La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Atteinte des OMD et réduction de la pauvreté au Bénin: Les priorités de la deuxième partie de la phase pilote du PVM

Atteinte des OMD et réduction de la pauvreté au Bénin: Les priorités de la deuxième partie de la phase pilote du PVM

Mis en œuvre au Bénin dans la commune de Banikoara pour sa phase pilote durant la période de 2011 à 2013, le projet «Villages du Millénaire» a enregistré des progrès à capitaliser. La première partie de cette phase pilote étant achevée et ayant été évaluée, il importe de mettre en lumière les réalisations accomplies avant la mise en oeuvre de la seconde partie de la phase pilote. Selon un Rapport analytique réalisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et ses partenaires dont le Japon, il importe de mettre en oeuvre plusieurs actions au cours de la deuxième partie phase pilote pour corriger les difficultés recensées.

Venir à bout des contraintes identifiées, concrétiser les perspectives et assurer la pérennité des acquis du projet. C’est la conclusion du Rapport analytique réalisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et ses partenaires dont le Japon impliqués dans la mise en œuvre au Bénin du projet «Villages du Millénaire».

En effet, le projet «Villages du Millénaire» est la concrétisation des conclusions d’une étude réalisée pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). La mise en oeuvre du projet est assurée par le centre OMD Afrique de l’Ouest basé à Dakar en partenariat avec les bureaux du PNUD.
La première partie de la phase pilote du projet au Bénin étant achevée et ayant été évaluée, il importe de mettre en lumière les réalisations accomplies avant la mise en oeuvre de la seconde partie de la phase pilote d’autant plus que cette année coïncide avec l’échéance pour l’atteinte des OMD. C’est dans cette optique que s’inscrit le rapport analytique structuré qui présente les progrès vers les OMD dans le cluster de villages et les priorités pour la deuxième phase.
Pour cette deuxième partie, le rapport propose de poursuivre et finaliser le système de suivi-évaluation susceptible de fournir les informations nécessaires pour un suivi national de meilleure qualité scientifique et pour les comparaisons internationales entre les Villages du Millénaire du monde. Il faudrait donc faire le lobbying nécessaire auprès des autorités du centre OMD de Dakar, indique le rapport pour la mise en place des outils de collecte de données dans les secteurs de l’agriculture, du développement communautaire, des infrastructures et de l’eau/hygiène/assainissement. Cela permettra de suivre plus efficacement les effets des interventions du projet de manière à identifier efficacement les cas de succès et diffuser les interventions réussies.
Le rapport analytique recommande également le renforcement de l’intégration de la spécificité pastorale de la zone dans la consolidation des acquis des Villages du Millénaire.

Développer une approche participative

En effet, les Villages du Millénaire de Banikoara, selon le rapport, devraient développer une approche participative axée sur le dialogue entre agriculteurs et éleveurs puis des discussions de groupes et des réunions-débats en vue de rechercher des solutions durables pour lutter contre la destruction des champs lors de la transhumance.
Cette démarche a permis de déterminer les causes profondes des relations conflictuelles entre agriculteurs et éleveurs. Pour renforcer cette approche, les Villages du Millénaire auront à promouvoir l’intégration entre agriculture et élevage. Les Villages du Millénaire devraient offrir un bel exemple d’expérimentation d’une telle approche.
Pour la visibilité des progrès enregistrés, il faudra diffuser périodiquement les résultats du PVM dans les médias, recommande le rapport. Au-delà de la production régulière et rapide de données d’enquêtes périodiques très légères, ... une stratégie de diffusion des résultats est indispensable pour informer de façon permanente différentes cibles (notamment les décideurs, les médias, les PTF, les populations) sur la réduction de la pauvreté et l’atteinte d’autres objectifs du Millénaire dans les Villages du Millénaire.. La diffusion de ces résultats permettra d’alimenter les débats publics sur les meilleurs procédés pour venir à bout de la pauvreté multidimensionnelle.
Au cours de la seconde phase, le rapport invite à mettre davantage l’accent sur le transfert progressif de responsabilités aux acteurs locaux (coopératives, comités de gestion des infrastructures, autorités communales, etc). Cela est un critère essentiel, selon le rapport, pour s’assurer de la pérennité et de la durabilité des acquis issus du PVM, une fois le projet terminé.
Comme priorité, il faut aussi renforcer l’interactivité ou l'interdépendance entre les niveaux local et central. Tant au niveau de la production que de la diffusion de l’information sur les Villages du Millénaire de Banikoara, il est nécessaire d’impliquer davantage le niveau local pour remonter au niveau central et descendre de nouveau au niveau local.

