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Propos recueillis par Paul AMOUSSOU, depuis Beijing
Groupe international de médias, StarTimes est spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication. Il se distingue par son savoir-faire en matière de télévision numérique terrestre et satellitaire. David Courbe, responsable du département Marketing et Relations publiques de cette entreprise implantée dans une trentaine de pays africains, l’un des fleurons du secteur privé de la Chine, s’est prêté à nos questions. Il éclaire sur la vocation de StarTimes, les transformations édifiantes à mettre à l’actif de cette structure qui ne manque pas de valeurs sociales, et dont le slogan instructif est : ‘’Profitez de la vie numérique’’.
La Nation : Quels sont les domaines d’intervention de StarTimes ?
David Courbe : StarTimes est un opérateur de télévision numérique. Nous proposons des services de Tnt, de télévision par satellite et de streaming Internet dans près de 40 pays africains.
Dans le domaine de numérisation de la télévision, quelles sont vos offres ? Et quelles sont vos interventions en Afrique ?
StarTimes est le partenaire privilégié des gouvernements africains dans la transition de l’analogique vers le numérique du secteur de la télévision. La transition est un processus complexe et demandeur aux niveaux technologique, humain et financier. Ce pourquoi beaucoup de pays africains peinent à la compléter. Mais bien réalisé, le passage au numérique peut apporter des ressources supplémentaires à l’Etat, dynamiser le secteur de la télévision et accroître l’offre de programmes pour les populations. StarTimes offre une gamme de services complets, ce qui donne une grande flexibilité aux gouvernements pour réaliser une transition vers le numérique respectant les spécificités propres à leur pays.
Au Burundi, StarTimes a complété l’installation des infrastructures de Tnt et s’apprête à lancer une coentreprise avec la télévision nationale pour exploiter le réseau de Tnt. Il en va de même au Mozambique et en Zambie notamment.
De tous, lequel peut-on retenir comme domaine de prédilection ?
StarTimes a créé une quarantaine de chaînes, en plus des chaînes internationales et locales qui composent sa plate-forme. Et l’une de nos priorités aujourd’hui est d’accroître notre offre de programmes locaux ou en langue locale. Car nos abonnés veulent pouvoir regarder des programmes proches d’eux au niveau linguistique ou culturel. Nous avons monté à Pékin un centre de traduction qui double chaque année 1000 heures de programmes en français mais aussi en langues africaines telles que le swahili, le haoussa ou le yoruba. Nous proposons également des compétitions internationales de football telles que la Ligue Europa commentées en twi et en lingala. Ce qui n’existait pas avant. En parallèle, nous multiplions les productions africaines locales d’émissions de divertissement mais aussi de séries télévisées, qui rencontrent un très bon accueil chez nos abonnés.
Depuis 1988, année de la fondation de Star Times par PangXinxing, quelles sont les transformations édifiantes à mettre à l’actif de cette structure ?
Quand StarTimes a commencé à prospecter le marché africain en 2002, une chose nous a frappés. C’est que dans la plupart des pays d’Afrique, il n’existait qu’un seul opérateur de télévision payante, dont les tarifs étaient prohibitifs et accessibles aux seules classes supérieures. L’abonnement coûtait en moyenne 50 dollars par mois ! StarTimes a commencé à opérer en Afrique en 2008 avec une vision, «permettre à chaque famille africaine d’accéder à la télévision numérique et d’en jouir ». Nous veillons à proposer des services à des tarifs abordables pour les familles les plus modestes. Cela a poussé nos concurrents à revoir leurs prix à la baisse. Et aujourd’hui, en payant seulement 3 à 5 dollars par mois, n’importe quel foyer peut accéder aux bouquets de télévision numérique. C’est, je crois, notre principale contribution, avoir fait chuter les tarifs de la télévision payante et offert une alternative aux populations africaines.
Quelles sont les valeurs promues par StarTimes ? StarTimes s’illustre également par son investissement dans le social. Pourquoi et quelles sont les actions phares en la matière ?
StarTimes est une entreprise familiale qui souhaite généraliser la télévision numérique en Afrique. Cette identité est l’une des clés de notre succès. StarTimes compte aujourd’hui 25 millions d’utilisateurs dans plus de 30 pays d’Afrique. Et cet accès à ces millions de foyers, nous le mettons à disposition d’œuvres sociales, un domaine que nous prenons très à cœur. StarTimes est le partenaire de l’OnuSida, dont nous diffusons les messages de sensibilisation au Vih/Sida dans toute l’Afrique. En 2018, nous avons signé un accord avec Sos Villages d’enfants, avec qui, nous coopérons dans le domaine de l’autonomisation des jeunes. Et nous venons, le mois dernier, d’officialiser un partenariat avec l’Ong WildAid pour œuvrer à la protection de la faune africaine. D’autres projets devraient bientôt voir le jour.
En quoi consiste le projet « Accès à la télévision satellite pour 10 000 villages africains»? Le Bénin est-il concerné ? Sinon, le sera-t-il prochainement ?
En 2015, lors du sommet sino-africain du Focac, le président chinois Xi Jinping a annoncé que la Chine allait lancer le projet « Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains» afin de réduire la « fracture numérique », entre les personnes ayant accès à Internet et aux Tic, et les autres. Ce projet de coopération sino-africaine, que StarTimes met en œuvre, équipe des villages de plus de 20 pays d’Afrique de la télévision numérique. Dans chacun des 10 112 villages sélectionnés, des projecteurs et téléviseurs sont installés dans des espaces publics tels que les écoles. Ils sont équipés de système d’alimentation solaire pour que les villageois puissent profiter en permanence de quelque 20 chaînes gratuites. Des décodeurs sont également distribués aux familles du village. Au Bénin, ce projet, qui concerne 200 villages de tout le pays, est en cours de finalisation. StarTimes a également formé 440 techniciens béninois pour sa maintenance sur le long terme.
