La Nation Bénin...
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Une vingtaine de journalistes du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Burkina Faso prennent part à Grand Bassam (Côte d’ivoire) depuis lundi 27 mai à un atelier sous-régional de formation en investigation économique. La rencontre est initiée dans le cadre du projet de formation et d’appui aux journalistes pour une couverture professionnelle des questions économiques par la Konrad-Adenauer-Stiftung et vise à susciter l’intérêt autour du journalisme d’investigation en économie.
Les 23 journalistes participant à l’atelier sous-régional de formation en investigation économique ont été retenus sur appel à candidatures par la Fondation Konrad-Adenauer. Ils viennent de la presse écrite et des médias en ligne du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Burkina Faso. Il a fallu, selon Florian
Karner, représentant résident de la
Konrad-Adenauer-Stiftung en Côte d’Ivoire, procéder à une sélection rigoureuse sur plus d’une centaine de postulants pour avoir 23 meilleurs dossiers. La rencontre se déroule du 27 au 31 mai à Grand Bassam en Côte d’Ivoire et se veut une opportunité pour inverser la situation actuelle en matière de journalisme d’investigation économique dans la sous-région. Ce projet est une initiative du programme dialogue politique en Afrique de l’Ouest de la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung qui vise à améliorer la capacité des professionnels des médias dans le domaine de l’investigation économique afin de mieux jouer leur rôle de promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. Il s’agira d’apporter aux journalistes un soutien pour mener des enquêtes et faire des reportages sur des sujets économiques revêtant un enjeu capital pour les Etats de la sous-région.
A l’ouverture des travaux, Florian Karner est revenu sur les objectifs d’une telle initiative. Les journalistes sont un levier important de la bonne gouvernance, précise-t-il. Il va donc les exhorter à migrer de l’information politique qui intéresse de moins en moins le lectorat pour aller vers des sujets économiques. «Les rares articles économiques ne sont pas traités en profondeur. Il n’y a pas de démocratie sans une transparence dans la gouvernance économique. En tant que quatrième pouvoir, la presse doit jouer son rôle de contrôle de la gestion de l’Etat par les pouvoirs publics en vue d’une meilleure information de la population », suggère-t-il. Pour ce qui est de la Konrad-
Adenauer-Stiftung, il rappelle que c’est fidèle à sa mission de promotion de la bonne gouvernance qu’elle a initié ce projet à l’endroit des journalistes.
Comme lui, Raphaël Lakpé, président de l’Autorité nationale de la presse de la Côte d’ivoire (Anp), a souligné tout l’intérêt du journalisme d’investigation. Le journaliste d’investigation est formé pour informer. Sa méthode se caractérise par la diversification de ses sources, le traitement approfondi de ses sujets. Il invite alors les participants à la formation à cultiver des qualités professionnelles comme le courage, l’indépendance d’esprit, la patience et la passion. La formation prend fin le 31 mai prochain. Les dix meilleures propositions d’investigation bénéficieront d’un programme de mentorat qui les mettra en relation avec un expert en journalisme d'investigation et d’une subvention de la Konrad-Adenauer-Stiftung pour conduire les investigations sur le terrain?
De Grand Bassam, Josué F. MEHOUENOU
Société 29 mai 2019

Benoît Assouan Dègla a repris sa place à l’Assemblée nationale. Repêché par la Cour constitutionnelle qui a invalidé, jeudi 23 mai dernier, l’élection du désormais ex-député Marcellin Worou Aka de la liste de l’Union progressiste dans la 9e circonscription électorale au profit du candidat de la liste du Bloc républicain, l’homme a été installé à la faveur de la séance plénière de ce mardi 28 mai à l’hémicycle par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.
Le député Benoît Dègla a été accueilli avec les ovations nourries de ses collègues visiblement fiers de lui pour avoir gagné la bataille du contentieux électoral au détriment de Marcellin Worou Aka désormais sorti du Parlement après seulement deux semaines de séjour. Celui-ci aura ainsi fait le mandat le plus court de la 8e législature. Benoît Dègla n’était pas seul à être installé hier. Il y avait aussi Euric Guidi, suppléant de Charles Comlan Gangnon élu dans la 17e circonscription électorale sur la liste de l’Union progressiste (Up) mais qui a décidé de renoncer à son mandat de député et Alidou Démonlé Moko, suppléant du ministre chargé des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou. Il en est de même pour Etienne Tognigban siégeant désormais en lieu et place du ministre chargé des Sports, Oswald Homéky qui a décidé aussi de poursuivre sa mission au gouvernement.
