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Nouvelles

Recensement des Béninois de l’extérieur: L’accompagnement des missions diplomatiques accréditées au Bénin sollicité

Le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, a servi de cadre hier lundi 12 octobre à une séance d’informations et d’échanges à l’intention des membres du corps diplomatique et consulaire ainsi que des représentants des organisations internationales. L’objectif est de les situer par rapport au niveau d’évolution du COS-LEPI et de plaider afin qu’ils facilitent l’obtention des visas à ceux qui seront envoyés dans les pays retenus. C’est sous l’égide du secrétaire général du ministère, Robert Zantan et du président du COS-LEPI, Augustin Ahouanvoébla.

Prévu au départ pour le 19 octobre, c’est finalement le 25 octobre prochain que débuteront les travaux d’enrôlement des Béninois de l’extérieur. C’est dans ce cadre que le président du COS-LEPI, Augustin Ahouanvoébla, en collaboration avec les cadres du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur ont organisé une séance d’informations et d’échanges avec les membres du corps diplomatique et consulaire ainsi que les représentants des organisations internationales. L’occasion a permis aux responsables diplomatiques accrédités au Bénin, de s’enquérir de la partition qu’ils doivent jouer au cours de l’enrôlement des Béninois de l’extérieur. Pour le président du COS-LEPI, le recensement aura lieu dans 32 pays répartis dans les quatre continents que sont l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et l’Asie. A cette occasion, plus de 400 kits biométriques seront convoyés dans ces pays. Plus de 500 personnes seront également mandatées par le COS-LEPI pour faire ce travail. Augustin Ahouanvoébla a ensuite exhorté les responsables diplomatiques à faciliter l’octroi de visas aux personnes dont la destination l’exige. Il les a invités aussi à soutenir l’opération, en l’accompagnant tant au niveau de l’hébergement que financier. Selon lui, plus de 300 000 Béninois sont attendus à la fin de l’enrôlement. Il n’a pas manqué de rappeler aux diplomates que le retard d’une semaine n’agira pas sur la date fixée dans le chronogramme. Cependant dès le 19 octobre prochain, va démarrer la mission de prospection. Il a, par ailleurs, estimé que le fichier électoral sera publié le 15 décembre prochain, et ce, en se conformant au Code électoral de la République du Bénin qui exige sa publication 60 jours avant l’élection. Il a également rassuré que la carte d’électeur qui sera imprimée va désormais servir en lieu et place de la carte nationale d’identité. Les Béninois de l’extérieur qui pourront exprimer leur suffrage le 28 février 2016, sont ceux qui se sont faits enregistrer 6 mois avant l’élection tel que prévu dans le Code électoral. Il a pour finir, lancé un appel aux Partenaires techniques et financiers pour l’accompagnement financier des travaux d’actualisation et de recensement des Béninois de l’extérieur. Plusieurs responsables diplomatiques ont également contribué en faisant des apports pour que le travail soit impartial et qu’aucun citoyen béninois de l’extérieur ne soit laissé en rade.

Actualités 13 oct. 2015


Assemblée nationale: Cinq lois de règlement définitif du budget général de l’Etat adoptées

Les députés ont adopté à la faveur de leur séance plénière du vendredi 9 octobre dernier, les lois de règlement définitif du budget général de l’Etat pour les exercices 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013. Les cinq dossiers ont été approuvés à l’unanimité des membres de l’Assemblée nationale présents et représentés.

La transmission des projets de loi de règlement définitif du budget général de l’Etat à l’Assemblée nationale pour adoption fait partie des actes de reddition de comptes du gouvernement exigés par la Constitution béninoise. Il s’agit d’un contrôle a posteriori du Parlement pour apprécier l’exécution du budget général de l’Etat voté par l’institution ou pris par ordonnance du chef de l’Etat. Le contrôle parlementaire intervient après que la Chambre des comptes de la Cour suprême eut passé au scanner l’exécution du budget. Les députés ont été appelés une fois encore à leur devoir pour apprécier les projets de loi de règlement définitif du budget général de l’Etat de cinq années d’exercices : 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013.

