La Nation Bénin...
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Attendus par tout un peuple, les Ecureuils sont dans le starting-block dès cette nuit. Dans la ville d’Ismaïlia en Egypte, ils affrontent, à 21h, au stade qui porte le même nom, les Black Stars du Ghana pour le compte de leur première rencontre dans le groupe F.
Le leitmotiv du coach des Ecureuils, Michel Dussuyer, c’est « Revenir de la Can Egypte 2019 le plus tard possible », C’est peut-être la volonté d’un groupe que l’entraîneur s’est chargé d’exprimer et de marteler à chaque fois que l’occasion se présente.
Mais pour aller au-delà du vœu et concrétiser le rêve ; celui de tout un peuple qui attend son équipe au second tour de la compétition, les coéquipiers de Stéphane Sessegnon doivent vaincre le signe indien et marquer enfin leur entrée en matière par une victoire. Car, dans ce groupe F, il faut absolument surprendre l’un quelconque des grands que sont le Ghana et le Cameroun, puis maintenir le cap pour prétendre à une place au second tour de la compétition.
Présents pour la 4e fois à une phase finale de Can, les statistiques ne leur sont pas favorables pour les premières rencontres de la compétition. A chaque fois, ils sont toujours passés à côté de la plaque.
Le cas le plus criant est celui de la Can 2010, à Benguela, en Angola où les Ecureuils affrontaient pour le compte de leur premier match le Mozambique. Une rencontre soldée par le score de 2 buts partout. Mais sur cette rencontre, les analystes reprochent à l’équipe son manque d’expérience. Car dès la 14e min déjà, le goleador Razack Omotoyossi ouvrait la marque sur penalty. 6 min plus tard, une balle conduite par Mouri Ola Ogoubiyi a été contrée dans les filets par un défenseur adverse. A 2 buts à 0 à moins de 25 min de jeu, et alors que le public avait pris fait et cause pour les Ecureuils, aun ressort se rompt. L’attaquant mozambicain Miro réduit le score à la 29e mn.
Juste après la mi-temps, à la 54e, le remuant Fumo égalise. Les Ecureuils sont alors contraints au partage des points. C’est d’ailleurs la seule fois qu’ils ont fait mieux à leur premier match de Can.
En janvier 2004, à Sfax en Tunisie, face aux Bafana-Bafana de l’Afrique du sud, pour le compte de leur premier match les Ecureuils avaient été battus 2-0. Œuvre du virevoltant attaquant Siyabonga Nomvethe(58e et 77e min)
En 2008, à Takoradi, au Ghana, alors que le Bénin affrontait les Aigles du Mali en entrée en lice, les Ecureuils ont courbé l’échine suite à un penalty transformé par l’attaquant vedette malien Frédéric Kanouté.
C’est dire donc que sur l’ensemble, le Bénin a fait deux défaites et un match nul au cours de ses trois précédentes rencontres d’ouverture dans une phase finale de Can. Des scores qui n’ont pas permis aux Ecureuils d’aller loin dans la compétition.
Le Ghana, encore le Ghana…
Pour ce qui est spécifiquement de la rencontre du jour, les statistiques des confrontations ayant opposé les Ecureuils à leur adversaire du jour qu’est le Ghana ne sont pas en faveur du Bénin. Car dans le temps, les deux pays se sont affrontés 14 fois : 7 défaites, 5 nuls et 2 victoires pour le Bénin. Soit 25 buts encaissés contre 9 inscrits. Les plus lourds scores sont de 4-0 respectivement le 13 janvier 82 et le 13 février 91 à Cotonou. Il y a aussi un score de 3-0 encaissés par les Ecureuils à Accra le 26 janvier 2013.
La dernière confrontation Bénin- Ghana date du 11 octobre 2009 à Cotonou, rencontre au terme de laquelle le Bénin est sorti victorieux grâce à un but de Mohamed Aoudou.
Et comme le credo aujourd’hui, c’est de revenir le plus tard possible de la compétition, il faut se dire que c’est une nouvelle génération. La bande à Mounier, Sèssègnon et Verdon doit écrire sa propre histoire. Il y a donc nécessité de se transcender, de penser aux couleurs nationales à défendre, chercher à marquer son temps en se disant qu’on ne participe pas à une Can sans le mériter. Une balle de foot est ronde pour tout le monde. Il n’y a plus de petite équipe. L’Ouganda et Madagascar l’ont montré, il y a quelques jours. Les Ecureuils doivent jouer pour se faire plaisir, jouer pour soulager un peuple… jouer pour graver leurs noms dans les annales de l’histoire. Oui, c’est possible !.

Le ministre de la Santé était, jeudi 20 juin dernier, sur Ask gouv, la plateforme gouvernementale d’échanges avec les internautes béninois. A cette occasion, Benjamin
Hounkpatin a répondu à plusieurs questions qui lui ont été posées. Lesquelles ont trait aux réformes en cours dans le secteur de la Santé et dont l’objectif à terme, est d’offrir des soins de qualité et à coût réduit aux populations.
