La Nation Bénin...
Nouvelles

Alors que l’examen du projet de loi portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) était bien parti, une intervention du député Joseph Djogbénou a fait suspendre brutalement les travaux lundi 21 décembre à l’hémicycle.
Les députés à l’Assemblée nationale ont entamé lundi 21 décembre l’examen du projet de loi portant institution du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU). Mais ils n’ont pas pu aller loin dans l’étude du dossier avant de suspendre les travaux à l’étape des discussions particulières, titre par titre, le projet de loi comportant 104 articles réduits à 91 par la commission en charge des Affaires sociales qui l’a examiné au fond. Le report des travaux est intervenu suite à la réaction du député Joseph Djogbénou qui a relevé à l’entame des discussions particulières plusieurs fautes et incongruités déjà dans le titre premier du projet de loi. Des fautes de grammaire, d’orthographe, de vocabulaire et autres ont été décelées par le professeur agrégé de Droit privé. Mais ces observations du député intervenant à cette étape de la procédure de l’examen de ce texte n’ont pas été du goût du président de l’Assemblée nationale, président de céans. Adrien Houngbédji a estimé qu’il y a mal donne. Sans remettre en cause la pertinence des observations de Joseph Djogbénou, il a estimé que celles-ci ne devraient pas être faites en plénière par l’intéressé d’autant qu’il est président de la Commission en charge des Lois saisie du dossier pour avis. Cette commission a même déclaré conforme le rapport présenté sur le dossier par la Commission en charge des Affaires sociales. Ce qui suppose que les deux commissions ont travaillé en intelligence.
Le président de l’Assemblée nationale trouve inconséquente la réaction de Joseph Djogbénou qui aurait pu faire ses observations lors des travaux en commission plutôt que de les mettre en exergue en plénière. Des lors, Adrien Houngbédji juge inutile la poursuite de l’examen du dossier. Il a décidé de suspendre les travaux pour permettre aux deux commissions de revoir leur copie. Le président de l’Assemblée nationale rassure le gouvernement représenté hier par le ministre de la Santé Pascal Dossou-Togbé et sa collègue en charge de la Justice, Evelyne da Silva que la plénière reprendra l’étude du dossier après le vote du budget général de l’Etat exercice 2016 attendu ce mardi 22 décembre.
Il faut souligner que le projet de loi sur le RAMU vise à améliorer l’accessibilité de toutes les couches de la population à des soins de qualité ¦

Les travaux de la 34e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du bassin du Niger (ABN) ont démarré ce lundi 21 décembre à Cotonou. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre Lionel Zinsou.
En prélude au 11e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ABN, il se tient depuis lundi 21 décembre à Cotonou la 34e session ordinaire du Conseil des ministres.
Au cours des travaux, il sera question, entre autres, d’étudier le rapport exécutif au 30 novembre 2015, le rapport des auditeurs externes sur la gestion financière et comptable de l’exercice 2014 ; le plan de travail annuel et le budget 2016 de l’Autorité, l’Accord-cadre de coopération pour le dialogue politique dans le bassin transfrontalier du Mékrou ; la loi sur la gouvernance au sein de l’Autorité du Bassin ; l’appréciation de l’audit institutionnel et organisationnel.
La tâche est ardue et exaltante, a rappelé la présidente du Conseil des ministres de l’ABN, Christine Vyaho Gbédji. Elle précise, par ailleurs que cette rencontre permettra d’aborder d’importantes questions devant contribuer à l’amélioration du fonctionnement de l’institution commune. Poursuivant son allocution, elle dit «compter sur la détermination habituelle afin que des délibérations sortent des recommandations éclairées à l’adresse des chefs d’Etat et de gouvernement ». Elle finit par le renouvellement de la gratitude de l’institution aux partenaires techniques et financiers en l’occurrence la Banque mondiale. «C’est 9 pays qui ont une vision commune pour le bonheur de 130 millions d’habitants», a-t-elle conclu.
Pour sa part, le Premier ministre Lionel Zinsou qui présidait la cérémonie d’ouverture des travaux a longuement insisté sur le rôle et l’importance du fleuve Niger qu’il qualifie de lien fondamental entre les pays qu’il traverse. «L’eau est source de vie. Et ce fleuve est un facteur important de production», a dit le Premier ministre qui a exhorté à la mobilisation des ressources pour son développement.
