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Les députés à l’Assemblée nationale ont adopté, ce jeudi 6 juin, les modalités et la clé de répartition des représentants de la huitième législature au sein des Parlements régionaux et de certaines institutions nationales. Ils se retrouvent donc en plénière, jeudi 13 juin prochain, pour finaliser et valider les noms des 26 représentants qui seront retenus.
A l’unanimité, les députés ont adopté, ce jeudi 6 juin, à l’hémicycle, les rapports de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme relatifs aux modalités et à la clé de désignation des représentants de l’Assemblée nationale au sein des Parlements régionaux et des institutions nationales. Les Parlements régionaux concernés sont le Parlement panafricain, le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Cip/Uémoa) et le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). L’Assemblée nationale a quinze sièges à pourvoir au niveau de ces trois Parlements régionaux à raison de cinq postes par institution. Les trois institutions parlementaires supranationales ont fait l’objet de rapport unique. Lequel rapport définit la clé de répartition des sièges retenant le principe à valeur constitutionnelle de représentation proportionnelle majorité/minorité. Sur la base de cette clé, trois sièges reviennent à la majorité parlementaire c’est-à-dire l’Union progressiste forte de 46 députés et deux sièges à la minorité parlementaire, le Bloc républicain composé de 37 députés. L’Union progressiste s’en sort, au total, avec neuf sièges contre six pour le Bloc républicain après la répartition des quinze sièges à pourvoir pour le compte des trois Parlements régionaux. Mais si pour les Parlements régionaux, la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme présidée par le député Orden Alladatin a présenté un rapport unique, à propos des modalités et de la clé de répartition des sièges au sein de certaines institutions à caractère national, elle a procédé au cas par cas. Ici, il y a au total onze sièges à pourvoir par la Représentation nationale à raison de six au titre de la Haute cour de justice (Hcj), deux à la Commission béninoise des Droits de l’Homme (Cbdh) et trois pour le compte de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp). La clé de répartition adoptée hier partage équitablement les six postes de la Haute cour de justice entre les deux groupes parlementaires, c’est-à-dire trois sièges pour l’Union progressiste et trois pour le Bloc républicain. Les deux sièges en jeu au niveau de la Cbdh sont également équitablement répartis à raison d’un siège de part et d’autre.
Cas des députés réélus
En ce qui concerne l’Apdp, l’Union progressiste s’en sort avec deux sièges et le Bloc républicain un siège, en vertu toujours du principe à valeur constitutionnelle de la représentation proportionnelle majorité/minorité sur la base de laquelle la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme a fait tout le partage des sièges. Les quatre rapports présentés ont été entérinés par tous les députés présents et représentés. La plénière a été ensuite suspendue pour permettre aux deux groupes parlementaires de tenir les pourparlers nécessaires. Ces négociations sont indispensables d’autant que certains députés de la septième législature sont réélus. Et les textes qui organisent la plupart de ces Parlements régionaux et autres institutions à caractère national prévoient que soient reconduits au sein de ces organismes les députés qui ont renouvelé leur mandat pour leur permettre de continuer à garder leur position. Il s’agit des députés Bida Youssoufou, David Gbahoungba et Nazaire Sado actuellement membres du Parlement de la Cedeao, Lucien Houngnibo, Sossou Dakpè et Janvier Yahouédéhou pour le compte du Cip/Uémoa, Rosine Dagniho et Justin Agbodjété au titre du Parlement panafricain. Au niveau de la Haute cour de justice, on retrouve les députés Adam Bagoudou, Janvier Yahouédéhou et Benoît Dègla, Wallis Zoumarou et Valère Tchobo du côté de l’Apdp et Rosine Dagniho à la Cbdh. Tous ces députés réélus devraient conserver normalement leurs postes au sein de ces différentes structures nationales en tenant compte du quota de sièges qui revient à chaque groupe parlementaire.
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, président de céans, alors a donné jusqu’à jeudi 13 juin prochain pour permettre aux deux groupes parlementaires d’harmoniser la liste des députés devant occuper les 26 sièges, qui sera ensuite validée par la plénière. Les députés se retrouvent donc le jeudi prochain en plénière pour vider ce dossier de désignation de leurs représentants au sein des Parlements régionaux et institutions à caractère national, une tradition en début de législature de l’Assemblée nationale.

