède par hachure. Cela me prend énormément du temps et vu que je n’ai pas droit à l'erreur, j’y vais avec finesse. Je travaille trois à quatre heures par nuit sur trois ou quatre jours pour réaliser un portrait», a-t-il expliqué.
Dans le viseur…
Comment Jowel Maestro arrive-t-il à gérer les éventuelles erreurs ? Ne travaille-t-il pas avec un éternel recommencement ? A ces interrogations, le stylo-graphiste sourit, se gratte sa barbe touffue et rengaine qu’il y a une infime marge d’erreurs dans son travail. Il fait, dit-il, tellement attention pour éviter au maximum les erreurs, vu qu’il n’y a pas possibilité de gommer ce qui est déjà fait. Ce qui en rajoute à l’admiration que lui voue ses fans. D’où lui vient alors cet engagement pour le stylo et le dessin ? De son intelligence et de sa passion pour le dessin, puisqu’il confesse qu’il a commencé par dessiner très tôt en copiant un de ses frères aînés. Mais le petit Jowel qui hachurait les papiers avec le crayon, a vite tourné casaque. Une fois le baccalauréat empoché, il avait oublié papier et crayon pour faire face aux réalités de la vie active. Mais comme le naturel est têtu et revient en course de fond lorsqu’on essaie de l’éloigner, le virus du dessin l’a piqué à nouveau ces dernières années. Il y a donc succombé et s’y est remis. Avec engagement et projets. Et visiblement, cela lui marche. Sa Licence en communication, ses baccalauréats série F et A, il les a tous sacrifié en décidant d’abord de s’investir dans l’agro-alimentaire et mieux encore désormais dans les dessins industriels.
Pour ce qui est des nombreuses demandes de réalisation de portraits qui lui sont proposées, l’homme prend son temps et compte les satisfaire après sa première exposition organisée, samedi 26 décembre dernier à Cotonou. Dorénavant, ceux qui manifestent le désir de se faire faire des portraits par lui, seront satisfaits. Avec la différence que le musicien Richard Flash les a déjà tous devancé. Puisque la jaquette de son dernier album «Kpatagon» a été réalisée par Jowel Maestro, sollicité par le zookeur qui avait entendu parler de lui sur une émission. Dans les semaines à venir, la Côte d’Ivoire et le Togo lui tendent les bras pour l’accueillir et le présenter à leur peuple. Et si d’aventure le Bénin prenait le risque de laisser un tel talent à la traine, d’autres pays semblent déjà se positionner pour le promouvoir et lui font déjà une cour assidue à cet effet?

Le Parlement des jeunes du Bénin a tenu le week-end écoulé, les travaux de sa deuxième session pour le compte de l’année 2015. Les assises ont été ouvertes samedi 26 décembre dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
«Le comportement citoyen d'un jeune en période électorale», c’est le thème principal autour duquel les membres du Parlement des jeunes du Bénin (PJB) se sont réunis le week-end dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Le choix de cette thématique tient compte de l’actualité politique nationale avec l’organisation dans quelques semaines de l’élection présidentielle au Bénin.
Le président de l’Assemblée nationale qui a ouvert les travaux définit une élection comme un acte de citoyenneté qui concourt au choix démocratique des responsables d'un pays. «Lorsque l'élection se déroule bien, sans accroc ni heurts, elle constitue une source de fierté et de maturité démocratique pour le pays. A contrario, lorsqu'elle est tronquée pour favoriser un camp contre un autre, l'élection devient source de tous les dangers et les conséquences sur la cohésion sociale sont fâcheuses et dramatiques. Le rôle de la jeunesse est donc déterminant dans l'issue apaisée ou non des élections», commente Me Adrien Houngbédji. Pour lui, le rôle de la jeunesse avant, pendant et après les élections est capital. «En amont comme en aval, la jeunesse est appelée à jouer sa partition dans toutes les étapes du processus», ajoute-t-il.
