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Nouvelles

Préservation de la biosphère : Un plan d’intervention prioritaire pour le parc national W

Le Conseil des ministres du mercredi 3 juillet a décidé de financer un plan d'intervention prioritaire au profit de la réserve de biosphère transfrontalière du parc national W. La réserve de biosphère transfrontalière du parc national W, d’une superficie de 7.623 km2, fait l’objet d'une forte pression démographique avec des activités illicites de braconnage, d'élevage, de pêche et d'exploitation forestière.

Le gouvernement, a indiqué le garde des Sceaux, présentant le compte rendu du Conseil des ministres, a donc mis en place, pour y remédier, « un plan d'intervention prioritaire dont une partie du financement incombe au budget national et, le reste à la Fondation des savanes ouest-africaines, partenaire stratégique du projet ». Appréciant l’urgence de la mise en œuvre de ce plan, le Conseil des ministres a autorisé le décaissement de la contrepartie béninoise qui s'élève à la somme de trois cent quarante-sept millions trois cent soixante-et-un mille huit cent quarante F Cfa. Ces ressources ainsi mobilisées permettront de faire face aux maux qui minent cette réserve. Elle pourrait ainsi contribuer au vaste programme mis en place par le gouvernement pour révéler le Bénin par ses richesses naturelles. A l’heure où le parc de la Pendjari, de par sa rénovation, est devenu une grosse attraction, relever la réserve de biosphère transfrontalière du parc national W apporterait un plus au tourisme national.

Josué F. MEHOUENOU

Actualités 04 juil. 2019


Finances internationales: Christine Lagarde quitte le Fmi pour la Bce

Christine Lagarde quitte ses fonctions de directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) pour prendre, dès fin octobre prochain, les rênes de la Banque centrale européenne (Bce). En attendant que sa nomination soit entérinée par les eurodéputés, elle a choisi de partir de Washington pour Francfort-sur-le-Main en Allemagne pour succéder à Mario Draghi. Avocate de profession et ancienne ministre de l’Economie et des Finances de la France, elle a été proposée à la faveur des dernières nominations au sein des institutions européennes, soutenue par le président Emmanuel Macron.

Agée de 63 ans, à défaut d’être économiste, celle qui aura passé huit années à la tête de l’institution de Bretton Woods, s’est tapée le long de son mandat une réputation de diplomate et a fait preuve de grande écoute et de dialogue non seulement avec les autorités à travers des conseils stratégiques, l’assistance technique et financière pour améliorer les politiques et institutions économiques, mais aussi avec les différents acteurs du secteur économique et social.
La directrice générale du Fmi s’est particulièrement tournée vers l’Afrique où elle a effectué plusieurs visites. A preuve, en 2017, elle s’y est rendue deux fois, notamment au Bénin, en Centrafrique, en Ouganda, tentant de redorer le blason du Fmi qui reste, malgré le changement de paradigmes de ces dernières années, une institution « rigide » aux yeux des Africains qui ont encore en mémoire les fameux programmes d’ajustement structurel (Pas). « Nous avons adapté notre manière de penser, ainsi que nos politiques ; nous ne sommes plus ‘’le Fmi de grand-papa’’», a confié Mme Lagarde. Elle a accordé une place importante aux « filets de protection sociale » pour les populations les plus vulnérables et aux secteurs de l’éducation et de la santé. A l’en croire, l'Afrique subsaharienne reçoit environ 40 % de l'assistance technique du Fmi. Six centres régionaux d'assistance technique de l’institution desservent l'Afrique et aident les pays à renforcer leur gouvernance : la gestion des dépenses publiques, la mobilisation des recettes, ainsi que les politiques monétaires et de taux de change.
Christine Lagarde avait pris la tête du Fmi en 2011 après son compatriote Dominique Strauss-Kahn. Son successeur sera connu incessamment.

Claude Urbain PLAGBETO

Economie 04 juil. 2019


Développement de zones économiques spéciales: Le Bénin et la Chine en pourparlers

Les gouvernements béninois et chinois sont en discussion en vue du développement de zones économiques spéciales au Bénin. Dans ce cadre, le directeur général de l'Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), était en visite de travail en Chine où il a pris part à la 1re Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, tenue du 27 au 29 juin dernier à Changsha. En marge de cet événement, Laurent Gangbès a rencontré des investisseurs et visité des zones industrielles.

