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Nouvelles

Lancement officiel du Pinex: L’ananas béninois fortement attendu sur les marchés sous-régionaux et internationaux

L’organisation non gouvernementale internationale américaine Partners for development (PFD) a lancé officiellement, mercredi 9 décembre, Pineapple processing for export (Pinex). Un projet financé par le gouvernement dans le cadre du déroulement du programme food for progress avec pour objectif d’accroître la productivité de l’ananas béninois et de le promouvoir au plan international via une exportation massive.

Pineapple processing for export (Pinex). Ce nom sonne le renouveau de la filière ananas du Bénin. Grâce à ce projet étalé sur cinq ans, et financé à hauteur de dix millions de dollars US par le gouvernement américain et mis en œuvre à travers l’organisation Partners for development (PFD). En co-signant mardi 24 novembre dernier l’accord d’établissement de cette organisation au Bénin, après quatre ans d’activité, sa représentante résidente, Cynthia Taha avait insisté sur l’impact positif induit par ladite organisation dans le milieu agricole du Bénin. Elle avait aussi à l’occasion fait cas du projet Pinex. Mais elle ne croyait pas si bien dire. Depuis mercredi 9 décembre, on peut dire que la parole a cédé place à la concrétisation avec le lancement officiel dudit projet. Lequel se propose, entre autres d’accroître la productivité agricole de l’ananas par le renforcement des capacités techniques et de management des producteurs, l’amélioration des services d’encadrement, et d’accès au financement agricole, l’amélioration de la transformation de l’ananas en produits dérivés (jus, tranches séchées…), le développement du commerce national et international de ce fruit…

Ces objectifs, les responsables du projet, notamment son directeur exécutif, Jack Marrkand conviennent qu’on peut les atteindre, au regard des actions déjà engagées par PFD. Le ministre en charge de l’Agriculture, Rufin O. Nansounon y croit davantage. Et po ur se justifier, celui-ci brandit la qualité de l’ananas béninois. La variété pain de sucre par exemple, l’une des plus intéressantes au monde, spécialité béninoise, vante-t-il, reste inégalée. D’abord de par sa forme unique, ensuite par sa qualité gustative hors du commun, enfin par son arôme plaisant et sa chaire légère. Autant d’atouts qui n’ont pas suffi, regrette-t-il, pour hisser ce fruit de qualité sur le marché international en dépit de la forte demande et de l’importance à lui accordée par le gouvernement qui l’a hissé au rang des treize filières agricoles prioritaires du pays. Et c’est alors que le patron de l’agriculture salue l’avènement du Pinex qui, indique-t-il, a pris en compte les contraintes les plus importantes de la filière et a développé une approche novatrice, surtout en travaillant en amont avec les services techniques compétents et les acteurs professionnels. Eu égard aux présentations faites par Jack Marrkand et Cynthia Taha, le ministre Rufin O Nansounon y voit déjà des solutions adéquates, simples et novatrices pour renforcer les synergies en cours afin que cette filière soit apte à affronter les défis du marché international.

Fin de calvaire pour l’ananas béninois

Les nombreux engagements pris par les responsables du PFD, organe en charge de l’exécution du projet Pinex devraient paraître osés quand on sait que l’ananas béninois représente 1,2% du Produit intérieur brut et rapportait déjà en 2006, près de treize milliards de franc Cfa, occupant de ce fait la troisième place des recettes d’exportation derrière le coton et le cajou. Et que, paradoxalement, il n’est exporté qu’à 2% sur le marché européen, notamment français avant d’atteindre d’autres destinations. Comment alors inverser la tendance ? A cette question, Pinex répond déjà en se proposant de tourner l’énorme production à venir vers le vaste marché nigérian. Une cible bien choisie, puisque 40% de l’ananas produit au Bénin y est déversé, mais dans des conditions peu indiquées, regrette le ministre en charge de l’Agriculture. A l’avenir, cela se fera avec plus de professionnalisme. Raison pour laquelle, une forte présence nigériane a été notée à l’occasion du lancement du projet Pinex. Des représentants de l’instance en charge du contrôle de qualité de ce pays étaient aussi présents.
Les activités prévues pour combler ces attentes se résument à la formation et au renforcement de capacités techniques des producteurs, des transformateurs, l’accès aux services financiers, des subventions, la facilitation des échanges commerciaux… Le projet sera mis en œuvre dans les zones de production, de transformation et de commercialisation de l’ananas au Bénin, principalement celles des départements de l’Atlantique et du Littoral, à savoir les communes d’Allada, Tori-Bossito, Toffo, Zè, Abomey-Calavi, Ouidah, Kpomassè et Cotonou?