Autres priorités

La synergie et la cohérence entre toutes les actions de développement et les acteurs effectifs ou potentiels qui interviennent ou peuvent intervenir dans le territoire du cluster de villages doivent être renforcées. A ce niveau, il est important de renforcer une plate-forme entre ces acteurs par des rencontres périodiques pour une harmonisation des interventions sur la base d’un plan de développement consensuel.
Autres priorités, c'est de créer et mettre en place une stratégie de «One Government» qui consiste à faire intervenir tous les ministères techniques compétents avec leurs programmes ainsi que toutes les agences publiques dans les Villages du Millénaire. Cela permettrait à la fin de la deuxième phase de faire des sites retenus des exemples et des modèles de développement où le niveau de vie des populations concernées sera véritablement amélioré. Aussi, faudra-t-il renforcer la synergie dans les différentes interventions du PVM. Car, travailler de manière intégrée sur plusieurs secteurs, sociaux mais également économiques, permet de s’attaquer plus globalement à la pauvreté au niveau local. Il faut également s’assurer que les acquis et résultats positifs des Villages du Millénaire de Banikoara n’entrainent pas des externalités négatives pour les villages voisins ni des conséquences pour l’environnement naturel. Cela renforcera par ailleurs le positionnement stratégique du PNUD (avantages comparatifs) et du Japon dans la défense du développement durable et la mise en oeuvre d’autres Villages du Millénaire à travers le pays.
«La mise en oeuvre du Projet Villages du Millénaire au cours de sa première phase a contribué à l’amélioration des conditions de vie de toutes les couches sociales dans l’ensemble des trois villages concernés. En effet, le PVM a permis à toute la communauté d’améliorer la satisfaction de ses besoins vitaux. A l’orée du début de la seconde phase, il importe de prendre les mesures idoines répertoriées afin que l’initiative puisse atteindre ses objectifs au Bénin», conclut le rapport?

Economie 17 nov. 2015


Immortalisation du général avant son inhumation: La Fondation Mathieu Kérékou propose un monument en bronze de 14m

Immortalisation du général avant son inhumation: La Fondation Mathieu Kérékou propose un monument en bronze de 14m

Le secrétaire général de la Fondation Mathieu Kérékou, Ali Houdou a donné une conférence de presse samedi 14 novembre dernier. C’était pour dévoiler aux professionnels des médias les grandes lignes des activités de la Fondation ainsi que les propositions faites à l’Etat pour immortaliser le général Mathieu Kérékou.

« Immortaliser le général Mathieu Kérékou avant son inhumation », tel est le combat de la Fondation Mathieu Kérékou. A travers une conférence de presse animée par Ali Houdou au siège de la Fondation à Cotonou les héritiers du testament politique du président révolutionnaire ont estimé que leur idole doit être immortalisée avant son inhumation. A cet effet, il propose au gouvernement, l’achat de la maison du défunt « les filaos » afin de la baptiser musée Mathieu Kérékou. Ali Houdou propose également d’ériger un grand monument en bronze haut de 14m représentant la statue du général. La dernière proposition, faite par la Fondation, est la construction dans chaque commune d’un monument de la Conférence des forces vives de la nation avec les statuts du général et de monseigneur Isidore de Souza.
Abordant les questions de la politique nationale, Ali Houdou a expliqué que face à l’échec du pluralisme politique, le Bénin doit opter pour trois grands partis politiques. Pour lui, il s’agit du parti politique des nantis, les capitalistes ; du parti au service des démunis, les socialistes et le parti traditionnaliste pour les conservateurs de la tradition. Il a aussi proposé un quinquennat de transition pour le Bénin afin de consacrer cinq bonnes années pour réfléchir sur les véritables problèmes du pays avec la participation de toutes les couches sociales.
Par ailleurs les membres de la Fondation s’insurgent contre le fait de n’avoir pas été associés aux préparatifs des obsèques du général Mathieu Kérékou.

Actualités 16 nov. 2015


Rencontres mensuelles de la Culture/ Acte II: Quelles priorités pour le prochain président de la République au plan culturel ?

Rencontres mensuelles de la Culture/ Acte II: Quelles priorités pour le prochain président de la République au plan culturel ?

Alors que la «foire à la présidentielle» s’anime de plus belle et que les chapelles politiques rivalisent déjà d’ardeur sur le terrain, la culture, dit socle de développement est absente des débats. Jusque-là, les débats politiques n’en font pas mention. Un constat qui a obligé les Rencontres mensuelles de la Culture, Acte II, à donner du pied dans la fourmilière en invitant acteurs culturels, observateurs de la vie politique et publique et autres à s’y pencher, samedi 14 novembre dernier, dans les locaux d’Arttistik Africa à Agla.

L’exercice auquel le Forum culturel du Bénin et Bénincultures ont convié le public, samedi dernier, avait à l’annonce, suscité diverses réactions de la part de certaines personnes qui se demandaient sans doute s’il n’était pas trop osé. Car, de mémoire, c’est bien la toute première fois qu’à l’avant-veille d’une élection présidentielle, le sujet fait débat. Il le fallait en tout cas, ont estimé les initiateurs des RMC qui ont invité Florent Couao-Zotti et Claude Balogoun pour s’y pencher, avec la contribution d’autres acteurs à travers le thème «Bénin/Culture : les priorités du prochain président de la République». Claude Balogoun, représentant des acteurs culturels au Conseil économique et social qui s’y est essayé le premier, avoue que l’exercice ne lui a pas déplu. Bien au contraire. Lui qui, juché sur l’une des plus hautes marches de représentativité des artistes dans le pays, est bien au faite de bien de choses. Mais avant, il s’est livré à un exercice de défriche, en rappelant le sort et le statut de l’artiste et de l’acteur culturel. Il a évoqué notamment la carrière sans vision, la gestion artistique sans ambition et sans lendemain, les projets au pifomètre… «Nous avons un problème de négociation de notre statut», se plaint-il.

