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Nouvelles

Des cas de vols de câbles cuivrés et de batteries des armoires optiques des nouvelles infrastructures de télécommunications de Bénin Télécoms font rage à Porto-Novo,
coupant parfois la ville de l’Internet et du téléphone conventionnel. L’ampleur du phénomène a fait descendre sur le terrain les autorités de la direction départementale de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé et de Bénin Télécom pour des actions de sensibilisation.
Des individus mal intentionnés ont repris du service avec les vols de câbles cuivrés des installations téléphoniques et de l’Internet de Bénin télécom. Les nouvelles infrastructures installées à coups de milliards par le gouvernement dans la ville font l’objet depuis un certain moment d’actes de vandalisme. Des batteries de certaines armoires optiques nouvellement construites sont volées. Certains coffrets dans lesquels sont installés les compteurs de la Sbee qui alimentent en énergie électrique les installations de télécommunication et de Tic sont vandalisés et d’autres laissés ouverts à toutes sortes d’intempéries. De sorte qu’il suffisait qu’un quidam disjoncte le compteur et toute la zone concernée sera coupée en Internet et en téléphone conventionnel. Plusieurs localités de Porto-Novo telles que Tokpota, Djassin et Koutongbé font les frais de ce phénomène et sont privées depuis plusieurs mois du téléphone conventionnel à cause de cette situation de vols de câbles. L’ampleur de ces actes d’incivisme a fait descendre sur le terrain le directeur départemental de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé, Sylvain Ahounou et des responsables de Bénin télécoms. La délégation, accompagnée des éléments de la Police républicaine, a effectué, du lundi 27 au mercredi 29 mai dernier, une tournée de sensibilisation dans les cinq arrondissements de Porto-Novo où sont installés les ouvrages. Partout, la délégation s’est entretenue avec les chefs d’arrondissements, les chefs de quartiers de ville et les populations sur l’importance de ces ouvrages dans la disponibilité et la qualité de la communication téléphonique et de l’Internet. Ces derniers ont été sensibilisés à veiller sur ces installations de télécommunications, en alertant la Police républicaine de toute présence humaine autour desdits ouvrages. Le numéro vert de la Police, le 166 et les contacts téléphoniques des commissariats d’arrondissements ont été communiqués à l’auditoire.
Triste record
Le directeur de l’audit de Bénin Télécom services, Parfait Gbaguidi, représentant le liquidateur, condamne avec la dernière rigueur ce phénomène. Car, pour lui, c’est pour contourner le phénomène de vols de câbles cuivrés que le gouvernement a décidé de sécuriser davantage les installations de télécommunications de Bénin Télécoms avec le Projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic. Mais malgré toutes ces mesures, force est, selon lui, de constater que le phénomène ne s’est pas arrêté. Les vandales rivalisent toujours d’ingéniosité en réussissant à sectionner les câbles et à les emporter. Parfait Gbaguidi appelle les élus communaux et locaux ainsi que les populations à la collaboration afin de venir à bout de ces actes d’incivisme. Le jeu en vaut la chandelle, insiste Gafari Akalla, chef équipe intervention de Porto-Novo qui renseigne que la ville capitale bat tristement le record en matière d’actes de vandalisme sur les installations de Bénin télécoms. Le directeur départemental de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé, Sylvain Ahounou, garde l’espoir que ces sensibilisations qui constituent les premières d’une série vont porter des fruits pour que soit freiné le phénomène.
Société 31 mai 2019

Le gouvernement s’est penché, au cours de son conseil des ministres du mercredi 29 mai, sur un problème préjudiciable à l’économie du pays; l’utilisation abusive et incontrôlée des véhicules administratifs. Ce secteur sera réglementé selon le relevé du Conseil des ministres afin de faire un peu d’économie à l’Etat.
Le gouvernement décide de la réglementation de la gestion du parc des véhicules et autres équipements motorisés de l’Etat et corrige ainsi vingt ans d’irrégularités. Un projet de décret a été pris à cet effet pour corriger celui de 1999 régissant le parc automobile de l’Etat. Ce dernier regorge, selon le relevé du Conseil des ministres du mercredi dernier, d’insuffisances notoires relevées dans son application. Ces insuffisances résultent de la non observance des dispositions du texte ou du manque de rigueur dans sa mise en application.Le conseil a fait remarquer que ce laxisme a entraîné des dérives et abus de toutes sortes au fil des années. Lesquels sont liés à l’utilisation fréquente de véhicules de fonction par des personnes non habilitées, l’attribution indue et la circulation injustifiée de véhicules de service, ainsi que l’emploi abusif de conducteurs de véhicules administratifs. « La relecture de ce décret est alors apparue nécessaire pour mettre fin à l’usage incontrôlé du matériel de l’Etat, affermir la responsabilisation des utilisateurs de véhicules de fonction, aux fins de parvenir à la rationalisation de la gestion du patrimoine de l’Etat », a précisé le Conseil qui annonce par ailleurs que l’emploi des conducteurs de véhicules administratifs sera revu. L’on peut constater avec la nouvelle réglementation que, seuls les véhicules de fonction des présidents des institutions constitutionnelles et légales, des membres du gouvernement, des personnalités ayant rang de ministre et les véhicules de commandement seront dotés de conducteurs de véhicules administratifs. Ce qui implique le redéploiement des autres conducteurs de véhicules administratifs dans d’autres structures administratives. Il convient de rappeler que la réglementation est élargie aux engins à deux roues, groupes électrogènes, équipements de manutention et de travaux publics et autres équipements motorisés susceptibles d’être acquis ou loués par l’Etat.