Economie 11 déc. 2015


Nouvel aéroport international de Glo-Djigbé: Les études techniques socio-économiques et environnementales actualisées

Nouvel aéroport international de Glo-Djigbé: Les études techniques socio-économiques et environnementales actualisées

Encore une autre étape de franchi dans le cadre de la construction du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. C’est à la faveur des travaux d’un atelier de restitution des études de faisabilité techniques socio-économiques et environnementales du projet, organisé au profit des techniciens béninois, mardi 8 décembre à Cotonou, afin de recueillir leurs observations et recommandations pour l’amélioration et la préparation des dossiers définitifs à transmettre au gouvernement.

Le rapport de l’actualisation des études de faisabilité techniques socio-économiques et environnementales du nouvel aéroport international de Glo-Djigbé, phase avant projet sommaire (APS), était au centre d’un atelier de validation, mardi 8 décembre à Cotonou. C’est le ministre des Transports et des Travaux publics, Gustave Dépo Sonon qui a procédé à l’ouverture des travaux. Il a été introduit par Dieudonné Dahoun, coordonnateur national du Projet de Compétitivité et de Croissance Intégrée (PCCI) que le gouvernement a mandaté à l’issue de la Table ronde de Paris sur le financement du développement du Bénin, comme maître d’ouvrage de diverses études dont celle qui fait l’objet de restitution au cours de la présente rencontre.

Avec l’appui des techniciens de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), le PCCI a sélectionné le bureau d’étude tunisien STUDI International pour réaliser cette étude. Un Comité de suivi technique a aussi été mis en place, de concert avec l’ANAC, l’ASECNA, le ministère des Transports et des Travaux publics et l’Agence de gestion du périmètre de Glo-Djigbé (ADPG). Il a effectué diverses validations des rapports provisoires d’études. Au nombre de ces rapports, il y a ceux confirmant la mise à disposition des 3200 ha pour le domaine aéroportuaire de même que la nécessité de sa sécurisation par le gouvernement.
Pour le ministre Gustave Dépo Sonon, l’organisation de cet atelier marque une nouvelle ère dans le développement du transport aérien au Bénin. L’actualisation des études, estime-t-il, doit permettre une approche plus technique avec un résultat conséquent. «Le nouvel aéroport de Glo-Djigbé est conçu pour être un hub, un aéroport d’accueil, de passagers et de fret, des vols internationaux et leur éclatement sur des vols régionaux et vice-versa. Il doit être capable d’accueillir tous les types d’aéronefs de nouvelle génération», a rappelé le ministre.
Ces études ont été possibles grâce à l’appui de l’Association internationale de développement (IDA), de la BIRD et de la Banque mondiale.

Actualités 09 déc. 2015


«Le retard des subventions est un problème mineur», selon Salifou Mama

«Le retard des subventions est un problème mineur», selon Salifou Mama

Le directeur des Ressources financières et matérielles du ministère de l’Enseignement secondaire, Saliou Mama, s’est prononcé sur le retard qu’enregistrent les chefs d’établissement dans le transfert des subventions liées aux frais de scolarisation des filles. En tant qu’ordonnateur délégué du budget dudit ministère, il a donné les raisons qui justifient ce retard.

La Nation : Pourquoi le ministère a voulu étendre cette mesure de gratuité de la scolarisation aux filles jusqu’au second cycle alors qu’il accuse du retard dans le transfert des subventions ?

Salifou Mama : Je pense que la volonté de l’Etat d’étendre cette mesure jusqu’au second cycle ne devrait forcément pas être liée au fait qu’il y ait retard dans le paiement des subventions. Ce sont deux problèmes différents. Le retard dans le paiement s’explique par un seul fait. Nous sommes en 2015 et les subventions sont inscrites dans le budget de 2016 qui n’est pas encore voté. C’est le décalage entre l’année budgétaire et l’année scolaire qui justifie le retard qu’il y a dans le paiement. Déjà au niveau de l’année scolaire, pour 2015, ils feront déjà trois mois en fin décembre, c'est-à-dire le premier trimestre alors que le budget de 2016 n’est pas encore voté. Après son vote, les outils de gestion de ce budget seront mis en place courant janvier. Son exécution réelle commence vers février 2016. Ainsi, avant de mettre à disposition les ressources aux collèges, il faudra environ deux mois. pour suivre tout le processus. On se retrouvera en mars ou avril.
Etant donné qu’au début de la rentrée, les garçons payent, ils devraient planifier ces ressources en les utilisant d’abord avant que l’Etat ne leur envoie les subventions. L’Etat a régulièrement payé ses subventions. Le montant ne fait pas défaut jusqu’à présent. Si c’était le cas, on pourrait nous demander pourquoi on l’étend jusqu’au second cycle du secondaire.