Une autre démission a été enregistrée hier au Parlement, celle du député Luc Atrokpo. Il renonce à son mandat de député au profit de ses fonctions de maire et de président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). La lettre de démission a été lue au début de la séance plénière de ce mardi. Ce départ ouvre la porte de l’hémicycle à Sanni Mama, suppléant du député démissionnaire qui pourrait être installé à la prochaine séance plénière de l’Assemblée nationale.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 29 mai 2019

En prélude à la Coupe d’Afrique des Nations Can Egypte 2019, le sélectionneur du Bénin Michel Dussuyer a rendu public, une liste de 23 joueurs, ce mardi 28 mai à Cotonou. Il a fait appel 21 joueurs expatriés et deux locaux parmi lesquels figurent 3 gardiens de but, 8 défenseurs, 6 milieux de terrain et 6 attaquants
Gardiens (3)
Saturnin Allagbé (Niort/France) , Fabien Farnolle (Yeni Malatyaspor/Turquie) , Cherif Dine Kakpo (Buffles)
Défenseurs
Olivier Verdon (Sochaux/ France) , Khaled Adénon (Amiens/France) , Moise Adilehou (Levadiakos/Grèce) , Junior Salomon (Plateau United/Nigéria) Seidou Barazé (Moulins Yzeure/France) , Rodrigue Fassinou (Aspac) , David Kiki (Red Star/France) , Emmanuel Imorou (Caen/France)
Milieux (6)
Sessi d’Almeida (Yeovil Town/Angleterre) , Jordan Adéoti (Auxerre/France) , Mama Seibou (SC Toulon /France) , Stéphane Sèssegnon (Genclerbirligi/Turquie), Tidjani Anaane (Ben Guerdane/Tunisie) , Rodrigue Kossi (Club Africain / Tunisie)
Attaquants (6)
Steve Mounié (Huddersfield/Angleterre) , Michael Poté (Adana Demirspor/Turquie) , Jodel Dossou (Vaduz/Suisse) , David Djigla (Niort/France) ,Désiré Sègbè Azankpo (FK Senica/Slovaquie) , Cèbio Soukou (Hansa Rostock/Allemagne)
Coach : Michel Dussuyeretch
Sports 28 mai 2019

En prélude à la présentation de ses lettres de créance au chef de l’Etat dans les semaines à venir, le nouvel ambassadeur de l’Inde près le Bénin, Abbay Thakur a présenté ses copies figurées au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. C’était hier, lundi 27 mai, au cours d’un tête-à-tête qui leur a permis de revisiter la coopération entre les deux pays.
L’Inde est un important partenaire pour le Bénin, a affirmé le nouvel ambassadeur de ce pays, Abbay Thakur. Lors de la présentation hier, de ses copies figurées au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, il a indiqué que les relations entre les deux pays datent de très longtemps.
« Nous avons de gros projets de développement, de partenariat, de business et de voyage pour le Bénin », informe le nouvel ambassadeur qui rassure que son pays accorde beaucoup d’importance à ces projets qui lui tiennent à cœur, compte tenu du niveau de croissance atteint par le Bénin aujourd’hui.
Le nouvel ambassadeur reconnaît que son pays a reçu des visites de haut niveau et que de leur côté, ils s’apprêtent à en faire de même. C’est pourquoi, il est venu présenter ses lettres de créance. Et en prélude à cette cérémonie qui se déroulera dans quelques semaines, il se réjouit des conseils qu’il a reçus auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Abbay Thakur promet que l’une de ses priorités dans les jours à venir, c’est de développer les relations de coopération entre les deux pays. Ensuite, améliorer les conditions d’octroi de bourses d’études, ainsi que d’autres programmes.
« Nous pensons également aux échanges entre les officiels et les hommes d’affaires », conclut-il. « Je suis heureux de recevoir cet après-midi, les copies figurées du nouvel ambassadeur de l’Inde près le Bénin qui réside pour le moment à Abuja au Nigeria », se réjouit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Il espère que l’Inde pourrait inscrire le Bénin sur la liste des 18 ambassades à installer dans le monde cette année.
Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, la cérémonie d’hier a été l’occasion pour son hôte et lui de voir comment dynamiser les relations de coopération entre les deux pays, comment faire pour que les projets se concrétisent. A ce sujet, il cite le projet d’adduction d’eau potable dans les zones rurales, le projet dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication, puis des projets dans les domaines de l’éducation et d’énergie solaire. Il s’agit, selon Aurélien Agbénonci, de projets qui raffermissent les liens de coopération entre le Bénin et l’Inde, qui datent de longtemps et qui devraient leur permettre de travailler dans l’intérêt des deux communautés.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération déclare avoir été surpris de ce que l’ambassadeur lui a dit, à savoir que le Bénin a déjà atteint un taux de croissance économique de plus de 6%. Ce qui n’est pas donné à n’importe quel pays dans le monde.

