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Nouvelles

Enlevé par ses ravisseurs : Le directeur du Ceg Effèhouté à Kétou libéré
Enlevé par des individus armés non identifiés, Salomon Adimi, directeur du Collège d’enseignement général (Ceg) d’Effèhouté dans la commune de Kétou, a été libéré. Ses ravisseurs ont fini par le relâcher après environ une semaine de garde. L’information de la libération de l’enseignant des Sciences de la vie et de la Terre (Svt) est confirmée par plusieurs sources du département du Plateau. Seulement, pour l’instant, personne ne sait encore s’il a payé une rançon à ses ravisseurs qui réclameraient 20 millions F Cfa avant de le laisser libre. Rappelons que Salomon Adimi a été enlevé dans la nuit du mardi 21 mars dernier à Kétou. Il a été kidnappé, selon certaines indiscrétions, alors qu’il était en train de dîner avec son épouse dans une cafétéria. Les deux ont été brusquement encerclés par un groupe d’hommes armés non identifiés. Les ravisseurs ont laissé la dame et ont pris la fuite avec le directeur du Ceg Effèhouté en direction de la frontière Bénin-Nigeria. Salomon Adimi a été nommé à ce poste à Kétou en 2022. Les diverses actions des uns et des autres pour la libération, sain et sauf, de l’enseignant ont porté leurs fruits. Actualités 28 mars 2023


Réforme de la Police municipale: Les détails sur la carrière et les grades des agents
Les règles statutaires communes aux agents de Police municipale sont désormais fixées. Le décret régissant cette catégorie professionnelle a été pris, le 22 février dernier, et rendu public par le gouvernement. Ce dernier, récemment, offrait la possibilité à toutes les communes qui en expriment le besoin de créer leur Police municipale après autorisation.La réforme de la Police municipale garantit désormais une meilleure organisation à cette unité. Selon le décret 2023-062 du 22 février 2023 portant règles statutaires communes aux agents de Police municipale, le corps des agents de la Police municipale comprend quatre grades. Il s’agit des gardiens de Police municipale stagiaires, des gardiens de Police municipale de troisième classe, des gardiens de Police municipale de deuxième classe et des gardiens de Police municipale de première classe. En organisant les grades de cette manière, le décret précise que « les agents de la Police municipale obéissent à une organisation hiérarchique». Ainsi, seuls les agents du grade inférieur ayant subi avec succès une évaluation avec satisfaction de l’encadrement peuvent accéder au grade suivant. Conformément à la décision du conseil des ministres donnant les nouvelles orientations fondant la Police municipale, le dernier alinéa de l’article 3 dispose que « nul ne peut exercer comme agent de la Police municipale de première classe plus de trois ans ». Le nouveau décret régit également le processus de recrutement des agents de cette unité sous tutelle des mairies. Ainsi, la sélection pour le recrutement dans ce corps est organisée par la direction générale de la Police républicaine qui, au besoin, y associe d’autres structures compétentes. Et les candidats à cette profession, en dehors du fait qu’ils doivent avoir entre 20 et 25 ans, doivent entre autres, être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et subir une enquête de moralité. S’agissant des conditions générales, l’article 7 stipule que « les candidats déclarés définitivement admis, après la visite médicale et l’enquête de moralité, sont nommés, sur proposition du directeur général de la Police républicaine, élèves-gardiens de la Police municipale, par décision du maire contresignée par le secrétaire exécutif de la mairie». De plus, chaque élève-gardien de Police municipale nommé, signe un contrat de travail administratif dont la durée, incluant les périodes de formation, d’essai et de service au grade de troisième classe, est de quatre ans. Quant au contrat de l’agent de la Police municipale, le décret impose qu’il est renouvelable deux fois pour une durée de trois ans, chacune. « Dans tous les cas, le cumul des durées de contrat de travail de l’agent de Police municipale ne peut excéder dix ans », selon le même article 7 du décret en son dernier alinéa.

Avancée !

Contrairement au décret 2009-27 du 4 février 2009 portant modalités d’exercice des pouvoirs de Police administrative du maire dans les communes à statut particulier en République du Bénin, celui 2023-062 du 22 février 2023 permet aux communes à statuts intermédiaire et ordinaire de disposer également de cette institution de maintien de l’ordre et de mise en œuvre de la Police administrative. Cette décision prise par le gouvernement tient compte des nouvelles exigences de la décentralisation et apporte un élément nouveau dans l’attelage susceptible d’impulser le développement des communes qui n’avaient pas jusque-là les prérogatives pour se doter d’une Police municipale. Le nouveau décret offre également la possibilité aux agents de la Police municipale d’intégrer les corps de sécurité et de défense au plan national. « Placée sous l’autorité fonctionnelle du maire de commune, la Police municipale est animée par des agents dont les règles statutaires communes sont fixées par un autre décret pris à cet effet. Celui-ci prévoit entre autres que ceux qui auront exécuté avec satisfaction au moins un contrat en qualité de policier municipal, seront éligibles au recrutement sur titre dans les Forces de sécurité publique, militaires et paramilitaires », informe le Conseil des ministres qui indique aussi les limites des compétences de la Police municipale.