Selon les directeurs des collèges, l’Etat ne paye pas la totalité de ses subventions. Confirmez-vous cela?

Il faut le reconnaître jusqu’ici, nos statistiques ne sont pas tout à fait fiables. Tout cela est lié à notre mentalité. Lorsque le directeur départemental demande aux directeurs d’établissements le nombre de filles par classes on lui communique un chiffre donné. Mais lorsque le DRFM appelle, ils lui communiquent un autre. Parce qu’on sait que le directeur départemental est sur le terrain et a la possibilité de le vérifier automatiquement, ce qui pourrait ne pas être le cas avec le DRFM. Ils se disent peut-être que derrière cette liste, il aura une incidence financière. Evidemment, nous utilisons les chiffres de la Direction de la Programmation et de la Prospective qui fait son travail de statistiques au milieu de l’année scolaire. Donc cela fait que le montant que nous avons au moment de la prévision, lorsqu’on le compare aux chiffres qu’on nous communique au début de la rentrée, ne sont pas les mêmes. Qu’à cela ne tienne. Je pense quand même que nous sommes en face d’un budget qui est une prévision. Aucun chef d’établissement ne peut démontrer qu’au cours d’une année, il a encaissé les 100% de la scolarité des élèves. Parce qu’il s’agit de l’Etat, on veut que ça soit à 100%. C’est vrai, si on arrivait à faire un travail de statistiques pour que les chiffres soient harmonieux, l’Etat pourrait payer la totalité. Moi, je pense que ce qui est payé aux établissements pourrait largement suffire pour faire face aux dépenses de l’année scolaire. Je leur ai souvent répété que personne ne dépense l’argent qu’il n’a pas dans sa poche.
Lorsqu’un gouvernement se penche sur un dossier, on ne regarde pas les petits problèmes autour. Mais on regarde beaucoup plus l’importance de la décision qu’on veut prendre. Si c’est une bonne décision on la prend et les petits problèmes qu’il y a autour, on les règle. C’est pourquoi les services techniques sont là.

Quelles solutions proposez-vous pour pallier ce phénomène de retard ?

Au niveau de notre cabinet, on n’est pas resté les bras croisés. On a déjà engagé une négociation avec le ministère de l’Economie et des Finances pour voir dans quelle mesure, peut-être par système d’avance, mettre à la disposition des établissements les ressources à temps. Par exemple dans le budget de 2015, la moitié des fonds et quand le budget proprement dit dans lequel sont inscrits les fonds des subventions sera disponible, payer la seconde moitié. C’est une proposition que nous avons faite au moment de l’élaboration du budget au ministère de l’Economie et des Finances. Il y a eu d’autres propositions qu’on pourrait aussi expérimenter. Lorsqu’un établissement connaît le nombre de filles inscrites on pourrait en début d’année scolaire émettre des titres à son profit. Et ces établissements pourraient encaisser au niveau des banques, peut-être perdre un peu, en payant des ajouts.

La scolarisation des filles dans l’enseignement technique est-elle subventionnée ?

Lorsque vous prenez les filles de l’Enseignement technique et professionnel, elles sont subventionnées à 1/3. Et vous savez bien que ces établissements sont spécifiques. Au niveau des lycées, vous avez soit des élèves boursiers que l’Etat prend en charge totalement. Donc à l’issue des concours d’entrée dans ces lycées, si une fille est admise, elle est prise en charge et empoche chaque année une bourse. Après ces filles, celles qui s’inscrivent à titre payant, sont exonérées d’un 1/3 des frais de scolarité. Ce qui est largement au-delà de ce que l’Etat donne pour les filles qui sont au niveau de l’enseignement général, parce que le taux de contribution le plus élevé c’est 15 000FCFA alors que dans les lycées techniques, ce taux va jusqu’à 300 000 FCFA. Donc si quelqu’un doit payer 300 000 FCFA et qu’il est exonéré d’un 1/3, ça veut dire que l’Etat a pris en charge 100 000 FCFA ¦

Education 08 déc. 2015


Visite du MCTIC à Porto-Novo: Etienne Kossi dope le moral des agents de la DDCTIC Ouémé-Plateau

Visite du MCTIC à Porto-Novo: Etienne Kossi dope le moral des agents de la DDCTIC Ouémé-Plateau