Dans le cadre de la revue du document de stratégie pays 2017-2021 combinée avec la revue de la performance du portefeuille pays 2019 de la Banque africaine de développement (Bad), s’est tenue, ce jeudi 6 juin à Cotonou, unesession politique consacrée à la validation des acquis. Il y ressort des résultats probants à mi-parcours qui augurent de l’atteinte des objectifs à terme.
« Après deux années d’exécution, l’évaluation de la stratégie pays 2017-2021 de la Bad est positive et indique que les objectifs du programme opérationnel à mi-parcours de la banque au Bénin sont en passe d’être atteints », apprécie Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale Afrique de l’Ouest de la Bad. Elle saisit l’occasion pour adresser un satisfecit au gouvernement pour les « bonnes» performances économiques et financière enregistrées ces dernières années avec une croissance moyenne de 6 %. C’était hier à l’occasion de la session politique de la revue à mi-parcours du document de stratégie pays 2017-2021 combinée avec la revue de la performance du portefeuille pays 2019 de la Banque africaine de développement (Bad).
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, gouverneur de la Bad au Bénin, s’en félicite tout en faisant remarquer que le Bénin et la banque entretiennent de « très bonnes relations de coopération », avec un portefeuille actif comportant 15 projets dont 12 projets nationaux et 3 projets régionaux. « Le montant total de ces engagements est de 361,83 millions d’unités de comptes, soit 290 milliards de FCfa environ ; à la date du 31 mai 2019, le taux de décaissement global du portefeuille s’établissait à 30,24% », précise-t-il.
Grâce à l’appui de la Bad, note-t-il, 1350 hectares ont été aménagés pour la maîtrise d’eau ; 792,5 hectares de terres agricoles sont mis en valeur ; 620 hectares de plantations forestières sont réalisés ainsi que 50 000 hectares de forêts classées enrichies. Par ailleurs, la banque a contribué à implanter un nouvel abattoir à Cotonou et 10 aires d’abattage dans les villes de Parakou et Bohicon. Ces opérations ont engendré la hausse des revenus du monde rural avec la création de près de 2000 emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects, selon Abdoulaye Bio Tchané.
Dans le secteur de l’énergie, la banque aappuyé en 2017, le financement du Plan d’action d’urgence du Gouvernement pour parer au déficit de l’énergie électrique, une opération qui a été renforcée par un deuxième appui budgétaire programmatique 2018-2019 avec la mise en œuvre du Programme d’appui à la compétitivité économique et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie.
300 milliards à mobiliser
La directrice générale Afrique de l’Ouest de la Bad s’en réjouit mais estime que le cap doit être maintenu pour la période restante, car les défis et contraintes qui ont prévalu à l’élaboration de la stratégie en 2017 sont toujours d’actualité. Mais en plus des secteurs de l’agriculture, de l’agro-industrie, des transports et de l’énergie, la Bad compte ajouter l’eau et l’assainissement qui ont été jugés prioritaires par les autorités.Tout en les encourageant à poursuivre les réformes économiques et structurelles pour maintenir la stabilité économique et promouvoir une croissance économique inclusive créative d’emplois dans un environnement de paix, elle rassure du soutien de la banque.«A cet égard, nous envisageons de mobiliser environ 370 millions unités de compte soit 300 milliards F Cfa pour la période 2020-2023», annonce Marie-Laure Akin-Olugbade.
L’atelier stratégique tenu hier marque la dernière étape de la revue, le couronnement d’un processus participatif et inclusifayant mobilisé membres du gouvernement, acteurs du secteur privé et de la Société civile, partenaires techniques et financiers. Débuté depuis le mois de février dernier par la collecte d’informations auprès des ministères sectoriels et des différentes structures, il a été marqué par des activités majeures. Il s’agit de la visite de sites de certains projets financés par la banque, de la revue conjointe du portefeuille, des sessions d’échanges thématiques avec les différents ministères sectoriels, une formation fiduciaire à l’intention des cadres intervenant dans la chaîne de passation des marchés publics et de supervision des projets, précise Victorin Edé Yaovi, directeur général du Financement du Développement.