Toutes les préoccupations soulevées par les internautes béninois, jeudi dernier sur Ask gouv, ont rapport aux réformes en cours dans le secteur de la Santé. Taux des indemnités de garde, d’astreinte et heures supplémentaires ; actualisation du plan de formation des agents de santé ; construction d’infrastructures sanitaires, bilan des affermages, le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), la question des évacuations sanitaires, l’exercice en clientèle privée, la césarienne. Bref, l’invité du jour, Benjamin Hounkpatin, a été envahi de questions assez pertinentes pour son baptême du feu sur la plateforme Ask gouv. Mais, point par point, le ministre de la Santé publique a éclairé, rassuré et convaincu les férus du web en apportant des réponses claires et limpides à leurs différentes interrogations.
La majorité des questions des internautes au cours de ce rendez-vous sur la toile, ont rapport avec l’exercice en clientèle privée. Et comme l’on pouvait s’y attendre, Benjamin Hounkpatin n’est pas allé du dos de la cuillère pour exprimer son amertume et celle du gouvernement en particulier. « Vous ne pouvez pas imager qu’une femme aille accoucher dans une structure tenue par quelqu’un qui n’a aucune qualification et qui s’habille en rose. La femme finit d’accoucher, commence par saigner et cet agent qui se dit sage-femme, prend des plantes non nettoyées, lui bourre l’utérus avec. Et le saignement continue jusqu’à ce que, en désespoir de cause, les parents de la femme emmènent leur fille dans un hôpital de référence. Et l’on a beau tout faire…Une transfusion de 10, 20 poches de sang, malheureusement elle décède laissant dernière elle des orphelins parce que, à un moment donné, nous n’avons pas pris suffisamment la mesure des responsabilités qui nous incombent en laissant ces structures opérer en toute illégalité ». C’est par cette histoire tragique que le ministre de la Santé, l'air triste et malheureux, aborde la problématique liée à l’exercice en clientèle privée, qui n’est d’ailleurs pas le premier point sur lequel il s’est exprimé lors de son passage sur Ask gouv.
«Le gouvernement de la Rupture, dit-il, a pris la mesure des choses et nous avons déclaré une guerre implacable contre ces structures illégales parce qu’il n’est pas admissible que nos compatriotes perdent la vie alors qu’à côté, il y a des structures de l’Etat ou des structures privées légales qui peuvent offrir des soins de qualité ». Et cette lutte est désormais menée au quotidien, à en croire le ministre car, malgré les fermetures qui ont eu lieu récemment, ces structures illégales poussent encore comme des champignons. «Il y a à peine 72 heures, on a démantelé un réseau où quelqu’un officiait dans une chambre à coucher», informe Benjamin Hounkpatin. Il précise par ailleurs que ses collaborateurs des zones sanitaires et des départements, avec l’appui des forces de l’ordre, font une veille au quotidien pour décourager les individus qui s’adonnent à ce genre de pratique.
« Nous allons traquer sans relâche ces donneurs de mort… », a-t-il martelé. « Tous ceux qui s’habillent en rose ne sont pas forcément des agents de santé qualifiés. Tous ceux qui s’habillent en blanc, ne sont pas forcément un personnel de santé qualifié», avertit le ministre de la Santé. Pour mieux résoudre cette question liée à l’exercice illégal en clientèle privée, le gouvernement a mis le compteur des autorisations d’exercice et d’ouverture de cabinet à zéro. Une réattribution desdites autorisations a commencé suivant de nouvelles règles et à un rythme assidu. Et à ce jour, le ministère de la Santé a déjà attribué 3000 autorisations d’exercice et 500 autorisations d’ouverture de cabinet. L’autorité ministérielle profitera de l’occasion pour expliquer le processus d’attribution des autorisations. Plus loin, il rappelle au sujet des autorisations d’ouverture que les textes en vigueur ne permettent pas à des investisseurs de venir ériger des structures privées de santé au Bénin. Seuls des spécialistes de la santé reconnus peuvent le faire. Toutefois, le gouvernement de la Rupture pourrait étudier la question de la révision desdits textes, et, peut-être, inclura de nouvelles dispositions permettant aux investisseurs de contribuer au renforcement du système sanitaire béninois.
Un autre point évoqué au cours du Ask gouv a trait au mécontentement né dans le rang des paramédicaux suite à la fixation des taux des indemnités de garde, d’astreinte et d’heures supplémentaires dans les hôpitaux publics du Bénin. C’est d’ailleurs la toute première patate chaude que le ministre a refroidie. En effet, les paramédicaux s’estiment lésés par le récent décret qui fixe les taux des indemnités de garde, d’astreinte et d’heures supplémentaires dans les hôpitaux publics. Mais le ministre de la Santé a su trouver les mots justes pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette réforme. A l’en croire, lorsque quatre ou cinq médecins sont de garde, 25 voire 30 paramédicaux les assistent.