Pour sa part, le représentant de la Banque mondiale, chef de file des PTF de l’ABN, Sylvain Adokpo Migan a précisé que le changement climatique est l’un des grands défis de l’humanité en ce début du 21e siècle, notamment dans les pays du Sahel avec des conséquences dramatiques. «La vie de plus de 130 millions d’habitants autour du fleuve Niger est basée sur l’utilisation des ressources naturelles du bassin, notamment pour des activités dans le secteur de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’énergie et de la navigation. Le fleuve Niger est le fleuve des fleuves. C’est une artère vitale pour le développement des pays qui ont en partage le bassin.»; a- t-il indiqué, précisant qu’aujourd’hui la pérennité des services éco systémiques offerts par le bassin du Niger est menacée. «Son environnement physique a été marqué par trois décennies de sécheresse et une forte croissance démographique dont les effets se sont conjugués pour accélérer la dégradation des terres et des eaux, fragiliser les écosystèmes aquatiques et accroître l’appauvrissement des populations¦

A l’initiative du Projet de Compétitivité et de croissance intégrée (PCCI) qui se veut « Créateur de valeur », soutenu par la Banque mondiale, une compétition de plans d’affaires s’est déroulée au cours de l’année, et a enregistré plus de 2500 participants. A l’issue de ladite compétition, les meilleurs plans d’affaires ont été distingués lundi 21 décembre, au palais des Congrès de Cotonou, au cours d’une cérémonie placée sous le haut parrainage du Premier ministre, Lionel Zinsou.
Les petites et moyennes entreprises (PME) au Bénin font face à de nombreux obstacles dans leur développement : fiscalité complexe, très peu d’appuis et d’instruments de développement disponibles, impréparation de beaucoup d’entrepreneurs à l’élaboration de plans d’affaires et à la gestion d’entreprise. Ainsi, le secteur privé demeure informel à plus de 95% et concentré sur des activités commerciales, ne générant qu’une richesse limitée en termes de valeur ajoutée et de création d’emplois. Enfin le niveau d’accompagnement des institutions financières au Bénin au profit des PME reste faible. Le Projet de Compétitivité et de croissance intégrée (PCCI) est l’outil stratégique global du gouvernement béninois pour répondre à ces défis majeurs de l’économie nationale.
Pour Dieudonné Dahoun, Coordonnateur national du PCCI, la compétition est une réponse aux préoccupations des entrepreneurs dont les projets, souvent, sont soit mal conçus, soit dépourvus de plans d’affaires ou encore discriminés sur la base de critères subjectifs. Ce disant, il rappelle les critères de sélection et les mérites des récipiendaires. Puis se réjouit du succès de l’initiative, qui traduit toute sa pertinence.
Didier Acouetey, membre du Comité consultatif, remercie pour sa part ceux qui ont mis en place le programme, et félicite les lauréats. Lesquels, espère-t-il, seront des promoteurs actifs de la croissance intégrée du Bénin grâce à leurs PME, qui représentent 90% du secteur privé, et peuvent être de réelles sources d’emplois pour les jeunes. Même si les fonds qui leur seront alloués dans le cadre de ce programme sont en-deçà de leurs attentes, pour la plupart, Didier Acouetey ne doute pas qu’ils leur seront d’une grande utilité et qu’ils réussiront même à lever des fonds auprès d’institutions bancaires. Le tout, pour tenir le pari de la création de milliers d'emplois.
Au nom des lauréats, Dieudonné Alladjodjo et Pulchérie Ablawa Aholou expriment leur gratitude aux organisateurs pour cette compétition de plans d’affaires organisée dans la transparence. Et qui a permis aux lauréats de bénéficier du renforcement de leurs capacités. Cela a induit un chiffre d’affaires plus grand, un recrutement de nouveaux employés. Aussi promettent-ils de maintenir le cap après avoir été ainsi mis en lumière par le projet, en allant à la conquête d’autres marchés. De même, ils recommandent que le programme soit maintenu afin que d’autres promoteurs de PME puissent en bénéficier.