Les suggestions de Claude Balogoun

Ensuite, évoque-t-il, le prochain président de la République a l’obligation de veiller sur la réorganisation administrative du secteur, la construction de la Maison des artistes, la revue du statut de l’artiste… En dehors de ces aspects, Claude Balogoun soutient par exemple que la plupart des bâtiments et édifices publics de notre pays sont sans attraits. Ce qui n’est pas tolérable, selon lui, dans un pays qui a une histoire et dont les artistes rivalisent d’imagination pour offrir de belles figures aux édifices dans d’autres pays. Pour ce faire, il suggère à l’élu de 2016 de réserver une marge systématique de décoration de l’existant et des constructions à venir aux artistes locaux. Il s’agira tout simplement d’amplifier ce qui a été déjà énoncé par l’actuel ministre de l’Economie, indique-t-il. La mise en synergie de circuit de diffusion pour la promotion des initiatives culturelles, devrait être aussi une priorité selon lui. «Professionnaliser le Fonds d’aide à la Culture et changer sa dénomination», voilà une autre exigence qu'il a formulée à l’endroit du futur président. Laquelle professionnalisation permettra à ce fonds d’avoir deux guichets. Un premier pour les professionnels afin de les aider à financer leurs gros projets et au besoin, à leur octroyer des prêts. Le deuxième volet quant à lui aura pour but de soutenir les «petits acteurs» et d’appuyer le volet social. Pour ce qui est de l’enveloppe dégagée dans le budget du Fonds pour le ministère de tutelle, il pourrait financer les projets déposés hors délais, suggère-t-il.

Qu’attend Florent Couao- Zotti du prochain président du Bénin?

Le Bénin a aussi besoin d’un Fonds pour la production cinématographique, de la refonte et de la modernisation du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (BUBEDRA) pour en finir avec le système aléatoire de répartition et renforcer la lutte contre la piraterie, selon Claude Balogoun. Il faut ensuite, pense-t-il, qu’un professionnel soit nommé à la tête du ministère en charge de la Culture et des écoles de formation soient créées, sans oublier l’assainissement du mouvement associatif.
Le second panéliste des RMC Florent Couao-Zotti n’a pas manqué de faire lui aussi des propositions. Ainsi, souhaite-il, que le ministère de la Culture soit allégé pour ne s’occuper que de ce seul volet et se débarrasser du tourisme et autres, pour mieux se concentrer sur la culture. En sus, «il faut un professionnel du secteur, une femme ou un homme du métier, au-dessus des intérêts particuliers pour éviter les errements des ministres étrangers au secteur, au profil désastreux», souvent choisis comme des «dirigeants par défaut». L’écrivain plaide ensuite pour un secteur culturel fort débarrassé du rançonnement, de la corruption, du banditisme, surtout en ce qui concerne l’attribution des aides aux acteurs. Florent Couao-Zotti soutient par ailleurs, que les évènements communautaires comme Nonvitcha, Yêkê-yêkê, Weminhoué, Gaani, fête de l’igname et autres soient dépolitisés, valorisés et intégrés dans un agenda national avec un financement conséquent, pour booster l’économie locale, socle du développement des régions.
Le Fonds d’aide à la Culture s’est retrouvé aussi dans le viseur de l’écrivain qui y voit une «institution inopérante, inefficace, sans aucune garantie de transparence». Selon lui, la plupart des artistes sont devenus des promoteurs (en raison des milliards culturels) pour bénéficier des financements dont les plus gros montants ne dépassent pas deux millions. Pendant ce temps, dénonce-t-il, les administrateurs eux s’illustrent par des rackets. Autant de choses que le prochain président du Bénin devrait s’essayer à corriger, préconise-t-il.
Quid du patrimoine? Là encore, l’écrivain n’a pas été du tout tendre et demande au prochain locataire du palais de la Marina de redonner vie aux patrimoine matériel et immatériel et de songer à la production d’une étude sur les Aguda aux fins de les présenter comme un patrimoine en péril. Rendre la direction en charge du patrimoine plus visible, travailler pour restaurer les palais des rois et en faire des lieux d’animation et de vie, dissoudre le Ballet national et le faire renaître avec un cahier de charges et un suivi, trouver un mécanisme d’aides aux anciennes gloires et éditer l’agenda culturel du Bénin. Ce sont autant de propositions faites par lui en direction de celui qui, probablement, le 6 avril 2016, prêtera serment pour prendre les rênes du pouvoir d’Etat.
L’honneur reviendra également au journaliste Wilfried Léandre Houngbédji, par ailleurs écrivain et donc acteur culturel qui a eu l’honneur de modérer cette rencontre d’évoquer ce qu’il a qualifié de «réflexions profanes». Lesquelles ont été pourtant bien accueillies par les acteurs culturels présents. D’abord des interrogations. Le modérateur s’est interrogé de savoir si le Bénin dispose d’une philosophie et d’une politique culturelle ? Ensuite, exhorte-t-il les sommités de la culture à se mobiliser pour influencer le débat pour le choix du président de la République. «Dans une dynamique perspectiviste, aller vers eux et leur faire la remarque que depuis 55 ans, la culture est en arrière et signer des tribunes collectives pour priver ceux qui seront hissés plus tard de l’excuse de n’avoir pas été informés», pourrait être une démarche pédagogique à ses yeux. En tout cas, pour réussir le décollage culturel du Bénin, Wilfried Léandre Houngbédji suggère que les destinées du pays soient confiées à des mains expertes pour en finir avec l’essai et dans le recommencement, puisque «Tout part et tout revient à la culture». Même s’il refuse au départ de faire des propositions en direction du prochain président de la République, estimant cela trop facile, Ousmane Alédji, directeur de Arttistik Africa finira par se prononcer sur le sujet. «Prenons l’arène politique pour imposer nos choix et visions. Nous sommes en retrait et nous sommes des artistes, des recréateurs», ironise-t-il. Pour sa part, le directeur des «Editions plurielles», Koffi Attedé évoque le reflet peu enviable du secteur et l’imperméabilité des hommes politiques par rapport à la culture. Lesquels, selon Florent Couao-Zotti, «ne s’y connaissent pas, ont envie de connaître, mais n’ont pas d’interlocuteurs»?

