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Nouvelles

Campagne sur la promotion du civisme fiscal: Une forte mobilisation des ressources intérieures envisagée
Les recettes fiscales et parafiscales représentent pour l’administration fiscale béninoise, un enjeu très important au regard de leur contribution dans le financement des actions publiques. A juste titre, la Direction générale des Impôts a lancé une campagne de sensibilisation, de trois mois, sur la promotion du civisme fiscal, ce mardi 21 mars à Cotonou.Qui paie ses impôts, bâtit son pays. C’est pour susciter davantage la contribution de tous à l’œuvre de construction de l’édifice Bénin, que la Direction générale des Impôts s’engage à promouvoir et renforcer le niveau de civisme fiscal au Bénin. « Sur une période de trois mois, il s’agira précisément de déployer toute une battérie d’actions de communication et de sensibilisation permettant d’entrer en contact avec les différentes catégories de contribuables, de leur expliquer le rôle de la fiscalité dans une société comme la nôtre et de leur montrer l’importance de s’acquitter volontairement de leurs obligations fiscales», a déclaré Nicolas Yenoussi, directeur général des Impôts (Dgi). A l’en croire, la tendance est de créer toutes les conditions adéquates favorisant la conformité volontaire. Car, l’époque des administrations fiscales gendarmes est révolue. S’il est vrai que chacun a des obligations fiscales, souligne le Dgi, il est aussi crucial que l’administration joue convenablement son rôle en veillant à faciliter l’accomplissement de ces obligations, ce à quoi s’attèle sa direction en simplifiant et en facilitant les procédures aux citoyens. « Nous travaillons au respect des droits de tous les contribuables notamment le droit à l’information fiscale. L’administration se doit de vous informer non seulement des démarches à suivre pour accomplir vos obligations fiscales mais aussi des facilités qui vous sont offertes dans ce sens », a expliqué Nicolas Yenoussi. A cette cause de promotion et de renforcement du niveau de civisme fiscal au Bénin, toutes les couches sont associées, à savoir politiques, religieuses, économiques et sociales. «C’est un devoir de sensibiliser, d’informer les gens afin qu’ils payent leurs impôts. Que les citoyens comprennent que si l’on est exigeant par rapport aux services essentiels de base, qu’il faut aussi contribuer à renflouer les caisses de l’Etat. Nous profiterons des occasions qui s’offrent à nous, d’être en contact avec nos militants pour les exhorter, chacun, à payer…». Tel est l’engagement pris par Paul Hounkpè, secrétaire exécutif du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).

Transition fiscale

En effet, le Bénin est un pays à ressources essentiellement fiscales et face aux différentes charges régaliennes, l’importance de payer les impôts et taxes n’est plus à démontrer, selon Nicolas Yenoussi, surtout à l’heure où l’on parle de la transition fiscale, le mouvement économique qui fait que les recettes de porte de fiscalité à savoir de la douane, vont baisser au profit des recettes de fiscalité intérieure. Un mouvement irréversible et les administrations fiscales sont tenus à ce rendez-vous. Et c’est également l’un des enjeux de cette campagne de sensibilisation. Au dire de Martin Pericard, directeur adjoint de l’Agence française de développement qui appuie la Dgi dans cette initiative, la mobilisation des ressources intérieures dans les pays en développement comme le Bénin, représente la première source publique de financement du développement, estimée à environ 80 % des ressources des Etats, bien avant l’aide publique au développement. Martin Pericard indique que le projet Mobilisation de ressources intérieures de la Direction générale des impôts vise à doter le Bénin d’une capacité additionnelle, à dégager suffisamment de recettes publiques afin de poursuivre la fourniture de biens publics indispensable à une croissance forte et durable. Car, à l’en croire, le gouvernement du Bénin met en œuvre un programme ambitieux avec des orientations hautement sociales et une accélération des investissements publics, induisant de fait, une augmentation des dépenses publiques. « Face à cette augmentation attendue des dépenses, la mobilisation des ressources intérieures est devenue la priorité première et la pierre angulaire du programme économique, financier que le Bénin a conclu avec le Fmi l’année dernière. Mais l’une des causes principales qui rendent difficile l’atteinte de cet objectif reste l’incivisme fiscal, qui se manifeste à travers l’ignorance de l’importance de l’impôt par une frange de la population, la démotivation des assujettis et le manque de redevabilité », fait savoir le directeur adjoint de l’Afd. Le déficit d’informations sera comblé au cours de la campagne de sensibilisation en vue de la poursuite de l’œuvre de transformation structurelle de l’économie et de l’accélération du développement économique et social du Bénin. « Le citoyen, c’est celui qui participe de son plein gré à la vie de la cité. Il partage avec les concitoyens le pouvoir de faire la loi. Le pouvoir d’élire et le cas échéant d’être élu. Si tu fais la loi, il est normal que tu lui obéisses. Ça s’appelle le civisme. Et si tout le monde s’arrangeait pour ne plus payer d’impôts, il n’y aurait plus de gendarmes. Il n’y aurait plus de policiers, ni d’hôpitaux, ni d’éboueurs, ni d’éclairage public, parce qu’il faut de l’argent à l’Etat ou à la ville pour entretenir tous ces services ». C’est par cet extrait de l’ouvrage ‘’La République expliquée à ma fille’’ du Français Régis Debray, que le directeur général des Impôts en appelle à une prise de conscience sur l’importance des impôts.
Economie 22 mars 2023


