La Nation Bénin...
Nouvelles

Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a célébré hier mercredi 15 mai, la Journée internationale de la famille (JiFa). Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies, suite à sa résolution 47/237 du 30 septembre 1993, elle offre à la communauté internationale, l’occasion de se pencher sur les défis sociaux majeurs auxquels sont confrontées les familles, en vue d’affiner les voies et moyens pour reconnaître et renforcer le rôle prépondérant qui est le leur dans l’édification de la société.
« La famille, lieu d’éducation sexuelle, de l’adolescent et du jeune », c’est le thème de la Journée internationale de la famille, édition 2019. Dans un message adressé à la nation, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a affirmé que ce thème interpelle tout le monde, qu’il s’agisse des institutions de l’Etat, des organisations de la société civile ou des familles elles-mêmes. Bintou Chabi Adam Taro note que ce thème permet en effet de lever un coin de voile sur le contenu de l’éducation donnée aux adolescents et jeunes de façon générale, et plus particulièrement en matière de sexualité. Selon ses dires, conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme, la famille est le groupe naturel et fondamental de la société. Pour elle, c’est la famille qui accueille et qui assure l’éducation de l’enfant qui participera, plus tard, à la construction d’une société pacifique et au développement de la nation. Le rôle de la famille, renchérit la ministre, s’avère donc prépondérant pour l’atteinte de l’Odd n°16. « La Journée internationale de la Famille (JiFa) est donc une grande opportunité pour les Etats et autres acteurs de développement, pour mieux faire connaître les problèmes que rencontrent les familles au quotidien, tout en permettant d’inciter chacun de nous à prendre des initiatives de nature à promouvoir l’épanouissement des individus, des groupes et des communautés à travers le cercle familial », a-t-elle laissé entendre.
Bintou Chabi Adam Taro informe que le premier acteur en matière d’éducation sur la sexualité est la famille. Elle déplore tout de même que la notion de sexualité soit considérée comme une question « tabou ». Selon elle, force est de constater que beaucoup de parents n’assurent pas convenablement leurs responsabilités vis-à-vis de l’éducation sexuelle de leurs membres, soit par manque d’informations appropriées, soit à cause de la méconnaissance des stratégies et compétences pour y parvenir.
Encore du chemin à faire !
« Au Bénin, tous les indicateurs sociaux témoignent de la situation difficile de la fille et de la femme ainsi que des disparités relatives à la jouissance par elles de leurs droits humains essentiels. Une fille sur dix est mariée avant l’âge de quinze ans et trois filles sur dix, le sont avant l’âge de dix ans selon l’Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples de 2014, portant ainsi à plus de 3 % les filles de dix à dix-sept ans en union. On note alors que la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie féconde augmente rapidement avec l’âge, passant de 2 % à 15 ans à 47 % à 19 ans, âge auquel 38 % des jeunes filles ont déjà donné naissance à un enfant », a-t-elle rappelé. Bintou Chabi Adam Taro indique que la prévalence contraceptive est seulement de 12% en 2017 selon l’Enquête démographique et de santé au Bénin, avec d'importantes disparités en fonction du lieu de résidence.
Face à ce tableau qui interpelle tous, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance rassure la population béninoise de l’intérêt soutenu que le président de la République, Patrice Talon, accorde au bien-être de la famille et particulièrement à toutes les initiatives mettant la famille au cœur du développement de la nation. « En cette période où le monde entier célèbre les valeurs familiales, je voudrais en appeler au sens de responsabilité des parents face à l’éducation de leurs enfants à la vie sexuelle et à la parenté responsable. Au nombre des actions entreprises par mon département ministériel, l’élaboration du guide national de référence pour la conduite du dialogue parent-enfant en santé sexuelle et reproductive et sa vulgarisation témoignent de l’importance que le gouvernement accorde à la question », déclare-t-elle. Bintou Chabi Adam Taro exhorte par ailleurs les familles à prendre la place qui est la leur en renforçant leurs capacités et en acceptant de retourner aux valeurs fondamentales familiales en vue d’amener leurs membres à adopter des comportements et attitudes sexuels positifs.

