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Le Projet d'autonomisation des femmes et de dividende démographique du Sahel (Swedd) est un projet régional, multisectoriel, conçu à l'initiative de sept pays de la sous-région dont le Bénin. Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 90 millions de dollars US pour le Bénin et se concentre sur les zones et territoires de grande fragilité. Son lancement officiel a eu lieu, ce jeudi 27 juin à Cotonou, inaugurant ainsi une ère d’espoir pour les cibles, notamment les jeunes filles et les jeunes femmes.
Le Projet d'autonomisation des femmes et de dividende démographique du Sahel (Swedd) cible prioritairement les jeunes filles, les adolescentes et les femmes qui se trouvent au cœur de la transition démographique, nécessaire pour construire une croissance durable et renverser la tendance négative de la pauvreté en Afrique. Il représente pour la Banque mondiale qui en assure le financement, un moyen très important dans sa stratégie de réduction de l'extrême pauvreté sur le continent africain, rappelle la représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, Katrina Sharkey. Il sera exécuté dans les 77 communes du Bénin et agira sur les fléaux comme la prévalence élevée du mariage des enfants, les grossesses précoces, la déscolarisation des filles…
Grâce au Swedd, plus de trente mille adolescentes scolarisées de milieux déshérités bénéficieront de fonds pour leur prise en charge en vue de leur maintien à l'école. Elles recevront également des kits scolaires en début d'année. 4500 mères des plus méritantes dans le lot recevront des fonds pour renforcer leurs activités génératrices de revenus. Les 120 meilleures adolescentes et filles du Bénin auront droit à des bourses d'accompagnement pour celles qui seront inscrites dans les filières de l'enseignement technique et les séries C et D de l’enseignement secondaire général.
Pour les adolescentes et filles non scolarisées, le projet prévoit de prendre en charge trente mille parmi elles pour une formation dans les filières porteuses en activités génératrices de revenus, en lien avec les potentialités de chaque département. Ensuite, elles recevront des fonds d'achat d'équipements et de matériels pour le démarrage de leurs activités. Le Swedd a aussi prévu que 1200 adolescentes et filles non scolarisées suivent des formations traditionnellement réservées aux hommes à savoir la maçonnerie, le staffage, la vitrerie, la mécanique, la soudure, la conduite de véhicules, la fabrication des lampes solaires... Elles seront réparties dans des groupements de vingt personnes et recevront les moyens pour l'achat de matériels et d’équipements.
Multiples impacts
Dans les pays retenus par le projet, les filles et les femmes sont en proie à d'énormes difficultés. En milieu rural surtout, beaucoup de jeunes filles continuent d'être mariées avant l'âge adulte. Les taux de fécondité des adolescentes dans les zones rurales du Bénin sont environ le double de ceux des zones urbaines. Les grossesses précoces rendent les adolescentes deux fois plus susceptibles de mourir pendant l'accouchement, par rapport aux mères de plus de 19 ans. Dans le même temps, un décès maternel sur cinq touche une jeune mère de moins de 18 ans et celles qui survivent à cette première naissance sans fistule ni autre handicap permanent auront plus d’enfants et gagneront moins que les femmes mariées plus tard. A cela s’ajoute le risque de malnutrition chronique ou de retard de croissance. Ces données, Katrina Sharkey les a exposées pour illustrer combien important est ce projet. « Si nous voulons une Afrique sans pauvreté, nous devons agir en urgence. Investir dans les femmes et les filles est essentiel pour réduire la pauvreté. Améliorer la vie d’une femme, c’est toucher toute une famille et toute une nation », plaide-t-elle. « Offrir aux femmes des chances égales de réaliser leur potentiel est une formidable opportunité. Un progrès économique et social profond commence par la protection et l’autonomisation de cette frange de la population », enchaine la représentante résidente de la Banque mondiale.
« Le Swedd représente une opportunité unique pour le Bénin. C’est aussi une expérience unique de co-création et de partage d’expériences avec six autres pays de la sous-région», soutient, quant à elle, Barbara Laurenceau au nom de l’Unfpa, l’un des partenaires majeurs du projet. L’appui et le soutien multiforme de son institution ne feront en aucun cas défaut, assure-t-elle.
Au nom du chef de l’Etat, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané rappelle l’importance du projet. « A l’horizon 2050, la population africaine subsaharienne qui est aujourd’hui de 920 millions va littéralement doubler», indique le ministre d’Etat qui mentionne le Sahel comme une région à fort taux d’accroissement démographique.
Défis majeurs
Cinq défis majeurs doivent impérativement être relevés dans la région. Il faut entre autres, selon lui, construire le capital humain avec l’éducation et la santé, améliorer la gouvernance et créer des emplois. Le Bénin s’insère très bien à travers ces chiffres avec une population relativement jeune, mais confrontée à de nombreuses difficultés. Le Swedd est donc une réponse appropriée pour améliorer le niveau d’autonomisation des filles et des femmes, lance le ministre qui voit aussi à travers ce projet, une marche assurée vers les Objectifs de développement durable.
