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Nouvelles

Incendie à la Fdsp de l’Université de Parakou: Les étudiants conviés à une session unique à partir du 10 juin

Le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Faculté de droit et de science politique (Fdsp), Mocktar Adamou étaient face aux professionnels des médias, vendredi 17 mai dernier. Ils ont rappelé les circonstances dans lesquelles l’incendie de la faculté est survenu dans la nuit du 11 au 12 mai dernier. L’occasion leur a également permis d’annoncer les décisions qui ont été prises pour sauver l’année académique dans cet établissement universitaire.

Pour sauver l’année académique en cours à la Faculté de droit et de science politique (Fdsp) de l’Université de Parakou, suite à l’incendie survenu dans la nuit du 11 au 12 mai, un certain nombre de décisions ont été prises. En dehors du dépôt d’une plainte contre x devant le tribunal, les examens des mois de mars et de mai derniers ont été invalidés. Les examens du deuxième semestre en cours ont également été annulés. La dernière décision reste l’organisation d’une session unique à partir du 10 juin prochain au niveau de la faculté. Telles sont en substance les grandes lignes du message que le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho et le doyen de la Fdsp, Mocktar Adamou, ont voulu porter à la connaissance de l’opinion publique, à travers leur conférence de presse du vendredi 17 mai dernier. Ils rassurent que l’organisation de cette session unique ne vise pas à pénaliser les étudiants concernés. D’ailleurs, pour les aider à mieux se préparer, les enseignants ont été instruits pour organiser, chacun dans sa matière, des séances de Travaux dirigés à leur intention.
En effet, plus de 60.000 copies des examens anticipés des Licences 1, 2 et 3 de la Fdsp entreposées ont été consumées par le feu. L’organisation matérielle desdits examens, leur surveillance, les travaux de secrétariat, la confection des feuilles, les travaux de correction en pool, qui ont coûté au total 26 039 500 F CFA sont ainsi partis en fumée.
Quant aux copies des examens de la journée du samedi 11 mai dernier, de la Licence 1 comptant pour le deuxième semestre, n’étant pas dans le local particulièrement touché, elles n’ont pas été atteintes. Il en est de même pour celles des auditeurs des Masters.
Aucun court-circuit n’ayant été constaté, la thèse d’un incendie provoqué est de plus en plus plausible. Selon le recteur Prosper Gandaho, il s’agit d’un acte crapuleux. « A qui profite le crime ? Seules les enquêtes en cours permettront d’apporter la réponse à cette préoccupation », a-t-il indiqué. « Dans tous les cas, ces différentes mesures qui ont été prises, traduisent la volonté du gouvernement et celle de notre université à continuer d’assurer une bonne organisation des activités académiques, surtout de garantir la crédibilité des examens au niveau de tous les établissements de formation et de recherche de l’Université de Parakou », a insisté le recteur.

Actualités 20 mai 2019


Célébrés les 18 mai de chaque année : Les musées, vitrines du riche patrimoine du Bénin

Le Bénin a célèbré la Journée internationale des musées le 18 mai dernier. A la veille de cette date, le directeur de cabinet du ministre en charge de la Culture a délivré comme il est de coutume, un message pour rappeler l’importance de cette institution qu’est le musée.

La communauté internationale célèbre le 18 mai de chaque année, la Journée internationale des musées instituée par le Conseil international des musées (Icom) lors de son assemblée générale tenue à Moscou en 1977 dans le but d’harmoniser les aspirations créatrices et les efforts des musées et d’attirer l’attention de l’opinion mondiale sur leur activité. La Journée a été pensée pour transmettre le message selon lequel les musées sont un moyen important d’échanges culturels, d’enrichissement des cultures, de développement de la compréhension mutuelle, de coopération de paix entre les peuples. Le thème soumis cette année à la réflexion collective s’intitule « les musées, plateformes culturelles : l’avenir de la tradition ». Au Bénin, les manifestations officielles se sont tenues sur le site des palais royaux au musée historique d’Abomey, haut lieu d’histoire. Cette journée offre l’occasion aux gestionnaires des sites et aux spécialistes du patrimoine, de discuter des questions relatives au développement des institutions muséales de par le monde entier.
« Plusieurs activités sont prévues dans ce cadre comme des conférences thématiques, des tables rondes, l’organisation de jeux traditionnels ainsi que des échanges avec des détenteurs de savoirs et savoir-faire traditionnels. Sur le site d’Abomey, une campagne de salubrité sera menée et le musée sera ouvert gratuitement pour des visites guidées », a annoncé dans un bref message délivré la veille, au nom du ministre en charge de la Culture, Ernest Sossou, son directeur de cabinet. « Le jeune citoyen trouvera les matériaux de notre belle et riche histoire », indique-t-il aussi dans ce message, rappelant que le Programme d’action du gouvernement (Pag) a placé au cœur de ses priorités de développement la question de la valorisation des musées. Selon lui, les nombreuses actions menées ainsi que celles en cours visent à faire en sorte que cette richesse culturelle et artistique soit un vecteur significatif de développement.
Selon la définition de l’Icom, le musée est une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société et de son développement, du public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. A ce titre, il reçoit un large public composé de chercheurs, d’enseignants, d’élèves et d’étudiants et de tout autre visiteur soucieux de découvrir les objets des collections, de s’informer et d’apprendre.