Culture 16 nov. 2015


Visite du chef de l’Etat à Kétou: Le nouveau système d’alimentation en eau inauguré

Visite du chef de l’Etat à Kétou: Le nouveau système d’alimentation en eau inauguré

Le président de la République a procédé, vendredi 13 novembre dernier, à la mise en service du nouveau système d’alimentation en eau potable de la ville de Kétou. Avec ce projet, l’eau potable ne fera plus défaut dans cette localité jusqu’en 2045.

La forte mobilisation des populations sous le nouveau château d’eau de Kétou, témoigne de l’intérêt que suscite la question d’accès à l’eau potable pour la localité. Cette nouvelle infrastructure qui supplante désormais la ville historique du Plateau, constitue l’une des composantes du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable initié par le gouvernement grâce au financement de la coopération néerlandaise. Pour Jean Pierre Babatundé, maire de Kétou, l’initiative vient mettre fin à plus de 15 années de cauchemar pour la ville souvent confrontée à des coupures régulières d’eau et à une mauvaise qualité de l’eau due notamment à la vétusté des canalisations.
Selon David Babalola, directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB), la situation avant le projet se résumait à deux forages avec un débit total d’exploitation de 27m3 par heure, une capacité de production d’eau traitée de 428m3 par jour, une longueur du réseau de 28 km et une capacité de stockage de 270m3. Le nouveau système mis en place permet désormais à Kétou de disposer de deux nouveaux forages de 70m3 de débit par heure, de 22 km de conduits de distribution et d’un château d’eau de 300 m3 en béton. La capacité de production est passée de 500 mille litres à plus de 2 millions de litres par jour. Le coût total de l’investissement est estimé à 950 millions de francs CFA. «Ce projet a permis d’impacter plus de 12 000 personnes supplémentaires», informe le directeur général de la SONEB. Et d’ajouter : «Avec ce système, il n’y aura plus de problèmes de pénurie d’eau à Kétou d’ici 2045».
La mise en place des nouvelles installations d’adduction d’eau dans Kétou fait désormais passer le taux de desserte de la localité de 19 à 35%.
Pour le président de la République, il s’agit d’un premier acte significatif de son gouvernement, au lendemain de l’adoption du Programme des Objectifs du développement durable post 2015. «Il n’y aura plus de souffrance, ni d’exclusion en matière d’accès à l’eau à Kétou. Il en sera de même pour les trois arrondissements de Kétou encore non électrifiés qui connaîtront bientôt la lumière», indique Boni Yayi. Le chef de l’Etat soutient que la démocratie nécessite un contenu économique. «Si elle est vide de contenu économique et de développement, elle devient un poison pour le peuple. Nous voulons investir dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, des infrastructures, des télécommunications et de l’économie numérique », poursuit-il. Boni Yayi estime que le discours sur la pauvreté a changé depuis l’adoption des ODD. L’enjeu aujourd’hui, informe-t-il, c’est l’élimination complète de la pauvreté. Il estime que cette éradication passera aussi par la lutte contre les changements climatiques, à travers la mise en place des projets d’adaptation et le déploiement des programmes de protection de la planète?

Actualités 16 nov. 2015


Lancement de la campagne de commercialisation du coton grâine: 324 000 tonnes de production pour la campagne 2015-2016

Lancement de la campagne de commercialisation du coton grâine: 324 000 tonnes de production pour la campagne 2015-2016

Les opérations de commercialisation du coton graine au titre de la campagne 2015-2016 ont été lancées, hier dimanche 15 novembre à Banikoara par le président de la République. Cette campagne s’est soldée par une production de 324 000 tonnes de coton graine.

