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C’est la ville d’Aplahoué, dans le Couffo, située à quelque 148 km de la capitale économique du Bénin, qui est retenue pour abriter ce lundi 27 mai le lancement officiel des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (Bepc).
Après le Lycée Houffon d’Abomey en 2018, c’est le tour du Collège d’enseignement général 1 d’Aplahoué de servir de cadre au lancement officiel du Bepc, session de mai 2019. Prenant la mesure de cet honneur fait à la ville, voire tout le département du Couffo, les autorités ont mis les soins nécessaires à la préparation de cet évènement. Dans ce centre de composition du Ceg 1 d’Aplahoué, en effet, plusieurs dispositions ont été prises allant de l’affichage des numéros des candidats à la salubrité du centre en passant par des consignes de sécurité. La cérémonie de lancement proprement dite placée sous la houlette du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, annoncé pour être effectivement présent par ses collaborateurs de la direction départementale, sera marquée, comme à l’accoutumée, par deux temps forts.
Dans un premier temps, le ministre Mahougnon Kakpo et sa suite vont prodiguer des conseils aux candidats avant de procéder à la distribution des épreuves de communication écrite. La délégation ministérielle ne manquera pas de visiter quelques autres centres de composition, dans un second temps, en vue de s’assurer du bon démarrage de cet examen.
287 centres de composition sont ouverts sur l’ensemble du territoire du Bénin pour 205.733 candidats enregistrés. Avec un taux d’accroissement de 10,40% par rapport à l’effectif de 2018 (186 352 candidats), les statistiques de cette année font état de ce que le département de l’Atlantique présente le plus gros effectif, soit 43 631 candidats contre 5 352 pour la Donga qui ferme la marche. A noter que 9 199 candidats dont 3 734 filles sont attendus pour l’examen dans le département du Couffo.

Initialement prévus pour le dimanche 26 mai prochain, la phase finale et les barrages du championnat national de rugby à VII sont reportés à une date ultérieure. Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de rugby, Roger Allagbé, les matchs ont été reportés pour permettre aux athlètes candidats aux différents examens de mieux se concentrer sur leurs compositions.
Les clubs qualifiés devront alors attendre quelques jours encore avant d’achever cette compétition. Il s’agit des Aigles de Cotonou, des Alligators de Tankpè et des Loups garous qui ont obtenu leur billet pour la phase finale de ce championnat national de rugby après les préliminaires des zones A et B.
Arrivés à la 3e place dans la zone A, les Dauphins de l’Atlantique devront patienter quelques jours avant d’affronter les 111 de Porto-Novo et les Buffles de Parakou lors des matchs de barrage pour espérer tenir leur ticket pour la phase finale. A en croire le secrétaire général, Roger Allagbé, une réunion technique devra situer les responsables de clubs par rapport à la suite à donner à ce tournoi. Une fois la date retenue, les matchs de barrage et de la phase finale auront lieu le même jour.
Ch.H.
Sports 24 mai 2019

Comme annoncé, la Cour constitutionnelle a vidé, hier jeudi 23 mai, le contentieux électoral né des législatives d’avril 2019. Parmi les soupirants au poste de député, seul Benoît Assouan Dègla a eu gain de cause. La Haute juridiction a restitué la vérité des urnes et accordé un siège supplémentaire au Bloc républicain au détriment de l’Union progressiste qui perd ainsi un siège.
Ses efforts personnels ont payé et les prétentions des avocats du Bloc républicain quant à la répartition des sièges dans la dixième circonscription électorale, ont prospéré. Benoit Assouan Dègla est rétabli dans ses droits. Il a été proclamé par la Cour constitutionnelle, député de la huitième mandature de l’Assemblée nationale. La Cour, dans son délibéré, a rectifié les erreurs portant sur le nombre de suffrages exprimés en faveur des deux partis politiques. En effet, la Haute juridiction, lors de l’instruction des recours, a pu constater les irrégularités qui ont entaché les opérations de dépouillement. Plusieurs suffrages exprimés dans la 10e circonscription électorale, en faveur du Bloc républicain, n’avaient pas été pris en compte. Il en ressort que la répartition des sièges est tout aussi inexacte. Mutatis mutando (en changeant ce qui doit être changé), la Cour constitutionnelle a accordé un siège supplémentaire au parti Bloc républicain et invalidé le dernier siège accordé au Parti Union progressiste dans la dixième circonscription électorale. Benoît Assouan Dègla étant le prochain titulaire sur la liste du Bloc républicain, le siège parlementaire lui revient en lieu et place de Marcelin Aka Orou.