Le débat sur les OP revient

Les rapports de ces cinq dossiers présentés par la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale étaient en discussion vendredi dernier à l’hémicycle en présence du ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché entourés des cadres techniques de l’exécution du budget général de l’Etat. Lesquels rapports renseignent de comment ont été gérés les différents budgets concernés et surtout des recommandations de la Chambre des comptes de la Cour suprême qui a relevé plusieurs irrégularités dans l’exécution de ces budgets. Les irrégularités concernent surtout les émissions des Ordres de payement communément appelés (OP) dont le montant ne cesse de monter d’année en année. Certains des OP sont justifiés et d’autres non. Il y a eu ensuite les dépassements de crédits de certaines rubriques budgétaires. Ces constats relevés par la Chambre des comptes de la Cour suprême ont été faits dans l’exécution des budgets des cinq années soumis à l’approbation du Parlement.
Les interventions des députés ont surtout tourné autour de ces deux failles. Les parlementaires de l’Opposition ont surtout dénoncé la mauvaise exécution des budgets. Pour Antoine Kolawolé Idji, par exemple, si ce n’est pas que le Parlement doit voter pour remplir une formalité, les insuffisances relevées dans l’exécution des différents budgets forcent le rejet des dossiers. Car selon lui, il y a des fautes extrêmement lourdes dans les dépenses budgétaires que le Parlement ne peut pas laisser passer comme une lettre à la poste. Il fait allusion aux émissions d’OP qui devraient être des mesures exceptionnelles mais qui sont devenues la règle. «Si on ne change pas, notre pays va droit dans le mur», alerte le député de l’Opposition au regard de ses constats dans la mise en œuvre des différents budgets. Il appelle les dirigeants actuels et futurs à avoir à cœur l’avenir du pays et surtout des populations qui souffrent, en faisant bien les choses. Antoine Kolawolé Idji félicite la Chambre des comptes de la Cour suprême qui, malgré son effectif très réduit et son insuffisance de matériels, abat selon lui un travail formidable pour ramener le gouvernement sur le droit chemin en matière d’orthodoxie budgétaire.
Les appréhensions du député de l’Union fait la Nation seront appuyées par plusieurs autres de ses collègues de l’Opposition dont Léon Basile Ahossi, Sacca Lafia et Dakpè Sossou. Ce dernier déplorera le temps trop long mis par le gouvernement pour transmettre au Parlement les cinq projets de lois de règlement définitif du budget général de l’Etat. Il trouve que le dossier devrait être envoyé à l’année budgétaire suivante. Le député Marcel de Souza propose pour sa part, la nécessité pour le Parlement de mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire pour passer au scanner les dépassements de certains crédits budgétaires au niveau du Système informatique de gestion des finances publiques (SIGFIP) installé au ministère en charge de l’Economie et des Finances. Il y a des choses abominables qui s’y produiraient là-bas, dénonce le député de la Mouvance présidentielle et ancien ministre en charge du Développement du président Boni Yayi. Et à Jocelyn Dégbé d’embrayer pour remonter dans l’histoire. Selon lui, le chef de l’Etat, au cours de son premier gouvernement auquel il avait appartenu en 2006, avait pris l’engagement de limiter les émissions des OP au regard de leur montant faramineux révélé par l’audit d’alors du ministère de l’Economie et des Finances sous son prédécesseur. Le député de l’Opposition dit constater avec regret qu’après dix ans de pouvoir, le régime du Changement et de la Refondation a battu le record en matière d’émissions des Ordres de payement.

Les députés FCBE et alliés en ligne défensive

Intervenant dans le débat, les députés du camp présidentiel ont plutôt félicité le gouvernement pour son exploit en envoyant au Parlement les lois de règlement de cinq années successives, de 2009 à 2013. Mieux, pour 2014 a été transmis au Parlement la semaine dernière par le gouvernement avec le projet du budget général de l’Etat, exercice 2016. Benoît Dègla rafraîchit la mémoire à la plénière en rappelant que c’est sous le chef de l’Etat Yayi Boni que le Bénin a commencé par respecter l’exigence constitutionnelle d’adoption des lois de règlement définitif du budget général de l’Etat. C’est en 2007 que le Parlement a adopté le projet de loi de règlement définitif du budget général de l’Etat, gestion 1998, dira-t-il pour étayer son argumentaire. Et à son collègue Abdoulaye Gounou, professeur de finances publiques à l’Université, d’informer que le Bénin est l'un des meilleurs élèves au niveau de l’UEMOA en matière de lois de règlement définitif du budget général de l’Etat. Tout comme ces deux députés, les autres intervenants dont Bida Nouhoum, Léon Dègni et Chabi Ba Guéra ont clarifié que l’émission des Ordres de payement et les dépassements budgétaires ne sont pas des facteurs de mal gouvernance. Ils sont légaux. Les OP sont par exemple prévus pour faire face à des situations d’extrêmes urgences comme par exemple l’évacuation sanitaire d’un citoyen malade.
Ils seront rassurés par le ministre en charge de l’Economie et des Finances qui fera savoir que le gouvernement est en train de faire des réformes pour limiter l’émission des OP et discipliner les gestionnaires de crédit à justifier ceux non encore régularisés. Soumis au vote, les cinq dossiers ont été approuvés cas par cas à l’unanimité des membres de l’Assemblée nationale présents et représentés.

