La Nation Bénin...
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Le bureau de l’Assemblée nationale et le président de la République, Patrice Talon sont attendus dans les tout prochains jours pour désigner leurs six représentants, à raison de trois chacun, pour que soient au grand complet les membres de la sixième mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Puisque les trois représentants des professionnels des médias sont désormais connus.
Le compte à rebours en vue du renouvellement des neuf membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a commencé après l’élection, samedi 15 juin dernier, des trois représentants des professionnels des médias au sein de cette institution de la République. Laquelle élection a consacré la victoire de Franck Kpochémé au titre de la catégorie Presse écrite, Armand Hounsou et Cécile Ahoumènou pour le compte respectivement de l’Audiovisuel et de Technicien des télécommunications. Les regards sont désormais tournés vers le bureau de l’Assemblée nationale et le président de la République habilités à désigner les six membres restants. En effet, aux termes de la loi organique n°92 -021du 21 août 1992 relative à la Haac, le bureau de l’Assemblée nationale désigne trois représentants à savoir : un communicateur ; un juriste et une personnalité de la Société civile. Idem pour le président de la République qui nomme aussi trois personnes à savoir un communicateur ; un juriste et une personnalité de la Société civile. Et l’article 20 de la même loi prévoit que : « Le renouvellement des membres de la Haac doit intervenir au moins un mois avant l’expiration de leur mandat ». En l’espèce, ce délai d’un mois expire normalement le jeudi 20 juin prochain puisque les membres de la Haac, cinquième mandature, ont été installés le 21 juillet 2014 par le président de la République pour un mandat de cinq ans non révocable et non renouvelable. Techniquement, ce mandat arrive à terme le 20 juillet prochain à minuit. Ainsi, à l’aune des dispositions de l’article 20 de la loi organique sur la Haac, les noms des six membres restants doivent être connus au plus tard d’ici jeudi 20 juin prochain. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et les autres membres de son bureau devraient être en train de se préparer pour procéder à la désignation de leurs trois représentants au sein de la prochaine Haac. Il devrait en être de même du côté du président de la République qui, habituellement, boucle la boucle en désignant ses représentants à la suite des professionnels des médias et du bureau de l’Assemblée nationale. A titre illustratif, pour la 5e mandature, les médias ont élu leurs trois représentants (Marie-Richard Magnidet, Souleymane Ashanti et Romaric Kessou) le 17 mai 2014 ; le bureau de l’Assemblée nationale d’alors a désigné les siens (Pascal Zantou, Félix Adimi et Rosette Gbessou) le 18 juin 2014 et l’ex-président de la République a nommé ses représentants (Adam Boni Tessi, Gracias Noutaïs Holo et Lambert Dogo) le 23 juin 2014. L’ordre risque d’être à nouveau respecté pour la désignation des membres de cette Haac, sixième mandature. C’est dire que les tout prochains jours seront davantage riches en actualité liée au renouvellement des membres de la Haac.
Critères rigoureux
Il faut dire qu’aux termes de l’article 14 de la loi organique relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), nul ne peut être membre de la Haac s’il n’est de nationalité béninoise; s’il ne jouit de tous ses droits civils et politiques ; s’il ne réside sur le territoire de la République du Bénin un an au moins ; s’il n’est de bonne moralité et d’une grande probité ;
s’il ne justifie d’une expérience professionnelle d’au moins dix ans en ce qui concerne les professionnels des médias. La Haac est dirigée par un bureau composé d’un président, un vice-président et deux rapporteurs. Ce bureau est assisté d’un secrétariat administratif. Le président de la Haac est nommé après consultation du président de l’Assemblée nationale par décret pris en Conseil des ministres. Les autres membres du bureau, excepté bien sûr le président, sont élus par leurs pairs au scrutin secret et à la majorité absolue. Les fonctions de membre de la Haac sont incompatibles avec tout mandat électif, tout emploi public et toute activité professionnelle.
La Haac, conformément aux dispositions des articles 24, 142 et 143 de la Constitution du 11 décembre 1990 a pour mission : de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi ; de veiller au respect de la déontologie en matière d’information et à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication ; de garantir l’utilisation équitable et appropriée des organismes publics de presse et de communication audiovisuelle par les Institutions de la République, chacune en fonction de ses missions constitutionnelles et d’assurer le cas échéant les arbitrages nécessaires. Elle est une institution indépendante de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association ou de tout groupe de pression de quelque nature que ce soit.

Du 21 Juin au 19 juillet en Egypte, le football africain dictera sa loi à travers la Coupe d’Afrique des Nations. Cette 32ème édition aura une saveur particulière car elle se jouera entre 24 pays (au lieu de 16 conformément à l’ancienne formule).
Le Bénin est l’une des nations qui participeront à cette messe du football africain. L’un des hommes de cette quatrième qualification du Bénin à une phase finale de la Can se nomme Michel Dussuyer. Pétri de qualités et surtout avec une carte de visites intéressantes, le technicien connait très bien cette compétition car ayant déjà entrainé des équipes qui l’ont jouée à savoir la Guinée, la Cote d’ivoire et déjà le Bénin. Tous ces trois pays ont connu un fort taux de passionné de jeux en ligne ces dernières années.