Quelles sont les perspectives à court et moyen termes de StarTimes ?
StarTimes a officiellement lancé l’an dernier son service de streaming StarTimes ON. C’est une application mobile qui permet de regarder via Internet la télévision en direct et des programmes à la demande. L’application compte déjà plus de 14 millions d’utilisateurs sur tout le continent. C’est un véritable succès. Ce type d’usage est amené à se développer en Afrique au fur et à mesure que les tarifs de la data mobile deviennent plus abordables, en particulier chez les jeunes. StarTimes entend accompagner cette transformation en proposant ce service innovant et économique adapté à un public africain?

L’« Eco » est le nom de la monnaie unique qui sera en circulation en Afrique de l’Ouest, théoriquement dès 2020. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao ont formellement adopté cette appellation à la faveur de leur cinquante-cinquième conférence, tenue samedi 29 juin dernier à Abuja au Nigeria. En attendant le symbole de la devise commune, les dirigeants de la zone réaffirment ainsi leur volonté d’œuvrer à la mise en place d’une union monétaire viable au profit de ses 350 millions d’habitants.
Ils se sont prononcés sur les propositions faites par les ministres des Finances des quinze pays concernés et les gouverneurs des Banques centrales lors de leur réunion des 17 et 18 juin derniers à Abidjan en Côte d’Ivoire. La banque centrale sera de type « fédéral » et le système de change « flexible », avec la maîtrise de l’inflation globale comme déterminant la politique monétaire, comme suggéré par les experts. L’approche « graduée » est retenue pour l’adoption de la monnaie unique, à commencer par les pays qui remplissent les critères de convergence macroéconomique, quitte à se faire rejoindre par les autres.
En effet, la complémentarité des économies dans cette zone n’est pas encore acquise. La plupart des pays sont en relation d’affaires beaucoup plus avec les pays occidentaux, notamment leurs anciens colonisateurs, et ceux d’Asie, qu’entre eux. Les pays devraient transmettre à la Commission de la Cedeao leurs programmes pluriannuels de convergence pour la période 2020-2024, avant le 29 octobre prochain, pour favoriser la tenue de l’échéance.
De même, la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes et le déficit des balances commerciales pesant sur l’économie de certains pays demeurent globalement des goulots d’étranglement à lever pour permettre la mise en œuvre du Programme de coopération monétaire de la Cedeao (Pcmc) et la construction d’un espace de prospérité et de solidarité. Toutes choses qui laissent planer le doute sur l’entrée en vigueur de l’Eco dès l’année prochaine comme annoncé.
C. U. P.

La notation B+ stable attribuée en décembre au Bénin est confirmée fin juin dernier par l’Agence internationale de notation financière « Standard & Poor's ». Selon un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances en date du 28 juin dernier, l’agence américaine « maintient ainsi le Bénin en seconde position parmi les pays africains, au même niveau que le Sénégal et le Kenya ».
A travers cette évaluation, la première des deux revues de la notation prévues en 2019, le Bénin confirme son rang dans le peloton de tête des pays les mieux notés et les plus stables en Afrique. C’est le résultat des réformes engagées par le gouvernement et qui se soldent par une amélioration sensible du climat des affaires et l’attractivité de la destination Bénin pour les investisseurs étrangers.
Selon Standard & Poor's, cette dynamique devrait être maintenue sur la période 2019-2022 avec une croissance moyenne du produit intérieur brut (Pib) de 6,5 % et une maîtrise progressive du déficit budgétaire (établi à 3,9 % du Pib contre 4,7 % initialement prévu en 2018). Elle est soutenue par un accroissement des recettes publiques impulsé par la modernisation de l’administration fiscale et des douanes, la modernisation du Port de Cotonou et les performances agricoles.
Une augmentation des exportations est envisagée, grâce aux gains de productivité dans les filières coton, céréales et autres.
Pour ce qui est de la dette publique, l’agence annonce une tendance baissière avec un niveau largement en dessous du plafond communautaire de la zone Uemoa qui est de 70 % du Pib.
Le Bénin s’est résolument engagé dans la voie du respect des principaux standards internationaux en mettant en place des mécanismes et outils appropriés. Entre autres, le pays a fait un bond de 39 positions entre 2016 et 2018 en passant de la 115e à la 76e place au plan mondial pour l’Indice de performance de la logistique (Lpi) de la Banque mondiale et amélioré sa réglementation des affaires selon le classement de Doing Business 2018. A cela s’ajoute le satisfecit du Fonds monétaire international (Fmi) qui, le 21 juin dernier au terme de la quatrième revue de l’accord en faveur du Bénin au titre de la Facilité élargie de crédit, a approuvé un nouveau décaissement de 22,1 millions de dollars au profit du pays.
Claude Urbain PLAGBETO

La situation des réfugiés dans le monde ne saurait laisser les Etats et les différentes organisations qui interviennent dans la défense des droits de l’homme. C’est pour peindre l’environnement de toutes ces personnes en situation difficile et susciter des réflexions profondes à ce sujet, que Amnesty International Bénin a organisé jeudi 27 juin à l’Infosec, un atelier d’échanges.
Réfléchir à apporter secours et assistance dans des conditions optimales aux demandeurs d’asile et réfugiés atteints dans leur dignité. C’est à cet impératif que Amnesty International Bénin a convié les différentes organisations et structures intervenant dans la défense des droits de l’homme en général et plus particulièrement ceux des personnes vulnérables. Au cours de ce séminaire, les participants ont échangé d’une part sur les points et les stratégies de plaidoyer afin de permettre un meilleur leadership de l’Etat et d’autre part sur les mécanismes possibles pour que les organisations de la société civile présentes intègrent les cibles dans leurs planifications et programmes.