La campagne cotonnière 2015-2016 a enregistré un net recul par rapport à la précédente, avec une production estimée à 324 000 tonnes de coton graine contre 393 000 tonnes la saison dernière. La raison, des poches de sécheresse enregistrées pendant la période de semis dans le bassin cotonnier. Les opérations de commercialisation du coton graine lancées hier dimanche à Banikoara ont offert au président de la fédération nationale des producteurs de coton, l’occasion de reconnaître les efforts fournis par le gouvernement sous le leadership du chef de l’Etat pour relancer la filière cotonnière. «Vous avez posé des actes nobles pour assainir la gouvernance de la filière cotonnière. Toutes ces initiatives ont porté leurs fruits, avec une production qui s’est améliorée graduellement», indique-t-il. Le représentant des cotonculteurs insiste surtout sur l’amélioration du prix d’achat du coton graine qui a induit un meilleur revenu aux producteurs. Avant la reprise en main de la filière par l’Etat, explique-t-il, le net payé aux producteurs était de 15 milliards de francs CFA, aujourd’hui, plus de 50 milliards de francs CFA leur sont distribués, sans compter les subventions importantes qu’apporte l’Etat pour alléger le coût des intrants et amortir les effets néfastes du cours de l’or blanc sur le marché international. Les opérations de commercialisation constituent une étape délicate de la campagne. Raison pour laquelle le président de la fédération nationale des producteurs a plaidé afin que toutes les précautions soient prises pour une évacuation adéquate du coton graine pour ne plus connaitre les énormes pertes post-récolte enregistrées la campagne précédente.

La pluie pas au rendez-vous !

Bien que la campagne ait démarré avec le pari de réaliser 400 000 hectares d’emblavures, seulement 306 000 hectares ont été cultivés, explique Rufin Nansunon, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour lui, la campagne 2015-2016 a réellement subi les effets néfastes des changements climatiques. Mais la détermination des cotonculteurs a permis de limiter la casse en maintenant la production au-dessus de 300 000 tonnes de coton graine. Le ministre se réjouit alors de ce que cette campagne n’ait connu aucune difficulté en matière d’approvisionnement en intrant. Le prix d’achat du coton graine premier choix est fixé à 260 francs CFA le kilo contre 250 francs CFA le kilo la saison précédente. Le montant des fonctions critiques est de 15 francs CFA sur le kilo de coton graine contre 10 francs CFA la campagne dernière. «Les producteurs sont actuellement à la phase de récolte. Ils méritent d’être encouragés pour avoir atteint ce niveau en dépit des aléas climatiques, tant le désespoir avait gagné les cœurs », soutient Rufin Nansunon qui informe que la commune de Banikoara seule a produit environ 111 000 tonnes de coton graine, soit plus du tiers de la production totale. «Toutes les dispositions sont déjà prises, afin que les producteurs soient payés dans les délais raisonnables après réception du coton graine par les usines. Des précautions sont également prises pour assurer un meilleur égrenage afin de garantir le label bénin», rassure le ministre.

Régler la question du changement climatique

Le président de la République a indiqué la disponibilité de son gouvernement à être toujours aux côtés des cotonculteurs. «A travers vous, je voudrais m’adresser au Bénin productif. Je voudrais vous dire que je n’oublie personne, même les pêcheurs de So Ava», déclare-t-il. Pour Boni Yayi, ce sont les énergies déployées par l’ensemble des producteurs qui ont permis au Bénin de relever le défi contre la faim et surtout de gagner par deux fois la reconnaissance de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). «Lorsque nous parlons de sécurité humaine, cela nous impose d’investir dans la formation des ressources», ajoute-t-il. Le chef de l’Etat évoque aussi des défis environnementaux, d’infrastructures, d’assainissement de l’environnement des affaires ainsi que celui d’amélioration du système national de santé. Il souligne aussi la nécessité de valoriser le monde du travail afin de créer les conditions d’amélioration de la richesse nationale. Ces défis, dit-il, nécessitent des projets et des réformes.
Dans le secteur cotonnier, Boni Yayi estime qu’il est temps de transformer localement le coton afin de protéger les producteurs contre les fluctuations du marché international. Il tient aussi à l’interconnexion de l’économie béninoise avec le reste des Etats de l’espace CEDEAO. Aussi, promet-il que les grands axes de traversée du nord du pays seront réalisés. «Nous avons besoin d’échanger non seulement au niveau des marchés locaux, nationaux mais aussi régionaux. C’est un combat que nous voulons engager contre cet ennemi commun qu’est la pauvreté», soutient-il. Il poursuit : «Nous devons aller au-delà de ce que nous avons fait jusqu’ici en mettant en place des instruments de financement de l’agriculture». Boni Yayi se dit fortement engagé dans le combat contre les changements climatiques. «Si nous ne trouvons pas de solutions appropriées, notre agriculture va plonger. Il nous faut un monde nouveau où l’agriculteur peut jouir de son travail», martèle le chef de l’Etat qui entend jouer sa partition lors de la conférence de Paris sur le climat?

Actualités 16 nov. 2015


Après le drame survenu en France: Le gouvernement béninois présente ses condoléances au peuple français

Après le drame survenu en France: Le gouvernement béninois présente ses condoléances au peuple français

Au lendemain de l’attentat survenu à Paris en France, le gouvernement béninois a dépêché une délégation ministérielle conduite par le Premier ministre, Lionel Zinsou, qui est allée présenter les condoléances du peuple béninois aux Français. C’était le samedi 14 novembre dernier à l’ambassade de France au Bénin.