La huitième législature place les femmes bien loin du compte du défi de la représentativité de la gent féminine. Au nombre des 83 députés qui vont être installés ce jeudi 16 mai au Palais des gouverneurs, seulement six sont des femmes.
Le taux de représentativité des femmes à l’hémicycle ne s’améliore pas. Six entrées pour le compte de la nouvelle législature contre sept pour celle sortante. La huitième législature n’est pas moins misogyne que celle précédente. La nouvelle configuration présente un taux de représentativité de 7,22%, contre environ 9% pour la septième mandature. Un recul donc pour la gent féminine.
Les six femmes qui seront présentes ce jeudi 16 mai à l’Assemblée nationale, ont pour noms Romarique Sèdami Médégan Fagla, Rosine Dagniho, Mariama Baba Moussa, Eugénie Chantal Ahyi, Awaou Emiola Bissiriou et Sofiath Shanou.
Quoique l’Assemblée nationale ait enregistré de nouvelles figures, la gent féminine n’a aucune raison de se réjouir au regard de son faible taux de reprsentativité et des défis de l’heure en matière de promotion de la femme et du genre.
Cette présence à peine visible devrait faire davantage réfléchir les féministes qui appellent de tous leurs vœux, l’égalité des chances pour les femmes dans toutes les instances de prise de décisions.
Le phénomène n’est malheureusement pas nouveau au Bénin. Le pays s’est habitué à ce faible pourcentage depuis l'avènement du renouveau démocratique où la représentativité des femmes évolue en dents de scie.
En 29 ans de démocratie, le pourcentage de femmes élues n’a jamais franchi le cap des 15%. Il a varié entre 6,25 et 12,19%. La première législature (1991 à 1995) avait enregistré quatre femmes députées contre 60 hommes, soit 6,25%. La deuxième mandature a ramené la barre à 12.19%, soit dix femmes sur un total de 82 élus. Au cours des troisième et quatrième mandatures, ce pourcentage a chuté à 7.22%, soit six femmes députées sur un total de 83 élus. La législature de 2011 à 2015, n’a connu que huit femmes élues sur 83 députés, soit 9.63%. Idem pour celle de 2015 à 2019.
Ainsi, depuis 1990, l’effectif numérique infime des femmes au sein des institutions est resté ‘’la norme’’ et le pays s’en accommode.
Ce faible pourcentage se révèle comme une gangrène qui reste collée à la peau des femmes et dont elles manquent d’astuces pour s’en débarrasser.
D’aucuns diront qu’elles ne méritent pas mieux, compte tenu du manque de solidarité entre elles-mêmes. A raison peut-être. Mais quand on observe l’activisme qui les a guidées durant le processus électoral, il y a lieu de s’attarder sur leur sort.
A qui la faute?
La dette de la représentativité des femmes n’incombe à aucun gouvernement si ce n’est à la gent féminine elle-même. Dans un élan d’ensemble, elles devraient asseoir dès à présent des stratégies pour mieux influencer les choix lors des prochaines joutes électorales. Les femmes qui veulent faire la politique doivent donc se bâtir une cote de popularité et surtout retenir l’attention des comités d’arbitrage en se faisant remarquer positivement.
En juillet 2018, des parlementaires proches du président Patrice Talon avaient introduit à l’Assemblée nationale, une proposition d’amendement de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 avec trois points dont un sur l’amélioration de la représentativité des femmes. Mais cette proposition d’amendement n’a pas prospéré et le président de la République s’est opposé à la possibilité que lui offrait le vote des députés pour la soumettre à un référendum. Ce choix, loin d’être une mesure anticonstitutionnelle, était plutôt perçu comme une discrimination positive par certaines femmes, en l’occurrence celles de l’Union progressiste.
Aussi, les législatives du 28 avril 2019 étaient-elles une occasion rêvée pour améliorer les statistiques eu la matière. Mais, il n’en a pas été grand-chose à l’arrivée.