A terme, grâce au Swedd et à sa cagnotte estimée à cinquante milliards de francs Cfa, le Bénin, par son adhésion, pourra réduire davantage la mortalité, la morbidité et la malnutrition, augmenter l'éducation féminine, mitiger les normes et pratiques néfastes qui limitent les options et les choix des femmes, lutter contre le mariage des enfants et élargir les programmes de planification familiale. Au total, 50% au moins de la population béninoise des villes et des campagnes sera impactée par le projet avec la formation de 1540 jeunes leaders membres de 154 associations et la mise en place d'un dispositif d'information et de distribution de contraceptifs, sans oublier la formation de 5000 sages-femmes qui recevront un complément de formation sur les services de la santé de reproduction. Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à la cérémonie officielle de lancement du projet.

Le courant est prêt à jaillir de la centrale électrique de Maria-Gléta 2. Sur le site de construction de cette centrale, tous les travaux sont terminés, et la mise en service officielle de l’ouvrage sera effective dans quelques jours. C’est ce qui ressort de la visite de constatation d’achèvement des travaux, effectuée, ce jeudi 27 juin à Houèto, par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, et sa suite.
Les travaux sont totalement achevés sur le site; le site est en cours de nettoyage, les moteurs sont en rodage, le personnel du site est prêt lui aussi, et il ne reste plus que la fourniture proprement dite du jus électrique pour enfin illuminer le Bénin. Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, le directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), Laurent Tossou, ainsi que les représentants des populations, sont allés toucher cette réalité du doigt, hier, jeudi, à travers une visite de constatation d’achèvement des travaux du site de Maria-Gléta 2. Sur les lieux, les différentes délégations ont visité la salle des machines, la salle de contrôle, celle des réglages et des basses tensions. A chaque étape de la visite, la délégation a eu droit à des explications sur le fonctionnement des machines et les données recueillies dans la salle de contrôle. Tout est parfaitement en place, tout fonctionne comme prévu et parfois mieux, apprend-on. Le ministre Jean-Claude Houssou qui a supervisé les travaux, s'en réjouit. « Pour ceux qui sont venus ici, il y a quelques mois, il y a du changement. On sent la fin », lâche-t-il.
La centrale installée, fait remarquer le ministre de l’Energie, est respectueuse des normes environnementales internationales puisque toutes les machines sont en marche mais leur bruit est à peine audible. « Si on ne vous dit pas qu’il y a des machines qui tournent ici, vous n’allez rien entendre », chuchote un des responsables de la coordination du projet de Maria-Gléta 2. Au pied de la salle des machines, le bruit produit par les moteurs est de 70 décibels environ et dans la cour, il mesure à peu près 50 décibels. Ce qui fait dire au ministre que les populations riveraines peuvent se reposer à tout moment et sans crainte. Mais ce n’est pas tout, informe Jean-Claude Houssou qui doigte, depuis l’esplanade intérieure du site, les cheminées situées au-dessus de la salle des machines. « On voit à peine la fumée… », fait-il remarquer, le regard braqué sur les cheminées. Pour lui, il est clair que le Bénin est définitivement entré dans la modernité. Il fera savoir également que les moteurs du site sont des machines de dernière génération et, les tout premiers à avoir été installés en Afrique. A en croire l’autorité ministérielle, Maria-Gléta est «un bijou d’une longue série» d’infrastructures énergétiques que le gouvernement de la Rupture entend réaliser avant 2021.
Retombées socioéconomiques
Le projet de construction de la centrale de Maria-Gléta 2 prend également en compte le pavage de plusieurs kilomètres de voies tout autour du site, permettant, par ailleurs, de désenclaver la zone. La délégation est également descendue sur ces chantiers. Et l’on note que les travaux sont presque finis. Il ne reste que « la finition » de trois carrefours dont celui donnant accès à la rue du site de Maria-Gléta 2. Si les travaux piétinent au niveau des trois carrefours, c’est en raison des pluies diluviennes qui se sont abattues sur Houèto ces derniers jours, justifie le coordonnateur du projet, Emeric Tokoudagba. Mais il promet que tout sera prêt avant la fin du mois de juillet 2019. Toujours dans le cadre de ce projet, la Sbee est en train de déployer un réseau électrique de plus de deux kilomètres dans le périmètre du site. Le positionnement des poteaux électriques et les raccordements sont en cours dans plusieurs rues, et d’ici peu, signalent les autorités, les nombreuses toiles d’araignées qui révèlent négativement Houèto et environs, vont toutes céder leur place à un réseau électrique digne du nom. L’entreprise en charge des travaux sollicite encore quelques semaines pour parfaire les œuvres entamées.
Ce même projet prend en compte la réalisation de plusieurs ouvrages au niveau du Collège d’enseignement général de Houèto. Il s’agit de la construction de six modules de quatre classes dotés d’une infirmerie équipée et la réalisation de la clôture de l’établissement. Le collège sera également doté d’un groupe électrogène et d’installations électriques. Le ministre Jean-Claude Houssou, le directeur de la Sbee, Laurent Tossou et leur suite ont été heureux de constater que ces travaux, qui vont soulager les populations et donner un nouveau visage à Houèto, se déroulent normalement.
Avant de prendre le chemin du retour, les autorités en charge du secteur de l’énergie au Bénin, sont allées doper le moral au personnel du site de la centrale de Maria-Gléta tout en leur rappelant les attentes du gouvernement et du peuple béninois. Occasion pour le personnel du site de prendre l’engagement ferme de travailler de sorte à préserver cette infrastructure réalisée à grands frais.