Constance !

Malgré cette réorganisation, les prérogatives des agents de la Police municipale restent inchangées. Sauf que ces agents sont mieux suivis et mieux évalués. Ils sont ainsi chargés d’assurer la Police de la circulation et du stationnement. Dans ce sens, ils peuvent interdire l’accès à certaines voies, si le besoin l’impose. Cette unité assure aussi la Police des funérailles et des lieux de sépulture. Faute pour le propriétaire ou ses ayants droit d’entretenir un terrain non bâti situé à l’intérieur d’une zone d’habitation ou à une distance maximum de 50 mètres des habitations, dépendances, chantiers, ateliers ou usines lui appartenant, la Police municipale peut, pour des motifs d’environnement, lui notifier par arrêté l’obligation d’exécuter, à ses frais, les travaux de remise en état de ce terrain après mise en demeure. Si, au jour indiqué par l’arrêté de mise en demeure, les travaux de remise en état du terrain prescrits n’ont pas été effectués, la Police municipale peut faire procéder d’office à leur exécution aux frais du propriétaire ou de ses ayants droit… De même, la Police municipale assure, entre autres, la Police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés. Elle règlemente aussi l’utilisation des aménagements réalisés pour ces activités et pourvoit d’urgence à toutes les mesures d’assistance et de secours.
Actualités 28 mars 2023


Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle: Cap sur la deuxième édition prévue pour mai prochain
Le ministère du Numérique et de la Digitalisation organise, les 11 et 12 mai prochains à Cotonou, la deuxième édition du Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l'Intelligence artificielle (Senia). L’objectif de cet évènement est de promouvoir l'entrepreneuriat numérique avec un accent particulier sur les enjeux stratégiques, socio-économiques, politiques et éthiques de l'Intelligence artificielle (Ia) en Afrique et au Bénin. Rencontre d’échanges et promotion de l'entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle, la deuxième édition du Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l'Intelligence artificielle (Senia) aura lieu, les 11 et 12 mai prochains à Cotonou. L’édition 2023 du Senia est placée sous le thème « Contenus locaux, nouveaux métiers et données ouvertes ». Le choix de ce thème s’explique par le fait que le traitement des big data a contribué à la naissance de nouveaux métiers et permis une analyse plus fine du monde en vue d’une réutilisation intelligente des informations collectées. Selon Franscica Dossou Adikpéto, responsable de la Cellule de communication et marketing de l’économie numérique, le Senia apparait comme une opportunité pour exposer, expliquer et démontrer en quoi consistent l'Intelligence artificielle et le numérique d’une part et comment la quatrième révolution industrielle peut transformer notre quotidien et faire progresser le Bénin et l'Afrique d’autre part. Au cours du Senia 2023, les principaux acteurs et partenaires de l’écosystème du numérique seront réunis pour échanger sur des sujets en rapport avec le thème, présenter les innovations, solutions et idées prometteuses dans le secteur, faire connaitre au public les métiers d’avenir et mettre l’accent sur ceux à développer au Bénin pour accompagner le développement numérique en marche. C’est le cas du panel sur « Comment préparer la jeunesse béninoise aux nouveaux métiers du numérique et de l'Ia (Data analyst, Data scientist, Data steward, etc.)? Quelles approches spécifiques pour l'intégration des femmes? ». L’édition 2023 du Senia constitue également un cadre d’affaires et de réseautage entre professionnels du secteur en vue de l’établissement d’accords de partenariats techniques, financiers et commerciaux. Il y aura aussi des sessions de démonstrations sur l'utilisation de l'Ia dans différents domaines comme le Traitement naturel du langage (Tal), l’Ia dans les domaines de l'agriculture et de la santé. La participation aux diverses activités d’échanges du Senia (panels, ateliers et conférences) est libre et gratuite pour l’auditoire, sous réserve d’inscription ou d’enregistrement à l’adresse senia.info@gouv.bj ou sur la plateforme Senia. A noter que les meilleures innovations du secteur numérique seront récompensées à l’issue de cette deuxième édition du Senia qui s’annonce comme une aubaine pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat numérique et de l’Ia. Numérique 28 mars 2023