Actualités 20 mai 2019


Perchoir/8e législature: Comment Louis Vlavonu a été élu président

Louis Vlavonou est depuis, vendredi 17 mai dernier, le nouveau président de l’Assemblée nationale, 8e législature. Il a été plébiscité par ses pairs avec les six autres membres du bureau. Louis Vlavonou succède ainsi à Me Adrien Houngbédji.

La huitième législature prend définitivement son envol avec l’élection et l’installation de son bureau. Lequel bureau est présidé par le député Louis Vlavonou plébiscité par ses pairs par 78 voix pour, 01 contre, 01 nul et 3 abstentions. Le poste de premier vice-président est revenu à Mariama Talata Chabi épouse Zimé Yérima, suppléante du député Sacca Lafia qui a démissionné du Parlement pour garder son fauteuil au gouvernement. Mariama Talata Chabi est élue par 71 voix pour, 08 contre et 02 abstentions, 1 nul. Directrice de l’Enseignement secondaire général au ministère chargé de l’Enseignement secondaire, la suppléante du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique succède au poste de premier vice-président à Eric
Houndété. Le poste de deuxième vice-président n’a pas changé de main. Il est toujours gardé par le député Robert Gbian. Il a été maintenu à ce poste par 81 voix pour et 2 contre.
Son collègue Boniface
Yèhouétomè est porté au poste de premier questeur par 79 voix pour et 3 contre. Précédemment deuxième questeur dans le bureau de la 7e législature, l’élu de la 24e circonscription électorale monte légèrement et devient l’argentier de l’Assemblée nationale. Ce poste était occupé par Valentin Aditi Houdé sous la législature défunte. Boniface Yèhouétomè, quant à lui, va passer le témoin à André Okounlola qui hérite désormais du fauteuil de deuxième questeur de l’Assemblée nationale. André Okounlola est plébiscité par 78 voix pour, 4 contre et 01 abstention. Tout comme Robert Gbian, Sofiath Schanou garde également son poste de premier secrétaire parlementaire dans le bureau. Elle a été élue par 83 voix pour, 00 contre et 00 abstention, soit 100% des suffrages. L’élue du Bloc républicain dans la 19e circonscription électorale a ainsi fait le carton plein. Sofiath Schanou sera secondée dans sa tâche par Délonix Kogblévi plébiscité deuxième secrétaire parlementaire par 79 voix pour, 03 contre et 01 abstention. Ce dernier succède à Dakpè Sossou réélu député mais qui quitte désormais le bureau de l’Assemblée nationale.
Comme l'on pouvait le constater une seule candidature a été enregistrée à chacun des sept postes. Le scrutin à liste unique s’est soldé par quatre postes pour l’Union progressiste (Up) sortie majoritaire avec 47 députés selon les résultats des élections législatives proclamés par la Cour constitutionnelle. Il s’agit du perchoir revenu à Louis Vlavonou et des postes de premier vice-président Mariama
Talata Chabi, de premier questeur enlevé par Boniface
Yèhouétomè et de deuxième secrétaire parlementaire qui est Délonix Kogblévi. Le Bloc républicain crédité de 36 sièges à l’issue des élections législatives du 28 avril dernier s’en sort avec les trois autres postes, en l’occurrence ceux du deuxième vice-président avec Robert Gbian, du deuxième questeur avec André Okounlola et du premier secrétaire parlementaire avec Sofiath Schanou. Les opérations de vote et de dépouillement se sont déroulées revenu à poste par poste sous l’œil vigilant du bureau d’âge présidé par le doyen d’âge, Wallis Zoumarou. Tout ceci s’est fait conformément aux dispositions des articles 6, 7, 14 et 15 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui organisent l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Ainsi, une nouvelle page s’est ouverte depuis vendredi 17 mai dernier pour l’Assemblée nationale. Le nouveau bureau est mis en place pour relever les défis de la 8e législature pour les quatre prochaines années.

Actualités 20 mai 2019


Assemblée Nationale: Discours du président Louis Vlavonou après son installation

Honorable doyen de la huitième législature,

Messieurs les plus jeunes députés membres du bureau d’âge,

Mesdames et Messieurs les honorables députés de la huitième législature,

Monsieur le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale et son adjointe,

Messieurs les directeurs techniques,

Mesdames et Messieurs les cadres à divers niveaux du secrétariat général administratif,

Mesdames et Messieurs,

Mon âme exalte le seigneur, exulte mon Esprit en Dieu mon sauveur. Il s’est penché sur son humble servante et désormais tous les âges me diront bien heureuse. Le puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son nom ; son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bas, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes et il élève les humbles.