La session extraordinaire clôturée

La séance plénière du vendredi dernier était la dernière pour le compte de la cinquième session extraordinaire de l’année 2015. Ouverte le vendredi 25 septembre dernier, celle-ci a été clôturée après une durée de quinze jours de travaux prévue par la Constitution béninoise.
Procédant à la clôture de cette session, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président de céans, a fait le bilan des quinze jours de travaux. Il a souligné que sur les vingt dossiers inscrits à l’ordre du jour de cette session extraordinaire conjointement demandée par le gouvernement et la majorité des députés, treize ont été examinés et adoptés. Il s’agit des dossiers qui sont arrivés à maturation, c’est-à-dire dont les rapports ont été produits par les commissions techniques du Parlement qui les ont traités en avant première. Les sept autres dossiers laissés en rade concernent ceux qui ne sont pas encore prêts, signale Eric Houndété. Ces dossiers concernent cinq autorisations de ratification d’accord de financement du gouvernement et deux questions d’actualité transformées en questions orales avec débats. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale assure qu’ils pourront être examinés au cours de la seconde session ordinaire de l’année 2015 encore appelée session budgétaire. Celle-ci a été fixée pour s’ouvrir solennellement le jeudi 29 octobre prochain. Eric Houndété a informé la plénière de ce qu’il a eu, vendredi dernier, une réunion du bureau du Parlement qui a retenu cette date pour lancer les travaux budgétaires pour le compte de l’année 2015.
Th. C. N.

Actualités 12 oct. 2015


Après 100 jours à la tête du MTPT: Gustave Dépo Sonon fait le point des réformes

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, était vendredi 9 octobre dernier, face aux acteurs de la presse. Cette rencontre fait suite à l’invitation à lui adressée par les journalistes. C’était pour lui, l’occasion de se prononcer sur les différentes réformes entreprises dans les différents secteurs de son département ministériel.

«Le réseau routier béninois connait une nette progression depuis l’avènement au pouvoir de Boni Yayi ». C’est par ces propos que le ministre des Travaux publics et des Transports, Gustave Dépo Sonon, a tenu à faire le point des nombreux travaux de bitumage. Loin d’exprimer un sentiment de satisfaction, il s’est refusé la paternité de quelque voie que ce soit, et ce, malgré le fait qu’il a été au sein de ce ministère, directeur de la Programmation et de la Prospective pendant plus d’une demi dizaine d’années. «A ce jour, 700 kilomètres de routes bitumées ont été déjà réceptionnés», souligne t-il. Par contre, 250 kilomètres de route ont été déjà bitumés mais non encore réceptionnés à cause de certaines formalités qui traînent. 575 kilomètres de routes sont en cours de constructions.

Par ailleurs, de nombreux efforts sont faits également pour construire plusieurs routes mais faute de financement, ces efforts sont étouffés. Le ministre des Travaux publics et des Transports a indiqué que la route Akassato-Bohicon évolue à grand pas et celle Comé-Lokossa-Dogbo, conformément au chronogramme prévu à cet effet. Tout en rappelant l’importance de la route pour l’économie béninoise, Gustave Dépo Sonon, a également annoncé que le gouvernement finance et entretient les pistes rurales afin de faciliter les échanges commerciaux entre plusieurs localités enclavées.
Le règlement N°14 de l’UEMOA n’est pas passé inaperçu. A ce propos, le ministre a confié que la non réglementation de cette disposition entraîne la détérioration à court terme des différentes infrastructures routières. Le service des transports va quant à lui, connaître dans les prochains jours une nouvelle réorganisation. A cet effet, insiste-t-il, des pourparlers sont en cours avec les différents conducteurs pour retenir les tranches horaires.
Abordant le question du transport aérien, Gustave Dépo Sonon s’est dit fier des avancées enregistrées à travers la construction d’un nouvel aéroport international à Tourou. Construit à grand frais, cet aéroport n'a pas jusque-là été mis en service. Cela est dû, selon lui, à la piste d’atterrissage qui a été calibrée à 2400 mètres au lieu de 3300 mètres tel que l’exigent les normes internationales. A cet effet, les travaux de prolongement sont en cours et il sera mis en service dès l’année prochaine.
Les activités de la modernisation du réseau ferroviaire béninois confiée au groupe Bolloré vont démarrer le 14 octobre prochain. Pour éviter que les travaux connaissent des perturbations, le Groupe Bolloré a déjà payé aux agents de l’ex OCBN plus d’un milliard de francs CFA, une somme qui correspond à leurs arriérés de salaires, a informé le ministre. Un terrain d’entente a été même déjà trouvé avec le groupe Pétrolin de Samuel Dossou Aworet. Pour lui, dans les jours à venir, le Conseil des ministres va se prononcer et rendre public le compromis.
Plusieurs autres sujets ont été également abordés lors de la rencontre avec les hommes des médias.

