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Nouvelles

Lancement du projet «Ma formation Mon métier Mon avenir»: Renforcer le pouvoir économique des jeunes, des femmes et des filles
Initié pour booster le pouvoir économique des jeunes vulnérables, y compris les filles et les femmes, le projet 3 M entendu "Ma formation Mon métier Mon avenir", a été lancé vendredi 31 mars dernier. Il sera mis en œuvre dans les départements de l'Atlantique, des Collines, du Couffo, de la Donga, du Mono et du Zou pendant plus de six ans.Pendant six ans et demi, le projet 3M "Ma formation Mon métier Mon avenir" sera déployé dans six départements du Bénin notamment ceux de l'Atlantique, des Collines, du Couffo, de la Donga, du Mono et du Zou. "Mis en oeuvre par Éducation internationale et ses partenaires, le projet 3M englobe les enjeux liés à l'accès et à la rétention des filles en formation, à la qualité de l'offre de formation et à l'insertion socioprofessionnelle", va préciser Junior Tchassep, directeur du développement international chez Éducation Internationale. Représentant le ministre de l'Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle au lancement du projet, Mathias Affomaï indique que le gouvernement est engagé sur la voix de la constitution d'un vivier de compétences dans tous les secteurs prometteurs. Il ajoute qu'en signant l'accord de coopération entre le Bénin et le Canada pour la mise en œuvre du projet 3M pour un coût estimé à 8,5 milliards de francs Cfa, le gouvernement démontre son engagement à booster l'enseignement technique et la formation professionnelle au Bénin. Attestant que ce projet s'inscrit dans le Programme d'action du gouvernement, Hervé Zanvo, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération précise : «Le gouvernement entend à l'horizon 2030, avoir un taux s'élevant à 70 % d'apprenants inscrits dans l'enseignement technique et la formation professionnelle. Ce taux était à 11 % jusqu'en 2019». Lee-Anne Hermann, ambassadrice du Canada près le Bénin rappelle d'ailleurs que lors de la présentation de ses lettres de créance au chef de l'Etat, l'un des points objet de discussion était l'enseignement technique et la formation professionnelle qui sont des priorités nationales. Elle assure que le projet 3M est parfaitement aligné sur les ambitions du Bénin en la matière. En outre, le projet ciblera les métiers verts pour permettre aux bénéficiaires de mieux participer au développement durable. «Quel beau défi à relever dans six départements pour les six années prochaines !», va s'exclamer le directeur du développement international chez Éducation Internationale. Junior Tchassep s'est réjoui de l'intérêt que le gouvernement du Bénin porte à ce projet qui cadre si bien avec les stratégies et politiques nationales. Aussi, a-t-il salué les partenaires locaux qui accompagnent la mise en œuvre du projet.. Représentant justement lesdits partenaires, Dr Faustin Djagba déclare : "Je remercie Affaires mondiales Canada pour sa confiance au consortium Éducation internationale, Fawe et Renej. Maintenant que le projet est lancé, nous allons passer à des actions concrètes sur le terrain où des jeunes nous attendent très nombreux avec des défis à relever", a-t-il déclaré.

Un projet avenant

«Le projet 3M est mis en œuvre par trois partenaires que sont Éducation Internationale, Renej et Fawe (Forum des éducatrices africaines) ; et est axé sur trois composantes que sont l'amélioration de l'accès et du maintien des filles et femmes en formation, l'amélioration de la qualité de l'offre de formation dans les Centres de formation professionnelle et d'apprentissage (Cfpa) ; l'amélioration de la qualité des services d'insertion socioprofessionnelle», fait savoir Théodore Hounkpatin, directeur du projet 3M. Il poursuit : «Le projet 3M, c'est six départements concernés et 9 centres de formation professionnelle et d'apprentissage. Ce projet va toucher dix mille jeunes et impacter véritablement six mille jeunes dont des femmes et des filles. Dans le cadre de ce projet, nous allons collaborer avec les services publics pour favoriser la continuité et la consolidation des acquis du projet». Au dire du directeur du projet, cette initiative va renforcer la performance des Cfpa et améliorer les curricula de formation pour aligner l'offre de formation sur les opportunités économiques du moment et ceci, au profit des bénéficiaires. Portant la voix des bénéficiaires directs du projet, Pélagie Bessan a exprimé la gratitude de ses pairs aux porteurs, aux partenaires et à tous les acteurs du projet. Évoquant les multiples avantages de ce projet pour les jeunes, elle a réaffirmé l'engagement des bénéficiaires à se montrer exemplaires.
Société 04 avr. 2023