Ouvrant les échanges, le directeur de Amnesty International Bénin, Fidèle Marcos Kikan, a déploré le nombre croissant des réfugiés chaque année. «Depuis quelques années, nous traversons la pire des crises migratoires que l’humanité ait jamais connues. Les chiffres officiels, en l’occurrence ceux des Nations Unies, parlent de 70 millions. Mais ça ne prend pas en compte les 4 millions de réfugiés vénézuéliens ; ça ne prend pas en compte tous les mouvements de personnes qu'on observe au jour le jour, dans les différents déserts. Dans tous les cas, nous avons officiellement tout au moins 70 millions de personnes qui sont minées par ce fléau des temps modernes qui est politique, qui est social mais qui est aussi naturel, parfois dû aux catastrophes naturelles », fait-il observer. Faisant allusion à la situation au Bénin, il précise: « Les chiffres du Bénin ne sont pas si alarmants mais peuvent nous interpeller. On parle depuis quelques années de 1500– 1600». Même si des défis restent à relever, le directeur de Amnesty International Bénin reconnaît les efforts notables engagés pour améliorer la situation des réfugiés. Il met en exergue dans ce sens, la mise en place de la Commission nationale chargée des réfugiés, l’ordonnance 75 qui, dans son article 6, a prévu que les réfugiés et les demandeurs d’asile jouissent du même droit que les citoyens béninois et devraient donc être insérés dans le tissu social…« Mais jusqu’à aujourd’hui, alors que la procédure de demande d’asile peut durer six à douze mois, nous avons du mal à les insérer dans la vie socioprofessionnelle, alors que 30% d’enfants ou 44% de femmes sont en attente de leur statut de réfugiés ou même ont acquis le statut de réfugiés», va-t-il déplorer. Pour lui, cela devrait sonner comme un défi, un challenge pour les acteurs de la société civile, défenseurs des droits de l’homme. « Comment est-ce-que nous, nous travaillons pour finalement laisser 30% d’enfants, 44% de femmes au bord des routes ? C’est le sens de cette réunion. Nous devons penser à comment encourager ensemble l’Etat béninois qui est déjà sur une bonne trajectoire. Mais, pendant que nous demandons à l’Etat d’accomplir son devoir régalien de protection des personnes, comment est-ce que nous-mêmes, dans nos programmes, dans nos actions avec nos partenaires, nous pouvons prendre en charge une partie, ne serait-ce qu’infime, de ces personnes », interpelle-t-il pour inviter à la réflexion et à l’action.
Un environnement réceptif au Bénin
L’environnement institutionnel et juridique des réfugiés au niveau international est marqué par le nombre croissant de personnes sans protection de leur Etat et une protection internationale sous tension dû aux réticences des Etats. C’est ce qu’a laissé entendre le président de l’Ong Migration et Développement Ici et Là-bas, Fernand Azonnanon dans sa communication intitulée: « Généralités sur les demandeurs d’asile et les réfugiés :contexte et défis aux niveaux international, régional et national ». Il y aborde la protection internationale des réfugiés ; les principaux droits qui leur sont reconnus en vertu de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés ; les conditions réelles et parfois déplorables des demandeurs d’asile et des réfugiés ainsi que le contexte général de gestion de ce phénomène, de la détermination du statut de réfugié à la cessation du statut de réfugié. Au plan national, le communicateur salue le caractère réceptif de l’environnement légal et politique au Bénin. Il va citer à titre d'exemples, l’existence d’une structure administrative de protection des réfugiés, les partenariats et les programmes de développement à l’interne, la facilitation des procédures (la procédure dure au plus six mois, notamment trois mois en première instance au niveau du comité d’éligibilité et trois mois en deuxième instance en cas de recours). « Il y a eu beaucoup d’efforts au niveau législatif… Le comité d’éligibilité fait un travail très sérieux depuis la fin des années 80. Il est rare d’entendre que le Bénin a rejeté des demandeurs d’asile en situation réelle de difficulté », soutient le président de l’Ong Migration et Développement Ici et Là-bas, Fernand Azonnanon. Il souligne aussi que toute personne qui bénéficie du statut de réfugié au Bénin bénéficie de tous les avantages reconnus par la loi aux réfugiés. Néanmoins, il reste à faire aussi bien au niveau national qu’international. Le communicateur évoque au niveau national la nécessité de renforcement des capacités des acteurs à travers l’amélioration du système de gestion des demandes d’asile, une meilleure surveillance… et au plan international, l’impératif de la solidarité internationale, la nécessité de travailler pour une migration sûre, ordonnée et régulière, le besoin d’harmonisation et d’application des lois…

Lors de leur deuxième sortie à la phase finale de la 32e édition de la Can Total, Egypte 2019, samedi 29 juin dernier à Ismaïlia Stadium, face aux Djurtus de la Guinée-Bissau, les Ecureuils du Bénin avaient pourtant à cœur de remporter les 3 points de la victoire, quitte à envisager avec sérénité la qualification pour les huitièmes. Mais, contraints au partage des points (0-0), ils auront à nourrir de profonds regrets pour avoir laissé filer leur chance.