La coordination nationale du deuxième compact du Millennium Challenge Account-Bénin (Mca-Bénin II) a fait le point des activités menées deux ans après la mise en vigueur de ce programme et levé un coin de voile sur les perspectives dans un futur proche. C’était au siège du programme à Cotonou, au cours d’une conférence de presse animée hier, jeudi 27 juin, par le coordonnateur national, Gabriel Dégbégni, assisté du directeur résident du Millennium Challenge Corporation (Mcc), Christopher Broughton et du ministre en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou.
Deux ans après la mise en vigueur du deuxième compact du Millennium Challenge Account-Bénin (Mca-Bénin II), le coordonateur national, Gabriel Dégbégni et les différents acteurs impliqués ont fait le point de la mise en œuvre du programme à travers ses quatre projets au cours d’une conférence de presse ce jeudi.
Selon lui, dans le cadre du projet, « Renforcement des politiques et renforcement institutionnelle », les réformes à conduire dans le sous secteur de l’électricité au Bénin sont orientées sur les leviers stratégiques. Ici, dit-il, trois grands axes ont été retenus. Il s’agit de la réforme des politiques, de la régulation et du renforcement des institutions ; l’amélioration de la gouvernance et de la gestion de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ; puis l’information et l’éducation du public. Au niveau de ce projet, le coordonnateur a rappelé les grandes décisions et les décrets qui ont été pris pour améliorer l’ensemble de la gouvernance dans le sous-secteur de l’énergie au Bénin. En ce qui concerne la Sbee par exemple, des mesures, selon lui, ont été prises pour la signature d’un contrat pour une gestion déléguée de la société. Sans que non seulement, les intérêts des travailleurs ne soient pas brimés, mais également avec des services de qualité aux clients, a rassuré le ministre en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Toujours au titre de ce projet, des séances de sensibilisation ont été menées à l’endroit des populations sur les changements de politiques intervenus dans le secteur de l’énergie.
Pour ce qui est du projet « Production d’électricité », le coordonnateur national de Mca-Bénin II indique que durant la deuxième année de mise en œuvre du programme, des bases ont été posées pour permettre l’accroissement d’environ 50 Mw, de la capacité totale installée au Bénin au terme de la production d’électricité. Tout en réduisant, ajoute-t-il, la dépendance du pays vis-à-vis des sources d’approvisionnement externes. Il a rappelé la construction prochaine par des producteurs indépendants d’électricité, de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 50 Mw à Bohicon, Parakou, Natitingou et Djougou.
Gabriel Dégbégni a aussi expliqué que dans le projet «Distribution d’électricité», l’objectif est de renforcer et de moderniser les infrastructures de distribution d’énergie électrique au Bénin. Le projet envisage aussi, souligne-t-il, de contribuer à moderniser et à densifier le réseau desservant Cotonou, ses environs, de même que les réseaux régionaux sélectionnés comme Sèmè-Podji; Porto-Novo; Bohicon; Parakou; Djougou et Natitingou pour compléter les investissements dans la production solaire. C’est ainsi que des accords ont été signés avec ces différentes communes au cours de cette deuxième année du programme.
Les grands travaux démarrés
Les avancées qui ont été enregistrées dans les projets relatifs à l’électricité hors-réseau ; l’intégration genre dans le programme et surtout la question liée à la gouvernance du programme n’ont pas été occultées par le coordonnateur national. Concernant précisément la gouvernance, Gabriel Dégbégni a indiqué que les réunions statutaires du programme se tiennent régulièrement, des passations des marchés se font à bonne date, des travaux de construction de certaines infrastructures ont démarré, de même que plusieurs autres activités.
Avant la présentation des différentes activités par le coordonnateur national, c’est le directeur résident de Millennium challenge corporation (Mcc), Christopher Broughton qui a rappelé l’importance de ce deuxième compact pour le Bénin. Pour lui, les grands travaux ont été déjà réalisés. C’est pourquoi, il a remercié les différentes équipes du programme qui, selon lui, ont travaillé ensemble pour atteindre ce niveau de performance. Il s’agit notamment de l’achèvement des grands travaux, la mise en place du contrat lié à la gestion déléguée de la Sbee qui, insiste-t-il, n’est pas une privatisation de la société et un remarquable avancement dans l’élaboration des fondamentaux de l’électrification hors-réseau comme un cadre qui attire l’investissement privé.
« Il faut qu’on fasse tout pour ne pas retourner un dollar ou un franc Cfa au peuple américain », a déclaré le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou après la présentation des différentes réalisations par le coordonnateur national du Mca-Bénin II et les appréciations du directeur résident du Mcc. Pour lui, le Bénin mettra tout en œuvre pour mener le programme jusqu’au bout. Car, c’est la première fois que le Bénin bénéficie d’un don aussi important dans le domaine de l’énergie.
Dona Jean-Claude Houssou se réjouit de l’avènement de ce programme qui vient s’aligner sur les différents projets du gouvernement dans son Programme d’action. C’est pourquoi, il compte sur la détermination des uns et des autres pour l’atteinte de l’objectif de ce programme qui est la disponibilité d’une énergie électrique efficace et fiable pour une croissance économique forte et durable.