Une décision salutaire
La prise de décret pour réglementer l’utilisation des biens matériels de l’Etat vient à point nommé, au regard des différentes plaintes des citoyens sur comment ces biens sont utilisés par ceux à qui ils sont attribués. Car, ces dérives engendrent des surcoûts ou dépenses inutiles à la caisse commune. Il s’agit visiblement d’une mesure salutaire du gouvernement du président Patrice Talon, qui vient en appui à la décision de passer en mode leasing afin d’améliorer la gestion du parc automobile de l’Etat. Toutes mesures qui témoignent de l’engagement du gouvernement à rationaliser les dépenses de l'Etat et assainir les finances publiques. Cette mesure implique l’instauration dans l’administration, de bonnes pratiques d’approches du bien public. Ce faisant, il ne fait l'ombre d’aucun doute que l’utilisation rationnelle des biens publics va générer des économies à l’Etat qui pourra les investir dans des projets pour le bien de ses citoyens?

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 29 mai 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I-Mesures normatives.
1-1. Règlementation de la gestion du parc des véhicules et autres équipements motorisés de l'Etat
Le décret régissant le parc automobile de l'Etat date de 1999. Vingt ans après, des insuffisances notoires ont été relevées dans son application. Elles résultent de plusieurs causes dont les principales tiennent de la non observance des dispositions du texte ou du manque de rigueur dans sa mise en œuvre.
Dès lors, des dérives et abus de toutes sortes se sont multipliés au fil des années. Il s'agit notamment de l'utilisation fréquente de véhicules de fonction par des personnes non habilitées, de l'attribution indue et de la circulation injustifiée de véhicules de service, ainsi que de l'emploi abusif de conducteurs de véhicules administratifs.
La relecture de ce décret est alors apparue nécessaire pour mettre fin à l'usage incontrôlé du matériel de l'Etat, affermir la responsabilisation des utilisateurs de véhicules de fonction, aux fins de parvenir à la rationalisation de la gestion du patrimoine de l'Etat.
Par ailleurs, l'emploi des conducteurs de véhicules administratifs sera revu. Ainsi, aux termes de la nouvelle règlementation, ces véhicules sont conduits par leurs attributaires ou par les chauffeurs personnels de ceux-ci.
Toutefois, les véhicules de fonction des présidents des institutions constitutionnelles et légales, des membres du Gouvernement et les véhicules des membres du haut commandement militaire seront dotés de conducteurs de véhicules administratifs.
Les autres conducteurs de véhicules feront l'objet d'un redéploiement dans d'autres structures administratives.
Enfin, le présent décret élargit le champ de la réglementation aux engins à deux roues, groupes électrogènes, équipements de manutention et de travaux publics et autres équipements motorisés susceptibles d'être acquis ou loués par l'Etat.
I-2. Adoption du projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale du projet de loi portant Code de l'électricité en République du Bénin.
Ledit projet engage le processus de révision du code de 2007 et intervient dans le contexte d'une nouvelle dynamique consacrée par l'adhésion de notre pays à divers instruments internationaux du secteur de l'électricité.
Il a également pour objectif de renforcer le rôle de l'Autorité de Régulation de l'Electricité et de créer des conditions attractives au secteur privé, en vue de favoriser notamment la production indépendante d'énergie.
A cet effet, le projet impulse une nouvelle gouvernance des projets, une simplification des procédures de passation des conventions et diverses incitations de nature fiscale.
Les ministres concernés accompliront les diligences nécessaires en vue de la transmission du projet à l'Assemblée nationale.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets fixant les modalités :
- de désignation des représentants de diverses Organisations au sein du Conseil économique et social (Ces) ; et
- de poursuite de la carrière hors hiérarchie par les magistrats ; puis le décret portant
- mode de détermination de l'assiette, du taux et des modalités de recouvrement de la redevance de régulation par l'Autorité de Régulation de l'Electricité (Are) auprès des opérateurs du secteur de l'électricité au Bénin.
II-Communications.
II-l. Contraour la conduite de la mission complète de maîtrise d'œuvre du projet d'aménagement de la corniche-Est de Cotonou.
Le Gouvernement a prévu l'aménagement des berges de la lagune de Cotonou, pour soutenir les nombreux chantiers ouverts dans le but de rendre plus attractif le cadre de vie de nos villes, et améliorer ainsi le bien- être des populations.
C'est dans ce cadre qu'il est retenu la mise en valeur d'un plan d'eau ainsi que la modernisation du centre-ville et du quartier Akpakpa-Dodomè, et la création d'un lac marin à Plm Alédjo/El Dorado Beach Club.
Tous ces aménagements d'envergure sont destinés à réaliser, sur ces berges, des espaces de loisirs et de détente tout en stimulant l'investissement privé. Ainsi, la vocation commerciale du vieux centre-ville sera confortée par un développement immobilier de grand standing et une transformation du plan de circulation aux fins de l'adapter à ce nouveau paysage urbain.
D'ores et déjà, les études d'exécution pour l'aménagement des berges du côté Ouest de la lagune et la construction d'un boulevard Lagunaire ont été conduites en 2017 et 2018. Pour les compléter, il est pertinent de disposer de l'étude d'aménagement d'une voie de corniche sur la section Est des berges. Le Bureau d'études Acep a été identifié à cette fin.