Un programme prometteur
Quant à Pocoun Damè Kombienou, ministre de l’Industrie et du Commerce, il fait remarquer que la compétition est intervenue à un moment où le gouvernement fait de gros efforts pour offrir de bonnes solutions au problème du chômage des jeunes. L’initiative s’inscrit dans une dynamique au niveau international, assure-t-il, invoquant la démarche du programme de la Fondation Tony Elumelu. En clair, la compétition de plans d’affaires rentre dans le cadre de la mise en place de solutions innovantes au profit des jeunes ; une preuve de la volonté du gouvernement de motiver et d’encourager les opérateurs économiques à créer de la richesse, afin de bâtir une économie forte basée sur le principe du partenariat public-privé.
Pour sa part, Katrina Sharkey, représentante résident de la Banque mondiale au Bénin, se réjouit de l’aboutissement de ce processus financé par son institution à hauteur de 25 millions de dollars US. Si le taux de croissance actuelle est insuffisant pour permettre de réduire significativement la pauvreté et donner du travail aux 100 000 nouveaux demandeurs annuels, elle relève néanmoins que le Bénin dispose d’un potentiel économique énorme qui a besoin d’être valorisé. De même, dit-elle, le Bénin dispose d’avantages comparatifs uniques sur un certain nombre de chaînes de valeurs susceptibles de générer la croissance et de contribuer à la création d’emplois.
A son tour, le Premier ministre, Lionel Zinsou, a manifesté sa joie et remercié tous les organisateurs. Sur la base d’expériences d’entrepreneurs partis sinon de rien, du moins comme en aventure, Lionel Zinsou enseigne la dureté de la tâche en même temps que son côté exaltant. Pour rassurer les lauréats et les encourager à la persévérance. Car, indique-t-il, tout est à construire dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne et l’entreprenariat en est le moteur. Nourrissant les lauréats de conseils tirés de l’expérience des pays développés, il suggère que les efforts, à terme, devraient viser la réalisation des routes, des infrastructures énergétiques, des installations d’eau potable et le développement de l’agriculture. Dans tous les cas, la croissance doit suivre car la démographie galopante ne permet pas d’absorber les demandeurs d’emplois.
A signaler que les 137 lauréats du programme (dont 45% sont des femmes), recevront de 3 à 25 millions de FCFA et bénéficieront d’un suivi dans la mise en œuvre de leurs projets respectifs sur une période de 10 mois. En 2016, leurs entreprises devraient aider à créer environ 1300 emplois.¦.

Le député Moukaram Adjibadé Koussonda est monté au créneau vendredi 18 décembre dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Le dossier du dédommagement des présumés propriétaires terriens du site de la cimenterie d’Onigbolo à Pobé attendu depuis 40 ans a été le plat de résistance de son point de presse. Il invite ses collègues à l’appuyer dans son plaidoyer auprès du gouvernement pour permettre aux victimes de rentrer enfin en possession de leurs droits.
« De 1975 à 2015, nous décomptons 40 ans déjà que les présumés propriétaires terriens du complexe cimentier d’Onigbolo à Pobé aujourd’hui exploité par la SCB Lafarge dans le cadre d’une location-gérance, n’ont pas été dédommagés. Même pas un centime». C’est par ces propos que le député Moukaram Adjibadé Koussonda plante le décor de son point de presse pour s’offusquer de la lenteur qu’accuse ce dossier social au niveau du gouvernement. Et pourtant, selon lui, l’article 22 de la Constitution est clair en cette matière: «Toute personne a droit à la propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et contre juste et préalable dédommagement». C’est pourquoi, le député sollicite le soutien de ses collègues pour faire le plaidoyer en procédure d’urgence auprès du gouvernement afin que cette communauté très pauvre bénéficie de ses droit acquis avant la fin du quinquennat de l’actuel président de la République. Non contents de la situation, les ayants droits ont plusieurs fois voulu manifester leur mécontentement en barricadant l’entrée principale de l’usine, mais les autorités locales de Pobè ont toujours privilégié le dialogue et ont toujours joué à l’apaisement, informe le conférencier. Ce dialogue franc et sincère entre les populations et les autorités de SCB Lafarge porte ses fruits, poursuit le député. Car il y a trois ans la mairie de Pobè en collaboration avec les autorités de la SCB Lafarge et en présence des ayants droit a procédé à l’état des lieux du domaine. Lequel domaine est passé d’une superficie de 455 hectares au départ à 2051 hectares depuis 2003. L’état des lieux a permis de rendre disponible aujourd’hui le répertoire exhaustif des présumés