Oui, c’est avec une très grande émotion que j’endosse aujourd’hui, vendredi 17 mai 2019, cet habit de premier responsable de notre institution. Merci pour la confiance que vous venez de placer en ma modeste personne. Je voudrais vous rassurer que je mettrai un point d’honneur à mériter pleinement cette confiance que vous placez en moi. Je continue toujours de remercier le tout puissant pour cette grâce qu’il m’a faite car, comme le disent les Ecritures, cela ne dépend ni de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

D’entrée, au nom des membres du bureau, appelés à m’assister, je remercie sincèrement tous ceux qui ont voulu témoigner de leur confiance d’abord à mon endroit, puis aux autres membres du bureau, ici présents à mes côtés. Je voudrais particulièrement saluer le doyen d’âge. Que dis-je, mon ancien Dg qui me fait l’honneur de m’installer. Il a su diriger les débats de main de maître avec l’humour qu’on lui connaît. Loin de nous ennuyer, cet humour dont il a le secret a permis à nos travaux de se dérouler dans une ambiance bon enfant.

Honorable doyen d’âge, soyez-en remercié.

Je n’oublie pas nos jeunes collègues qui ont soutenu sans faille le doyen d’âge dans leur mission de secrétaire de séance. L’histoire a déjà retenu vos noms à l’occasion de cette nouvelle page que le Bénin vient d’ouvrir. J’associe à mes remerciements le personnel parlementaire dans leur ensemble et au monde de la presse dont la mission est importante pour nos assises. Je salue spécialement l’Ortb qui depuis hier, ne ménage aucun effort pour couvrir tous ces événements.

Honorables collègues, mesdames et messieurs,

Comme vous vous en doutez, je prends les rênes de la huitième législature dans un contexte assez spécial. Contexte spécial en ce que l’issue du processus électoral d’avril dernier laisse un arrière-goût à une certaine frange de notre peuple. Contexte spécial en ce que la peur habite encore certains d’entre nous. Non pas la peur liée à la sécurité et à l’intégrité physique, mais celle de ne pouvoir pas remplir correctement la mission et à donner satisfaction au peuple dont nous sommes les dignes représentants. Contexte spécial enfin en ce que les défis sont grands et assez importants. C’est de ce contexte spécial que nous devons tirer nos capacités intellectuelles et spirituelles pour mériter cette confiance du peuple et démentir les schémas stéréotypés que notre peuple malheureusement se forge. Nos délibérations doivent nous rendre témoignages à travers des lois de bonne facture et un contrôle régulier de l’action gouvernementale. Une proximité avec notre base est aussi un gage de respect à ce peuple qui a besoin d’être rassuré. J’ai tout de même foi qu’il n’y à pas d’autorité qui ne vienne de Dieu et celles qui existent ont été mises en place par Dieu. Le Tout Puissant, le Miséricordieux, saura nous guider dans l’intérêt supérieur de notre peuple.

Je voudrais vous inviter maintenant à nous tourner vers l’avenir dans un esprit patriotique en vue de la construction de la cohésion sociale et de l’unité nationale de notre pays. Ensemble, faisons de notre parlement, celui de la huitième législature, une assemblée au service de notre peuple souverain.

Chers collègues députés, Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui, une page est tournée et je tiens à saluer le travail de qualité accompli par le président Me Adrien Houngbédji au cours de la législature qui s’achève. Son investissement et son dévouement pour le rayonnement de notre institution parlementaire mérite et force notre considération et notre respect. Je ne serai pas plus long car le temps nous presse.

Des tâches nous attendent dans les tout prochains jours. C’est pourquoi je voudrais vous réitérer mes remerciements en vous priant de vous tenir prêts à répondre à la sollicitation du bureau pour la mise en place diligente des autres organes du parlement de la huitième législature. Il s’agit : des groupes parlementaires, des commissions techniques permanentes avec leurs différents bureaux, organes qui s’ajouteront au bureau de l’Assemblée nationale pour former la conférence des présidents. Je dois pouvoir compter sur votre disponibilité et votre ponctualité pour accomplir cette mission dans les délais requis.

C’est sur ces mots de détermination et d’espoir que je voudrais vous renvoyer devant votre devoir, notre devoir, celui que la patrie vient de nous confier.

Vive le Bénin !

Vive l’Assemblée nationale !

Vive la huitième législature !

Plein succès à nos délibérations.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Actualités 18 mai 2019


Assemblée Nationale: Discours du président Louis Vlavonou aprés son installation
Honorable doyen de la huitième législature,
 
Messieurs les plus jeunes députés membres du bureau d’âge,
 
Mesdames et Messieurs les honorables députés de la huitième législature,
 
Monsieur le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale et son adjointe,
 
Messieurs les directeurs techniques,
 
Mesdames et Messieurs les cadres à divers niveaux du secrétariat général administratif,
 
Mesdames et Messieurs,
 
Mon âme exalte le seigneur, exulte mon Esprit en Dieu mon sauveur. Il s’est penché sur son humble servante et désormais tous les âges me diront bien heureuse. Le puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son nom ; son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bas, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes et il élève les humbles.
 