Autonomisation et inclusion des personnes handicapées: Une vingtaine de bénéficiaires sur le marché du travail
Ils sont une vingtaine de personnes handicapées visuelles et autres à recevoir leurs attestations à l’issue d’une formation dans les domaines de la transformation agroalimentaire et cosmétique, du maraîchage et de l’élevage domestique. L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet pluriannuel 2022-2024 de l’Ong Bartimée. Dénommée autonomisation et inclusion des personnes handicapées visuelles, elle vise à renforcer la participation sociale et économique des bénéficiaires.La couleur blanc-bleu de la tenue uniforme qu’elles ont arborée à l’occasion de la réception de leurs attestations est le témoignage de leur gratitude infinie au ciel pour avoir favorisé leur sélection pour la formation sur la transformation agroalimentaire, en maraîchage, en élevage, en cosmétique. Initiative de l’Ong Bartimée, la formation dont l’encadrement technique a été assuré par le centre ‘’Fènou plus’’ à Calavi, pendant deux mois, a permis de révéler tout le talent des récipiendaires. Aussitôt la formation close, ils ont exposé au public leurs diverses réalisations. Des amuse-bouche, des savons liquides et solides, une variété de produits dérivés de la transformation agroalimentaire, du légume…, les invités venus les soutenir en ont été admiratifs. Toutes choses qui font dire à Marthe Lohou, directrice exécutive de l’Ong, que les personnes handicapées ne sont pas des sous-hommes. « Nous voulons porter un démenti à l’assertion erronée souvent utilisée par le monde peu expérimenté : ‘’la personne handicapée ne saurait avoir une place sur le marché du travail, sa place est plutôt sur les carrefours de la mendicité’’», déclare-t-elle. La formation permettra aux bénéficiaires d’être autonomes et de répondre à leurs différents besoins sans quémander, assure Pierre Koulan, représentant de la Fédération des associations des personnes handicapées. Marcel Hinvi, représentant du Réseau des personnes handicapées du Littoral, y croit et attend de juger les récipiendaires par rapport à leur assiduité. « Le grand défi vous revient. Nous attendons une suite favorable de votre suivi », s’adresse-t-il aux heureux du jour. La formation a répondu aux attentes des bénéficiaires. «Nous avons été outillés dans les modules de la production animale, végétale, en agro-business…. Si le marché de l’emploi est difficile pour les personnes valides, cela l’est davantage pour les personnes handicapées », souligne Fiacre Houssou, porte-parole des récipiendaires, promettant au nom de ses camarades de ne pas décevoir les initiateurs. Et pour que ces promesses puissent se concrétiser, Rolande Quenum, représentante de la directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral, leur donne des orientations. « Chers récipiendaires, je voudrais vous inviter à valoriser ce parchemin. C’est votre outil principal d’autonomisation. Soyez créatifs et faites-vous remarquer sur le marché par rapport à la qualité de votre travail », recommande-t-elle. Pour éviter de laisser un goût d’inachevé dans le cœur des récipiendaires, les initiateurs de la présente formation ont également prévu un mécanisme d’accompagnement technique sous forme de kits de matériels à leur profit. Société 04 avr. 2023


Ouanilo Médégan, directeur du pôle de la Sécurité des systèmes d’information: « Le but de cette opération est de décourager la cyberescroquerie »
La lutte contre la cybercriminalité s’est accentuée, ces derniers jours, au Bénin avec l’arrestation de plusieurs « gaymans ». L’information défraie la chronique avec l’intervention de certains artistes et influenceurs sur les réseaux sociaux. Dans cette interview, Ouanilo Médégan, directeur du pôle de la Sécurité des systèmes d’information, évoque la perception de la société de ce phénomène, les actions du gouvernement et lance un appel aux parents.La Nation : Le pôle de la sécurité des systèmes d’information et bien d’autres structures travaillent pour la sécurité numérique depuis 2017. Comment se porte le cyberespace béninois ? Ouanilo Médégan : Aujourd’hui, le cyberespace béninois peut être vu sous deux angles. Il contient un certain nombre de systèmes et de services qui facilitent la vie aussi bien aux usagers de l’administration publique qu’aux entreprises du secteur privé. Au regard de ces potentialités, on peut en être fier dans la mesure où le Bénin tient une bonne position dans le classement mondial des pays en termes de préparation à la cybersécurité. Malheureusement, sur le plan de la protection des avoirs de nos concitoyens et de la réputation du pays, il y a un problème du fait de la cyberescroquerie. Avec les ‘’gaymen’’ qui utilisent des failles dans les systèmes pour en prendre le contrôle, la cybercriminalité continue de prendre de l’ampleur dans le pays malgré les actions du gouvernement.

Beaucoup de jeunes sont arrêtés pour cybercriminalité, ces derniers jours au Bénin. Qu’est-ce qui justifie la persistance du phénomène ?