Le Bénin s’est lancé dans l’initiative de la promotion industrielle. A cet effet, le pays voudrait bénéficier du soutien de la Chine, une nation qui force l’admiration en matière de développement économique dans le monde. « Le Bénin a regardé les modèles de pays qui ont réussi dans le développement économique. Et nous avons pris le modèle de la Chine. C’est la raison pour laquelle, lors du Forum sur la coopération Chine-Afrique (Focac) en 2018, le président de la République, Patrice Talon, a rencontré son homologue Xi Jinping. Et nous avons décidé de nous inscrire fortement dans l’une des huit initiatives du gouvernement chinois en direction des pays africains », a déclaré le directeur de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), Laurent Gangbès, au micro de nos confrères de Radio Chine internationale (Rci).C’était à la faveur de l’ouverture, le 27 juin dernier, de la première Exposition économique et commerciale Chine-Afrique.
« Donc, nous nous sommes inscrits dans l’initiative de la promotion industrielle et nous avons décidé d’engager les discussions avec des entreprises chinoises pour nous aider à développer notre zone économique commerciale », a poursuivi Laurent Gangbès. Cette première Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, clôturée le 29 juin dernier en Chine, a donc été l’occasion pour la délégation béninoise, d’échanger avec des autorités chinoises, des investisseurs et chefs d’entreprises au sujet du projet de zones économiques au Bénin. En dehors de ces rencontres, le directeur de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) s’est rendu, le dimanche 30 juin, sur le site de la zone industrielle de Shekou pour une nouvelle visite de travail. Le lendemain, c’est-à-dire, le lundi 1er juillet, Laurent Gangbès s’est rendu sur deux autres zones industrielles et a rencontré les chefs d’entreprises et investisseurs de la ville de Ningbo et de Kunshan. Devant ceux-ci, le Dg Apiex a présenté les réformes menées par le gouvernement du président Patrice Talon, concernant, entre autres, l’amélioration du climat des affaires, les opportunités d’investissement au Bénin, sans oublier le dispositif de facilitation de leur installation.
Il a martelé que ces zones économiques seront couronnées de succès car, le Bénin regorge d’énormes potentiels. « Nous sommes un petit pays mais nous avons autour de nous plus de trois cent millions d’habitants. Et nous avons des pays enclavés qui sont obligés d’emprunter notre port pour toutes leurs importations. Nous pensons qu’en mettant en place une zone économique commerciale, nous allons non seulement permettre le développement des activités au niveau de Cotonou mais aussi favoriser le développement, le business au niveau de toute la région et au niveau du monde. Ceci, compte tenu du fait que nous avons une position privilégiée au niveau du port de notre pays », a soutenu Laurent Gangbès dans son interview accordée à Rci.

Economie 04 juil. 2019


Maria-Gléta 2: L’extension de la centrale se précise

Le Conseil des ministres s’est tenu, ce mercredi 3 juillet, sous la présidence effective du chef de l’Etat, Patrice Talon. Plusieurs décisions ont été prises au cours de ces assises dont l’acquisition d’un domaine complémentaire en vue d’étendre la centrale de Maria-Gléta 2 au projet de 135 Mégawatts.

A peine achevé, le projet de construction de la centrale thermique de Maria-Gléta 2 sera renforcé. A cet effet, la commission chargée d’évaluer les modalités d’acquisition du domaine complémentaire de 3,5 hectares pour faciliter l’extension future de la centrale de Maria-Gléta 2 au projet de 135 Mégawatts, a déposé ses conclusions, à en croire le relevé du Conseil des ministres tenu, hier, mercredi. Et après analyse desdites conclusions, le Conseil a autorisé l’acquisition du domaine en question puis, a instruit les ministres concernés afin que le domaine soit sécurisé.
En dehors de ce projet d’extension, le communiqué du Conseil des ministres informe également qu’un compte rendu d’étape des travaux de construction de la centrale thermique de Maria-Gléta 2 a été présenté par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. « Il ressort dudit compte rendu (…) que la construction de ladite centrale est achevée et que le démarrage des différents moteurs a été réalisé avec succès », lit-on dans ce même communiqué. Le document ajoute que toutes les missions d’évaluation, y compris celles des institutions de financement, rassurent de ce que les travaux sont de bonne qualité. Aussi, ont-elles apprécié « le respect, par le constructeur, des délais contractuels ». Et au Conseil des ministres de conclure que la réception provisoire de cette centrale peut donc avoir lieu. Celle-ci sera suivie, dit-il, de la mise en service officielle de cette centrale dont la capacité est de 120 Mégawatts.
Rappelons que la mise en service de cette infrastructure énergétique permettra au Bénin de combler une partie de son déficit énergétique. Toutes choses qui contribueront à l’amélioration du climat des affaires dans le pays car, nombreux sont les opérateurs économiques qui se plaignent de la non disponibilité en quantité et en qualité de l’énergie électrique. Ainsi, avec les 120 Mégawatts de Maria-Gléta 2 (en attendant la construction des autres centrales) les difficultés actuelles des entrepreneurs et des ménages en matière d’accès à l’électricité de qualité et à plein temps, tout au moins celles des grandes villes, seront conjuguées au passé.

