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Au cours du Conseil des ministres tenu ce mercredi 22 mai, le gouvernement a adopté un projet de décret portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des feuilles de tôles ondulées galvanisées, en République du Bénin, avec un moratoire de 12 mois pour épuiser les stocks disponibles. Cette décision vise surtout la préservation de la santé des populations.
Le gouvernement s’aligne sur les observations des spécialistes, selon qui, les tôles galvanisées non laquées utilisées pour la toiture des habitations, en reflétant les rayons solaires, causent de réelles nuisances aux yeux. « A première vue, ces tôles semblent coûter moins cher à l’achat. Or, en réalité, elles reviennent bien plus cher quand on intègre leur entretien et surtout leur renouvellement qui intervient souvent plus vite que celui des tôles teintées ou peintes à la fabrication », indique le compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 22 mai lu par le ministre en charge du Tourisme, Oswald Homeky. « Pour toutes ces raisons, et particulièrement en vue de préserver durablement les populations des risques sanitaires, le Conseil des ministres a décidé d’interdire sur le sol béninois, la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des tôles en cause», poursuit le communiqué. Le gouvernement a donc adopté un projet de décret portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation des feuilles de tôles ondulées galvanisées au Bénin. Aux termes dudit décret, les producteurs et distributeurs exerçant sur le territoire national disposent d’un délai de douze mois pour la commercialisation de leurs stocks.
Le gouvernement estime par ailleurs que les tôles teintées ou peintes à la fabrication, en dehors des avantages évidents pour la santé, contribuent à l’attractivité et à l’esthétique de l’habitat. Cette décision prise en Conseil des ministres prouve que l’Exécutif est dans la logique de faire de lourds investissements pour la modernisation du pays en vue de le rendre plus attractif. Il faut y voir aussi des exigences esthétiques. Sauf que le principal gain qui résulte d’une telle décision, c’est la préservation de la santé oculaire des populations. Dépenser moins dans l’habitat et en mettre un paquet pour la santé, surtout pour sauver sa vue ne semble pas être une bonne option pour le gouvernement qui, dès à présent, a décidé de réglementer autrement les choses.

Un atelier de renforcement des capacités sur le concept des Indications géographiques et le processus de sa mise en œuvre a été animé par des spécialistes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) au profit des membres du Comité national de mise en place des indications géographiques (Conamp-IG) et des représentants des acteurs des filières ananas, Gari Sohoui et huile du 15 au 17 mai 2019 à l’Infosec de Cotonou.
Les notions et procédures nécessaires à l’élaboration de cahier des charges en vue de l’enregistrement de l’indication géographique de l’ananas pain de sucre du Bénin ont été principalement abordées. A l’issue du séminaire, organisé dans le cadre du projet de la FAO, TCP/BEN/3602 «Amélioration de la productivité, de la compétitivité et développement d'une indication géographique de l’ananas pain de sucre du Bénin», les experts de la FAO ont fait une synthèse des travaux sur l’IG ananas pain de sucre et présenté les outils de traçabilité aux acteurs de la filière ananas à Allada, le 18 mai 2019.
Axée essentiellement sur les préalables à l’enregistrement d’une indication géographique, les mécanismes de mise en place d’une indication géographique ainsi que son suivi, la session de formation a été animée par la responsable du Programme des Indications géographiques à la FAO, Mme Sibylle Slattery, les consultants internationaux de la FAO sur les IG, Monique Bagal et Olivier Renard, et le responsable du Programme des Indications géographiques à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), Michel Gonomy. Elle a notamment permis d’outiller les membres du Comité national de mise en place des indications géographiques
(CONAMPIG) pour la maîtrise de l’examen des demandes des organisations interprofessionnelles visant l’enregistrement d’une indication géographique ainsi que la démarche pour l’attribution de ce système de propriété intellectuelle qui apporte de la valeur ajoutée aux produits spécifiques tout en valorisant le patrimoine naturel et culturel de leurs lieux d’origine.
Le pain de sucre, variété représentant 75% de la production nationale d’ananas du Bénin et dont la demande est sans cesse croissante sur le marché national, sous-régional et international en raison de la réputation de sa qualité, est au centre d’une telle démarche pour la mise en place d’une indication géographique, dans le cadre du projet TCP/BEN/3602 «Amélioration de la Productivité, de la Compétitivité et Développement d'une Indication Géographique de l’Ananas Pain de sucre du Bénin». «Ce projet appuie les initiatives du gouvernement visant à faire de la filière ananas un levier de développement. Le développement d’une indication géographique de l’ananas pain de sucre apportera une véritable impulsion au développement local du plateau
d’Allada où est produite cette variété d’ananas à 97%», a souligné la Secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mme Françoise Komlan Assogba, dans son discours d’ouverture du séminaire de formation. «C’est pour cela qu’il est impérieux de renforcer les capacités des membres du Comité national des IG, en vue d’un meilleur aboutissement de leur mission de promotion des IG car lorsque le processus est bien conduit, les IG apportent de la valeur ajoutée à des produits traditionnels, bénéficiant ainsi aux petits producteurs qui assurent l’essentiel de la production agricole au Bénin», a-t-elle renchéri. Pour la responsable du Programme des Indications géographiques à la FAO, Mme Sibylle Slattery, «ce projet dépasse la simple mise en œuvre d’une IG. Il porte sur le développement de la chaîne de valeur de l’ananas pain de sucre avec notamment l’installation d’une unité de production des rejets de qualité et le renforcement de capacités techniques des acteurs de la filière». En effet, grâce au projet TCP/BEN/3602 piloté par le ministère en charge de l’Agriculture à travers l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB), une unité de production de base de rejets sains d’ananas pain de sucre est installée dans l’enceinte du Centre de recherche agricole Sud (CRA-Sud) à Niaouli, à soixante-dix kilomètres de Cotonou. A terme, un noyau de producteurs semenciers sera formé sur les techniques de multiplication des rejets certifiés d’ananas pain de sucre qui serviront de matériel de plantation aux producteurs. «Le Bénin est un des pays de l’Afrique de l’Ouest les plus en avance sur la question des IG. Les IG figurent comme priorité dans le cadre du programme stratégique gouvernemental. Un Comité national pour la mise en place des indications géographiques au Bénin est créé depuis 2012, alors qu’à l’heure actuelle, parmi les pays membres de l’OAPI, seulement la moitié a créé son comité national IG», a fait observer Mme Slattery.