Actualités 12 oct. 2015


Ambassade des Etats-Unis d’Amérique: Le Programme YALI présenté aux candidats

En vue de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance, la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique dans l’amélioration de la paix et la sécurité, le président des Etats-Unis Barack Obama, avait lancé en 2013, le Programme des jeunes leaders africains (YALI).Une présentation détaillée dudit programme a été faite aux potentiels candidats vendredi 9 octobre dernier, dans les locaux de l’ambassade des Etats-Unis à Cotonou.

Initié par le président des Etats-Unis, Barack Obama en 2010, pour renforcer l’engagement des Etats-Unis vis-à-vis de la jeunesse africaine, la Mission diplomatique américaine au Bénin a lancé une tournée nationale sur l’édition 2016 du programme des Jeunes leaders africains (YALI). Ainsi, une présentation dudit programme a eu lieu, le vendredi 9 octobre dernier dans les locaux de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin.

Cette seconde tournée annuelle du YALI, permettra de mettre en relief le programme, la bourse Mandela Washington Fellowship. Les représentants de l’ambassade et 10 boursiers du programme effectueront des tournées dans huit différentes villes dont, Bohicon, Dassa, Djougou, Natitingou, Kandi, Parakou, Porto-Novo et Abomey-Calavi.
«Chaque année, un certain nombre de jeunes sont sélectionnés dans plusieurs pays d’Afrique pour le Programme for Young African Leaders communément appelé YALI», a déclaré le directeur adjoint des Affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, Christopher Schirm. Cette année, a-t-il précisé, le nombre de place a augmenté contrairement à l’année dernière où le Bénin a eu 6 places.
Christopher Schirm a expliqué que, dans le processus de sélection les jeunes leaders béninois qui seront retenus, recevront une formation en leadership et en mentorat aux Etats-Unis l’été prochain. Ce qui créera des opportunités uniques en Afrique pour mettre ces nouvelles compétences en pratique. Le programme en soi comporte 4 volets essentiels à savoir, un séminaire de 6 semaines sur le leadership organisé pendant l’été dans une université américaine, un sommet présidentiel qui réunira tous les participants au Mandela Washington Fellowshipà Washigton, D.C ; des stages pratiques offerts aux boursiers du programme ayant participé au séminaire de 6 semaines ; des activités de suivi sur le continent africain pour les boursiers à leur retour des USA.
Au nombre de ces activités, il y a des opportunités de réseautage, des stages, des petites subventions et d’autres activités pour aider les jeunes leaders à poursuivre leur carrière et à maintenir les liens étroits avec l’Amérique.

Actualités 12 oct. 2015


Enseignement supérieur: 110 ha offerts pour la construction de l’Université de Lokossa

Réuni en session extraordinaire, jeudi 8 octobre dernier, le Conseil communal de Lokossa a, entre autres, pris une importante décision. Il a décidé d’octroyer un domaine de 110 ha pour la construction de l’Université de la localité.

La 6e session des élus communaux de Lokossa pour le compte de l’année en cours a été largement consacrée aux préoccupations d’ordre foncier. Celle liée à la construction de l’Université de Lokossa n’a pas été oubliée.