Pensez-vous « que les hôpitaux peuvent supporter cette charge si les taux de garde étaient élevés à des taux insupportables ? », lance Benjamin Hounkpatin. L’Etat béninois ne peut que fixer ces taux en fonction des ressources disponibles. Il explique qu’une simulation a été faite avec tous les acteurs impliqués pour voir ce qui est supportable par les hôpitaux et ce que le budget national peut prendre en charge. « C’est vraiment en tenant compte de tous ces paramètres que les taux ont été fixés. Il n’y a aucune idée de la clochardisation de la profession paramédicale », rassure-t-il. D’après lui, le gouvernement a «pris la mesure des choses avant d’acter la décision ».
Et mieux, il s’agit d’une mesure consensuelle; prise de commun accord avec les partenaires sociaux du secteur de la santé.
Concernant l’actualisation du plan de formation des agents de santé, un internaute estime que seuls ceux qui ont « le bras long (des connaissances au sein du système) » arrivent à décrocher des opportunités de formation. Mais en réponse à cela, le ministre de la Santé a expliqué que la dynamique actuelle du gouvernement ne laisse aucune chance à la compromission et à la fraude. Il s’agit donc d’un système transparent, informe-t-il. « Le processus est certes en retard, mais cela peut s’expliquer puisque d’autres problèmes sont en train d’être réglés afin que le nouveau plan de formation, une fois lancé, profite à tous… », fait-il savoir.
Césarienne, Arch et évacuation sanitaire
Qu’en est-il de la césarienne? Benjamin Hounkpatin a été également interpellé sur cette question, notamment les réformes opérées par le gouvernement Talon. D’abord, certaines personnes parlent de « gratuité de la césarienne » mais pour le ministre, elle n’en est pas une. « La césarienne n’est pas gratuite mais subventionnée en ce sens qu’il y a un montant qui est dédié pour appuyer les hôpitaux qui sont éligibles afin de leur permettre d’amortir les coûts liés à cette opération», souligne le ministre. Et bien évidemment, la césarienne subventionnée est toujours en vigueur au Bénin et, elle est fixée à 100 000 francs Cfa par opération. Plusieurs autres éclaircissements ont été apportés par le ministre, toujours au sujet de la césarienne, notamment les mesures prises depuis un an pour assurer un minimum de transparence dans le processus de facturation.
Parlant du projet Arch proprement dit, le ministre Hounkpatin a fait savoir que les choses évoluent très bien. Il rappelle que des études ont été menées et les zones pilotes ont été identifiées. D’après ses explications, lesdites zones ont été mises aux normes, les produits pharmaceutiques ont été rendus disponibles, la formation des agents de santé par rapport au mécanisme qui sera déroulé lors de cette phase pilote, a déjà eu lieu dans certaines zones. Et, dans les tout prochains jours, après l’identification réelle des bénéficiaires, « nous allons commencer par distribuer les cartes et si tout va bien, le mois de juillet 2019, nous allons lancer cette phase pilote du projet qui va impacter positivement la santé de nos populations », annonce
Benjamin Hounkpatin, tout souriant. Le projet, rappelle-t-il, concerne surtout les pauvres et extrêmes pauvres qui n’ont pas les moyens de couvrir leurs besoins en cas de problèmes de santé.
Et les problèmes de santé, souvent difficiles à résoudre au Bénin, amènent l’Etat béninois à autoriser les évacuations sanitaires. Sur cette problématique, l’autorité ministérielle fait le point des réformes opérées et rappelle la nouvelle règle de prise en charge.
« La réforme était nécessaire parce que l’Etat dépensait des milliards pour ça. La question fondamentale, c’était de savoir qui on évacuait. On évacuait des patients atteints de cancer avec des métastases. On évacuait des patients pour des affections qu’on pouvait guérir au Bénin. On évacuait des gens qui partaient et meurent deux jours après…». Pour le ministre de la Santé, il était temps d’arrêter la saignée car, l’argent gaspillé peut servir à prendre en charge les enfants qui meurent du paludisme parce que, simplement, leurs parents ne disposent pas de 8500 francs Cfa pour acheter des produits indispensables à leurs soins.
Mais depuis l’avènement du gouvernement de la Rupture, une seule structure s’occupe de la question des évacuations sanitaires, et l’assainissement fait est une réussite, assure-t-il. Au passage, le ministre explique qu’il n’y a pas de ‘’deux poids deux mesures’’ dans le traitement des dossiers. Le Conseil national de santé se réunit tous les derniers vendredis de chaque mois, sous sa présidence effective, et tous les dossiers sont étudiés, décortiqués dans un débat scientifique. « Ceux qui peuvent en bénéficier, en bénéficient, et les autres sont rejetés sans état d’âme », si leur mal peut être guéri au Bénin, souligne
Benjamin Hounkpatin. Il est à noter que plusieurs autres points d'ombre liés aux réformes dans le secteur ont été éclairés par le ministre de la Santé.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a condamné ce lundi 24 juin, à 10 ans d’emprisonnement ferme et une amende de cinq millions F Cfa, l’ancien directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), David Babalola et son co-accusé Franck Azandossessi, tous deux impliqués dans l’affaire de fausses quittances produites pour attester le reversement par cette entreprise publique de la Taxe sur valeur ajoutée (Tva) estimée à plusieurs centaines de millions F Cfa.