En plus de l’appui technique et financier de la FAO à travers le projet TCP/BEN/3602, le processus visant la mise en place d’une indication géographique pour l’ananas pain de sucre du Bénin sera accompagné par le Programme d’appui à la mise en place des indications géographiques dans des Etats africains (PAMPIG) que met en œuvre l’OAPI. Ce programme a retenu dans sa deuxième phase d’enregistrer une IG pour sept produits en Afrique dont trois au Bénin (ananas pain de sucre d’Allada, gari Sohoui de Savalou et huile d’arachide Agonlimi d’Agonlin). «Les acteurs agricoles au Bénin peuvent être maintenant rassurés qu’avant la fin de la deuxième phase du PAMPIG prévue pour 2021, la feuille de route pour la mise en place de l’indication géographique de l’ananas pain de sucre sera concrétisée et les acteurs clés de la filière responsabilisés pour son suivi», a indiqué le responsable du Programme des Indications géographiques à l’OAPI, Michel Gonomy.
Source : FAO
Société 23 mai 2019

Le 54e Conseil d’administration des gouverneurs de la Banque africaine de développement (Bad) et la 45e Assemblée annuelle du Fonds africain de développement se tiendront au centre de conférence de Sipopo du 11 au 14 juin prochain à Malabo, en Guinée équatoriale. Cette annonce a été faite par le représentant résident de la Bad au Bénin, John E. C. Andrianarisata, lundi dernier, à Cotonou, au cours d’une séance d’échanges avec la presse.
« L’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique », c’est le thème des Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement qui se déroulent du 11 au 14 juin prochain à Malabo en Guinée équatoriale. Un thème qui constitue l’un des cinq domaines d’intervention prioritaires de l’institution panafricaine de développement.
Principal bailleur de fonds du continent africain en matière d’infrastructures, la Banque africaine de développement, selon son représentant au Bénin John E. C. Andrianarisata, se concentre sur la connectivité régionale, en investissant dans les infrastructures telles que les routes, les lignes de transmission électrique, les pipelines et les réseaux de télécommunication. Elle s’investit également à élaborer et appliquer les politiques cohérentes pour une ouverture des frontières.
Pour John E. C. Andrianarisata, les Assemblées, qui réunissent quelque 3000 délégués et participants sont l’événement le plus important de l’année pour la banque. Elles représentent un forum de dialogue unique sur les questions clés du développement en Afrique pour les gouvernements, les entreprises, la Société civile, les universitaires et les médias du monde entier.
Les Assemblées annuelles 2019 donneront lieu à un dialogue de haut niveau entre présidents sur le renforcement de l’intégration économique en Afrique. Au programme également, le rapport de référence de la banque,
« Les perspectives économiques pour l’Afrique 2019 », publié en janvier dernier, fera l’objet d’une présentation.
Le représentant résident du groupe de la Bad au Bénin estime que les gouvernements africains et les communautés économiques régionales doivent coopérer afin de faciliter le transfert transfrontalier des biens, des services, des personnes, de l’argent et du savoir. L’Afrique, rappelle-t-il, a un produit intérieur brut (Pib) de plus de 3 400 milliards de dollars avec un milliard d’habitants. Un tel marché pourrait, selon lui, créer d’énormes opportunités pour les producteurs et les consommateurs du continent.
En effet, selon l’indice d’ouverture des visas de la Bad en 2018, seulement 25% des pays du continent n’exigent pas des Africains un visa pour voyager contre 22% en 2017 et 20% en 2016. Tandis que 51% des pays africains continuent d’imposer un visa aux ressortissants africains contre 54% en 2017 et 55% en 2016. En la matière, John E. C. Andrianarisata reconnait que le Bénin a connu une grande avancée sur le plan continental. Car, c’est le seul pays qui, en Afrique aujourd’hui, a supprimé le visa d’entrée sur son territoire à tout ressortissant africain.

Encadrés par des volontaires et des chercheurs volontaires de l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et ses partenaires, les cinq Clubs Jeunes du Bénin, composés des collégiens et lycéens, ont restitué les résultats de leurs travaux à leurs pairs et au public qui ont effectué le déplacement de l’Institut français de Cotonou, ce mardi 21 mai. A cette occasion, le représentant de l’Ird, Florent Engelmann, a réitéré sa détermination à promouvoir les Clubs Jeunes au Bénin en vue de l’atteinte des Objectifs de développement durable.