Le bout du tunnel semble encore bien loin. En attendant, les femmes doivent se contenter de ce faible pourcentage et faire plus d’efforts pour espérer la concrétisation d’un rêve qui peine à être comblé. Les municipales de 2020 permettront peut-être de redresser la pente si elles anticipent sur les défis.

Le Conseil des ministres de ce mercredi 15 mai a décidé d’octroyer une autorisation à titre dérogatoire à la Centrale d’achat des médicaments essentiels (Came) pour s’approvisionner auprès des industries pharmaceutiques locales.
A la suite des efforts déployés pour assainir le secteur pharmaceutique, le gouvernement, dans sa volonté de sécuriser les sources d'approvisionnement en médicaments, a retenu des critères spécifiques pour les fournisseurs. Ceux-ci doivent désormais, pour opérer sur le territoire béninois, justifier d'une certification de bonnes pratiques de fabrication et/ou de distribution délivrée par une autorité de réglementation pharmaceutique d’un pays membre de l’International conference of harmonisation (Ich) et/ou d’une pré qualification de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Ces informations ont été rendues publiques à l’issue du Conseil des ministres de ce mercredi 15 mai. Le processus de pré qualification, indique le compte rendu de cette séance, est un service fourni par l’Oms pour évaluer la qualité, l’innocuité et l’efficacité des produits médicaux en se basant sur les normes pharmaceutiques internationales.
Par ailleurs, poursuit le communiqué, « les réformes pharmaceutiques en cours devraient, à terme, permettre le développement de l'industrie pharmaceutique locale répondant aux normes et standards internationaux ». Mais en attendant, le gouvernement béninois a autorisé la Came à continuer de s’approvisionner auprès des industries locales de production qui en manifestent l’intérêt, tout en exigeant la qualité recherchée des produits. « L’intérêt de notre pays à accompagner ces industries pharmaceutiques locales réside dans la perspective de réduire sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur », précise-t-on. Ces industries locales bénéficient d’une dérogation de cinq ans au bout desquels elles doivent fournir les preuves que leurs procédés sont conformes aux critères spécifiques fixés par le gouvernemen.

Le président de la Cour constitutionnelle a reçu, hier mercredi 15 mai à son cabinet, trois missions internationales d’observation électorale. Ces délégations sont venues transmettre au président de la Cour constitutionnelle les conclusions préliminaires de leur mission et leurs rapports d’observation dans le cadre des élections législatives du 28 avril dernier.
« Nous avons constaté l’évolution des réformes en République du Bénin par rapport à l’endiguement de la corruption. Ce qui est d’ailleurs inscrit au Pag. Par la suite, une loi a été votée au Parlement. Il n’y a pas eu de refus, il y a eu juste une seule abstention. Chemin faisant, il y a eu un revirement des acteurs par rapport à ladite loi », fait savoir Placide Boganda, porte-parole de la Mission conjointe de l'Union des jeunes de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Uj-Cémac) et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance quant au contenu du rapport de mission. Il ajoute que ce rapport a été élaboré sur la base de principes objectifs. Et c’est pour transmettre ledit rapport au professeur Joseph Djogbénou, qu’une délégation conjointe des deux missions était à son cabinet. « La Cour constitutionnelle étant la structure faîtière dans l’organisation des élections législatives, il était important pour nous de rencontrer le président pour lui donner notre rapport de mission et aussi l’écouter, avoir sa lecture de la situation par rapport au contexte général du processus électoral », explique Placide Boganda. A l’en croire, le président de la Cour constitutionnelle a fait savoir qu’une élection sans contestation ne serait pas normale car la contestation montre la vivacité de la démocratie béninoise. Au demeurant, la délégation retient de ses échanges avec le professeur Joseph Djogbénou que le Bénin est un pays de paix et va le demeurer parce que la conscience collective pour la préservation de la paix est très forte, et cela a toujours été ainsi.