Le ministre Jean Claude Dona Houssou n’a pas connu fortune identique. Son recours a été rejeté après examen de la Cour. Tous les autres recours connaîtront le même sort: le rejet. Tous les autres députés dont les sièges ont fait objet de recours peuvent donc siéger en toute quiétude. Il s’agit nommément de Dominique Atchawé, Wallis Zoumarou, Bida Y. Abdouramani, Boniface Yèhouétomè, Natondé Aké, Nestor Noutai, Badirou Aguemon, Comlan Patrice Nobime, David C. Biokou, Salifou Issa, Alassane Seidou, des députés élus du parti Bloc Républicain dans la 5e Circonscription électorale, des députés élus du parti Union progressiste dans la 20e Circonscription électorale et des députés élus du parti Union progressiste dans la 9e Circonscription électorale.
Rappelons que le règlement du contentieux électoral a été fait suivant une procédure publique et contradictoire où chaque requérant a eu l’opportunité de présenter ses prétentions et de les soutenir avec des preuves, d’abord lors de la mise en état, vendredi 17 mai dernier puis à l’audience publique mercredi 22 mai dernier. Avec sa décision rendue hier, la Cour constitutionnelle met ainsi fin au processus électoral.

La communauté musulmane de Sadognon à Porto-Novo a bénéficié, jeudi 23 mai, d’un appui de la Fondation Etisalat, dans le cadre du mois du ramadan. D’importants lots de vivres leur ont été offerts par ces temps où les musulmans du monde entier observent avec foi, l’une des principales recommandations du livre saint. Le geste de la fondation a été accueilli avec une ferveur inhabituelle et une pluie de prières.
Prières et invocations à Allah, versets coraniques… La communauté musulmane de Sadognon à Porto-Novo s’est montrée particulièrement reconnaissante à l’endroit de la délégation de la Fondation Etisalat, venue dans la matinée du jeudi 23 mai, lui faire d’importants dons de vivres dans le cadre du jeûne musulman. Comme à ses habitudes, elle est allée apporter un peu de joie à cette communauté par ces moments de piété. On peut dire que la Fondation Etisalat y est allée les bras lourdement chargés. Des dizaines de cartons de vivres composés essentiellement de riz parfumé, de sucre, de thé, de chocolat, de café, de lait… ont été offerts à l’occasion.
Dolores Chabi Kao, secrétaire exécutive de la Fondation Etisalat Bénin, rappelle que c’est une tradition au niveau de la structure, non seulement d’aider ceux qui sont dans le besoin, mais aussi de soutenir la communauté musulmane à l’occasion du mois de jeûne.
« C’est un geste social pour permettre aux musulmans de faire le jeûne dans de bonnes conditions. Nous sommes venus accompagner la communauté musulmane et lui apporter notre soutien »,
explique-t-elle. Seulement, insiste-t-elle, il y a une nuance à faire entre les actions du réseau Moov Bénin dont émane la fondation, à l’endroit de ses abonnés et le présent geste de la fondation. Dolores Chabi Kao indique à ce propos que le réseau Moov agit à l’endroit de ses abonnés musulmans pendant que la fondation elle, cible des musulmans sans tenir compte de leurs affinités avec le réseau. Selon ses explications, point n’est besoin d’être abonné au réseau Moov avant de jouir des dons de la Fondation Etisalat Bénin. Et c’est bien ce qui a eu lieu dans la matinée de ce jeudi. Sortis massivement, les musulmans de ce quartier défavorisé de Porto-Novo sont rentrés chez eux les bras chargés de vivres. Ils peuvent ainsi, chaque jour, pour le temps de carême restant, répondre valablement à cette exigence de leur religion sans se soucier de quoi disposer pour rompre le jeûne.
Le sens du partage…
Le geste est fort apprécié par les responsables de ladite communauté dans la cité des Aïnonvi. Sadikou Bouraïma Samory, représentant de l’imam central de Porto-Novo n’avait pas assez de mots pour dire sa gratitude aux donateurs. « Nous sommes tellement contents et heureux de ce geste de la Fondation », introduit-il. « Nous sommes dans un mois de partage, et cette action à l’endroit de personnes défavorisées touche particulièrement la communauté musulmane de Porto-Novo. C’est une manière d’aider ceux qui n’en ont pas. Le carême existe depuis la nuit des temps. Tous les prophètes ont jeûné », poursuit-il. L’Islam, détaille Sadikou Bouraïma Samory, a cinq piliers fondamentaux et le jeûne une fois l’an qui en est le troisième fait partie des trois piliers obligatoires. « Ce mois est pour aider les pauvres et pour sentir un peu comment vivent ceux qui sont dans le besoin. Toute action généreuse au cours de ce mois est particulièrement bénie. Ceux qui dépensent leurs sous dans les pauvres pendant le carême sont bénis », lance le représentant de l’imam central de Porto-Novo, un peu comme pour dire combien heureux et bénis sont les responsables de la fondation Etisalat pour leur geste fraternel. Geste fraternel, mais aussi d’amour qui ne s’arrêtera pas en si bon chemin.