La première conférence des préfets de l’année 2019 s’est ouverte hier, jeudi 27 juin, à Abomey, en présence de tous les préfets des départements ainsi que des ministres en charge de la Décentralisation et de l’Intérieur.
La conférence des préfets des départements réunit périodiquement tous les responsables en charge de l'administration territoriale. Elle permet d'échanger non seulement sur la vie et le fonctionnement des départements, mais aussi de mesurer l'avancée du processus de décentralisation et de déconcentration dans l'ensemble des structures du ministère. Le but de cette 1re conférence des préfets de l’année qui se tient à Abomey est d’étudier la situation à l'intérieur des départements, élaborer des Plans de décentralisation et de déconcentration des ministères ainsi que les conditions de leur mise en œuvre, la mise en œuvre du plan de l’opération Guépard 2018-2019 relative à la gestion de la transhumance dans les départements, la fonction publique territoriale et autres. Ainsi, cette rencontre permettra d'apprécier le niveau de mise en œuvre des actions majeures entrant dans le cadre de la réforme de l'administration territoriale dans notre pays. Il s'agit pour ces responsables de relever les difficultés qui handicapent la mise en œuvre de certaines actions afin d'envisager des solutions idoines qui guideront la mise en œuvre des plans de travail pour le compte de cette année 2019. La bonne administration du territoire est une fonction déterminante qu'il faut assumer avec engagement et loyauté, et créer les conditions propices à la réalisation des objectifs de développement du Bénin.
Hier, à l’ouverture des travaux de cette rencontre qui dure deux jours, le ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane Séïdou, indique que les points de dysfonctionnement et les problèmes souvent évoqués relativement à la vie des populations et au fonctionnement des communes et préfectures sont bien notés. Il précise même qu'ils sont bien connus au niveau de son ministère. Il rassure que son cabinet et lui-même s’emploient déjà à trouver progressivement des solutions à beaucoup d'entre eux. Mais, poursuit-il, les autres seront analysés et des solutions durables y seront apportées ensemble avec les préfets et dans la mesure des moyens techniques et financiers du ministère.
Le ministre Alassane Séïdou a rappelé les actions majeures à entreprendre au titre de l'année 2019. Il s'agit notamment de la poursuite du processus d'élaboration des Plans départementaux des actions de développement (Pdcad); la mise en œuvre du projet de construction du Centre de formation pour l'Administration locale; le suivi du processus d'élaboration des Plans de décentralisation et de déconcentration des autres ministères sectoriels; la mise en œuvre des recommandations issues des travaux d'actualisation de la Ponadec; l'actualisation du guide d'assistance-conseil aux communes pour y intégrer les nouvelles modalités suggérées; la relecture des textes de la décentralisation.
Ce sont là, autant d'actions et défis à relever en conjuguant les efforts et en faisant preuve de disponibilité et de rigueur au travail. Ce qui contribuera, à coup sûr, à propulser ce secteur et à lui donner la place de choix qui lui revient dans le développement du Bénin. Cette rencontre prend fin ce vendredi après-midi.

La ville de Natitingou a abrité, mardi 25 juin dernier, l’un des ateliers de zone qu’organise l’Ong Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme, pour capitaliser les bonnes pratiques et expériences en matière de veille citoyenne dans divers domaines de compétences. Ledit atelier s’inscrit dans la mise en œuvre de son Programme Particip II.
L’atelier qu’a organisé, mardi 25 juin dernier, à Natitingou, l’Ong Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme, vise globalement à améliorer les capacités d’intervention et les performances des Cellules de participation citoyenne (Cpc). De façon spécifique, il a pour objectifs de faire approprier aux Cpc de bonnes pratiques en matière de veille citoyenne dans les communes et d’améliorer la documentation des success-stories des Cpc.
S’agissant des résultats, selon le chargé de programme, Jean-Pierre Degue, il est attendu que les capacités d’intervention et les performances des Cpc soient renforcées à travers la maitrise de meilleures stratégies d’intervention. Plus spécifiquement, les bonnes pratiques sont appropriées par les Cpc en matière de veille citoyenne dans les communes, la documentation des success-stories des Cpc est améliorée par la Cellule de suivi du programme et les liens de coopération entre les Cpc sont renforcés.
La journée a été marquée par plusieurs temps forts. Il faut d’abord noter la présentation des différentes bonnes pratiques élaborées à Bohicon pour stimuler les autres Cpc à faire autant ou mieux. Ladite présentation a été suivie d’un court débat. S’en sont suivis les travaux de groupe par Cpc pour la préparation de bonnes pratiques à exposer en plénière. Enfin, l’exposé par chaque Cpc d’une bonne performance à partager a été fait suivant un canevas mis à disposition par la personne ressource.
Pour tout clore, la plénière de présentation des autres cas de bonnes performances avec des échanges sur les forces et faiblesses de ces démarches et aspects à améliorer a eu lieu.
Notons que les bonnes pratiques et expériences développées en matière de veille citoyenne ont porté entre autres sur le suivi de chantiers et d’infrastructures, les marchés publics, la reddition de comptes, les finances locales, la proximité et bonne collaboration avec les élus, puis la consolidation de la gestion interne. Les ateliers de zone ont été organisés dans toutes les communes phares du pays pour atteindre les objectifs qu’Alcrer s’est fixés dans le cadre de Particip II.