La corniche-Est proprement dite s'étend sur un linéaire de 2,23 km décomposé en 3 sections. Les travaux consistent principalement en :
- une chaussée bidirectionnelle à 2 voies de circulation ;
- 2 accotements dédiés aux 2 roues ;
- un trottoir abritant les ouvrages d'assainissement ;
- une piste cyclable pour parcours santé ;
- un espace vert de largeur variable pour parcours sportif ;
- un mur végétalisé ; et
- une voie de desserte entre le quartier Enagnon et la zone résidentielle.
II-2.Transfert des infrastructures déployées dans le cadre du Programme de Renforcement des Structures centrales de Gouvernance (Prscg) à la Société béninoise d'infrastructures numériques (Sbin S.a.).
Ce Programme a pour finalité d'instaurer une meilleure gestion de l'information au sein de l’Administration publique et de contribuer à la mise en œuvre de sa dématérialisation pour la rendre intelligente (Smart Gouv).
Plus précisément, il vise à améliorer l'efficacité et la transparence de l'action publique à travers notamment :
- la création d'un réseau informatique national performant et sécurisé, pour le déploiement et les usages d'applications informatiques dans l'Administration ;
- la construction d'un Centre de données (data center) national pour héberger le cœur du réseau informatique, les applications, les services, les sites web et les données de structures publiques.
Les infrastructures déployées dans ce cadre font partie du patrimoine numérique de l'Etat et, à ce titre, le Conseil a décidé de leur transfert à la Sbin S.a. aux fins d'une gestion optimale.
II-3. Autorisation pour la conclusion d'une convention de concession et d'un contrat d'achat d'énergie, relatifs à la construction d'une centrale thermique de 25 Mw.
Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion de ladite convention de concession avec la société Genesis Energy. La réalisation de cette centrale, à des conditions avantageuses pour notre pays, découle de la politique d'autonomie énergétique engagée par le Gouvernement pour rendre disponible et permanente à court terme, l'électricité de qualité.
Il a, par conséquent, instruit les Ministres concernés de prendre les dispositions appropriées pour faciliter le développement du projet de la centrale thermique à turbine dual fuel, sur le site de Maria-Gléta 1, en régime Boot.
II-4. Compte rendu de l'examen des rapports des inspections générales des ministères au titre de l'année 2018.
Sur la période de janvier à décembre 2018,197 rapports ont été produits par 16 ministères. Les insuffisances relevées concernent notamment les marchés publics, la gestion du matériel et du patrimoine de l'Etat, la performance des structures contrôlées, la gestion administrative, financière et comptable, la gestion des ressources humaines et la gouvernance administrative des structures.
S'agissant des insuffisances liées à la gestion financière et comptable, elles ont mis en exergue des frais indûment perçus ou détournés (frais de missions et Tva notamment) à d'autres fins et non recouvrés, ce qui constitue un manque à gagner considérable pour l'Etat.
A cet effet, il convient de relever que certains inspecteurs, ayant compris l'importance de l'enjeu, ont œuvré pour le recouvrement de ces frais. Leurs diligences ont ainsi permis de récupérer plus d'un milliard trois cents millions (1.300.000.000) F Cfa entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018.
En dépit de ces efforts, le Conseil note que des progrès restent à faire pour assurer au plan financier notamment, une gouvernance de qualité dans l'Administration publique.
C'est pourquoi le Conseil a instruit les Ministres chargés de la Justice, du Travail et des Finances, d'engager les procédures disciplinaires et judiciaires appropriées à l'encontre des agents indélicats.
Il sera mis sur pied un organe chargé du suivi de l'exécution des décisions prises par le Conseil des Ministres à l'encontre des personnes mises en cause dans tous les cas de malversation.
Par ailleurs, le ministre de l'Economie et des Finances est particulièrement instruit à l'effet de :
- proscrire les pratiques telles que les préfinancements entre les structures, l'émission d'ordres de mission sans l'exécution effective de la mission, le paiement de dépenses non éligibles ou dont les pièces justificatives ne sont pas valables ;
- rappeler l'obligation de reversement systématique au Trésor public, de la Tva collectée ; et
- organiser des séances de renforcement de capacités des Inspecteurs généraux des ministères, pour une harmonisation des pratiques en matière de recouvrement des fonds indûment perçus ou détournés.
II-5. Compte rendu de la mise en œuvre des mesures découlant de la cession partielle de l'Industrie du Bois du Bénin (Ibb) S.a.
La cession de l'Ibb S.a. le 28 décembre 2009 a généré, à l'entrée en vigueur de la convention y relative, quelques difficultés liées à la compensation des dettes et créances croisées entre l'Onab et l'Ibb S.a., et à la situation administrative des ex-agents de l'Office national du Bois (Onab) transférés à l'Ibb S.a.
A cet effet, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a soumis un rapport circonstancié au Conseil qui en a pris acte.
Sur cette base, le Conseil a ordonné :
1- l'apurement au profit de l'Onab, par le repreneur de l'Ibb S.a., du solde débiteur de 1.270.885.599 F Cfa ;
2- le préfinancement par l'Onab, à titre de règlement à l'amiable des indemnités évaluées à 216.125.556 F Cfa, aux travailleurs transférés à l'Ibb S.a., cette dette restant à la charge du repreneur ;
3- la finalisation, de concert avec celui-ci, de la relecture des documents contractuels consacrant la cession de ladite société et, en cas d'échec des négociations, la résiliation conformément aux textes en vigueur, des actes de cession partielle de l'Ibb S.a.