Si le choix n’est que le fruit d’un pur hasard et n’est motivé par aucune particularité en dehors du besoin d’assistance à des populations dans le besoin, les initiatives du genre se multiplieront encore et encore, promet Dolores Chabi Kao. Des promesses, Edouard Noutaïs, chef vente indirecte Ouémé-Plateau du réseau Moov Bénin en fait aussi. Pour lui, il y aura toujours des actions à l’endroit de la population, tant que le réseau disposera de moyens pour le faire. Et pour cette raison, il invite les abonnés à consommer et à demeurer fidèles aux produits de Moov Bénin.

Louis Philippe Sessi Houndégnon et Nazaire Hounnonkpè perdent le grade d’officier général à eux accordé depuis le 1er août 2015 par l’ex-président de la République Boni Yayi. La décision a été rendue ce jeudi 23 mai par la Chambre administrative de la Cour suprême saisie par les sieurs Jean Tozé et César Agbossaga, tous deux hauts gradés de l’ex-Police nationale. Ces derniers avaient attaqué le décret n°2015-416 du 1er août 2015 portant nomination des officiers généraux des Forces de sécurité publique et assimilées devant la Haute juridiction au motif que l’acte n’est pas légal.
Cette promotion ne suivrait pas la loi n°2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des Forces de sécurité publique et assimilées en République du Bénin. Aussi, les deux promus ne rempliraient-ils pas les conditions prévues par la loi, notamment le nombre d’années requis dans leur ancien grade de contrôleur général de Police pouvant leur permettre de monter en grade d’officiers généraux. Quatre années après, la Cour suprême donne raison aux deux requérants. La décision d’annulation de l’acte querellé qui est tombée depuis hier rétrograde par voie de conséquence Louis Philippe Sessi Houndégnon et Nazaire Hounnonkpè qui retournent désormais dans leur ancien grade de contrôleur général de Police dans lequel ils évoluaient avant cette promotion contestée.
Il faut rappeler que le même dossier a fait l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle le 18 août 2015 par le sieur Serge Médéton Dahandé. En effet, ce dernier forme un recours en inconstitutionnalité contre le décret querellé. La Cour constitutionnelle a rendu sa décision DD 16-054 du 28 avril 2016 à travers laquelle la Haute juridiction s’est déclarée incompétente parce que la demande formulée par le requérant Serge Médéton Dahandé relève purement d’un contrôle de légalité alors que la Cour constitutionnelle est juge de la constitutionnalité et non de la légalité. Les deux officiers de la Police républicaine savent désormais à quoi s’en tenir depuis ce jeudi avec l’arrêt de la Cour suprême qui tire un trait sur leur promotion.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 24 mai 2019

La mise en œuvre des Objectifs de développement durable ne souffre d’aucune insuffisance au Bénin. Les indicateurs sont bons et tout se déroule suivant une politique bien conduite par le ministère du Plan et du Développement. C’est la perception du Professeur Alastaire Alinsato, directeur général de la Coordination et du suivi des Odd. Dans cette interview, il fait un état des lieux des Odd et précise leurs impacts ainsi que les efforts pour atteindre les résultats escomptés à l’horizon 2030.
La Nation : Qu’est-ce qu’on entend par Objectifs de développement durable ?
Alastaire Alinsato : Les Objectifs de développement durable (Odd) constituent un package d’objectifs et de 169 cibles universels et indivisibles qui visent l’éradication de la pauvreté dans un contexte de croissance inclusive et respectueux de l’environnement. Les Etats membres des Nations Unies doivent y fonder leurs programmes de développement sur les quinze années qui courent à partir du 1er janvier 2016. Ces objectifs prennent en compte les défis majeurs de notre temps dont entre autres, la pauvreté, les inégalités, la prospérité, l’environnement, le climat, la paix, la sécurité, la justice, la gouvernance.
Quel est l’état des lieux des Objectifs de développement durable au Bénin ?
Comme vous le savez, les Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) constituent le prolongement des Odd sur plusieurs plans, notamment en ce qui concerne la situation de référence, celle de 2015. Des progrès substantiels mais insuffisants sont à signaler sur le plan de la scolarisation primaire, de l’alimentation et de la nutrition, de l’accès à l’eau potable, de la santé notamment sur la prévalence du VIH Sida. Au-delà de ces domaines, le tableau de base (2015) n’est pas reluisant. Nous savons tous que la pauvreté s’est exacerbée sur ces quinze dernières années, la question du genre reste encore très embryonnaire dans l’action publique, nous avons de grands déficits dans les infrastructures; la croissance inclusive et l’emploi décent restent toujours de vrais défis.