Venus des collèges et lycées de Cotonou, les Clubs Jeunes du Bénin ont présenté les résultats des études expérimentales dans leurs environnements proches sur des thématiques liées aux Objectifs de développement durable, ce mardi 21 mai à l’Institut français de Cotonou. Rita Saudégbé, chargé de communication de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), a rappelé le bien-fondé de l’éducation qui, selon elle, est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. A l’en croire, c’est dans cette logique que l’Ird et ses partenaires comptent sur les jeunes collégiens et lycéens pour relever le défi majeur du monde que constitue l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). « C’est donc à juste titre que l’Ird et ses partenaires s’investissent pour éduquer, engager les jeunes à induire un changement de comportement dans leur communauté à travers les Clubs Jeunes », a-t-elle précisé.
Selon elle, disséminés un peu partout dans le monde, les Clubs Jeunes sont des collégiens et lycéens encadrés par leurs enseignants, des volontaires et des chercheurs volontaires de l’Ird ainsi que des chercheurs partenaires de l’Ird et qui, au terme de six mois, partagent leurs résultats avec d’autres jeunes et le public. Elle a exhorté les autorités à divers niveaux à soutenir les apprenants de ces Clubs Jeunes en mettant à leur disposition les outils nécessaires comme le fait l’Ird.
C’est alors que les cinq Clubs Jeunes du Bénin sont passés l’un après l’autre pour exposer leurs thématiques à l’assistance. Le club « Les Jeunes Chercheurs » du Lycée Montaigne a fait une présentation sur différentes thématiques dont la qualité de l’eau et la jacinthe d’eau à Ganvié tandis que les élèves des Collèges d’enseignement général de Dantokpa, Pahou, Le Lac et Les Pylônes ont exposé sur l’hépatite B, la maladie hémorragique à virus Lassa et les Odd 9 et 11.
Selon le Représentant de l’Ird Florent Engelmann, l’objectif que poursuit son institut à travers ces Clubs Jeunes, est de créer un réseau international de clubs de jeunes scientifiques et éco-citoyens pour l’atteinte des Odd. Pour lui, c’est agréable de voir les jeunes exposer sur des thématiques liées aux Odd devant leurs camarades et devant un public venus d’horizons divers. Il prend l’engagement de continuer à promouvoir cette initiative dans d’autres collèges du Bénin. « Je vais faire le maximum d’efforts pour trouver les moyens nécessaires afin que l’initiative soit réitérée dans d’autres établissements d’enseignement », a-t-il conclu.

Politique ayant, semble-t-il, changé de fusil d’épaule, le Pr Andoche Amégnissè préside désormais l’Association Eau et Electricité pour Tous (Eeet) qui œuvre, des idées novatrices en appui, pour l’atteinte d’un objectif de développement durable, à savoir l’eau potable pour tous, concourant au bien-être des populations, notamment les plus pauvres. Dans la présente interview, il passe en revue les résultats des politiques menées par les gouvernements successifs dans les secteurs Eau et Electricité, et détaille les perspectives y relatives.
La Nation : Professeur, certains Béninois vous connaissent, mais d’autres pas, et ils aimeraient savoir qui vous êtes.
Andoche Amégnissè : On m’appelle Amégnissè Andoche Célestin Fortuné. Je suis né à Porto-Novo le 24 septembre 1959. Je suis professeur des Universités, spécialiste de l’épistémologie (Philosophie des sciences) et de l’anthropologie (Science humaine qui s’occupe de la dimension sociale de l’homme) ; mais je n’ai jamais enseigné chez nous au Bénin. J’ai fait toute ma carrière à l’extérieur. En Côte d’Ivoire, au Gabon, en France et je l’ai terminée au Togo.
Et qu’est-ce qui vous a amené à créer l’association Eau et Electricité pour tous que vous présidez actuellement ?
Il s’agit d’une organisation citoyenne totalement apolitique. Et il serait bon ici d’expliquer ce que apolitique veut dire. Etre apolitique signifie qu’on s’en fout de la tête de celui qui est au pouvoir. Que ce soit Paul, Pierre ou Jean qui gouverne le pays, ce n’est pas cela qui intéresse ceux qui sont apolitiques. Ce qui nous intéresse, c’est ce que le pouvoir en place fait pour régler les problèmes du pays ; comment il le fait ; et si les populations sont satisfaites ou pas.Quand nous constatons qu’un pouvoir en place fait bien, nous l’encourageons et nous collaborons. Quand nous constatons qu’il fait mal, nous le dénonçons et nous le combattons.
Dans les secteurs de l’eau et de l’électricité, pensez-vous que le pouvoir en place fait bien ?
De notre point de vue et selon nos observations, nous constatons que la gouvernance du président Patrice Talon s’efforce de corriger quarante ans de mauvaise gestion des secteurs de l’eau et de l’électricité par les gouvernants passés.