Coopération Bénin – Emirats arabes unis: Shaikh Shakboot Nahayan Al-Nahyan reçu par Patrice Talon
En visite au Bénin, ce lundi 20 mars, Shaikh Shakboot Nahayan Al-Nahyan, ministre d'Etat au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Emirats rabes unis, a été reçu en audience par le chef de l’Etat au palais de la Marina.Un hôte du monde diplomatique au cabinet de Patrice Talon, président de la République. Shaikh Shakboot Nahayan Al-Nahyan, ministre d'Etat au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Emirats arabes unis, était en audience au palais de la Marina pour échanger avec le maître des lieux sur des sujets intéressant les deux pays. Le ministre d’État a exprimé son admiration pour les efforts de transformation structurelle en cours au Bénin, à l’instar de ceux réalisés par les Émirats arabes unis depuis plusieurs années, pour consolider sa réputation au plan international. Il n’a pas manqué de faire part au président de la République des domaines préférentiels dans lesquels son pays pourrait accentuer sa coopération avec le Bénin. Entre autres, il s’agit des secteurs de l’agriculture, du transport aérien, du port, du tourisme, de la sécurité informatique et de l’intelligence artificielle, ainsi que de l’enseignement technique et la formation professionnelle. [caption id="attachment_94311" align="alignnone" width="412"] ... Patrice Talon sur les sujets intéressant les deux pays[/caption] Pour Patrice Talon, il est nécessaire pour l’Afrique et ses partenaires de dépasser les modèles de coopération basés essentiellement sur l’aide au développement. A son avis, le continent doit accorder la priorité à la promotion des relations économiques et commerciales qui, pour l’heure, demeurent encore plombées par les préjugés sur l’Afrique. Mais il faut surmonter ces goulots. Patrice Talon estime d'ailleurs qu’il est important pour les pays africains d’assumer leurs responsabilités devant la persistance de ces perceptions. C’est dans cette approche, souligne-t-il, que s’inscrit le gouvernement du Bénin en initiant des réformes courageuses en vue de réaliser une transformation structurelle dans plusieurs secteurs. Actualités 22 mars 2023