Un collège de professeurs-chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi a animé, jeudi 23 mai dernier à l’Institut français de Cotonou, une conférence sur le thème « Eliminer le paludisme au Bénin : Rêve ou réalité ? ». Organisée par l’Institut de recherche pour le développement (Ird), cette activité vise à accélérer le processus d’élimination du paludisme.
Rien qu’à considérer les résultats de la lutte contre le paludisme dans certains pays dans le monde et d’Afrique, il est permis d’en arriver à l’élimination du paludisme de la planète d’ici 2030, et ce conformément à l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). C’est dire que l’élimination du paludisme au Bénin n’est pas un rêve mais peut être une réalité. C’est la substance des interventions d’un collège de chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi, lors du café de la science à l’Institut français de Cotonou.
« Il est possible d’éliminer le paludisme dans le monde et au Bénin», affirme le professeur-chercheur et coordonnatrice du Programme national de lutte contre le paludisme au Bénin, Aurore Hounto. Elle en veut pour preuve les progrès enregistrés par certains pays dans le monde ces dernières années. Grâce à leurs efforts, certains pays ont réussi à éliminer le paludisme, tandis que d’autres sont en voie de le faire d’ici 2020. Il s’agit, cite-t-elle, de l’Ethiopie et du Rwanda qui ont pu avoir une baisse considérable des cas de paludisme en 2017. Aussi, la Chine et El Salvador ont-ils rapporté 0 cas de paludisme la même année. En 2018, le Paraguay a été certifié exempt de paludisme. Plus récemment, le Maroc, l’Algérie et l’Argentine ont été certifiés exempts du paludisme. En outre, une quinzaine d'autres pays sont en voie de l'élimination du paludisme, comme le Swaziland ou le Cap-Vert pour 2020. Plusieurs autres pays sont attendus à cette même date pour voir le paludisme disparaitre complètement de leurs territoires. Pour Aurore Hounto, si des pays ont réussi à éliminer cette maladie, les autres pays dont le nôtre peuvent aussi atteindre l’objectif de 2030.
Mais à quel prix ?
Luc Djogbénou, professeur-chercheur à l’Institut régional de santé publique (Irsp) et à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a expliqué qu’il importe d’agir sur les deux facteurs favorisant la prolifération des anophèles, vecteurs de la maladie. Il s’agit, appuie le professeur Armel Djênontin, de l’homme et de l’environnement dans lequel nous vivons. En plus de ces facteurs, le professeur Aurore Hounto est revenue sur d’autres stratégies dans lesquelles il faut investir de même que les bonnes méthodes à appliquer. Car, le paludisme reste et demeure une endémie tropicale majeure qui constitue un problème de santé publique avec comme cibles vulnérables les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.
En 2017, dit-elle, 2019 millions cas de paludisme ont été enregistrés dans le monde dont 200 millions en Afrique. Par ailleurs, 435 mille malades en décèdent dans le monde dont 403 mille en Afrique. Ce qui atteste que l’Afrique paie le lourd tribut à cette maladie. Le rythme de progrès doit être accéléré pour atteindre l’objectif fixé par l’Oms. D’où le comblement des écarts de couverture d’accès aux outils fondamentaux recommandés par l’Oms pour la prévention, le diagnostic et le traitement. « Ce n’est qu’en agissant ainsi qu’on peut arriver à réduire les nouveaux cas de paludisme », souligne-t-elle. Ceci, ajoute-t-elle, passe également par un leadership politique important avec une augmentation du financement domestique.

18 mois d’emprisonnment ferme contre l’ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula et cinq millions F Cfa d’amende, 5 ans de prison ferme avec 5 millions F Cfa d’amende contre les sieurs Clément Dari, Salifou Assah, René Ganmavo et Magloire Saïzonou et 5 ans de prison avec sursis contre Basile Kougblénou et Basile Djossouvi. Ce sont les réquisitions du ministère public, Ulrich Gilbert Togbonon, procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) dans l’affaire de bradage du domaine de l’Etat au quartier Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou dans laquelle tous ces prévenus ont été incarcérés depuis le20 février dernier. Après un renvoi le 8 avril dernier pour cause de tenue de session criminelle de la Criet, le dossier a été pris ce lundi 27 mai.
Modeste Toboula et ses co-prévenus étaient tous à la barre hier. L’ex-préfet du Littoral devrait répondre des faits d’abus de fonction et de concussion, et ses co-prévenus des infractions de complicité d’abus de fonction, de stellionat, de délit d’initié et de complicité de stellionat. Chacun des mis en cause a livré sa part de vérité dans les faits qui lui sont reprochés. Le procès a duré plus de onze heures d’horloge sous la houlette de la cour présidée par Edouard Cyriaque Dossa, président de la Criet. Modeste Toboula et les autres mis en cause ont tenté d’apporter des éléments de réponse aux différentes questions de la cour, du ministère public et des avocats de l’Etat béninois et de leur défense pour permettre aux uns et aux autres de bien comprendre le dossier.