II-6. Prix des produits pétroliers au titre du mois de juin 2019.
En application du mécanisme d'ajustement, les prix à la pompe au titre du mois de juin 2019 sont les suivants :
- essence : 560 F/l
- pétrole : 575 F/l
- gasoil : 580 F/l
- mélange : 640 F/l
- gaz domestique : 516 F/kg
III- Manifestations et Rencontres internationales.
Le Conseil a autorisé la participation du Bénin à la 40e session du comité du Codex alimentaire sur les méthodes d'analyse et d'échantillonnage, à Budapest, en Hongrie, du 27 au 31 mai 2019.
IV- Mesures individuelles.
Les nominations suivantes ont été prononcées.
- A la présidence de la République
Directeur général de l'Agence des Services et Systèmes d'information (Assi) :
Monsieur Serge Laurent A. Adjovi, cumulativement avec ses fonctions actuelles.
- Au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
Sur proposition du ministre,
Directeur général de l'Agence béninoise de Sécurité sanitaire des Aliments (Abssa) :
Monsieur Sètondji Epiphane Hossou.
Fait à Cotonou, le 29 mai 2019.
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

Suite aux inspections générales des ministères effectuées en 2018, plusieurs agents de l’Etat ont été épinglés pour des cas de malversations. Après avoir examiné le rapport desdites inspections, mercredi 29 mai dernier, le Conseil des ministres a décidé de punir les agents fautifs.
Encore des agents de l’Etat dans la nasse anti-malversations du régime Talon. Ceci, malgré les nombreux avertissements du président de la République. A en croire le Conseil des ministres du mercredi dernier, les 197 rapports issus des inspections générales de 16 ministères effectuées entre janvier et décembre 2018, relèvent plusieurs cas de malversations. Ces insuffisances concernent notamment les marchés publics, la gestion du matériel et du patrimoine de l’Etat, la performance des structures contrôlées, la gestion administrative, financière et comptable. Elles prennent également en compte la gestion des ressources humaines et la gouvernance administrative des structures, a déclaré le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homeky, à l’occasion de son traditionnel point de presse, mercredi dernier.
Prenant l’exemple des insuffisances liées à la gestion financière et comptable, le porte-parole du gouvernement indique que les rapports des inspections ont « mis en exergue des frais indûment perçus ou détournés en l’occurrence ceux de missions et les Tva ». Cela constitue une perte pour l’Etat, déplore le Conseil. Se basant, une fois encore, sur les nombreux avertissements du gouvernement contre les cas de malversations, le Conseil a alors instruit les ministres de la Justice, des Finances et de la Fonction publique pour que des procédures disciplinaires et judiciaires soient engagées contre les agents épinglés.
Par ailleurs, le Conseil s’est félicité, selon Oswald Homeky, de ce que certains inspecteurs, pour avoir compris le bien-fondé des réformes du régime Talon, ont pesé de tout leur poids pour que le recouvrement d’une partie de ces frais soit effectué. Ainsi, 1,3 milliard de francs Cfa ont pu être récupérés. Cela a permis de réduire les sous non recouvrés à plus d’un milliard de francs Cfa contre près de 2,5 milliards en 2017, « soit une baisse de 42% ».
Il convient dès lors, de saluer la détermination du chef de l’Etat à lutter contre la mauvaise gouvernance ; ce fléau qui gangrène, malgré tout, l’administration publique béninoise. Cela prouve à suffisance qu’il est impérieux que les poursuites annoncées soient effectivement engagées et menées à terme afin que ces cas puissent non seulement servir de leçon aux agents indélicats toujours tapis dans l’ombre et prêts à siphonner les caisses publiques, mais aussi encourager les agents qui ont choisi de s’engager dans la bonne direction. D’ailleurs, Oswald Homeky a annoncé qu’un organe de suivi des décisions du Conseil à propos de ces malversations sera mis sur pied.
Encore prêt à sensibiliser
Malgré les prouesses des inspecteurs, le Conseil « note que des efforts restent encore à faire pour assurer au plan financier notamment, une gouvernance de qualité dans l’Administration publique », a indiqué le ministre porte-parole du gouvernement. Dans ce sens, dit-il, son collègue de l’Economie et des Finances a été instruit aux fins « d’organiser un séminaire pour rappeler aux administrateurs, les rôles et responsabilités des conseils d’administration des offices et sociétés d’Etat ainsi que l’impératif de renforcement des dispositifs de contrôle interne. De plus, il sera organisé un séminaire pour rappeler aux comptables, régisseurs et assimilés, les procédures d’exécution des dépenses publiques ». Toujours selon Oswald Homeky, l’argentier national a été instruit pour «proscrire les pratiques telles que les préfinancements entre les structures, l’émission d’ordres de mission sans l’exécution effective de la mission, le paiement de dépenses non éligibles ou dont les pièces justificatives ne sont pas valables. Sans oublier de rappeler l’obligation de reversement systématique au Trésor public, de la Tva collectée ». Le ministre des Finances doit également organiser des séances de sensibilisation des inspecteurs généraux des ministères, pour une harmonisation des pratiques en termes de recouvrement des sous détournés ou touchés illégalement?