55e session de la Commission économique pour l’Afrique: 17 résolutions soumises à la discussion des ministres
Des ministres africains des Finances, de l’Economie et de la Planification ont participé, ce lundi 20 mars, à une rencontre de « haut niveau » en vue d’adopter des résolutions visant à mettre en place de nouveaux mécanismes pour faciliter l’accès de l’Afrique aux financements internationaux. Du soutien sans limite à l’appel du secrétaire général des Nations unies, Antoine Guterres, à la mise en place d’un stimulus annuel de 500 milliards $ pour l’achèvement des Objectifs de développement durable dans les pays à faibles ressources, à la structuration d’un ensemble de mesures visant à réduire la perception du risque qui pèse sur l’Afrique, en passant par des solutions plus cohérentes pour la restructuration de la dette et une gestion plus efficace des droits de tirage spéciaux (Dts) par le Fonds monétaire international (Fmi). C’est un package de dix-sept résolutions qui a été soumis à la discussion de « haut niveau » des ministres africains ainsi que les partenaires de l’Afrique, ce lundi 20 mars, en vue de proposer une nouvelle architecture de la finance mondiale, afin de faciliter l’accès de l’Afrique aux financements internationaux. Ces échanges se tiennent dans le cadre de la 55e session de la Commission économique pour l'Afrique, qui se tient du 15 au 21 mars à Addis-Abeba, et dont le thème central est : « Favoriser la reprise et la transformation en Afrique pour réduire les inégalités et les vulnérabilités ». En effet, le taux de croissance élevé des deux dernières décennies a permis de réduire le niveau de pauvreté en Afrique, la part de la population vivant dans l’extrême pauvreté ayant été ramenée de 55 % à 35 % entre 2000 et 2019. Néanmoins, 546 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté en 2022. Il est alarmant de constater que des millions de personnes vulnérables sur le continent rejoignent les rangs de la population pauvre du fait des chocs mondiaux, annulant des décennies de progrès. La pandémie de Covid-19 a poussé 55 millions d’Africains supplémentaires en dessous du seuil de pauvreté, et l’incidence de la guerre en Ukraine devrait encore aggraver le problème. Les espoirs sont donc portés vers de nouveaux challenges dont les réformes de l’architecture financière mondiale, la Zone de libre-échange continentale africaine, les investissements verts et la transformation numérique. A Addis-Abeba, en plus des membres de la Commission économique pour l’Afrique (Cea) et des représentants des gouvernements africains, des experts du Fmi et de la Banque mondiale prennent part aux discussions. Il faut noter que ces assises se tiennent au lendemain d’une crise de la Covid-19 au cours de laquelle les pays développés ont amorti les chocs économiques liés à la pandémie à coups de milliards de dollars émis par leurs banques centrales, contrairement aux Etats africains qui n’en ont pas la capacité. Cette rencontre intervient également après les échecs de plusieurs initiatives censées soutenir les pays les moins développés dont plusieurs en Afrique, notamment en matière de restructuration de la dette, ou encore d’émission et d’allocation de nouveaux Dts dans le cadre du Fmi. Les yeux sont rivés sur les réformes en vue d’une fiscalité internationale plus équitable. Mais si ces résolutions venaient à être adoptées, pour leur mise en œuvre effective, il faudra compter sur les pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (Ocde). La Commission économique pour l’Afrique (Cea) est l’une des plus importantes instances de dialogue et d’échange de vues entre les ministres africains chargés des Finances, de la Planification et du Développement économique et les gouverneurs des banques centrales sur des questions relatives au programme de développement de l’Afrique. Economie 21 mars 2023


Politiques d’aménagement du territoire: Le Bénin se démarque dans l’espace Uemoa
Lors de la réunion des directeurs en charge de l’Aménagement du Territoire des pays de l’Uemoa du 14 au 17 mars 2023 à Ouagadougou, le Bénin a fait bonne impression. Les progrès enregistrés en matière d’aménagement du territoire ont été salués à cette occasion.Avec une loi-cadre adoptée depuis 2016, un Agenda spatial actualisé et de nombreux outils, le Bénin est l’un des pays les plus avancés dans la sous-région en matière de politiques d’aménagement du territoire. Edmond Odidi, directeur général de l’Agence nationale d’Aménagement du Territoire Anat-Bénin, a partagé avec ses pairs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) les progrès du Bénin. « Nous avons conçu un guide d’élaboration puis celui d’approbation du Schéma directeur d’aménagement communal (Sdac). En conséquence, plus de 60 % des communes se sont dotées de leur schéma directeur. En matière de développement de l’économie des territoires, le Bénin a conçu et mis en œuvre au profit des collectivités locales, des outils comme les systèmes productifs locaux (Spl) et les Points d’attractivité et de Compétitivité des Territoires (Pacte)», a déclaré Edmond Odidi. L’Agenda spatial est en effet un document de référence intersectorielle qui projette le développement spatial du pays à travers des pôles régionaux portés par des villes motrices et des territoires aux vocations économiques spécifiques. Ledit document a été actualisé pour prendre en compte les orientations du Schéma de développement de l’espace régional (Sder 2021-2040) et des Objectifs du développement durable (Odd). Beaucoup de pays de l’Uemoa n’ont pas encore atteint ce niveau. Pendant ce temps, le Sénégal et le Bénin ont une longueur d’avance sur les autres pays de l’Uemoa. Autant certains pays s’intéressent aux outils du Bénin, autant le pays voudrait aussi implémenter par exemple, le visa de localisation du Sénégal ou la police de l’aménagement du territoire du Burkina Faso. «Nous avons beaucoup à faire. Au niveau des ministères sectoriels, l’aménagement du territoire doit nécessairement être intégré aux investissements, mais nous espérons que la mise sur pied de l’organe national d’orientation qu’est le Conseil supérieur de l’Aménagement du Territoire (Csat) constituera un tournant décisif pour tous les acteurs », a-t-il précisé. Adoptée en 2020 par le Conseil des ministres de l’Uemoa, cette rencontre annuelle a été consacrée cette année non seulement au suivi des politiques nationales d’Aménagement du territoire, mais aussi au bilan à mi-parcours de la feuille de route pour l’opérationnalisation du Schéma de développement de l’espace régional. Société 21 mars 2023