La cour a invité l’ancien ministre chargé de la Décentralisation, Barnabé Dassigli, limogé dans le cadre de ce dossier, à comparaitre à la barre mais à titre de témoin. Celui-ci a reconnu avoir autorisé en 2017 l’ex-préfet du Littoral à lever la mesure d’interdiction de tout lotissement dans la zone. Mais Barnabé Dassigli a dit qu’au moment où il donnait cette instruction à son collaborateur, il n’a aucunement connaissance du décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la route des pêches. Pour lui, le site appartiendrait à des particuliers. Ce n’est qu’à l’éclatement de l’affaire qu’il a été informé de l’existence d’un tel acte qui rendait le site d’utilité publique, explique l’ex-ministre chargé de la Décentralisation. Mais il sera contredit tout comme les mis en cause par le ministère public qui, dans ses réquisitions, a démontré que les faits mis à la charge des mis en cause sont fondés. Car, pour Gilbert Ulrich Togbonon, le domaine querellé appartient bel et bien à l’Etat. Le site est protégé par le décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la route des pêches. Selon lui, ce décret, rendait le site d’utilité publique et par conséquent interdit toutes sortes de transactions sur le domaine. Les mis en cause ont donc violé ce décret, et ils doivent subir la rigueur de la loi, martèle Gilbert Ulrich Togbonon. Il demande alors à la cour de condamner chacun des prévenus aux peines requises plus haut. Mais le ministère public sera contre-attaqué par la quinzaine d’avocats assurant la défense des mis en cause. Tous sont allés dans la même direction pour plaider une relaxe pure et simple de leurs clients. Car, selon la défense, les mis en cause, surtout les acquéreurs n’ont commis aucune faute. Mieux, l’Etat qui poursuit n’a pas apporté la preuve que le domaine querellé lui appartient. Les avocats estiment le décret très insuffisant pour déclarer la zone d’utilité publique qui requiert une procédure rigoureuse et longue. Clôturant les débats, la cour renvoie le délibéré du dossier au 24 juin prochain pour fixer chaque mis en cause sur son sort.
Thibaud NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 28 mai 2019

Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, a procédé, vendredi dernier à Cotonou, à la remise des subventions du gouvernement aux fédérations sportives et au Comité national olympique sportif béninois (Cnosb) au titre de l’année 2019. A cette occasion, il a rappelé le bien-fondé de ces subventions qui ont connu une augmentation de plus de 100 millions de francs Cfa.
Le gouvernement béninois a accordé, vendredi 24 mai dernier à Cotonou, des subventions aux fédérations sportives et au Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) au titre de l’année en cours. Le montant total de ces subventions est passé de 553 millions de Francs Cfa en 2018 à 655 millions de Francs Cfa en 2019. Soit une augmentation de plus de 100 millions de francs Cfa. Selon le directeur du sport d'élite, Bonaventure Codjia, le gouvernement vient de rééditer une initiative qui contribue au financement des activités statutaires des différentes fédérations. Pour lui, depuis l’avènement du régime du Nouveau départ, le gouvernement à travers le ministre de la Culture, du Tourisme et des Sports, Oswald Homéky, a opté pour la remise des subventions à bonne date et en public aux fédérations sportives. Cela témoigne de la volonté du gouvernement d’attribuer les subventions aux acteurs sportifs de façon transparente. Il a alors exhorté les fédérations à bien gérer ces subventions. « Il faut une démarche de transparence pour gérer les subventions destinées à financer les activités statutaires », a-t-il déclaré.
Le président du Cnosb, Julien Minavoa, se réjouit de cette volonté du gouvernement d’accompagner annuellement l’ensemble du mouvement sportif national. « Nous nous retrouvons une fois encore pour cette belle tradition que nous voulons pérenne », a-t-il confié. Pour lui, les subventions sont destinées aux activités statutaires au plan national et international. Il invite à cet effet les responsables de fédérations à payer les cotisations dans leurs fédérations internationales respectives.
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, a exprimé la reconnaissance du gouvernement aux différentes fédérations garantes de la gestion des disciplines sportives par délégation de pouvoir. A l’en croire, depuis 2016, aucune fédération ne perçoit pas moins du double de ce qu'elle percevait avant l’avènement du gouvernement du président Patrice Talon. C’est ce qui motive chaque année l’augmentation du montant des subventions. « Nous passerons cette année de 553 millions F Cfa en 2017 à 655 millions F Cfa avec une dotation de 100 millions au Comité national olympique et sportif béninois », a-t-il déclaré.