Le président de l’Assemblée nationale trouve davantage déterminante la responsabilité des membres du PJB dans l'élection présidentielle à venir en tant que jeunes parlementaires. «Vous constituez donc un maillon important du système électoral dans notre pays. A ce titre, vous êtes une référence dans votre milieu familial, scolaire, universitaire et professionnel», souligne Me Adrien Houngbédji qui invite les jeunes parlementaires à cultiver autour d’eux les vertus de paix, de tolérance et de patriotisme. Outre la question de l’élection présidentielle, le président du PJB, Moudachirou Tchao et ses collègues suivront plusieurs autres communications dont «Le processus budgétaire au Bénin : élaboration, adoption, contrôle et évaluation», pour s’imprégner de la procédure d’élaboration du budget général de l’Etat?

Le président de la République est attendu ce lundi 28 décembre à l’Assemblée nationale. Boni Yayi va délivrer son traditionnel message sur l’état de la Nation et annoncer les défis de l’année nouvelle 2016 pour le Bénin.
«Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi, à tout moment, adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée». Ainsi stipule l’article 72 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. C’est en exécution de cette exigence constitutionnelle que le chef de l’Etat se déplace ce lundi 28 décembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Il a communiqué jeudi 24 décembre dernier cette date à la Représentation nationale. Le président Boni Yayi va sacrifier à la tradition pour délivrer son message sur l’état de la Nation en 2015. Il fera cet exercice à la tribune de l’hémicycle en présence des députés de l’Assemblée nationale, des membres du gouvernement, des présidents d’institutions de la République, des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin, des autorités morales et religieuses ainsi que des têtes couronnées de la ville de Porto-Novo. Ce parterre de personnalités et d’autorités sera le témoin de cet événement annuel qui offre au chef de l’Etat de s’adresser directement à son peuple. Il passera en revue ses activités au cours de l’année 2015 sur tous les plans notamment social, économique, énergétique et politique. Il évoquera les hauts et les bas enregistrés et va insister sur les défis de l’année nouvelle 2016 pour le Bénin. Parlant de défis, le chef de l’Etat va s’attarder surtout sur le volet politique en l’occurrence l’organisation de l’élection présidentielle. Un processus pour lequel son gouvernement est en train de jouer sa partition en dotant le Conseil d’orientation de la LEPI en charge de l’actualisation du fichier électoral et la Commission électorale nationale autonome (Céna) de ressources financières subséquentes pour que chacun de ces organes s’acquitte de ses missions constitutionnelles. Le chef de l’Etat va une fois encore rassurer son peuple de sa détermination à œuvrer pour l’alternance démocratique en 2016. Ayant fini son second mandat quinquennal, le président Boni Yayi va devoir passer le témoin à son successeur le 6 avril 2016. C’est là tout l’intérêt particulier du message à la nation, le dernier du président Boni Yayi. C’est donc à un message d’adieux et de bilan de ses dix ans qu’on aura droit ce jour. Raison pour laquelle ce message à la Nation est fortement attendu de tous?
La loi sur le RAMU retourne en plénière ce jour
Suspendu lundi dernier, l’examen du projet de loi portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) sera poursuivi par les députés ce lundi 28 décembre. Ainsi en a décidé le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji a invité ses collègues députés à prendre part à la séance plénière de ce jour pour achever l’étude de ce dossier hautement social. Selon lui, si tout va bien, en deux heures au plus, ils pourront boucler l’examen et le vote de ce projet de loi initialement suspendu pour certaines insuffisances y contenant?
Th. C. NAGNONHOU
Actualités 28 déc. 2015

Le Comité de normalisation (Conor) passe à l'action, après avoir procédé à l'état des lieux. Ainsi, réuni en session extraordinaire, lundi 21 décembre dernier à Porto-Novo, il a examiné et adopté son plan d’actions pour la réconciliation de tous les acteurs du sport roi. Dans le souci de réaliser un large consensus autour du processus, il a programmé une série de rencontres à partir de ce jour, lundi 28 décembre. Ce sera jusqu’au mercredi 30 décembre prochain.