Partant de cet héritage, vous convenez avec moi que le défi des Odd est grand et immense. A partir donc de 2016, le Bénin s’est engagé dans un processus d’appropriation des Odd construit autour de trois axes. Le premier : la priorisation des cibles des Odd ; le second : l’intégration des cibles priorisées dans le cadre de planification et de programmation du développement, notamment le Programme d’action du gouvernement (Pag), le Plan national de développement (Pnd), le Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d) et dans toutes les stratégies sectorielles de développement. Le troisième est celui du ''costing'' des Odd et de la mise en place d’une stratégie de plaidoyer et de mobilisation pour le financement des Odd.
Il faut dire que derrière chaque élément stratégique évoqué, se trouve un vrai projet, une initiative concrète du gouvernement. Plusieurs exemples illustrent le caractère concret de tout cet arsenal programmatique. L’engagement du gouvernement quant à l’accès à l’eau potable d’ici 2021 (dix ans plus tôt), la question de la nutrition et du maintien des enfants à l’école avec les cantines scolaires et 51% des écoles enrôlées, le projet Arch sur le volet assurance santé qui se trouve dans sa phase terminale de formulation, etc.
Concrètement, nous pouvons dire que la mise en œuvre des Odd est bien engagée avec une bonne appropriation qui clarifie davantage les actions en cours.
Qu’est-ce qui a été fait et que reste-t-il à faire pour être au rendez-vous de l’atteinte des Odd à l’échéance 2030 ?
Qu’est-ce qui a été fait, je viens de le dire. Le cadre de planification et de programmation du développement est entièrement aligné sur les Odd. Ceci permet au niveau opérationnel de mettre en œuvre des actions et des activités à forts impacts sur les Odd. Ces actions et activités sont portées par le Pag, le Pnd et le Pc2d avec des prolongements dans les stratégies de développement sectoriel.
Il reste cependant beaucoup de choses à faire. La question du financement des Odd, reste un défi important. Le costing, c’est-à-dire le coût de réalisation des Odd indique des besoins humains, financiers, matériels et technologiques très importants. Une dynamique appréciable de mobilisation de ressources est en cours, mais il reste que des efforts additionnels significatifs soient faits et exigés de toutes les parties impliquées dans la mise en œuvre des Odd. C’est à cette fin que s’est engagé le gouvernement qui, sous le leadership du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, travaille à produire un document de plaidoyer et de mobilisation de ressources assorti d’un programme spécial de financement des Odd afin de mobiliser des ressources substantielles à l’accélération des objectifs.
Au-delà de la question de financement, il y a une question non moins importante : celle du suivi et de l’évaluation. Comme vous le savez, qui ne suit rien, ne poursuit rien. Comment pourrions-nous savoir que nous sommes au rendez-vous en 2030, si nous n’avons pas des indicateurs appropriés pour mesurer les progrès. Comment pourrions-nous connaitre la situation réelle sur tel ou tel Odd si nous n’avions pas des données crédibles pour nous renseigner et comment pourrions-nous mieux orienter les politiques publiques si nous n’avions pas d’informations disponibles en temps utiles pour nous éclairer? Telles sont les préoccupations en lien avec les données.
Là aussi, le ministre d’Etat, Abdoulaye BioTchané a donné des orientations claires et sous son leadership, la direction générale de la coordination et du suivi des Odd et l’Insae, travaillent à améliorer le cadre de définition, de collecte, de traitement, d’analyse et de mise à disposition de l’information statistique utile sur les Odd. Les besoins en la matière sont importants.
Les partenaires techniques et financiers ayant vu les ambitions et la méthode mise en place s’empressent déjà pour accompagner le gouvernement sur ce vaste chantier.
Quelles sont les priorités du Bénin en matière d’Objectifs de développement durable ?
Je voudrais préciser que les Odd sont un agenda universel et indivisible. Les pays ne peuvent donc y soustraire des objectifs considérés comme prioritaires. Ce package de 17 objectifs est donc insécable. Cependant, les pays ont la possibilité de prioriser les cibles des Odd, c’est-à-dire de faire ressortir des 169 cibles du package global des Odd, celles qui intéressent le plus le pays au vu de sa condition de développement et des aspirations de ses populations. Ainsi, le Bénin, à l’issue de son processus de priorisation qui du reste a été très inclusif et participatif, a retenu 49 cibles prioritaires (outre les cibles de mise en œuvre) sur les 169 de l’Agenda 2030 des Odd.