Coopération Bénin-Emirats arabes unis: Un nouvel élan engagé
Le Bénin et les Emirats arabes unis actent l’élargissement de leurs domaines de coopération. Le ministre d’Etat émirien Shaikh Shakboot Nahayan Mubarak Al-Nahyan et le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, ont signé, à cet effet, un accord de coopération qui servira de cadre pour mieux approfondir les relations. La cérémonie a eu lieu, ce lundi 20 mars, dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.La coopération entre le Bénin et les Emirats arabes unis prend un nouvel élan. Les deux pays entendent désormais densifier leurs relations. L’accord de coopération signé, ce lundi, entre le ministre d’Etat émirien Shaikh Shakboot Nahayan Mubarak Al-Nahyan et le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, vient formaliser les discussions entre les deux Etats. Mais avant, la délégation du ministre d’Etat émirien a été reçue par le président Patrice Talon. « Je suis venu transmettre les salutations chaleureuses du président des Emirats arabes unis au président du Bénin avec qui j’ai eu des discussions très importantes au sujet du renforcement de la coopération entre nos deux pays. Nous avons discuté des domaines de coopération dans lesquels nos deux nations pourraient élargir leurs relations… », informe l’hôte du Bénin. A travers ce partenariat, les deux pays entendent donner un nouvel élan à leur coopération. «L’accord que nous venons de signer est le cadre qui nous permettra de mieux approfondir nos relations… », a fait savoir le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. « Je pense, se réjouit le ministre béninois des Affaires étrangères, que nous sommes entrés dans une phase de redynamisation de cette coopération… » ; ajoutant qu’au cours de l’audience avec le chef de l’Etat Patrice Talon, le ministre d’Etat émirien a évoqué les possibilités de coopération dans une approche « gagnant-gagnant ». « …Il y a un nouveau départ qui est en train d’émerger, une nouvelle dynamique, une nouvelle énergie que nous allons insuffler à notre coopération pour pouvoir avancer et faire en sorte que nos deux peuples puissent travailler ensemble », souligne une fois encore le ministre Aurélien Agbénonci. L’hôte du Bénin rappelle que les Emirats arabes unis sont un petit pays engagé dans un agenda de transformation comme le Bénin, et informe qu’il y a des domaines dans lesquels les deux pays sont similaires. « Nous espérons que les retombées de cette visite se verront très bientôt », déclare Shaikh Shakboot Nahayan Mubarak Al-Nahyan. Sur place, le ministre Aurélien Agbénonci fait une annonce dans ce sens. « Je peux déjà annoncer à l’opinion que le président de la République, Patrice Talon, a décidé de dépêcher une mission auprès des Emirats arabes unis; délégation que moi-même et le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances conduirons dans les semaines à venir, pour que nous puissions aller sur des questions plus concrètes pour approfondir les domaines dans lesquels nous voulons opérer », informe-t-il. Actualités 21 mars 2023