L’atelier de Natitingou a réuni trois membres de chacun des bureaux des Cpc de Kouandé, Boukombé, Kérou, Djougou, Tanguiéta et le coordonnateur départemental des Collines.

Le Projet d’appui à l’autonomisation économique des femmes mareyeuses d’Ifangni (Paaefmi) a été lancé ce mercredi 26 juin, avec pour ambition de promouvoir une technologie plus améliorée de fumage de poissons dans cette commune. Il est piloté par l’Association pour la promotion animale et des initiatives de fermes (Aspaif-Ong) et entend impacter à terme 180 femmes mareyeuses.
Adieu les techniques traditionnelles de fumage de poissons à Ifangni ! C’est du moins, l’espoir qui se dégage avec le lancement, ce mercredi 26 juin, du Projet d’appui à l’autonomisation économique des femmes mareyeuses d’Ifangni (Paaefmi) . Il vise à promouvoir désormais une technique plus améliorée de fumage de poissons. Cette nouvelle technologie baptisée les Fours Ftt-Thiaroye est portée par le Paaefmi financé, pour un montant total de 52 616 800 F Cfa, par le programme Renforcement et participation de la Société civile (Repasoc) bénéficiant de l’appui financier de l’Union européenne et du gouvernement béninois.
Pour Gilbert Adinci, directeur exécutif de l’Aspaif-Ong qui met en œuvre le Paaefmi, ce projet entend appuyer les femmes mareyeuses d’Ifangni dans leurs techniques de fumage de poissons avec les Fours Ftt-Thiaroye. Lesquels sont très économiques et permettent de réaliser une production intensive en un temps record avec des produits de bonne qualité et hygiéniques. Mieux, poursuit-il, les fours Ftt-Thiaroye garantissent une protection contre contact avec le feu et l’inhalation de la fumée. Les produits issus de cette technique sont sans contaminant Hydrocarbure aromatique polycyclique (Hap) nuisible à la santé de la population, témoigne Gilbert Adinci.
De façon plus pratique, la technologie Ftt-Thiaroye permet de fumer, sur un seul foyer, une tonne de Claria communément appelé poisson chat en 8 h de temps contre 3 jours et 6 foyers par le passé, 1 tonne de produits congelés en 2 heures de temps contre 4 heures et 10 foyers à utiliser puis 1 tonne de crustacés en 2 heures de temps et 10 foyers auparavant, souligne le directeur exécutif de l’Aspaif-Ong. Cette technologie plus améliorée permet d’éliminer les Hap du poisson fumé, qui sont des contaminations cancérigènes pour l’organisme des consommateurs et protège les femmes contre le feu et la fumée. Le Paaefmi veut donc faire de cette révolution son cheval de bataille et entend contribuer substantiellement à l’amélioration des conditions de vie de 180 femmes mareyeuses des six arrondissements d’Ifangni d’ici 2020.
Le régisseur du Repasoc, Aristide Akandé, est revenu sur les conditions rigoureuses qui ont conduit à la sélection de ce projet parmi les 427 reçus et provenant des Osc dans le cadre de l’appel « à proposition de projets » lancé par son programme en 2018. Il félicite le directeur exécutif de l’Aspaif-ong, Gilbert Adinci, pour la pertinence et l’originalité du projet proposé visant à sortir les femmes mareyeuses de la précarité. Même témoignage de la part du professeur titulaire de Technologie alimentaire à la Faculté des Sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (Fsa/Uac), Victor Aniouvi. Le deuxième adjoint au maire d’Ifangni, Ulrich Alohoutadé et le secrétaire général de la préfecture de Pobè, Rodrigue Kotounou, au nom de leurs patrons respectifs, ont félicité Gilbert Adinci pour tout ce qu’il fait pour accompagner le développement d’Ifangni.

Producteur de riz depuis une trentaine d’années dans la commune de Grand-Popo, Komlan Assise Fiodendji alias Fiokas a également opté pour la production des semences depuis une quinzaine d’années, et récemment pour la transformation du riz. Il nous parle ici des difficultés au niveau de la filière riz confrontée essentiellement aux problèmes d’accompagnement technique, de financement et d’organisation des acteurs.
La Nation : Monsieur Komlan Assise Fiodendji, on vous a vu très actif dans les organisations paysannes, notamment celles des producteurs de riz. Mais depuis un certain temps, vous avez courbé l’échine. Qu’est-ce qui explique cela ?
Komlan Assise Fiodendji : J’ai été le fondateur du Conseil régional des riziculteurs du Mono-Couffo (Crr-Mc) et du Conseil de concertation des riziculteurs du Bénin (Ccr-B). J’ai milité pour l’interprofession mais depuis 2012, je ne suis plus dans aucune association. Les associations ont du mal à fonctionner. Les gens mettent en avant les noms de leurs femmes ou de leurs maris, de leurs enfants et autres parents pour avoir les financements de l’Etat et des projets. Je préfère souffrir seul que de me mettre dans des associations qui ne me rapportent pas grand-chose et me font perdre tout le temps. Je pense qu’il faut une meilleure organisation des acteurs de la filière, des semenciers aux transformateurs en passant par les producteurs.