Le président de la Confédération africaine de Football (Caf) Ahmad Ahmad a été interpellé ce jeudi 6 juin à Paris, où il séjournait dans le cadre du congrès de la Fifa.
Le patron du football africain est entendu par les services de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif), pour une affaire liée au contrat rompu unilatéralement par la Caf avec l’équipementier allemand Puma pour s’engager avec la société Technical Steel, basée à La Seyne-sur-Mer. La Fédération internationale de Football Association a pris acte de la situation, ignorant les détails de cette enquête qu’elle n’est donc pas en mesure de commenter. Ch. H
Sports 07 juin 2019

Un séminaire d’évaluation de la gestion de la campagne médiatique des législatives d’avril 2019, s’est ouvert, ce jeudi 6 juin, à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Occasion pour les participants de jauger l’implication de la Haac dans le processus électoral passé.
Conformément à sa loi organique, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a exécuté plusieurs activités dans le cadre de la campagne médiatique des législatives d’avril 2019. Qu’est-ce que la Haac a pu faire au cours de cette période ? Qu’est-ce qui n’a pas marché, et que faire pour améliorer le système ? C’est pour répondre à ces différentes interrogations que les conseillers et cadres en fonction à la Haac et autres invités se sont retrouvés, hier, à la faveur d’un séminaire, au siège de l’institution à Cotonou. Plus précisément, il s’agit pour les séminaristes d’évaluer les activités mises en œuvre dans le cadre de la gestion de la campagne médiatique des législatives du 28 avril dernier.
Pour Lambert Dogo, conseiller et représentant le président de la commission formation et documentation, « il est important pour eux de faire une évaluation des activités menées afin d’en tirer les leçons et permettre à la prochaine mandature de s’en servir pour mieux aborder les campagnes médiatiques prochaines». L’atelier réunit donc tous les acteurs impliqués dans la campagne médiatique, ajoute-t-il, tout en espérant que «de bonnes leçons » seront issues des travaux de ce séminaire. Et parlant des travaux, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, annonce, dans son intervention, que trois exposés dont celui portant sur le bilan du suivi des médias, vont meubler les assises. A l’en croire, la présentation du bilan du suivi des médias sera assurée par Gislaine Gnimassou, directrice des médias à la Haac. En plus de ces trois exposés, deux travaux de groupes sont également au menu. D’après le président de la Haac, « le groupe n°1 se penchera sur les forces et faiblesses du dispositif de régulation des médias par la Haac ». Ceci, sous la direction de Souleymane Ashanti, vice-président de l’institution. Le second groupe, réfléchira sur « les innovations » à apporter aux différentes activités de la Haac, toujours, dans le cadre de la campagne médiatique. Et la mise en œuvre desdites innovations lors des joutes électorales à venir permettra, sans doute, d’améliorer les prestations de la prochaine mandature de la Haac, explique Adam Boni Tessi. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a invité les participants à se départir « des bavardages creux, des pompeux verbiages et autres thèses dilatoires sur la responsabilité de tel ou tel autre personne et à apprécier sincèrement et objectivement » les activités mises en œuvre par la Haac dans le cadre du scrutin législatif dernier.

La campagne électorale pour le renouvellement des conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication se poursuit et les candidats défilent à la rédaction du journal La Nation, sollicitant les suffrages de leurs confrères. Brice Ogoubiyi, candidat dans la catégorie presse écrite y était donc hier. Il a été reçu avec son staff pour présenter aux journalistes de La Nation sa vision dans la perspective des élections à la Haac, prévues pour le 15 juin prochain.
Celle-ci tourne autour de plusieurs axes fondamentaux dont l’application effective de la convention collective pour sortir les journalistes de la précarité et leur spécialisation. Il est aussi soucieux de la mise en route du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) qui, selon lui, est plus conséquent que le fonds d’aide à la presse privée. Le Fadem devra prendre en compte l’assurance maladie des journalistes, a-t-il martelé avant d’appeler à voter massivement pour lui, car, dit-il : « J’ai le profil pour aller à la Haac ».