Oui, c’est avec une très grande émotion que j’endosse aujourd’hui, vendredi 17 mai 2019, cet habit de premier responsable de notre institution. Merci pour la confiance que vous venez de placer en ma modeste personne. Je voudrais vous rassurer que je mettrai un point d’honneur à mériter pleinement cette confiance que vous placez en moi. Je continue toujours de remercier le tout puissant pour cette grâce qu’il m’a faite car, comme le disent les Ecritures, cela ne dépend ni de celui qui veut ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.
 
D’entrée, au nom des membres du bureau, appelés à m’assister, je remercie sincèrement tous ceux qui ont voulu témoigner de leur confiance d’abord à mon endroit, puis aux autres membres du bureau, ici présents à mes côtés. Je voudrais particulièrement saluer le doyen d’âge. Que dis-je, mon ancien Dg qui me fait l’honneur de m’installer. Il a su diriger les débats de main de maître avec l’humour qu’on lui connaît. Loin de nous ennuyer, cet humour dont il a le secret a permis à nos travaux de se dérouler dans une ambiance bon enfant.
 
Honorable doyen d’âge, soyez-en remercié.
 
Je n’oublie pas nos jeunes collègues qui ont soutenu sans faille le doyen d’âge dans leur mission de secrétaire de séance. L’histoire a déjà retenu vos noms à l’occasion de cette nouvelle page que le Bénin vient d’ouvrir. J’associe à mes remerciements le personnel parlementaire dans leur ensemble et au monde de la presse dont la mission est importante pour nos assises. Je salue spécialement l’Ortb qui depuis hier, ne ménage aucun effort pour couvrir tous ces événements.
 
Honorables collègues, mesdames et messieurs,
 
Comme vous vous en doutez, je prends les rênes de la huitième législature dans un contexte assez spécial. Contexte spécial en ce que l’issue du processus électoral d’avril dernier laisse un arrière-goût à une certaine frange de notre peuple. Contexte spécial en ce que la peur habite encore certains d’entre nous. Non pas la peur liée à la sécurité et à l’intégrité physique, mais celle de ne pouvoir pas remplir correctement la mission et à donner satisfaction au peuple dont nous sommes les dignes représentants. Contexte spécial enfin en ce que les défis sont grands et assez importants. C’est de ce contexte spécial que nous devons tirer nos capacités intellectuelles et spirituelles pour mériter cette confiance du peuple et démentir les schémas stéréotypés que notre peuple malheureusement se forge. Nos délibérations doivent nous rendre témoignages à travers des lois de bonne facture et un contrôle régulier de l’action gouvernementale. Une proximité avec notre base est aussi un gage de respect à ce peuple qui a besoin d’être rassuré. J’ai tout de même foi qu’il n’y à pas d’autorité qui ne vienne de Dieu et celles qui existent ont été mises en place par Dieu. Le Tout Puissant, le Miséricordieux, saura nous guider dans l’intérêt supérieur de notre peuple.
 
Je voudrais vous inviter maintenant à nous tourner vers l’avenir dans un esprit patriotique en vue de la construction de la cohésion sociale et de l’unité nationale de notre pays. Ensemble, faisons de notre parlement, celui de la huitième législature, une assemblée au service de notre peuple souverain.
 
Chers collègues députés,
 
Mesdames et Messieurs,
 
Aujourd’hui, une page est tournée et je tiens à saluer le travail de qualité accompli par le président Me Adrien Houngbédji au cours de la législature qui s’achève. Son investissement et son dévouement pour le rayonnement de notre institution parlementaire mérite et force notre considération et notre respect. Je ne serai pas plus long car le temps nous presse.
 
Des tâches nous attendent dans les tout prochains jours. C’est pourquoi je voudrais vous réitérer mes remerciements en vous priant de vous tenir prêts à répondre à la sollicitation du bureau pour la mise en place diligente des autres organes du parlement de la huitième législature. Il s’agit : des groupes parlementaires, des commissions techniques permanentes avec leurs différents bureaux, organes qui s’ajouteront au bureau de l’Assemblée nationale pour former la conférence des présidents. Je dois pouvoir compter sur votre disponibilité et votre ponctualité pour accomplir cette mission dans les délais requis.
 
C’est sur ces mots de détermination et d’espoir que je voudrais vous renvoyer devant votre devoir, notre devoir, celui que la patrie vient de nous confier.
 
Vive le Bénin !
 
Vive l’Assemblée nationale !
 
Vive la huitième législature !
 
Plein succès à nos délibérations.
 
Je vous remercie pour votre aimable attention.
Actualités 18 mai 2019


8e législature: Louis Vlavonou plébiscité président de l’Assemblée nationale

Louis Gbéhounou Vlavonou est le nouveau président de l’Assemblée nationale. Il vient d’être plébiscité par 78 voix pour, 01 contre, 01 nul et 3 abstentions. Louis Vlavonou succède ainsi à Me Adrien Houngbédji qui a présidé la septième législature.