Michel Dussuyer, le gardien de buts devenu entraineur !
Ayant vu le jour à Cannes (alpes maritimes) le 28 Mai 1959, Michel Dussuyer fut un gardien de but. Après un parcours junior (1970-1978) dans le club de sa ville natale, il a intégré l’équipe première de l’AS Cannes (1978-1981) avec qui il apparait 66 fois. Il s’engage pour deux saisons avec les Aiglons de l’OGC Nice ou il joua 17 rencontres. Il termine sa carrière là où il a commencé (1984-1986) après un passage bref à l’Olympique d’Alès. Il a entamé sa carrière d’entraineur en 1996 en étant entraineur adjoint à l’AS cannes, club de son cœur. Il prend ensuite les rênes de la sélection guinéenne en 2002 (jusqu’en 2004) avant de devenir l’adjoint de Henri Michel sur le banc des Eléphants de la Cote d’ivoire en 2006. Il revient entrainé les cannais entre 2006-2007 avant de faire une première expérience avec le Bénin entre 2008-2010. Il réussit notamment à qualifier le pays pour une troisième phase finale de Can. Il entraine par la suite successivement la Guinée (2010-2015), la Cote d’ivoire (2015-2017) avant de revenir qualifier le Bénin à sa quatrième Can qui va bientôt démarrer.
Guinée Acte 1, CAN Tunisie 2004
Pour sa première CAN avec le Syli National de la Guinée, Michel Dussuyer a fait de bons résultats. Placés dans un groupe formé par la Tunisie, le Rwanda et la République Démocratique du Congo, les éléphants ont terminé deuxième et atteigne le second tour. En quart de finale, l’équiper nationale de la Guinée conduit par le talentueux Pascal Feindouno, évoluant à l’AS saint Etienne est sortie de la compétition par les Aigles du Mali de Frédéric Kanouté sur le score de 2-1. Ce fut le début d’une sinueuse carrière.
Du moins bon avec le Bénin en 2010
Après une brillante campagne des éliminatoires avec les Écureuils du Bénin, Michel Dussuyer réussit à qualifier le pays pour la troisième CAN de son histoire. Logé dans le même groupe que Le Mozambique, le Nigéria et l’Egypte, le Bénin est sorti de la compétition avec une unité.il s’agit d’un point du match nul acquis contre le Mozambique en ouverture de la compétition 2-2. Le mérite revient tout de même au technicien français qui a permis au Bénin d’avoir son meilleur résultat jusque-là dans la compétition. Michel ne continuera pas l’aventure avec le Bénin, et retourne en Guinée.
Guinée Acte 2, CAN Guinée Equatorial 2015
Choisi entraineur dans une short liste composée de Henri Michel, Jacques Santini, franco Baresi, Pierre Lechantre , Jean Marc Furlan ou Hubert Velud, Michel Dussuyer revient aux affaires avec le Syli nationale. Classée dans le même groupe que la Cote d’ivoire, le Burkina Faso et le Mail, la Guinée devrait mieux faire que 1976 et 2004. Dans le groupe D avec la Cote d’ivoire, le Mali et le Cameroun, la Guinée s’est qualifiée pour le second tour en terminant deuxième de son groupe derrière la Cote d’ivoire. En quart de finale, le Syli d’ibrahim Traoré n’a pas brillé face au Ghana, score finale 3-0. L’histoire retiendra que Michel Dussuyer en deux CAN avec la Guinée est venu en quart de finale avant des déposer les armes. L’échec ivoirien de Michel Dussuyer Le 20 Juillet 2015, il est nommé s sélectionneur de la Cote d’ivoire. Il réussit à qualifier le pays à la CAN 2017 mais fait une piètre figure avec les champions d’Afrique 2015 venus cette année défendre leur titre. LA Cote d’ivoire est éliminée dès le premier tour. Michel Dussuyer démissionne et rejoint le Bénin en Juin 2018. L’ange Michel pour faire grande chose avec le Bénin en 2019 Placé dans le groupe F avec le Cameroun, le Ghana et la Guinée Bissau, le Bénin de Michel Dussuyer doit faire mieux que les précédentes fois. Le technicien francais doit justifier la pleine confiance placée en lui.
Sports 17 juin 2019

La Fédération béninoise de Maracaña était en session, samedi dernier, à Cotonou. A cette occasion, elle a pris plusieurs décisions qui engagent l’avenir de la discipline sportive, au cours de cette année.
Les 16, 17 et 18 août prochains, la ville de Parakou accueillera le championnat national de Maracaña. C’est l’une des grandes décisions que les membres du Comité exécutif de la fédération en charge de cette discipline au Bénin ont prises, samedi 15 juin dernier à Cotonou, au cours de leur réunion. Dans la cité des Kobourou où ils étaient, il y a quelques mois, ils avaient fait cette promesse. L’objectif est de promouvoir la pratique du Maracaña dans les villes où ce sport n'est pas encore présent. Il y a quelques mois, Parakou n’avait pas un club de Maracaña. Aujourd’hui, c’est chose faite. Et pour sa première participation à un championnat qui plus est, se déroulera chez lui, ce club aura sont mot à dire.