Actualités 31 mai 2019

En présence de sa collègue de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou et de la ministre de l’Economie numérique et de la Prospective du Mali, Kamissa Camara, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a lancé, ce jeudi 30 mai, la journée de consultation régionale des pays francophones d’Afrique sur la coopération numérique. Plusieurs thématiques sont au menu de cette rencontre dont l’objectif est de débattre des avantages des technologies numériques sur la société et l’économie.
Le Bénin a abrité ce jeudi 30 mai, la journée de consultation régionale des pays francophones d’Afrique sur la coopération numérique. Au cours de la cérémonie de lancement des travaux, Danio Campanelli, coordonnateur des conférences ministérielles à l’Organisation mondiale du Commerce, a félicité le Bénin pour le choix porté sur lui d’abriter cette rencontre internationale sur le numérique. Selon lui, au regard des enjeux, des défis et des opportunités qu’offre ce secteur, cette journée de consultation vient à point nommé.
A sa suite, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a exprimé sa satisfaction de voir, l’ensemble des délégations des pays francophones, répondre présentes à cette journée de consultation régionale sur la coopération numérique à Cotonou. A cette occasion, elle a rappelé l’historique de la mise en place du Panel de haut niveau des Nations Unies sur la coopération numérique et le choix porté sur le Bénin d’organiser ses assises. Selon elle, ce groupe de haut niveau, sur la coopération numérique, a pour principal objectif de faire progresser les propositions visant à renforcer la coopération dans le domaine du numérique entre les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les organisations internationales, les milieux techniques et universitaires ainsi que les acteurs concernés. « Le Groupe de haut niveau sur la coopération numérique a pour tâche de sensibiliser le public au pouvoir transformateur qu’ont les technologies numériques sur la société et l’économie », a-t-elle déclaré. Pour elle, cette rencontre va permettre de débattre des moyens de garantir un avenir numérique qui soit sûr et inclusif dans le respect des normes applicables des droits de l’homme. A l’en croire, cette journée est le fruit d’une initiative co-organisée par les ministères en charge du Numérique et celui chargé des Affaires étrangères, le Panel de haut niveau sur la coopération et l’Organisation internationale de la Francophonie.
Tirer le meilleur de la transformation numérique
Pour la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, cette journée servira à recueillir les propositions des participants sur la façon d’améliorer la coopération entre les pays, entre les secteurs d’activités dans le domaine numérique et à partager les bonnes pratiques dans le secteur. « Le processus de consultation conduisant au rapport devrait permettre de stimuler les diverses parties prenantes à débattre entre elles des moyens de coopérer pour tirer le meilleur parti de la transformation numérique », a-t-elle conclu.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci se réjouit quant à lui, de lancer les travaux de cette première session du Réseau francophone des ministres de l’Economie numérique installé lors du sommet de la francophonie tenu à Arevan en Arménie en octobre 2018. Il a rappelé que c’est lors de la visite de la présidente de l’Organisation internationale de la francophonie à Cotonou qu’il a plu au président Patrice Talon de lancer l’idée d’un espace de coordination des actions entre les ministres de l’Economie numérique afin de répondre aux défis du secteur du numérique. Selon lui, ce réseau présidé par la ministre de l’Economie numérique du Bénin s’inscrit dans la stratégie de la francophonie numérique qui a été adoptée lors du sommet de Kinshasa en 2012.
« Il aspire à faire du numérique un outil de croissance économique et un catalyseur d’une société de l’information inclusive et transparente favorisant la diversité culturelle », a-t-il déclaré. Pour le ministre Aurélien Agbénonci, en dépit des avancées que l’on peut noter dans le secteur dans les pays respectifs à travers le nombre croissant des solutions innovantes, des efforts restent à faire pour bénéficier des opportunités offertes par les technologies numériques. Et pour cause ! Selon le rapport sur la mesure de la société de l’information de l’Uit, 80% des populations des pays sous-développés n’utilisent pas l’internet contre 20% dans les pays développés. A l’en croire, plusieurs défis sont à relever pour combler ce fossé dû à l’insuffisance d’infrastructure de qualité, à l’éducation et à la formation. Il reste convaincu que les échanges de cette rencontre vont aboutir à des recommandations qui vont rehausser le secteur du numérique dans les Etats membres.

Invité « Sous l’Arbre à palabre » du quotidien ‘‘l’Evénement précis’’, mardi 28 mai dernier, l’ambassadeur chinois, Peng Jingtao, fait l’état des lieux des relations entre son pays et le Bénin, et se dit satisfait des résultats.
Peng Jingtao échangeant à bâtons rompus avec la presse, mardi 28 mai dernier. L’hôte de la rubrique « Sous l’Arbre à palabre » du quotidien ‘‘L’Evénement précis’’, l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, s’est prêté aux questions des journalistes. Le diplomate s’est prononcé, entre autres, sur l’état de santé de la coopération entre son pays et le Bénin. A l’en croire, ces relations sont au beau fixe. Pour illustrer son propos, Peng Jintao citera quelques actions menées de part et d’autre, depuis sa nomination à la tête de la représentation diplomatique de la Chine à Cotonou. Il fait noter que la Chine est dans « tous les domaines », notamment les Btp, la formation, l’agriculture, la santé, la culture, le développement humain, etc. C’était également l’occasion pour lui de rappeler la dernière visite du président Patrice Talon en Chine. Cette visite, selon lui, a permis de renforcer les liens personnels et amicaux entre les présidents des deux pays. Selon ses dires, la coopération entre la Chine et le Bénin sera axée, cette année, sur la concrétisation des accords signés entre les deux pays à l’occasion du Sommet de Beijing. De plus, dès le mois prochain, annonce-t-il, la Chine organisera la conférence des coordonnateurs du forum de coopération Chine-Afrique sur l’identification des projets du plan d’actions issu du Sommet de Beijing. Et le Bénin sera bel et bien représenté à cette conférence. D’autres actions suivront, notamment une foire économique entre la Chine et l’Afrique.