« Nous sommes venus exprimer le sentiment de compassion de tous les Béninois au peuple français », a indiqué le Premier ministre avec un air triste. Pour lui, la solidarité qu'ils sont venus exprimer dépasse les frontières. Très touché par le drame, il a indiqué que c’est toute la communauté internationale qui est attaquée. C’est ainsi qu’il a fait savoir que le gouvernement béninois a décrété une journée de deuil national.

Prenant la parole avec une voix qui sortait à peine, l’ambassadeur de France près le Bénin, Aline Kuster Ménager a fait savoir que le Bénin est l’un des premiers pays qui a dit ouvertement devant les cameras sa compassion au peuplé français. «C’est un signe d’une bonne amitié», a-t-elle fait savoir pour revenir sur l’adage qui dit: «c’est au moment du malheur qu’on reconnait les vrais amis».
La délégation gouvernementale a été représentée par les ministres de l’Intérieur, Placide Azandé, d’Etat en charge de l’Economie, Komi Koutché, des Enseignements Maternel et primaire, Eléonore Y. Ladékan, de la Justice Evelyne da Sylva et de la Fonction Publique Aboubacar Yaya. Ils ont tous apposé leur signature dans le livre de condoléances, à commencer par le Premier ministre, Lionel Zinsou?

Actualités 16 nov. 2015


Sur initiative du Forum culturel du Bénin et de Bénincultures: Demain, l’Acte II des Rencontres mensuelles de la Culture

Sur initiative du Forum culturel du Bénin et de Bénincultures: Demain, l’Acte II des Rencontres mensuelles de la Culture

Auréolés par le succès fulgurant enregistré par la première édition, les organisateurs des Rencontres mensuelles de la Culture (RMC) renouvellent demain, samedi 14 novembre, toujours au centre culturel Artisttik Africa à Agla, l’acte II desdites rencontres.

Les acteurs culturels s’invitent de plain-pied dans le débat actuel autour de l’élection présidentielle de février 2016. Sans s’aventurer sur le terrain de la polémique politique et des débats autour du choix des personnalités annoncés dans les starting-blocks, ils posent plutôt des préoccupations de fond, vitales et touchant à la pérennité du secteur culturel. «Bénin / Culture : Les priorités du prochain président de la République». C’est le thème autour duquel le Forum culturel du Bénin et le portail de la diversité culturelle invitent prioritairement les acteurs et toutes les personnes qui s’y sentent intéresser.

En proposant une telle réflexion, les RMC entendent faire le diagnostic du secteur culturel du Bénin, identifier les freins à l’éclosion d’un secteur culturel structuré au Bénin, faire des propositions concrètes de 10 actions urgentes à poser par le prochain président de la République pour structurer le secteur culturel dans son ensemble.

A propos …

«Malgré le soutien financier de l’Etat béninois et des partenaires internationaux, les acteurs et projets culturels ne sont pas arrivés à acquérir une certaine autonomie. Beaucoup d’organisations opèrent sans aucun statut légal. La gestion administrative et financière des entreprises culturelles manquent de traçabilité et de méthodologie de norme internationale. L’outil de gestion du Fonds d’aide à la culture se révèle inefficace et ceci se reflète à travers l’absence d’impact des nombreuses activités culturelles sur le terrain. On note un manque des lieux de production et de diffusion et les quelques-uns qui existent sont mal entretenus ou mal équipés ou même mal ou sous-exploités….», observent les initiateurs.
Et c’est dans un tel contexte, poursuivent-ils, que le Bénin se prépare pour élire son 4e président qui prêtera serment, sauf cas de force majeure, le 6 avril prochain à Porto-Novo. Dans les différents états-majors de candidats déclarés ou pas, on s’active pour convaincre les populations de la valeur de tel ou tel. Plusieurs préoccupations sont à résoudre par les potentiels candidats sans pour autant évoquer le secteur culturel. C’est à croire qu’ils en ont peu conscience. Raison pour laquelle les responsables du Forum culturel du Bénin, initiateurs des Rencontres mensuelles de la culture viennent le leur rappeler, en proposant un sujet qui s’y prête fort bien.

Les panélistes

Le panel de la rencontre est composé de Florent Couao-Zotti, ancien journaliste, écrivain à plein temps, chroniqueur culturel, scénariste de bandes dessinées, auteur de plusieurs pièces de théâtre, de romans, de nouvelles... Un auteur de référence, ayant obtenu de nombreux prix au Bénin et à l'étranger, dont le Prix Ahmadou Kourouma. A ses côtés, Claude Balogoun, promoteur culturel, directeur de Gangan productions, écrivain, représentant des artistes au sein du Conseil économique et social (CES). Le modérateur a nom, Wilfried Léandre Houngbédji. Juriste de formation, journaliste au quotidien de service public La Nation, chroniqueur et analyste politique, écrivain, auteur de trois ouvrages à succès. C’est lui qui, en bon observateur de la vie politique du Bénin, va modérer cette rencontre qui, de l’avis des initiateurs, aboutira à l’élaboration d’une série de dix priorités à soumettre aux candidats à la présidentielle de 2016?