Le ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication (MCTIC) en sait un peu plus sur les difficultés de sa direction départementale au niveau de l’Ouémé-Plateau installée à Porto-Novo. Etienne Kossi accompagné d’une forte délégation de son ministère a rencontré l’ensemble des agents de cette direction départementale nouvellement créée et basée à Porto-Novo. Il a été accueilli par le directeur départemental de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de l’Ouémé-Plateau. Dans son mot de bienvenue, Sylvain Ahounou a remercié le ministre Etienne Kossi pour l’initiative de cette visite. Il a salué son implication personnelle pour l’effectivité de la création de cette direction départementale. Il a ensuite passé en revue les différentes actions et activités qu’il a menées pendant les dix mois de gestion. Au nombre de celles-ci, Sylvain Ahounou a cité sa tournée dans les différentes antennes et agences départementales des structures publiques sous-tutelle du ministère. Il a visité notamment l'ONIP, l'ORTB, l'ABP, la Poste du Bénin et Bénin Télécoms. Ce qui lui a permis de toucher du doigt, dit-il, les conditions de travail appréciables pour les uns et pénibles pour les autres. Les organes de presse du secteur privé ont reçu sa visite de prise de contact. Aussi, Sylvain Ahounou a-t-il évoqué la tournée statutaire du préfet de l’Ouémé-Plateau à laquelle il a participé du 2 au 12 novembre dernier avec les autres membres de la Conférence administrative départementale. Cette mission lui a permis de retenir trois problèmes essentiels des populations concernant le ministère. Il y a le problème de vol de câbles téléphoniques de Bénin Télécoms, la non couverture de certaines localités par les opérateurs GSM et le problème de la connectivité Internet. Face à ces différents problèmes, Sylvain Ahounou dit n’être pas resté les bras croisés. Il a fait part au ministre de certaines actions qu’il a entreprises pour soulager tant soit peu les populations. Le DDCTIC Ouémé-Plateau n’a pas manqué de mettre l’accent sur certaines difficultés de sa direction. Il a surtout attiré l’attention du ministre sur l’indisponibilité de siège propre à la direction départementale obligée de squatter les locaux de Bénin Télécoms à Porto-Novo. A ce problème, Sylvain Ahounou ajoute le manque de véhicules de services pour la direction départementale et l’absence de lignes téléphoniques et de la connexion Internet. Le DDCTIC Ouémé-Plateau a plaidé pour la résolution de tous ces problèmes pour permettre à la direction, vitrine du ministère dans le département, d’atteindre les objectifs à elle assignés.
Prenant la parole, le ministre Etienne Kossi s’est dit sensible aux différents problèmes évoqués. Mais ceux-ci seront résolus progressivement. Les difficultés relatives à l’accès à l’Internet sont en train d’être réglées avec l’acquisition par le Bénin d’un câble ACE d’une capacité de 40 Mégabits pour seconder la fibre optique. L’autre défi du ministère, insiste le ministre, sera la réussite du passage de l’analogique au numérique. Ce projet qui n’a pu être une réalité à la date échue du 17 juin 2015 à cause de certaines difficultés, le sera d’ici à la fin du mois d’avril 2016, promet-il. L’organisation de la présidentielle de 2016 n’a pas été passée sous silence par le ministre. Etienne Kossi a invité les journalistes exerçant dans l’Ouémé-Plateau à faire preuve de professionnalisme dans la couverture de cette élection comme ils ont su le faire lors des législatives et communales dernières?

Actualités 08 déc. 2015


Prix d’excellence aux systèmes financiers décentralisés: Les trois meilleures structures distinguées

Prix d’excellence aux systèmes financiers décentralisés: Les trois meilleures structures distinguées

Sous l’impulsion de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD) Consortium Alafia dirigé par Ignace Dovi, il a été organisé, vendredi 4 décembre dernier, la remise de prix d’excellence aux meilleurs systèmes financiers décentralisés. La cérémonie qui s’est déroulée à Cotonou a regroupé les acteurs du secteur et plusieurs invités qui ont soutenu l’événement.

Alidé 13,98 points, Pebco Bethesda 14,82 points et Renaca 14,88 pts. Tels sont les scores obtenus par les systèmes financiers méritants au terme des dépouillements réalisés, a annoncé le directeur exécutif de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés Ignace Dovi. Auparavant, il a dévoilé que l’Unacrep 09,80 points, Sian’Son 11,71points, Cpec 12,46 points, Cmmb 12,52 points et Cowec12,81 points ont reçu des prix d’encouragement.