Comment se porte actuellement le sous-secteur de production des semences dont vous faites partie des pionniers ?
Avec la crise de 2008, le gouvernement a suffisamment investi dans la filière riz. Nous avons créé des entreprises dans le cadre de la mise en place des semences. Ce que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) avait appuyé dans le temps. Nous avons fait des formations sur la production en général, la production des semences, la règlementation aux niveaux national et régional, la rentabilité, la gestion des exploitations agricoles.
Mais malheureusement, depuis un certain temps, les entreprises qui étaient constituées pour mettre en place les boutiques de vente de semences ne tournent plus vraiment. Chacun était appelé à confectionner son sac, mettre des semences à disposition des producteurs et mettre tout en œuvre dans le cadre de la certification. A l’avènement du gouvernement de la Rupture, il y a des réformes qui ont été engagées. On parle désormais d’Agences territoriales de développement agricole (Atda) avec des zones agro-écologiques qui sont définies. Pour le moment, on n’a plus tellement de visibilité en ce qui concerne le sous-secteur de production de semences.
Concrètement, quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans la production du riz ?
Nous sommes confrontés à deux ou trois problèmes majeurs. Le tout premier, c’est l’accompagnement technique qui fait défaut. Dans la zone du Mono, la production est extrêmement marginale, avec les guéguerres aussi entre les leaders des organisations paysannes. On ne sait même plus s’il y a d’encadrement depuis que les responsables communaux pour la promotion agricole (Rcpa) et autres techniciens spécialisés en production végétale (Tspv) ne sont plus actifs sur le terrain. Les producteurs sont abandonnés à leur sort. Il n’y a plus de gens pour sensibiliser, mobiliser les acteurs autour de la production du riz qui est difficile.
Voyez toutes les terres délaissées, les bas-fonds qui ne sont pas exploitées. Tant qu’on va faire de l’Agriculture, un secteur politique, cela ne va pas avancer. Dans les années 70, parlant de riz, quand on quitte Dévé (Mono), c’est Malanville, c’est Covè. Aujourd’hui, on dit que le Mono n’est plus un pôle, que le vrai pôle de production, c’est Malanville, c’est Glazoué, c’est le Plateau, etc. La production du riz est devenue une question politique. Cela fait que les aménagements qui sont nécessaires à faire, sont faits dans ces zones et pas dans le Mono ou le Couffo.
Vous constatez que beaucoup de producteurs ne respectent pas trop l’itinéraire post-récolte ; ce qui fait qu’à un moment donné, on a du paddy sale avec plein de pourritures. C’est aussi un défaut d’accompagnement technique.
Mais le plus gros problème, c’est l’accompagnement financier. Depuis plusieurs semaines, je cours derrière une institution de microfinance à Comè pour avoir un prêt. Je leur ai demandé de m’attendre 6 à 8 mois avant que je ne commence à payer, le temps que je finisse de produire et de commencer à transformer. S’ils sont d’accord, j’aurai le crédit. J’attends encore alors que je suis en retard pour le semis.Le taux est élevé, mais on est contraint : c’est 12 %. Avant, des structures de financement proposaient même jusqu’à un taux de 24 %, à prendre ou à laisser. Il faut un financement adapté au secteur agricole. D’où la nécessité d’une banque agricole ou d’une caisse nationale agricole. J’ai appris qu’il y a un Fonds national de développement agricole (Fnda). Vivement que ses activités touchent les vrais acteurs !
Autre chose, les machines que nous avons, ne sont pas toujours adaptées et tombent régulièrement en panne. On ne trouve même pas facilement les pièces de rechange. Pour cela, il faut que l’Etat continue avec les exonérations sur les machines agricoles. Il y a de l’avenir dans le riz si l’Etat élargit le financement au niveau de la filière.
Vous êtes également transformateur. Que se passe-t-il à ce niveau ?
Au niveau du sous-secteur transformation, il y a un léger bond, une certaine amélioration. Le premier progrès, c’est qu’il y a des machines améliorées pour la transformation. Avec l’arrivée du Projet d’appui à la filière riz du Bénin (Pafiriz) en 2014-2015, j’ai pu bénéficier d’une machine, l’une des meilleures dans le Mono, même si, faute d’électricité en son temps, je n’ai travaillé véritablement qu’en 2018. Si je n’étais que transformateur, je n’allais pas vivre. Cela fait que je vis plus de la production. J’ai une quinzaine d’hectares que j’exploite moi-même. Je fais du riz, du maïs et du manioc.
Deuxième chose, les Béninois ont commencé à accepter le riz local. Comme moi, beaucoup font de l’IR 841 avec un rendement de l’ordre de 4 à 5 tonnes à l’hectare. La fibre est très bonne. C’est du riz effilé qui a un parfum naturel et ça n’a rien à envier au riz importé. Avant, on disait que le riz local a trop de cailloux, trop de brisures. Il y a un travail qui est fait au niveau des transformateurs qui sont de plus en plus bien équipés : certains ont la calibreuse optique, la trieuse et des emballages attrayants. Aujourd’hui, le riz béninois n’a rien à envier au riz importé. Je crois que c’est un secteur qui doit être suffisamment subventionné, surtout que le riz devient le deuxième aliment le plus consommé après le maïs.