Cette décision de la Criet vient infirmer partiellement le jugement rendu par le tribunal correctionnel de première instance de première classe de Cotonou le 12 juin 2018. Lequel jugement condamnait les deux prévenus à trois ans d'emprisonnement ferme, une amende d’un million F Cfa et 400 millions F Cfa au titre de dommages et intérêts à l’Etat béninois. La peine de 10 ans d’emprisonnement est un coup dur pour l’ex-Dg Soneb qui doit être en train de regretter d’avoir interjeté appel de la sentence du juge du premier degré. Mis sous mandat de dépôt le 7 novembre 2017, David Babalola et Franck Azandossessi restent donc en prison jusqu’au 6 novembre 2027, si les choses restent en l’état à leur égard?
Thibaud C. NAGNONHOU

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou prend officiellement les commandes de la huitième législature le jeudi 27 juin prochain. Ce sera à la faveur d’une cérémonie d’investiture qui connaîtra la participation de plusieurs personnalités béninoises et étrangères.
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, sera officiellement investi dans ses fonctions à la tête de l’institution parlementaire le jeudi 27 juin prochain. Cette cérémonie d’investiture sera l’occasion pour l'homme de dévoiler sa feuille de route et ses orientations à la tête de l’Assemblée nationale. Il informera l’opinion publique nationale et internationale sur la manière dont il entend conduire la huitième législature tout au long du mandat qui prend fin le 15 mai 2023. Louis
Vlavonou ne manquera pas de mettre l’accent sur les réformes à entreprendre pour redorer le blason de l’institution parlementaire. Et parlant de réformes, il a relancé la cérémonie des couleurs désormais obligatoire tous les lundis à l’Assemblée nationale. Il a renoué avec cette habitude qui a été perdue depuis la première législature. Actualité oblige, Louis Vlavonou pourrait revenir sur la situation sociopolitique nationale marquée par une certaine tension depuis le processus électoral ayant conduit à l’élection et l’installation des députés de la huitième législature. Il va notamment se prononcer sur la question et faire des propositions pour le raffermissement de la paix et l’unité nationale, gage du développement du Bénin. Ce discours d’investiture est donc fortement attendu.
Louis Vlavonou avait déjà annoncé les couleurs lors de son élection le 17 mai dernier. « Je prends les rênes de la huitième législature dans un contexte assez spécial. Contexte spécial en ce que l’issue du processus électoral d’avril dernier laisse un arrière-goût à une certaine frange de notre peuple. Contexte spécial en ce que la peur habite encore certains d’entre nous. Non pas la peur liée à la sécurité et à l’intégrité physique, mais celle de ne pouvoir pas remplir correctement la mission et à donner satisfaction au peuple dont nous sommes les dignes représentants. Contexte spécial enfin en ce que les défis sont grands et assez importants», disait-il avant d’inviter ses collègues à tirer ressources de leurs capacités intellectuelles et spirituelles pour mériter la confiance que le peuple a placée en eux. Car, selon lui, c’est à ce prix que la huitième législature pourra démentir les schémas stéréotypés dont on l’affuble. « Nos délibérations doivent nous rendre témoignages à travers des lois de bonne facture et un contrôle régulier de l’action gouvernementale. Une proximité avec notre base est aussi un gage de respect à ce peuple qui a besoin d’être rassuré», poursuit le président de l’Assemblée nationale. Louis Vlavonou dit avoir foi en Dieu qui saura guider sa législature dans l’intérêt supérieur du peuple béninois. Il invite ses collègues à se tourner vers l’avenir dans un esprit patriotique en vue de la construction de la cohésion sociale et de l’unité nationale du Bénin. « Ensemble, faisons de notre Parlement, celui de la huitième législature, une assemblée au service de notre peuple souverain», ajoutait le président de l’Assemblée nationale.
La cérémonie sera l’occasion pour le président Louis Vlavonou de revenir et d’insister sur ses premiers mots et les bonnes intentions qu’il a annoncées lors de son discours d’installation le 17 mai dernier.

Les membres du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) ont tenu leur 11e session ordinaire, vendredi 21 juin dernier, au siège du fonds, à Cotonou. Cette session marque un tournant décisif pour le Fagace qui s’est arrimé à la modernité avec l’aboutissement des réformes initiées il y a deux ans.
Outil précieux appelé à prendre, aujourd’hui plus qu’hier, toute sa place dans le processus de diversification des économies des Etats membres, le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace), selon le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a fait des efforts ces dernières années. Au cours de la cérémonie d’ouverture de la 11e session des gouverneurs du fonds vendredi dernier, il s’est réjoui du contexte dans lequel se tient cette rencontre. Pour Romuald Wadagni, la session s’ouvre à un moment où le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine se tient aussi à Cotonou. Une coïncidence qu’il qualifie d’heureuse dans la mesure où cette session intervient dans un contexte particulier où le secteur privé est considéré comme l’élément qui doit booster l’économie des pays de la sous-région. « Nous sommes dans la bonne direction », a reconnu le ministre de l’Economie et des Finances qui a saisi l’occasion pour rappeler les efforts de ces dernières années qui ont fait oublier l’existence du Fagace. Mais grâce au Conseil des gouverneurs et à la Direction générale, ces efforts sont reconnus de tous. D’où le Fonds, dit-il, apparaît comme un instrument important qui doit contribuer au développement des économies des pays membres.