Je puis vous dire que les derniers développements de l’actualité montrent à suffisance que la persistance de la cyberescroquerie est liée à la perception qu’en a la société béninoise. C’est triste et regrettable qu’une bonne partie de la population considère que ce phénomène n’est pas grave. Elle considère les ‘’gaymen’’ comme des Robins des bois qui volent chez les Blancs qui nous avaient colonisés et qui redistribuent dans la société. Cette conception est erronée sur plusieurs plans. Ces gens ne sont pas des Robins des Bois, dans la mesure où nous avons des chiffres qui montrent que le nombre de victimes venant du Bénin et du continent africain est plus important que le nombre de victimes en Occident. Toute la population béninoise doit comprendre que la cyberescroquerie n’est pas une revanche sur la colonisation. C’est vrai que les sommes récoltées à la suite de ces manœuvres ne sont pas plus considérables que celles de l’Europe, mais dites-vous que les conséquences des pressions morales sur un individu au Bénin pour lui soutirer ses pauvres sous sont autant dévastatrices que celles sur les Occidentaux. Ces escrocs brisent des vies au Bénin et ailleurs. Le nombre de personnes en dépression ou malades du fait de ce phénomène est important. Vous n’en avez pas l’idée mais il y a eu des suicides et des carrières brisées. De plus, la manière dont cet argent est utilisé n’est pas vertueuse. Bon nombre dépensent leur butin dans les boîtes de nuit et des activités qui ne servent à rien de durable. Nous avons plein de jeunes intelligents qui sont orientés dans cette mauvaise direction. Nous en avons pour preuve l’affaire Cameo-Shell. Cette structure a ouvert en novembre mais lorsque le gouvernement mettait fin à ses activités en février, elle avait réussi à collecter 3 milliards F Cfa chez les Béninois. On constate là l’amour de notre société pour le gain facile.

Malgré toutes les actions contre ce fléau, comment ces jeunes continuent-ils de profiter de la vulnérabilité de notre cyberespace ?

La première vulnérabilité du cyberespace, c’est l’humain parce que ces escrocs ne sont pas des experts en informatique. Ce sont des personnes qui maitrisent l’ingénierie sociale. Ils sont rodés et servent d’autres personnes plus techniques qui font des piratages informatiques en volant des comptes, des identités sur des plateformes, des données et des cartes bancaires. Nos ‘’gaymen’’ achètent chez eux les fruits de leur labeur et les utilisent dans une chaine pour monter leur arnaque. C’est pourquoi, les populations doivent être conscientes du danger que constituent ces jeunes cyber-délinquants. La méchanceté fait partie de leur pratique. Ils font des sacrifices des plus petits quand ils s’embarquent dans les choses mystiques qu’ils ne maitrisent pas. Si tout le monde était sensibilisé, ils auraient moins de succès à opérer, car ils profitent des failles et de la vulnérabilité des populations.

Que fait le pôle Sécurité des systèmes d’information de l’Asin pour renforcer le cyberespace béninois ?

Depuis l’adoption du Code du numérique, il y a eu le renforcement de la synergie d’actions entre l’ex-Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information devenue le pôle de la sécurité des systèmes d’information de l’Agence des systèmes d’information et du numérique et l’Office central de la répression de la cybercriminalité (Ocrc). Ce sont deux entités qui travaillent aujourd’hui la main dans la main pour accélérer les investigations de l’Ocrc et identifier de manière fiable les actions des gaymen pour avoir des preuves. Ce qui permet d’avoir un processus plus efficace et de corser la répression. Au niveau de la prévention, le pôle fait beaucoup d’actions de sensibilisation. Nous avons la campagne Protégé, Alerté, Responsabilité et Eduqué (Paré) qui vise à sensibiliser les citoyens notamment la couche juvénile à l’importance de la sécurité numérique. Elle a consisté à diffuser un ensemble de contenus sur les réseaux sociaux et à afficher sur les panneaux ou à faire des sensibilisations dans les écoles. Nous allons poursuivre ces campagnes pour être sûrs que nos populations sont mieux éduquées contre la cyberescroquerie.

Quels conseils avez-vous à donner aux jeunes qui continuent de s’adonner à cette pratique ?

Je voudrais dire à ces jeunes que le gouvernement ne reculera pas dans la lutte contre les gaymen. Le but de cette opération, c’est de décourager cette activité qu’est la cyberescroquerie et de montrer aux jeunes que ni le chômage ni la misère ne peuvent constituer une raison pour s’adonner à ce phénomène. De toutes les façons, les dispositions sont prises pour casser de manière considérable leurs activités dans le pays. Je pense personnellement qu’il faut que les jeunes sachent qu’en dehors de l’escroquerie, il y a des opportunités sur internet. Il y a les métiers du numérique comme le métier de rédacteur web, de community manager et développeur web qui permettent aujourd’hui à plein de jeunes de gagner leur vie de manière saine. Que ces jeunes entraînés dans la cybercriminalité laissent cette activité, qu’ils cherchent à se spécialiser, à apprendre les métiers du numérique et sachent que le monde est ouvert grâce à internet par lequel ils peuvent gagner honnêtement leur vie.