Affrontement entre éleveurs transhumants et paysans: Plusieurs morts enregistrés à Soclogbo
Triste nouvelle dans la matinée d’hier, lundi 20 mars, dans la commune de Dassa-Zoumé, précisément à Soclogbo. Des éleveurs transhumants ont exécuté un jeune paysan sans aucune raison apparente. Ce crime a conduit à un affrontement meurtrier hier entre les deux parties.Le drame qui s’est produit hier a mis en état de choc les habitants de Soclogbo qui, visiblement ne s’y attendaient. Des éleveurs ont charcuté un jeune homme à mort. La scène macabre s’est déroulée dans un champ non loin du village, juste à environ un kilomètre des habitations. Selon les témoignages des habitants de cette localité, le jeune homme était dans son champ en train de travailler quand un petit groupe de transhumants débarque et le surprend dans sa quiétude. Ils l'auraient charcuté à mort et c'est sa femme qui n’était pas loin de la scène du crime qui a dû fuir pour aller alerter le village. Tout en sueur, la jeune dame raconte aux parents que son mari était dans son champ quand ses agresseurs sortis de nulle part ont commencé à lui asséner de violents coups de coupe-coupe. Et qu’elle ne sait s’il est encore en vie. A ces mots, c’était l’émoi dans le village. L’alerte est donnée pour aller en urgence au secours de la victime. C’est ainsi que les parents alertés, accourent sur les lieux et découvrent avec stupéfaction l’horreur. Le jeune homme gît dans une mare de sang, les yeux révulsés. Il ne respirait plus. Ses parents font le constat qu’il vient d’être tué par des transhumants qui traversaient son champ. Une chasse à l’homme est déclenchée. La foule se met sur les traces des meurtriers qui n’étaient pas encore loin du lieu du drame. Cette course-poursuite se solde malheureusement par des morts dans les rangs des transhumants et plusieurs blessés. Des animaux de ces transhumants sont aussi tués. La police s’est déployée sur les lieux pour maitriser la situation. Société 21 mars 2023


Retombées de la traversée du pipeline: WAPCO Bénin lance le Projet de développement communautaire intégré
La commune de Gogounou a servi de cadre, jeudi 16 mars dernier, à la cérémonie de lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin). Il s’agit de faire planter et d’entretenir des manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Le projet vise également à construire et à mettre en service des forages d'eau à énergie solaire au profit des populations riveraines.La traversée du pipeline du Niger jusqu’au terminal du port à Sèmè a des retombées pour le Bénin et ses populations. En témoigne le lancement du Projet de développement communautaire intégré (PDCI) par West african oil pipeline (Benin) company S.A. (WAPCO Bénin) effectué, jeudi 16 mars dernier à Gogounou, dans le département de l’Alibori. Le projet va consister en la mise en place, à partir de juin prochain, des plantations de manguiers de qualité supérieure sur une distance de 20 km, le long de la zone d'acquisition permanente des terres traversées par le pipeline. Prévu pour une période de 2 ans, il sera consacré à la mise en terre de plus de 4 000 arbres. A cela s’ajoute la mise en service des forages d'eau profonde alimentés par l'énergie solaire. C’est pour assurer l'accès à l'eau potable aux populations des villages environnants traversés par le pipeline. [caption id="attachment_94256" align="alignnone" width="450"] Forte mobilisation des autorités politico-administratives à la cérémonie[/caption] Des objectifs ambitieux Comme objectifs généraux, le projet vise la restauration de la végétation, puis la protection et l’exploitation des installations du pipeline. Il y a également l’implication des populations locales dans l’entretien des plantations. Elles seront embauchées pour l’assurer. Afin d’acquérir les compétences nécessaires pour l’amélioration du niveau de la production locale, ainsi que celle de leurs conditions de vie, une assistance technique leur sera apportée. Une fois les fruits mûrs, ils seront à leur disposition et elles pourront en disposer librement. A terme, il s’agit d’honorer des promesses faites aux populations qui vivent le long du pipeline par rapport aux retombées. Appréciant la pertinence du PDCI, le représentant du ministre de l’Eau et des Mines, Théodore Kpéyi, entrevoit à travers ses réalisations des œuvres sociocommunautaires. Selon lui, il contribue à la sauvegarde de l’écosystème des localités traversées par le pipeline écologique. [caption id="attachment_94257" align="alignnone" width="450"] Les autorités procédant à la coupure symbolique
du ruban du forage d’eau[/caption] Abondant dans le même sens, le représentant du préfet de l’Alibori, Isaac Aguéhounka, fait observer que WAPCO Bénin est conscient du bien-être des populations riveraines du pipeline. Quant au manager du Département hygiène, santé, sécurité et environnement (HSSE) et représentant de WAPCO Bénin à la cérémonie, Lu Baojun, il compte sur l’adhésion des populations bénéficiaires. [caption id="attachment_94258" align="alignnone" width="450"] L’eau potable désormais à la disposition des populations
riveraines du pipeline à Gogounou[/caption] « Le dérèglement climatique est un défi majeur auquel nous sommes confrontés. Lutter contre les changements climatiques est l’un des 17 objectifs du développement durable de l’ONU à l’horizon 2030. La Chine, en tant que pays signataire de l’Accord de Paris sur le climat, a fixé l’objectif ambitieux qui consiste à faire baisser les émissions de CO2 avant 2030, et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060», a expliqué le conseiller économique de l’ambassade de la République populaire de la Chine près le Bénin, Zhang Bohui. Ainsi, ce projet revêt aujourd’hui, selon lui, un sens particulier. Il correspond aux orientations définies par les autorités chinoises en matière de lutte contre le dérèglement climatique, mais également, par l’intermédiaire des différents projets à l’étranger, dans le cadre de l’initiative dénommée la Ceinture et la Route.