Le président en exercice du Conseil des gouverneurs, Calixte Aganongo, ministre des Finances et du Budget de la République du Congo, a rappelé l’aboutissement des réformes initiées, il y a deux ans. Un aboutissement concrétisé par l’adoption de nouveaux outils de management et la mise en place des organes de gouvernance conformes aux meilleures pratiques internationales dans le domaine de la garantie. C’est pourquoi, il a saisi l’occasion pour remercier ceux qui ont œuvré pour ce dynamisme et la franche collaboration qui a prévalu au sein du Conseil tout au long de son mandat.
Pour Calixte Aganongo, la 11e session du Conseil des gouverneurs se tient dans un contexte de reprise économique dans la majorité des pays membres du Fonds. La croissance économique en Afrique subsaharienne devrait passer de 3% en 2018 à 3,5% en 2019, avant de se stabiliser à un peu moins de 4% à moyen terme. Ces chiffres, dit-il, masquent toutefois des difficultés considérables dans les différents pays, à la fois en termes de croissance et de perspectives.
Perspectives économiques
Selon le Fonds monétaire international (Fmi), rappelle le président du Conseil des gouverneurs, environ la moitié des pays de la région, essentiellement les pays pauvres en ressources naturelles, devrait connaître une croissance d’au moins 5% et une hausse des revenus par habitant plus rapide que la moyenne mondiale à moyen terme. Nonobstant ces différences, il demeure, selon Calixte Aganongo, qu’en termes de perspectives économiques et de priorités de politiques économiques, tous les Etats membres du Fagace aspirent à accroître leur résilience et à générer une croissance durable vigoureuse et plus inclusive. Au regard de cette perspective, les institutions financières régionales telles que le Fagace ont un rôle important à jouer en appui aux économies.
Le Fonds, explique-t-il, constitue un instrument de facilitation d’accès au financement des entreprises de ses Etats membres. Ainsi, un modèle économique a été élaboré en vue d’une organisation optimale et de l’augmentation de la capacité de mobilisation de ressources de l’institution commune. C’est à cet effet que le Fagace a été doté en septembre 2007 d’un nouveau plan stratégique sur la période 2017-2020.
La mise en œuvre dudit plan a permis d’enregistrer des résultats significatifs en faveur du fonds. Au titre de ces résultats, il faut souligner le règlement des contentieux avec des banques partenaires ; la reprise des activités opérationnelles avec des approbations en 2018 de l’ordre de 8 milliards 059 millions de francs Cfa dont six lignes de garantie mises en place dans les banques pour favoriser l’accès des Petites et moyennes entreprises (Pme) au crédit sans oublier d’autres résultats examinés au cours de la 11e session.
Le premier indicateur du bien-fondé de cette démarche est la pré-notation du Fonds avec l’obtention d’une note d’investissement BBB+ sur le long terme, une perspective positive de A2 sur le court terme, une stabilité; puis la réalisation en 2018 d’un résultat excédentaire après des exercices déficitaires successifs.

Fidèle à sa vocation d’entreprise citoyenne, la Société béninoise de brasseries (Sobebra) a initié une grande opération de salubrité et de reboisement, samedi 22 juin dernier, à la plage de Fidjrossè, Route des Pêches. Ceci, dans le cadre du mois de l’environnement, sous l’égide du ministre du Cadre de vie et du Développement durable et du maire de la ville de Cotonou.
Mille plants de cocotiers ont été mis en terre à la plage de Fidjrossè sur la Route des pêches dans le cadre de la commémoration du mois de l’environnement. Œuvre de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), cette grande opération de salubrité et de reboisement qui a mobilisé des centaines de personnes a été l’occasion pour les responsables de l’entreprise de relever tout le sens de cette initiative qui n’est pas à sa première édition. Pour Rodolphe Adanzounon, directeur des Relations extérieures de la Sobebra, l’objectif visé à travers cette opération de salubrité et de reboisement est de contribuer à l’avènement d’un cadre de vie sain pour les populations. Fort de ce que chacun, en tant que citoyen devrait s’investir dans l’assainissement de son milieu de vie, la Sobebra a voulu jouer sa partition et accompagner les actions du gouvernement dont la vision pour un développement durable est à saluer.
Le directeur des Relations extérieures de la société trouve que l’initiative s’inscrit parfaitement dans la politique Rse (entendez Responsabilité sociétale des entreprises) en son article 5. Au total, c’est plus de 68 000 plants qui auront été mis en terre par la Sobebra après les sites de Pahou et Bopa respectivement en 2017 et 2018 et les 25 000 plants projetés pour le samedi 29 juin prochain dans la ville de Parakou.