Enseignements primaire et secondaire: La qualité des manuels scolaires en débat à Porto-Novo
Porto-Novo abrite, depuis ce lundi 27 mars, un atelier national de restitution des résultats de l’évaluation indépendante de la qualité des manuels scolaires des cours primaire et secondaire.L’amélioration de la qualité des enseignements/apprentissage/évaluation aux cours primaire et secondaire est une priorité pour le gouvernement. Un atelier national se tient à cet effet à Porto-Novo et réunit tous les acteurs du secteur de l’éducation. Il porte sur la restitution des résultats de l’évaluation indépendante de la qualité des manuels scolaires, ressources éducatives les plus utilisées par les enseignants et les élèves dans les pays d’Afrique subsaharienne francophone. Le séminaire qui a démarré hier pour durer deux jours vise quatre objectifs. Il s’agit de présenter les résultats de l’évaluation au Bénin et de proposer une feuille de route de mise en œuvre des recommandations issues du rapport national d’évaluation. Les travaux permettront ensuite aux participants de discuter des propositions de production et diffusion des ressources éducatives génériques mutualisables et de promouvoir la Déclaration de Cotonou. Laquelle déclaration fédère les pays autour d’une volonté commune de poursuivre les évaluations de la qualité les manuels scolaires afin de renforcer le partage des bonnes pratiques. Ouvrant les assises, Blaise Akakpo, représentant le ministre des Enseignements maternel et primaire, insiste sur l’importance des manuels scolaires. Ceux-ci constituent de véritables vecteurs de connaissances diverses, d’affinement de la culture générale et/ou spécifique, voire de transmission de la vision économique d’un pays. Seulement, l’état des lieux des systèmes éducatifs des pays d’Afrique subsaharienne francophone surtout pour le niveau primaire révèle de grands défis à relever encore pour assurer une éducation de qualité à tous et pour tous. Blaise Akakpo salue l’évaluation de la qualité des manuels scolaires du primaire en Mathématiques et Français et du premier cycle du secondaire en Mathématiques, Français et Sciences dont le processus été lancé en novembre 2021. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Ressources éducatives piloté par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) avec l’appui financier de l’Agence française de développement (Afd) au profit de six pays, notamment le Bénin, le Burundi, Madagascar, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’exercice purement technique a permis aux équipes d’évaluer 138 manuels scolaires dont 12 au Bénin. Atteindre les Odd 4 Blaise Akakpo se réjouit de la tenue de cet atelier de restitution des résultats de cette évaluation qui concourra à améliorer ultérieurement la qualité des enseignements avec la prise en compte des recommandations d’ordres tant général que spécifique propres à chaque pays. Guillaume Husson, représentant le directeur du bureau régional de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, relève que la rareté et la qualité des manuels scolaires nuisent parfois à la qualité des enseignements/ apprentissage dans certains pays. Ainsi, les efforts doivent être poursuivis, soutient-il, en faveur de la conception, de la production, l’achat, la diffusion et l’utilisation des manuels scolaires de qualité avec le soutien des partenaires techniques et finances. Ce qui permettra de garantir aux enfants un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité pour l’atteinte des objectifs n°4 des Objectifs de développement durable (Odd), salue Hilaire Hounkpodoté, représentant le secrétaire général de la Conférence des ministres de l’éducation des Etats et gouvernements de la francophonie (Confemen) qui participe aussi à la mise en œuvre du projet. Actualités 28 mars 2023


Etat du système bancaire national: Le total bilan des établissements de crédit consolidé de 12,56 %
Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Cotonou a abrité, vendredi 24 mars dernier, la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de l’institution et les directeurs généraux d’établissements de crédit, au titre de l’année 2023. Un point de presse a permis aux journalistes, au terme de la rencontre, d’être situés sur les principaux points de la rencontre.L’état du système bancaire national à fin décembre 2022, la situation du rapatriement des recettes d’exportations et les mesures initiées par les établissements de crédit à l’endroit des sociétés exportatrices, la mise en œuvre par les établissements de crédit, des mesures de vigilance et de déclaration à la Cellule nationale de traitement des informatiques financières (Centif), des opérations suspectes en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Lcb/Ft). Tels sont les points principaux abordés lors de la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de la Bceao et les directeurs généraux d’établissements de crédit, au titre de l’année 2023. Et dont la teneur a fait l’objet d’un point de presse tenu par Emmanuel Assilaméhoo, directeur national de la Bceao et Lazare Noulékou, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Bénin (Apbef-Bénin), à son terme. S’agissant du premier point relatif à l’état du système bancaire, le directeur national de la Bceao a souligné que l’activité des établissements de crédit a globalement progressé au cours de l’exercice 2022. Les indicateurs font état d’un total bilan qui s’est consolidé de 12,56 % : 5 924,5 milliards de francs Cfa contre 5 263,3 milliards à fin décembre 2021. Il convient de relever à travers ces indicateurs que les crédits bancaires ont crû de 33,04 % pour s’établir à 2 627,4 milliards contre 1974,8 milliards en 2021. La qualité du portefeuille de la place a poursuivi sa dynamique d’amélioration, s’est satisfait Emmanuel Assilaméhoo tout en relevant que le taux brut de dégradation de ce portefeuille au Bénin est ressorti à 7,18 % à fin décembre 2022 contre 16,7 % un an plus tôt. Ce taux est inférieur à la moyenne de 8,4 % enregistrée dans l’Union à la même période. La place, en outre, est ressortie globalement solvable avec un ratio de solvabilité de 14,65 % pour une norme requise de 11,250 % minimum. En somme, il notera que le système bancaire s’est révélé performant et résilient avec des banques qui ont réussi à assainir le portefeuille clients. Des résultats globalement positifs qui appellent toutefois à la vigilance des établissements de crédit quant à l’évolution de leur déficit de trésorerie et du taux débiteur appliqué à la clientèle.