Une alternative de choix

Pour le maire de Gogounou, Seydou Bary Tidjani, ce projet vient à point normé. Il intervient à un moment où, non seulement la demande des populations en eau potable est pressante, mais aussi la question de la lutte contre la désertification et l’avancée du désert dans sa commune est au cœur des préoccupations. Au nom des membres du Conseil communal de Gogounou, il a tenu à remercier WAPCO Bénin pour avoir initié le projet. La présence de l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE), confie son directeur François Corneille Kèdowidé, s’explique en partie, par le fait que nous devons accompagner le projet, pour le respect des activités prévues dans le plan de gestion environnementale et sociale, plan qui a justifié la délivrance du certificat de conformité. « Parmi les activités, il y a une qui devient concrète, à travers le lancement de ce projet», fait-il remarquer. Actuellement, le projet est à sa phase expérimentale avec une intégration poussée des principales zones traversées par le pipeline. Telle une action bienfaisante tant sur le plan social qu’environnemental, il va stimuler le développement de l'économie à la base. Ceci, en fournissant de véritables infrastructures nécessaires au bien-être social et des opportunités d'emplois aux populations des localités concernées. A l’arrivée, il contribuera à la création de communautés harmonieuses le long du pipeline.
Société 21 mars 2023


Chasse à la battue: Entre interdiction et réglementation dans l’Atacora
La chasse à la battue est soumise à une autorisation administrative préalable, selon un communiqué du préfet de l’Atacora en date du 12 mars 2023. Mieux, pour la sécurité et le maintien de l’ordre public, la pratique est suspendue jusqu’à nouvel ordre.La pratique de la chasse à la battue est suspendue dans toutes les communes du département de l’Atacora. Le préfet en a ainsi décidé pour des raisons de sécurité et de maintien de l’ordre public. Dans un communiqué, le préfet de l’Atacora porte à la connaissance des autorités politico-administratives et des populations que, pour des besoins de sécurité et des nécessités de maintien de l’ordre public, la pratique de la chasse à la battue est suspendue jusqu’à nouvel ordre, sur toute l’étendue du territoire de son département. Déré Lydie Chabi Nah rappelle qu’en vertu des dispositions de l’article 69 de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin, la pratique de la chasse à la battue organisée au niveau local est subordonnée à une autorisation administrative préalable délivrée par le maire après avis de l’Inspection forestière. « En conséquence, les associations de chasseurs et de sécurité ainsi que les autorités compétentes du département de l’Atacora sont instruites pour faire respecter les dispositions légales et réglementaires en la matière », a précisé l’acte d’interdiction de la chasse à la battue. Dans le rang des chasseurs locaux, la plupart ne disposent pas d’agrément encore moins d’autorisation. Il s’agit, selon certains, d’une pratique ancestrale qu’ils tentent de perpétuer pour qu’elle ne sombre pas dans l’oubli. La chasse est pour les communautés de l’Atacora non seulement une pratique ancestrale mais aussi un type de sport qui occupe les jeunes au cours de cette saison. Elle empêche ces derniers, dira Ousmane T., de rester en ville pour faire du désordre. «L’initiative du préfet est louable puisqu’elle vise notre intérêt. Mais au lieu de suspendre la chasse, on peut imposer certaines restrictions qui pourraient tout au moins nous permettre de continuer à entretenir cette pratique qui date des temps anciens et qui reste un rituel, à voir tout le symbole qu’elle constitue », a-t-il expliqué. Société 21 mars 2023


Bénin : Un ultimatum de 15 jours pour retirer les corps abandonnés dans les morgues
Les personnes ayant déposé des dépouilles mortelles de leurs parents ou de leurs proches dans les morgues depuis de longues dates sont invitées à procéder à leur retrait dans un délai maximum de quinze jours. L’ultimatum provient d’un communiqué conjoint du ministre de la Justice et de celui de la Santé.  [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/03/Communique-conjointe-corps-abandonnes.pdf" title="Communiqué conjointe-corps abandonnés"] Actualités 20 mars 2023