Quel appel avez-vous à lancer aux parents qui sont les premiers éducateurs ?

Il faut que les parents perçoivent que les gaymen ne sont pas des Robins des bois. Ce sont des criminels qui brisent des vies. La plupart de ces ‘’gaymen’’ sont des jeunes conscients mais quand ils sont dans la peau de l’arnaqueur, l’humanité les quitte... Les parents doivent nous accompagner dans cette lutte et ne plus considérer que c’est l’argent du colon ou du Blanc sur lequel on a une revanche à prendre. Il faut qu’ils perçoivent la gravité de la situation n
Numérique 03 avr. 2023


Plan stratégique pour le développement du genre dans l’espace Cedeao: Le Bénin représenté à la réunion de validation et d’adoption
La ministre béninoise des Affaires sociales et de la Microfinance a pris part à Accra au Ghana, jeudi 30 mars dernier, à la réunion des ministres en charge des questions de genre des États membres de la Cedeao.La réunion des ministres en charge des questions de genre des États membres de la Cedeao a connu la participation du Bénin à travers sa ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Sur invitation du commissaire de la Cedeao au Développement humain et aux Affaires sociales, cette réunion qui a regroupé les pays-membres a eu pour objectif principal de consolider, valider et adopter le plan stratégique du Centre de la Cedeao pour le Développement du genre (Ccdg). La réunion des ministres a été précédée par celle des experts en genre des ministères en charge des questions de genre ainsi que des représentants de la société civile des Etats membres de la Cedeao, du 27 au 29 mars 2023. Les experts ont examiné, affiné et finalisé le plan stratégique du Ccdc. A l’occasion de cet atelier régional, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a indiqué que le Bénin « prend la mesure du rôle important que joue l’égalité des chances entre filles et garçons ainsi que femmes et hommes dans l’atteinte des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 ». Dans cette perspective, a-t-elle expliqué, le Plan national de Développement du Bénin 2018-2025 a clairement ciblé l’Odd 10 comme point d’ancrage dans son agenda national. Ainsi, poursuivra la ministre, la nouvelle gouvernance du Bénin a-t-elle amélioré l’environnement juridique, institutionnel et programmatique pour tenir son pari. Elle a cité la révision de la Constitution pour consacrer une meilleure présence des femmes à l’Assemblée nationale; la prise de certaines lois pour favoriser l’élargissement des droits à la santé sexuelle et reproductive ; l’encadrement des avortements; l’octroi du droit à la femme d’inscrire son nom dans le patronyme de son enfant et la criminalisation de certaines infractions commises à raison du sexe etc… « Le gouvernement auquel j’appartiens a également renforcé l’accès aux crédits, encouragé la création de plusieurs start-up qui aident les femmes dans divers domaines du numérique, du commerce, de la formation professionnelle et j’en passe », ajoutera la ministre pour rassurer l’assistance que le Bénin initie des projets et programmes dont l’objectif est d’encourager et de maintenir les filles à l’école et dans les formations innovantes, de promouvoir l’autonomisation de la femme comme antidote aux violences basées sur le genre et de réduire de façon significative, la violation de ses droits. Le Centre de la Cedeao pour le Développement du genre (Ccdc) a été créé lors de la 26e Session de l'Autorité des chefs d'État et de gouvernement de Ia Cedeao tenue à Dakar en 2003 dans le but de promouvoir l'égalité genre et l'autonomisation des femmes au sein de cette communauté. Le Centre initie et facilite Ie renforcement des capacités à travers la formation fondée sur les connaissances et les transferts de compétences ainsi que l'élaboration, la gestion et la coordination des programmes pour les femmes et les hommes des secteurs public et privé afin de promouvoir l'intégration de la dimension genre dans les politiques, stratégies et programmes d'intégration régionale. Actualités 03 avr. 2023