Obligation de rapatriement de recettes

Concernant le deuxième point, l’Apbef-Bénin a présenté, au cours de la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de la Bceao et les directeurs généraux d’établissements de crédit, les résultats du rapatriement des recettes d’exportations sur la place à fin décembre 2022. Il a été fait cas en particulier du taux d’encaissement des recettes par les entreprises, ressorti à 89,4 % au lieu des 100 % requis par les textes en vigueur. Selon le point présenté par le directeur national de la Bceao, les établissements de crédit ont été sensibilisés en vue d’amener les entreprises à atteindre cette cible. Il est à retenir que les transferts pour les paiements extérieurs en devises des entreprises en défaut de rapatriement de recettes d’exportations ne seront plus exécutés par les banques et la Bceao, dans l’intervalle. En outre, les sanctions prévues en la matière par la loi en vigueur seront prises à l’encontre des entreprises en infraction. Ainsi, n’auront-elles plus le droit d’utiliser les devises rapatriées par les autres sociétés pour leur couverture. Le troisième point a donné l’occasion à l’institution financière régionale d’écouter les directeurs généraux d’établissements de crédit sur les dispositions prises en leur sein pour se conformer à leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, notamment en ce qui concerne la régularité et l’exhaustivité des déclarations des opérations suspectes à la Centif. Les directeurs généraux, au cours de la rencontre, ont été également sensibilisés à l’effet d’éviter toute spéculation sur les nouvelles orientations de la politique monétaire dans l’Union et sur les décisions de normalisation de la régularisation de la liquidité par la banque centrale à ses guichets. A la suite de la présentation des principaux points abordés au cours de la réunion de concertation, diverses questions relatives à l’état réel du système bancaire national, à l’obligation faite aux entreprises de rapatrier à la Bceao les recettes d’exportations, aux sanctions encourues par les fautifs, à la lutte contre le blanchiment d’argent et le terrorisme ont été évoquées par les journalistes.
Economie 27 mars 2023


Transition agroécologique dans les zones cotonnières: Des centaines de machines agricoles au profit des producteurs
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a réceptionné des centaines d’équipements de mécanisation adaptés aux pratiques agroécologiques, dans le cadre du projet Transition agroécologique dans les zones cotonnières du Bénin (Tasco 2). C’était ce jeudi 23 mars à Ouidah.Une révolution s’opère dans le secteur agricole au Bénin. Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, en porte la conviction, et l’a exprimé à la réception, pour le compte des producteurs, des équipements de mécanisation, dans le cadre du projet Transition agroécologique dans les zones cotonnières du Bénin (Tasco 2). D’un montant de 6,5 milliards de francs Cfa, ce projet vise une amélioration durable des revenus des exploitations et des rendements agricoles dans les zones cotonnières. Après une phase pilote centrée sur l’élaboration des référentiels techniques agroécologiques, la seconde phase en cours, permettra d’assurer une large promotion des techniques agroécologiques dans 22 communes des zones concernées. Au titre des activités déjà menées dans le cadre de ce projet qui est à sa deuxième phase, l’on retient, entre autres, la formation, le recyclage et le coaching des agents intervenant dans la promotion des pratiques agroécologiques, l’installation des champs écoles avec un accent porté sur les champs écoles féminins, la distribution de semences des plantes fertilitaires et fourragères aux producteurs pour multiplication. Aussi, est-il poursuivi des expérimentations en milieu contrôlé et en milieu paysan, et l’appui technique aux femmes productrices de coton biologique. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’acquisition des équipements spécifiques, par la Société nationale de mécanisation agricole (Sonama), au profit des producteurs pour la mise en œuvre des techniques agroécologiques. Selon le ministre Dossouhoui, il faut démentir l'idée selon laquelle la culture du coton est destructrice de l’environnement. « Ce projet témoigne de l’engagement du gouvernement béninois à adopter des pratiques agricoles durables et à préserver l’environnement tout en assurant le bien-être et la prospérité de ses citoyens », a déclaré Martin Pericard, directeur adjoint de l’Agence française de développement. Il relève que la transition agroécologique est une réponse innovante et indispensable aux défis actuels de l’agriculture, de l’alimentation et de la préservation des ressources naturelles en lien avec les Objectifs du développement durable. Il faut rappeler que le projet Transition agroécologique dans les zones cotonnières du Bénin a été lancé, le 21 mai 2021, et à terme devra permettre la restauration et l’amélioration de la fertilité des sols, grâce à l’adoption de pratiques agroécologiques et une mécanisation adaptée à ces pratiques. Il assure également la mise à échelle du référentiel technique élaboré dans la première phase, et exécuté sur les trois campagnes agricoles 2017/2018, 2018/2019 et 2019/2020 ■ Société 27 mars 2023