Il a alors invité les fédérations à travailler en vue de profiter de la décision du gouvernement de faciliter l’accompagnement de leurs activités par les entreprises privées. A l’en croire, c’est avec l’assurance que ces fonds profitent aux athlètes et que les activités ou compétitions statutaires s’organisent que le gouvernement octroie les subventions aux fédérations. Il convie les dirigeants de fédérations à poursuivre l'effort de vulgarisation des disciplines dans tous les départements du pays afin qu’elles enregistrent plus d'adhésion.
Pour lui, le Bénin est un pays de génies et de talents. Il souhaite que les acteurs sportifs continuent à donner le meilleur d’eux-mêmes en vue d'excellents résultats pour le Bénin. « Nous sommes fiers de vous mais nous attendons beaucoup de vous », a-t-il conclu. C’est ainsi que les uns après les autres, du Cnosb au
tonsimin-ball en passant par le base-ball, le triathlon, le handball, le basket-ball, le taekwondo, l’aviron et autres, le président du Cnosb et les dirigeants de fédérations sont rentrés en possession chacun de son chèque.
Montants accordés au Cnosb et aux fédérations
Cnosb : 100 millions F Cfa
Handball : 45 millions F Cfa
Basket-ball : 45 millions F Cfa
Volley-ball : 22 millions F Cfa
Athlétisme : 45 millions F Cfa
Tennis : 42 millions F Cfa
Pétanque : 35 millions F Cfa
Taekwondo : 22 millions F Cfa
Karaté : 22 millions F Cfa
Wushu : 21 millions F Cfa
Boxe : 22 millions F Cfa
Natation : 16 millions F Cfa
Gymnastique : 17 millions F Cfa
Rollers sport : 16,5 millions 500F Cfa
Scrabble : 25 millions F Cfa
Tennis de table : 10,5 millions F Cfa
Rugby : 15 millions F Cfa
Handisport : 15 millions F Cfa
Cyclisme : 22 millions F Cfa
Judo : 16 millions F Cfa
Lutte : 10 millions F Cfa
Maracana : 13 millions F Cfa
Tir à l'arc : 7,5 millions F Cfa
Badminton : 9, 5 millions F Cfa
Golf : 8,5 millions F Cfa
Escrime : 12 millions F Cfa
Haltérophilie : 5,5 millions F Cfa
Aviron : 7,5 millions F Cfa
Tchoukball : 2,5 millions F Cfa
Tonsinmin-ball : 2,5 millions F Cfa
Triathlon: 1 million F Cfa
Base-ball : 1million F Cfa

Parrain de la 4e édition des Journées Médias du Bénin (Jmb), le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a présidé, vendredi 24 mai dernier, la cérémonie de lancement des activités de cet évènement. Il a félicité à l’occasion les hommes des médias pour le travail qu’ils abattent pour la consolidation de la paix avant de les inviter à plus de professionnalisme.
L’édition 2019 des Journées Médias du Bénin s’est déroulée le week-end dernier à Cotonou. C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, parrain de l’évènement, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités. Il a salué à l’occasion les efforts d’Élan Médias qui s’organise chaque année pour favoriser ces moments de brassage entre journalistes. Selon lui, c’est un plaisir de venir à la rencontre des hommes des médias. A cet effet, il les invite à jouer impartialement leur rôle dans le pays.
« Je voudrais exhorter les hommes des médias à jouer leur partition pour le développement », a-t-il dit. A l’en croire, il est important de travailler de sorte que l’information soit mise à la disposition des médias pour pouvoir informer le public. « Car des fake-news peuvent détruire notre nation », a-t-il fait savoir. Selon lui, la gestion de l’information est essentielle, c’est pourquoi, il faut respecter la sacralité des informations avant leur diffusion ou publication. Mieux, les médias sont indispensables dans la vie d’une nation. « On ne peut pas faire sans les médias », a-t-il déclaré. Ainsi, il est utile dans le contexte actuel que les journalistes fassent leur travail avec rigueur et dans le respect de la déontologie et des lois de la République.
Ghislène Adimi, présidente d’Elan Média, a remercié le ministre pour avoir accepté de parrainer cette 4e édition des Journées Médias du Bénin. Pour elle, les Jmb constituent un moment de brassage inter-média qui permet aux professionnels des médias de participer aux activités sportives, ludiques et culturelles. Après la cérémonie de lancement, le ministre Aurélien Agbénonci a visité l’exposition des caricatures de Hector Sonon, invité sur Café Médias Plus Spécial Jmb 2019 pour une conférence sur le thème : « Les caricaturistes dans l’univers médiatique béninois ».