Comment les populations du Bénin peuvent-elles apprécier l’impact des actions menées dans le cadre de l’atteinte des Odd ?
Les Odd sont un agenda, dont la mise en œuvre se décline à travers des lois, des politiques, des plans, des programmes, des projets, des actions et des activités. Ils visent l’éradication de la pauvreté dans des conditions d’inclusion sociale et de respect de l’environnement. Les Odd doivent donc concourir à l’amélioration du niveau et des conditions de vie des populations. Si les actions qui sont menées au jour le jour par les différents acteurs et partenaires au développement sont de nature à améliorer leur bien-être, alors les populations ont ainsi la preuve de l’impact des Odd.
Les populations doivent se poser la question de savoir si elles ont une protection sociale, si leurs localités sont desservies en route, eau, électricité et si elles disposent des ressources nécessaires pour y avoir accès. Si elles ont accès à l’école, à la nourriture, aux soins de santé, à un emploi décent, à un cadre de vie sain et durable, si elles sont associées aux décisions et choix publics de leur communauté.Ces éléments ne sont pas exhaustifs, mais permettent d’illustrer quelques paramètres à partir desquels les populations pourraient, de façon concrète, apprécier l’impact des Odd.
De toute façon, sous les orientations du Ministre d’Etat, nous avons développé à la Dgcs-Odd une plateforme d’appréciation ex-ante de l’effet Odd des Plans de Travail annuel de tous les ministères. Ceci représente pour nous un contrôle doux mais coercitif à l’effet de contraindre les acteurs publics en faveur de l’action qui améliore le bien-être des populations?

Dans une semaine, les épreuves pratiques du baccalauréat 2019 démarrent, puis du 19 au 22, ce sera le tour des autres séries. A quelques jours du premier examen universitaire, le directeur de l’Office du Baccalauréat, Alphonse da Silva, rassure quant aux dispositions prises pour que les compositions se déroulent dans des conditions optimales. Il invite par ailleurs les candidats au sérieux et à la sérénité.
La Nation : Où en est-on avec les préparatifs du Baccalauréat 2019?
Nous en sommes aux derniers préparatifs. Nous nous apprêtons déjà pour l’organisation des épreuves pratiques prévues pour le vendredi 31 mai. Comme inscrit dans le calendrier du Bac, c’est d’abord les épreuves techniques pour les séries F1, F2, F3, F4, G1…, ensuite les 19, 20, 21 et 22 juin, ce sont les compositions du Bac pour les autres séries. Donc, ça commence le mercredi et ça finit le samedi. Puis il y aura la session de remplacement. Donc, à l’heure actuelle, tout est globalement prêt. Il ne reste que quelques réglages et c’est ce à quoi je m’attelle.
Combien de candidats composeront cette année et dans combien de centres ?
Le nombre de candidats cette année par rapport à l’année dernière est légèrement en baisse. Nous avons cette année 100.017 candidats. Ce n’est pas une diminution négative, c’est une diminution qualitative parce que les candidats ont été informés que ceux qui vont à l’examen sont ceux qui se préparent, ceux qui ont les connaissances requises. On ne vient pas en pèlerinage au Bac et les parents aussi en ont pris conscience… Alors, ceux qui ne sont pas prêts se préparent pour l’année prochaine. C’est ce qui explique cette diminution. Cela implique aussi la diminution des centres d’examens. Il y a six centres qui ont été fermés. C’est vrai qu’il y a aussi des centres que nous avons dû ouvrir dans des zones à forte population comme Akpro-Missérété, Athiémè. C’est pour que les candidats ne parcourent pas de longues distances avant d’aller dans leurs centres.
L’Office du Bac nous a habitués à des innovations chaque année. Quelles sont les nouveautés dans l’organisation du Bac 2019 ?
Innovation, c’est un grand mot ! Je parlerai plutôt de réglages… Vous savez que nous sommes à l’heure de la dématérialisation des relations entre les hommes et les institutions, et cela est prôné d’ailleurs par le gouvernement et dans l’espace Uémoa. Allant dans ce sens, l’Office du baccalauréat a décidé désormais que les candidats peuvent avoir leurs convocations en ligne. Les convocations sont tirées sur le serveur auquel les chefs d’établissements ont accès. Depuis lundi 13 mai que ça a commencé, je peux vous dire que des dizaines de milliers de convocations ont déjà été tirées en ligne. Il y a certes, quelques rectificatifs à faire pour ce qui est de la clarté, et nous aidons les chefs d’établissements privés comme publics à y remédier. C’est donc devenu une réalité, nous avons adopté une nouvelle approche pour dématérialiser les relations entre les usagers et l’office. En ce qui concerne les candidats libres, nous continuons toujours de le leur donner directement parce qu’ils ne sont peut-être pas encore bien prêts à les recevoir en ligne.