Projet de cohésion sociale: Des acteurs s’approprient le mode de calcul et de transfert des ressources
Une première rencontre d’échanges dans le cadre du projet de Cohésion sociale (Coso) a eu lieu, vendredi 24 mars dernier, à Parakou. Ce fut une mission de présentation et d’explication des procédures de calcul des allocations et de transfert des ressources aux acteurs opérationnels des mairies des départements de l’Alibori et du Borgou.La problématique de la cohésion sociale revêt une importance si capitale qu’au Bénin, le président Patrice Talon et son gouvernement, en ont pris la mesure très tôt. A cet effet, ils ont opté pour une mobilisation des ressources afin de mieux la cerner. Une initiative qu’appuie la Banque mondiale, à travers le projet de cohésion sociale des régions nord des pays du golfe de Guinée notamment le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire. Au nombre des actions prévues dans le cadre de sa mise en œuvre, figure la mission de présentation et d’explication des procédures de calcul des allocations et de transfert des ressources organisée, vendredi 24 mars dernier à Parakou, au profit des acteurs opérationnels des mairies des départements de l’Alibori et du Borgou. Procédant à l’ouverture de la rencontre, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a indiqué que le projet Coso cible particulièrement les communautés frontalières des départements du septentrion. Il intervient, selon lui, en temps opportun dans un contexte marqué par l’augmentation des changements climatiques, la montée inquiétante de l’extrémisme violent et la récurrence des conflits sociocommunautaires entre agriculteurs et éleveurs. En prélude à sa phase opérationnelle, il importe que les acteurs clés de la chaîne s’approprient ses différents aspects, ainsi que les mécanismes et procédures de calcul, puis de transfert de ses ressources aux communes bénéficiaires.

Pose des jalons

Ce projet, selon son coordonnateur au Bénin et Haut-commissaire à la sédentarisation des éleveurs, Adamou Mama Sambo, s’inscrit bien dans les objectifs spécifiques du Plan national de développement 2018-2027 et il est également en cohérence avec les objectifs du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Il a pour objectif d’améliorer la collaboration régionale et la résilience socio-économique et climatique des communautés transfrontalières dans les régions nord des pays du golfe de Guinée. « Si vous êtes ici ce matin, c’est parce que les fonds liés à la composante 1 du projet qui représente 75 % de ses ressources verront leur transfert prendre par le FADeC. Donc les 75 % des ressources du projet passeront par ce circuit », précise-t-il. « Le projet a été mis en place pour renforcer le dispositif que les communes ont installé à travers leur Plan de développement communal (Pdc) », insiste-t-il. « Avec les évolutions et autres changements intervenus, il y a quelques adaptations que, grâce à la Commission nationale de la finance locale (Conafil), l’atelier vous permettra de mieux maîtriser, comment le transfert de ces ressources va se faire », poursuit-il. A sa suite, le maire de Banikoara et vice-président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Bio Sarako Tamou, a salué la démarche. Elle a le mérite, a-t-il fait observer, de permettre une appropriation du projet par toutes les parties prenantes à sa mise en œuvre dans le Borgou et l’Alibori. L’opportunité leur est offerte, se réjouit-il, de savoir ce à quoi ils auront à s’en tenir le moment venu. « Vous êtes en train de poser les jalons pour une meilleure facilitation de la mise en œuvre du projet dans nos communes », soutient-il. L’Ancb et les communes retenues pour être impactées, a-t-il promis, joueront leur partition pour une bonne exécution du projet. Les participants ont eu l’occasion de prendre connaissance des modalités de ciblage des arrondissements au niveau des communes. Par rapport aux apports de financement qui seront mis en place, ils ont également été édifiés. En dehors d’une communication consacrée aux procédures du transfert des ressources, il y a eu des échanges sur le calendrier opérationnel de signature des accords. La rencontre a réuni les trésoriers départementaux du Borgou et de l’Alibori. Elle a également connu la présence des maires, des secrétaires exécutifs et des trésoriers des communes des deux départements.
Société 27 mars 2023