Selon son directeur de campagne, Arnaud Béhanzin, Brice Ogoubiyi est le candidat de l’équité et par conséquent, il mérite d’être soutenu. «Notre candidat fait partie de ceux qui disent la vérité, il n’est pas dans la démagogie », a renchéri Evelyne Quenum. Rappelons que le candidat a répondu à certaines préoccupations des journalistes de La Nation avant de prendre congé d’eux, pour poursuivre sa randonnée dans d’autres rédactions.
Par Isidore Alexis GOZO (Stag.) et Alexis METON
Actualités 07 juin 2019

Armand Hounsou est bel et bien candidat aux prochaines élections à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Faisant partie des trois personnes à être sur le bulletin de vote, dans la catégorie audiovisuelle, il affûte ses armes pour se compter parmi les prochains conseillers de la Haac.
Et pour y arriver, Armand Hounsou décline sa vision en trois axes fondamentaux. D’abord, il s’agira, selon lui, de soigner l’image de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), ensuite de renforcer les capacités des professionnels des médias, et enfin d’améliorer le paysage médiatique du Bénin. « C’est donc sous cette triple thérapie que je souhaite rassembler tous les professionnels des médias du Bénin de tous les ordres (presse écrite, radiodiffusion, télévision et ceux de l’internet). C’est également le sens de ma candidature à la prochaine mandature de la Haac », a-t-il ajouté.
Armand Hounsou explique par ailleurs qu’il mettra également en œuvre des stratégies énergiques en vue de permettre à la presse béninoise de jouer son rôle de vecteur de développement, de défense de la démocratie et des libertés publiques, tout en informant et en divertissant le public.
Il note que le défi de la presse béninoise aujourd’hui est également celui d’une génération, la jeune génération qui doit puiser dans l’histoire de la presse afin de redorer le blason d’une profession de plus en plus sinistrée alors que le monde, village planétaire, bouge à grande vitesse.
Par Isidore Alexis GOZO (Stag.) et Alexis METON
Société 07 juin 2019

La campagne pour l’élection des représentants des professionnels des médias à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), sixième mandature, se poursuit. Les candidats défilent dans ce cadre pour solliciter les suffrages de leurs confrères.
Il y a quatre candidats dans la catégorie presse écrite dans le cadre des élections à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communion (Haac). Franck Kpochémè, ancien président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb),travaille d’arrache-pied pour représenter ses pairs au sein de l’institution avec une vision axée sur quatre points. Garantir et assurer la liberté et la protection de la presse dans un paysage fait des nouveaux médias et la migration de la Télévision numérique terrestre (Tnt), promouvoir un modèle économique pour le développement, la stabilité et la viabilité des organes à travers la mise en œuvre réelle des dispositions du Code de l’information et de la communication, accompagner, en relation avec les associations professionnelles, les programmes de spécialisation des médias et des journalistes, et enfin procéder au renouvellement systématique de la carte de presse aux ayants droit et œuvrer pour un processus annuel d’attribution de nouvelles cartes de presse.Ardent défenseur de la cause des journalistes depuis une vingtaine d’années, dont neuf sont consacrées au militantisme,il dispose d'atouts pour représenter les journalistes à la Haac.
Titulaire d’un master en management et gestion des entreprises de presse, après une maitrise en Sciences juridiques option «droit des affaires et carrières judiciaires », c’est en 1997, deux ans après son baccalauréat, que Franck Kpochémè fait ses premiers pas dans le monde des médias. Comme la plupart de ses aînés, il a commencé au sein du journal universitaire ‘’Le Héraut’’ où il a été commissaire aux comptes jusqu’en 1998. Après cette expérience universitaire, il a fait un stage pratique au journal ‘’L’Avenir’’ de 1998 à 1999. Son assiduité au travail, sa maitrise de l’écriture journalistique et sa passion pour le métier lui ont fait occuper des postes de responsabilités dans divers journaux de la place tels que ‘’Le Journal’’ jusqu’en 2001, ‘’Le Matinal’’, ‘’L’Informateur’’et au magazine ‘’Matin Libre’’.