Culture 13 nov. 2015


Deuxième édition des trophées Aske : Susciter la culture du leadership chez la femme africaine

Deuxième édition des trophées Aske : Susciter la culture du leadership chez la femme africaine

Déjà une première édition, puis, cette année, une seconde qui s’annonce comme le rendez-vous de la célébration du leadership féminin. C’est ainsi qu’il faut comprendre les trophées Aske qui se proposent comme un canal de valorisation et de célébration de la femme africaine, mais aussi de sa capacité à créer, entreprendre, gérer, innover et à impacter sa communauté voire l’Afrique.

Du 19 au 21 novembre prochain, Cotonou accueille la deuxième édition des trophées Aske. Laquelle voudrait, entre autres, révéler et rendre hommage aux femmes leaders émérites du continent et de la diaspora, mettre davantage en lumière la lutte des femmes africaines et de la diaspora pour leur engagement dans le processus de développement du continent, pour le mieux et le bien-être de leurs compatriotes, susciter la culture du leadership chez la femme et la jeune fille africaine et contribuer à créer une synergie entre les femmes leaders ou la renforcer pour plus de solidarité entre elles. A ce rendez-vous, dix pays sont attendus, ont fait savoir, il y a quelques jours les organisateurs à la presse culturelle. «Notre créneau est le leadership féminin. Nous valorisons et honorons la femme africaine dans sa capacité à créer, entreprendre, gérer, innover et à impacter sa communauté voire l’Afrique. Chaque année, au terme d’un processus de cooptation et de sélection selon nos critères, nous retenons et distinguons les femmes leaders qui ont donné la preuve de leur engagement, compétence, réussite, excellence et de leur leadership», martèlent ces derniers.

Les trophées Aske que nous décernons veulent montrer que les femmes africaines sont capables d’excellence, de performance et que le capital humain qu’elles constituent peut et doit davantage servir au continent. Elles sont les prémices de l’émergence d’une Afrique en marche. Ainsi pourrait-on résumer la motivation de cette initiative, telle qu’expliquée par Georgine Déguénon, Chimène Sossah, Rahafatou Idrissou-Souler.
Il s’agit donc pour elles et le comité qui accompagne ce projet visiblement ambitieux, de porter sous les feux de la rampe, l’Afrique féminine en réussite, porteuse de culture, de valeurs mais aussi d'émergence. Cette ambition transparait d’ailleurs dans la dénomination même de l’initiative.
Aske «est un mot tiré de la langue haoussa, une des langues majeures sur le continent au sud du Sahara… est le symbole de l’éclat, de la splendeur et d’un rayonnement à grande échelle». En somme, un concept socioculturel qui vise à hisser les femmes africaines qui influent et impactent la marche vers l’émergence du continent. Pour ce qui est du choix du Bénin comme pays hôte, il se justifie par sa réputation de «havre de paix et de sécurité qui offre des potentiels» et qui est, par ailleurs, ouvert sur le Golfe de Guinée par le port de Cotonou, tout en étant la porte maritime de plusieurs pays francophones de l’hinterland et du grand voisin anglophone qu’est le Nigeria. Pour atteindre ses objectifs, la deuxième édition s’appuiera sur sept pôles d’activités dont des débats télévisés, un panel de discussion avec pour oratrice principale Isabelle Managa Ossey, un atelier, des workshops, une soirée de gala avec un défilé de mode…

Culture 13 nov. 2015


Echanges sur les textes régissant le fonctionnement des régies: Les financiers invités à reverser les fonds publics

Echanges sur les textes régissant le fonctionnement des régies: Les financiers invités à reverser les fonds publics

Plusieurs acteurs du système financier en fonction dans l’administration publique ont pris part, hier jeudi 12 novembre à Bohicon, à un atelier de vulgarisation et d’échanges sur les textes régissant le fonctionnement des régies de recettes instituées dans les ministères et institutions de la République.

Organisé par la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique sous l’égide du ministère de l’Economie et des Finances, l'atelier d'échanges sur les textes régissant le fonctionnement des régies vise essentiellement à assurer le recouvrement, le reversement, la répartition et la rétrocession des recettes générées par les activités des services techniques et administratifs des ministères et institutions de la République. Il permettra aux participants de s’approprier les outils réglementaires et les pré-requis pour un meilleur recouvrement des recettes générées par les activités des structures publiques auprès desquelles ils sont nommés.

Pour Job Olou, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique qui procédait à l’ouverture des travaux, les pratiques de bonne gestion recommandent que la distribution des deniers publics s'inscrive nécessairement dans le cadre d'une politique financière. Ainsi, le domaine des activités financières de l'Etat est régi par des textes législatifs et réglementaires qui définissent le mécanisme par lequel les collectivités publiques peuvent déterminer et utiliser leurs ressources et dépenses. Actuellement, la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux Lois de Finances (LOLF) constitue la pierre angulaire de la législation financière en République du Bénin.
En effet, la LOLF en son article 35 dispose : «il est fait recette du montant intégral des produits, sans contraction entre les recettes et les dépenses. L'ensemble des recettes assurant l'exécution de l'ensemble des dépenses, toutes les dépenses et toutes les recettes sont imputées au budget général de l'Etat». Cet article pose le principe de l’universalité budgétaire pour éviter que des administrations publiques dont les activités tendent à fournir des services non marchands, ne disposent directement des produits engendrés hors du cadre budgétaire prescrit dans la loi de finances initiale.
Le principe de l’unicité de caisse vise la maîtrise des ressources intérieures de d’Etat et exige le reversement intégral de toutes les recettes recouvrées par les administrations publiques au Trésor public.