Visite de Sagbohan Danialou à la Sobebra: Le musicien, impressionné, recommande les produits
L’artiste musicien Sagbohan Danialou a eu droit à une immersion dans les différents ateliers de l’usine de production de la Société béninoise de brasseries, vendredi 17 mars dernier. Une occasion pour lui de s’informer des conditions de fabrication des divers produits du label. Ils s’en sort impressionné par leur qualité ainsi que le niveau des investissements de la société. Une entreprise éco-citoyenne qui ne finit par d’impressionner ses visiteurs. La Sobebra une fois encore, s’est permis de faire visiter ses usines à ses potentiels consommateurs. Dans le lot, un invité de luxe. Sagbohan Danialou, artiste musicien réputé, a été l’attraction de cette visite que la Société béninoise de brasseries organise de temps à temps pour ses consommateurs, clients et autres partenaires. Ce vendredi, l’homme-orchestre, comme il est surnommé, a fait le tour du complexe industriel, sous la conduite de Carole Maguy Midahuen, responsable Réponse consommateurs. [caption id="attachment_94218" align="alignnone" width="450"] La bière sortie des cuves de ...[/caption] [caption id="attachment_94219" align="alignnone" width="450"] ... à la pointe de la technologie[/caption] [caption id="attachment_94220" align="alignnone" width="450"] ... promues par cette société écocitoyenne ...[/caption] [caption id="attachment_94222" align="alignnone" width="450"] La bière sortie des cuves de ...[/caption] [caption id="attachment_94223" align="alignnone" width="450"] ... tout autant impressionnée par les valeurs ...[/caption] [caption id="attachment_94224" align="alignnone" width="450"] ... sont appréciés des consommateurs[/caption] [caption id="attachment_94221" align="alignnone" width="450"] ... fermentation savourée par la vedette ...[/caption] Arborant des équipements de protection, en compagnie de journalistes tout aussi curieux, il s’est vu ouvrir les portes de la société de fabrication de boissons. Une visite guidée à travers laquelle il s’est imprégné des conditions de production des boissons notamment de la bière. Des machines à brasser le moût aux cuves de fermentation de la bière en passant par les machines pour mettre la bière dans des bouteilles et des fûts, l’artiste est allé à la découverte d’une super usine dont les équipements témoignent de l’ambition de ses responsables de mettre à la disposition des consommateurs des produits de qualité irréprochable et par conséquent de satisfaire sa clientèle. Sous les bruits des machines et du branle-bas des équipes mobilisées par la société pour la production des boissons, la visite s’est révélée édifiante par le fait que peu en savent sur le mode de fabrication ainsi que sur les conditions. Une véritable immersion dans l’usine qui laisse l’artiste satisfait et fier des équipements qui garantissent aux populations des produits sains. Sans manquer de relever qu’il est un grand consommateur des produits de la Sobebra et surtout de la bière, il indique toutefois qu’il n’a pas eu l’opportunité de se familiariser avec l’outil industriel. L’occasion faisant le larron, la visite qu’il a effectuée lui permet désormais d’apprécier davantage les efforts qui se font au niveau de l’usine pour garantir la sécurité aux consommateurs. Ne s’attendant pas à cette visite avant son invitation surprise, il recommande tous les produits de la Sobebra aux consommateurs. « J’ai souvent travaillé avec la Sobebra mais je n’ai jamais eu ce privilège de visiter l’usine de production. La Béninoise reste pour moi une bonne boisson. C’est vrai qu’il faut la consommer avec modération mais il faut aussi se satisfaire. J’ai toujours bu cette bière mais je n’ai jamais su comment elle est fabriquée et dans quelles conditions; aujourd’hui c’est chose faite. Je loue la qualité des équipements et des produits qui en sont issus », confie-t-il, au terme de la visite. Il convient de rappeler qu’un million de bouteilles de boissons toutes catégories confondues sont produites par jour dans cette usine. La visite s’inscrit dans le cadre des programmes Académie de la Sobebra à travers lesquels des consommateurs, clients et autres partenaires vont à la découverte de l’usine et de ses procédés pour davantage les rassurer de la qualité des produits et les fidéliser ■ Société 20 mars 2023


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