Actualités 04 juil. 2019


Construction du complexe touristique de la Marina: Les travaux bientôt lancés

Ariel GBAGUIDI

Le gouvernement béninois, à travers le Conseil des ministres de ce mercredi 3 juillet, a autorisé la contractualisation et la mobilisation de ressources en vue du démarrage des travaux de construction du complexe touristique de la Marina. A cela s’ajoutera la réalisation des infrastructures auxiliaires à Djègbadji dans la commune de Ouidah.

En effet, dans son communiqué final, le Conseil rappelle, dans un premier temps, qu’il avait confié la réalisation de ce projet, au terme de ses assises du 27 juin 2018, à l’entreprise Yunnan Construction and investment Holing Group Co Ltd, mais, à ce jour, ce projet a fait l’objet d’une optimisation et d’un redimensionnement. En conséquence, dit-il dans un second temps, les montants ont été revus à la baisse.
Mais l’objectif du projet qui est la valorisation du « potentiel touristique autour de ‘‘ la porte du non retour’’, un lieu important du tourisme mémoriel », n’a pas changé, précise le Conseil. Ainsi, il sera réalisé, entre autres, « des jardins publics appelés ‘‘ jardins du souvenir’’, un hôtel thématique de 150 places, un bateau de la mémoire qui sera appelé ‘‘ bateau du départ’’ ». Un village artisanal, de même que des boutiques et des restaurants seront également réalisés, informe le compte rendu dudit Conseil.
Les ministres impliqués dans la mise en œuvre du projet ont été donc instruits par le Conseil des ministres, aux fins de procéder à la signature du contrat avec l’entrepreneur retenu et d’accomplir toutes les diligences nécessaires au démarrage effectif des travaux de construction, sans oublier leur suivi de façon rigoureuse.

Ariel GBAGUIDI (Stag.)

Actualités 04 juil. 2019


Can 2019: Les Black Stars leaders du groupe F

Christian HOUNONGBE

Dans le second duel du groupe F, le Ghana s’est débarrassé de la Guinée-Bissau par le score de 2-0. Le capitaine des Black Stars André Ayew et Thomas Pathey ont permis au Ghana de prendre la tête du groupe F pour filer en huitièmes de finale.

Emmenés par leur capitaine, André Ayew, les Black Stars se sont imposés, ce mardi 2 juillet, à Suez, par le score de  2-0 face aux Djurtus de la Guinée-Bissau. Favori de cette rencontre, le Ghana a dû attendre la deuxième mi-temps avant de faire la différence face au petit poucet du groupe. Comme face au Bénin, lors de la deuxième journée, les Djurtus tactiquement en place et sans complexe ont créé beaucoup d’ennuis aux Black Stars dès l’entame. A l’aise, ils posent quelques difficultés aux Ghanéens qui font tourner le ballon dans leur moitié de terrain avant de jouer sur les couloirs avec Samuel Owusu à droite et Owusu Kwabena à gauche. Les Lycaons vont se faire signaler dans le match suite à des contres. Mais, le gardien ghanéen, Richard Ofori, télescope l’attaquant adverse, Joseph Mendes. L’occasion la plus nette intervient à la 18e  minute lorsque, sur une contre-attaque bissau-guinéenne, Piqueti Djassi voit sa frappe à l’entrée de la surface de réparation renvoyée par la barre transversale. La réaction des Black Stars n’a pas tardé. Avec un contre sur le flanc droit, André Ayew trouve Samuel Owusu dont le tir, dans la surface de réparation, est remis en jeu par le montant du gardien Jonas Mendes.
Une première période équilibrée, mais les Ghanéens reviennent des vestiaires avec de belles intentions. A la 46e minute, les Black Stars font la différence. Le capitaine du Ghana André Ayew part tout seul dans le couloir gauche, se joue du dernier défenseur dans la surface de réparation et d’une frappe du droit, ouvre la marque (1-0). Menée au score, la Guinée-Bissau pousse mais est prise de court à la 72e  minute. Suite à un sprint de Wakaso Mubarak sur le flanc gauche, le joueur centre dans la surface et Thomas Partey reprend pour le deuxième but ghanéen (2-0). C’est sur ce score que les Black stars vont s’imposer pour obtenir logiquement leur ticket pour les huitièmes de finale. Ils ravissent ainsi la première place du groupe F aux champions en titre, tenus en échec par les Béninois. Très remuant dans cette partie,
Wakasob Mubarak a été désigné homme du match Total.