En effet, le Conor s’apprête à rencontrer entre autres, le ministre des Sports, l’ancien ministre Christian Lagnidé, le président Sébastien Ajavon. Suivront ensuite les présidents Martin Adjagodo, François Comlan, Moucharafou Anjorin, Augustin Ahouanvoébla, Victorien Attolou et Bruno Didavi.
Par ailleurs, les structures, organisations et groupes de personnes impliqués dans les différentes crises ayant secoué la grande famille du football depuis 2010, seront aussi reçus. Le Conor aura des séances de travail avec le Comité de restructuration et d’orientation (CRO), Elite pour le sport, la Commission Magloire Oké, les responsables des clubs, les associations des anciens footballeurs, des footballeurs, des supporteurs des équipes nationales et des journalistes sportifs.
Pour atteindre ses objectifs de réconciliation et de normalisation, le Conor a, au cours de sa session extraordinaire du lundi 21 décembre dernier, décidé de dissoudre le bureau de la Ligue professionnelle de football du Bénin. Tous les bureaux des Ligues régionales de football amateur, de même que toutes les Commissions techniques permanentes de la FBF et de la Ligue professionnelle ont aussi été dissoutes. Le Conor a ensuite promis de reconstituer ces structures dans un délai très court avec des ressources qualifiées émanant de toutes les tendances en présence ¦
MG

Un stage de haut niveau pour arbitres et arbitres assistants a lieu, depuis samedi 26 décembre, au Centre technique d’excellence de Missérété. Organisé par la FIFA, il prend fin mercredi 30 décembre prochain et permettra à ses participants de renforcer leurs capacités. C’est une première épreuve pour le Comité de normalisation et son président Rafiou Paraïso.
Une trentaine d’arbitres béninois prennent part, depuis samedi 26 décembre dernier à Missérété, à un stage de haut niveau organisé à leur intention par la FIFA. C’est sous la houlette de deux instructeurs de la FIFA, Divine Evehe du Cameroun et Mohamed Hussen de Djibouti. Ils ont à leurs côtés les instructeurs techniques FIFA, les Béninois Thomas Boko, Crespin Aguidissou et les instructeurs physiques Alain Adjovi, coordonnateur du stage, et Prosper Padonou, puis Bonaventure Codjia et Bello Kayodé.
Selon le président du Conor, Rafiou Paraïso, ce stage entre dans les missions que la Commission centrale de cette instance faîtière du football mondial s’est assignée, pour renforcer les capacités des arbitres de ses associations membres. Face à la crise institutionnelle que traverse le football béninois, il a exhorté les arbitres à une prise de conscience. «En tant qu’arbitres, vous n’avez pas votre place parmi les différents camps en conflit. Vous devez garder votre neutralité et le respect que l’on doit à votre sifflet», leur a-t-il rappelé. Cette formation, a-t-il indiqué, aurait dû avoir lieu depuis mai dernier. Elle a été sauvée de justesse grâce à la compréhension et l’appui de Magassa Sidi Bekaye. Rafiou Paraïso a ensuite saisi l’occasion pour, au nom du peuple béninois et de sa jeunesse, exprimer sa reconnaissance à Magassa Sidi Bekaye qui, lors du match du 2e tour préliminaire des éliminatoires de la Coupe du monde contre les Etalons du Burkina-Faso, a évité la disqualification aux Ecureuils devant leur public et sur leurs propres installations au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou. Afin de sauver les meubles, le Bénin qui s’était présenté au stade sans les ballons de la FIFA exigés pour la circonstance, avait dû négocier auprès des Burkinabè.
100 % de réussite aux tests physiques
Le représentant du président par intérim de la FIFA, Magassa Sidi Bekaye, a indiqué que c’est en fonction de certaines contingences à l’époque, qu’il a été jugé nécessaire, avec l’accord de la FIFA, de surseoir à ce cours, pour ne pas en rajouter. «Si on ne le faisait pas avant le 31 décembre, il sera reversé dans les activités de 2016. Ainsi, au lieu d’avoir un nouveau cours, le Bénin aura un ancien cours à rattraper en 2016. Je pense que vous n’aurez rien à tirer de cette situation», a précisé Magassa Sidi Bekaye.