S’il y a un adversaire bien à la portée des Ecureuils dans leur groupe considéré comme l’un des plus relevés de la compétition, ce sont les Djurtus de la Guinée-Bissau. Mais face à eux, samedi 29 juin dernier, à Ismaïlia, les poulains de Michel Dussuyer ont livré un match qui leur a paru plus difficile que prévu. A défaut d’une victoire qui leur aurait davantage ouvert les portes de la qualification pour les huitièmes de finale, ils se sont contentés d’un match nul (0-0). Et pourtant, avec le nul (0-0) qui a sanctionné le match entre leurs autres adversaires du Groupe F, les Lions indomptables du Cameroun et les Black Stars du Ghana, joué en première heure, ils avaient l’opportunité de soigner davantage leur position au classement. Mais ils se sont heurtés à une résistance de taille de la sélection bissau-guinéenne qui a fait preuve de courage et de volonté.
Non seulement l’échéance de leur première qualification au tour suivant à une phase finale de la Can risque d’être retardée, mais ils vont également continuer à courir derrière leur première victoire. Grande aura donc été la désillusion de leurs nombreux supporters. Estimés à plus de 300, ils ont tellement cru que Stéphane Sességnon et ses coéquipiers allaient faire d’une bouchée les Djurtus ou Lycaons de la Guinée-Bissau.
En dehors du coup franc de Stéphane Séssegnon à la 75e min et qui a vu la reprise de Steve Mounier repoussée par la barre transversale du gardien de but de la sélection adverse, il n’y a rien eu d’intéressant à se mettre sous la dent. De même, si ce n’est pas à la fin, à aucun moment, les Ecureuils n’auront donné l’impression de mettre du rythme dans le jeu. Effectuant son retour, après une suspension, Stéphane Sességnon a été l’ombre de lui-même. Comme lui, Mickaël Poté a également été transparent à l’image de toute l’équipe qui est apparue méconnaissable et peu convaincante sur les plans tactique et technique. Le jeu qu’ils ont développé aura tellement été affligeant et insipide.
En effet, face à Candé Mamadu, Jonas Mendes, Braima Candé, Marcelo Amado Djalo, Gomes Pele, Mama Baldé, Piqueti Brito Silva et leurs coéquipiers, les Ecureuils ont peu tranché. Il y a eu peu d'occasions, peu d'engagement et peu d'envie de leur part.
Au coup de sifflet final, Michel Dussuyer ne pouvait que se gratter la tête en signe de dépit. Sur les visages de ses poulains, se lisait la tristesse. A présent, ils ne sont plus maîtres de leur destin. Reste à voir dans quel état d’esprit, ils se présenteront devant les Lions indomptables du Cameroun demain, mardi 2 juillet. Ce sera à l’occasion de leur 3e sortie dans la compétition.
En effet, ce résultat ne les arrange pas. Deuxième et à égalité avec le Ghana, le Bénin devra désormais aller chercher sa qualification lors de son dernier match contre le Cameroun, champion en titre et premier du groupe F.
Ainsi, après avoir agréablement surpris au premier match, l’équipe nationale est vite retombée dans ses travers.
Par Maurille GNASSOUNOU depuis Ismaïlia

Contrairement aux rumeurs, aucun rapport spécial n’a été présenté sur la situation politique au Bénin lors de la 55e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest tenue, samedi 29 juin dernier, à Abuja au Nigeria et à laquelle a pris part le président Patrice Talon.
Le chef de l’Etat, Patrice Talon a participé samedi dernier, à l’instar de ses pairs de la sous région ouest-africaine, à la 55e session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao. Un sommet ordinaire, statutaire qui a connu la participation de la quasi-totalité des chefs d’Etat, à l’exception de ceux du Sénégal et du Cap-Vert représentés. Loin d’être une rencontre dédiée à la situation politique au Bénin, comme l’ont agité certains, ces assises, selon le ministre Aurélien Agbénonci, ont été consacrées à la situation politique en Guinée Bissau, à la monnaie unique de la Cedeao, aux questions liées au mariage des enfants. Il a été aussi question d’un huis clos pour réfléchir et s’entendre sur la désignation du prochain président en exercice de la communauté. S’agissant du Bénin, il y a eu, outre les rapports consacrés aux divers points évoqués, un rapport sur la Task Force sur la circulation des biens et des personnes et la liberté d’établissement, de fonctionnement harmonieux des corridors, apprend-on. « Je suis heureux de vous dire que le Bénin a été félicité parce qu’il a été classé premier au nombre des pays qui ont respecté les engagements qui ont été pris par les divers Etats, s’agissant de la libre circulation des biens, des personnes mais aussi en ce qui concerne le dégagement des corridors pour permettre aux citoyens de la Cedeao d’aller et de venir », confie Aurélien Agbénonci.
Qui soulignera que les chefs d’Etat, au cours de leur session à huis clos, se sont penchés sur les sujets de préoccupation qui sont ceux de la Cedeao. « Ce que j’ai retenu en ce qui concerne le Bénin, c’est que j’ai entendu le président Alassane Ouattara saluer l’esprit d’ouverture du président Patrice Talon face à la situation que nous avons connue après les élections législatives ici au Bénin de même que le président du Ghana qui s’est réjoui de ce que la situation se soit améliorée dans notre pays. Le président a profité de son passage à Abuja pour avoir quelques entretiens particuliers avec certains de ses pairs et je crois savoir qu’il y a eu une convergence de points de vue entre lui et ses pairs qu’il a rencontrés », a-t-il déclaré, au salon d’honneur de l’aéroport. Il précisera qu’il s’agit bel et bien d’un sommet ordinaire.