Est-ce plus rentable pour le producteur de transformer lui-même son riz ?
Pour produire un hectare de riz, il vous faut au minimum 300 000 à 400 000 F Cfa. A la récolte, vous tournez à peu près autour de 700 000 F Cfa. Et vous avez travaillé pratiquement pendant 4 à 5 mois. Au finish, c’est comme si vous êtes à 50 000 F Cfa le mois. On ne gagne véritablement que si l’on va jusqu’au produit fini. L’avantage de la production, c’est que quand vous finissez le riz, le champ est propre et vous pouvez mettre une autre culture comme le gombo, la tomate, le maïs, avec juste un sarclage.
L’un des problèmes de la transformation, c’est par rapport au prix d’achat du riz paddy. On était parti de 90 F Cfa dans les années 2000 pour aller à 125 puis à 150 F Cfa. Pour un kilo de riz, il vous faut 2 kilos de paddy, ce qui fait 300 F Cfa. Si vous ajoutez les frais de transport, de stockage, d’emballage, l’énergie, le coût de transformation, vous tournez autour de 375 F Cfa comme coût de production. Je suppose que vous vendez le kilo au maximum à 500 F Cfa. Vous ne gagnez pas grand-chose. Vous avez à peine 125 F Cfa de bénéfice, sans oublier que ce riz ne sera pas vendu aussitôt et que vous avez fait des prêts avec intérêts.
En plus, le riz de la campagne en cours ne peut être transformé que 4 ou 5 mois après. Il faut attendre que le taux d’amidon diminue sinon le riz est collant. Le riz acheté entre septembre et décembre n’est décortiqué qu’au mois de mars-avril. En réalité, il faut revoir à la baisse le coût d’achat du riz paddy.
Vous êtes producteur et vous souhaitez qu’on baisse le prix du produit. N’est-ce pas paradoxal ?
Les organisations de producteurs et les encadreurs doivent faire un travail de fond sur les différentes charges liées à la production pour les baisser. Je me rappelle qu’en 98 ou 99, on avait fait une formation comme ça dans toutes les préfectures. Il faut voir sur chaque activité liée à la production, ce qu’il faut faire pour baisser le coût. Je suppose qu’au lieu de deux ou trois sarclages, qu’on cherche un moyen pour faire un seul sarclage à la machine, au lieu de solliciter une main-d’œuvre qui doit vous prendre 5000 F pour 400 mètres-carrés x 16. Si l’on prend 40 000 ou 50 000 F au plus pour louer un tracteur qui finit le même jour, voyez ce que l’on gagne en temps et en argent.
Tout cela permettra au consommateur d’avoir le riz à un prix raisonnable. Même quand nous accusons les producteurs étrangers pour dire qu’ils font du dumping, ce sont des gens dont les gouvernants ont subventionné la production. Ils ont pratiquement l’engrais gratuit et leur production n’attend pas ; le gouvernement ramasse et les paie. Ici, le gouvernement ne s’implique pas. Je pense que l’Etat a l’obligation de faire ce qu’il est en train de faire dans le secteur coton au niveau du riz et des autres filières. Celui qui a l’eau à sa disposition et celui qui doit creuser ou s’aider de motopompe pour irriguer son champ, n’ont pas les mêmes coûts de production. Nous nous plaignons ici, mais dans l’Atacora, c’est encore pire. Ils n’ont jamais atteint un rendement de 3 à 4 tonnes à l’hectare. Ils sont à peine à 1 tonne ou 2 tonnes l’hectare. De gros efforts ont été faits certes, mais il va falloir continuer pour dynamiser la production rizicole au Bénin.
Propos recueillis par Claude Urbain PLAGBETO
Société 27 juin 2019

Séjour productif en République populaire de Chine, dirait-on, pour le ministre Aurélien Agbénonci, qui vient d’en ajouter à la cagnotte consacrée au Programme d’action du gouvernement par la mobilisation de 8 milliards de F Cfa, fruit du dynamisme de la coopération entre la Chine et le Bénin.
En visite de travail à Beijing, dans le cadre de la Réunion des coordonnateurs de la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, tenue les 24 et 25 juin derniers,le ministre béninois des Affaires étrangères a été reçu par Wang Yi, ministre des Affaires étrangères chinois. Au cours d’un tête-à-tête, les deux chefs de diplomatie ont procédé à la revue des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et la Chine.
Au nombre des sujets d’intérêt communs, le ministre Aurélien Agbénonci a procédé à la signature d’un accord de don du gouvernement chinois au Bénin, portant sur environ 8 milliards de F Cfa. Faisant suite à l’audience, cet accord d’assistance financière a été signé à Beijing, lundi 24 juin dernier, avec le directeur général de l’Agence chinoise de Coopération internationale. Ce don intégral témoigne de l’excellence des relations entre le Bénin et la République populaire de Chine.