Aéroport de Glo-djigbé
Certaines voix divulguent au sein de l’opinion publique que le financement de la construction de l’aéroport de Glo-djigbé (confiée à la Chine), a du plomb dans l’aile. Faux ! Il n’en est rien. Car, des explications fournies par l’ambassadeur chinois, les études techniques sont toujours en cours. Il a rappelé, à cet effet, que les trois parties concernées par le projet, notamment Eximbank de Chine, l’Etat béninois et l’entreprise en charge des travaux, se sont déjà rencontrées à plusieurs reprises pour des séances de travail. Il assure donc que le financement du projet n’est pas bloqué.
Mais pourquoi les infrastructures réalisées par des entreprises chinoises se détériorent-elles si vite au Bénin? A cette question, Peng Jingtao se retourne dans son fauteuil, avant de lâcher : « Je ne suis pas pleinement de cet avis ». Il expliquera que certes, des entreprises chinoises commettent des impairs mais les conditions climatiques peuvent agir sur les constructions et favoriser leur dégradation. Sans oublier l’épineuse question de l’entretien qui fait grandement défaut au Bénin et en Afrique. Il fait noter, au passage, que la Chine a construit plusieurs édifices au Bénin qui ont duré des dizaines d’années. Le stade de l’Amitié en est un exemple palpable, selon lui.
La gouvernance Talon
Particulièrement, le mode de gouvernance du président Patrice Talon a touché l’ambassadeur de la Chine près le Bénin. Selon ses propos, le régime de la Rupture est « pragmatique » et ses actions sont déjà couronnées par de multiples succès. Confidence pour confidence, le diplomate fait savoir que ses compatriotes vivant au Bénin lui rapportent qu’ils sont fiers de passer librement par l’aéroport de Cotonou et dans les villes du pays sans être victimes de rançonnements de la part des policiers. L’ambassadeur précisera par la suite que le développement d’un pays n’est pas l’affaire d’une seule personne mais de tout le peuple. Il invite donc les populations à se mobiliser pour la cause des réformes de développement afin que le Bénin puisse, lui aussi, espérer bousculer les nations à économie prospère.
L’occasion faisant le larron, Peng Jintao a expliqué aux journalistes, les fondements de la guerre économique entre son pays et les Etats-Unis, qui défraie la chronique. Cela fait presque un an, et « les deux parties ont fait 11 rounds de négociations », explique-t-il. Malgré les accords conclus, poursuit le diplomate, la partie américaine s’est retractée à plusieurs reprises, et a donc décidé d’augmenter « les taxes de douane » de façon « unilatérale » sur des produits chinois pour un montant estimé à « 300 milliards de dollars américains ».Certaines entreprises chinoises installées sur le sol américain ont été également réprimées. Mais la Chine ne veut pas d’une guerre commerciale, a-t-il dit. Toutefois, annonce l’invité de « Sous l’Arbre à palabre », elle prendra les mesures nécessaires pour protéger ses droits et intérêts légitimes ainsi que ceux des entreprises chinoises.

Au lendemain de la publication de son effectif pour les préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2019, le sélectionneur national, Michel Dussuyer a échangé avec les hommes des médias à Cotonou. Conscient des forces en présence dans le groupe du Bénin, le technicien français mise sur les atouts de ses poulains.
Le sélectionneur national du Bénin, Michel Dussuyer s’est entretenu, mercredi 29 mai dernier, à Cotonou, avec la presse sur l’effectif des Ecureuils convoqués pour les préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019. Au cours de cette conférence de presse, il a justifié ses choix. Pour le technicien français, la sélection des joueurs est motivée par sa volonté d’avoir une équipe efficace dans tous les compartiments de jeu lors de cette compétition. Pour lui, cet effectif de 23 joueurs retenus pour le stage du Maroc et les 7 réservistes sont capables de travailler pour permettre au Bénin de rivaliser avec les grandes nations du continent que sont le Ghana et le Cameroun, champions d’Afrique.
« On va travailler pour montrer un meilleur visage de notre équipe lors de la compétition », a-t-il promis. Le sélectionneur des Ecureuils fait confiance au mental de ses poulains. « Il ne s’agit pas de se prendre pour le meilleur. J’ai confiance à l’état d’esprit de mon groupe », a-t-il rassuré. A l’en croire, il y a de la concurrence au niveau de tous les postes de l’équipe et aucun des joueurs sélectionnés ne peut s’estimer dans une zone de confort. « Il n’y a pas quelqu’un dans l’effectif qui peut se sentir dans le confort, il y a de la concurrence », a-t-il indiqué. En ce qui concerne son projet de jeu, Michel Dussuyer pense travailler sur une base solide avec les compartiments, notamment les attaquants de l’équipe pour atteindre son objectif à savoir aller le plus loin possible dans la compétition. Pour lui, l’attaque est le secteur de jeu le plus concurrentiel de son équipe, c’est pourquoi, il a retenu six attaquants. « Il s’est agi pour moi de faire confiance à la qualité des attaquants qui ont marqué tous dans leurs clubs », justifie-t-il. Selon Michel Dussuyer, des 23 joueurs retenus pour le stage du Maroc aux 7 réservistes, tous ont de la valeur.