L’appel à la paix des Ong et associations africaines
Après la première délégation, le président de la Cour constitutionnelle a reçu la Mission internationale d’observation électorale des Ong et Associations africaines (Mioe-O2A) qui séjourne au Bénin depuis le 22 avril dernier. Cette délégation est également venue transmettre au président de la Cour constitutionnelle ses conclusions préliminaires. «Le 28 avril, jour des élections, nous avons eu à observer sur le terrain ; nous avons fait le tour des différents bureaux de vote. Nos délégations ont parcouru pratiquement tous les bureaux de vote sur tout l’ensemble du territoire béninois. Il était donc de notre devoir, à la fin de notre observation, de produire un rapport sanctionnant la fin de notre mission au Bénin. Et il était de bon ton que nous puissions échanger avec l’une des institutions fondamentales du pays », renseigne le porte-parole de la délégation, Éric Kouéssé Dionou. Cette mission n’a pas manqué d’évoquer également le contexte marqué par des contestations. A cette délégation, le président de la Cour constitutionnelle a adressé le message suivant : Une élection sans contestation serait une utopie. Pour le porte-parole de la mission, toutes ces contestations devraient se faire dans un cadre démocratique. «Les comportements non républicains, nous les condamnons de vive voix. Et nous rappelons aux acteurs que la paix est capitale, qu’il faut mettre tous les moyens en œuvre pour que le Bénin ne sombre pas. Il est du devoir de tous et de chacun de faire en sorte que ce beau pays ne puisse pas tomber dans la déchéance, dans l’anarchie. Et c’est pour cela que nous exhortons les autorités politiques à faire preuve de retenue et à tout mettre en œuvre pour sauvegarder cette paix et la démocratie chèrement acquise par le Bénin », a soutenu le porte-parole de la Mission internationale d’observation électorale des Ong et Associations africaines (Mioe-O2A), Éric Kouéssé Dionou.
Actualités 16 mai 2019

Les visiteurs et touristes qui aspirent à des safaris au parc de la Pendjari peuvent y aller sans souci. En plus de la surveillance habituelle des lieux, le gouvernement, au vu des derniers évènements, a décidé de renforcer la sécurité à l'intérieur du parc, mais aussi dans son voisinage.
On l’attendait et elle n’a pas tardé. La réplique sinon la réponse du gouvernement béninois aux derniers évènements qui ont mis à mal la quiétude au sein de la Pendjari est désormais connue. L’Exécutif penche pour une batterie de mesures pour faire de la plus importante réserve animalière de l’Afrique de l’Ouest, une zone sûre et une destination sécurisée pour tous ses visiteurs.
Au nombre des nouvelles dispositions envisagées pour renforcer la sécurité dans le parc, on peut noter, entre autres, le renforcement du nombre de rangers déployés dans le parc, l’association des forces armées béninoises qui interviendront en appui au travail des rangers sur le terrain, la mise en place d'un système d’alerte et d’assistance aux touristes et de leurs moyens de déplacement dans l'enceinte du parc, le renforcement du matériel et des équipements des rangers sur le parc, le renforcement des renseignements autour du parc… Ces dispositions ont été prises au cours d’une séance de travail à laquelle ont pris part, à l'initiative du président de la République, les ministres chargés de la Défense nationale, du Cadre de vie et du Développement durable, du Tourisme ainsi que des représentants de l’état-major des armées, de African Park Network, et le directeur de l’Agence nationale de promotion du patrimoine et du tourisme.
Aussi, « une mission de reconnaissance composée d’agents d’élite de l’armée est actuellement déployée au parc aux fins de proposer en complément d’autres mesures à prendre pour renforcer la sécurité dans le parc». Avec ses 7000 visiteurs enregistrés chaque année, « la Pendjari qui reste aujourd'hui le plus grand parc animalier de l'Afrique de l'ouest avec une superficie de près de 4600 km2 (soit plus de 60 fois la superficie de la ville de Cotonou) est un vaste domaine naturel qui constitue une merveille du patrimoine touristique béninois », apprécie le gouvernement dans un communiqué diffusé mercredi 15 mai par ses canaux officiels. Le même communiqué indique que « dans sa politique de révélation du Bénin, le gouvernement en collaboration avec African Park Network met tout en œuvre pour renforcer à moyen et long termes la sécurité des biens et personnes qui s’y rendent ».