Descente du ministre Yves Kouaro Chabi dans le Mono et le Couffo: Galvaniser enseignants et apprenants pour une meilleure performance
Les 29 et 30 mars derniers, Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, a marqué des arrêts dans le Mono puis le Couffo, dans le cadre d’une tournée nationale qu’il a entreprise dans les départements. A l’occasion, le ministre a dopé le moral à ses collaborateurs avant de recueillir leurs doléances. Le mot d’ordre du ministre : la mobilisation des acteurs du système éducatif pour améliorer les résultats aux examens de fin d’année, n’a pas varié dans le Couffo après l’étape du Mono. Chaque catégorie d’acteurs, au dire du ministre, doit donner le meilleur d’elle-même pour l’atteinte de l’objectif visé à savoir l’amélioration des performances au niveau départemental par rapport à 2022 et la conquête du premier rang au classement national. Un défi que l’autorité ministérielle estime à la portée de ses hôtes si chacun d’eux jouait convenablement sa partition. Sur ce chantier, les chefs d’établissement représentent des commandants de bataillon sur qui repose le succès et les enseignants sont dans le rôle de transformateurs de la matière brute en pierre polie, de qui il est exigé la patience pour s’assurer que chaque élève a compris le message, les notions enseignées, a expliqué le ministre Yves Kouaro Chabi. Spécifiquement à l’endroit du corps enseignant, il conseille de proscrire l’absence. Dans le département du Mono, par exemple, ce sont 85 enseignants absents qui ont été enregistrés au cours de la semaine écoulée, soit l’équivalent de 375 heures perdues dans l’exécution des programmes scolaires, a renseigné le directeur adjoint de cabinet du ministre. Aussi dans le département, il est noté que le renseignement de la plateforme numérique du ministère est parcellaire. Celle-ci est remplie pour le moment à 97,3 % des données attendues. Ce qui n’est pas du goût de la délégation ministérielle.

Doléances

Le réarmement moral des acteurs de l’école voulu à travers la tournée du ministre a consisté également à fournir des renseignements sur les niveaux de traitement des dossiers qui préoccupent. Entre autres, il a été question du plan de carrière des enseignants, des doléances relatives aux infrastructures notamment la construction des laboratoires, des bibliothèques, le renouvellement des représentants des partenaires sociaux dans l’organe de dialogue du ministère. Egalement, l’aboutissement du processus de réintégration des enseignants précédemment radiés, le traitement des aspirants aux métiers d’enseignant, l’insuffisance d’enseignants dans quelques matières ont fait partie des dossiers soulevés par les partenaires sociaux, le collectif des chefs d’établissement et les représentants des apprenants qui n’ont pas passé sous silence le recrutement du personnel administratif. La subvention de l’Etat aux établissements relevant du secteur privé a particulièrement préoccupé leurs promoteurs. Sur chacune des préoccupations, le ministre et sa suite ont apporté des éclaircissements.
Société 03 avr. 2023


Amélioration de la gestion des actes d’état civil: L’Anip et la Justice revisitent les réformes
L’Agence nationale d’identi-fication des personnes (Anip) a organisé, les 30 et 31 mars à Grand-Popo, une séance de travail qui a réuni ses services techniques et les cours et tribunaux sur le thème: ‘’Dialogue national pour la simplification des procédures et l’opérationnalisation conjointe des réformes de l’état civil par la Justice et l’Anip’’.Les magistrats des cours et tribunaux, les officiers de la Police républicaine et les cadres des services techniques de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) conviés, à la séance de travail ont pour mission d’améliorer ce qui se fait en matière de gestion de l’état civil depuis 2017, où des réformes ont été introduites en vue d’atteindre l’objectif : «aucun citoyen sans papier». Ils sont invités à trouver des formules devant réduire davantage les tracasseries auxquelles sont soumis encore certains requérants des actes d’état civil, simplifier les procédures relatives à ces cas. Lesquels cas persistent et dépassent parfois les compétences de l’Anip, malgré les réformes, reconnaît Herbert Assogba, chargé du partenariat dans son mot de bienvenue. Relativement aux cas en question, souligne-t-il, les services de l’Anip les ont régulièrement référés à la justice. C’est pourquoi, retient-il, cet atelier est l’occasion de présenter les cas, et de voir ensemble les conduites à tenir afin de ne plus soumettre les populations aux tracasseries alors que les réformes sont censées y mettre fin.

Les limites de compétences

En procédant au lancement des travaux, Pascal Nyamulinda, directeur général de l’Anip, confirme que la présente rencontre constitue une étape importante dans l’opérationnalisation des réformes. Car, dit-il, il est crucial de s’accorder sur la compréhension desdites réformes, puis sur les limites de compétences des acteurs impliqués afin de travailler en étroite collaboration pour garantir à chaque citoyen l’accès facile à un état civil fiable et à jour. Alors, il a exhorté les parties prenantes à partager leurs expériences ainsi que leurs difficultés pour enrichir les débats au cours de l’atelier et édifier les participants. « Nous avons tous un rôle à jouer pour garantir la simplification des procédures, la disponibilité des documents d’identification, le respect des délais. Nous faciliterons ainsi la sécurisation des actes d’état civil et la répression de la fraude à l’identité au Bénin », a soutenu le Dg/Anip. Très attendue des magistrats aussi, la rencontre, selon leur doyen Nourou Dine Bakary, devra permettre de situer chacun de sorte à savoir à quoi s’en tenir pour mieux orienter les justiciables. « Avant l'intervention des réformes, rappelle-t-il, le juge avait une plénitude de pouvoir sur tout ce qui concerne les actes d’état civil. Mais avec l’avènement de ces réformes, les pouvoirs du juge sont désormais partagés avec l’Anip et nous-mêmes, en tant que praticiens du droit, il nous arrive de nous interroger: quelles sont les limites de nos pouvoirs ? Quelles sont les limites des pouvoirs de l’Anip ? » Il faut rappeler qu’avant les réformes intervenues en 2017, ce sont plus de 3 millions de personnes qui ne détenaient ni d’acte de naissance, ni aucun autre document d’identification et plusieurs d’autres disposaient de faux documents d’identification. Un état de choses en cours de correction grâce aux dispositions de la loi 2020-34 du 06 janvier 2021 et du décret 2022-442 du 20 juillet 2022 qui permettent la délivrance des actes sécurisés, la reconstitution, l’authentification des actes... Au nombre des résultats déjà enregistrés, on peut retenir que plus de 1 057 actes d’état civil ont été reconstitués durant le dernier semestre de 2022.
Société 03 avr. 2023