A ce niveau, le Conseil communal a validé, jeudi 8 octobre dernier, l’attribution d’une superficie de 110 ha au profit du ministère en charge de l’Enseignement supérieur. Celui-ci devra s’en contenter à défaut des300 ha préalablement exprimés, suppute-t-on dans le rang des conseillers qui précisent que la superficie octroyée constitue deux lots de 90 ha et 20 ha. Le caractère hydromorphe d’un pan important du sol de la commune de Lokossa expliquerait cet état de choses.
Le maire Pierre Awadji et le collège des conseillers ont dû compter avec la collaboration de la Coopérative d’aménagement rural pour prélever les sur leur domaine dans l’arrondissement d’Agamè.
Pour le reste des points portant sur le foncier, la session a également donné des avis favorables. Ainsi le ministère en charge des Enseignements maternel et primaire a aussi bénéficié de 89,05 a dans l’arrondissement de Koudo au profit de l’Ecole primaire publique de Hounsa.
Quant à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCIB), elle dispose désormais d’un nouveau site en remplacement de l’ancien auquel il est reproché l’état hydromorphe. L’institution consulaire peut entamer, toujours dans l’arrondissement de Lokossa centre, les travaux de construction du siège de sa région économique dans le Mono-Couffo.

Actualités 12 oct. 2015


Prise en charge des victimes de violences basées sur le genre: Des policiers et gendarmes du Zou-Collines formés

Une trentaine de policiers et de gendarmes, tous des officiers de Police judiciaire en poste dans le département du Zou-Collines ont pris part le vendredi 9 octobre dernier à Bohicon à un atelier de remise à jour de leurs connaissances en matière de textes de lois et règlementations en vigueur au Bénin sur le sujet.

L’atelier de renforcement des capacités des officiers de Police judiciaire (OPJ) d’une journée organisé à Bohicon par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a pour but d’améliorer le niveau d'application des textes et lois réprimant les violences basées sur le genre (VBG) au Bénin afin de faciliter l'accès à la justice des populations vulnérables et victimes de ces actes. Au cours de cette rencontre, il s'est agi également d’accroître les compétences techniques et opérationnelles des OPJ des commissariats de Police et des brigades de Gendarmerie des départements du Zou et des Collines pour une meilleure prise en charge des victimes de VBG, de clarifier aux OPJ les «Actes qualifiés de VBG» conformément aux textes et lois en vigueur au Bénin. Puis, de renforcer leurs capacités sur la prise en charge intégrée des victimes de VBG selon les procédures opérationnelles et Standard.

En effet, il n’est plus un secret pour personne qu’il y a la persistance des violences faites aux femmes et aux filles, malgré les efforts déployés pour réduire le taux alarmant noté (69% en 2009). Le phénomène perdure et constitue un fléau qui met en danger la vie des victimes. Elle a des conséquences dévastatrices sur les femmes, les jeunes, les personnes vulnérables, ainsi que sur les familles et leurs communautés. En dehors des violences classiques, les femmes et les filles béninoises sont sujettes à des rites et pratiques traditionnelles : mariage forcé, mariage par échange, veuvage privatif de libertés, lévirat, excision, sévices, rapt de femmes, viols, et autres. Il est noté également la persistance du harcèlement sexuel en milieu scolaire qui entraîne un fort taux de grossesses précoces chez les filles élèves et par conséquent un fort taux d'abandon scolaire dans plusieurs localités du pays. Cela constitue une atteinte aux droits humains et des obstacles à l'égalité entre hommes et femmes dans plusieurs domaines.
«Cette persistance est, non seulement due au non dénonciation des auteurs, mais aussi, aux faibles capacités des acteurs de premier contact que sont les agents de sécurité (OPJ) à prendre correctement en charge les victimes qui se présentent à eux» reconnait Ghislaine Bocovo, directrice de l’Office central de Protection des mineurs, de la famille et de la Répression de la Traite des êtres humains, . C’est pourquoi, selon elle, les violences faites aux femmes et aux filles est une menace à la paix.
Quant à Joséphine Kanakin, chargée de Programme Genre, Droits humains et Vih-Sida au PNUD, elle rassure qu’à l’issue de l’atelier que les OPJ participants seront mieux outillés pour une meilleure prise en charge des victimes et comprendre mieux les «Actes qualifiés de VBG». C’est dire que ces OPJ auront des outils nécessaires pour servir de formateurs une fois retournés dans leurs unités.
Le manuel des «Actes qualifiés de violences basées sur le genre» est mis à la disposition des participants afin qu’ils prennent effectivement connaissance des dispositions en vigueur et dont la mise en application devra faire reculer cette forme de violence qui résulte en fait «d'un acte ou d'une pratique exercée en fonction du sexe ou du rôle social d'une personne, entraînant souffrance ou préjudice physique, sexuel, psychologique ou économique. Elle se manifeste par un contrôle et une domination de force, dus au rapport de forces inégales entre les sexes».