Lever l’équivoque
« Il n’y a pas eu de rapport spécial sur le Bénin », a martelé Aurélien Agbénonci, abordant les préoccupations des journalistes à son point de presse. Bottant en touche les allégations faisant état de la présentation d’un tel rapport sur la situation politique au Bénin, le ministre a relevé que lorsque le président de la Commission spéciale de la Cedeao a fait son rapport politique, il a mentionné qu’à l’occasion des élections législatives, la Cedeao et les Nations Unies ont fait une déclaration qui a été rendu publique et dans laquelle elles appelaient toutes les parties dans le pays à s’entendre pour que ces consultations se déroulent dans de bonnes conditions. « Les autres personnalités qui sont intervenues ont surtout salué l’esprit d’ouverture du chef de l'Etat. En aucun moment, un rapport spécial sur le Bénin n’a été présenté. Ce sont des rumeurs. Je me rappelle que lors du Conseil des ministres, à mon retour, quelqu’un m’a parlé d’un rapport spécial sur le Bénin. Les Béninois savent trouver des solutions à leurs problèmes. Le chef de l’Etat n’a pas fait mystère du fait qu’il ait reçu des notabilités, des têtes couronnées, des cadres des localités où il y a eu des violences et c’est à l’issue de ces échanges que le blocus dont on parlait a été levé. Et l’ancien chef de l’Etat a pu quitter le territoire national. Les Béninois sont capables de se parler et de trouver les voies et moyens d’échanger pour trouver des solutions aux tensions. Nous avons trouvé des solutions à nos problèmes avec des ressources internes », précise-t-il.
Le ministre saisira l’occasion pour dévoiler le nom du prochain président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest. Il s'agit du président nigérien Mahamadou Issoufou.

Après Pahou dans la commune de Ouidah et Bopa, la Sobebra vient de donner une fois encore la preuve de son engagement écocitoyen. Samedi dernier, elle a organisé une opération de reboisement avec la mise en terre de 25 000 plants sur une superficie de dix hectares dans la forêt classée de l’Ouémé supérieur située à Bétérou dans la commune de Tchaourou. Des actions qui, selon son directeur général, Sébastien Yves-Ménager, visent à lutter contre la disparition de nos forêts à un moment où le monde est menacé par la désertification et le réchauffement climatique.
L’action de l’homme sur la nature détruit la vie, décime nos forêts et provoque le réchauffement de la terre. Face à cette situation et consciente de son rôle et de la responsabilité sociale qui lui incombe dans le bien-être des populations, l’entreprise N° 1 de l’agroalimentaire au Bénin, la Sobebra, mène des actions de préservation de l’environnement. Ceci pour donner l’alerte afin de prévenir des conséquences de la désertification et du réchauffement climatique.
Elle a, à cet effet, choisi, en plus des actions qu’elle mène déjà dans plusieurs autres domaines, de se faire le pionnier dans le reboisement des forêts béninoises qui disparaissent petit à petit du fait de l’inconséquence de l’homme.
La forêt de l’Ouémé supérieur dans laquelle 25 000 plants ont été mis en terre, samedi 29 juin dernier, est à cheval sur trois communes à savoir Tchaourou, N’dali et Djougou.
Selon Rodolphe Adanzounon, directeur des Relations extérieures de la Sobebra, ces activités de reboisement entreprises depuis quelques semaines se déroulent dans le mois de juin pour commémorer le 1er juin, journée nationale de l’arbre au Bénin.
Le directeur départemental des Eaux et Forêts, Théophile Sounadouwirou, représentant son directeur général, remercie la Sobebra pour avoir initié cette opération dans la forêt classée de l’Ouémé supérieur, qui couvre une superficie de 17 800 hectares et qui est à cheval sur trois communes. Une forêt qui aujourd’hui subit une forte pression due notamment à la coupe incontrôlée du bois, aux feux de brousse et aux activités agricoles. Il invite les responsables de la Sobebra à continuer leur travail de restauration des forêts et qui contribue à la lutte contre la désertification.
Le directeur général de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), Sébastien Yves-Ménager, affirme que ce qui se passe aujourd’hui dans le monde sur le plan climatique inquiète et se demande si notre planète a encore cinquante ou cent ans à vivre. Tellement les effets des changements climatiques se font ressentir et rendent la vie difficile aux êtres humains.
« On observe une population qui ne pense qu’au développement économique, mais pas à la nature, à l’écologie », déplore-t-il, avant de faire observer que nous devons tous payer pour cette absence d’attention et cette nonchalance.
Le directeur général de la Sobebra précise que l’opération de reboisement que mène son entreprise constitue une action forte pour changer la donne. Il invite alors chacun à penser à la préservation de la nature, car à son dire, « nous devons penser à ce qu’ont fait nos ancêtres qui, durant leur vie, ont pensé à la nature en plantant des arbres et posé des actes responsables qui ont contribué à une vie saine ».
Il indique que toutes les industries polluent la nature, mais qu’elles ont, toutes, les moyens d’être vertueuses, les moyens de réduire les risques qui menacent la nature aujourd’hui. La Sobebra, selon lui, ne peut plus arrêter de produire des boissons car les populations en ont besoin, mais il est possible, selon Sébastien Yves-Ménager, de faire quelque chose pour protéger l’environnement.
La Sobebra ne baissera pas les bras et continuera de faire ce qu’elle peut pour le mieux-être des populations béninoises.
Sounon Bouko Bio, maire de la commune de Tchaourou, affirme que les 2/3 des 7256 km² du territoire de sa circonscription administrative sont occupés par des forêts classées et concernent les populations de cinq villages.
Il soutient que la préservation de nos forêts classées au Bénin nécessite la participation de tous les citoyens, et c’est ce que fait, selon lui, la Sobebra pour inciter à une gestion participative des forêts. Le maire de Tchaourou sollicite, par ailleurs, la collaboration de cette entreprise pour l’écoulement du stock de maïs produit par les populations de sa commune, car Tchaourou produit une quantité importante de maïs mais n’arrive pas à le vendre facilement.