propriétaires terriens avec les superficies correspondantes à chacun d’entre eux, se réjouit l’honorable Moukaram Adjibadé Koussonda. Mais depuis lors, les pressions des populations n’ont jamais cessé de s’intensifier sur la SCB Lafarge adjudicataire de la procédure de la mise en location-gérance lancée en 1998 par le Bénin et le Nigeria, les deux Etats propriétaires de la Société des ciments d’Onigbolo (SCO) créée en 1975 et dont la construction a été estimée à 32 milliards FCFA. Acculées donc par les populations, les autorités de la SCB Lafarge, selon le conférencier, ont accepté le principe de dédommagement des propriétaires terriens. Mais ce principe est assorti de condition. La SCB Lafarge souhaite qu’elle soit autorisée par le gouvernement, quitte à déduire par la suite le montant du dédommagement des frais de loyer à payer à l’Etat. Le député Moukaram Adjibadé Koussonda sollicite l’appui de toute la Représentation nationale auprès du gouvernement pour que ce dernier autorise la SCB Lafarge à débloquer les fonds en faveur de ces pauvres victimes en détresse depuis 1975. Il souhaite que ses collègues mettent à profit l’examen et le vote du budget général de l’Etat, gestion 2016 pour forcer la main à l’Etat pour qu’il évacue enfin ce dossier qui aura trop duré dans ses placards¦
Actualités 21 déc. 2015

La Direction des Archives nationales basée à Porto-Novo s’ouvre au public. C’est dans le cadre des journées portes ouvertes officiellement lancées jeudi 17 décembre dernier et qui s’étendent jusqu’au jeudi 31 décembre prochain.
La Direction des Archives nationales offre une gamme variée de prestations. Elle conserve dans ses dépôts un fonds riche issu de l’époque coloniale qui retrace l’histoire du Bénin depuis la pénétration française jusqu’à l’indépendance. En dehors de ces documents coloniaux, les archives nationales mettent également à la disposition du public les fonds de photographies, de cartes et de plans. Le public peut également consulter les archives relatives à l’époque contemporaine du Bénin. La liste n’est pas exhaustive. Malheureusement ses prestations ne sont pas assez connues. C’est donc pour corriger cet état de chose que la direction organise depuis jeudi 17 décembre dernier des journées portes ouvertes qui s’étendent jusqu’au 31 décembre prochain. Pour le directeur par intérim des Archives nationales, Alphonse Labitan, l’organisation de ces journées sera l’occasion de mettre en lumière les prestations offertes par sa direction placée sous tutelle de la présidence de la République. Les visiteurs pourront découvrir les locaux de la direction, notamment le service de communication et de conservation, le service éducatif, l’atelier de reliure et de numérisation.
Aussi prendront-ils connaissance des activités proposées aux professeurs et aux élèves, rencontreront des spécialistes des archives, découvriront concrètement les métiers d’archivistes et de relieurs. Ces journées portes ouvertes offriront par ailleurs au public l’occasion de visiter les expositions «cent ans d’histoire du Bénin : les archives témoignent», «le voyage retour sur la Conférence des forces vives de la Nation» et aussi les stands de vente des publications «mémoires du Bénin». Pour Alphonse Labitan, ces journées sont destinées à toutes les couches de la population qui auront l’opportunité de s’informer à la source, d’apprendre et de comprendre, de poser les questions qui les intéressent, et ainsi mieux se familiariser avec la Direction des Archives nationales. Il a réitéré au secrétariat général du gouvernement l’engagement de la Direction des Archives nationales à continuer d’accompagner le Bénin dans la mise en œuvre de ses ambitions en matière de développement, de bonne gouvernance et de démocratie. L’importance des archives nationales sera aussi vantée par le représentant du préfet de l’Ouémé-Plateau, Thomas Fabité. L’espoir de faire des archives un outil de développement au service du citoyen est désormais permis avec l’organisation de ces journées portes ouvertes, se réjouit la première secrétaire générale adjointe du gouvernement qui a lancé officiellement les manifestations. Pour Clémentine Agbomadokan, les archives nationales doivent être accessibles aux citoyens car elles sont le témoignage de notre existence et celles de tous ceux qui, témoins ou acteurs, ont contribué, contribuent et contribueront à la construction de la communauté nationale. Leur mise en valeur apparaît donc comme un enjeu fondamental, insiste Clémentine Agbomadokan qui a pour cela invité le public à venir massivement découvrir la richesse des archives nationales dans les domaines les plus variés comme l’histoire, la politique, l’administration territoriale, la religion et l’éducation?