Société 03 juil. 2019


Développement de solutions numériques en milieu rural: La Banque mondiale alloue 100 millions de dollars au Bénin

Kokouvi EKLOU

Un crédit de 100 millions de dollars a été approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale au profit du Bénin, le 1er juillet dernier, à Washington, pour améliorer l'accès aux services à haut débit dans les zones rurales et promouvoir le recours aux solutions numériques pour renforcer l’efficacité de certaines chaînes de valeur, l’inclusion financière et l’accès aux marchés.

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un crédit de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida) au profit du Bénin. Ceci en vue d’aider les autorités du pays à améliorer l'accès aux services à haut débit dans les zones rurales et à promouvoir le recours aux solutions numériques pour renforcer l’efficacité de certaines chaînes de valeur, l’inclusion financière et l’accès aux marchés.  C’est ce qui ressort du communiqué de presse publié par la Banque mondiale à cet effet.
Le Projet de transformation numérique des régions rurales, à travers lequel ces fonds seront investis,  permettra d’accroître la productivité et la compétitivité de deux secteurs clés pour la croissance : l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication (Tic). Quatre chaînes de valeur sont au cœur des efforts, note le communiqué. Il s’agit du riz, du maïs, du karité et des légumes. L’objectif est d’améliorer l’accès des petits producteurs aux informations, aux services financiers et aux marchés et, ce faisant, d’accroître la productivité et les volumes de vente et réduire les pertes après récolte. Le projet aidera par ailleurs, selon les termes du communiqué de presse, le Bénin à améliorer la connectivité et l’accès aux services numériques dans les zones rurales, en renforçant le réseau en fibre optique de la ville de Parakou et en densifiant les infrastructures connexes dans et autour de Parakou. Près de 1,6 million de petits agriculteurs, et en particulier 1 million de femmes, seront impactés par le projet qui aura des effets positifs pour les 560 000 personnes travaillant dans les quatre filières concernées, dont 290 000 femmes.
« La plupart des petits agriculteurs ne savent pas se servir d’outils et de plateformes numériques, d’où un taux d’adoption extrêmement faible. Le projet viendra directement renforcer les infrastructures numériques et proposer des solutions alternatives à des services logistiques inadaptés. En permettant l’accès aux marchés de consommation à des prix compétitifs, il aura un effet positif sur l’économie agricole rurale », souligne Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin.
Le projet prévoit également de favoriser la réhabilitation d’environ 600 kilomètres de pistes rurales et d’assurer l’entretien de 2 400 kilomètres de routes sur une période de quatre ans dans la principale zone de production concernée. En développant la connectivité numérique dans les communautés rurales et en apportant des solutions alternatives au raccordement à l’électricité, grâce à des panneaux solaires et d’autres options innovantes et durables, il contribuera à l’émancipation économique des agricultrices. Enfin, il promouvra l’adoption de services financiers numériques dans les zones rurales, en particulier par les femmes travaillant dans l’agriculture.
Le Projet de transformation numérique des régions rurales s’inscrit dans le cadre du Plan national du Bénin (2018-2025) et du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et est en cohérence avec le cadre de partenariat-pays de la Banque mondiale (Cpf 2018-2023). Il tient dans la stratégie d’ensemble de l’institution pour accélérer la transformation numérique de l’Afrique et contribue directement aux objectifs de son initiative destinée à aider le continent à partir à la conquête de l'économie digitale (DE4A). Cette nouvelle opération, qui s'articule autour de l’approche de maximisation des financements pour le développement, s’attache à lever des fonds privés et à optimiser l’utilisation des ressources publiques, lit-on dans le communiqué de presse.
Un appui considérable qui vient conforter le gouvernement dans son ambition de faire de l’économie numérique un levier de développement du pays.