De l’indépendance en 1960 jusque vers la fin des années 70, la République du Dahomey de l’époque, bien qu’elle eût des problèmes d’instabilité politique, avait une gouvernance économique parmi les plus saines en Afrique. La mauvaise gouvernance économique a commencé sous le Gouvernement militaire révolutionnaire (Gmr) arrivé au pouvoir en 1972 et qui est devenu Parti de la Révolution populaire du Bénin (Prpb) après avoir transformé la République du Dahomey en République populaire du Bénin. Ce régime faussement révolutionnaire a instauré une dictature qui a certes apporté la stabilité politique, mais a ouvert la voie au pillage de l’économie nationale par des citoyens incompétents et malhonnêtes. C’est à partir de ce régime faussement révolutionnaire que le package énergétique de notre pays a commencé à être détourné pour servir des privilèges et avantages octroyés aux cadres politiques et aux technocrates malhonnêtes. Dès lors, l’électricité est devenue plus chère pour les consommateurs ordinaires pendant que les administrations publiques gaspillaient l’énergie et les cadres et autres fonctionnaires abusaient des gratuités pour se livrer à du commerce sur le dos de l’Etat. C’est aussi de cette époque que date la cherté de l’eau. Car, pendant que l’électricité devient chère, la production de l’eau potable et son transport coûtent encore plus cher et l’eau potable augmente inévitablement de prix.Voilà la vérité.
Pourtant, le Bénin a évolué depuis les années dont vous parlez. Il y a eu la Conférence nationale de février 90 et depuis, plusieurs présidents de la République se sont succédé à la tête de l’Etat. Ne pensez-vous pas qu’ils auraient pu corriger cette mauvaise gestion ?
Non seulement ils auraient pu, mais personnellement je pense qu’ils auraient dû, et ils ne l’ont pas fait. Ils n’ont pas pris en leur temps les décisions qu’il fallait. Ni le président Nicéphore Soglo qui a préféré fermer les yeux sur cette triste réalité ; ni le général Mathieu Kérékou qui hélas, avait ramené dans son sillage certains auteurs de la gabegie faussement révolutionnaire; et encore moins le Docteur Yayi Boni plus préoccupé de populisme.
En quoi, selon vous, chacun de ces gouvernants a-t-il failli dans sa gestion de l’eau et de l’électricité ?
Commençons d’abord par la gestion du package énergétique (l’électricité) avant d’en arriver à l’eau potable. Lorsque Nicéphore Soglo était devenu premier ministre à l’issue de la Conférence nationale, la situation énergétique du Bénin était déjà catastrophique comme toute notre économie était d’ailleurs sinistrée. Dans le secteur de l’énergie comme dans les autres secteurs, Soglo s’est préoccupé de payer les dettes accumulées par le régime Gmr-Prpb, sans se préoccuper vraiment des causes profondes de mauvaise gouvernance qui ont engendré ces dettes. Or dans les administrations publiques, c’étaient les mêmes cadres de l’époque Gmr-Prpb qui étaient encore en place. Et ces cadres n’avaient changé ni de mentalité, ni leurs méthodes. Les mêmes causes engendrant les mêmes effets, ces mauvais cadres ont continué de mal gérer en faisant semblant d’être moins laxistes. Ainsi, Soglo a payé les anciennes dettes, mais de nouvelles dettes se sont hélas accumulées.
Prenons l’exemple des quotas de gratuités octroyés aux agents de la Sbee, à tous les hauts dirigeants ou cadres des institutions et administrations ainsi que les factures impayées des services publics dans les communes, les départements et au niveau national. Cela pèse extrêmement lourd sur les finances de la Sbee. Quelle entreprise peut survivre si après avoir dépensé cent francs pour constituer son stock destiné à la vente, elle est obligée de distribuer gratuitement trente francs de ce stock et si sur les soixante-dix francs de stock vendu, il y a encore trente francs de factures impayées non récupérables puisque ce sont des impayés venant des services de l’Etat ?
Voilà la situation. Et c’est le président Nicéphore Soglo qui devait mettre fin à cette situation invivable depuis 1990 qu’il était Premier ministre. Mais le président Soglo ne s’en était pas préoccupé.
Et après le président Soglo ?
Après lui, le général Mathieu Kérékou est revenu au pouvoir en 1996. Le général n’avait que deux préoccupations.Payer régulièrement les salaires. Car c’est le non-paiement des salaires qui avait engendré sa chute et celle du Grm-Prpb.
Ah bon ?
Ah oui ! Tant qu’une dictature parvient à payer régulièrement les salaires des fonctionnaires, cette dictature est obéie par la majorité des fonctionnaires et on ne peut pas facilement la faire tomber.
Et quelle était la seconde préoccupation du général ?
Le général avait compris que si le président Soglo n’avait pas obtenu un second mandat, c’est parce qu’il s’était mis à dos la grande majorité de la classe politique. Aucun régime (dictature ou démocratie) ne survit longtemps s’il se met à dos la grande majorité de sa classe politique. Qu’importe, que ce régime fasse de bonnes choses ou pas, il ne peut survivre qu’en s’alliant ou en s’aliénant la majorité de sa classe politique.
Le général l’avait compris. Alors, il était plus préoccupé de donner à manger au maximum de partenaires politiques que d’exercer une bonne gouvernance économique. Ainsi, le général avait réussi à faire ses deux mandats. Hélas, les problèmes économiques que le président Soglo n’avait pas réglés avant de partir se sont empirés pendant les dix ans de Kérékou 2. Et la gestion de notre package énergétique s’est davantage dégradée.
Quid du président Yayi Boni ?