C’est par les tests physiques, la première épreuve à laquelle les arbitres candidats sont astreints, que le cours a commencé samedi 26 décembre dernier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. « Il faut avouer que j’ai été fièrement surpris par les résultats enregistrés qui font partie des meilleurs de l’année. Dans la région francophone, c’est le 23e pays où je fais ce cours. Dans une association nationale où des arbitres sont restés presque une année sans motivation et qui, au finish se retrouve pratiquement avec 100 % de réussite. C’est rare », s’est réjoui Magassa Sidi Bekaye. Tous les internationaux et même les arbitres locaux ont réussi la vitesse et les 12 tours alors que le protocole de la FIFA exige 10 tours.
Procédant à l’ouverture du stage, le représentant du ministre des Sports, Philippe Hossou, a invité le président du Conor à ne pas perdre de vue la lourde mission que la FIFA lui a confiée. « C’est d’abord d’unir, d’appeler tous les acteurs à travailler ensemble pour le développement du football. Aujourd’hui, il y a des histoires à gauche et à droite. Soyez préoccupés par la mission qui vous a été confiée, tout en prenant le soin d’associer tout le monde. Poursuivez votre objectif sans détourner la tête. C’est ce que le peuple béninois attend. Que son football renaisse », a-t-il insisté.
Le stage prend fin après-demain, mercredi 30 décembre prochain. Le Conor et son président Rafiou Paraïso ont dû sortir les grands moyens, pour mettre le Centre technique d’excellence de Missérété, abandonné dans un état délabré, à disposition ¦
Un important lot d’équipements sportifs volatilisé à Cotonou
Tout le matériel destiné à ce stage FIFA, pourtant arrivé à Cotonou, n’a malheureusement pas été retrouvé. « Je ne peux pas dire que le lot concerné a été égaré. Je laisse le temps au président du Conor de mener les recherches. Ce qui a disparu est plus important que ce que nous avons retrouvé. Il est constitué des équipements électroniques, autant de montres polars que d’arbitres et arbitres assistants internationaux femmes et hommes dont dispose le Bénin, deux paires de witti, les portiques de testes électroniques pour les tests physiques de la FIFA, un vidéo projecteur de dernière génération, cinq paires de drapeaux bip, un disque extérieur dur de 1 000 gigas. Nous prions pour qu’il soit retrouvé parce que, malgré vos difficultés, je ne suis pas sûr que la FIFA accepte de remplacer ces équipements qui sont bien arrivés, et qui, après avoir été réceptionnés, ont disparu », a déploré Magassa Sidi Bekaye.
M.G

Le président Boni Yayi a animé, mardi 22 décembre dernier dans la commune de Lokossa, une séance d’information sur les perspectives d’employabilité des jeunes. A l’endroit de ceux du Mono-Couffo en particulier, le chef de l’Etat a annoncé, entre autres, l’imminence du recrutement de mille agents dans le cadre de la phase régionale du programme « Allô service public».
Entouré des ministres Nadine Dako et Paul Houn-kpè, du préfet Corentin Kohoué et du deuxième adjoint au maire de Lokossa, le président Boni Yayi s’est adressé, mardi 22 décembre dernier, aux citoyens du Mono-Couffo. Lesquels ont fait montre d’une mobilisation digne d’un géant meeting électoral pour accueillir. Mais d'entrée, Boni Yayi leur a précisé qu'il nétait pas venu pour leur parler de l'élection. «Pour le moment, je suis en campagne pour vous sensibiliser à croire en l’économie numérique, à vous inscrire massivement au programme Allô service public », a-t-il clarifié.
Rappelant son souci de mettre toute la jeunesse au travail, Boni Yayi s’est félicité de la prise en compte du Mono-Couffo dans la phase régionale du programme Allô service public. Mille jeunes seront recrutés dans ce cadre pour animer le centre d’appel de la ville, annonce-t-il. Cette structure est en cours d’installation à Lokossa non loin de la maison du peuple dont l’esplanade a abrité la rencontre de sensibilisation, renseigne Claude Padonou, promoteur de l’entreprise dénommée Média Contact, bras exécutant dudit programme.