Par Isidore Alexis GOZO (Stag.) et Alexis METON
Société 07 juin 2019

En collaboration avec le gouvernement, la préfecture maritime, les forces navales, Sea Shephred et l’Ong Eco Bénin, ont organisé une patrouille dans la zone économique exclusive du 29 avril au 18 mai qui a permis de révéler quelques insuffisances liées à l’activité de la pêche maritime. Les irrégularités constatées nécessitent des actions fortes pour préserver les ressources halieutiques.
La surveillance de la zone économique exclusive autorisée par le gouvernement à travers un mémorandum d’entente signé le 17 avril dernier a permis de révéler des insuffisances dans l’activité de pêche maritime. Une patrouille conduite par les forces navales, la préfecture maritime, l’Ong Eco-Bénin et leur partenaire Sea Shephred sollicité pour la circonstance a permis de réguler la pêche maritime illicite sur 22 % du territoire maritime du Bénin, avec 8 navires de pêche inspectés sur 21 ayant obtenu une licence de pêche au cours de la période. Au nombre des irrégularités, on note le manque de contrôle des navires au-delà de 20 nautiques en haute mer. Ce qui engendre des failles dont profitent les navires industriels. L’inexistence de quotas de pêche, l’utilisation systématique de dispositifs de concentration des poissons qui n’est pas réglementée, l’absence de système automatique de suivi ou des systèmes automatiques d’identification des navires comme les Vms et les Ais, la non mise à jour des autorisations de navigation, la pêche des espèces protégées par la convention Cites, tels que des requins soigneux qui devraient être relâchés comme le recommandent les instances internationales.
Selon Gauthier Amoussou, coordinateur d’Eco-Bénin, c’est déjà un bon début avec cette première édition de la surveillance de la mer, rendue possible grâce au gouvernement du Bénin représenté par cinq ministères dont les ministères de l’Economie et des Finances, de la défense nationale, de la Justice… C’est la preuve, à en croire Gauthier Amoussou, que le Bénin est préoccupé par ses ressources marines notamment les ressources halieutiques. Aussi, les exploitants doivent-ils désormais se conformer à la réglementation en la matière. Rappelons que le Bénin a tiré beaucoup de ce partenariat, à savoir le renforcement de capacité des forces navales et des inspecteurs de pêche. Ainsi, le gouvernement œuvre pour l’utilisation durable des ressources halieutiques, dans un contexte de développement de l’économie bleue.

Soutenu par les gouvernements américain et béninois, le festival Africa vodoun Usa sera à sa deuxième édition, du 1er au 4 août prochain à Washington et à New York. Le démarrage des manifestations inscrites dans ce cadre a été consacré le samedi 1er juin dernier par une cérémonie de présentation du festival; et de bénédictions organisées au palais de l’ancien président national du culte vodoun, Sossa Guèdèhounguè à Doutou, dans le Mono.
C’est par un recueillement devant le mausolée de feu Sossa Guèdèhounguè que le successeur de celui-ci et le promoteur du festival Denis Atchadé Assongba ainsi que son staff et le roi d’Avrankou, Sa Majesté Guidimadjègbè Latchè-Agbantchékonn’té, accueillis depuis une centaine de kilomètres du palais, ont donné le top de la cérémonie. Elle connaîtra quelques instants d’animation des adeptes féminins, suivis des démonstrations du fétiche zangbéto et des groupes de musique moderne d’inspiration traditionnelle.
Passés ces moments, le porte-parole du palais salue la prise en compte des acteurs locaux du vodoun dans l’organisation du festival et réitère leur soutien conformément au contrat qui les lie. Le palais a signé, en effet, un accord de partenariat avec le promoteur Denis Atchadé Assongba qui a initié le festival Africa vodoun Usa au titre des activités de son Organisation non gouvernementale
« Midogbékpo international ».