Quid de la sélection de Fassinou, Junior et Adiléhou ?
Comme lors du match contre le Togo, Michel Dussuyer a préféré le latéral droit de l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac), Rodrigue Fassinou, à Chams Deen Badarou qui se retrouve sur la liste des réservistes. Selon lui, le défenseur de l’Aspac a un profil intéressant et pourrait saisir cette opportunité pour grandir en expérience. En comparant Nabil Yarou, joueur des Buffles du Borgou à Salomon Junior, joueur de Plateau United au Nigeria, le technicien français pense que le second a un potentiel qui dépasse celui du premier. « Je connais bien Nabil mais je considère que Junior le dépasse en expérience » a-t-il expliqué. A l’en croire, son objectif est d’avoir de bons joueurs pour la Can. Moïse Adiléhou mérite bien sa sélection pour avoir été présent tout au long de la saison avec son club. Dussuyer pense qu’il apportera beaucoup à l’équipe nationale en travaillant davantage. En ce qui concerne la non-sélection de Yannick Aguèmon, le sélectionneur pense que ce dernier a fini sa saison depuis le 26 avril et ne s’est plus entraîné. « Son parcours ne va pas s’arrêter à sa sélection », a-t-il ajouté.
Adéotie, Djigla et Sessi présents
Pour Michel Dussuyer, les préparatifs de la compétition ont démarré depuis lundi 27 mai dernier avec le premier stage en externat. Ainsi, le premier contingent des Ecureuils est déjà à Cotonou. Près d’une dizaine de joueurs sont déjà en regroupement à Cotonou. Il s’agit de Jordan Adéotie, Sessi d’Almeida, David Djigla, David Kiki, Steeve Mounié, Rodrigue Fassinou, Saturnin Allagbé et Stéphane Sèssègnon. Le reste de l’effectif est attendu pour ce week-end. Avant son départ pour le Maroc, le lundi 3 juin prochain, la délégation sera envoyée en mission ce dimanche 2 juin par le chef de l’Etat, Patrice Talon.
Société 31 mai 2019

En vue d’améliorer ses relations avec les prestataires, l’Exécutif béninois, par le truchement du ministre des Finances, Romuald Wadagni, vient de simplifier la liste des pièces exigées lors du paiement desdits prestataires.
Plus qu’une bonne nouvelle, c’est un grand soulagement pour les prestataires de l’Etat. Désormais, ils n’auront plus à présenter de pièces administratives avant d’entrer en possession de leurs dus auprès des comptables publics. L’information a été portée, lundi dernier, à l’attention des différents acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que ceux de la chaîne de passation des marchés publics par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Ce dernier a, en effet, pris une note circulaire en date du lundi 27 mai dernier, dans laquelle il a énoncé la nouvelle procédure à suivre pour le paiement des prestataires de l’Etat. Et cette procédure est constituée de trois étapes.
La première, c’est qu’à l’attribution définitive des marchés publics, la personne responsable desdits marchés est tenue de prendre cinq différentes pièces administratives par prestataire dont l’extrait du registre de commerce de son entreprise et l’attestation de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Au cours de la deuxième étape, celle d’engagement et d’ordonnancement, seules les deux pièces précédemment citées sont exigées
« pour s’assurer de la validité »
des documents, à en croire la note circulaire de l’argentier national. « Cependant, poursuit-il, pour faciliter les prélèvements à la source des impôts, l’ordonnateur précisera sur la fiche de liquidation de la Tva, le régime fiscal de l’entreprise ». La troisième et dernière étape est celle du paiement proprement dit. A ce niveau, les prestataires qui souhaitent toucher des fonds, sont exemptés de toutes pièces « par les comptables publics ».
Il s’agit là d’une mesure assez louable qui, sans doute, soulagera les partenaires de services de l’Etat qui, il y a peu, se plaignaient de la complexité du processus et du temps très long mis par l’Etat avant de les satisfaire. A l’avènement du régime de la Rupture en avril 2016, le temps de paiement des prestataires a été drastiquement réduit. Reste la simplification de la procédure qui, enfin, a vu le jour. Autant dire que les deux parties ont de quoi jubiler car, cette nouvelle mesure vient améliorer leurs relations y compris le climat de confiance entre elles. Aussi, dans sa note circulaire, Romuald Wadagni fait-il savoir que cette décision modifie et complète les dispositions antérieures contenues dans l’annexe n°2 de la lettre portant notification de la répartition des crédits ouverts au budget de l’Etat, gestion 2019.

A l’occasion d’un point de presse donné mercredi 29 mai dernier, le procureur de la République, Elon’m Mario Metonou, s’est prononcé sur l’évolution de la procédure ouverte contre la soixantaine de personnes interpellées dans le cadre des actes de violence enregistrés les 1er et 2 mai derniers à Cotonou. Une instruction a été ouverte sur décision du juge des flagrants délits. Les mis en cause ont été inculpés. Saisi, le juge des libertés et de la détention a mis quatre prévenus sous contrôle judiciaire et soixante sous mandat de dépôt.