Le docteur Yayi Boni avait commencé par nous servir des gouvernements de docteurs. Hélas, on peut être docteur en étant « doctus cum libro», c’est-à-dire Savant rien qu’avec le livre. On peut également être docteur malhonnête. Or la malhonnêteté intellectuelle empêche d’exercer efficacement la science. Sous les deux mandats du docteur Yayi Boni, tout était fait pour rendre le président populaire, mais on n’a pas fait grand-chose pour assainir la gestion de l’économie, notamment la gouvernance énergétique et encore moins dans le secteur de l’eau.
Au final, on a dépensé des milliards sans parvenir à mettre fin au délestage. Cela était prévisible. Car ce n’est pas seulement en dépensant (ou en gaspillant) de l’argent qu’on règle les problèmes. Pour régler vraiment les problèmes, l’argent doit servir à payer les solutions véritablement efficaces. Sous les gouvernements du Docteur, l’argent détourné dans les nombreux scandales n’aura pas servi au développement.
Et nous voilà arrivé le président Patrice Talon. Et sa gouvernance ?
Notre constat est d’abord celui du consommateur ordinaire. Certes les coupures d’électricité n’ont pas totalement disparu et cela perturbe toujours les ménages et les unités de production. Mais le consommateur honnête avoue que la fréquence des coupures a beaucoup diminué de même que leur durée.
Nous saluons cette prouesse. Mais notre préoccupation par veille citoyenne est de savoir combien cela a déjà couté au contribuable béninois et combien cela continue de lui coûter chaque mois. Notre deuxième préoccupation concerne la gestion du package énergétique de la Sbee et la question des quotas de gratuité et les factures impayées des services d’Etat et administrations publiques. Sur cette deuxième préoccupation, nous sommes convaincus qu’avec un peu plus de détermination dans la volonté politique, le président Patrice Talon peut, s’il le veut, prendre les décisions nécessaires que ses prédécesseurs ont négligées depuis 40 ans.
Venons-en au secteur de l’eau,
Pour le moment, c’est dans le secteur de l’eau que mon Association Eau et Electricité apprécie le mieux les actions concrètes du gouvernement du président Patrice Talon. L’Association Eau et Electricité pour Tous a avec la Soneb un partenariat de référence et d’une très grande efficacité. De plus, avec le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Seidou Adambi, nous travaillons en parfaite symbiose pour la mise en œuvre du paradigme « Accès universel à l’eau potable » décrété par le président Patrice Talon.
De quoi s’agit-il concrètement ?
Il y a encore quelques années, la Soneb perdait beaucoup d’argent à cause des eaux non facturées : tuyaux cassés et d’autres pertes d’eau par écoulement non détecté et non maitrisé. Grâce au partenariat Eeet-Soneb, notre Association permet, ces dernières années, à la Soneb de vite localiser les zones de casse de tuyau et d’intervenir rapidement. Ce qui évite aussi les perturbations en fourniture d’eau aux consommateurs.Mais il y a encore mieux.
Il s’agit de notre projet Soneb-Association Eeet pour ériger des bornes fontaines à Cotonou et dans les autres communes pour permettre aux plus pauvres d’avoir accès à l’eau potable moins chère. Et ce projet connaîtra très bientôt un coup d’accélération grâce à l’appui que le gouvernement du président Patrice Talon a décidé de nous apporter dans sa réalisation.
Expliquez-nous un peu ce projet
Tout le monde n’a pas dans nos zones urbaines et périurbaines, les moyens de s’abonner à la Soneb. D’ailleurs, sur dix consommateurs de l’eau de Soneb, il y a à peine deux qui sont directement abonnés à la Soneb. Plus de quatre-vingt pour cent (80%) des consommateurs de l’eau de Soneb rachètent l’eau auprès d’autres consommateurs ayant les moyens d’avoir un compteur Soneb. Ces 80%, ce sont les citoyens des ménages les plus pauvres de nos villes et zones périurbaines. Et ces plus pauvres rachètent l’eau de Soneb à 50 francs le récipient de 25 litres. Cela fait 2 francs le litre et donc deux mille francs le mètre cube. Or, le tarif social prévu par la Soneb pour les pauvres est 198 francs le mètre cube, soit plus de dix fois moins cher. Constatez vous-même la grande injustice dont les pauvres sont victimes dans les zones urbaines et périurbaines. Dans les zones rurales, c’est encore pire.
Et comment en est-on arrivé à cette situation déplorable ?
C’est la mauvaise gouvernance au sommet de l’Etat depuis environ quarante (40) ans qui est à l’origine de cette situation. Les gens de ma génération peuvent se souvenir que, quand nous étions petits, il y avait dans tous les quartiers de Cotonou des bornes-
fontaines où les familles pauvres pouvaient aller se procurer l’eau potable. Sous le Gmr-Prpb, ces bornes fontaines sont tombées en panne faute d’entretien. Et depuis, aucun gouvernement n’a pensé à les remplacer. Ni sous Soglo, ni sous Kérékou, ni sous Yayi I. Ils sont tous restés aveugles sur cette souffrance des plus pauvres.
Et vous, que proposez-vous ? Ou que faites-vous ?