Natif de Savalou, Denis Atchadé Assongba fait savoir que le festival vise à promouvoir le riche patrimoine vodoun du Bénin et à contribuer à la correction des préjugés des communautés étrangères sur les Noirs d’Afrique en général. « Ils ont toujours cru, rapporte-t-il, que nous (les Noirs, Ndlr) n’avons pas de culture et que nous dormons dans des arbres ou que le vodoun est une pratique de tuerie». Après le succès de la première édition, poursuit-il, Sa Majesté Agassa Adanyro Guèdèhounguè invité aux Etats-Unis, pour rehausser de sa présence le festival, va pouvoir rétablir le vrai visage du vodoun et ses valeurs. A cette occasion où sont attendus également des appels à investir sur le sol accueillant du Bénin, les participants auront droit à un riche programme de parades des adeptes et divinités, selon M. Assongba. Résidant aux Etats-Unis depuis plus de 30 ans, il promet plus d’éclat pour la présente édition du festival renforcée par l’implication des gouvernements du Bénin et des Etats-Unis. De façon spécifique, annonce-t-il, c’est l’ambassade du Bénin près les Etats-Unis qui va procéder, le 1er août prochain à Washington, à l’ouverture du festival en présence d’une forte représentation de la diaspora béninoise. Après quoi, le reste des manifestations va prendre ses quartiers à New York où sont attendus plus de 70 000 citoyens américains.
En marquant son accord à effectuer le voyage avec les festivaliers, Sa Majesté Agassa Adanyro Guèdèhounguè, successeur de son feu père à la tête de la Communauté nationale du culte vodoun (Cnv-racine) et les siens, n’ont pas manqué d’inviter les autres dignitaires à leur emboîter les pas. « C’est dans la synergie d’actions et dans la complémentarité que les dignitaires de vodoun peuvent efficacement promouvoir cet héritage laissé par les ancêtres », ont-ils justifié. Sur Denis Atchadé Assongba et le festival, les dignitaires religieux présents ne se sont pas montrés avares en bénédictions. Les divinités et les mânes des ancêtres ont été priés de faire jaillir des grâces de succès et de prospérité sur ce grand-rendez de promotion des religions endogènes au pays de l’oncle Sam.
Pour finir, Denis Atchadé
Assongba, descendant d’une adepte du vodoun, a été gratifié d'un tableau en signe de reconnaissance de mérites, remis par Sa Majesté Agassa Adanyro Guèdèhounguè.

Le Conseil des ministres du mercredi 29 mai a fait état de cas de malversations qui, de par leur proportion et leur étendue, donnent froid dans le dos. Au moins deux milliards de nos francs sont tombés indûment, en quelques mois, dans l’escarcelle de fossoyeurs de l’économie nationale. Et le phénomène a affecté, tenons-nous bien, seize ministères et de hauts cadres de la nation. C’est, ni plus ni moins, un pied de nez à la lutte contre la corruption qui ne peut laisser indifférent.
L’applaudimètre ne se trompe jamais sur le jugement des foules, à moins qu’il soit manipulé techniquement. Nous l’avons entendu résonner de toute son intensité quand le chef de l’Etat, à l’occasion de la cérémonie de son investiture, a clamé en toute solennité, sa détermination à lutter contre la gangrène, talon d’Achille de notre société, qu’est la corruption. Il en avait déjà fait une promesse de campagne ; aussi le peuple, résigné qu’il était devenu, lui avait-il su gré de l‘entendre confirmer qu’il honorera son engagement. Ce peuple ne supportait plus le phénomène d’autant qu’il émanait surtout des hauts cadres de la nation censés contribuer à la bonne gestion de la cité. Il en a tellement écopé, et lorsqu’arrive un chef d’Etat avec une telle détermination, l’espoir a cédé la place à la résignation. Depuis lors, les choses se sont améliorées, il faut bien l’admettre, et c’est tout à l’actif du chef de l’Etat, mais le mal résiste et perdure.