Saisi de trente procédures concernant soixante-quatre personnes, le juge d’instruction a inculpé les mis en cause des chefs d’accusation de violences et voies de fait, participation à un attroupement armé, incitation directe à un attroupement armé et entrave à une enquête de police. Il a saisi le juge des libertés et de la détention qui a placé quatre inculpés sous contrôle judiciaire et soixante sous mandat de dépôt. Les personnes interpellées dans le cadre des actes de vandalisme sont donc loin de se tirer d’affaire. Au regard de l’évolution du dossier, l’affaire dépasse le juge correctionnel et tombe dans le giron du juge criminel. L’on pouvait déjà s’y attendre, vu la déclaration d’incompétence du juge des flagrants délits et l’ouverture d’une instruction. A en croire le procureur Elon’m Mario Metonou, les informations ouvertes devant un juge d’instruction unique vont permettre non seulement de sanctionner efficacement les auteurs directs des actes de violence, mais également de rechercher, d’interpeller et de poursuivre les commanditaires de ces actes.
« Au fil des investigations, ce qui apparaissait au début comme un mouvement spontané, s’est révélé être une action planifiée, concertée et bien coordonnée. Les auteurs des violences se déplaçaient en bandes et ne s’attaquaient qu’aux infrastructures et aux personnes précédemment identifiées. Un faisceau d’indices issus des différentes procédures permet d’établir des liens d’une part entre les personnes interpellées et d’autre part entre elles et des commanditaires », explique le procureur.
Il ajoute qu’au regard de ces éléments, la poursuite des mis en cause en flagrant délit et devant des juridictions séparées n’était plus favorable à une bonne administration de la justice. On comprend alors pourquoi, sous réquisitions du ministère public à l’audience des flagrants délits tenue mardi 28 mai dernier, le Tribunal s’est déclaré incompétent et a renvoyé le ministère public à mieux se pourvoir.
Rappelons que les infractions à la charge des prévenus sont survenues à Cotonou les 1er et 2 mai derniers où des individus ont saccagé des édifices publics et privés, brûlé des véhicules appartenant aussi bien à des particuliers qu’à l’Etat, dégradé des voies publiques. Le parquet de Cotonou, à la suite de cet événement, a ouvert des procédures contre une soixantaine de personnes interpellées.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a reçu en audience, mercredi 29 mai dernier à son cabinet, deux délégations dont celle du député ivoirien Yéo Fozié, porteur d’une information relative à l’organisation prochaine en Côte d’Ivoire, de la conférence régionale des Commissions parlementaires de défense et sécurité de l’Afrique de l’Ouest, du Sahel et de l’Afrique centrale.
« Je suis venu rencontrer le président de l’Assemblée nationale du Bénin, accompagné d’un représentant de la Fondation Konrad Adenauer parce que nous ambitionnons d’organiser la conférence régionale des Commissions parlementaires de défense et sécurité de l’Afrique de l’Ouest, du Sahel, de l’Afrique centrale à Abidjan en juin prochain », a laissé entendre le député ivoirien Yéo Fozié. Celui-ci dit avoir entrepris, en sa qualité de président de la commission défense et sécurité, une tournée dans la sous-région pour s’entretenir avec les présidents des Assemblées et certains de ses collègues députés sur les tenants et les aboutissants de ce grand rendez-vous. Cette conférence régionale, selon Yéo Fozié, vise à mutualiser les compétences et les expériences dans le domaine de la sécurité qui est devenue collégiale avec le développement de nouveaux défis sécuritaires tels que le terrorisme, les trafics de tout genre. Un tel combat ne peut se mener individuellement par les nations pour circonscrire tous ces dangers. « Nous avons pensé que dans le domaine de la politique, nous allons mutualiser nos forces à travers un réseau de toutes les commissions de défense et sécurité dans nos assemblées respectives ; on pourrait faire des propositions correctes et efficaces à nos gouvernements », explique Yéo Fozié. Il n’oublie pas le contrôle de l’action gouvernementale qui pourrait aussi être amélioré grâce au partage d’expériences à l’intérieur de ces commissions parlementaires de défense et de sécurité. Il salue, à l’occasion, le président de l’Assemblée nationale qui a prêté une oreille attentive à sa préoccupation et l’a rassuré de ce que le Bénin jouera pleinement sa partition, surtout que ce réseau est né à Cotonou en 2018. « C’est un bébé béninois, on doit pouvoir compter sur le Bénin pour l’aider à avancer et à grandir correctement, de façon harmonieuse », poursuit le député ivoirien qui dit partir totalement satisfait des échanges qu’il a eus avec le président du parlement béninois.
Le président Louis Vlavonou a reçu ensuite le bureau du Conseil des sages et notables de Porto-Novo venu le féliciter pour sa brillante élection à la tête de l’Assemblée nationale. « Nous aurions pu attendre comme il en fut le cas, pour vos prédécesseurs, Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Mathurin Coffi Nago, qui nous avaient honorés de leur visite, à notre siège. Mais, nous avons voulu aller vers vous, bousculant votre calendrier, pour vous rencontrer », précise le président du Conseil des sages de Porto-Novo, Urbain Karim da Silva avant de revenir sur les objectifs de l’association créée il y a plus de trente ans et régie par la loi 1901.