Mon association a d’abord signalé cette situation déplorable à la Soneb. Ensuite au gouvernement et enfin aux partenaires au développement de notre pays. Les partenaires au développement ont été les premiers à réagir et m’ont demandé de proposer une approche de solution. Cela nous a amené à élaborer le projet des bornes-fontaines en partenariat avec la Soneb et l’Association Eau et Electricité pour rendre l’eau de Soneb moins chère pour les plus pauvres. Ces bornes-fontaines seront gérées par les communautés religieuses (églises, mosquées) qui assureront le paiement régulier des factures à la Soneb, l’entretien des ouvrages et un prix de vente inférieur à un franc le litre. Les communautés religieuses nous ont donné leur accord et leur appui pour la réalisation du projet. Les partenaires et sponsors de notre association nous ont donné des financements pour réaliser les premières bornes fontaines. Alors nous avons à nouveau relancé la Soneb et le gouvernement à travers son ministre de l’Eau. Et nous avons reçu la promesse que le gouvernement du président Patrice Talon va prendre ce projet à bras-le-corps parce qu’il entre totalement dans sa vision de donner « l’accès universel à l’eau potable » dans toutes les localités de la République du Bénin.
Si effectivement nous obtenons l’appui du gouvernement, nous rendons l’eau potable beaucoup moins chère pour les plus pauvres dans toutes les communes où la Soneb est actuellement présente.
Votre association a des initiatives très louables. Quel appel avez-vous en direction des populations ?
A mes compatriotes, je voudrais dire que l’eau et l’électricité n’ont pas de couleur politique. Que l’on soit sympathisants de l’opposition ou de la mouvance présidentielle, nous avons tous besoin d’eau potable pour vivre et d’électricité pour être à l’aise. Voilà pourquoi nous avons besoin du soutien de tous et de l’appui de tout le monde.
Actualités 23 mai 2019

Les sociétaires du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins disposent depuis lundi 20 mai dernier d’une nouvelle carte qui les lie à cette structure en charge de la gestion de leurs droits. Mais bien plus qu’un simple sésame, la nouvelle carte induit une série de transformations dans le milieu culturel béninois avec pour finalité, le bien-être de ses acteurs.
Le Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins (Bubedra), dans sa quête d’améliorer les conditions de l’artiste béninois, a retenu à son profit une série d’actions annoncée depuis quelques mois par le ministre en charge de la Culture. L’ambition de faire de ce secteur un milieu plus structuré passait, selon l’état des lieux du ministre Oswald Homéky et de son équipe, par l’amélioration des redevances, l’assainissement des mécanismes et procédures, la mise en place d’un arsenal juridique et un mécanisme institutionnel efficace en vue de parvenir à une meilleure répartition des droits, gage d’une rémunération juste et équitable… Désormais, c’est chose faite. La série de réformes est arrivée à maturation avec comme acquis majeur, l’institution d’une nouvelle carte de membre. Celle-ci est délivrée aux sociétaires dont la présence physique et l’enregistrement d’une œuvre sont constatés, explique le directeur du Bubedra, Eugène Aballo. Mais avant d’en arriver là, il a fallu passer au scanner la base de données du bureau pour en extirper les artistes fictifs, les doublons et autres sociétaires aux noms inexistants qui perçoivent des dividendes sans le moindre effort.
« Nous sommes venus présenter des réformes que j’avais déjà annoncées. Nous avons procédé à une dématérialisation du système de collecte. Il y avait des personnes qui ne sont pas bénéficiaires des droits, mais qui sont enregistrées dans la base de données. Pour préserver les vrais sociétaires, nous avons décidé d’authentifier tous les sociétaires », explique de son côté, le ministre en charge de la Culture, Oswald Homéky. Il y a un niveau de sécurité plus élevé, avec une carte numérique hautement sécurisée, apprécie-t-il. La nouvelle carte, comparée à l’ancienne, se présente, selon lui, comme une grande avancée, une innovation avec une série de balises qui permettent de s’assurer que tous les détenteurs de la carte en sont les vrais bénéficiaires. Elle annonce donc un nouveau départ dans la gestion et la répartition des droits aux sociétaires du Bubedra et ce n’est pas pour déplaire aux artistes, notamment les premiers bénéficiaires du précieux sésame qui ont reçu, tout souriants, les leurs des mains du ministre.
Alèkpéhanhou, Faty, Pipi
Wobaho, Sessimè, Pd Symph, GG Lapino… peuvent pousser un Ouf de soulagement. Ils font partie des premiers bénéficiaires de cette innovation dont la concrétisation réjouit tout particulièrement le ministre Oswald Homeky.
Nette amélioration !
Le Bubedra connaît depuis plusieurs mois des jours heureux. La capacité de mobilisation des ressources s’est nettement accrue et les chiffres actuels témoignent d’un travail d’orfèvre. « Mon équipe et moi ne dormions pratiquement pas… Nous ne sommes pas venus dire ce que nous avons l’intention de faire, nous sommes venus dire ce que nous avons fait », explique-t-il. Pour ce qui est des chiffres de la structure, ils sont en nette croissance. D’une mobilisation de fonds évaluée à 113.153.542 F Cfa en 2014, elle est passée en 2016 à 141.495.182 F Cfa avant de remonter en 2017 à 147.857.256 F Cfa. Depuis 2018, le Bubedra tutoie les 197.329.275 F Cfa, soit une collecte en augmentation de 35 % en 2018 par rapport à 2017. Autre fait inédit, il est passé de deux à trois répartitions par an avec des dividendes nettement en hausse. « De 35.000 F Cfa de droits, je suis passé à plus de 700.000 F Cfa », témoigne un jeune artiste fortement ovationné. Il n’est d’ailleurs pas le seul. Le président de l’association des managers d’artistes, Eusèbe Dossou, reconnait lui aussi que la part qui lui revient, quasiment inexistante dans un passé récent est devenue régulière et bien consistante. D’avril 2018 à cette date, 345 contrats ont été également signés et 32 cas d’assistance sociale avec des montants plus relevés ont été mis à la disposition de certains artistes.