Contrairement aux précédentes éditions, il n’y aura pas de phase départementale. La présente édition du championnat sera organisée en formule unique. Toutes les équipes vont se retrouver à Parakou pour désigner les champions dans les trois catégories Open de 25 ans, les seniors de 35 ans et les super seniors de 45 ans.
Une autre grande décision prise au cours de la séance, selon le secrétaire général, Mathias Combou, est que désormais, les clubs feront face, eux-mêmes, aux charges afférentes à leurs affiliation et participation au championnat. Car, c’est la fédération qui a toujours pris en compte, depuis 3 à 4 ans, l’affiliation des clubs et leur participation au championnat à travers la confection des licences.
La troisième décision est celle qui invite les responsables des clubs à mettre à la disposition des entraîneurs de la sélection nationale, leurs joueurs qui avaient été présélectionnés l’année dernière. Ce sera pour des séances d’entraînement prévues pour les lundis de 15 h à 18 h et les vendredis, de 16 h à 19 h au stade de l’Amitié de Cotonou. C’est dans le cadre des préparatifs de la 8e édition de la Can de Maracaña qui aura lieu du 22 au 30 septembre prochain à Conakry, en Guinée.

Une vingtaine de jeunes joueurs de l'Akademy Kabongo sports de Parakou (Aksp) vont s'envoler pour l'Allemagne ce lundi 17 juin pour un séjour d'environ trois semaines. Ils vont ainsi bénéficier d’un programme alléchant de stage concocté par les promoteurs de l'Akademy, Katrin Meyer et Koffi Nanzif alias Kabongo.
Cinq années d’existence seulement, mais l'Akademy Kabongo sports installée à Parakou (ville située à plus de 400 km au nord de Cotonou) au quartier Banikanni, dans le 2e arrondissement avec une soixantaine de jeunes, fait déjà des merveilles.Une vingtaine de pensionnaires de ce centre vont rallier l'Allemagne ce lundi 17 juin. Sous l’égide du coach Zamba Raoul, on retrouve les catégories de U9, U12 et U15 dans cette académie de football créée depuis 2014 et enregistrée en 2017. Pour ce stage pris en charge intégralement par les promoteurs accompagnés de leurs partenaires allemands, ces jeunes des catégories U12 et U15 séjourneront pendant trois semaines à Brême. Ils participeront à la Coupe Karlschmidt qui est un tournoi international de football réservé aux académiciens. Ils livreront aussi des matchs amicaux avec des villes voisines de Brême. Une fois sur place, ils utiliseront les installations du centre de formation de leur partenaire pour leurs séances d'entraînement avec des entraîneurs allemands.
Le séjour sera aussi une occasion de découverte de la ville de Brême. Ainsi, les jeunes Béninois visiteront tour à tour le Weser stadion de Brême, le parlement de Brême où il est prévu une rencontre d'échanges avec un député dudit parlement d'origine africaine et un ancien joueur du Werder Brême avec l'Unicef, l'usine de montage de la marque de voiture Mercedes et de montage de l'avion Airbus et l'Université de la ville. Ils vont boucler leur série de visites par les sponsors et le partenaire. Tout est donc prévu par les promoteurs Katrin Meyer et Koffi Nanzif alias Kabongo pour rendre agréable le séjour de ces futures stars du cuir rond, en terre allemande.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a pris part à la tête d’une délégation, le 14 juin dernier au Kigali Convention Center à Kigali (Rwanda), à la conférence sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd). Son intervention à cette tribune lui a permis d’exposer la stratégie du Bénin pour l’atteinte des Odd, ainsi que les progrès en cours de réalisation. Un cas d’école plutôt apprécié….
Paul Kagamé, président du Rwanda, Edgar Chagwa Lungu, président de la Zambie, Abiy Ahmed, premier ministre d’Ethiopie, Jewell Howard-Taylor, vice-président du Libéria, Hiroshi Kato, vice-président de l’Agence japonaise de coopération internationale, Mahmoud Mohieldin du groupe de la Banque mondiale, Moussa Faki Mahamat de la commission de l’Union africaine, Donald Kaberuka ancien président de la Banque africaine de développement… La liste des personnalités présentes au Kigali Convention Center à la conférence sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd) suffisait à elle seule pour refléter l’importance de cette rencontre censée faire un bilan d’étape des avancées des pays africains en matière de développement durable. Le ministre Aurélien Agbénonci, l’un des hôtes de marque a eu l’occasion, au nom du chef de l’Etat Patrice Talon, d’exposer la situation du Bénin. Situation reluisante à bien des égards au regard de la stratégie déployée depuis 2016 par le gouvernement dans l’optique de l’atteinte des Odd. « Le Bénin s’est engagé dans la mise en œuvre des Odd et en a fait l’une des priorités de son Plan d’action pour le quinquennat 2016-2021 », a introduit Aurélien Agbénonci dans son adresse. Le renforcement du capital humain, la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la promotion de la bonne gouvernance ainsi qu’une croissance économique inclusive, forte et durable sont autant d’éléments de réussite mis en exergue par le patron de la diplomatie béninoise pour illustrer les options faites par son pays.