Culture 21 déc. 2015

La FIFA ne souhaite pas voir le Comité de normalisation (Conor) du football au Bénin dont elle a nommé les membres, le 9 novembre dernier, vivre la même odyssée que ceux du Togo et, jusqu’à un passé récent du Cameroun, avant le dénouement intervenu. L’instance faîtière du football mondial a procédé à un réaménagement de l’équipe du comité, vendredi 18 décembre dernier, après ses mises en garde, suite aux incidents qui ont empêché la tenue de la réunion hebdomadaire des membres dudit comité le mercredi 9 décembre dernier.
Depuis vendredi 18 décembre dernier, Médard Sèssinou et Laurent Houngnibo ne font plus partie du Comité de normalisation du football au Bénin (Conor). Après avoir été nommés comme membres, lundi 9 novembre dernier, ils en ont été éjectés pour trouble au sein du comité par la FIFA, laquelle tient au respect du délai du 30 avril 2016 accordé au comité présidé par Rafiou Paraïso, ainsi qu’à l’accomplissement sans faille des tâches qu’elle lui a assignées. Malgré la délicatesse du dossier qu’elle lui a confié, l’instance n’enttend pas le voir s’enliser et ne pas réussir dans sa mission de relance du football béninois.
En effet, chaque fois qu’elle est informée des difficultés auxquelles le président Rafiou Paraïso et les membres de son comité sont confrontés, la FIFA s’est employée à parer rapidement au plus pressé. Aussitôt les incidents qui n’ont pas permis au Conor d’organiser sa réunion hebdomadaire du mercredi 9 décembre dernier, portés à sa connaissance, elle n’a pas hésité à donner carte blanche à Me Rafiou Paraïso. Elle l’avait instruit de prendre ses responsabilités en tant que président du comité. C’était déjà le cas, au moment où la collaboration entre l’ancien secrétaire général de la Fédération béninoise de football, Bruno Dossou et le même président, s’est avéré peu saine et franche.
Sa mission étant connue et les grandes orientations pour l’atteindre ayant été définies, il n’est pas question, à en croire la FIFA, que le Conor devienne une tribune au sein de laquelle chacun de ses membres vienne plutôt défendre la position de son camp au détriment des intérêts supérieurs du football béninois. Pour les avoir nommés, c’est d’elle que relève, jusqu’à nouvel ordre, leurs pouvoirs. Elle a donc mis sa menace d’exclure, s’il le faut, certains membres qui ne travailleront pas dans ce sens. Ce qui constitue un avertissement pour les autres encore en poste¦

Pour pouvoir participer à l’examen du Baccalauréat, session unique de juin 2016, les établissements privés, publics et les candidats libres ont désormais 45 jours pour constituer et déposer les dossiers d’inscription en rapport avec les nouvelles dispositions. C’est ce qu’a annoncé, jeudi 17 décembre, le directeur de l’Office du Baccalauréat, le professeur Alphonse da Silva au cours d’un point de presse qu’il a tenu dans les locaux de l’Office à Cotonou.
Le professeur Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat lance l’ouverture officielle du dépôt des dossiers relatif à l’inscription des candidats à l’examen du Baccalauréat, session unique de juin 2016 tout en fixant la liste des pièces constitutives. Ce lancement s’inscrit dans le cadre du dynamisme de faire de l’examen du Baccalauréat, un instrument éducatif fiable en accord avec le respect des textes, des décisions issues des différents forums sur l’éducation et l’harmonisation des dispositions requises dans l’espace UEMOA,
«Aujourd’hui, c’est le premier jour du démarrage de l’inscription à l’examen du Baccalauréat, session unique de juin 2016 et elle va durer jusqu’au 29 janvier 2016», a déclaré le directeur de l’Office du Baccalauréat. «C’est avec beaucoup de joie, a-t-il poursuivi, que je lance ce début de saison et je pense qu’elle va être moissonneuse au-delà, je compte sur le travail que les enseignants ont abattu sur le terrain avec les élèves notamment ceux de la terminale», indique-t-il.