Culture 22 mai 2019

Pour sa première exposition à l’Institut français de Cotonou, le photographe Louis Oké Agbo a fait fort. Il a présenté une exposition dont la portée artistique et même curative a retenu l’attention. Soigner des troubles psychiques par l’art. C’est la nouvelle dimension que prend le travail de cet artiste dont la renommée va au-delà des frontières béninoises.
« Ces photos dégagent une force incroyable tant par la qualité du cadrage que par la qualité des sujets et par son travail de superposition. Ce sont des photographies qui méritent d’être mises en valeur ». Ce commentaire d’une invitée en pleine visite de la dernière exposition du photographe béninois Louis Oké Agbo à l’Institut français de
Cotonou en dit long sur les performances de ce chasseur d’images pluridimensionnel. «Trois en un», c’est le titre de cette exposition dont le vernissage a eu lieu il y a quelques jours. Si pendant longtemps, Louis Oké Agbo est resté dans des expositions collectives, pour sa première exposition individuelle, mais aussi sa première dans cet institut, il n’a pas fait les choses à moitié. Le ‘’Trois en un’’ qu’il propose est perceptible à bien des égards. Mais c’est la portée du travail, sinon sa vertu curative qui séduit plus d’un. Comment parvenir à apaiser des perturbations psychiques à partir du travail d’un artiste ? Comment des photographies peuvent-elles réduire la violence faite aux enfants ? Peut-on à partir des couvents Vodoun trouver des solutions aux maux qui assaillent l’enfance au Bénin ? Autant d’interrogations auxquelles le photographe apporte des réponses en quelques dizaines de photographies.
La qualité artistique de ses photos se passe de commentaire. Louis Oké Agbo ne s’est pas contenté de capter des émotions. Il a su inclure dans chaque image, une dose d’émotions, d’interrogations et même de solutions aux problèmes sus évoqués. De sorte que le visiteur, à la première lecture, se perd. S’il se laisse emporter par l’imaginaire du visiteur lambda devant une photographie, il ne pourra sans doute pas saisir la profondeur de chacune de ses images majestueusement accrochées. Il lui faut donc une dose supplémentaire de génie pour comprendre que Louis Oké Agbo, plus qu’un photographe, s’est donné des talents de soigneur. Cela se comprend à travers cette exposition qui avait également pour but d’apporter des solutions à deux problèmes majeurs que connaît le Bénin au quotidien. Les souffrances faites aux enfants, puis, le problème des malades mentaux.
Il y est allé avec une expression libre qui impose la même liberté à son exposition. Son message se veut entièrement optimiste. Et comme bien de ses contemporains, il faudra sans aucun doute s’attendre à le voir de plus en plus sur ces chantiers.

Des présidents et membres des instances de régulation des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), par ailleurs juristes experts en régulation des médias et technologies de l’information et de la communication (Tic), ont rendu visite au président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), hier.
Ceci, en marge du séminaire de l’Uemoa sur la vulgarisation des directives portant sur le dépôt légal, l’utilisation de l’image et les droits d’auteurs et droits voisins au sein de l’Union. Ledit séminaire se tient à Cotonou et les présidents des instances de régulation du Niger, du Mali, de la Côte d’Ivoire ainsi qu’un membre de l’instance de régulation du Sénégal, ont souhaité présenter leurs civilités à Adam Boni Tessi. Ils voudraient également partager quelques préoccupations avec lui notamment, sur les travaux de ce séminaire qu’abrite le Bénin sur les droits d’auteurs. La délégation était conduite par Kabir Sani, juriste expert en régulation des médias et Tic de l’Uemoa et président du Conseil supérieur de la communication du Niger. Au sujet des assises de Cotonou, il a signifié au président de la Haac que les échanges ont été fructueux entre les régulateurs et les représentants des délégations des huit pays invités. Kabir Sani n’a pas manqué de témoigner la gratitude de sa délégation à l’endroit des autorités béninoises, notamment celles de la Haac pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé à Cotonou.
Ariel GBAGUIDI (Stag.)

Portes closes sur la première session criminelle du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Comme prévu, 18 dossiers ont été vidés au total. Lors d'un point de presse qu’il a donné, hier mardi 21 mai au Parquet, le procureur de la République près le Tpi de Cotonou, Elon'm Mario Metonou, a fait le point des travaux.
Cinq dossiers de viol, quatre dossiers de vol à main armée, trois dossiers d'assassinat, deux dossiers de coups mortels, deux dossiers de meurtre, un dossier de non dénonciation de crime et un dossier d'avortement suivi de mort ; ainsi se présente la nomenclature des affaires dont a connu le Tribunal de première instance de Cotonou, siégeant pour la toute première fois en matière criminelle. Ces dix-huit dossiers jugés ont fait comparaître plusieurs accusés. « Le Tribunal a jugé effectivement 32 personnes et a prononcé les peines suivantes : deux acquittements, dix-huit condamnations à des peines d’emprisonnement à temps allant de trois à vingt ans, douze condamnations à perpétuité », fait savoir le procureur de la République près le Tpi de Cotonou Elon'm Mario Metonou. Il indique que la tenue des audiences criminelles au Tribunal n’a été rendue possible que grâce à l’évolution du droit pénal intervenue en République du Bénin le 18 mai 2018. Par conséquent, les personnes qui ont été jugées par le Tpi de Cotonou statuant en matière criminelle ont désormais le droit d’interjeter appel des décisions rendues contre elles. « La mise en œuvre de ce double degré de juridiction est un pas important dans le renforcement des droits de la défense », souligne le procureur Mario Metonou. Ainsi s’achève l’acte 1 du Tpi statuant en matière criminelle. Pour procéder à une évaluation de cette première expérience, les magistrats du Tpi de Cotonou se réunissent ce jour mercredi 22 mai en assemblée générale.