Claude Padonou a d’ailleurs confirmé que son expertise se déploie effectivement sur la ville de Lokossa, après celles de Cotonou, Parakou et Bohicon. Il renseigne qu’une séance d’explication technique prévue pour se dérouler, lundi 28 décembre prochain, à la mairie de Lokossa, va marquer le lancement effectif des appels à candidatures pour le recrutement proprement dit. A sa suite, un agent déjà enrôlé dans le programme, a partagé son expérience avec l’assistance en déclinant ses interventions dans le centre d’appel où il exerce.
Conscient que le recrutement de mille jeunes ne saurait suffire à résoudre la problématique du chômage qui sévit dans la région, le chef de l’Etat appelle les diplômés sans emploi à garder «l’espérance et l’espoir car, la République n’oublie aucun de ses fils». Dans ce sens, il annonce l’imminence d’une autre campagne de vaste recrutement. A en croire le chef de l’Etat, il sera question d’offrir 50 000 nouveaux postes aux jeunes toujours dans le cadre de l’économie numérique. Claude Padonou, pour sa part, revient pour détailler que ces mains d’œuvre serviront à animer un centre dénommé «Cité numérique» à construire au quartier Fidjrossè dans la ville de Cotonou. Les premiers locaux du centre attendus d’ici à quatre mois serviront à reloger les installations de Média Contact qui, selon son promoteur, va offrir de nouveau 30 000 emplois aux jeunes. «D’autres structures intervenant dans le montage des téléphones mobiles et autres occuperont le reste du site pour recruter à leur tour, 20 000 personnes», a poursuivi Claude Padonou.
Les populations du Mono-Couffo sont d’ailleurs invitées à assister à la pose de la première pierre de ladite cité, le jeudi 7 janvier prochain à Cotonou ¦

A travers une déclaration en date 20 décembre dernier, le président du Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi), le député Augustin Ahouanvoébla a informé les Béninois des diligences faites pour la disponibilité du Fichier électoral national (FEN).
«Le fichier électoral au niveau national a été totalement apuré et dégage une Lépi d’un effectif de 4.726.923 contre 3.612.700 en 2011… Le fichier électoral national y compris les Béninois enrôlés à l’étranger est constitué de 6.371.849 individus de 12 ans et plus…». Ces extraits de la déclaration lue par le président du Cos/Lépi, le député Augustin Ahouanvoébla, sur les écrans de la Télévision nationale dimanche 20 décembre dernier renseignent sur l’état actuel du fichier électoral. Laquelle précise aussi que le nombre d’électeurs à l’étranger pour l’élection présidentielle de 2016 est de 43.811 contre 12700 en 2011. «Conformément aux prescriptions légales, la circonscription électorale est unique et comporte 4.726.923électeurs répartis sur quatre continents à savoir l’Afrique, l’Europe, l’Asie et l’Amérique dont près de 99% sur le territoire national… Cette liste est éclatée en 7.909 centres de vote au Bénin pour 13501postes de vote. A l’étranger, 53 centres de vote pour 123 postes de vote», poursuit Augustin Ahouanvoébla dans sa déclaration.
Celui-ci salue par ailleurs, la «courageuse décision» prise par le chef de l’Etat «de rendre caduques les anciennes cartes et d’autoriser la production de nouvelles cartes … à valeur de pièces d’identité nationales». La distribution commencera au cours de la première quinzaine du mois de Janvier 2016 pour finir au plus tard le 5 février 2016. «Le Cos/Lepi voudrait vous rassurer qu’elle a travaillé à produire une liste transparente, exhaustive, consensuelle et sincère. C’est un véritable outil de développement dans la mesure où les informations qu’elle comporte et dont une bonne partie seront présentes sur les nouvelles cartes d’électeur, serviront, si le gouvernement et surtout si le chef de l’Etat en décide ainsi, à des besoins de nos citoyens bien au-delà de ceux liés aux élections», conclut la déclaration?