« Mon pays, en application de la résolution adoptée par l’Assemblée Générale de l’Onu le 25 septembre 2015 sur l’Agenda 2030, a procédé à la priorisation des cibles Odd courant 2017. Cet exercice a été fait à la suite d’une série d’actions initiées au Bénin et dont les plus importantes concernent l’intégration des Odd dans l’ensemble des politiques nationales de développement », poursuit-il. Le caractère participatif et inclusif de ce processus a permis l’implication de toutes les parties prenantes, notamment les ministères, les organisations de la Société civile, les communes, les Partenaires techniques et financiers, favorisant ainsi la réalisation de la cartographie des objectifs, des politiques et des stratégies de développement national ou sectoriel en relation avec les objectifs, les cibles et les indicateurs des Odd, a indiqué Aurélien Agbénonci. Aussi, rappelle-t-il qu’en 2018, le Bénin s’est fait le devoir d’aligner l’ensemble des documents de planification, de politiques et de stratégies sur ses cibles prioritaires.
Des avancées
Pour promouvoir l’exécution d’un budget et de politiques publiques en faveur des Odd et s’assurer de la mobilisation des ressources en leur faveur, il a été procédé à leur arrimage aux Plans de travail annuels des ministères, a révélé le ministre Aurélien Agbénonci à Kigali. Le Bénin a fait quelques avancées mais surtout a pris d’importantes résolutions, fait-il savoir par ailleurs. Au niveau de l’Odd 6 par exemple, la proportion des ménages béninois ayant accès à l’eau potable a augmenté (68%) et le gouvernement vise sa réalisation à l’horizon 2021. Pour ce qui est de l’Odd 7, la limitation de l’offre nationale fait stagner le taux d’électrification national. Pour remédier à cette situation, l’objectif du Bénin à l’échéance 2021 est d’atteindre l'autosuffisance en matière énergétique avec une capacité totale installée de 600 Mw qui comprend un bon niveau d’énergie mixte où l’énergie renouvelable occupe une place importante, expose le patron de la diplomatie béninoise, évoquant les avancées du pays. Au niveau de l’Odd 11, les indicateurs affichent des résultats satisfaisants. Le Bénin a aussi, d’après son intervention, « mis en place un programme d’assainissement pluvial pour lequel, les ressources estimées à 476 millions Usd ont été mobilisées, suivi de la mise en œuvre de l’asphaltage qui permettra d’assainir toutes les grandes villes du Bénin ».
L’Odd 12 n’est pas si mal loti non plus. Le président Patrice Talon et son gouvernement ont donné un signal fort en faisant adopter une loi portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation de sachets en plastique non bio dégradables. Au niveau de l’Odd 15, dans le cadre de la gestion durable des écosystèmes terrestres forestiers et des ressources naturelles, le pays s’est doté d’une note de politique sur la neutralité de la dégradation des terres et d’un plan d’actions en matière de gestion durable des terres et foresterie. A cette étape de préparation et d’opérationnalisation des Odd, le Bénin « est prêt pour des progrès plus importants et plus remarquables dans la mise en œuvre », conclut sur une note d’espoir, Aurélien Agbénonci.
Il faut mentionner que le Centre des objectifs du développement durable, organisateur de la rencontre est une organisation internationale qui soutient les citoyens, les gouvernements, la société civile, les entreprises et les institutions universitaires pour accélérer les progrès relativement aux Objectifs de développement durable en Afrique. Centre d’incubation d’idées, il vise à s’appuyer sur les succès escomptés des Objectifs du Millénaire pour le développement en Afrique en réunissant des personnes, des idées et des innovations pour atteindre collectivement un avenir plus durable.

Nouvelle visite sur les chantiers du ‘’projet d’aménagement de voiries primaires, secondaires et tertiaires dans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Bohicon, Natitingou et Lokossa’’, dénommé projet Asphaltage. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable et sa délégation ont parcouru vendredi 14 juin, le lot 10 A du projet, notamment dans la commune d’Abomey-Calavi pour constater de visu l’évolution des travaux. Il y ressort quelques défaillances, mais dans l’ensemble, le ministre garde espoir.
Le lot 10 A de la phase A du projet Asphaltage dans la ville d’Abomey-Calavi sur un linéaire total de 26,12 kilomètres comprenant 18 rues avec 4,49 kilomètres à bitumer et 21,63 kilomètres à paver a été visité par le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, José Tonato. Il conduisait une délégation composée du préfet du département de l’Atlantique, du maire de la commune d’Abomey-Calavi et d’autres agents et cadres de son département. Les travaux se déroulent dans trois arrondissements d’Abomey-Calavi à savoir Godomey, Calavi-centre et Akassato et enregistrent un taux d’avancement physique de 16 % pour un taux planifié de 65 % contre un délai consommé de 46 %, soit dix mois sur vingt-deux. Il se dégage, donc un retard, par rapport au planning prévisionnel des travaux, de 169 jours. Mais l’entreprise a donné des garanties pour rattraper le retard, d’après François Agonmadjè, chef du projet asphaltage.