Selon Alphonse da Silva, les réformes enclenchées l’année dernière et qui ont permis à l’office de gagner 10 points après les résultats de 2014 seront poursuivies afin de faire en sorte que l’examen de Baccalauréat puisse connaître un taux de réussite supérieur. L’application des textes notamment en ce qui concerne les candidats libres au cours de la session de juin 2015 où, il leur a été exigé le relevé de note du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) sera également étendue aux candidats officiels. Pour ce faire, les candidats ayant échoué l’année passée, devraient cette année, en plus du relevé de notes du BEPC, ajouter celui du Baccalauréat.
Par ces nouvelles dispositions, l’Office du Baccalauréat entend par une sensibilisation active et progressive permettre aux candidats et chefs d’établissements, de participer à l’application réelle des textes en vigueur afin de faire en sorte que les candidats qui vont à l’examen du Baccalauréat soient ceux qui y sont préparés et aptes à y être.
Par ailleurs une étude minutieuse sera faite des dossiers des candidats qui ont moins de 17 ans afin de s’assurer de l’authenticité de leurs actes?

La 4e édition du Programme de cours accéléré (PCA) a été officiellement lancée jeudi 17 décembre à Bopa dans le département du Mono. Elle offre de nouvelles chances aux enfants non scolarisés et déscolarisés de goûter à l’éducation formelle.
Si le Programme de cours accéléré (PCA) n’avait pas existé, il fallait à tout prix le rendre disponible pour sortir les enfants déscolarisés et non scolarisés de l’ignorance. L’Unicef, le gouvernement béninois et la plupart des communes du Bénin l’ont compris et se donnent la main pour le rendre dynamique et pérenne. En témoigne le lancement hier de la 4e édition dudit programme à Bopa. Depuis sa première édition en 2012, que d’adolescents ont été touchés et que de performances le Bénin a enregistré !
Résultats importants
«La création du PCA résout un problème éducatif et social car des adolescents livrés à eux-mêmes et n’ayant aucune perspective d’avenir basculent dans la catégorie des personnes vulnérables», explique la représentante résidente adjointe de l’Unicef au Bénin, Isabelle Bardem. Au nombre des résultats importants, elle souligne la mise à disposition des documents stratégiques et outils pédagogiques nécessaires à la mise en œuvre du programme. Les exploits s’apprécient également au regard de la forte demande sociale enregistrée. La qualité des enseignants et apprentissages constitue un défi du système éducatif béninois, avec seulement 29% des élèves du CM2 ayant un niveau acceptable de maîtrise du français et des mathématiques. Dans ce cas, relève la représentante résidente adjointe de l’Unicef, le PCA «constitue un cas de déviance positive», au regard du taux de succès encourageant à l’examen du Certificat d’études primaires (CEP), session de juin 2015. «Sur les 249 candidats ayant effectivement composé, 195 sont admis, soit un taux de réussite de 78,31%», a-t-elle apprécié.
Avec l’ouverture de 40 nouveaux PCA au titre de la rentrée scolaire 2015-2016, le programme couvre actuellement 47 communes qui totalisent 96 centres avec un effectif d’environ 9000 apprenants dont plus de la moitié est constituée de filles, encadrés par plus de 200 enseignants, a-t-elle salué.
En termes de performances, il convient aussi de souligner la satisfaction des besoins des apprenants qui ont décerné, à travers la voix de leur porte-parole, Georgine Sènou, un satisfecit total à l’Unicef, pour leur avoir donné une nouvelle chance de réussite dans la vie.
Bonnes perspectives pour l’éducation
Au-delà de ces retombées, le PCA augure d’un lendemain rassurant en faveur de l’éducation au Bénin. Son appropriation par les communes est une réalité manifeste. Aujourd’hui, souligne Isabelle Bardem, sept conseils communaux payent les salaires des animateurs, avec comme pionnière la commune de Djougou. Neuf autres communes s’alignent déjà, informe-t-elle.