Exit la 7e législature et vive la 8e ! Un nouveau jour se lève ce jeudi 16 mai sur l’Assemblée nationale qui accueille, pour leur installation officielle, les 83 députés de la 8e législature, élus à l’issue des élections législatives du 28 avril dernier.
Tous les regards sont tournés ce jeudi vers le palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Les députés de la huitième législature de l’ère du renouveau démocratique prennent fonction pour un mandat de quatre ans. Ils seront donc installés dans leurs fauteuils. Mais ce sera une cérémonie fort simple qui sera marquée par un seul discours. Celui du doyen d’âge, Wallis Zoumarou à qui revient l’honneur d’installer cette législature. Cela, en vertu des dispositions de l’article 6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lequel article dispose que : «La première séance de chaque législature est présidée par le doyen d’âge de l’Assemblée nationale, assisté des deux plus jeunes députés pour remplir le rôle de secrétaire jusqu’à l’élection du bureau ».
Le doyen d’âge aura donc à prononcer son allocution d’installation pour renvoyer ses collègues à l’exercice de leurs fonctions à savoir : le vote de lois et le contrôle de l’action gouvernementale. Le bureau d’âge finit sa mission après l’élection et la mise en place du bureau. La première séance plénière de ce jeudi peut décider d’aller vite et de procéder à cette élection. Mais elle peut aussi décider de renvoyer le vote, le temps que les tractations politiques se mûrissent. « A l’exception des questions urgentes d’intérêt immédiat et de celles relatives à l’élection du bureau, aux vacances, à l’admission et à l’invalidation des députés, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge », précise l’article 7 du Règlement intérieur. En tout cas, tout le dispositif est déjà en place au palais des Gouverneurs pour la réussite de cette cérémonie d’installation. L’administration parlementaire a mis à cet effet les petits plats dans les grands. Le volet sécuritaire n’a pas été du reste. Toutes les mesures sécuritaires ont été prises pour que tout se déroule sans accrocs. Ce jeudi ouvre une nouvelle page pour la démocratie béninoise qui, lentement mais sûrement, fait son petit bonhomme de chemin.
Actualités 16 mai 2019

Les députés de la 8e législature, conformément à la Constitution du 11 décembre 1990, seront installés demain jeudi 16 mai, au palais des gouverneurs, à Porto-Novo. Au vu des tensions survenues avant, pendant et après l’élection de ces députés, il est temps que les partis de l’Opposition qui ont contesté les législatives d’avril 2019, se conforment dès maintenant aux textes querellés pour éviter les mêmes tensions au cours des communales, municipales et locales qui s’annoncent dans quelques mois.
Doucement et calmement, les contestations autour des législatives d’avril 2019 sont en train de s’estomper. Même si les partis de l’Opposition non qualifiés pour participer auxdites législatives continuent de monter au créneau, le ton n’est plus le même. A quelques heures de l’installation des députés de la 8e législature élus au terme du scrutin du 28 avril dernier, le moment n’est plus à la réclamation d’élections législatives inclusives.
En dépit des réclamations faites par les partis de l’Opposition pour participer aux élections législatives d’avril 2019, le processus électoral a été conduit jusqu’au bout avec l’élection de nouveaux députés. Le certificat de conformité, pièce majeure en jeu n’aura pas été obtenu par ces derniers avant le délai de six mois prévu par la nouvelle Charte des partis politiques, c’est-à-dire le 17 mars dernier.
A cette étape, quel est le sort désormais réservé à ces partis politiques ?
Selon l’alinéa 1er de l’article 56 de la nouvelle loi portant Charte des partis politiques en République du Bénin,
« pour compter de la date de promulgation de la présente loi, les partis politiques dûment enregistrés continuent d’exister nonobstant les dispositions du Titre II chapitre premier de la présente loi ».