Par ailleurs, depuis l’année dernière, nous avons commencé à payer les acteurs, c’est-à-dire les surveillants, les correcteurs, les secrétaires… de façon dématérialisée notamment par les banques. Nous poursuivrons ainsi.
Vous devriez savoir aussi que dans l’espace Uémoa, des réformes sont entreprises et l’Office du Bac ne reste pas en marge. Ainsi, nous avons convenu d’améliorer effectivement le niveau des candidats et d’ici l’an 2024, il y aura un Bac unique. Cette année déjà, nous avons organisé un Bac blanc Uémoa et ça a bien réussi. Nous avons rendu compte au président de l’Uémoa, aux chefs d’Etat qui ont décidé de cette réforme. Donc, voilà quelques actions que nous avons eu à entreprendre. Nous améliorons aussi la qualité des correcteurs pour que les copies soient corrigées à bon escient ; des surveillants ; des salles de classe de sorte que nous ayons des salles adéquates avec des points d’eau, avec une bonne aération et puis des toilettes saines pour les candidats.
Des précautions ont certainement été prises pour garantir l’ordre et la sécurité à tout point de vue !
Tout à fait ! La sécurité commence déjà par les épreuves du Baccalauréat, le convoiement des épreuves dans les cantines. Les cantines sont envoyées dans les centres de composition avec les véhicules de l’armée nationale avec qui nous avons une très bonne relation de coopération. C’est pour garantir effectivement la sécurité.
Nous avons aussi fait en sorte que les correcteurs soient désormais désignés après une sélection au niveau national, puis au niveau central. C’est pour que les correcteurs qui corrigent les épreuves du Bac soient ceux-là qui connaissent réellement les matières pour donner le Baccalauréat à ceux qui le méritent et sanctionner ceux qui ne le méritent pas et qui n’ont pas encore le niveau. Donc voilà quelques précautions en termes de sécurité. Il y a aussi la présence des forces de l’ordre dans les centres d’examen parce que c’est la formation de l’élite du Bénin de demain.
Il est donc certain qu’il n’y aura ni fuite d’épreuves, ni imposture ?
Depuis longtemps, on ne parle plus de fuite, le système est assez verrouillé. Je suis actuellement en train de travailler sur les épreuves de la pratique, et toutes les épreuves sont codées. Lorsque vous voyez même une épreuve, vous ne pouvez pas l’identifier. C’est une forme de verrouillage pour effectivement empêcher les problèmes de fuite. Evidemment, dans les centres d’examens, nous luttons contre la fraude et nous avons une stratégie pour traquer les fraudeurs. Il y avait des gens qui viennent composer à la place d’autres. Depuis quelques années, ce n’est plus facile et nous avons fait en sorte que les mesures soient corsées pour que le candidat qui réussit à son Bac soit vraiment le candidat qui a composé.
Pas de grève, cette année. Les cours se sont déroulés sans anicroche. Les candidats auront-ils droit à des épreuves abordables ?
De toute façon, les épreuves qui sont données au baccalauréat sont des épreuves qui sont en adéquation avec le niveau d’apprentissage des candidats. Ce sont leurs professeurs qui proposent cela. Il y a des commissions qui travaillent pendant six semaines ici à l’Office du Baccalauréat pour produire les épreuves, les corriger et tout cela se fait dans la confidentialité. Donc, ce sont des épreuves qui obéissent au degré d’apprentissage. Comme nous avons une année assez apaisée, les épreuves que les candidats auront sont certainement des épreuves qu’ils ont déjà eues sous une autre forme.
Quel message le Dob a-t-il à l'endroit des candidats ?
Oui, un mot à l’endroit des candidats qui sont nos enfants, peut-être nos frères, vos petits frères. Le baccalauréat est un sésame très important qu’il faut préparer pendant toute l’année. Cela suppose qu’il faut laisser de côté les jeux, faire les TD avec les professeurs, ne pas s’empiffrer d’autres choses et laisser ce qu’on appelle WhatsApp…, parce que le Bac est très important. Il faut une salubrité intellectuelle pour affronter le Bac. Donc, je voudrais aussi parler aux parents. Ce n’est pas le moment de surcharger les enfants, de les envoyer faire du commerce…Non, laissez les enfants préparer leurs examens parce que c’est eux qui vont s’occuper de vous après! Donc, il faut un certain effort de salubrité aux niveaux intellectuel et comportemental.