L’opération de la plage de
Fidjrossè, pour Sébastien Yves-Ménager, directeur général de la Sobebra, tient d’un engagement à préserver l’environnement qui reste confronté à diverses vulnérabilités du fait des changements climatiques. Les dangers que courent les populations sont immenses et il convient, à son avis, d’initier des actions comme celle en cours pour arrêter le désastre. La déforestation, la pollution des océans, la forte industrialisation et autres avatars dus aux progrès technologiques exposent le monde à de graves situations, estime-t-il. Des risques qui ne garantissent pas un cadre de vie sain aux générations actuelles et futures. D’où son appel à faire marche arrière en reconsidérant toutes ces menaces et en tirant la sonnette d’alarme pour des actions et mesures fortes. Ceci y va de la survie de la planète Terre.
Il mettra un point d’honneur sur les actions déjà menées par sa société pour limiter les effets de sa production sur l’environnement. Du recyclage des bouteilles et casiers de boissons à celui des eaux usées, la société montre tout son intérêt à préserver le cadre de vie de sa clientèle. « L’industrialisation est importante mais doit être vertueuse », note le directeur général de la Sobebra pour dire combien il est nécessaire pour les industriels d’avoir un regard sur les questions liées à l’environnement. La gestion et la valorisation des déchets par cette société constituent une avancée que ne perd pas de vue le maire de la commune de Cotonou.
Si des actions sont attendues pour garantir un environnement sain aux populations, l’opération de salubrité et de reboisement initiée par la Sobebra, selon Isidore Gnonlonfoun, reste une initiative citoyenne à mettre à l’actif d’une entreprise qui a tôt pris conscience des défis à relever dans le domaine de l’environnement.
Du matériel d’entretien remis
L’occasion de l'opération de salubrité et de reboisement a été saisie par le directeur général de la Sobebra pour remettre officiellement au ministre du Cadre de vie et du Développement durable un important lot de matériel d’entretien des plages. Ce matériel devrait revenir à la Brigade de protection du Littoral et de la lutte anti-pollution créée par le ministère pour assurer la propreté le long des plages.
Occasion également pour le ministre José Tonato de faire la genèse du projet de protection du Littoral. A l’en croire, cinq kilomètres de plages sont aujourd’hui rendus propres au regard de l’ambition que nourrit le gouvernement dans le secteur du tourisme. Loin d’avoir été une entreprise aisée, ce projet a buté contre divers obstacles dont l’incivisme des populations. Mais la détermination des volontaires recrutés à cette fin a été payante. En prévision de l’écotourisme qu’entend expérimenter le gouvernement en tablant sur la beauté des plages, le cap est maintenu. L’action de la Sobebra constitue à n’en point douter un coup de pouce à cette dynamique, selon le ministre qui relève qu’il est agréable d’aller sur une plage propre. Aussi, admet-il que la légende d’entreprise citoyenne que porte la Société béninoise de brasseries se construit durablement tout autant que l’est l’œuvre de l’environnement.
Passée la phase protocolaire de l’opération, les nombreux volontaires habillés aux couleurs de la Sobebra se sont ébranlés sur la plage pour mettre en terre les 1000 plants gracieusement mis à la disposition du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ainsi que de la ville de Cotonou. Ceci après les instructions des agents de la direction des Eaux, Forêts et Chasse.
Passionnément, les invités à l’opération se sont acquittés de la tâche sous le regard admiratif de curieux et autres riverains de la plage.

Les ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) ont tenu, vendredi 21 juin à Cotonou, la deuxième session ordinaire de leur conseil au titre de l’année 2019. Les travaux se sont déroulés au siège de la Bceao à Cotonou et ont permis aux argentiers de l’espace communautaire d’aborder diverses préoccupations relatives au marché financier.
Ils y sont allés, comme à leur habitude, sans protocole. Seule allocution à l’ouverture des travaux, celle du ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, président en exercice du Conseil statutaire des ministres des Finances de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Il a, avant d’évoquer les chantiers de l’Union, salué les nouveaux membres du Conseil pour leur brillante promotion.
Puis, il rappelle que conformément à la décision de réorganisation des travaux du Conseil des ministres de l’union, cette session se consacrera exclusivement aux dossiers de la Commission de l’Uemoa et à ceux du Conseil régional de l’épargne et des marchés financiers. Au titre de la Commission de l’Uemoa, Romuald Wadagni a indiqué que ce conseil examinera les dossiers finalisés par les experts statutaires lors de leur réunion tenue à Ouagadougou du 27 au 31 mai dernier. Le premier concerne le rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale. «Ce rapport procède à l’évaluation des performances économiques et financières des Etats membres de l’Union au 31 décembre 2018, fournit des indications sur les prévisions pour l’année 2019, à la lumière de l’évolution de la conjoncture et propose des orientations de politique économique pour l’année 2020 », rappelle-t-il ensuite. Le deuxième dossier porte sur le programme pluriannuel réaménagé du Niger au titre de la période 2019-2023.