« 16 %, ce n’est pas reluisant. Mais ils sont en train de travailler sur un planning actualisé pour rattraper le retard », confie le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Toutefois, il estime que sur l’ensemble du projet, le gouvernement est parti pour révolutionner complètement le paysage urbain. C’est la raison pour laquelle José Tonato garde espoir en attendant que l’entreprise Hnrb ne mette les bouchées doubles pour corriger les imperfections constatées par le ministre et sa délégation. « J’ai le sourire parce que le projet asphaltage est une réalité concrète. C’est déjà neuf villes impactées. Le développement passe par l’infrastructure. Nous avons compris qu’il faut que nos villes aient le minimum pour se développer convenablement », a expliqué le ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Selon lui, le projet Asphaltage est un projet beaucoup plus concret et il va avec l’éclairage public solaire, les aménagements d’espaces verts, les équipements sécuritaires, le mobilier urbain…
Impact du projet asphaltage
Soulignant que le chef de l’Etat attache du prix à la qualité, José Tonato martèle que l’asphaltage n’est pas seulement un projet d’infrastructure solide ou résiliente, c’est également de l’esthétique urbaine. « Nous voulons du beau. Le chef de l’Etat insiste là-dessus, qu’au-delà du durable, que l’esthétique soit assurée pour qu’on ait du plaisir à marcher sur les trottoirs… », a insisté José Tonato. A cet effet, des caniveaux préfabriqués ont été rejetés parce que faits avec des moules en bois, ce qui n’est pas dans le cahier des charges. Ce dernier impose des moules métalliques avec des lubrifiants nécessaires, selon les propos du ministre qui appelle également au respect des normes de sécurité dans les travaux.
Le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia apprécie pour sa part, la sortie du ministre et se dit satisfait. « La phase de croisière va commencer vu que les entreprises sont marquées à la culotte », espère le préfet. Quant au maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, il y a plus d’espoir par rapport aux travaux engagés dans sa commune. Après avoir souligné que les peines des populations seront soulagées au terme des travaux, il souhaite que l’entreprise chinoise dote sa commune d’infrastructures de qualité comme celles qu’il a visitées au pays de l’empire du milieu.
L’impact du projet Asphaltage n’est plus à démontrer. « Si nous faisons les voies, les gens vont construire leur maison, ils vont aménager leurs boutiques, investir dans les services à apporter aux populations et aussi le foncier va reprendre de la valeur. Si le foncier reprend de la valeur, il y a une autre paire de manches pour les municipalités qui ont besoin de ressources pour entretenir les infrastructures », a détaillé le ministre José Tonato.

Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè est l’heureux gagnant de la deuxième et dernière voiture de marque Toyota Rush du Jeu concours Capsules Coca-Cola/Sobebra. Il a enlevé ce gros lot à l’issue du second tirage au sort de ce jeu tombola qui s’est déroulé, samedi 15 juin dernier, à Porto-Novo. C’était à la faveur d’une cérémonie riche en couleurs et en émotions au cours de laquelle plusieurs autres prix intermédiaires dont des tablettes ont été distribués à d’autres gagnants.
Le jeu concours Capsules Coca-Cola/Sobebra a connu son épilogue, samedi 15 juin dernier, à Porto-Novo, avec le deuxième et dernier tirage au sort de l’heureux gagnant de la seconde voiture de marque Toyota Rush qui est revenue à Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè. Ce dernier a été tiré au sort sous la supervision de l’huissier de justice, Me Charles Coovi, en présence du directeur commercial et marketing de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), Patrick Razafimbélo et de la responsable marketing Coca-Cola en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, Azizah Abdou. La procédure du tirage était totalement transparente. Elle a consisté en la remise dans une urne transparente des noms de chacun des 49 détenteurs de capsules à quatre étoiles requises pour participer au jeu tombola. Une volontaire au sein du public s’est proposée pour procéder au tirage de l’heureux gagnant du jour. Pour garantir l’équité et l’égalité dans le tirage, l’huissier de justice a pris le soin de bander le visage de cette dernière. Ensuite, est venu le moment tant attendu où la jeune dame plonge sa main dans l’urne pour en sortir un seul nom : celui d’Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè. Il sonnait exactement 18 h 08 mn. A la lecture du nom par l’huissier de justice, Me Charles Coovi, l’heureux gagnant n’a pu se contenir. Il sautait de joie. Oubliant même ses chaussures, il a fait le tour des lieux de la cérémonie, les deux mains tendues vers le ciel, avant d’échouer devant le véhicule Toyota Rush flambant neuf de couleur blanche, superbement exposé sur les lieux. Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè était vraiment ivre de joie. Agé de 34 ans et assistant commercial dans un établissement à Cotonou, l’heureux du jour ne s’en revenait pas. Il était fou de joie d’enlever la deuxième voiture de marque Toyota Rush en mise pour ce Jeu concours Capsules Coca-Cola. Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè dit être un fidèle consommateur des produits Coca-Cola. Il a acheté la fameuse bouteille qui lui a permis de trouver la capsule à quatre étoiles au bar Coca-Cola situé au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Il l’a décapsulée vers 22h et découvert l’agréable surprise. « Je ne saurais dire ce que je ressens en ce moment. Je ne peux pas imaginer que cette soirée sera réservée spécialement pour moi. Merci à Coca-Cola et à la Sobébra », a déclaré l’heureux gagnant qui a pris la clé de l’imposante voiture des mains de la responsable marketing Coca-Cola en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, Azizah Abdou qui avait à ses côtés le directeur commercial et marketing de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), Patrick Razafimbélo.
Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè monte à bord de la voiture dont il devient désormais, sur un coup du destin, le propriétaire. Il met en marche le moteur et lance les phares et les clignotants du véhicule qui fait vraiment rêver. Lui qui avait déjà une voiture compte réfléchir avec le temps pour voir comment il pourra gérer cette seconde caisse dont le sort lui a fait grâce.
Coca-Cola, un label mondial
La responsable Marketing Coca-Cola en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, Azizah Abdou, est revenue sur le processus du jeu tombola lancé par sa société du 1er avril au 31 mai dernier. Selon elle, il suffisait au consommateur d’acheter un Coca-Cola, un Fanta citron ou un Sprite de 60 cl. Le client lira un message sous la capsule pour découvrir, s’il a gagné un lot qui part des bouteilles de boissons, des tee-shirts, des porte-clés et autres gadgets, jusqu’au gros lot, la voiture Toyota (deux au total) en passant par des motos et des tablettes. La première voiture a été enlevée, il y a quelques jours, par le jeune élève Christian Agonma tiré au sort, dans les mêmes conditions que Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè. Plusieurs autres lots intermédiaires dont deux tablettes ont été remis à d’autres gagnants au cours de la même cérémonie du samedi 15 juin dernier. Ainsi, des tablettes ont été remises à Ulriel Dosseh Vodounon et à Dossa Zanou Dègbégnon. Le meilleur danseur de la soirée a été aussi gratifié de prix composé d’une somme de 50 mille francs Cfa et d’un voyage de rêve en Côte d’Ivoire.
Pour Azizah Abdou, ce jeu tombola est la meilleure façon pour Coca-Cola de célébrer ses fidèles et inconditionnels consommateurs. C’est-à-dire ceux-là qui, en dehors de l’eau, ne boivent que Coca-Cola, un label mondial depuis plus de 100 ans. Cette marque est au Bénin depuis plus de 50 ans, grâce à la Sobébra, une entreprise leader engagée à désaltérer la population avec une gamme de produits riches et accessibles à toutes les classes sociales du pays, vante la responsable Coca-Cola Afrique de l’Ouest et du Centre francophone. « Partout où il y a du bonheur et rafraîchissement, Coca-Cola est là avec son goût unique et ses diverses autres marques comme Fanta et Sprite », fait savoir Azizah Abdou avant d’inviter la population à continuer à consommer les produits de Coca-Cola parce qu’ils sont les meilleurs de par leur grande qualité.
Abondant dans le même sens, le chef Produit boissons non alcoolisées de la Sobébra, Nelly Mèdagbé, explique qu’à travers ce concours de promotion, Coca-Cola/Sobébra entend se rapprocher davantage de ses consommateurs. « Depuis quelques années, Coca-Cola ne fait plus de grandes actions à l’endroit de ses clients consommateurs des boissons non alcoolisées et des boissons gazeuses », précise-t-elle. Ce jeu concours a été donc initié, ajoute Nelly Mèdagbé, pour remercier toute la clientèle et lui dire que Coca-Cola est dans la place. Le chef Produits boissons non alcoolisées de la Sobébra annonce que la fin de ce jeu concours n’est que le début de plusieurs autres surprises à la Sobébra. D’autres grandes actions de promotion et innovations qui peuvent ne pas être forcément des jeux tombola sont prévues pour d’ici avant la fin de l’année 2019, promet-elle. Pour cela, le chef Produit boissons non alcoolisées de la Sobebra invite les clients à rester aux aguets et à continuer de consommer les produits de la société afin d’en bénéficier. Nelly Mèdagbé rassure par ailleurs de la qualité des produits de la Sobebra, comme en témoigne, explique-t-elle, les nombreuses certifications reçues à l’international. Elle exhorte alors les populations encore incrédules à faire un tour à la Sobebra pour découvrir toutes les merveilles qu’opère la société qui reste une référence en matière de brasserie.

Du 12 au 13 juin dernier, s’est tenue à Glazoué dans le département des Collines, la 26e assemblée générale annuelle (exercice clos 2018) de la Faîtière des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel
(Fececam-Bénin). Une rencontre statutaire regroupant tous les sociétaires de l’institution marquée par plusieurs activités, notamment l’adoption des bilans de l’exercice 2018 et l’élection d’un nouveau conseil d’administration.