Séance de travail avec la ministre du Numérique: Aurélie Adam Soulé Zoumarou encourage les femmes de l’écosystème numérique
Réunies au sein de la communauté Women in Tech Bénin, les femmes béninoises professionnelles des métiers du numérique et de l'entrepreneuriat numérique ont été reçues, jeudi 30 mars dernier par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. Au cours de cette rencontre, leur vision a été saluée par la ministre qui les a encouragées à impacter davantage l’écosystème du numérique afin de participer à la réduction de la fracture numérique. Les femmes béninoises peuvent contribuer efficacement à l’éclosion de l’écosystème numérique à travers l’entrepreneuriat et les métiers du numérique. C’est en croyant à cet idéal qu’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a tenu à rencontrer, jeudi 30 mars dernier, la communauté Women in Tech à son cabinet à Cotonou. C’est le lieu pour Élodie Akotossodé, présidente de la Communauté Women in Tech au Bénin, de saluer la ministre pour l’intérêt qu’elle accorde à ce regroupement de femmes professionnelles des métiers du numérique et de l’entrepreneuriat numérique. « Nous sommes une communauté de femmes professionnelles des métiers du numérique, notre but est de contribuer à réduire les inégalités du genre dans le numérique au Bénin et en Afrique en bâtissant un réseau influent et diversifié d’acteurs et d’actrices du numérique et de l’entrepreneuriat », a-t-elle déclaré. Propulsée par Enabel à travers le projet DigiBoost, cette communauté s’engage, selon elle, à inciter les filles et les femmes à l’usage du numérique, faciliter l’accès des jeunes filles et femmes aux métiers et opportunités du numérique et garantir le maintien et la progression des professionnelles exerçant les métiers du numérique. Pour Dedies Gollo, directrice exécutive de Women in Tech Bénin, depuis sa création, cette communauté qui compte une centaine de membres a déjà impacté plus de 3 000 personnes sur toute l'étendue du territoire. « Nous avons travaillé à structurer et à fédérer des femmes du secteur du numérique autour d’un idéal commun », a-t-elle indiqué. Elle se dit heureuse de l’accompagnement du ministère du Numérique et de la Digitalisation et du projet DigiBoost qui leur a permis d’organiser des programmes de mobilité au projet des femmes. « Avec les appuis de DigiBoost, nous avons bénéficié des renforcements de capacités sur diverses thématiques à savoir leadership, personnal branding et compétences digitales », a-t-elle ajouté avant de présenter leurs attentes. Fière des acquis et perspectives d’avenir de cette communauté, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation se réjouit de recevoir ce regroupement de femmes qui constitue un modèle dans l’écosystème du numérique : « Bravo pour la mise en œuvre de cette communauté qui veut jouer sa partition dans le secteur et qui fait déjà école avec ses acquis », a-t-elle martelé. C’est pourquoi, elle réitère son soutien à cette association qui partage les mêmes visions que le gouvernement en matière de réduction de la fracture numérique. « Tout le ministère vous encourage. Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à vous tourner vers nous car nous restons disponibles à vos doléances», a-t-elle poursuivi. Convaincue qu’il faut beaucoup de synergie entre les programmes du ministère et ceux de Women in Tech, elle se dit prête à associer ses hôtes à toutes les initiatives du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Car, pour elle, c'est important que les femmes profitent de ce que le numérique apporte pour être épanouies dans un monde de plus en plus digitalisé n Numérique 03 avr. 2023