Ils sont au total huit à avoir compéti, a expliqué Ignace Dovi, directeur général du Consortium Alafia qui a rappelé que ce prix n’est plus à présenter. «Nous évoluons dans un environnement qui n’est pas favorable à nos activités ; cela n’est pas une raison pour ne pas féliciter les récipiendaires pour leurs mérites», a poursuivi le directeur exécutif du Consortium Alafia.
Des mérites que le directeur de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam), Albert Honlonkou reconnaît également au Consortium Alafia pour l’initiative du prix. Toutefois, il a suggéré que ce soit l’université qui organise l’activité pour garantir une certaine impartialité à l’organisation. «Je vous assure que des personnes extérieures et indépendantes garantiraient plus de crédit au prix et que les résultats seront objectifs», a rassuré le directeur de l’Eneam qui a souhaité que les participants améliorent leur gestion.
Une gestion bien appréciée et qui procure des récompenses méritées, selon Loubabatou Gibigaye, directrice adjointe de la promotion de la microfinance. Pour elle, il faut récompenser ceux qui font bien et amener les autres à mieux faire étant entendu que les mauvais ont souvent été punis. Les participants font mieux d’année en année et s’améliorent au fil du temps, retient-elle.
En ce qui le concerne, Nicaise Tossou, directeur national pour le Bénin et le Togo de Oiko Crédit, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les institutions participantes. Il a proposé que la cérémonie se déroule plus tôt dans l’année afin de permettre à sa structure de bien jouer sa partition.

La performance financière

Maurice Maurille Couthon, directeur du Programme d’appui au secteur de la microfinance (Pasmif) a fait part de la même disponibilité. Le simple fait de participer, trouve-t-il, est formateur et amène à mieux gérer. La meilleure manière de tirer le secteur par le haut est de reconnaître le mérite des acteurs, a-t-il déclaré avant d’exhorter Consortium Alafia à perpétuer l’initiative. Il a promis accompagner les lauréats. Des réflexions, annonce-t-il, sont en cours pour déboucher sur de nouvelles initiatives.
Quant à Nassirou Moussa, directeur du Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés, il a félicité les membres du comité de dépouillement. «Les conclusions sont fort appréciables», a-t-il confié.
Les critères qui ont présidé à la sélection des meilleurs se rapportent, selon Ignace Dovi, à la performance organisationnelle, la performance financière, aux relations avec les clients, à la performance non financière et au militantisme au sein des associations professionnelles des systèmes financiers décentralisés. Dieudonné Gnanvo, directeur du Renaca, le système financier le plus méritant après la proclamation des résultats a témoigné sa gratitude aux organisateurs, en dédiant son mérite à tous les participants qui ont gagné, selon lui. Il a demandé aux organisateurs de continuer à les soutenir afin qu’ils ne dérapent pas.
Mettant un terme à la cérémonie, le directeur exécutif du Consortium Alafia a promis tenir compte des suggestions pour améliorer l’organisation du prix et témoignersa gratitude au Pasmif pour son appui au secteur. La remise des prix et les salutations d’usage ont mis un terme à la cérémonie?

Economie 07 déc. 2015


Ministère des Enseignements maternel et primaire: Eléonore Yayi Ladékan échange avec les Ptfs

Ministère des Enseignements maternel et primaire: Eléonore Yayi Ladékan échange avec les Ptfs

Le ministre des Enseignements maternel et primaire (MEMP), Eléonore Yayi Ladékan a eu une séance de travail, vendredi 4 décembre, avec les Partenaires techniques et financiers de son secteur. C’était l’occasion pour elle de présenter à ses hôtes les résultats atteints, d’évoquer les difficultés rencontrées et d’entrevoir de nouvelles perspectives pour le rayonnement des enseignements maternel et primaire.

C’est la première fois que le ministre des Enseignements maternel et primaire échange avec les Partenaires techniques et financiers de son département, depuis sa nomination, il y a cinq mois. Les Ptfs ont répondu nombreux à son invitation. Il y avait l’AFD, l’Unicef, la Banque mondiale, Pro éduc et la GIZ.