Mois de la Francophonie au Bénin: Un riche programme d’activités à découvrir
Les pays francophones ont célébré, le 20 mars dernier, la Journée internationale de la Francophonie. Dans ce cadre, le mois de la Francophonie a été lancé au Bénin, vendredi 24 mars dernier, en présence de hauts responsables de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et du chef de la diplomatie béninoise.« 321 millions de francophones, des milliards de contenus culturels ». C’est autour de ce thème que les pays ayant la langue française en partage, commémorent la Journée internationale de la Francophonie, édition 2023. Ce thème met l’accent sur la création francophone, sa diversité et son accès en ligne. Au Bénin, la célébration s’étend sur tout le mois de mars et sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs activités culturelles, scientifiques, artistiques, de promotion de la langue française, et de la diversité culturelle sont au menu. Un programme riche et varié lancé, vendredi dernier, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, en présence de Mai Hoang Thi Tran, représentante de l’Organisation internationale de la Francophonie pour l’Afrique de l’Ouest, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin et président du groupe des ambassadeurs francophones, et bien d’autres personnalités. Les « activités sont program-mées et coordonnées par la Commission nationale permanente de la Francophonie, en relation avec plusieurs partenaires internationaux et structures internes. Je vous convie à ces activités, notamment la Nuit de la Francophonie à Natitingou, les résidences d’écritures, le jeu-concours Promotion de la langue française (Prolaf), etc. (…) Je pense que nous avons un faisceau d’activités qui prouvent que notre pays est résolument un membre majeur de l’Oif… », se réjouit le chef de la diplomatie béninoise. Ces activités ont été initiées afin de marquer de façon significative la célébration de cette année, a laissé entendre Paulin Agbetokpanhoun, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie. Pour Mai Hoang Thi Tran, le lancement du mois de la Francophonie au Bénin témoigne de la vitalité du projet francophone et du dynamisme des acteurs publics diplomatiques, du secteur privé et de la société civile du pays. La diversité de ces acteurs et le travail collégial qu’ils réalisent pour le rayonnement de la Francophonie, de ses valeurs et de ses actions symbolisent l’esprit de la solidarité active et agissante qui, dès le départ, caractérisait la francophonie des solutions, et qui depuis 2019 nourrit la Francophonie de l’avenir voulue par Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’Organisation. «Malgré les défis d’un espace en évolution, nous avons pu garder constant cet esprit de solidarité et notre volonté de co-construire des actions afin d’être plus présents auprès des populations de l’espace », a apprécié Mai Hoang Thi Tran, avant de rappeler les priorités stratégiques et les réformes mises en œuvre pour rendre l’Oif « plus agile et plus moderne ». « Dans un monde marqué par beaucoup d’irrationalités, dans un monde qui a l’air d’avoir choisi le chaos plutôt que l’ordre, je pense que l’espace francophone peut être porteur d’espoir, peut faire la différence, peut entonner une symphonie différente : celle de la paix. », a soutenu Aurélien Agbénonci. Au cours de la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et la représentante régionale ont fait un bilan sommaire de la contribution du Bénin à l’Oif et des actions de l’Organisation dans le pays. L’assistance a également suivi le message de Louise Mushikiwabo à l’occasion de la Journée. Actualités 27 mars 2023