A travers les médias sociaux, les moteurs de recherche et autres, le numérique s’impose de plus en plus dans le secteur de l’éducation. Elèves, étudiants et enseignants béninois les utilisent pour échanger ou pour conforter leurs connaissances.
Les médias sociaux et les moteurs de recherche occupent aujourd’hui une place prépondérante dans le quotidien des apprenants et des enseignants béninois. Aucun corps du secteur de l’éducation n’échappe actuellement aux innovations technologiques. Élèves, étudiants et enseignants passent plusieurs heures sur les réseaux sociaux, Facebook, Whatsapp à utiliser les moteurs de recherche.
Un groupe d’enseignants de français du Complexe scolaire Notre Dame de Laurette à Cotonou fait usage de Facebook et Whatsapp pour échanger sur le contenu du programme d’études et les matériels didactiques. Membre de ce groupe, Claudette Fintounhoué pense que les réseaux sociaux et les moteurs de recherche présentent plusieurs avantages lorsqu’ils sont utilisés judicieusement. « C’est pourquoi, il importe d’éduquer les apprenants à cet effet », a-t-elle préconisé. Selon elle, l’usage des médias sociaux et des moteurs de recherche n’est pas institutionnalisé. « L’utilisation de l’internet n’est pas encore officielle mais les apprenants et les enseignants en profitent de façon informelle », a-t-elle expliqué. Pour elle, les élèves et les étudiants utilisent les moteurs de recherche pour faire les exposés. Selon Franck Adjibao, ingénieur en télécommunication, ces serveurs spécialisés facilitent des recherches rapides sur une foule de sujets même s’il n’est pas facile d’en évaluer l’exactitude et l’objectif. « Les moteurs de recherche sont comme un guide dans la très grande bibliothèque que constituent les informations du web » , a-t-il ajouté. A l’en croire, ils permettent aux élèves de découvrir des notions inconnues, de s’approprier les concepts et de les saisir par eux-mêmes. Toute choses qui font dire à Serge Daffa, enseignant de sciences de la vie et de la terre que les élèves utilisent l’internet dans le cadre des travaux de recherche, des exercices de maison et exposés de groupes sans passer par des bibliothèques classiques. « Ils découvrent même des notions qui ne leur sont pas encore enseignées en classe à travers les moteurs de recherche », a-t-il fait savoir.
Pour Jolias Codjia, censeur au Complexe scolaire Notre Dame de Laurette, les avantages du numérique sont multiples pour les enseignants. Cela leur permet, entre autres, de dynamiser les cours et les méthodes d’apprentissage, rendre les élèves plus autonomes, automatiser certaines tâches qui ne nécessitent pas de valeur ajoutée, simplifier la préparation du travail en amont. Ainsi, les enseignants peuvent facilement trouver des ressources pour conforter leurs connaissances mais également mettre à niveau les cours à dispenser.
Le réseautage social entre les acteurs
Franck Adjibao, jeune ingénieur en télécommunication, pense que Facebook (famille et amis), LinkedIn, Trello (contacts professionnels et orientation) et Twitter (micro-blog entre contacts) sont les plateformes les plus utilisées de nos jours entre enseignants, apprenants, membres d’administrations scolaires, collaborateurs et autres. Pour lui, avec l’avènement de l’Internet, le réseautage social recouvre les applications web qui servent à constituer une communauté en reliant des amis, des collègues, des enseignants, des apprenants et plus généralement des individus employant ensemble une variété d’outils numériques dans le but de faciliter, par exemple, la collaboration ou la gestion des carrières professionnelles. On peut avoir des groupes Facebook ou whatsapp des étudiants d’une même promotion ou des enseignants d’une même matière. Pour lui, certains groupes d’enseignants font leur animation pédagogique via les réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook). Ils se servent également des technologies de l’information et de la communication pour faire certains travaux de façon virtuelle.
Société 27 mai 2019

Depuis le début du processus des dernières élections législatives, le débat politique a pris toute une autre tournure au Bénin. Il est fait de plus en plus de fiel et a tout autant un relent anxiogène voire violent dans les propos, dont au gré de l’évolution des faits, on se rend compte qu’il est voulu ainsi, à dessein, par les ayants cause qui ont sans doute tourné la page de l’esprit de conciliabule qui a caractérisé jusque-là le pays, et se montrent prêts à franchir la ligne rouge, le Rubicon. A l’instar de nombreuses forces politiques qui rejettent un tel postulat, le Parti communiste du Bénin n’entend pas jeter la patrie par terre, comme on le dit au Bénin.