Actualités 12 oct. 2015


Problématique des violences faites aux femmes et aux filles: La COSI-Bénin s’en préoccupe

La Confédération des Organisations syndicales indépendantes du Bénin (COSI-Bénin) a organisé à l’intention des femmes, un forum national à l’INFOSEC de Cotonou. C’était vendredi 9 octobre dernier autour du thème «La problématique des violences faites aux femmes et aux filles : cas du Bénin». Ensemble, les participantes ont partagé les expériences vécues et difficultés avant d’envisager des perspectives.

Le forum de la COSI-Bénin organisé vendredi 9 octobre dernier autour la problématique des violences faites aux femmes et aux filles s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan opérationnel 2015 des femmes de cette confédération. En effet, les femmes et les filles sont de plus en plus victimes de violences sur les lieux de travail, dans les ménages, les centres d’apprentissage, dans les marchés, les établissements scolaires et universitaires en dépit de l’arsenal juridique existant qui protège les droits des femmes. A la cérémonie d’investiture du forum, la présidente de la Commission nationale des Femmes (CONAF), Philomène Ekpo, a souligné que depuis la promulgation de la loi 2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes au Bénin , sa mise en œuvre est faiblement accompagnée et suivie par les pouvoirs publics et acteurs intervenants dans sa vulgarisation. De même, estime-t-elle, la prise en charge des victimes de violences n’est pas prise en compte et les auteurs de violences ne sont pas punis. C’est pourquoi dans le cadre de ses combats dans ce domaine, la COSI-Bénin a élaboré un plan pluriannuel 2013-2016 au profit des femmes travailleuses dont l’objectif est de contribuer à réduire le taux des cas de violences faites aux femmes et filles pour un meilleur renforcement de l’égalité des sexes au Bénin. De façon spécifique, , le forum du vendredi dernier a permis aux participants professionnels du droit , du corps médical, de la Société civile, d'ONG décideurs et cadres de l’administration, partenaires techniques et financiers de mener un échange interactif sur la définition, la problématique des violences faites aux femmes , l’état des lieux ainsi que la teneur et les modalités d’application de loi 2011-2016 du 09 janvier 2012 sur les violences faites aux femmes.

Le secrétaire général de la COSI-Bénin, Noël Chadaré, a indiqué que la Confédération n’entend plus seulement revendiquer mais aussi entend contribuer aussi au développement du Bénin. Pour lui, la COSI-Bénin entend également travailler avec tous les acteurs de la société intervenant sur les mêmes thématiques : le chômage des jeunes, le respect des droits de l’Homme, la protection de l’environnement. Aussi, Noël Chadaré croit-il que l’organisation du forum du vendredi vise aussi à produire un impact réel sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles à travers un meilleur accès à la justice. Et pour relever ce défi, la COSI-Bénin entend aussi prendre une part active à travers la sensibilisation de toutes les couches de la population par la vulgarisation et des actions en faveur d’une meilleure application des instruments juridiques protégeant les femmes et filles contre toutes formes de violence.
Le secrétaire général du ministère en charge de la famille Geneviève Ogoussan a salué l’initiative de la COSI-Bénin en ce sens qu'elle émane d’une organisation syndicale et cadre parfaitement avec leur champ d’action. Il s’agit, selon elle, d’un véritable fléau qui gangrène les familles et les lieux de travail.

Actualités 12 oct. 2015


Littérature: Carmen Toudonou lance le recueil de poèmes «Noire Venus»

L’univers littéraire béninois a été enrichi d’un nouvel ouvrage baptisé « Noire Venus », un recueil de poèmes écrit par Carmen Fifamè Toudonou, journaliste de carrière. Le lancement du chef-d’œuvre s’est déroulé samedi dernier à Porto-Novo devant un parterre de personnalités dont le préfet du département de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou, des députés à l’Assemblée nationale et des hommes de lettres.

Après son premier roman « Presqu’une vie » publié en 2014 et dédié à sa fille, Carmen Fifamè Toudonou confirme ses talents d’écrivain. Elle lance un deuxième ouvrage de 92 pages qu’elle a baptisé « Noire Venus ». Il s’agit d’un recueil qui présente des poèmes écrits entre 1999 et 2015. L’auteure dédie « Noire Venus » à sa mère. Elle rend hommage à cette dernière, pour lui avoir inculqué le sens du travail, de l’honnêteté et de la dignité. Carmen Fifamè Toudonou n’a pas non plus oublié son père fauché par la mort dans la fleur de l’âge en 1996. Elle fait accompagner sa dédicace de deux pensées de André Malraux et de André Grety à l’honorer, lui qui s’appelait aussi André.