Dualité Criet et tribunal pour enfants et âge de discernement: Les femmes avocates provoquent le débat
A l’occasion de la célébration de ses 10 ans, samedi 25 mars dernier, l’Association des femmes avocates du Bénin (Afa-B), a organisé deux panels de discussion sur deux sujets inspirés de constats faits dans les jugements des mineurs. Ensemble, avocats, magistrats, acteurs étatiques et membres de la société civile ont exploré des pistes de solutions afin de pallier les problèmes soulevés.En 2021, la loi n°2021-11 du 20 décembre de la même année autorise la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à juger les faits impliquant des enfants, dans son champ de compétences, et les violences à raison du sexe. Depuis, des avocats béninois disent avoir constaté une dualité des juridictions de la Cour et le tribunal pour enfants. A la faveur de la célébration de ses 10 ans d’existence, samedi dernier, l’Association des femmes avocates du Bénin (Afa-B) a soulevé, à travers un panel de discussion entre sachants, la question de la modification ou non de cette loi. En effet, l’Association des femmes avocates du Bénin se demande si vraiment la Criet maitrise la battérie de lois protectrices des enfants pour juger ceux en conflit avec la loi. Elle se pose aussi la question de savoir s’il ne faudrait pas permettre à la Cour d’être suffisamment fixée sur sa compétente en raison des jurisprudences contradictoires observées devant le tribunal pour enfants. « Quand l’enfant est victime, nous avons constaté que l’Etat convoie toutes les parties en cause lorsque nous nous retrouvons au défèrement. Mais (…) à la prochaine audience, la partie civile ne comparait pas parce qu’on n’a plus les moyens de faire la route… », ajoute Me Clarice Hounzali, paneliste. Dans d’autres cas, des victimes font le déplacement de la Criet, y passent toute la journée alors qu’elles sont dépourvues de frais d’hébergement et de restauration. Pour l’Afa-B, cette difficulté non juridique peut aussi jouer dans les procès. Répondant à la question principale soulevée, les magistrats du panel estiment qu’il n’y a aucune dualité. «La loi a prévu une chambre qui se charge de la répression de ces faits, et cette chambre est animée par une aînée qui fut juge des mineurs… », a déclaré Blanche Adonon Kpakpo, juge des enfants au Tribunal d’Abomey-Calavi. Mais en réalité, poursuit-elle, la dualité dont parle l’Afa-B est une option du législateur qui a voulu décourager certaines pratiques. « Moi je préfère voir la question sous cet angle », souligne-t-elle. Le problème est ailleurs, a laissé entendre Regan Hounguè, substitut du procureur spécial de la Criet, qui, avant Blanche Adonon Kpakpo, a balayé du revers de la main cette dualité. Il fait noter que c’est en partie parce que des hommes de droit sont absents au Parlement que des difficultés se posent dans l’application de plusieurs lois. «Est-ce que nous sommes souvent présents aux travaux préparatoires des lois?», lance-t-il, en rappelant que le magistrat n’est que la bouche qui prononce les paroles de la loi. S’agissant des victimes de violences basées sur le genre, Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’Institut national de la femme, rappelle que sa structure prend en charge toutes les victimes avant, pendant et après le procès.

Faut-il réduire l’âge de discernement ?

Le second panel porte sur le thème : « Le Code pénal à l’épreuve de l’irresponsabilité du mineur de moins de 13 ans en cas d’infractions graves». D’après Nadine Dossou Sakponou, présidente de l’Afa-B, ce thème a été inspiré du cas de trois mineurs impliqués dans le viol d’une fille mineure. Mais en raison de l’âge de discernement fixé à 13 ans, seul un des trois adolescents, âgé de 14 ans au moment des faits, a été jugé. L’Afa-B se demande alors s’il faut diminuer l’âge de discernement des mineurs ? Lors du débat, la majorité des intervenants penchent pour le maintien des 13 ans, car disent-ils, une modification tient compte de beaucoup de facteurs dont l’âge de l’enfant, son environnement social et le progrès du monde (allusion faite aux Tic notamment le numérique et les réseaux sociaux). La plupart ont affirmé que l’approche de la médiation pénale est mieux indiquée pour gérer le problème posé. Outre la présidente de l’Afa-B, le panel de discussion était composé de Claire Houngan Ayémona, magistrate à la retraite, Dr Bernice Adéossi, pédopsychiatre, et Fernande Houssou, assistante sociale près le tribunal de première instance de Cotonou.
Actualités 27 mars 2023


Numérique et digitalisation: Les membres du Ces édifiés sur les acquis
Alors que leur session s’achemine vers sa fin, les membres du Conseil économique et social (Ces) ont sollicité le ministère du Numérique et de la Digitalisation pour leur présenter les actions du gouvernement dans ces domaines. Ce qui a été effectivement fait, ce mardi 21 mars, au siège de l’institution. Au constat, des réformes pertinentes ont été menées, des projets structurants déployés et des résultats concrets obtenus.A la faveur d’une séance initiée, ce mardi 21 mars, au siège de leur institution sur le thème « Le secteur du numérique : les enjeux, défis et perspectives », les membres du Conseil économique et social (Ces) comprennent mieux les projets du gouvernement dans le secteur du numérique et de la digitalisation. Ils en savent davantage sur ce qui est prévu, ce qui est déjà fait et ce qui sera fait dans les prochains mois. Ces échanges qui se sont déroulés en marge de la première session ordinaire de l’année vont permettre aux conseillers de mieux jouer leur rôle constitutionnel, notamment celui de « donner des avis et de formuler des orientations à l’endroit du gouvernement et de l’Assemblée nationale sur des questions d’ordre économique et social ». « A cette fin et en vue d’être bien aguerris pour accomplir cette mission républicaine, il nous revient de nous informer et de nous imprégner suffisamment des actions entreprises par les pouvoirs publics dans le cadre de la consolidation de notre tissu économique et de la promotion d’un développement inclusif », faisait savoir Tabé Gbian, président du Conseil économique et social à l’ouverture des échanges. Ce besoin de cerner davantage ce secteur du Programme d’action du gouvernement (Pag) s’est surtout fait sentir après la présentation de ce précieux document, principale référence des réalisations du gouvernement, par Johannes Dagnon, conseiller spécial du président de la République, en octobre dernier. Il était question donc pour Tabé Gbian et ses pairs de savoir le niveau de réalisation de cette ambition du gouvernement qui s’appuie sur le développement massif des infrastructures et la généralisation de l’accès au haut débit, les proportions dans lesquelles les programmes développés dans le secteur impactent réellement l’économie béninoise et le quotidien des citoyens, les différentes implications surtout sociétales de l’utilisation des technologies du digital, l’encadrement juridique, règlementaire et législatif pour une bonne utilisation des outils numériques, etc.