Le fiel a pris le pas dans le débat politique au Bénin actuellement, qui prend une tournure dangereuse, disons-le tout de go, pour ne pas avoir à faire la politique de l’autruche ou des trois singes qui ne veulent rien voir, rien entendre ni rien dire. Loin de cela, on est en droit de se demander si c’est dans le Bénin de l’arbre à palabre que d’aucuns prennent ainsi des positions aussi extrêmes, au nom d’une bisbille politique comme on en a déjà vu, de l’élection présidentielle de 1996 contestée par Nicéphore Soglo au K.O qui a sanctionné la présidentielle de 2011 dans la foulée de la Liste électorale permanente informatisée alors qualifiée de « bafouée » et ayant par conséquent généré une victoire au premier tour contestée, du jamais vu dans l’histoire de la présidentielle sous le renouveau démocratique, et chose encore plus inconcevable, vu les forces politiques fédérées à l’époque contre le candidat Boni Yayi!
Comme on peut le noter, les querelles politiques n’ont jamais, aucunement, cédé place aux postures observées actuellement, aux positions et discours tenus par certains acteurs politiques qui, au nom d’une élection à laquelle ils n’ont pu prendre part du fait des lois de la République qui n’ont pu permettre leur participation, choisissent de tirer sur le fil au risque de le rompre, de vilipender les institutions de la République dont les prérogatives sont remises en cause, de jeter de l’opprobre sur le chef de l’Etat et de peindre le pays en noir, de le trainer carrément dans la fange afin de régler, selon toute évidence, des comptes politiques. Et, pense-t-on, en vue d’affecter les dirigeants actuels. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Est-il raisonnable, suite aux évènements des 1er 2 mai derniers, de dire sur des chaines internationales de télévision qu’il y a eu « beaucoup de morts » quand soi-même, on avoue ne pas en connaitre les chiffres exacts ? Est-ce digne d’un responsable politique qui, prétextant de querelles politiciennes, projette une telle image (négative) de sa patrie, se fondant sur des données erronées ?
Pcb et patriotisme
Il faut s’en inquiéter, s’interroger sur le sens de l’attitude par exemple d’un ancien chef d’Etat, Nicéphore Soglo, qui se vante d’avoir fait des démarches à l’extérieur afin que les partenaires techniques et financiers privent le Bénin de ressources via les accords de prêts…Au motif que le Parlement issu des dernières législatives serait illégitime ! Selon des allégations qui lui sont attribuées, il aurait convaincu, sans doute, fort de son aura irradiant d’ancien administrateur de la Banque mondiale, des partenaires techniques et financiers qu’un tel Parlement n’est pas représentatif du peuple béninois, et que ce serait à leurs risques et périls s’ils prennent en compte des lois sur des accords de prêts venant de cette législature…Et ce n’est pas tout, pour ceux qui s’excuseraient du peu, selon le patriarche qui clame pourtant ses amours pour le patriotisme et le panafricanisme, les autres chefs d’Etat n’attendraient que la décision du président
Muhammadu Buhari du Nigeria pour sceller le sort de Patrice Talon et du Parlement. Belles recette et moisson que voilà !
Dans cette démarche, il est précédé par les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) dont le Bureau politique appelle la Communauté internationale, à savoir l’Union européenne, la Cédeao et l’Ua, les Etats-Unis, l’Organisation de la Francophonie, à faire du Bénin «un pays de concentration de ses efforts, une priorité… ».
Un appel que le Bureau politique du Parti communiste du Bénin, quant à lui, réuni le 23 mai 2019, juge « grave et surprenant et auquel une réponse positive aura un impact profond et durable sur le sort du peuple et du pays de Béhanzin, de Bio Guerra et de Kaba… ». Et d’ajouter que « Sur la base des principes universels de souveraineté, le Parti communiste du Bénin (Pcb) a toujours défendu que tout problème interne au Bénin, qu’il soit d’ordre politique, sécuritaire ou autre, ne peut être résolu que par le peuple béninois lui-même, certes avec le soutien des peuples du monde, mais sans intervention militaire étrangère… ». Selon le Pcb, « Appeler à l’ingérence humanitaire (Ndlr : étrangère) dans son pays, revient donc, au vu de l’expérience concrète, à un appel à l’agression de son pays par les puissances étrangères, et cela n’est pas digne de responsables politiques qui tiennent à la souveraineté de leur peuple et à l’indépendance de leur pays », argumente ce parti, selon qui, « Cela s’apparente tout simplement à une trahison des héros de l’histoire de notre pays et à la mise en avant d’intérêts particuliers, à l’exclusion des intérêts supérieurs de la patrie ».