Le maire de la commune de Parakou, Charles Toko, invite pour sa part les autres sociétés opérant sur le territoire national à emboîter le pas à la Sobebra en posant des actes concrets en matière de la préservation de l’environnement pour promouvoir l’écocitoyenneté.
Il fait remarquer que le Bénin dispose de plus de 200 sociétés qui ont un chiffre d’affaires d’au moins 50 milliards, et que sauver la nature doit être pour leurs dirigeants une question de responsabilité, car la plus grande richesse du pays, selon lui, c’est la nature.
Il promet de mettre d’ici l’année prochaine 10 hectares de terre à disposition afin que Parakou ait une forêt urbaine. Mieux, il affirme que des actions sont en cours pour faciliter la création d’une forêt dans chaque quartier de sa ville.
Avant la forêt classée de l’Ouémé supérieur, c’est le Collège d’enseignement général de Tourou dans la commune de Parakou qui a bénéficié d’une opération de mise en terre de plants organisée par la Sobebra.

En initiant le projet de reconstitution des actes de naissance (Pran), l’objectif du gouvernement du président Patrice Talon est de dématérialiser totalement l’état civil. Cette opération de reconstitution d’actes de naissance va se dérouler du 2 au 17 juillet prochain. Jean Aholou, président du Comité technique de pilotage/Ravip parle ici ce projet et des conditions à remplir pour bénéficier du Pran.
La Nation : Après le Ravip, un nouveau projet dénommé Pran a vu le jour. Pourquoi le Pran ?
Jean Aholou : Le Pran est le Projet de reconstitution des actes de naissance sans souche. Il n’est pas un nouveau projet, ce n’est qu’une retombée du projet Recensement national à vocation d’identification de la population (Ravip) et du Projet d’enregistrement à titre dérogatoire à l’Etat civil (Pedec).En effet, dans la phase opérationnelle du Pedec, issu du Ravip, il a été constaté que de nombreux citoyens béninois sont exposés aux multiples problèmes liés à la destruction, l’altération, la disparition ou l’inexistence de la souche de leur acte de naissance. Pour mettre fin à ces tracasseries, le Projet de reconstitution des actes de naissance sans souche a été initié par le gouvernement afin de corriger les irrégularités qui entravent la modernisation de l’état civil.
Quel est l’ancrage juridique du Pran et qui peut en être bénéficiaire ?
Parlant d’ancrage juridique, nous avons la loi n° 2018-26 du 03 août 2018 portant autorisation d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil en République du Bénin et le décret n° 2019-072 du 06 mars 2019 modifiant les articles 2,3,4 et 5 du décret n° 2018-471 du 10 octobre 2018 définissant les modalités et le fonctionnement du cadre administratif de réalisation de l’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil et fixant les règles relatives à la dématérialisation des actes. Pour ceux qui peuvent bénéficier du Pran, je dirai que cela concerne toute personne ayant un acte de naissance dont la souche a été détruite, altérée, a disparu ou s’est révélée inexistante.
Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier du Pran et quel est le sort réservé à ceux qui ont perdu leur récépissé du Ravip ?
Pour cette question, je dirai qu’il faut disposer d’au moins d’une copie simple de l’acte de naissance dont la souche a été détruite, altérée, a disparu ou s’est révélée inexistante et avoir son récépissé d’enrôlement au Ravip. Maintenant, pour ce qui concerne ceux qui ont perdu leur récépissé du Ravip, ils ne seront pas pris en compte à l’étape actuelle du projet.
La Nation : A quand le démarrage et la fin de l’opération d’enrôlement des personnes concernées ?
L’opération de reconstitution des actes de naissance sans souche démarre le 2 juillet et prendra fin le 17 juillet prochain. Et toutes les personnes concernées sont invitées à se rendre dans n’importe quel arrondissement situé sur le territoire national et ce, quel que soit le lieu de naissance, pour se faire enrôler. L’autre chose est que lorsqu’un requérant présente un acte présumé sans souche mais dont le numéro se retrouve dans un registre d’état civil avec des informations d’identité autres que celles du requérant, celui-ci est considéré comme une personne sans acte de naissance et traité comme telle. Son enregistrement s’effectue sur la base des données contenues dans l’acte de naissance détenu. Également les personnes concernées mais qui, pour une raison ou une autre ne se sont pas fait enrôler au Ravip, ne peuvent pas être prises en compte à l’étape actuelle du projet.

La représentation diplomatique américaine au Bénin a célébré, jeudi 27 juin dernier, le 243e anniversaire de son indépendance. L’événement coïncide cette année avec le 50e anniversaire de la présence humaine sur la lune. Deux grandes célébrations en une seule et même occasion qui ont par ailleurs permis de présenter l’état des relations entre les Etats-Unis d’Amérique et le Bénin.
Il y a 50 ans, les Américains ont prouvé au monde entier qu’il était possible de réaliser l’impossible. Plus question d’évoquer la présence humaine sur la lune comme une limite, une barrière infranchissable. 193 ans plus tôt, la même nation accédait à son indépendance. Ces deux grands événements, l’ambassade des Etats-Unis au Bénin les a célébré en un, jeudi 27 juin dernier, à Cotonou. Ils sont un thème commun, rappelle à l’entame de la célébration, l’ambassadeur Patricia
Mahoney. « La persévérance, la vision et le courage des personnes qui ont transformé le monde tel que nous le connaissons en un monde que nous avons imaginé », souligne la diplomate. Ces valeurs, elle les attribue à la nation et aux citoyens américains. Un peuple vaillant qui peut aller « au-delà de la compréhension et des capacités ».