L’examen de ces deux premiers points qui ont trait à la surveillance multilatérale, demande une attention particulière en cette année, poursuit le président du Conseil, soulignant que « 2019 est l’horizon de convergence fixé dans le Pacte de convergence, de croissance et de solidarité de l’Union ». Le Conseil se penchera ensuite sur le projet de décision portant adoption d’un plan d’actions pour la mobilisation optimale des recettes fiscales dans les Etats membres de l’Uemoa. « Ce document a pour objectif de définir une feuille de route commune pour l’amélioration des recettes fiscales, la consolidation de nos performances budgétaires et favoriser le respect des critères de convergence », explique-t-il.
Le Conseil examinera également trois autres dossiers relatifs aux projets de règlement visant l’amélioration de la mise en œuvre du Tarif extérieur commun de l’Uemoa. Ces textes permettront, de l’avis du ministre Romuald Wadagni, d’approfondir le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest, consolider l’union douanière et promouvoir efficacement le marché commun. Suivra ensuite l’examen de trois autres points relatifs au Partenariat public privé (Ppp) dans l’Union. Ces trois textes traduisent d’après lui, la volonté des plus hautes autorités de l’Union de recourir au Ppp comme moyen alternatif de financement des investissements structurants pour combler le déficit d’infrastructures nécessaires au développement des Etats membres.
Au titre du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, il s’agira essentiellement de l’examen des états financiers de l’organe arrêtés au 31 décembre 2018 et de la nomination des nouveaux membres du Conseil.

La 13e édition de 21 Days Y’ello care, un programme d’activités sociales mis en œuvre chaque année par la Fondation Mtn, a connu vendredi dernier, une fin en apothéose avec la remise de prix du concours de présentation du meilleur plan d’affaires porté par de jeunes entrepreneurs dénommé « Mtn Y’ello Spotlight ».
21 Days of Y’ello care est un programme d’activités mis en œuvre chaque année par la Fondation Mtn. Au cours de ce programme, le personnel se met bénévolement au service de la communauté à travers des œuvres d’intérêt social.
Pour la 13e édition qui a pris fin vendredi dernier, ce sont au total six formations, notamment en graphisme, en montage vidéo, en Microsoft, des cours en ligne sur des plateformes de formation, des ateliers en design numérique, création et gestion Pme, des ateliers de fabrication et d’éducation technologique et installation en robotique électronique et programmation informatique qui ont été exécutés.
Pour ces formations, 1500 personnes se sont inscrites en ligne à travers un formulaire qui a été publié sur le site web de l’opérateur mobile et les réseaux sociaux.
Ainsi, 500 participants ont effectivement suivi lesdites formations. 350 parmi eux ont reçu des certificats de participation et de formation.
Des partenaires spécialisés dans les différents domaines ont accompagné le personnel de Mtn Bénin pendant les 21 jours qu’a duré l’activité.
La directrice de la Fondation Mtn, Viviane Sissuh, rappelle que 21 Days Y’ello care c’est aussi la foire des métiers et de l’entrepreneuriat organisée le 20 juin 2019.
Une foire qui a permis à 15 partenaires dans différents domaines, voulus par les jeunes suite à un sondage, de se retrouver à la Direction générale de Mtn Bénin pour offrir des notions de citoyenneté et dans les métiers du numérique, les Tics, la mécanique, le coaching et job speed interview, gestion des dépenses personnelles, la photographie, le marketing digital, le Momo shop, le maquillage et coiffure, le stylisme homme et femme et l’agro business.
Plus de six cents participants ont visité au cours de 21 Days Y’ello Care des stands et les jeunes qui ont été formés ont eu l’opportunité de toucher du doigt les différents corps de métiers et de nouer des contacts importants.
Un évènement spécial, selon la présidente de la Fondation Mtn, qui vise à rendre à la communauté ce que l’entreprise a reçu d’elle.
Pour ce concours de présentation du meilleur plan d’affaires, 118 dossiers ont été soumis suite à un appel à projets lancé le 5 juin 2019. A la suite d’une présélection faite sur des critères bien définis, ce sont dix dossiers qui ont été retenus et dont les promoteurs ont suivi des séances de coaching et de formation sous l’égide des agents de Mtn.
Vendredi dernier, à la clôture de 21 Days Y’ello Care, cinq projets élaborés par de jeunes entrepreneurs ont été mis en compétition à la suite d’une sélection. Les jeunes porteurs de ces projets ont, à l’occasion pris la parole pour défendre leur plan d’affaires devant un jury de trois membres.
Il s’agit de Herman Assévi, 29 ans, diplômé en Finance et directeur de la société Dasco-sarl qui a monté le projet dénommé Secours inter.Com qui se propose de venir au secours des personnes en détresse, notamment les accidentés, les malades et autres.
Le 2e est Basile Tossou, 29 ans diplômé en microbiologie et technologies alimentaires. Il a créé Bingo Base, qui fabrique Bingo Farine, fait à base de Moringa, du pollen et qui assure la croissance de l’enfant.
Eric de Souza, 26 ans est diplômé en Agronomie. Il veut créer la Centrale paysanne pour rendre disponible une gamme de produits alimentaires.
Michel Segnon, 23 ans, directeur de Nick Corporation, se penche sur les problèmes qu’ont les enfants en maths et en physique et y propose des solutions.