Selon Eléonore Yayi Ladékan, cette rencontre était importante vu le poids des Ptfs dans le budget de son ministère. Elle a félicité ses hôtes pour l’importance de leurs interventions qui sont bien perceptibles dans maints domaines, notamment l’amélioration de la qualité des enseignements maternel et primaire, l’alimentation scolaire, la construction des salles de classe, la formation des enseignants ainsi que la scolarisation et le maintien des enfants à l’école. Pour un échange de qualité, le ministre a jugé utile de se faire entourer des différents services de son ministère impliqués dans les domaines d’intervention des Ptfs.
Ainsi, elle avait à ses côtés notamment des responsables de la direction de la Programmation et de la Prospective, de la direction de la Promotion de la scolarisation (Dps), de la direction de l’Inspection pédagogique (Dip), de l’Institut de formation et de la recherche en éducation (Infré), de la direction des Examens et Concours du Memp (Dec) et de la direction de l’Alimentation scolaire (Das). La rencontre lui a permis de rappeler un peu ce que le ministère a fait avec les fonds mis à sa disposition et les difficultés rencontrées, de revisiter les recommandations des Ptfs à l’issue de leurs différentes missions sur le terrain et d’écouter leurs préoccupations. Ils ont échangé sur les priorités et les éventuelles orientations à donner au titre de 2016 dont la plus importante est le recrutement en cours de 12 000 enseignants dont 6 000 au profit de son ministère. Eléonore Yayi Ladékan a saisi l’occasion pour solliciter encore l’appui des Ptfs pour les nouveaux défis du secteur pour la période 2015-2030 pour faire en sorte que l’éducation soit un apprentissage pour les enfants tout au long de leur vie. Ce qui fait dire que le ministère des Enseignements maternel et primaire est un département stratégique bien vaste non seulement dans les stratégies mais aussi dans les défis à relever ainsi que les bénéficiaires de ses services répandus un peu partout sur le territoire béninois.
Catherine Bonnaud, directrice de l’Agence française de développement (AFD Bénin) et chef de file des Ptfs pour le secteur des enseignements maternel et primaire, a salué l’initiative de cette causerie. Elle a félicité le ministère pour les progrès réalisés et aussi surtout pour le recrutement sur poste en cours de 12 000 enseignants dont 6000 au profit du MEMP d’ici au 2 janvier prochain. Car le besoin est criard sur le terrain. Mais la grande inquiétude de Catherine Bonnaud réside dans le relèvement de ce challenge par le gouvernement vu le peu de temps qui sépare de cette date prévue pour le recrutement massif confié à un cabinet et sous la supervision du Conseil national pour l’Education. Plusieurs autres questions ont été posées par les Pfts et pour lesquelles le ministre Eléonore Yayi Ladékan a apporté des éléments de réponses?

Actualités 07 déc. 2015


Financement des relations universités-entreprises: L’ambassade de France signe une convention avec le Bénin

Financement des relations universités-entreprises: L’ambassade de France signe une convention avec le Bénin

Le vice-Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola et l’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster Ménager ont procédé jeudi 3 décembre à la signature d’une convention de financement sur les relations universités-entreprises. Par cet acte, la France entend appuyer le Bénin dans le secteur de l’enseignement supérieur et professionnel, pour une amélioration de la professionnalisation des formations.

Améliorer la professionnalisation des formations par un renforcement du lien entre les entreprises, les établissements de formation, les centres de recherche et les collectivités locales en vue de trouver une réponse concrète au défi de l’employabilité. C’est l’objectif que visent le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique appuyé par l’ambassade de France près le Bénin.

Les deux institutions sont tombées d’accord pour une action conjointe contre le problème de l’emploi au Bénin. C’est à travers le projet « Appui aux centres universitaires professionnalisant» (Acupro) qui est le fruit d’une concertation permanente entre les experts techniques de l’ambassade de France au Benin et les acteurs socio-économiques et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS). La finalité principale dudit projet est d’assurer une meilleure insertion dans l’emploi des étudiants en formation initiale (licence professionnelle) et des salariés dans le cadre d’une formation professionnelle tout au long de la vie.
Ce projet vise aussi à consolider la qualité et la professionnalisation des formations dispensées par les nouveaux centres universitaires (NCU). Et, c’est pour concrétiser toutes ces actions que Aline Kuster-Ménager, ambassadeur de la France près le Bénin et le vice-Premier ministre chargé de l’enseignement supérieur, François Abiola, ont procédé à la signature d’une convention de financement sur les relations universités-entreprises. Cet accord permettra au projet Acupro d’une durée de trois ans, de bénéficier d’un financement de 600 000 Euros de la part de la France et de 55 000 Euros de la part du Bénin. Il permet à terme d’améliorer la professionnalisation des formations offertes par les nouveaux centres universitaires en vue d’accroître l’employabilité des futurs diplômés.
Le vice-Premier ministre François Abiola s’est réjoui de la naissance d’un tel projet qui a une vocation ‘’modélisante’’ pour les autres centres universitaires. Il permettra a-t-il assuré, le développement et la mise en place de trois outils majeurs d’amélioration de l’insertion professionnelle à savoir : un campus intégré de professionnalisation et d’entrepreneuriat dans le secteur du bâtiment et de la route, un portail numérique des formations professionnelles et un centre de ressources numériques en linguistique à Parakou ¦