C’est aussi sous le même sceau que la nation américaine, de l’avis de Patricia Mahoney, place sa collaboration avec le reste du monde, notamment le Bénin. Pour le compte de cette seule année, cent millions de dollars ont été mobilisés dans le cadre du partenariat entre les deux pays. « Nous collaborons avec le gouvernement et le peuple du Bénin pour un avenir plus prospère, avec des citoyens en meilleure santé et avec des institutions démocratiques fortes et des frontières sûres et pacifiques », indique-t-elle. De manière concrète, expose l’ambassadeur des Etats-Unis, cela représente beaucoup en termes de retombées. C’est ainsi par exemple que la représentation américaine au Bénin, pour aider les mères à ne plus parcourir de longues distances, fait examiner et soigner gratuitement leurs enfants souffrant du paludisme par des relais communautaires proches de leur maison. « Cette possibilité, ajoutée à celles des autres mères montre comment notre collaboration avec le Bénin a aidé à réduire de 23% la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans sur une période de onze ans ».
La vision commune partagée entre les deux nations s’étend également au domaine de l’éducation, poursuit Patricia Mahoney.
Le département de la défense des Etats-Unis a fait bâtir par exemple une école dans le village de Kpakpa Agbagoulè, où les élèves surtout les filles, n’auront plus à marcher sur vingt kilomètres pour avoir accès à l’éducation, se réjouit-elle ensuite. A ces exemples non exhaustifs, elle ajoute l’appui de son pays à l’alimentation des écoliers dans le Borgou et l’Alibori, contribuant ainsi aux progrès de la stratégie nationale « Faim zéro ». Autre matérialisation de la bonne collaboration entre les deux pays, le Millennium challenge account II avec un investissement de 375 millions de dollars destinés prioritairement au secteur de l’énergie et la présence depuis 1978 au Bénin des volontaires du corps de la paix.
Aux Etats-Unis d’Amérique, le Bénin est reconnaissant pour tous ces efforts, fait savoir Hervé Djokpè, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. La qualité des relations entre les deux pays, les valeurs démocratiques, la défense des droits humains constituent autant d’éléments de l’important appui au développement dont bénéficie le Bénin, salue le représentant de la diplomatie béninoise en cette occasion. L’hymne national des deux pays majestueusement exécutés par deux toniques voix féminines à l’entame de la cérémonie et la traditionnelle séance de partage des coupes de champagne à la fin ont aussi ponctué cette cérémonie à laquelle de nombreux invités et des personnalités de divers rangs ont pris part.

Une tradition depuis la quatrième législature, l’investiture du nouveau président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est déroulée ce jeudi 27 juin, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Occasion pour le numéro 1 des députés béninois de dévoiler sa feuille de route pour les quatre prochaines années à la tête du Parlement dont il entend bousculer certaines habitudes.
La huitième législature a officiellement pris son envol avec l’investiture, ce jeudi 27 juin, de son président, Louis Vlavonou. Dans son discours d’investiture, Louis Vlavonou a levé un coin de voile sur ses actions prioritaires pour les quatre prochaines années à la tête du parlement. Lesquelles actions devront lui permettre de bâtir un Parlement de type nouveau. En urgence, il compte doter l’Assemblée nationale d’un code d'éthique afin d’atteindre l’objectif visant à redorer le blason de l’institution parlementaire. «Au plus simple, commençons par la ponctualité, l’utilisation rationnelle du temps, le respect mutuel, la dignité dans tous nos comportements à l’hémicycle comme dans la vie courante, dans notre rôle permanent de représentants du peuple. Travaillons à l’amélioration de l’image du Parlement et des parlementaires », souligne le président de l’Assemblée nationale. Louis Vlavonou dit être convaincu que le respect de l’éthique dans les comportements de tous les parlementaires fera, sans doute, tache d’huile au sein de la classe politique, et même au-delà. C'est l’une des exigences pour le succès de la réforme du système partisan, insiste-t-il. Il compte relancer à cet effet le projet de révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il entend vaincre enfin toutes les résistances pour engager résolument la huitième législature à ouvrir ce nouveau champ d’action. Louis Vlavonou n’épargne pas l’administration parlementaire de ses réformes. Il rêve d’une administration parlementaire respectueuse des normes administratives, débarrassée des considérations clientélistes et soucieuse d’efficacité. J’espère que la restauration des normes administratives dans la gestion du personnel améliorera ses performances, indique-t-il. «Comme vous le constatez, les défis à relever par la présente législature sont nombreux et variés, et notre responsabilité en tant que représentants de la nation est grande. Mais loin de nous laisser aller à un pessimisme, je voudrais vous assurer de ma détermination inébranlable à travailler en symbiose avec toutes les composantes du Parlement pour remplir efficacement le mandat que le peuple a bien voulu nous confier », assure le président de l’Assemblée nationale. Louis Vlavonou dit vouloir compter sur tout le monde, notamment les ressources intérieures et les partenaires techniques et financiers qui ont toujours soutenu l’Assemblée nationale dans la réalisation de ses objectifs. Il invite ses collègues députés à se mettre résolument au travail, à transcender les divergences politiques et à faire preuve de disponibilité pour qu'ensemble ils puissent inscrire la huitième législature en bonne place dans le palmarès du Parlement béninois. « C'est seulement de cette façon que nous apporterons notre contribution au combat quotidien que le peuple tout entier mène pour le développement de notre pays, notre cher Bénin », souligne Louis Vlavonou?