Travail d’équipe, travail réussi !
La clôture de la présente session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou a été l’occasion pour le procureur Elon’m Mario Metonou de saluer l’engagement de toutes les parties prenantes. Il le reconnaît sans ambages : « La réussite de la session criminelle qui s’est achevée est le résultat du travail acharné de plusieurs acteurs ». Il citera, en l’occurrence, les magistrats du siège et ceux du parquet pour leur sens de la justice et de l’abnégation, les avocats et notamment le bâtonnier Yvon Détchénou pour les commissions d’office au profit des accusés les plus démunis, le personnel non magistrat et les greffiers pour leur bonne volonté, les officiers de police judiciaire et les experts qui ont travaillé à la mise en état des procédures puis la presse pour sa contribution non seulement à l'information et à l'éducation des concitoyens mais aussi à la prévention du crime. Le procureur n’a pas manqué de remercier, en particulier, le ministre de la Justice et de la Législation pour son engagement. Il profitera de l’occasion pour exprimer l’appel du corps magistrat en faveur de la mise à disposition d’un budget spécial pour l'organisation des sessions criminelles à venir. La prochaine session criminelle du Tpi de Cotonou est d’ailleurs prévue pour se tenir au mois de juillet 2019.
Société 22 mai 2019

Le championnat national de football de Ligue 1 aborde, dès ce mercredi 22 mai, sa 33e journée. A cette occasion, l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) est attendue à Porto-Novo par Avrankou Omnisports cet après-midi, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon battue lors de la précédente journée, se déplace, demain, jeudi 23 mai, à Cotonou pour affronter l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac).
Les matchs de la 33e journée du championnat national de Ligue 1 démarrent ce mercredi avec une rencontre alléchante entre Béké de Bèmbèrèkè et les Dragons de l’Ouémé, à N’dali. Contraint au nul (1-1) par l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae) lors de la 32e journée, Béké de Bèmbèrèkè, 2e au classement avec 45 points+10, devra s’imposer pour réduire l’écart de quatre points entre lui et le leader provisoire. Une pression supplémentaire sans doute pour cette formation qui n’a plus gagné depuis la 28e journée. Au repos le week-end dernier, les Dragons de l’Ouémé ont besoin également d’une victoire pour se relancer. Accrochés à domicile lors de la 31e journée, Mouri Ola Ogoubiyi et ses coéquipiers devront rivaliser d’ardeur pour retrouver le top 5 du classement. Ils totalisent 39 points et sont 8e au classement derrière Uss-Kraké et la Jeunesse sportive de Pobè. A la même heure, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) doit défier Avrankou Omnisports pour se conforter dans le classement après sa victoire le dimanche dernier face à Dynamo d’Abomey sur le score de 1-0. 7es au classement avec 40 points, les coéquipiers de Razack Omotoyossi sont tenus de gagner cette équipe d’Avrankou Omnisports pour se relancer dans la course au titre. Battue (1-0) par l’Université polytechnique Obiang Nguéma Mbassogo, lors de la journée précédente, Avrankou Omnisports, 13e au classement avec 36 points devra batailler pour s’éloigner de la zone de relégation. 11e au classement avec 37 points, la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) accueille Energie Football club dans un duel de positionnement ce mercredi sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi. Vice-champion en titre, Energie Football club, 17e au classement avec 33 points, a besoin d’une victoire pour se relancer dans cette compétition où il joue le maintien en division d’élite. Pendant ce temps, à Missérété, l’Association sportive Ouémé Stars (Asos), contrainte au nul 0-0 lors de la 32e journée par la Jeunesse sportive de Pobè, va recevoir la lanterne rouge de la compétition, Soleil Football Club. Logé à la 12e place du classement avec 37 points-3, Asos est tenu aussi de gagner pour s’éloigner de la zone rouge.
Aspac # Tonnerre Fc à l’affiche demain
Au nombre des grands matchs de cette 33e journée, figure la rencontre entre l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et l’Association sportive Tonnerre de Bohicon, ce jeudi 23 mai au stade René Pleven de Cotonou. Après leur victoire sur la lanterne rouge, Soleil Football club par le score de 0-2, les Portuaires voudront continuer sur cette lancée. Avec 44 points + 3, l’Aspac, 4e au classement, devra faire attention face à cette formation de l’As Tonnerre, qui a gagné depuis la 30e journée. 10e avec 38 points, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon a également besoin d’une bonne performance pour ramener la paix dans la famille du club. Coude-à-coude dans le classement, les Panthères de Djougou surprises à domicile par le 2e relégable, l’Association sportive de la Vallée Omnisports (Asvo) et Ayéma football club victorieux de l’As Tonnerre sur ses installations à Bohicon par le score de 1-2, sont au repos lors de cette 33e journée.
Société 22 mai 2019