Intégrant les ressources consacrées à l’exécution du Programme d’action du gouvernement, ce don est un fruit des réformes entreprises par le gouvernement béninois et saluées à l’occasion par le N°1 de la diplomatie chinoise, Wang Yi, qui a également transmis à son pair les félicitations du gouvernement chinois pour les orientations données par l’Exécutif béninois dans la gouvernance du Bénin

L’ancien journaliste Roland Da Hèfa est le nouveau maire d’Adjohoun. Il a été élu ce mercredi 26 juin, à la faveur d’une session extraordinaire du conseil communal. Roland Da Hèfa succède ainsi à Léon Bokovè élu député à l’Assemblée nationale. Il prend désormais en main les destinées de la commune d’Adjohoun pour le reste de la mandature.
Le nouveau maire d’Adjohoun était jusqu’à son élection, hier, simple conseiller communal. Le destin fait désormais de lui la première autorité administrative de cette ville du département de l’Ouémé. Il faut préciser que Roland Da Hèfa a pris en marche le train du conseil communal d’Adjohoun le 22 septembre 2016, suite à une décision de la Cour suprême invalidant un siège à son profit. Le désormais maire est un élu de la liste Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dans l’arrondissement d’Azowlissè dont est ressortissant aussi son prédécesseur démissionnaire Léon Bokovè aujourd’hui député à l’Assemblée nationale.
Th. C. N.

Passée l’euphorie qui a suivi le nul (2-2) qu’ils ont concédé face aux Black Stars du Ghana, mardi 25 juin dernier, les Ecureuils du Bénin préparent déjà leur match contre les Djurtus de la Guinée-Bissau prévu pour le samedi 29 juin prochain à Ismailia. Ils entendent entretenir le même état d’esprit qui les a caractérisés.
Aborder ou prendre les matches, comme ils vont se présenter à eux, sans se laisser influencer par le palmarès de l’adversaire. Tel est l’objectif que Michel Dussuyer et ses poulains se sont assigné avant le démarrage de la phase finale de la 32e édition de la Can Total, Egypte 2019. Il s’agit de faire mieux que lors de leurs trois précédentes participations, puis de se qualifier pour le tour suivant. Cette ambition, les Ecureuils du Bénin peuvent bien la réaliser. Déjà, contre les Black Stars du Ghana, vainqueur de la Compétition en 1963, 1965, 1978 et 1982, et qui courent après un nouveau titre de champion d’Afrique depuis 37 ans, ils ont réussi une bonne entrée en matière, mardi 25 juin dernier, au Ismailia Stadium, se contentant du point du match nul (2-2). A eux maintenant de savoir négocier leurs deux derniers matches en phase de poule avec sérénité, pour ne pas vite rentrer à la maison. Dans leur viseur, samedi 29 juin prochain, ils auront les Djurtus ou Lycaons de la Guinée-Bissau. Une victoire leur ouvrira davantage les portes de la qualification pour les huitièmes. Mais encore faudrait-il qu’ils restent concentrés. C’est le mot d’ordre que le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, s’est empressé d’aller leur transmettre dans leur hôtel, mardi 25 juin dernier, à la fin du match.
« Nous sommes des petits. Mais sur le terrain, nous allons montrer que nous sommes venus pour écrire l’histoire », a fait observer le ministre. « Vous avez fait quelque chose dont notre équipe nationale n’était pas capable par le passé. C’est-à-dire, garder la tête froide et continuer à jouer après avoir pris un but », a-t-il poursuivi. « Pour notre grand retour à la Can, nous avons pris un précieux point contre le Ghana. Franchement, je pense que nous pouvons rêver d’aller loin et même de gagner la compétition », s’est réjoui Oswald Homéky. Pour le prochain match, a-t-il conseillé, nous allons rester concentrés. « Nous avons désormais une équipe. Les autres ont des joueurs et nous, une équipe», a-t-il insisté. Tout heureux, il informe les joueurs que le nul qu’ils ont réalisé au cours de ce premier match, est synonyme de victoire avec la prime afférente. Une nouvelle accueillie par une explosion de joie.
A la faveur de cette rencontre, le trophée d’honneur du meilleur entraîneur de tous les temps du Bénin a été remis à Michel
Dussuyer par le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Très honoré par cette distinction, l’entraîneur a promis de continuer à donner le meilleur de lui-même pour le Bénin. Dans la foulée, il a remis son effectif au travail. Ainsi, l’heure était aux exercices de récupération hier, mercredi 26 juin. La préparation du match contre les Djurtus de la Guinée-Bissau va devoir se poursuivre sans relâche, à travers d’intenses séances d’entraînements. En décidant de ne négliger aucun détail, Michel Dussuyer veut maintenir son effectif en état de veille. Le retour au service du capitaine Stéphane Sességnon, constituera pour eux, une source de motivation supplémentaire?
Poté ou la bête noire des Black Stars
Entre Mickaël Poté et les Black Stars du Ghana, c’est à croire qu’il y a une histoire de « je t’aime, moi non plus ». L’attaquant des Ecureuils aurait bien pu être élu comme meilleur homme du match, à la place du Ghanéen Jordan Ayew. Mais qu’à cela ne tienne. Pour la gouverne de tous et chacun, c’est face à cette même sélection qu’il a inscrit son premier but, alors qu’il effectuait sa première apparition chez les Ecureuils. Mardi dernier, il s’est à nouveau illustré avec son doublé. Il adore les Black Stars, sinon qu’il y a longtemps qu’il a perdu le chemin des filets sous la tunique des Ecureuils.
Par Maurille GNASSOUNOU depuis Ismailia