Le Titre II chapitre premier de la Charte détaille les conditions de création, de l’organisation et du fonctionnement des partis politiques. L’alinéa 2 du même article de la nouvelle Charte précise qu’«ils disposent d’un délai de six (6) mois pour se conformer aux nouvelles dispositions. Passé ce délai, ils perdent leur statut juridique ».
Perte de statut juridique
Logiquement donc, les partis politiques qui n’ont pas pu se conformer avant le 17 mars dernier ont perdu leur statut juridique conformément à la loi. Autrement dit, au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique aujourd’hui, les partis politiques comme les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Restaurer l’Espoir (Re), l’Union pour le développement d’un Bénin nouveau (Udbn), l’Union sociale libérale (Usl) et d’autres partis politiques n’ayant pas pu disposer de ce certificat avant le délai précité sont des partis politiques qui en réalité n’existent plus.
Pour mener des activités sur le terrain, les responsables de ces formations politiques sont tenus de respecter les dispositions de la nouvelle Charte en organisant de nouveau des assemblées générales constitutives pour créer formellement leur parti. Sans quoi, ils risquent de tomber sous le coup de cette loi qui précise en son article 27 que « les partis politiques sont tenus de participer aux élections législatives, communales et locales. Tout parti politique perd son statut juridique, s’il ne présente pas de candidats à deux élections législatives consécutives. La décision de retrait de l’enregistrement est prise par le ministre chargé de l’Intérieur et publiée au Journal officiel de la République du Bénin… ».
Les élections communales, municipales et locales qui s’annoncent pour quelques mois imposent donc aux partis de l’Opposition de mettre tout en œuvre pour prendre part aux différents scrutins. Et les conditions à remplir par les différents candidats avant de prendre part à ces scrutins sont bien définis dans le Code électoral qui a été l’objet de toutes les polémiques lors des législatives dernières.

Agé de 77 ans, Wallis Zoumarou, député élu sur la liste du Bloc républicain dans la 13e circonscription électorale composée de la seule commune de Djougou est le doyen d’âge de la 8e législature. A ce titre, c’est à lui que revient le privilège d’installer cette législature demain jeudi 16 mai avec le concours des deux plus jeunes de ses collègues, en l’occurrence Epiphane Honfo et Yacoubou Orou Sé Guéné dans le rôle de secrétaire. Wallis Zoumarou lève ici un coin de voile sur les temps forts de cette cérémonie d’installation et fait le portrait-robot du prochain président de l’Assemblée nationale qui doit être issu d’un large consensus entre les partis Bloc républicain et Union progressiste représentés au Parlement. Lire son interview exclusive…
La Nation : Est-ce un mérite spécial d’être doyen d’âge de la 8e législature ?
Wallis Zoumarou : Du tout pas. Ce n’est pas un mérite particulier. Ce sont les circonstances de la vie qui font cela. Il est important de souligner que j’ai été élu à la première législature. Et je suis le seul député encore en fonction jusqu’à cette huitième législature. C’est une chance et en même temps une bénédiction. Surtout quand je vois beaucoup qui n’ont pas pu se faire réélire alors que moi je suis encore là. Il y a la chance mais il y a aussi un peu de mérite car si je n’ai pas été élu député depuis huit législatures et si je capotais, je ne serais pas ici aujourd’hui. Mais je n’en fais pas une grande chose, ce titre de doyen d’âge. Cependant, il faut reconnaitre que Dieu m’a donné cette chance et je ne peux pas ne pas le dire.
Le bureau d’âge est appelé à conduire les premières plénières de la législature. Comment les choses vont-elles se passer de façon concrète ?
Les choses se passeront dans la simplicité. Il n’y aura rien de nouveau. Il s’agira de mettre en place le nouveau bureau de l’Assemblée nationale. On va le faire avec honnêteté et simplicité en respect des textes en vigueur. A l’ouverture de la cérémonie d’installation, je donnerai lecture des textes qui organisent la procédure. C’est ensemble qu’on décidera de la suite du calendrier, c’est-à-dire s’il faut aller tout de suite à l’élection du bureau ou s’il faut laisser les gens aller faire leurs tractations et revenir. De toutes les façons, c’est la plénière qui décidera de la date de l’élection mais je pense que ça doit se faire très rapidement.