Actualités 03 juil. 2019


Assemblée nationale: L’arsenal de lutte contre la pêche illicite renforcé

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Les députés à l’Assemblée nationale ont adopté ce mardi 2 juillet, la loi n°2019-30 portant autorisation de ratification de l’accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du Port visant à prévenir, éliminer et contrecarrer la pêche illicite non déclarée et non réglementée, signé à Rome, le 22 novembre 2009. Le dossier a été défendu à l’hémicycle par le ministre en charge de la Pêche, Gaston Dossouhoui.  

L’arsenal  juridique béninois relatif à la lutte contre la pêche illicite est désormais renforcé. Un nouveau texte, en l’occurrence la loi n°2019-30 portant autorisation de ratification de l’accord relatif aux mesures du ressort de l’Etat du Port visant à prévenir, éliminer et contrecarrer la pêche illicite non déclarée et non réglementée, signé à Rome, le 22 novembre 2009, a été adopté ce mardi 2 juillet à l’Assemblée nationale. La pêche illicite non déclarée et non réglementée s’entend, selon la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production qui a présenté le dossier à la plénière, comme l’utilisation des engins non réglementaires, la pêche dans les zones interdites et pendant la fermeture des pêches, la capture des espèces protégées, la non-déclaration des prises, la pêche sans autorisation, le transbordement des captures sans autorisation. Elle est souvent utilisée comme activité écran à d’autres telles que le trafic humain, le trafic de drogues et d’armes, le blanchiment d’argent pouvant financer le terrorisme et d’autres crimes. Cette forme de pêche est pratiquée aussi bien en haute mer que dans les zones relevant de la juridiction nationale et concerne toute la chaîne de valeur du poisson passant par la capture, la transformation et la commercialisation. Elle est à l’origine de la dégradation des écosystèmes marins, la diminution des ressources halieutiques et des pertes énormes de devises pour les Etats, poursuit la Commission parlementaire présidée par Barthélemy Kassa.
Ainsi, cet accord qui comprend un préambule et 37 articles subdivisés en 10 parties vise donc à prévenir, contrecarrer et éliminer cette forme de pêche illicite. Il établit, pour la première fois au niveau mondial, des normes minimales auxquelles les Etats parties doivent se conformer dans le domaine du contrôle portuaire des navires de pêche. Il prévoit l’interdiction de l’accès aux Ports ou de l’utilisation des installations portuaires par les navires ayant pris part à des activités de pêche illicite, un partage, entre Etats, des informations relatives à ces navires et pose des exigences de base pour la conduite des inspections portuaires.
La ratification de cet accord présente de nombreux avantages pour le Bénin. Les plus importants concernent notamment la possibilité pour l’Etat de contrôler désormais, avec la mise en application des normes minimales contenues dans l’accord, les navires de pêche qui sollicitent l’utilisation du port béninois ; la conservation et l’exploitation durable des ressources biologiques maritimes nationales ; l’éradication des pertes de devises liées à la pratique de la pêche illicite non déclarée et non réglementée au Bénin et en Afrique de l’Ouest qui s’élèveraient annuellement à 1,3 milliard de dollars soit 780 milliards F Cfa. A ces avantages, il faut ajouter l’assistance technique et financière des parties aux pays en développement ayant ratifié l’accord ; la formation des inspecteurs sur le Suivi contrôle et surveillance (Scs) et l’accès des produits halieutiques béninois aux marchés internationaux. Eu égard à ces avantages, les députés ont unanimement donné leur caution à ce projet de loi pour autoriser le chef de l’Etat à ratifier cet accord qui est déjà entré en vigueur depuis le 5 juin 2016 après que le vingt-cinquième Etat l’eut ratifié dans le monde?
Deux autres textes internationaux approuvés