Mieux, le programme de cours accélérés de cette année a enregistré vingt nouvelles communes adhérentes. Sur place, à la berge du lac Ahémé à Bopa, les documents officialisant ce partenariat ont été signés par les trois parties prenantes, à savoir l’Unicef, le gouvernement représenté par le ministre des Enseignements maternel et primaire et les communes adhérentes.
Pour le maire de Bopa, Frédéric Dandévèhoun, représentant des communes bénéficiaires, l’objectif de ce programme est une déclinaison des objectifs de développement durable qui prône l’éducation pour tous. Son sentiment fera l’unanimité des autorités qui y voient une chance inouïe pour les bénéficiaires sauvés de certains fléaux sociaux, tels que les mariages forcés et précoces, le travail forcé, l’exploitation et autres abus.
Le représentant de la coordination des Associations des parents d’élèves de la localité, Alphonse Kpanou et celui du collectif des artisans, Modeste Hadonou, estiment que le PCA est venu combler tant soit peu le vide créé par la gratuité de l’enseignement maternel et primaire. Toutefois, le premier exhorte le gouvernement à créer les conditions favorables aux animateurs. Lesquels se résument au recrutement d’enseignants, à leur appui en matériels didactiques et en vivres en vue de la réussite du programme.
Eléonore Yayi Ladékan, ministre des Enseignements maternel et primaire est bien consciente des défis à relever. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour la pérennisation du PCA», s’est-elle engagée au nom du gouvernement. Elle exhorte les apprenants à profiter au mieux de cette opportunité pour assurer une bonne relève?

L’honorable Eric Houndété se fait l’avocat des menuisiers, artisans et industriels locaux dans leurs difficultés à s’approvisionner en bois, leurs matières premières. Il a déposé à cet effet mardi 15 décembre, une question écrite au gouvernement pour qu’il clarifie la situation liée à l’indisponibilité et à l’inaccessibilité du bois au Bénin.
Depuis plusieurs années, le Bénin est victime de nombreux scandales liés à l'exploitation abusive des ressources forestières. Des centaines d'arbres sont décimés en violation des normes en vigueur et des centaines de milliers de madriers seraient irrégulièrement exportés alors que les besoins des transformateurs locaux demeurent largement non satisfaits. En effet, l'accessibilité de la matière première par les menuisiers et les artisans serait très difficile. La précarité de leur travail s'explique par la rareté et à la cherté du bois. De ce fait, ils peinent à satisfaire leurs clients essentiellement constitués des ménages qui en subissent également les conséquences. Nombre d'entre ces artisans sont contraints d'abandonner le métier. Par ailleurs, l'indisponibilité du bois affecte également les industries installées au Bénin telles que Iroko Bénin et ATC industrie de Bois. En effet, suite à la visite de la délégation parlementaire dans l'une de ces usines notamment ATC Industrie de Bois SA le 25 novembre 2015, de nombreux constats ont été faits au nombre desquels: l'impossibilité d'exportation des produits finis de la société vers l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique par manque de matière première; la difficulté d'obtention des financements due aux exigences des banques qui exigent une garantie d'approvisionnement d'une moyenne de 5 ans;l'insuffisance des attributions annuelles obtenues de l'Office national du bois par rapport à la capacité annuelle minimum de production qui est de 7 000 m3 etc. Les mêmes constats ont été enregistrés à Iroko Bénin. Pour finir, notons que le gouvernement béninois a retenu de nombreuses mesures soutenant la mise en œuvre globale de sa politique économique pour la période 2012-2016, au nombre desquelles l’orientation de la consommation publique prioritairement vers les biens produits localement. En nous référant aux débats d'orientation budgétaire, les meubles acquis par l'administration doivent essentiellement provenir des ateliers de menuiserie-ébénisterie et usines locaux. Aujourd'hui, soit trois ans après la prise de cette mesure, force est de constater que l'administration publique demeure largement fournie en meubles importés, la raison principale de cet échec étant entre autres l'indisponibilité du bois au Bénin. En référence aux dispositions de l'article 111 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, le gouvernement est prié de communiquer à la représentation nationale, les réponses aux préoccupations ci-après:
1- Comment le gouvernement justifie-t-il l'indisponibilité et l'inaccessibilité au bois par les transformateurs locaux alors que de nombreux madriers sont régulièrement convoyés vers l'extérieur?