Il est désormais la deuxième personnalité de l’Etat. Louis Gbéhounou Vlavonou est élu sur la liste de l’Union progressiste dans la 21e circonscription électorale regroupant les communes d’Ifangni, Sakété et Adja-Ouèrè. Il est député depuis la 4e législature. Le nouveau président de l’Assemblée nationale est donc un homme d’expérience qui connaît bien la maison parlementaire.

Le vote se poursuit au niveau des autres postes en l’occurrence le poste de premier vice-président où est candidate Mariama Talata Chabi épouse Zimé Yérima, le deuxième vice-président avec Robert Gbian, le premier questeur avec Boniface Yèhouétomè, le 2e questeur avec André Okounlola, le premier secrétaire parlementaire avec Sofiath Schanou et le deuxième secrétaire parlementaire, Délonix Kogblévi. Si ce schéma qui a démarré se confirme, l’Union progressiste aura quatre postes et le Bloc républicain 3 postes au sein du bureau de l’Assemblée nationale, 8e législature, officiellement installée ce jeudi 16 mai.

Thibaud C. NAGNONHOU

 

Actualités 17 mai 2019


Michel Dussuyer sur les préparatifs de la Can 2019: « On sera capable de rivaliser avec les grandes nations »

Les préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 vont bon train du côté des Ecureuils, à en croire le sélectionneur national, Michel Dussuyer. Dans cette interview, il dévoile le chronogramme de préparation, les sites et les dates clés de la mise au vert ainsi que les dispositions pratiques pour l’atteinte des objectifs, notamment passer tout au moins le cap du premier tour.

La Nation : Nous sommes à peu près à un mois du démarrage de la Can Egypte 2019. Quelles sont vos ambitions pour cette compétition ?

Michel Dussuyer : J’ai clairement annoncé comme objectif principal d’amener le Bénin le plus loin possible après le dernier match des qualificatifs contre les Eperviers du Togo. Je pense aussi qu’il faut décliner nos objectifs par étape. Ainsi, la première étape, c’est de gagner un match en Coupe d’Afrique, ce que le Bénin n’a pas encore réussi à faire en trois phases finales de cette compétition. Le deuxième objectif, c’est de se qualifier pour les huitièmes de finale et l’objectif N°3, c’est rentrer le plus tard que possible de cette compétition.

Logé dans la poule F qui paraît difficile, le Bénin jouera le Ghana, la Guinée Bissau et le Cameroun. Pensez-vous que le cap du premier tour peut être franchi ?

Il n’y a pas d’inquiétudes par rapport à ces adversaires. D’abord, c’est excitant de participer à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations et de défier les grandes écuries du continent. Il n’y a pas d’appréhensions mais une envie de bien jouer et de se frotter à de grandes nations de football comme le Cameroun, champion en titre et le Ghana, qui est d’une régularité rare dans ce tournoi. C’est bien d’arriver à créer des problèmes à ces équipes en vue d’atteindre nos objectifs. Tout ceci passe par un travail préalable. On sait qu’on n’a pas l’effectif du Ghana et du Cameroun mais nous jouerons crânement nos chances. On est capable de rivaliser avec les grandes équipes à condition qu’on mette les ingrédients qu’il faut. Si on dit que ça va être facile, on se trompe. Il faut être raisonnable et non utopique.

Au lendemain de la qualification, vous avez souhaité que le staff technique soit mieux étoffé avant la compétition. Qu’en est-il à ce jour ?

L’état des lieux est que l’effectif sera effectivement étoffé. J’estime que c’est une préparation qui est très longue et une charge de travail très lourde. On a besoin de ressources humaines supplémentaires. Il y aura l’arrivée d’un préparateur physique adjoint. On a reçu du matériel de la Confédération africaine de Football (Caf) avec des gilets Gps, cela nécessite une compétence de plus pour mieux utiliser ces outils. Vu qu’il y aura des analyses vidéo lors du tournoi, il sera élogieux d’avoir un spécialiste pour me soulager. Il y aura également un autre kinésithérapeute pour appuyer le staff médical dans sa mission.

Quelle est la date de démarrage du stage pratique de l’équipe ?

Certains joueurs ont des obligations avec leurs clubs jusqu’au 26 mai, notamment ceux qui jouent en Ligue 2, en Ligua turque et autres. Il y aura une dizaine de joueurs qui vont
rejoindre Cotonou à partir du 27 mai et puis on va travailler sous forme d’externat. Les joueurs seront dans les conditions comme en clubs. Ils viendront à l’entrainement et repartiront en famille après les séances dans la période du 27 au vendredi 31 mai. Le reste des joueurs devra rejoindre le groupe le 2 juin sauf cas de force majeure. Le départ pour le Maroc est prévu pour le 3 juin prochain.

Parlez-nous des sites qui vont accueillir les Ecureuils au Maroc.