A leur unanimité, les députés ont également examiné et adopté deux autres projets de lois, toujours à la faveur de la séance plénière de ce mardi. Le premier concerne le projet de loi portant autorisation d’adhésion à l’accord sur la promotion, la protection et la garantie des investissements conclu le 5 juin 1981 à Bagdad en Irak entre les Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique. Le second est relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention des Nations Unies sur la transparence dans l’arbitrage international entre investisseurs et Etats, fondé sur des Traités, signée à Port-Louis en île Maurice le 17 mars 2005. Le texte sur l’adhésion à l’accord conclu en Irak va permettre au Bénin de créer les conditions favorables pour le développement de la coopération économique; d’attirer et de protéger, de façon réciproque particulièrement les investissements privés entre les pays arabes, a expliqué la Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production qui a présenté le contenu de ce projet de loi.
La Convention onusienne, pour sa part, vise à booster l’investissement étranger et à améliorer le climat des affaires au Bénin. Les objectifs de cette convention internationale sont conformes à la vision du Bénin dont la Constitution dispose en son article 148 que : « La République du Bénin peut conclure avec d’autres Etats des accords de coopération ou d’association sur la base des principes d’égalité, de respect mutuel de la souveraineté, des avantages réciproques et de la dignité nationale », renseigne la Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de la Sécurité présidée par Rachidi Gbadamassi. Les deux dossiers ont été défendus par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, au cours des travaux présidés par le 2e vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau  

Actualités 03 juil. 2019


Dématérialisation des procédures fiscales: Les avantages de la plateforme « eBilan »

La réforme des procédures fiscales est marquée par la conception et l’implémentation d’une nouvelle fonctionnalité dénommée « eBilan ». Cette innovation technologique permet aux contribuables de satisfaire à l’obligation déclarative des états financiers de façon électronique.

Finies les difficultés et tracasseries liées à l’élaboration et au dépôt des états financiers ! Les entreprises et autres organisations ont désormais à leur disposition une plateforme pour satisfaire à l’obligation qui leur est faite d’accompagner la déclaration de leur bénéfice de l’année écoulée de ces documents comptables.
A l’instar de la plateforme multifonctionnelle « e-Services » qui offre la possibilité aux grandes entreprises de déclarer et de payer leurs impôts en ligne, la mise en place de ce portail web s’inscrit dans la vision du Plan d’orientation stratégique de l’administration fiscale (Posaf) visant à rendre l’administration moderne et performante au service de l’usager à l’horizon 2021. La direction générale  des Impôts (Dgi), dans sa dynamique de dématérialiser les procédures fiscales, entend ainsi faciliter les formalités pour les contribuables.  
Selon Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts, la dématérialisation du dépôt des états financiers contribue à la modernisation de la gestion de l’impôt pour le bonheur aussi bien de l’administration fiscale que des partenaires. A l’en croire, le portail « eBilan » devrait non seulement mettre fin aux longues files d’attente des contribuables observées lors du dépôt et dispenser ceux-ci de la production en cinq exemplaires des états financiers, mais aussi débarrasser l’administration fiscale des cargaisons de papiers qui encombrent ses locaux.
En fait, la Dgi disposait d’un guichet unique de dépôt des états financiers ; ce qui nécessite des moyens logistiques, financiers et humains conséquents au profit de cette entité commise pour la collecte et la mise à disposition de ces documents au profit des autres destinataires que sont l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae), la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le greffe du tribunal de commerce. La nouvelle plateforme informatique instaure un environnement intégré et structuré de gestion de l’information financière qui permettra de disposer d’une base de données fiables sur la production de richesse, de produire en temps réel des statistiques plus exactes et d’élaborer des politiques conséquentes pour le développement des affaires, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.
Pour l’entreprise, elle réduit le coût de production et de transmission de ces documents (frais de déplacement, papiers, encre et autres consommables) et lui permet d’échanger, via le centre de messagerie intégré, avec les autres acteurs intervenant sur la plateforme dans un cadre de réseau social professionnel.