Formation professionnelle dans le secteur agricole: Des conventions de financement tripartites signées
La formation technique et professionnelle est au cœur de la stratégie du gouvernement pour l’emploi et le développement inclusif durable au Bénin. Ayant compris l’enjeu, la France et le Luxembourg s’engagent aux côtés de l’Exécutif, à former de jeunes béninois à travers le Projet d’appui à la formation agricole et rurale (Profar). La signature des conventions de financement de cette initiative a eu lieu, jeudi 30 mars dernier, à Cotonou, en présence des trois parties.Fruit du partenariat entre le Bénin, la France et le Luxembourg, le Projet d’appui à la formation agricole et rurale (Profar), prévoit la création ou réhabilitation de douze lycées agricoles. Il accompagne l’Etat béninois dans le développement des filières professionnelles. Profitant de la visite de Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat française chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, au Bénin, les trois parties ont signé, jeudi dernier, deux conventions de financement pour la mise en œuvre du projet. La première est une convention de crédit pour le programme d’infrastructures et d’équipements mis en œuvre par l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’Education (Acise) sous la supervision de l’Agence de développement de l’Enseignement technique (Adet). La seconde convention cible le programme d’ingénierie de la certification, de la formation, et la création de fonds d'appui à l’insertion ainsi que pour l’appui à la gouvernance territoriale grâce à une délégation de fonds de l’Agence de coopération Luxembourgeoise (Luxdev). Le projet entend contribuer à la réduction des déséquilibres territoriaux et des vulnérabilités en ciblant tout particulièrement le nord du Bénin, puis l’extension des opportunités d’accès des jeunes béninois à un travail décent dans le domaine agricole et rural. Il améliorera les infrastructures et les équipements à disposition des acteurs de la formation agricole et intègrera une dimension d’ouverture sociale et territoriale. « La formation technique et professionnelle a été retenue comme un domaine prioritaire du partenariat naissant entre le Bénin et le Luxembourg. Nous avons proposé au Bénin d’appuyer le programme Profar à travers des fonds délégués à l’Afd, ce qui permettra à la coopération Luxdev d’apprendre dans le contexte spécifique du Bénin, le fonctionnement d’un secteur complexe et indispensable au développement économique et social », a déclaré Olivier Hecquet, représentant résident de Luxdev au Bénin. La plus grande richesse du Bénin et de l’Afrique est sa jeunesse, et la priorité du gouvernement est d’offrir à cette jeunesse des emplois, des opportunités de formation dans des filières d’avenir, dira la secrétaire d’Etat française qui rappelle que le secteur agricole est celui dans lequel les besoins de formation sont plus importants. La clé, ajoute-t-elle, c’est la formation technique et professionnelle. Et en cela, « la France est fière de soutenir cet effort du Bénin. Nous avons une réelle expertise à partager avec vous…», a-t-elle souligné. D’après Chrysoula Zacharopoulou, ce financement permettra le déploiement du réseau de lycées techniques agricoles prévus par le gouvernement avec une extension de l’accès à une offre de formation diversifiée pour 900 apprenants par an dans quatre établissements. Le projet est évalué à 21 milliards francs Cfa décaissés par l’Agence française de développement (Afd) et une délégation des fonds de l’Agence de coopération Luxembourgeoise (Luxdev). Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, rappelle combien cet appui est important pour le Bénin et salue la signature des conventions pour sa mise en œuvre. Au-delà du Pag, le projet contribue à la stratégie de lutte contre l’extrémisme violent, souligne le ministre d’Etat. « Le fait pour vous de nous accompagner à construire ces lycées, à créer une zone d’opportunités pour les jeunes, vous contribuez ainsi non seulement à notre objectif de développement du capital humain mais également vous participez à notre stratégie de défense qui dit que l’essentiel des efforts doit être sur la prévention par des actions de développement plutôt que d’attendre que le terrorisme fasse du chemin », affirme-t-il. Au nom du gouvernement, Romuald Wadagni rassure que ces projets seront exécutés, comme d’habitude, avec célérité et tout le sérieux que cela nécessite ■ Actualités 03 avr. 2023