Education 24 mai 2019

Tout est fin prêt dans les départements du Zou et des Collines pour que les candidats au Bepc démarrent les compositions, lundi 27 mai prochain. Sur le terrain, les responsables des centres procèdent aux derniers réglages.
Ils sont 17.500 candidats à composer la semaine prochaine pour l’examen du Brevet d'études du premier cycle dans le département du Zou. En effet, pour cet examen deux cent cinq mille sept cent trente-trois (205.733) candidats vont plancher sur le plan national cette année. Au niveau du département du Zou, les dix-sept mille cinq cents (17.500) candidats composent dans vingt-trois (23) centres retenus contre 22 centres l’année dernière dans les neuf communes du Zou. Cette année 2019, la nouveauté porte sur la création d'un centre à Domè dans Zogbodomey, qui accueillera les candidats de Koussoukpa, Kpokissa et de Domè.
Selon le chef du service des Examens et Concours de la direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Fidèle Vahimè, « les années antérieures, ces candidats arrivaient à composer difficilement au Ceg 1 de Cana. Cette année, avec le concours des autorités politico-administratives, on a pu créer ce nouveau centre », a-t-il précisé.
A l'endroit des candidats, Fidèle Vahimè n'a pas manqué d'adresser un message en cette veille du déroulement dudit examen. Il les appelle surtout à éviter les jeux brutaux, et à apprêter à temps les outils nécessaires pour la composition, sans oublier l'imperméable, étant donné que c’est la période des pluies. Les révisions jusqu'à des heures indues ne seraient pas bien pour les candidats. Le responsable départemental des Examens et Concours invite également les parents à veiller sur les candidats et à être attentifs à leurs besoins durant les trois jours de composition.
A la direction départementale de l’Enseignement secondaire située à Abomey, on met les bouchées doubles afin que tout le matériel nécessaire parvienne aux centres d’examen et soit réparti dans les centres de composition. Les numéros de table seront inscrits dans les salles d’examen dès le samedi et les centres ne seront accessibles aux candidats que le lundi matin.
Quant aux enseignants retenus dans le cadre de l’organisation de cet examen, ils pourront consulter, dès ce week-end, leurs noms affichés sur les murs de la direction départementale pour savoir quel rôle leur est attribué et dans quel centre ils sont commis au cours de cet examen.

Convoquées par communiqué de la Haute juridiction en date du 19 mai dernier, les parties prenantes aux recours formulés suite aux élections législatives du 28 avril dernier, se sont effectivement présentées hier mercredi 22 mai à l’audience publique prévue à cet effet. Après les avoir écoutées, la Cour a fait connaître les appréciations des conseillers rapporteurs avant de renvoyer le délibéré pour ce jour.
L’affaire est instruite, les débats sont faits, la décision de la Haute juridiction sur les recours électoraux est attendue pour ce jour. La Cour, dans le secret de son délibéré, dira si le Bloc républicain a effectivement été lésé dans le décompte des voix et la répartition des sièges. Une décision qui mettra définitivement fin au processus électoral. Hier, requis, requérants et toutes les personnes convoquées ont livré leur part de vérité et fait leurs observations. Outre les membres des postes de vote et les députés dont les sièges sont contestés, l’on a pu remarquer la présence du ministre Jean Claude Dona Houssou, Benoît Assouan
Dègla… Si les débats ont permis de noter quelques irrégularités, les tendances quant à la délibération de la Cour restent mitigées.
C’est avec le recours de Benoit Assouan Dègla et ceux concernant la 10e circonscription électorale que la Haute juridiction a ouvert le bal. Face à la Cour, les membres du poste de vote n°1 ont reconnu la fiche de dépouillement produite et attesté de la fiabilité de leur travail. Cette fiche fait état de ce que 456 citoyens sont inscrits dans ce poste de vote où il y a eu 43 votants avec 38 suffrages exprimés notamment 15 voix pour l’Union progressiste et 23 voix pour le Bloc républicain. C’est ce que feront, à tour de rôle, les membres de tous les autres postes de vote de ce centre de vote et d’autres centres de vote de la 10e circonscription électorale (Ouèssè, Glazoué, Savè). A en croire les membres de postes de vote, les décomptes ont bien été effectués devant la population et sur place.On note néanmoins des erreurs dans les décomptes, des erreurs flagrantes de calcul que la Cour, dans son rôle régulateur, a rectifiées. L’autre sujet qui éveille l’attention, c’est le convoiement des cantines qui, selon les représentants du Bloc républicain, s’est fait dans des conditions qui ne garantissent pas la fiabilité des résultats. A la barre, le coordonnateur de l’arrondissement de Ofè fait savoir que c’est sur instruction du point focal de la Céna, que les cantines ont été transportées après dépouillement, au commissariat d’arrondissement. Le représentant de la Céna déclare que les cantines ont été convoyées à la Céna par la Police républicaine. Mais Benoît Dègla révèle que c’est plutôt la Céna qui a donné mission à deux officiers sapeurs-pompiers pour le convoiement des cantines. Des déclarations que le représentant de la Céna va réfuter. Ecoutant les uns et les autres, la Cour a certainement pu se former une intime conviction qu’elle traduira dans sa décision attendue pour ce jour.