Il y a deux sites qui sont retenus pour la préparation de l’équipe. Nous souhaitons aller dans la première semaine à Ifrane qui est une station située dans les montagnes de l’Atlas. Un bon cadre pour faire le travail physique individualisé pour régénérer les cellules après la saison pleine des joueurs en club. Car, en termes de temps de jeu, les besoins des uns et des autres sont différents et donc, il faut profiter de cet environnement pour mettre les joueurs en condition physique. Ensuite, on va descendre au niveau de la mer et se rapprocher des conditions d’Ismaïlia. Dans un premier temps, nous avons proposé Marrakech puis après El-Djedida. Mais, je pense que les conditions de Marrakech sont plus proches de celles d’Ismaïlia que celles d’El-Djedida. Lors de mon passage au Maroc, je suis allé visiter les installations, il y a un problème de surcharge au niveau des hôtels de Marrakech car il y a une manifestation sur place le 14 juin. Je me suis rabattu sur le site d’El-Djedida qui présente l’avantage en termes de conditions de travail intéressantes autour d’une équipe de football. On est encore à la phase de la prise de décision. Si on trouve un bon hôtel à Marrakech, on va opter pour y rester. C’est une décision qui sera prise dans les tout prochains jours par les autorités au plus haut niveau.

Pourquoi avoir retenu la Mauritanie et la Guinée pour les matchs amicaux ?

Pour une raison simple. D’abord, les deux équipes seront physiquement présentes au Maroc dans la même période que nous. C’est une solution de facilité. Dans cette période, il faut éviter de passer du temps à faire des voyages en avion. Il faut se focaliser sur les séances d’entrainement au lieu de faire beaucoup de déplacements. C’est pour cela que nous avons prévu seulement deux matchs amicaux. Nous allons jouer le premier match amical le 11 juin et le second une semaine plus tard avant d’effectuer notre première sortie dans le tournoi le 25 juin. Tout ceci nous permettra de travailler dans la durée et évaluer en même temps l’équipe.

Quand rendrez-vous publique la liste des joueurs retenus pour la Can ?

La liste sera rendue publique le 28 mai après le dernier match des joueurs en clubs. Il faut s’assurer de la forme de tous les joueurs avant de dévoiler cette liste pour le stage au Maroc.
Michel Dussuyer donnera-t-il une liste définitive directement ou une pré-liste avant ?

La préparation est une question délicate. Je suis à ma sixième Can et chaque fois, il n’y a jamais rien d’idéal. Je pars du principe que la liste définitive doit être remise à la Caf dès le 11 juin, soit une semaine après notre stage au Maroc. J’ai donc fait l’option de retenir 23 joueurs pour le stage au Maroc. On partira à 23 et on donnera des programmes de travail dans la semaine pour des joueurs qui seront réservistes à l’image de ce qu’avait fait l’équipe de France lors des préparatifs de la Coupe du Monde 2018.

Y aura-t-il des joueurs locaux dans la sélection ?

J’essaie d’observer le plus grand nombre de joueurs possible par rapport au niveau individuel et du point de vue technique. Rien de notable à se mettre sous la dent jusqu’à présent. Je pense qu’il n’y a pas de joueurs qui aient attiré mon attention particulièrement.

Quid des binationaux en Europe ?

Parlant des binationaux qui peuvent nous apporter, on peut citer Jules Koundé, Colins Dagba et Daniel Didavi qui évoluent en championnat d’élite. Malheureusement, ceux-ci ne sont pas prêts à arborer le maillot des Ecureuils pour des convenances personnelles pour le moment. Jules Koundé et Colins Dagba ont des projets avec l’équipe des U23 de la France. Pour l’instant, il faut penser à ceux qui sont là. Ceux qui ont fait la campagne des éliminatoires et qui ont permis au pays de se qualifier. Bref, il n’y a pas de binationaux ciblés qui évoluent en Ligue 1 dans un pays, tel qu’il soit, que je n’ai pas contacté à ce jour.

Comment pensez-vous aborder les différentes rencontres de la Can ?

Je pense qu’il faut aborder ces matchs avec détermination. Nous ne sommes pas les favoris de la compétition. Il faut essayer de prendre les adversaires de la meilleure manière et prendre les points qu’il faut et franchir ce premier tour. Il faut aller avec certitude, confiance et respect parce que ceux qui doutent ne pourront pas avancer et ceux qui sont trop confiants peuvent être surpris. Ils pourront passer à côté du sujet. Seule la nation qui saura s’y prendre ira le plus loin possible. A nous d’avoir les pieds sur terre et savoir de quelle qualité on dispose mais aussi tirer de notre potentiel pour y aboutir.

Une fois encore, Sessègnon sera absent. Comment pallier son absence en milieu de terrain qui reste problématique ?

Nous allons récupérer des joueurs en milieu de terrain. C’est la bonne nouvelle même si Stéphane Sessègnon ne démarrera pas avec l’équipe. Il y a une large marge de progression au niveau de chaque joueur. Il y a des secteurs sur lesquels chaque joueur doit se rendre performant. Au sujet de Sessi d’Almeida, on ne peut pas lui enlever son agressivité car tout ceci fait partie du jeu si on se réfère à ce qui s’est passé en Gambie. Il faut qu’il garde cette énergie.

Que pensez-vous de Mouri Ogoubiyi et Razack Omotoyossi que vous avez vu évoluer dans le championnat local ?

Je pense qu’ils jouent bien mais je travaille beaucoup plus pour le futur.