Actualités 24 déc. 2015

L’auditeur général du Bénin a ouvert, mardi 22 décembre dernier à Porto-Novo, la session d’évaluation finale du programme de contrôle, exercice 2015 et de validation du programme harmonisé de contrôle, exercice 2016. Les travaux qui ont pris fin mercredi 23 décembre ont été l’occasion pour Michel Dognon de partager avec les membres des autres organes de contrôle de l’ordre administratif, les grandes lignes directives de sa conception en matière de contrôle.
Les organes de contrôle d’Etat sont désormais aguerris pour mieux faire face aux défis de l’année 2016 en matière de contrôle. Ils participent à cet effet, depuis mardi dernier, à la session d’évaluation finale du programme de contrôle, exercice 2015 et de validation du programme harmonisé de contrôle, exercice 2016. L’organisation de cette session est une exigence de l’article 15 du décret n° 2015-394 du 20 juillet 2015 instituant le Bureau de l’auditeur général. Lequel article prescrit que «l’auditeur général organise, préside une fois par semestre des réunions de concertation et de coordination des activités des autres organes de contrôle d’Etat en vue des échanges d’expériences et l’harmonisation de leurs actions sur le terrain». Ainsi après l’évaluation à mi-parcours du programme harmonisé de contrôle de l’année qui s’est tenue les 27 et 28 août derniers, le Bureau de l’auditeur général du Bénin réunit, depuis mardi dernier pour deux jours de concertation, les acteurs des corps de contrôle de l’ordre administratif dont l’inspecteur général des services et emplois publics, l’inspecteur général des Armées, les auditeurs d’Etat, les inspecteurs généraux des ministères, les inspecteurs généraux des services tels que le Trésor, la Douane, l’Impôt et la Police nationale. Ils auront à se pencher sur deux points ; d’abord l’évaluation finale du programme harmonisé exercice 2015 et ensuite la validation du programme harmonisé exercice 2016a.
Pour l’auditeur général du Bénin, Michel Dognon, le premier point offrira l’occasion aux participants de passer en revue toutes les activités menées par leurs organes au cours de l’exercice 2015 afin d’identifier les difficultés et d’en retenir les solutions concertées pour l’amélioration des résultats à partir de 2016.
En cas de corruption
En ce qui concerne le second point basé sur le thème «Le contrôle des marchés publics au Bénin», il permettra à l’assistance de passer aux peignes fins les cas de corruption et de fraude dans la passation des marchés publics tels que l’utilisation abusive du gré à gré, le fractionnement irrégulier des dépenses, la consultation de plusieurs sociétés appartenant à une seule personne, les offres anormalement basses et la complaisance dans le contrôle de l’exécution des marchés, les ententes, les pressions politiques et le trafic d’influence, les avenants non fondés ou fantaisistes, la falsification du dossier d’appel d’offres après l’avis de la direction nationale du contrôle des marchés publics. Ce sont autant de préoccupations qui meubleront les échanges. Car, pour Michel Dognon, il importe de mettre en place des stratégies pour lutter contre le fléau de la corruption dans la passation des marchés publics et d’améliorer les conditions de vie des populations. Il souhaite que les échanges accouchent des propositions d’actions concrètes en vue de l’amélioration de la qualité du fonctionnement du service public au Bénin. Michel Dognon a annoncé sa détermination à user de toutes ses prérogatives pour répondre favorablement aux sollicitations des citoyens en matière de lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière.
L’auditeur général du Bénin saisit, par ailleurs, l’occasion de cette session, la première qu’il organise, suite aux réformes ayant abouti à la création du BAG Bénin, de partager avec les acteurs des organes de contrôle d’Etat les grandes lignes directrices de sa conception en matière de contrôle. Michel Dognon a prévu d’ailleurs dans ce cadre de présenter au cours des travaux une communication sur le thème : «Nouvelle vision de l’audit». Car, selon lui, il est plus important pour les organes de contrôle d’Etat de revoir le style dans lequel sont élaborés jusqu’ici les rapports d’audit pour l’arrimer aux normes internationales?