Procédure publique et contradictoire
L’examen des recours, aussi bien à la mise en état qu’à l’instruction, a été fait dans la plus grande transparence. « Les débats seront publics et contradictoires. Il vous appartient de vous doter des outils nécessaires dans un Etat démocratique pour convaincre la Cour. Il n'appartient pas à la Cour de vous convaincre. Il vous appartient de convaincre la Cour en cas de contestation », le président de la Cour constitutionnelle l’avait martelé lors de sa rencontre avec l'opposition le 23 janvier dernier et il en a été ainsi. Déjà à l’audience de mise en état qui avait eu lieu vendredi 17 mai dernier, les requérants et les requis avaient défendu leurs prétentions et observations. L’audience d’hier a porté sur l’instruction des recours électoraux par la Cour constitutionnelle, juridiction compétente pour connaître du contentieux électoral relatif aux législatives.
Rappelons que 28 recours ont été enregistrés. Ces recours concernent, entre autres, l'invalidation des résultats du scrutin dans certains postes de vote, le recomptage et l'annulation des voix, la contestation de l'élection de certains députés, l'invalidation de sièges de certains députés. Les sièges de plus d’une dizaine de députés sont contestés. Il s'agit de Marcellin Aka Worou, Dominique Atchawé,
Wallis Zoumarou, Bida Y. Abdouramani, Boniface Yèhouétomè, Natonde Aké, Nestor Noutai, Badiarou Aguemon, Comlan Patrice Nobime, David C. Biokou, Salifou Issa, Alassane Seidou, des députés élus du parti Bloc républicain dans la 5e Circonscription électorale, des députés élus du parti Union progressiste dans la 20e Circonscription électorale et des députés élus du parti Union progressiste dans la 9e Circonscription électorale.

Une délégation de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) conduite par sa présidente par intérim, Zakiath Latoundji, a été reçue, le mardi 21 mai dernier, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Avec Adam Boni Tessi, il était question du financement de l’organisation de l’élection des représentants des professionnels des médias devant siéger prochainement à la Haac.
A la tête d’une délégation de plusieurs membres, la présidente par intérim de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Zakiath Latoundji, était au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), ce mardi 21 mai. La question du financement de l’élection des représentants des professionnels des médias devant siéger au sein de la prochaine mandature de la Haac était le principal sujet à l’ordre du jour. Là-dessus, il n’y a absolument rien à mettre sous la dent. Du moins, pour l’instant. « Nous avons échangé avec le président de la Haac pour voir dans quelle mesure l’institution peut nous accompagner, quelles sont les possibilités de financement (nécessaire) qui s’offrent à la commission en charge de l’organisation de ces élections (Cea-Haac). Parce que cette commission doit pouvoir travailler pour l’organisation des élections au sein des professionnels des médias qui devront désigner leurs représentants qui vont siéger à la Haac », indique la présidente par intérim de l’Upmb. Zakiath Latoundji ajoute que la problématique de la délivrance de la carte de presse a été également évoquée au cours de l’audience. Des pistes de solutions sont en études pour surmonter toutes ces difficultés énumérées, à en croire la délégation de l’Umpb. De toute façon, la présidente par intérim et son équipe croisent les doigts puisque le président de la Haac s’est dit « ouvert et disposé à collaborer » avec eux. « Nous continuons les réflexions et nous gardons espoir que d’ici à là nous aurons gain de cause pour que tout se passe comme cela se doit », conclut Zakiath Latoundji.
Il est à noter qu’au début de la séance,le bureau intérimaire de l’Union a présenté ses civilités et la nouvelle configuration de l’équipe à Adam Boni Tessi et à ses pairs. «Cela était important parce que la Haac est une institution partenaire. C’était vraiment important de venir présenter nos civilités et présenter les membres de l’équipe intérimaire au président de la Haac… », confie Zakiath Latoundji à sa sortie d’audience. Le bureau intérimaire de l’Upmb a été installé après la démission de l’ancien président, Franck Kpochémé. Celui-ci a annoncé sa candidature au poste de conseiller à la Haac.