C’est la commune de Glazoué qui a accueilli cette année la 26e rencontre annuelle des sociétaires de la Fececam. Cette assemblée générale a été marquée par plusieurs activités. Il s’agit de la remise d’un module de trois classes d’une valeur de vingt-cinq millions (25 000 000) F Cfa au collège de Okétan à Glazoué, le lancement du livre du professeur Félix Iroko sur l’histoire du réseau intitulé « 40 ans de microfinance » puis la réunion statutaire des sociétaires consacrée à l’adoption des bilans d’activités et l’élection d’un nouveau conseil d’administration dirigé désormais par Innocent Fayalo. Ce dernier vient remplacer Idrissou Mouhamadou qui est à la tête du Conseil d’administration depuis 2017.
Pour cette assemblée générale exercice clos 2018, l'instance suprême du réseau et presque tous les sociétaires étaient présents à Glazoué. Elle a regroupé les délégués des 33 Clcam que compte le réseau. Occasion également pour les délégués à l'assemblée d’élire les nouveaux membres des différents organes pour remplacer les anciens qui sont en fin de mandat. Les trois organes de décision de la Fececam sont le Conseil d'administration, le Conseil de surveillance et le Comité de crédit.
Pour les différents intervenants lors de cette rencontre, notamment le président sortant du Conseil d’administration, Idrissou Mouhamadou et le directeur général de la Fececam, Victorin C. Houédanou, s’il y a un mot pour résumer l'orientation stratégique donnée à ce réseau ces dernières années, c'est bien "la performance". Cette valeur, selon le directeur général, dynamise l'ensemble des actions depuis quelques années. C'est la valeur promue en interne afin que chaque agent améliore ses résultats pour permettre à l’institution d'atteindre une performance maximale. Le résultat final étant la satisfaction des clients et des actionnaires.
Le directeur général, Victorin C. Houédanou, précise cependant que le degré de satisfaction se trouve être limité par les difficultés rencontrées jusqu'à présent dans le processus d'obtention de l'agrément pour le lancement de la finance numérique qui devrait permettre de faire un saut qualitatif dans la finance inclusive. Néanmoins, assure-t-il, « nous restons confiants en l'avenir, car les efforts fournis en 2018 ont permis d'améliorer les performances sur beaucoup d’indicateurs de portée. Le ratio de capitalisation a atteint un seuil de 31 % pour conforter la solidité financière et la solvabilité de l’institution. Le crédit a atteint 59,938 milliards de F Cfa d'encours en 2018 contre 51,130 milliards de F Cfa en 2017, soit un accroissement de 17%. Quant à l'encours d'épargne, il est passé de 51,180 milliards de F Cfa à 52,028 milliards de F Cfa en 2018, soit une faible progression de 1,66 % due à la concurrence et à la conjoncture économique ».
Des performances reconnues et saluées par les partenaires du réseau de la Fececam-Bénin présents à Glazoué. Ils ont émis le vœu que cette institution créée en 1977 garde sa place de leader de la microfinance. En effet, la Fécecam a pour mission d'offrir aux populations urbaines et périurbaines, des services financiers et non financiers en vue d'améliorer leurs conditions de vie tout en assurant la pérennité du réseau.
Il faut dire qu’après l’adoption des bilans d’activités en plénière, les sociétaires ont procédé au renouvellement des organes dont le Conseil d’administration, dans la soirée du jeudi. Pour clôturer les travaux, les meilleurs agents ainsi que les meilleures entités ont été distingués pour le travail abattu au cours de l'exercice 2018. Un prix genre a été décerné également à la Caisse qui a le plus fort taux de femmes dans les organes. Ainsi, 32 prix ont été décernés aux acteurs du réseau Fececam pour un montant total de treize millions quatre cent mille (13 400 000) F Cfa.

Les professeurs Adolphe Adjanohoun et Joseph Hounhouigan, deux monuments de la recherche agricole au Bénin, en Afrique et dans monde, ont été distingués, mercredi 12 juin dernier à Cotonou. Ils ont été honorés par les acteurs du secteur agricole béninois pour la qualité de leurs travaux de recherche.
Adolphe Adjanohoun, actuel directeur général de l’Institut national de recherche agricole du Bénin (Inrab) et Joseph Hounhouigan, ex-doyen de la Faculté des sciences agronomiques (Fsa) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), et actuel directeur du laboratoire de sciences des aliments de la Fsa. Ces deux professeurs chevronnés, rompus à la tâche et fermement attachés aux recherches scientifiques dans le secteur agricole ont été distingués, mercredi dernier, par les acteurs du secteur agricole et les autorités béninoises au plus haut niveau. Sans oublier leurs parents, amis et collègues de service.
En effet, les deux impétrants se consacrent depuis plusieurs dizaines d’années à la recherche agricole. Riz, maïs, manioc, ananas, palmier à huile, soja, presque tous les produits agricoles ont été revisités par des centaines de projets de recherches coordonnés distinctement par les deux éminents professeurs. Des recherches qui, indique-t-on, ont produit des fruits dont les producteurs, partout dans le monde, usent et abusent chaque jour. A cela s’ajoutent leurs publications scientifiques indénombrables. Immenses et denses, les parcours des deux nominés forcent admiration et respect.