Pour l’exécution diligente de ma mission de doyen d’âge, je me suis informé auprès du secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale. Il m’a donné les textes qui organisent l’élection du bureau du Parlement. J’ai voulu ensuite échanger avec le ministre chargé de la Justice qui est en même temps le ministre chargé des Relations avec les Institutions. J’ai voulu savoir s’il a des préoccupations majeures. Puisque ça bouge un peu dans le pays avec des vagues de menaces par-ci par-là. Les choses ne sont pas comme à l’accoutumée. Il faut prendre un certain nombre de dispositions, surtout par rapport à la sécurité de mes collègues députés convoqués pour la cérémonie d’installation prévue pour demain jeudi 16 mai à 10 h au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. J’ai donc abordé la question ce mardi 14 mai avec le ministre en charge des Relations avec les Institutions qui m’a rassuré de ce que toutes les mesures de sécurité sont prises et qu’il n’y a rien à craindre.
Par rapport aux tractations, y a-t-il déjà un nom pour le perchoir ?
(Sourire). Moi je suis en dehors des tractations. Puisque je ne suis candidat à rien dans le bureau. Mais j’ai mon parti qui est en train de discuter. Sans doute que cette question va revenir dans les concertations. Je suis un militant docile. Le choix de mon parti sera mon candidat.
Oui mais votre parti, le Bloc républicain est sorti minoritaire à l’issue des élections législatives du 28 avril dernier avec 36 sièges contre 47 pour l’Union progressiste. Le contrôle du perchoir devrait couler normalement de source…
Non, non, non… Moi je suis dans un tout autre esprit. J’ai eu la chance d’avoir été au commencement de l’Assemblée nationale depuis la première législature de l’ère du renouveau démocratique. J’ai été au cœur de ce qui a donné naissance à la configuration politique du bureau du Parlement. Il y a un esprit. Connaissant cet esprit, je ne pense pas qu’a priori, le fait d’avoir la majorité est un passeport pour sortir automatiquement le président de l’Assemblée du rang du parti majoritaire. Je crois qu’il faut voir ensemble avec toutes les forces politiques du Parlement celui qui va le mieux tenir la maison ; celui qui va faire mieux la cohésion de tous les députés, toutes tendances confondues. Car, il faut faire en sorte que le soutien au président Patrice Talon soit un soutien responsable et solide et non un combat entre partis politiques représentés au Parlement. Que le prochain président de l’Assemblée nationale soit un homme du Bloc républicain ou de l’Union progressiste, l’essentiel, à mon avis, est qu’il soit de taille et qu’il soit capable de concilier et de manager tout le monde dans la cohésion et dans la discipline.
Qui peut être cet oiseau rare, selon vous ?
Je vois plusieurs noms pour le perchoir. Du côté de l’Union progressiste, j’entends Sacca Lafia et Abraham Zinzindohoué ; Abdoulaye Bio Tchané et Robert Gbian pour le Bloc républicain. D’autres noms sont aussi cités. Attendons de voir. Je crois que les tractations doivent conduire à un consensus. Celui qui va être élu sera un produit issu d’un consensus. Certes, je n’en sais pas trop sur les tractations puisque je ne suis candidat à rien. Mais j’imagine qu’il doit y en avoir parce qu’on ne peut aller voter sans tractations. Ça ne se passe pas comme ça au Parlement, si non, on n’est pas responsable. D’autant qu’en dehors de la qualité de l’homme, les différentes tendances politiques doivent être représentées au bureau. D’où la nécessité que les différents acteurs s’asseyent pour ficeler et arrêter comment les choses vont se passer.
Autrement, on risque d’avoir de problème dans le cheminement du groupe si les choses ne sont pas faites comme cela. Je souhaite vivement que le bureau qui sera mis en place soit véritablement consensuel. Mon vœu est de voir les tractations se mener dans une large concertation et que ça ne soit pas un combat entre deux blocs politiques soutenant le chef de l’Etat qui a besoin d’être soutenu par un groupe cohérent et solidaire.