Actualités 04 déc. 2015


Classement FIFA/ Coca-Cola: Bond prodigieux de 25 places des Ecureuils

Classement FIFA/ Coca-Cola: Bond prodigieux de 25 places des Ecureuils

La FIFA a publié jeudi 3 décembre à son siège à Zurich, son classement de décembre. Outre la première place au classement pour le compte de cette dernière édition de 2015 qui va aux Diables Rouges de la Belgique qui remporte ainsi le titre d’équipe de l’année, c’est le Bénin qui passe de la 103e à la 78e place.

La présente édition de décembre du classement mondial FIFA/Coca-Cola est la dernière de l’année. Elle a surtout été dominée par les qualifications pour la prochaine Coupe du monde de la FIFA. Plus de deux tiers des 137 matches joués et pris en considération, ont été disputés dans le cadre des éliminatoires de Russie 2018, 8 étaient des matches de barrage de l’EURO 2016 et les 37 autres, des matches amicaux.
L’année 2015 aura donc été compétitive jusqu’au bout. A la première place du nouveau classement qui vient d’être publié, les Diables Rouges de la Belgique mènent le bal, suivis de l’Argentine, deuxième, et de l’Espagne, troisième. Après l’Allemagne en 2014, c’est la Belgique qui vient d’être sacrée équipe de l’année 2015.
103e, après avoir régressé de 3 places lors du précédent classement établi le 5 novembre dernier, le Bénin est désormais 78e. Il a progressé de 25 places, arrivant tout juste derrière le Nigeria, 66e, la Bulgarie, 71e, l’Afrique du Sud, 72e, la Zambie, 73e, le Maroc, 75e, le Gabon, 76e et Haïti, 77e. Il devance entre autres le Venezuela, 83e, la Chine, 84e et le Burkina Faso, 89e qui lui a pourtant barré la route des phases suivantes de la Coupe du monde Russie 2018. Sur le plan africain, le Bénin est 20e.

Sports 04 déc. 2015


Passation de service à la préfecture d’Abomey: Armand Nouatin passe le témoin à Sébastien Chabi

Passation de service à la préfecture d’Abomey: Armand Nouatin passe le témoin à Sébastien Chabi

C’est dans une atmosphère de grand soulagement et de satisfaction que les travailleurs de la préfecture d’Abomey ont vu dans l’après-midi jeudi 3 décembre, le préfet sortant Armand Maurice Nouatin passer le témoin au nouveau préfet des départements du Zou et des Collines, Sébastien Chabi. Après avoir passé 7 ans 1 mois et 6 jours à la tête de cette administration, le préfet sortant laisse de mauvais souvenirs derrière lui.

A l’occasion de la cérémonie de passation de charges entre les préfets sortant et entrant des départements du Zou et des Collines jeudi 3 décembre, le représentant des travailleurs de la préfecture d’Abomey, Vincent Hêhomè a laissé entendre que c’est un grand ouf de soulagement pour tous les agents qui ont vécu durant des années l’enfer. Des moments faits de douleurs et de souffrance. Au total, décompte-t-il, ce sont 18 mouvements de protestation des agents qui ont été, bien qu’autorisés, empêchés, perturbés et brimés par l’ancien préfet Armand Nouatin. Alors que les doléances n’étaient que l’amélioration des conditions de vie et de travail. En un mot, les travailleurs font un bilan catastrophique de la gestion du préfet sortant.