Il est vrai que le président Talon n’est pas le premier chef d’Etat à avoir engagé la lutte contre le fléau ; tant s’en faut. Sensibilisation et mise en place d’un cadre juridique pour le contrarier avaient été, en effet, assurées avant son avènement. Il lui restait alors à s’attaquer au dernier maillon de l’éradication du phénomène à savoir l’implémentation de la lutte systématique contre l’impunité qui, menée sans complaisance et sans discrimination est, à notre avis, l’élément le plus décisif dans la lutte contre la corruption en raison de l’exemple qu’il donne.
L’état de la lutte contre la corruption avant l’avènement du Nouveau départ
La voie avait donc été largement pavée pour l’actuel chef d’Etat. En effet, et pour remonter aux temps jadis, la lutte contre la corruption a pris corps avec le président Mathieu Kérékou dans les années 1980. Elle avait été alors axée, essentiellement, sur la corruption sur les routes ; mais elle avait fait long feu, la brigade chargée de la mener ayant tôt fait de déposer les armes ; ce fut donc un échec. Et pourtant, la corruption routière était et est toujours un phénomène à large rayon d’action qui, en raison de sa constance et de son insertion dans notre vie de tous les jours, est devenue banale, d’une telle banalité qu’elle a fini, non seulement par faire corps avec notre quotidien, mais encore par creuser sa place dans nos valeurs.
Toutefois, en 1989, une ordonnance présidentielle, avec force de loi, avait été prise pour porter au rang de délit, aussi bien la corruption passive que celle active. Puis, ce fut la création des commissions ad hoc. Aux fins de vérification des biens acquis de manière suspecte, les présidents Mathieu Kérékou et Nicéphore Soglo mirent sur pied, successivement, les commissions Ahouansou René et Amoussou Kpakpa. La commission Ahanhanzo Glèlè Adrien avait, en ce qui la concerne, la mission de recenser tous les dossiers de détournements de deniers publics et de malversations entre les années 1996 et 1999.
Quant au président Yayi Boni, que n’a-t-il pas entrepris sur ce terrain de la lutte contre la corruption dès son avènement au pouvoir ? Il a marché en 2007, il a installé une ligne verte pour dénoncer les cas de corruption ; il a créé l’Inspection générale d’Etat qu’il a placée sous sa tutelle et qu’il a fini par dissoudre, lui-même à la fin de son mandat, pour des raisons mal définies, plutôt suspectes et a instauré à sa place, le Bureau de l’Auditeur général que le président Talon révoquera. En Octobre 2011, il fit voter, finalement, la loi contre la corruption et les infractions connexes après que le projet a connu une longue léthargie à l’Assemblée nationale. En février 2013, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, prévue par ladite loi, finit par voir le jour avec Monsieur Jean Baptiste Elias comme président.
Il convient d’ajouter qu’au titre de mesures subsidiaires, le président Boni Yayi a créé en 2010, le guichet unique au Port, puis le guichet unique des formalités des entreprises, au ministère de l’Industrie, du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises. Il a, par ailleurs, installé au sein des ministères, pour un certain temps en tout cas, des commissaires du gouvernement qui ont fini par disparaitre sur la pointe des pieds. Il a beaucoup fait et il sied de lui en savoir gré.
Mais, paradoxe des paradoxes, ce fut sous son régime qu’eut lieu le plus grand nombre de scandales financiers et de détournements de deniers publics. Le mal a donc eu raison, et de la sensibilisation et du cadre juridique créé pour le prévenir et le contenir. Le coup de grâce qui restait à lui assener était la sanction administrative et judiciaire ; ce que fait le régime actuel.
Entre-temps, des organisations non gouvernementales en lutte contre ce fléau social ont fait leur apparition, réunies au sein du Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac). Le combat s’est alors donné un visage en la personne de Jean Baptiste Elias cumulant les fonctions de président du Front sus visé et de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption.
Les avancées du président Talon
A nos yeux, l’avancée la plus importante en termes de lutte contre l’impunité est la prise en compte effective des rapports d’audits. Le président Talon avait promis au cours de sa campagne électorale de les publier et de les traiter comme il se devait. A preuve et joignant le geste à la parole, les révélations du Conseil des ministres du 29 mai, portant malversations commises ces derniers temps. Cette manière de faire jure avec l’attitude de son prédécesseur qui arguait du fait que s’il devait rendre publics les rapports d’audits, un nombre insoupçonné de hauts cadres iraient en prison ; comme si cela pouvait justifier les malversations commises et l’impunité y afférente.