Les modalités fixées

Le ministre chargé des Finances fixe les modalités pratiques d'organisation et de fonctionnement des régies de recettes.
Aussi, la Chambre des Comptes de la Cour suprême est revenue plusieurs fois sur les mêmes recommandations lors de l'élaboration des comptes de gestion de l'Etat. Job Olou, déplore que force est de constater qu'en dépit de ces dispositions législatives, certains services publics ont opposé une résistance à leur application.
Pour remédier à ces réticences, une réforme a été entreprise par le ministère en charge des Finances avec le soutien du gouvernement, en vue d'étudier la question et d'apporter des solutions appropriées.
La mise en œuvre des dispositions de cet article a permis de doter tous les services administratifs et techniques des ministères et institutions de l'Etat dont les activités génèrent des recettes publiques, d'un cadre règlementaire matérialisé par l'adoption en Conseil des ministres du décret n°2014-572 du 07 octobre 2014, portant modalités de perception et de reversement des produits relatifs aux services de recettes des ministères et institutions de l'Etat.
La rencontre de Bohicon sonne comme un avertissement à tout financier des ministères et institutions de l’Etat à reverser les recettes publiques et autres fonds mis à leur disposition au Trésor avant la fin de l’exercice 2015?

Actualités 13 nov. 2015


Réforme des politiques en matière de drogue en Afrique de l’Ouest: La consultation du Bénin a démarré

Réforme des politiques en matière de drogue en Afrique de l’Ouest: La consultation du Bénin a démarré

Depuis hier mardi 10 novembre, et ce, jusqu’à cet après-midi à Cotonou, a lieu une réunion nationale multisectorielle sur la réforme des politiques en matière de drogue en Afrique de l’Ouest, dénommée consultation du Bénin. Plusieurs structures impliquées dans la lutte contre la drogue prennent part à ces assises organisées par Open society initiative for west Africa (Osiwa), Social Watch Bénin et l’Institut de la Société civile de l’Afrique de l’Ouest (WACSI).

Soulever les questions essentielles d’ordre national relatives aux politiques actuelles en matière de drogue qui serviront d’assise à l’élaboration de la position commune ouest africaine pour l’UNGASS sur la drogue de 2016, c’est entre autres les objectifs des assises dont les travaux ont démarré hier à Cotonou. Pour les organisateurs, il s’agira d’évaluer les politiques actuelles en matière de drogue et l’impact des conventions internationales sur les politiques nationales en matière de drogue; de questionner les mesures mises en place au niveau national pour lutter contre le trafic, la production et la consommation de drogue; d’identifier et de mettre en évidence les meilleures pratiques dans la lutte contre la drogue, la sécurité et le crime organisé au niveau national et enfin de promouvoir la collaboration entre les Etats et la Société civile dans le trafic de la drogue dans la région.

Au terme des assises, il est attendu une claire identification des progrès et des limites de la politique actuelle en matière de drogue; une prise de conscience sur le besoin d’une synergie entre les gouvernements et les Organisations de la Société civile autour de nouvelles stratégies pour résoudre les problèmes de trafic de drogue à travers des mesures sanitaires appropriées ; le développement d’un cadre de concertation pour une position commune ouest-africaine qui se conforme aux grandes lignes de la position commune africaine pour l’UNGASS 2016.

Les ravages de la drogue

Intervenant à la cérémonie, le coordonateur de Social Watch, Gustave Assah, s’est d’abord appesanti sur les ravages de la drogue sur la santé et l’économie des pays, avant d’exhorter les participants à un travail de qualité. «Il faut que le plaidoyer du Bénin soit une réalité», plaide-t-il.
Dans son mot d’ouverture des travaux, le représentant du ministre en charge de la Justice, Amadou Alassane, a rappelé l’importance que le gouvernement accorde à la lutte contre la drogue, avant de révéler que le Bénin n’est pas qu’un pays de transit. Il est désormais producteur de drogue. «C’est un fléau déstabilisateur d’économie et qui détruit les composantes de la société», rappelle-t-il. Il précise que la drogue, source d’insécurité pour les individus et la communauté, détruit l’économie et compromet la productivité du pays. C’est une menace pour la paix sociale, cause de la mortalité et de morbidité. Donc un sérieux problème de «santé publique», révèle le représentant du ministre de la Justice. Il a plaidé pour une synergie d’actions dans cette lutte contre la drogue
Les organisateurs ont révélé qu’en 2013 les Nations-Unies estimaient le revenu annuel de transit pour la cocaïne uniquement à 1,2 milliard de dollars. Ce montant est nettement supérieur au budget de plusieurs pays dans la sous-région. Un chiffre révélateur de l’ampleur de ce fléau. Face au phénomène, les gouvernants de la sous-région utilisent une approche répressive. Ce qui, aux yeux des experts, ne constitue pas la solution idéale. Car « elle ne réduit ni la demande ni l’offre de drogue comme le confirme le rapport 2015 de l’UNODC».

Actualités 11 nov. 2015


1456 - 1581