Journée du graphisme, première édition
La première édition de la journée du graphisme s’est tenue, samedi 1er avril dernier à Cotonou. A l’initiative de l’Ecole internationale du graphisme, elle vise à davantage promouvoir cette discipline et les spécialités qui gravitent autour et faire comprendre son rôle dans la croissance des entreprises.La journée du graphisme est une première au Bénin. Organisée, samedi 1er avril dernier, elle a été placée sous le thème « Graphisme, levier de positionnement des entreprises ». Elle a été l’occasion pour les acteurs de l’écosystème y compris les chefs d’entreprises consommatrices des produits du graphisme de mettre en lumière cette discipline. « L’objectif est de promouvoir davantage le graphisme... », informe Ulriche Azongbé, président du comité d’organisation. Il fait savoir qu’il y a très peu d’informations et de cadres d’échanges sur la discipline. C’est pourquoi, « nous avons décidé d’expliquer, d’échanger, de nourrir davantage les connaissances et les compétences dans le secteur afin de le promouvoir davantage, et de permettre aux acteurs et aux entreprises de pouvoir tirer le maximum du secteur », explique-t-il. Le graphisme joue un rôle important dans la croissance des entreprises. En quelques mots, il véhicule plusieurs messages poignants. Raison pour laquelle le thème de la journée n’a pas été choisi au hasard. « Ce thème a été choisi pour amener les entrepreneurs à davantage comprendre le rôle important que le graphisme peut jouer dans la croissance et le positionnement de leur entreprise », souligne Firmin Tovodounnon, directeur de l’Ecole internationale de graphisme et promoteur de l’événement. La journée du graphisme n’est pas seulement pour les créatifs, elle est aussi celle des entrepreneurs et des passionnés qui veulent mieux découvrir cet écosystème. « Cet événement est là pour promouvoir tous ceux qui travaillent dans l’ombre… Aux jeunes qui sont nouvellement entrés dans le secteur, c’est aussi l’occasion de rencontrer leurs aînés, de rencontrer d’autres partenaires en tant qu’entreprises et de nouer des partenariats. C’est également l’occasion pour les participants de découvrir les disciplines du graphisme afin de faire un choix de spécialisation à la longue », a précisé Firmin Tovodounnon. La journée a été meublée de deux panels de discussions entre spécialistes, d’exposition et d’un atelier. Le premier panel a porté sur la place du graphisme dans l’univers de la communication et le second sur le thème de la journée. Durant l’exposition, des professionnels ont dévoilé leurs meilleures réalisations. L’atelier sur le graphisme et le branding a permis aux participants de savoir comment réussir une stratégie de marque. Cette première édition de la journée du graphisme s’est achevée en beauté avec de bonnes perspectives pour les éditions à venir ■ Numérique 03 avr. 2023


Distinction dans l’Ordre national de France: Agbénonci reçoit la Légion d’honneur
Pour son leadership diplomatique au service de la paix dans le monde et surtout de la densification de la coopération franco-béninoise, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, s’est vu décerner la Légion d’honneur. La médaille lui a été remise, jeudi 30 mars dernier, à Cotonou, par Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux.Aurélien Agbénonci, ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, rejoint la grande famille des citoyens du monde détenteurs de la Légion d’honneur, la plus haute distinction honorifique de la République française. Le patron de la diplomatie béninoise a été décoré particulièrement pour son leadership diplomatique au service de la densification de la coopération franco-béninoise autour de plusieurs secteurs, anciens et nouveaux. Et comme pour couronner le tout, la médaille lui a été remise, jeudi dernier, à la résidence de l’ambassadeur de France à Cotonou, par une amie à lui: Chrysoula Zacharopoulou, secrétaire d’Etat en charge du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, en visite de travail au Bénin. « En vous honorant, la France honore un grand homme d’Etat, un partenaire, un grand ami. Cette amitié franco-béninoise est ancrée dans votre parcours puisque vous avez étudié à Paris dans les années 80. Et vous avez activement contribué à notre amitié, à la renforcer ces dernières années par votre courage, vos convictions et surtout votre détermination. Ensemble, nous avons regardé l’histoire en face, et sous l’impulsion historique des présidents Macron et Talon, nous avons accompli un progrès impressionnant : la restitution des 26 trésors royaux du Bénin…», a déclaré la secrétaire d’Etat après avoir dressé un bref parcours d’Aurélien Agbénonci. Un parcours professionnel entièrement dédié à la diplomatie, la bonne gouvernance et surtout la paix dans le monde. Chrysoula Zacharopoulou rappelle aussi les retombées de ce nouveau partenariat franco-béninois né grâce au dynamisme du ministre. Au pupitre, l’heureux du jour témoigne sa gratitude à Emmanuel Macron qui a signé le décret de distinction, et à Patrice Talon grâce à qui il est honoré dans « l’accomplissement de l’un des destins qui ont toujours marqué son parcours à savoir, servir le Bénin ». Pour Aurélien Agbénonci, la Légion d’honneur est aussi un encouragement à continuer sur la même lancée et surtout à faire encore plus. « Cette distinction m’oblige à poursuivre mieux que par le passé, l’œuvre de renforcement et de la consolidation du partenariat rénové et décomplexé entre le Bénin et la France tel que voulu par nos deux chefs d’Etat », a-t-il affirmé. Le patron de la diplomatie béninoise rappelle qu’il n’a pas tout seul, au niveau du ministère, œuvré pour ce nouvel élan qu’a pris le partenariat franco-béninois et particulièrement le processus de restitution des 26 œuvres. Il souligne alors que cette distinction est aussi celle de ses collaborateurs à divers niveaux. La cérémonie de remise de la médaille au ministre a connu la présence de l’ambassadeur de France, de membres du corps diplomatique accrédités au Bénin et du gouvernement ainsi de ses parents et amis ■ Actualités 03 avr. 2023


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