Cap sur l’apaisement de la situation politique
Le président de l’Assemblée nationale n’a pas passé sous silence la tension politique née des législatives d’avril 2019. Outre ses activités constitutionnelles, c’est-à-dire légiférer et contrôler l’action du gouvernement, la huitième législature se doit, estime Louis Vlavonou, d’élargir son champ d’action et d’innover compte tenu de la tension politique nationale. « Nous nous y sommes invité d’autant plus que les électeurs nous ont envoyé des messages que nous ne saurions ignorer. Par-delà les appréciations partisanes qui grossissent ou minimisent tel ou tel aspect de la réalité nationale, il reste que les conditions de déroulement du scrutin législatif imposent des comportements nouveaux et appellent de notre part une recherche constante des conditions de restauration de la confiance », analyse le président de l’Assemblée nationale. Selon lui, la confiance mutuelle entre les populations a été ébranlée par des incompréhensions dont la persistance pourrait nuire à la cohésion sociale et à l’unité nationale. « Pour diverses raisons, des forces politiques n’ont pu prendre part au scrutin. Elles en éprouvent de légitimes frustrations, sources de clivages dans notre société. Le Parlement ne saurait rester indifférent devant une telle situation », défend Louis Vlavonou. Il promet d’examiner le plus tôt possible avec ses collègues les initiatives à prendre pour rétablir le dialogue entre les acteurs politiques et ce, dans un climat de sérénité retrouvée. « J’y consacrerai tout le temps qu’il faudra car, en la matière, aucun sacrifice ne sera de trop », ajoute le président de l’Assemblée nationale, même si les raisons de cette situation sont multiples. «Quelles qu’en soient les causes, il est de notre devoir de député d’avoir une écoute attentive des préoccupations des populations, de celles des organisations de la société civile et de la diaspora afin de rassurer tout un chacun et rétablir la confiance en nos institutions », relève Louis Vlavonou, décidé à analyser avec minutie les messages des électeurs à travers notamment les bulletins nuls et le niveau inhabituel d'abstention lors des élections législatives du 28 avril dernier.
La 8e législature, fruit de la réforme du système partisan
Le président de l’Assemblée nationale est revenu sur la réforme du système partisan qui a conduit à la mise en place de la huitième législature. Louis Vlavonou a rappelé que ce bouleversement noté dans l’univers politique béninois a été préparé depuis plusieurs décennies à travers diverses initiatives. Cette réforme, rappelle-t-il, a été appelée de tous ses vœux par son prédécesseur, Me Adrien
Houngbédji qui le martelait déjà, lors de son discours d’investiture le 15 juin 2015. Cela, en ces termes : « …je veux proclamer ici l’impérieuse nécessité d’une réforme approfondie de notre système partisan. Aboutir à un nombre très réduit de partis politiques au lieu des deux cents (200) actuellement dénombrés. Les construire autour d’un projet de société, instaurer en leur sein des règles efficaces d’alternance, assurer un financement public conséquent de leurs activités assorti d’un contrôle non moins public, interdire la transhumance…, le tout pour permettre aux partis d’être de vrais socles qui jouent efficacement leur rôle dans l’animation de la vie politique et dans la conquête du pouvoir d’Etat. Sans réforme d’envergure, le risque est grand de voir notre classe politique disparaitre progressivement et à jamais… ». Louis Vlavonou est revenu sur ces propos de son prédécesseur pour montrer toute la pertinence et la nécessité de la réforme du système partisan. Il salue par conséquent les députés de la septième législature qui se sont saisi de cette aspiration, largement partagée, pour enrichir l’arsenal juridique d’une nouvelle Charte des partis politiques et d’un nouveau Code électoral. Pour Louis Vlavonou, l’objectif majeur de cette réforme politique a été de doter le Bénin d’acteurs d’une démocratie véritable, et non de façade, qui transforment les comportements et améliorent les conditions de vie de la population.
Le président de l’Assemblée nationale regrette, tout de même, les difficultés qui sont apparues dans la mise en œuvre de ces réformes. Lesquelles difficultés ont conduit à l’organisation des élections législatives du 28 avril 2019 dans un climat de crispation. «Il est regrettable que certains de nos concitoyens aient choisi la violence pour exprimer leur désaccord et se soient livrés à des actions qu’il convient de condamner avec fermeté et de bannir à jamais. Celles-ci ont entrainé des pertes de vies humaines, des destructions de biens publics et privés, autant de dégâts dont nul ne peut s’honorer, quelles que soient la cause défendue et les frustrations subies », souligne Louis Vlavonou.
Plusieurs délégations étrangères à Porto-Novo
Outre les ministres du gouvernement et des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin ainsi que les représentants des Organisations internationales, la cérémonie d’investiture du nouveau président de l’Assemblée nationale a été rehaussée par plusieurs délégations parlementaires étrangères. Il s’agit du président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Amadou Soumahoro, du premier vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Bénéwendé Stanislas Sankara, du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale du Ghana, Alban Sumana Kingsford Bagbin, et des délégations du Parlement du Niger et du Réseau des parlementaires africains de lutte contre la corruption (Apnac) conduites respectivement par Issa Moumouni et Fabrice Fifonsi. Ils ont effectué le déplacement de Porto-Novo pour témoigner leur soutien et leur solidarité à la huitième législature. En dehors du président du Parlement ivoirien, Amadou Soumahoro et du député nigérien Bénéwendé Stanislas Sankara qui n’ont pas voulu parler, toutes les autres délégations parlementaires ainsi que le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip/Uemoa) représenté par l’honorable Janvier Yahouédéou, ont salué la vitalité de la démocratie béninoise. Ils ont dit tout le bien qu'ils pensent de la huitième législature à laquelle ils souhaitent une fructueuse et pacifique mandature pour le renforcement de la paix, de la démocratie et du développement au Bénin et dans la sous-région?