Simone Assoclé, 23 ans, diplômée en industrie alimentaire et produits alimentaires veut créer Agrotrans, une industrie de production et de distribution de poissons fumés assaisonnés qu’on peut conserver pendant des semaines avec une technologie d’emballage conforme aux normes.
Chaque porteur de projet a eu cinq minutes pour convaincre le jury et cinq autres pour répondre à ses questions.
A la suite de l’exercice, c’est Simone Assoclé qui a convaincu le jury et enlève le premier prix fait d’une subvention de cinq millions
(5 000 000) francs Cfa pour financer son projet de production de poissons fumés emballés.
Elle est suivie de Basile Tossou qui a reçu une somme de trois millions (3 000 000) francs Cfa pour financer son projet.
Le troisième prix d’un montant de deux millions (2 000 000) francs Cfa de francs est revenu au promoteur de Secours inter.com, Herman Assévi.
Les deux derniers candidats ont reçu chacun un lot de consolation de cinq cent mille (500 000) francs.
Simone Assoclé qui a remporté le 1er prix a exprimé toute sa gratitude au centre d’incubation de l’Université d’Abomey- Calavi Stat-up Valley et a donné rendez-vous pour les prochains mois aux consommateurs de poissons fumés.

La langue et les dents sont condamnés à cohabiter, pourtant les deux en arrivent à se chamailler. Ce proverbe bien connu illustre quelque peu la situation de violence qui a eu lieu les 13, 14 et 15 juin derniers à Tchaourou et à Savè, puis les conciliabules ayant abouti à la décrispation de l’atmosphère. Preuve qu’il n’est pas nécessaire au Bénin de recourir à des instances extérieures pour régler les problèmes internes.L’arbre à palabre l’aura emporté.
Ni besoin de faire appel à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ni à l’Onu, ni à l’Union africaine…Il aura suffi de recourir au génie béninois, de puiser dans les ressources internes, en faisant surtout recours au bon sens comme a su le faire le président Patrice Talon, aidé en cela par les bonnes dispositions des autorités morales de Tchaourou et de Savè. Aussi, le président Talon a-t-il accédé au pardon sollicité par les chefferies traditionnelles, afin de baisser cette fièvre inhérente à ce qu’il a qualifié de crise de croissance de la démocratie béninoise. A juste titre. Le résultat des conciliabules de la Marina reste le retrait du dispositif sécuritaire au domicile de l’ex-président Boni Yayi, un temps donné à l’Est puis retrouvé à l’Ouest en partance vers la capitale togolaise, en superbe forme semble-t-il, au mieux de sa forme tel Argan du nom du personnage célèbre de Molière dans Le malade imaginaire. Clap de fin d’une situation tendue depuis les dernières législatives ? Il faut l’espérer.
Paul AMOUSSOU

Deux grosses pointures du football africain vont s’affronter ce lundi 24 juin, lors de la première journée de la Can dans le groupe D. Il s’agit des Eléphants de la Côte d’Ivoire et des Bafana Bafana de l’Afrique du Sud, deux anciens champions d’Afrique.
Les Eléphants de la Côte d’Ivoire jouent, ce lundi 24 juin, les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud dans le cadre de la première journée dans le groupe D de la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019.
Tête de série de ce groupe, la Côte d’Ivoire de Nicolas Pepe part favori dans cette rencontre. 62e nation africaine, la Côte d’Ivoire, deux fois championne d’Afrique, notamment en 1992 et 2015, dispose des atouts nécessaires pour aborder cette compétition sur une bonne dynamique ce jour. Les Eléphants vont croiser le fer avec l’Afrique du Sud pour cette première sortie de la Can. Un match difficile pour eux lorsqu’on sait que devancés par la Guinée, ils n’ont pas pu terminer premier de leur groupe lors des éliminatoires.
Avec un effectif homogène, Nicolas Pépé (Lille) et ses coéquipiers vont tenter de faire oublier l’élimination de la Côte d’Ivoire au premier tour en 2017 et la non-qualification pour le Mondial 2018. Le sélectionneur Ibrahim Kamara comptera sur la détermination de ses poulains habitués au plus haut niveau. Absents à la dernière édition de la Coupe d’Afrique des Nations, les Bafana Bafana, vainqueurs de la Can 1996, pourraient créer la surprise face au Maroc et la Côte d’Ivoire, les deux premiers favoris du groupe D. 72e sélection mondiale , l’Afrique du Sud pourra compter sur Lebo Methebo et Percy Tau, le meilleur joueur de la saison de Proximus League avec 13 buts et 13 passes décisives en 35 apparitions toutes compétitions confondues. Inconstants depuis de nombreuses années, les Bafana Bafana, en dépit de leur passé glorieux, ne sont parvenus à sortir des poules de la Can qu’une seule fois ces quinze dernières années. Deuxième de son groupe après le Nigeria lors des qualificatifs, la nation arc-en-ciel entraînée par Stuart Baxter s’est imposée devant la Libye et les Seychelles avant de se qualifier.