Non sans avoir qualifié le régime de Talon « d’autocratique », selon son antienne séculaire, le Pcb considère les dernières législatives jugées du reste non inclusives par lui, comme une bataille de perdu, mais certes précisent les ‘’rouges’’, « La perte d’une bataille n’a jamais signifié la perte de la guerre et ne peut autoriser l’appel à l’agression de son pays par des puissances étrangères. Tout acte de désespoir doit être condamné… ». Cela étant,
« C’est pourquoi le Pcb déplore et désapprouve fermement l’appel du Bureau politique des Fcbe à une ingérence humanitaire (Ndlr : étrangère) dans notre pays »...Et « réaffirme que si des puissances s’avisaient, sur la base de ces appels, à organiser l’agression de notre pays, le peuple ne manquera pas de trouver les voies et moyens d’y répondre pour recouvrer en même temps que sa démocratie, sa dignité et son indépendance, en traitant de la même manière les agresseurs et leurs complices nationaux ».
Au gré des évènements, et des postures observées chez certains politiciens actuellement, on est bien tenté de crédibiliser la thèse défendue par Bruno Amoussou récemment au cours d’une conférence de presse. Selon cette thèse, en effet, la crispation notée sur la scène politique actuellement ne relève pas de choses politiques, mais de rancunes et de comptes personnels, qui déterminent notamment, dit-il, les anciens chefs d’Etat Nicéphore Soglo et Boni Yayi, décidés, a-t-il ajouté, à « pourrir le mandat de leur successeur, le président Patrice Talon »,
indique l’ancien président de l’Assemblée nationale et ministre d’Etat. Est-ce là des signes du fameux « complot » dont il jure de l’existence ?
Esprit de dialogue ?
Etonnant que certains acteurs politiques aient choisi de s’affranchir de l’esprit de pacifisme qui a prévalu jusqu’à présent depuis « l’historique conférence nationale ». Pourquoi ce revirement aux antipodes du dialogue incarné par ladite conférence, dont on se convainc pourtant de ce qu’elle est le socle de la vie institutionnelle et politique depuis 1990. Le dialogue, l’esprit de conciliation qui l’a caractérisé se serait-il volatilisé?
Est tout aussi bafouée, la Constitution issue de ce socle, à chaque fois que certains acteurs politiques se permettent de tourner en dérision les institutions à la République soi-disant à la ‘’solde du pouvoir exécutif’’, de remettre en cause l’ordonnancement constitutionnel, de remettre en cause l’ordre législatif à travers des lois votées par l’instance habilitée à le faire, et les institutions de la République, y compris la Cour constitutionnelle censée trancher en fonction de la loi suprême et déterminer le sens et la portée que doivent revêtir les dispositions votées par l’Assemblée nationale, entre autres. Que de quolibets, pourtant, au sujet du ‘’certificat de conformité’’ essuyés par la Cour constitutionnelle ! Que de diatribes essuyées par la Commission électorale nationale autonome (Céna), récemment, qui n’a pourtant fait qu’exercer ses prérogatives, légales. Ce que feignent de retenir ceux qui, opportunément et en fonction de la circonstance, veulent jeter le bébé avec l’eau du bain, au nom de leurs intérêts remis en cause, notamment celui de pouvoir siéger au Parlement, par des dynamiques qui confortent l’intérêt général et le progrès national. Avec en filigrane, la remise en cause du code électoral, de la charte des partis, des lois votées par la majorité des députés, de la mouvance comme de l’opposition. De sorte que l’opinion nationale voire internationale, qui perd son latin face au méli-mélo actuel, ne retient pas une telle réalité de vue, chose que du reste les ayants cause font tout pour occulter, à savoir que ces lois ont fait l’objet de conciliabules à Dassa, à Grand-Popo et à Cotonou (Azalai), avant d’être votées par le Parlement presque à l’unanimité, y compris par certains plaignants aujourd’hui.
Fair-play
Un facteur clé de la démocratie, du jeu politique, est cependant le fair-play, comme a pu en faire montre avec panache Lionel Zinsou dès le lendemain des résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2016. Car, au terme de la bataille politique, ainsi le veut la règle du jeu, il faut pouvoir rendre les armes, au premier desquelles le dilatoire, les enchères de mauvaise foi épaisse, etc. Et ne plus laisser prévaloir que la force de la loi, l’ordre légal. En l’occurrence, c’est au nom de la loi que certains partis n’ont pu avoir le certificat de conformité, qui, au-delà de toute polémique, reste une bonne trouvaille de la haute instance qu’est la Cour constitutionnelle pour ne pas laisser libre cours à l’interprétation qu’il faut donner, au terme du processus de mise en conformité par les partis existant antérieurement à la nouvelle loi. C’est au nom de la loi que la Céna a rejeté certains dossiers frappés de manquements, non pas mineurs, mais appelant à l’invalidation des listes en cause. C’est au nom du droit positif béninois que la Cour constitutionnelle a validé les législatives et que la 8e législature a pris fonction…Quel autre déterminant peut justifier les postures et résistances observées, même après le processus électoral ? La défiance à l’ordre légal ?
Actualités 27 mai 2019