Comment gérez-vous les questions de primes ?

Je n’aime pas trop me mêler de ces sujets. La négociation des primes des joueurs n’a jamais été favorable aux sélectionneurs. L’entraîneur est entre le marteau et l’enclume dans ce cas, les autorités peuvent le soupçonner de pousser les joueurs à réclamer de grosses primes ou vice-versa. J’ai parlé des primes du staff technique avec le ministre. Je souhaite que toutes ces questions soient vidées avant la compétition pour le bonheur de tous. Je fais confiance au ministre chargé des Sports et au président de la fédération qui sont conscients que ces questions doivent être vidées avant la compétition.

Propos recueillis par Christian HOUNONGBE (Stag.)

Société 17 mai 2019


Lutte contre les effets des changements climatiques : Le plan d’action du Bénin validé

La validation du plan d’action des services climatiques mobilise à Cotonou, du 16 au 17 mai, des agents de la météorologie. L’atelier organisé à cet effet vise à établir un consensus sur le contenu du plan pour chaque secteur prioritaire du cadre mondial des services climatiques.

L’élaboration du document portant cadre national des services climatiques a démarré en 2017. Un document important, d’après le directeur général de l’Agence nationale de la météorologie du Bénin, Marcellin Nakpon qui donne plus de crédibilité à la structure et démontre le rôle transversal que la météorologie joue dans le processus de développement. «La nation repose sur la météorologie, les nations qui n’ont pas vite compris sont toujours à l’ère primaire. Les pays développés se basent sur la météorologie, la climatologie, et c’est capital», note-t-il. Au cours de l’atelier de deux jours qui regroupe les spécialistes de la météorologie, les participants vont examiner, étudier et amender le projet de document sur le cadre national pour les services climatiques et proposer des interventions prioritaires permettant d’améliorer les services et informations climatiques au Bénin.
Le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, représentant le ministre Alassane Séidou a confié que l’atelier s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’Organisation météorologique mondiale qui, soucieuse de la fourniture aux populations des informations climatologiques de qualité, a institué le cadre mondial des services climatiques et recommandé la mise en place des cadres nationaux des services climatiques. Lesquels cadres visent à renforcer l’information climatique d’une part et à améliorer l’information météorologique d’autre part, afin de répondre aux besoins des utilisateurs et des décideurs. Il a informé que ces services sont destinés à la protection des personnes et des biens, à la préservation des ressources naturelles et de l’environnement ainsi qu’au développement socioéconomique. « Cette démarche inclusive marque un grand pas en avant pour une météorologie moderne et fiable qui aspire aux normes internationales et demeure au service de la résilience des populations locales et du développement durable », a affirmé Joseph Ahissou.
Les travaux se déroulent sous la supervision des experts internationaux. C’est le cas du représentant du Cadre mondial pour les services climatologiques, Dr Pascal Yaka et du coordonnateur de projet changement climatique du département de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau, Raoul Kouamé, représentant du Commissaire de la Cedeao à l’environnement et à l’agriculture. Pour le premier, les effets du changement climatique sont visibles et nécessitent des actions concrètes. Le second, pour sa part, a espoir que l’opérationnalisation du cadre national des services climatiques permettra aux structures de la météorologique d’offrir des services de qualité pour lutter contre les changements climatiques.

Environnement 17 mai 2019


Grève de la Cstb: Le gouvernement prend ses responsabilités

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin, (Cstb) tient à sa motion de grève de quarante-huit heures débutée mercredi 15 mai dernier. Le gouvernement, à travers le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle prend ses responsabilités, pour assurer les cours aux apprenants dont la plupart se retrouvent dans une phase de révision pour les examens de fin d’année.

Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle n’entend pas cautionner l’abandon des classes du fait de la grève de quarante-huit heures déclenchée par la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin. Alors que celle-ci débute mercredi 15 mai dernier pour s’achever ce jeudi, une instruction ferme a été donnée à travers une note circulaire n°808/Mestfp/Dc/Sgm/Sa dont l’objet s’intitule : maintien du personnel Mestfp présent au poste de travail au cours de la journée du mercredi 15 mai 2019. Selon Marcellin Anoumou Hounwanou, directeur adjoint de cabinet, signataire de la note, la décision s’inscrit dans le cadre des dispositions à prendre pour la continuité du service public.
« A cet effet, un point de présence de ladite journée est attendu au secrétariat particulier du ministre avec des précisions sur l’heure d’arrivée et de sortie de chaque agent dans la matinée et dans la soirée au plus tard le jeudi 16 mai à 9 heures», précise la note. La cellule de communication de la Cstb a pour sa part, fait le point partiel de la grève. « Il se dégage que, des départements de
l’Alibori au Mono en passant par
l’Atacora, la Donga, le Borgou, les Collines, le Zou, le Plateau et le Couffo, le mouvement de grève a été accueilli avec enthousiasme par les travailleurs de toutes catégories et a été diversement suivi, notamment dans le secteur de l’administration publique et de l’éducation. Certains travailleurs ne se sont pas présentés au service, par contre d’autres ont préféré faire une grève sur le tas, c’est-à-dire, se présenter au service sans travailler », a-t-elle détaillé. « On peut estimer le pourcentage de suivi de la grève dans les 10 départements cités à un peu plus de 50 %. Dans l’Ouémé et le Littoral, c’est cette dernière forme de grève sur le tas qui a dominé. Les travailleurs, mécontents, se sont présentés au service mais dans la plupart des ministères et autres services publics, ils n’ont pas travaillé à plein temps », précise la cellule de communication de la Cstb.