Eviter les fraudes

Le système génère une attestation électronique de dépôt et dématérialise le visa obligatoire prévu par la directive n°04/2009/Cm/Uemoa du 27 mars 2009 pour la recevabilité des états financiers, émanant des membres de l’Ordre des experts comptables ou d’un salarié de l’entreprise attestant de sa qualité par l’immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). L’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) a récemment dénoncé plusieurs cas de falsification d’attestation de présentation des états financiers et d’exercice illégal de la profession d’expert-comptable.
La nouvelle réforme contribuera à lutter contre ces violations des textes régissant la production et le contrôle de l’information financière contenue dans les états financiers et qui sont de nature à éroder l’assiette fiscale. En effet, l’entreprise devra indiquer directement en ligne son expert-comptable afin d’obtenir le visa obligatoire. Les membres de l’Oecca-Bénin et les centres de gestion agréés (Cga), quant à eux, disposent sur la plateforme d’un espace sécurisé pour recevoir en temps réel les états financiers de leurs clients, échanger avec eux avant de viser les états financiers de façon électronique en vue de leur retransmission à la Dgi, indique Lambert Sokpin, chef projet « e-Bilan ».
L’accès aux ressources de la plateforme est conditionnée à une inscription préalable en ligne à l’adresse « https://ebilan.impots.bj ». Trois types de comptes peuvent y être ouverts: « Entreprise », « Professionnel comptable » et « Ong, associations et organismes à but non lucratif » disposant d’un numéro Identifiant fiscal unique (Ifu) et des informations identitaires et de la localisation.

Actualités 03 juil. 2019


Pr Francis Dossou à propos de l’exercice en clientèle privée des professions médicales : « Le mérite de l’Etat c’est d’avoir réussi à faire appliquer la loi »

Depuis l’avènement du régime de la Rupture, des réformes sont engagées dans le secteur de la santé pour améliorer la qualité des soins administrés aux populations. De son côté, l’Ordre national des médecins du Bénin essaie d’accompagner ces réformes à travers plusieurs actions sur le terrain. Pr Francis Dossou, son président, nous fait le bilan de sa première année à la tête de l’organisation, les objectifs atteints et les mesures pour accompagner l’Etat.

La Nation : Vous venez de faire un an à la tête de l’Ordre national des médecins du Bénin. Globalement, quel bilan peut-on faire de vos activités depuis votre prise de fonction?

Pr Francis Dossou : Parlant de  bilan, c’est difficile à retracer  parce que nous n’avons pas pu faire tout ce que nous souhaitons. Mais, nous avons quand même réussi à suivre notre feuille de route, notre plan d’action. Puisque notre mandat a commencé par un séminaire qui a permis d’établir les  bases sur lesquelles nous voulions marcher; donc un plan stratégique a été élaboré pour les quatre années de notre mandat. Et ce plan stratégique a été morcelé, avec la première phase, c’est-à-dire un plan d’action pour la première année. On s’est retrouvé ensuite pour faire un plan d’action pour l’année 2019 qu’on est en train de suivre actuellement. En fonction de ce plan, je peux dire que nous avons su rester en synergie avec cette vision et à quelques insuffisances près, on a réussi à répondre aux attentes et aux sollicitations du ministère pour ce qui est des visites de sites des demandeurs d’autorisations  d’ouverture de sites. Nous avons traité  les dossiers d’ouverture en clientèle privée et nous avons essayé de répondre à l’actualité. L’actualité au départ, c’était l’interpellation des médecins qui avaient des cabinets et des cliniques soi-disant non autorisés par le gouvernement qui avait entre-temps gelé la demande d’autorisation. Nous avons dû prendre un avocat pour essayer de laver l’honneur de nos confrères.

C’est dans notre rôle de faire en sorte que la médecine soit exécutée avec dignité. Après, nous avons essayé de changer de siège parce que celui dans lequel nous étions, était une salle annexe d’une direction au niveau du ministère. Ce n’était pas très honorable quand les collègues, les confrères venaient pour leur dossier; ils étaient obligés de rester au dehors, au soleil ou sous la pluie. Ce n’était pas du tout agréable. Donc, nous avons décidé de changer de siège même s’il a fallu dépenser un peu plus, or avant, le siège qu’on occupait était gratuit au niveau du ministère. Mais, c’est juste deux salles qu’on nous avait octroyées, une pour les réunions et l’autre pour le secrétariat mais pas très pratiques. Là maintenant, nous sommes dans un siège un peu plus spacieux où les confrères sont plus à l’aise et disposent d’une connexion wifi qui est ouverte. On essaie de les mettre à l’aise. Il reste encore des choses à faire bien sûr, comme l’amélioration de la salle d’attente avec éventuellement, beaucoup plus de commodités. Mais c’est déjà mieux qu’au départ.
Nous avons également réalisé un certain nombre d’enseignements post universitaires. Déjà en décembre 2018, nous étions à l’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) où nous avons développé un thème intéressant sur le serment d’Hippocrate. Le serment d’Hippocrate qui a été développé a permis de rappeler un certain nombre de choses aux médecins. Leur rappeler le serment qu’ils ont prêté à la fin de leurs études. Nous avons fait un autre enseignement post-universitaire qui était cette fois-ci, délocalisé à Parakou où nous avons parlé de deux thèmes importants à savoir la déontologie médicale et la responsabilité professionnelle du médecin. Entre-temps, on a réussi à obtenir quelques facilités du gouvernement. Globalement, on va dire que c’est un bilan relativement positif. En tout cas, les confrères sont un peu plus fiers d’être médecins aujourd’hui. C’est vrai, on n’a pas tout fait mais on peut dire qu’on est sur  la bonne voie et on s’en va vers des lendemains meilleurs.