2- Quelle est la politique de commercialisation actuelle du bois par l'ONAB?
3- Produire le point de la production et de la commercialisation du bois par l'ONAB.
4- Quel est le contenu du document stratégique appelé "politique forestière nationale"? En fournir copie à la Représentation nationale. Quelles sont les dispositions prises pour en assurer la mise en œuvre?
5- Les sociétés ATC industrie de Bois et Iroko Bénin envisagent chacune la mise sur pied d'un projet pour pérenniser les métiers du bois à travers la construction d'un centre de formation des jeunes sur le site de leur usine. Quelles sont les mesures prises par le gouvernement pour accompagner ces projets?
6- Quelles sont les raisons justifiant la non signature d'une convention d'approvisionnement entre l'ONAB et ces industries, alors qu'elles prennent l'engagement de financer le reboisement à concurrence de deux pieds de bois pour un coupé?
7- Il nous est revenu que le Gouvernement n'entretiendrait aucune relation formelle avec l'association des menuisiers-ébénistes du Bénin. Quelles sont les dispositions prises par le Gouvernement pour garantir aux menuisiers et aux artisans locaux la disponibilité et l'accessibilité au bois?
8- Quelles sont les mesures fiscales incitatives permettant aux producteurs locaux d’entrer en compétition face aux producteurs étrangers? Quelles sont les dispositions prises pour obliger les administrations à respecter cette mesure ?
Fait à Porto-Novo, le 10 décembre 2015
Eric Houndété
Actualités 16 déc. 2015

Le troisième match de la 2e édition du tournoi inter médias 2015 a opposé l’ONIP Sport de l’Office national d’imprimerie et de presse au Nagra FC de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB), vendredi 11 décembre dernier. Au terme du match, les poulains de l’entraîneur Sabin Loumèdjinou ont été éliminés après avoir été battus (1-0).
15h15 sur le terrain d’entraînement des Requins- FC de l’Atlantique au stade de l’Amitié-Mathieu Kérékou. L’arbitre donne le coup d’envoi. L’équipe de l’Office national d’imprimerie et de presse (ONIP) habillée en jaune, développe, dès les premières minutes, un bon jeu en obligeant les joueurs de Nagra FC à courir derrière le ballon sur le terrain. Elle met la pression sur la défense adverse sans pour autant trouver la faille. Ses supporteurs, avec des vouvouzélas, apprécient le bon spectacle. Mais contre le cours du jeu, à la 13e minute, Nagra FC ouvre la marque. Loin d’accuser le coup, après avoir été surpris par leurs adversaires, les coéquipiers de Sylvain Djossou reprennent le jeu à leur profit. Mais leur domination restera stérile puisque la mi-temps surviendra sur le score de 1 à 0.
A la reprise, les jaunes repartent à l’assaut des buts adverses afin de refaire leur retard. Sabin Loumèdjinou procède à quelques changements, en faisant entrer à la 50e minute le tireur d’élite, Eric Tchogbo. L’ONIP Sport se réorganise, mais ce sera peine perdue. Malgré l’imperméabilité par moments de sa défense, le gardien de Nagra FC n’a laissé la moindre chance aux jaunes de revenir aux scores. L’arbitre siffle la fin du match sur le score de un but à zéro (1-0). C’est ainsi que l’ONIP Sport est éliminé de la compétition après une bonne prestation.
«Nous avons développé un bon jeu mais la chance n’a pas été de notre côté», indique le capitaine de l’ONIP Sport, Sylvain Djossou en félicitant ses coéquipiers. Celui de Nagra FC, Rodrigue Fumey, n’a pas manqué d’apprécier le niveau de jeu des joueurs de l’Office national d’imprimerie et de presse. Il a témoigné de la bonne prestation de ces derniers, l’exploit que son équipe vient de réaliser. L’entraîneur de l’ONIP Sport, Sabin Loumèdjinon dit être satisfait de la prestation de son équipe. Pour lui, ils ont fait un bon match ¦