Société 17 mai 2019


Nouvelle configuration du Parlement: L’aboutissement de la réforme du système partisan

Combat de longue haleine qui aura connu diverses fortunes, entre nécessité et préservation des intérêts particuliers, la réforme du système partisan a donné son premier substrat avec la nouvelle configuration de la huitième législature. Une réforme qui aura mis fin à la ligue des clubs électoraux et fait place au rayonnement des mastodontes politiques.

Amer pour certains et satisfaisant pour d’autres, le premier fruit de la réforme du système partisan est l’aboutissement de la détermination du président de la République à assainir le paysage politique. C’est un engagement pris par le chef de l’Etat, Patrice Talon, alors qu’il était candidat à la présidentielle, réitéré à son investiture puis transcrit à l’axe 1, pilier 1 du Programme d’action du gouvernement. Un engagement qui aujourd’hui est réalité.
L’ouragan de la réforme du système partisan, avec à la pointe les deux lois électorales votées notamment celle portant Code électoral et celle portant Charte des partis politiques, a donc emporté beaucoup de partis politiques qui ont dû se mettre sous l’ombrage de géantes formations politiques. De plus de deux cents partis et mouvements politiques, le Bénin s’est retrouvé, dès le début de cette année 2019, à une dizaine de partis politiques. Sensible réduction qui témoigne de l’adhésion de la plupart des acteurs à la réforme. D’ailleurs, lesdites lois électorales ont été votées à l’unanimité des représentants de la Nation. Il est donc clair que les raisons qui motivent la rationalisation du paysage politique béninois étaient bien partagées de la plupart des acteurs politiques. Ces raisons, le président de la République Patrice Talon va les rappeler dans son message sur l’état de la Nation en fin d’année 2018 : « L’assainissement ne s’est pas seulement limité aux finances publiques et à la gouvernance économique. Il a également pris en compte le système politique jusqu’ici marqué par une multiplication à outrance des partis et partant leur inaptitude à animer réellement le débat politique. Les dysfonctionnements qui caractérisaient notre système politique avaient des impacts négatifs évidents sur l’ensemble de notre système sociopolitique voire économique». A l’occasion, il n’a pas manqué d’insister sur les fruits de la réforme : « Désormais, l’action politique sera plus homogène et plus prévisible. Les partis politiques répondront, mieux que par le passé, à leurs obligations constitutionnelles et légales. Ce faisant, nos populations désespéreront moins de la classe politique. Elles savent dorénavant que la démocratie, c’est moins la prolifération des partis politiques que la promotion d’idéologies et de projets de société visant à améliorer leur quotidien. Elles savent aussi qu’à l’avenir, nos institutions politiques fonctionneront de manière plus harmonieuse »?

Une réforme opportune mais amère

Aujourd’hui, le chef de l’Etat peut se réjouir de l’aboutissement de la réforme du système partisan. Car l’objectif est bien atteint, du moins quantitativement. Pour la première fois dans son histoire, depuis l’avènement de l’ère démocratique, le Parlement béninois est composé de deux grands partis à l’instar des grandes nations. Il s'agit de l’Union progressiste et du Bloc républicain, tous deux de la mouvance présidentielle. C’est un progrès notable même s’il est à regretter que l’Assemblée nationale ne soit pas à charge et à décharge comme dans les modèles politiques Gauche et Droite, Mouvance et Opposition, Démocrate et Républicain… qui rassurent de l’équilibre, de la pluralité et de la divergence des points de vue. Surtout quand on sait que les partis de l’opposition ont manifesté leur désir de participer aux élections sans y arriver en raison du défi que leur ont imposé d’une part les lois électorales pourtant votées par bon nombre des leurs, et d’autre part en raison du certificat de conformité. Ce défi, hélas, n’aura pas favorisé la participation de la dizaine de partis politiques qui a survécu au vent de la réforme. En dépit des frustrations, contestations et émeutes, le processus électoral est allé à son terme. Le parlement est installé avec les deux formations politiques qui ont pu prendre part au scrutin.
A présent, l’attente du peuple, c’est de voir des parlementaires plus attachés au peuple qu’aux intérêts particuliers. Il faut espérer que l’homogénéité du Parlement n'affecte pas la qualité des débats et n’engendre l’absence de critiques raisonnables, de contrôle et de veille permanente ; gages de la démocratie. Il revient aux parlementaires d’accomplir leur travail républicain avec conscience et patriotisme. Ce faisant, ils rendront service à la Nation et donneront la preuve de leur indépendance.

Actualités 17 mai 2019


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