Il est vrai que, pour être fidèle à l’histoire de la lutte contre la corruption chez nous et ne pas faire l’impasse sur elle, nous nous devons de rappeler que le président Yayi avait aussi, et tout de même, fini par limoger et prétendument confié à la justice trois de ses agents pour faits de détournements de deniers publics, mais l’on n’a jamais su ce qu’il était advenu d’eux réellement. Ont-ils effectivement été jugés ; ont-ils été mis en débet et ont-ils été placés en détention ? Le peuple ne le sait, alors que c’est son droit de le savoir ; c’est son argent qui a été pillé
Que peut-on suggérer face à ce fléau ?
Pour tenter de faire pièce à cette gangrène de corruption, nous proposons avec forte conviction ;
- La publication dorénavant et sans complaisance aucune de l’identité intégrale de tous les auteurs de malversations ainsi que des postes qu’ils occupaient au moment de leur forfait. Le but visé est simple ; faire honte et décourager de par ce fait tout acte du même genre ;
- La mise en débet systématique, non seulement à hauteur de la somme détournée, mais avec augmentation d’intérêts courant depuis la date du forfait jusqu’à son remboursement intégral. Nous insistons sur ce dernier aspect de la chose. C’est, en quelque sorte le préjudice moral causé à la société s’apparentant au pretium doloris des juristes.
- La publication par la voie des ondes et dans les principales langues nationales, de toute décision de justice consécutive aux malversations financières.
- L’ouverture d’un compte intitulé ‘’mise en débet Corruption’’ Ce sera un compte spécifique dans les livres du Trésor pour recueillir tous les remboursements d’appropriation illicite de deniers publics. Il sera soustrait du principe de non affectation des ressources et le peuple devra être tenu informé de ses approvisionnements ainsi que de ses décaissements. L’Etat devra pouvoir dire concrètement au peuple ce qu’il fait avec l’argent qu’il récupère. Est-ce un établissement scolaire bien identifié ; est-ce un dispensaire ou encore est-ce un terrain de jeu ? C’est la meilleure façon, il nous semble, d’associer le peuple aux efforts du gouvernement dans sa lutte contre la corruption et de l’encourager à dénoncer les auteurs de corruption ainsi que l’y autorise la loi. Telles opérations convaincront le peuple de tout le mal que font à la société entière ceux qui détournent les deniers publics et de tout ce que l’Etat aurait pu faire en faveur de la société avec ce qu’ils détournent.
- Ne pas nommer ministre, une personne déjà soupçonnée de corruption. En politique, un présumé coupable par le peuple est déjà coupable et tout pouvoir en place a tout intérêt à s’en départir déjà ; c’est ainsi.
- Désormais, tout ministre devrait se prévaloir d’un quitus formel de sa gestion avant de se présenter à la députation. Notre Constitution devrait se faire aux nouvelles réalités de notre environnement qui se dessinent au fil du temps. Elle devrait inclure la disposition que nous suggérons qui lui permettrait de réaménager l’article 90 portant immunité parlementaire.
- Reconnaitre la responsabilité intégrale et globale du ministre de tutelle pour tout acte de malversation commis dans son département. L’on nous a demandé de comprendre que les ministres soient payés comme ils le sont, gérant pourtant un pays pauvre, afin de les mettre à l’abri de toute corruption. Soit !
Nous estimons que la cause a été entendue par le peuple et pensons en revanche qu’il va falloir préciser que c’est également en raison de la responsabilité entière qu’il devra endosser pour tout acte de corruption au sein du département dont il a la tutelle qu’il est payé comme il l’est. Le mieux, c’est qu’il rende le tablier une fois que des actes de malversations ont été découverts dans son département.
Par Candide Ahouansou
Ambassadeur
Actualités 06 juin 2019