De votre position de député, quels peuvent être les défis de cette législature ?
Les défis de cette législature sont nombreux. Ils concernent le quotidien des populations. C’est cela qui doit nous interpeller en tant que député. Nous devrons légiférer dans ce sens pour améliorer les conditions de vie des citoyens. C’est vrai, je ne suis pas du gouvernement qui a des priorités. Nous allons voir dans les priorités du gouvernement celles qui peuvent être retenues immédiatement et y donner une suite. Certes, chaque député peut proposer de loi. J’en initierai aussi si j’en ai l’inspiration au cours de la législature.
Je souhaite vivement, pour finir, que cette mission de doyen d’âge que le sort m’a confié se déroule dans les meilleures conditions possibles et qu’on choisisse un bon président de l’Assemblée nationale qui va travailler pour faire avancer le Bénin.

En route pour la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2019, les Ecureuils du Bénin disposent désormais d’un plan de préparation. La sélection nationale du Bénin démarre la préparation à Cotonou le 27 mai prochain avant de la boucler, le 18 juin, par le match amical face à la Mauritanie à Ifrane au Maroc.
Qualifiés pour la Coupe d’Afrique des nations de football (Can) 2019 qui va se dérouler du 21 juin au 19 juillet prochain, au pays des Pharaons, les Ecureuils du Bénin ont désormais un plan de préparation. De sources proches du ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports et de la Fédération béninoise de Football, la préparation de la sélection nationale démarre le 27 mai prochain à Cotonou et va s’achever par son second match amical face à la Mauritanie le 18 juin au Maroc. A cet effet, le sélectionneur Michel Dussuyer et ses poulains feront leur premier stage de préparation du 27 au 31 mai prochain à Cotonou. C’est pourquoi, la première vague des Ecureuils expatriés pourrait fouler le sol béninois dès le vendredi 17 mai prochain.
Avec comme objectif principal d’aller le plus loin possible lors de sa deuxième phase finale avec les Ecureuils dans le tournoi, le sélectionneur Michel Dussuyer pourrait rendre publique sa pré-liste dès la fin de la semaine prochaine.
Au terme du premier stage de préparation auquel certains joueurs locaux pourront prendre part, le staff technique va dévoiler la liste des Ecureuils retenus pour la compétition. C’est alors que l’équipe nationale du Bénin sera envoyée en mission, le 2 juin 2019 par le président de la République et son gouvernement à travers la cérémonie de remise de drapeau. Les Ecureuils du Bénin quitteront Cotonou, le 3 juin pour Ifrane au Maroc où ils seront en mise au vert jusqu’à la veille du démarrage de la compétition.
Pendant deux semaines, les Ecureuils et leur staff technique vont se consacrer aux séances d’entraînement et aux matches amicaux pour colmater les brèches. Le premier match amical de préparation du Bénin pour la Coupe d’Afrique des Nations 2019 est prévu pour le 11 juin prochain face au Syli national de la Guinée. Le Bénin est attendu pour son second match face à la Mauritanie le 18 juin avant le départ de la délégation pour Ismaïlia en Egypte le 20 juin 2019. Il faut rappeler que le Bénin est dans le groupe F aux côtés du Cameroun, champion en titre, du Ghana et de la Guinée-Bissau.

Le président de la République, Patrice Talon, va s’adresser à la nation béninoise sous peu. De sources concordantes, le premier magistrat du pays va intervenir après l’installation des députés de la huitième législature.
Pour le moment, les sujets qui seront abordés restent inconnus. Mais, tout porte à croire que l’accent sera mis sur la situation sociopolitique du pays, notamment les élections du 28 avril dernier, les violences post-électorales des 1er et 2 mai derniers sans occulter les malheureux évènements du parc de la Pendjari.
Isidore Alexis GOZO (Stag.)
Actualités 15 mai 2019