La distinction de ce jour est « la preuve de ce qu’ils représentent» dans le secteur agricole et en milieu universitaire, a déclaré
Patrice Sewadé, porte-parole des organisateurs de la cérémonie de distinction et coordonnateur des associations Sojagnon et Redad, entendez Réseau de développement d’agriculture durable. Mais Adophe Adjanohoun et Joseph Hounhouigan ne sont pas que des enseignants-chercheurs. Ils sont également des pères et des époux attentionnés et diplomates malgré le long moment qu’ils consacrent à leurs travaux, témoignent des proches des deux professeurs. C’est un mari «doux», laisse entendre la femme d’Adolphe Adjanohoun au beau milieu de son témoignage, enflammant de ce fait l’assistance.
L’éloge de dame Cynthia Hounhouigan épouse Hodé envers son père Joseph Hounhouigan donne également la chair de poule. L’exemple de papa l’a poussée, dit-elle, à chercher une âme sœur à l’image de son géniteur. Autrement dit, les deux brillants chercheurs sont des oiseaux rares. La belle preuve, c’est qu’ils sont les seuls à avoir été retenus sur une longue liste de propositions de noms, après un tri « sévère », effectué par le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Ce dernier en donne, lui-même, la certitude avant de livrer, plus loin, un témoignage émouvant à l’endroit des heureux élus.
Se succédant au pupitre, Adolphe Adjanohoun et Joseph Hounhouigan ont exprimé toute leur gratitude aux organisateurs de cette cérémonie de « distinction inédite », aux autorités béninoises ainsi qu'à leurs parents, amis et collègues. Pour les deux chercheurs, la distinction qui leur a été décernée est un encouragement à mieux faire. Ils n’ont pas manqué de souligner l’importance de la recherche scientifique pour le développement d’une nation (comme le Bénin) et de louer, par ailleurs, les efforts du régime de la Rupture visant à améliorer le quotidien des enseignants du supérieur, l’environnement de la recherche au Bénin et la vulgarisation des résultats de recherche. Il est à noter que les deux récipiendaires ont reçu leurs prix des mains des ministres Gaston
Dossouhoui de l’Agriculture et Marie Odile Attanasso en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

La Cour constitutionnelle, par décision Dcc 19-242 du 31 mai 2019, a déclaré contraires à la Constitution du 11 décembre 1990, les dispositions de la loi n°2019-13 portant statut du personnel parlementaire en République du Bénin adoptée par l’Assemblée nationale en sa séance plénière du 4 mars dernier.
La loi n°2019-13 portant statut du personnel parlementaire en République du Bénin adoptée par l’Assemblée nationale le 4 mars dernier a été cassée par la Cour constitutionnelle. Le Parlement devra donc revoir sa copie. C’est du moins, la décision du juge constitutionnel saisi par le président de la République, Patrice Talon qui a déféré, le 9 avril dernier, le texte à la Haute juridiction pour contrôle de conformité à la loi fondamentale du Bénin. Statuant en effet sur le dossier, la Cour constitutionnelle a jugé la loi non conforme à la Constitution béninoise. Cela, au motif que l’article 98 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui fixe les domaines de la loi ne confère pas pouvoir à l’Assemblée nationale de disposer sur le statut du personnel parlementaire. Pour le juge constitutionnel, le fondement de cette loi dérogatoire doit être recherché, dans ces conditions, dans le principe de la séparation des pouvoirs et dans ce cas régir l’ensemble du personnel des institutions de contre-pouvoir dans l’Etat. De façon plus claire, la Haute juridiction demande à l’Assemblée nationale de revoir sa copie en votant une loi générale qui prend en compte, outre le personnel du Parlement, celui des autres institutions de contre-pouvoir telles que la Cour constitutionnelle, la Haute cour de justice et autres. La lecture de la décision a été faite au titre des communications à l’entame de la séance plénière de ce jeudi 13 juin au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
La loi querellée, faut-il le signaler, est initiée sous la septième législature par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian. Elle est composée de 116 articles répartis en 16 chapitres et organise la carrière des agents du Parlement. Elle devrait permettre de clarifier le statut juridique du personnel parlementaire ; protéger les agents parlementaires contre les aléas politiques ; sécuriser les emplois de l’administration parlementaire; bien gérer la carrière du fonctionnaire parlementaire et renforcer le principe de la continuité du service public malgré la succession des législatures. Le texte traite également des questions relatives, entre autres, à la hiérarchisation des emplois parlementaires ; aux modalités d’accès à la fonction publique parlementaire ; aux conditions relatives au stage probatoire et à la titularisation ; aux différents corps du personnel parlementaire ; aux droits du personnel parlementaire; aux positions administratives; à l’organisation des carrières ; à la rémunération et autres avantages ; aux récompenses et à la discipline; à la sécurité et la santé au travail; à la cessation de service et aux dispositions transitoires.
Ainsi, les députés de la huitième législature dont est encore membre l’auteur de cette loi, Robert Gbian, savent ce qu’ils ont désormais à faire s’ils tiennent à voir ce texte, promulgué et mis en vigueur dans l’intérêt de leurs collaborateurs.