Résultats édifiants

C’est Ahmed Sacca Yarou, directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation, qui a étanché la soif de connaissance des conseillers. Dans son développement, il a présenté les faits marquants du premier quinquennat, les impacts majeurs du secteur du Numérique, les priorités dans le secteur du Numérique au cours du second mandat, les opportunités du Numérique pour le Ces, les contributions de l’institution au développement du Numérique ainsi que les enjeux, défis et perspectives. «Dans le secteur du Numérique, le Pag 2016-2021 a permis de conduire six réformes majeures et de mettre en œuvre six projets phares. Quant au Pag 2021-2026 qui vise à capitaliser et renforcer les acquis du premier programme, quatre réformes sont en cours de conduite avec six projets structurants dans le secteur du numérique », a indiqué le présentateur. S’agissant des réformes dans le secteur du Numérique lors du premier mandat, Ahmed Sacca Yarou parle d’abord de la mise en mouvement des investissements dans le secteur. Cela se traduit par l’élaboration de nouveaux cahiers des charges pour les Opérateurs mobiles et Fournisseurs d’Accès Internet, la revue des indicateurs de qualité de service des réseaux, l’adoption de nouvelles modalités d'attribution et d'exploitation des codes Ussd et la mise en place de la portabilité des numéros mobiles et de nouvelles conditions d’identification des abonnés. Il y a également l’émergence d’acteurs efficaces avec la transformation du paysage des Opérateurs mobiles qui sont passés de cinq acteurs à deux et la restructuration des opérateurs publics du secteur des télécommunications qui a consacré la création de la Société béninoise d’infrastructures numériques (Sbin), de la Société béninoise des infrastructures de radiodiffusion (Sbir) et de Bénin diffusion. La réforme de la règlementation a été aussi faite. Ainsi, il y a eu l’élaboration et la promulgation de la loi 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin, telle que modifiée par la loi 2020-35 du 06 janvier 2021 et la prise de décrets et arrêtés d’application structurants du Code puis la tenue de séances de sensibilisation pour vulgariser le Code. Au nombre des projets structurants, il énumère avec les résultats obtenus, le déploiement de l’internet Haut et Très Haut débit sur toute l’étendue du territoire, la transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt) avec entre autres la construction de l’infrastructure technique de collecte et de diffusion sur 29 sites et couverture de plus de 95 % de la population du Bénin par la Tnt, la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage du eCommerce, la généralisation et l’usage du Numérique par l’éducation et la formation puis la promotion et le développement de contenus numériques. De manière concrète, ces réformes et projets structurants ont permis d’impacter le quotidien des citoyens et l’activité économique. Cela se laisse clairement constater par la mise en place des fondamentaux de l’économie numérique, l’amélioration de l’accès à l’internet et l’administration électronique et développement des eServices et le renforcement de la confiance numérique du pays et une plus grande attractivité pour les investissements. « Les citoyens développent une nouvelle expérience de consommation du service public dans un environnement plus sécurisé », explique le directeur de cabinet avec des exemples concrets à l'appui. En ce qui concerne le second quinquennat, les principaux projets structurants sont la phase 2 du déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l'ensemble du territoire national, la phase 2 de la mise en œuvre de l’Administration Intelligente ou Smart Gouv, le développement des usages et de la confiance numériques, la transformation numérique des collectivités locales, la modernisation des médias de service public et l’accès des citoyens aux médias et à l'information de qualité. Du côté des réformes, il y a la règlementation du déploiement des réseaux locaux numériques pour toute construction à usages professionnel ou collectif, la création d'un observatoire du numérique, la modernisation des cadres règlementaire et institutionnel de l'audiovisuel et de la communication y compris le code de l’information et la réforme sur les compétences numériques exigibles lors des recrutements de personnel de l’Etat et dans le système éducatif.
Société 24 mars 2023


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