Carmel Fifamè Toudonou explique qu’elle a retenu le titre « Noire Venus » pour célébrer la femme noire et l’amour. Venus représente la déesse de l’amour pour les occidentaux. Elle a voulu donc africaniser cette déesse et lui donner la couleur noire. C’est pourquoi l’amour et l’amour sont la thématique la plus abordée dans le livre, poursuit l’auteure qui trouve que ce n’est que justice de baptiser ce livre «Noire Venus». Carmen Fifamè Toudonou précise, par ailleurs, que son choix pour les poèmes vise surtout à désacraliser la poésie, un genre littéraire qui ne court pas les rues. Pour elle, un bon poème ne doit pas être un texte qu’on lit et qu’on ne comprend pas. Un bon texte poétique est celui qu’on lit et qui donne de l’émotion au lecteur, signale-t-elle, avant d’inviter le public à lire « Noire Venus » qui comporte des textes poétiques accessibles même aux élèves.
La qualité de cet ouvrage sera saluée par plusieurs hommes de lettres dont Habib Dakpogan qui l’a présenté à l’assistance, Florent Couao-Zotti et le professeur Guy Ossito Midiohouan. Pour ce dernier qui a lu en avant première l’ouvrage, « Noire Venus » véhicule la vie, l’amour, la mort, beaucoup de sensualité et de sexualité et beaucoup de déception amoureuse. Tout en regrettant que les textes poétiques ne soient pas datés pour guider les lecteurs dans l’évolution du temps, le professeur de lettres à l’Université d’Abomey-Calavi félicite l’auteure d’avoir donné naissance à ce deuxième chef-d’oeuvre après «Presqu’une vie » qui est aussi un roman de bonne facture. Ce qui fait dire à Guy Ossito Midiohouan que Carmel Fifamè Toudonou est une promesse. Il espère que cette promesse littéraire va se réaliser avec l’édition de beaucoup d’autres ouvrages qui seront aussi de qualité.
Le préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou, le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Falilou Akadiri et le député Ibath Sanni Glèlè, marraine de la cérémonie de lancement de l’ouvrage, tous ont tour à tour congratulé l’auteure et l’ont invitée à maintenir le cap pour inscrire davantage le nom de Porto-Novo et du Bénin au panthéon de la littérature africaine et mondiale.

Culture 12 oct. 2015


Rentrée académique solennelle 2015-2016 à l’UAC: Des enseignements, de nouveaux challenges pour un campus performant

L’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a effectué sa Conférence inaugurale 2015-2016, vendredi 9 octobre dernier. L’évènement est placé sous le thème « Espaces intimes de l’éducation et défaillance de la pédagogie officielle, plaidoyers pour un nouvel agir pédagogique ». C’est l’amphi Idriss Déby Itno, qui a servi de cadre au lancement de ladite conférence.

Cérémonie empreinte de solennité, mais quelque peu sobre. Quoique simple, la rentrée académique 2015-2016 à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), aura marqué les esprits. Le recteur Brice Sinsin la place sous le signe de nouvelles innovations et fait un point non exhaustif des chantiers à réaliser en vue de rendre cette université performante.

Selon lui, l’espace géographique académique change au fur et à mesure que le nombre d’étudiants s’accroît. De deux universités, il y a quelques années, explique-t-il, le Bénin en compte sept aujourd’hui. Sauf que le campus universitaire d’Abomey-Calavi bat le record en termes d’effectif. Le défi à relever ici, consiste donc en un réajustement de la masse d’étudiants afin d’aider les nouveaux bacheliers à occuper tout le territoire national académique.
Loin d’être une simple formalité, souligne-t-il, l’entrée des nouveaux bacheliers dans les facultés classiques à l’UAC sera désormais sanctionnée par des critères d’admissibilité. En plus d’être un atout intellectuel pour les étudiants eux-mêmes, cette mesure, poursuit Brice Sinsin, permettra d’éviter les lacunes et de réduire le taux de redoublement dans leur rang. Dans la recherche de cette performance, «nous n’allons pas faire la course au grand effectif, nous visons la qualité des étudiants et la compétitivité de l’université», annonce-t-il. L’objectif est de former de nouveaux produits utiles au développement durable.