«Une gestion calamiteuse aussi bien des ressources humaines que financières», déplore Vincent Hêhomè qui cite en exemple au moins deux cas de disparition des fonds alloués pour des obsèques d’agents décédés à la préfecture. Des déclarations qui ont créé émoi et consternation dans l’assistance restée ébahie. Des faits que le préfet sortant dit avoir pourtant cherché à régler en demandant aux responsables syndicaux de tout mettre en œuvre pour mettre la main sur son collaborateur qui aurait disparu avec les fonds.
Toutefois, Armand Nouatin déclare remercier Dieu et le chef de l’Etat pour lui avoir permis de passer un si long séjour de plus de sept ans à la tête d’un aussi grand département qu’est le Zou-Collines.
Quant à son successeur, le préfet entrant, Sébastien Chabi, il lui garantit la franche collaboration des membres de la Conférence administrative départementale (CAD) et des maires des quinze communes du Zou-Collines. Mais, il le prévient de ce que le département en lui-même est un cas d’école avant de l’inviter à faire de la question de la sécurité des personnes et des biens une priorité surtout en cette période de fin d’année.
Conscient de l’importance de la tâche qui l’attend, Sébastien Chabi, le nouveau préfet, ancien cadre des ministères de la Décentralisation et de l’Intérieur et actuel conseiller communal à Savè, a sollicité les prières des siens surtout qu’il «prend les rênes de cette préfecture à quelques mois de l’élection présidentielle, période bien sensible. En clair, il reconnait qu’il «monte à bord d’un avion qui rentre dans une zone de grandes turbulences». Mais, il veut bien compter sur tous pour réussir ce challenge afin de mettre le cap sur ce qui va être sa priorité comme mission à ce poste. Il s’agit de «la réduction de la pauvreté» dans le Zou et les Collines.
Notons pour terminer que les maires d’Abomey et de Bohicon ainsi que les têtes couronnées étaient remarquablement absents à cette cérémonie de passation de service.

Actualités 04 déc. 2015


28e édition de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH-Sida : Les populations revisitent les statistiques effrayantes du Mono-Couffo

28e édition de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH-Sida : Les populations revisitent les statistiques effrayantes du Mono-Couffo

Le conseil départemental de la lutte contre le VIH-Sida du Mono- Couffo a porté à l’honneur, mardi 1er décembre dernier à la Maison des peuples de Lokossa, les personnes vivant avec le VIH-Sida. C’était dans le cadre de la célébration de la 28e édition de la Journée mondiale de la lutte contre cette pandémie placée sous l’égide du préfet, Corentin Kouhoué et du conseiller aux Affaires sociales du chef de l'Etat, Zakari Ibrahim.

L’édition 2015 de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH-Sida aura été fortement marquée par des statistiques effrayantes concernant la prévalence de la pandémie notamment dans le Mono-Couffo.
En effet, au rang des activités prévues dans ce cadre, le conseil départemental de la lutte contre le VIH-Sida a préparé deux communications. L’une portant sur l’«Elimination de la transmission mère-enfants » et la seconde mettant en relief les actions de lutte et les résultats obtenus.
Œuvre du secrétaire permanent du conseil départemental, Raymond Djossou, la dernière communication renseigne que le taux de prévalence du VIH-Sida dans le Mono-Couffo s’élève globalement à 2,1%. Soit un taux deux fois supérieur à celui national stagnant à 1,2% depuis 2006. Le communicateur alerte que la pandémie prend de l’ampleur notamment dans le Mono tandis que les actions de sensibilisation portent leurs fruits dans le Couffo dont le taux de prévalence a chuté jusqu’à 1,4%.
Revenant sur ces données dans son allocution consacrant l’ouverture des manifestations, le préfet Corentin Kohoué précise que ce sont les hommes qui sont les plus infectés dans le Mono contrairement au Couffo où les femmes constituent les victimes. Il va stigmatiser les serveuses des débits de boisson comme les vecteurs de la propagation de la pandémie pour en appeler à la prudence quant au choix du partenaire sexuel.
Cette même communication a révélé quelques motifs d’espérer tant dans le changement de comportement des populations que le renforcement du dispositif approprié pour contrer les ravages du Sida. C’est le cas de la mise en service de 87 sites de prévention contre la transmission de la mère-enfant dont 43 dans le Mono qui disposera, à son tour, dès le début de l’année prochaine, d’un appareil de dépistage des femmes enceintes.
Tout en saluant ces efforts, le président de l’Association des personnes vivant avec le VIH-Sida dans le Mono-Couffo, Nicolas Ahouansou s’est plaint de la défaillance du plateau technique des centres sanitaires de la région et ensuite de la fréquente pénurie des antirétroviraux nécessaires au maintien des séropositifs.
Pour finir, les officiels ont visité, toujours à la Maison du peuple, les stands d’exposition animés par des groupements de personnes vivant avec le VIH. On y a découvert, entre autres, des produits tels que des bouteilles d’huile de palme, plusieurs formes dérivées de la transformation de moringa et des céréales ainsi que des animaux, signe des activités d'élevage. Au niveau du stand de sensibilisation sur le VIH-Sida, le préfet Corentin Kohoué s’est prêté au test de dépistage avant d’inviter le public à lui emboiter le pas ¦

Santé 03 déc. 2015


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