L’un des axes du plan stratégique de l’Ordre national des médecins du Bénin, c’est le rayonnement et le positionnement pour une visibilité de l’institution. Où en êtes-vous par rapport à ce point ?

Ça a déjà commencé par le changement de siège parce que l’Ordre des médecins, c’est quand même une institution respectable et ce n’est pas intéressant de se cacher dans un cagibi. Nous avons déjà pris un siège en location et nous sommes en train d’envisager un siège réellement définitif pour abriter l’institution. Ce n’est pas encore fait mais nous avons pris une parcelle à Cotonou et sur laquelle nous allons ériger le siège le plus respectable, qui nous ressemble un peu plus. Nous avons pu faire rayonner l’Ordre en communiquant un peu mieux. C’est important de communiquer et de dire ce que nous faisons, ce que nous sommes. Et là, l’avenir s’annonce plus radieux.

Vous avez parlé de l’exercice en clientèle privée, quel regard portez-vous sur les réformes engagées par le gouvernement dans le secteur sanitaire ?

Pour le moment, il n’y a pas de réformes, il s'agit de la mise en application des textes vieux de vingt ans. La loi que le gouvernement a déterrée, c’est la loi 97-0 20 qui organise l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales. En mettant en application les dispositions de cette loi, ça paraît tout nouveau, ça paraît exceptionnel mais non. Le mérite du gouvernement, c’est d’avoir réussi à faire appliquer la loi. Ce n’est pas encore les réformes. Les réformes, il me semble qu’elles viennent dans l'avenir. Les premières touches avaient été envoyées entre temps et il y a eu une opposition des syndicats parce qu’ils voulaient avoir le contenu des propositions de la Commission des réformes. Ils ont fini par l’avoir mais au prix de grèves interminables. Donc, ce contenu est reporté à une autre mission plus restreinte qui étudie la mise en application. Ce qui se fait actuellement, c’est l’application stricte des textes de loi. Il y a des grincements de dents certes, mais la loi, c’est la loi. Il faut l’appliquer.

Comment se passe la collaboration de l’Ordre avec le gouvernement ?

L’Ordre des médecins participe à la délivrance des autorisations d’exercice en clientèle privée prévu par la loi. Il participe également à l’ouverture et l’exploitation d’établissements de santé prévus par la loi et suivant les règles proposées par cette même loi. Et puis nous allons sur le terrain pour nous assurer que ces différents établissements respectent les normes prescrites. On essaie aussi de convaincre les confrères afin qu’ils se mettent à jour.

Un an après votre prise de  fonction, quelles sont les perspectives ?

C’est continuer à marcher de façon orthodoxe que possible en définissant des plans d’actions annuels, en écoutant les confrères qui parlent et écrivent beaucoup sur whatsapp. On les écoute, on essaye de prendre en compte leurs propositions. On a bientôt une assemblée générale prévue pour fin juillet ou début août pour les écouter de vive voix, leur rendre compte de nos activités et repartir de l’avant. Nous  éditons en ce moment un magazine qui retrace nos actions et les perspectives, qui traite de thèmes divers tels que les comportements à avoir lorsqu’on est médecin. C’est un bulletin d’information qui sera accessible à tous, aussi bien le grand public que le public médical pur. Ça va intéresser les administrations et les laboratoires.

Société 02 juil. 2019


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