Des enseignements

Fidèle à sa devise d’université citoyenne, le campus universitaire d’Abomey-Calavi manifeste également le désir d’implanter sa propre Fondation afin d’accéder plus facilement aux dons et aux œuvres sociales. Il s’agit d’une mesure pour accompagner les incubateurs d’entreprises, à aller plus loin dans l’entreprenariat, se réjouit-il.
Outre les défis à relever, la rentrée académique solennelle 2015-2016 a été également riche en enseignements. La leçon inaugurale est présentée par Gabriel Boko, professeur titulaire de psychopédagogie. Revenant sur le thème choisi, le conférencier souligne que le volet défaillance de la pédagogie officielle intègre entre autres, la démission des parents et enseignants. Pour lui, « les projets et styles éducatifs, et les méthodes d’accompagnement engagés par les uns et les autres expliqueraient tous les dérèglements qui consacrent une nouvelle forme de barbarie dans tous les compartiments des sociétés ». Il explique qu’au-delà des limites des recettes savamment élaborées jusqu’ici par les courants de ‘’pensées’’, il existerait des « approches simplement mal explorées ou franchement délaissées par les acteurs de l’école et de la famille ». Selon lui, une dimension essentielle a été omise dans toutes les nomenclatures psychopédagogiques de la construction de l’individu : la conduite éducative pendant la période embryonnaire et la période fœtale de la vie de l’individu ».
Son « plaidoyer pour un nouvel agir pédagogique » part alors du postulat qu’il existe dans la trajectoire de chaque être humain, un certain nombre de périodes sensibles au cours desquelles les comportements humains peuvent être modelés avec efficacité. A tout moment, argumente-t-il, « le bas niveau d’éducation des parents, les conditions de vie précaires, les services de soins de santé mal organisés ou peu outillés peuvent constituer un poids mort qui neutralise l’effet pédagogique».
Partant de ce constat, il a identifié huit piliers pour sauver l’éducation. Entre autres, ‘’un accompagnement psychopédagogique perspicace’’, ‘’une politique éducative non-alignée, fondée sur des choix opératoires rigoureusement conformes à la demande sociale et à la culture locale’’, ‘’ un besoin bien structuré et bien adapté aux besoins réels et aux aspirations des bénéficiaires’’, ‘’un milieu parental solide et capable d’étayage adéquats’’.
Le conférencier a, par ailleurs, lancé un appel à sortir « la pédagogie des limites que lui ont imposées jusqu’ici la sociologie, l’anthropologie et la philosophie, afin d’embrasser l’homme dans sa totalité, depuis la racine sans l’étouffer ».

Education 12 oct. 2015


Stage international de karaté-Do IBA: Améliorer le niveau technique des pratiquants

Le Hall des arts, des sports et loisirs de Cotonou a servi de cadre du 9 au 12 octobre, à un stage international de karaté-Do de l’International Budo Association (IBA). C’était l’occasion pour rehausser le niveau des pratiquants béninois.

Au cours du week-end écoulé, près de 200 pratiquants de Karaté ont eu l’occasion d’affiner leur technique, à la faveur d’un stage international organisé à leur intention à Cotonou. Ils sont venus de 5 pays à savoir le Bénin, le Niger, le Nigeria, le Togo et la Côte d’Ivoire. C’était sous la direction du quadruple champion du monde de karaté CSIT, ex international de boxe américaine, instructeur international et ceinture noire 6è Dan IBA, le senseï Olivier Cantave Plu. Il était assisté des instructeurs, senseï Montand Kodjo et senseï Amadou Adamou du Niger. L’occasion leur a permis de partager leurs expériences et leur savoir-faire avec les participants à ce stage. Tous ont reconnu cette culture d’apprendre et de vouloir en connaître davantage dont les stagiaires ont fait montre.

«C’est dans le souci d’apporter un plus aux pratiquants de cet art martial, que nous avons essayé de mettre ensemble un certain nombre de compétences, pour renforcer leur niveau», a expliqué l’organisateur suprême de ce stage et président de l’IBA au Bénin, maître Claude Avouansou alias Yavoul, situant l’objectif du stage. Au cours de sa première partie, les participants ont travaillé le «self defense». Ils ont aussi découvert, selon le senseï Claude Avouansou, les secrets du Budo qui est la voix du guerrier.
Outre le «self defense», les participants ont également appris, samedi 10 octobre dernier, les techniques de compétition, à travers les comportements qu’ils doivent adopter face à l’adversaire. Hier dimanche 11 octobre, c’est par les démonstrations de kata, que le stage a pris fin.
Par rapport au travail abattu, les stagiaires sont désormais aguerris. Ils sont à même de décrocher des médailles au cours des compétitions, pour peu qu’ils appliquent ce qui leur a été appris.

Sports 12 oct. 2015


1466 - 1582