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Nouvelles

Innovations technologiques: Des applications mobiles « Made in Benin » au service des populations

Fruits de l’ingéniosité de jeunes béninois, les applications Ylomi, Dis-moi doc, Akluzulixo et GestStudents offrent différents services aux populations béninoises dans divers secteurs. Dans l’éducation, la santé, les services sociaux et la religion, ces applications apportent des solutions innovantes au public.

Plusieurs applications créées par des développeurs ou start-up béninois offrent des solutions innovantes aux populations dans l’éducation, la santé, la religion et les services sociaux. Au nombre de ces applications mobiles, on peut citer Ylomi, Dis-moi doc,
Akluzulixo et GestStudents, qui sont toutes des innovations béninoises. En effet, conçue en 2015 par Jean Vivien Dah N’Gbèkounou, l’application «Ylomi » est une plateforme qui permet d’obtenir à partir de son téléphone le contact d’un artisan proche de soi, pour régler un problème urgent. Du coup, Ylomi facilite la vie aux populations tout en faisant gagner des opportunités aux artisans. Ylomi, c’est une application communautaire sous forme web ou mobile téléchargeable sur Googleplay qui permet de trouver facilement et rapidement par géolocalisation des artisans à proximité pour des services et des travaux.
Dans le secteur de l’éducation, GestStudents est depuis 2017 l’application locale de messagerie instantanée et d’orientation des élèves et étudiants béninois. C’est une solution multitâches qui permet d’orienter les nouveaux bacheliers ainsi que les élèves dès la classe de seconde. Selon son concepteur, Tahirou Djara, spécialiste en signaux et images et enseignant chercheur à l'Ecole polytechnique d'Abomey-Calavi ( Uac/ Epac), tout apprenant de la classe de seconde peut l’utiliser dans le cadre de son orientation scolaire.

Quid de « Dis-moi Doc » et « Akluzu Lixo » ?

« Dis-moi Doc » est quant à elle, une application dont le but est de fournir des informations médicales au public. Créée par la start-up « Arriauz Services Santé », elle permet de satisfaire certains besoins, notamment de se renseigner sur toutes les pharmacies de garde, la liste des médecins les plus proches de chez soi en fonction de leurs spécialités, les prix des médicaments vendus en pharmacie (sans connexion internet), votre calendrier de vaccination et la liste des pharmaciens-conseils les plus proches de soi.
Selon Arel Zannou, premier responsable de cette start-up, c’est une application qui permet à tout individu d’avoir des informations par rapport à sa santé. « Dis-moi Doc » est une application qui permet également à son utilisateur de s’informer sur certaines pathologies. A l’en croire, cette application mise en place par les professionnels de santé, est la première en Afrique francophone qui accompagne les populations au quotidien dans la résolution de leurs problèmes de santé.
Dans le domaine religieux, Akluzu Lixo est une application mobile au service de la dévotion du chemin de croix. Créée par Magnific Digital au Bénin, Akluzu Lixo est une innovation technologique utilisée par des milliers de chrétiens catholiques au Bénin. L’évolution du monde de la technologie n’épargne donc aucun secteur. A l’instar de ces solutions, beaucoup d’autres sont créées dans divers domaines de la vie et témoignent de la contribution du secteur du numérique à l'épanouissement des populations béninoises.

Actualités 13 mai 2019


Mabingué Ngom, directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a/s de la santé reproductive, infantile et néonatale: « Il faut viser l’accélération de la marche vers la transformation »

La rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre dégage des pistes d’actions probantes pour le futur au profit des pays membres du Fonds français Muskoka. Institution clé de cette initiative, le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) mise sur l’investissement dans les jeunes et les filles pour relever le défi. Son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom évalue les acquis et dévoile les priorités.

La Nation : Quelle est la portée de la rencontre régionale de Cotonou sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre ?

Mabingué Ngom : Nous venons de passer deux jours à Cotonou pour faire la revue des sept premières années du Fonds Muskoka lancé en 2010 par la France pour venir en appui à la lutte contre la mortalité maternelle, infantile, néonatale. Le but de cette rencontre, c’est d’apprécier les progrès qui sont faits, les bonnes pratiques recensées ces six dernières années et les obstacles qui se dressent devant nous. La rencontre nous a également permis de voir comment amplifier les actions et améliorer la coordination au niveau des intervenants et des mécanismes qui contribuent à l'éradication de la mortalité maternelle. Je voudrais insister sur l’implication de la jeunesse. Les leçons issues de nos conversations avec les jeunes venus des huit pays du Fonds Muskoka permettront d’approfondir les analyses en vue d’accélérer les actions au profit de la santé maternelle, néonatale et infantile, de renforcer les partenariats autour dudit fonds et les actions que nous pouvons mettre en place au plan institutionnel pour optimiser le mécanisme de coordination. Nous devons promouvoir la participation active des jeunes sur le sujet à toutes nos rencontres. Il faut investir dans cette nouvelle relation pour s’assurer de la réussite des actions futures. Cela exige donc un changement de comportement au niveau des institutions en vue de générer les effets de la transformation. Le même investissement doit être fait sur les filles, parce que c’est aussi pour elles que nous prenons les décisions. Chaque action que nous faisons aujourd’hui induit des impacts partout.

Vous avez résumé l’issue de cette rencontre en trois thèmes, ‘’alignement’’, ‘’accélération’’ et ‘’redevabilité’’. Que faut-il en comprendre ?

Ces trois mots regroupent un ensemble. Il s’agit simplement d’accélérer la transformation par tout ce que nous faisons. L’alignement est un moyen qui nous permet de mieux faire. Lorsque vous mettez en place des interventions désordonnées ou qui se chevauchent, il y a des pertes extraordinaires qui créent la confusion dans la tête des partenaires. L’alignement est un moyen d’accélération et de rationalisation des actions. Ce qui est possible de faire aujourd’hui, c’est de voir l’accélération de la marche vers la transformation. L’alignement et l’accélération, tout comme l’arrivée de nouveaux partenaires comme le Danemark au sein des pays bénéficiaires du Fonds français Muskoka, n’ont de sens que s’ils contribuent à l’atteinte des objectifs avant l’échéance des Odd en 2030 ou de l’agenda 2063 de l’Union africaine. Je me demande pourquoi nous devons attendre ces échéances pour arrêter les mutilations génitales féminines, pour mettre fin à la mortalité maternelle et infantile? La réunion de Cotonou nous a permis d’identifier des pistes dans la conception et la mise en œuvre des actions futures au profit de la santé infantile, maternelle et reproductive. C’est un exercice assez positif. Nous avons fait énormément de progrès. Nous sommes partis de 1040 femmes qui perdaient la vie pour chaque cent mille naissantes vivantes à 679 pour le continent et 400 pour le Bénin. 400, c’est peut-être trop, mais très peu comparativement à 1040. Une vie perdue, c’est énorme. L’ambition, c’est de faire en sorte que nous puissions reculer la souffrance et la misère des femmes qui accouchent en Afrique Sud saharienne comme dans les pays développés. Je ne sais pas pourquoi nous allons nous donner comme objectif cent femmes qui meurent si nous sommes capables d’en arriver à zéro décès.
Il y a une contribution que nous devons apporter si chacun d’entre nous commence par traiter la fille de la même façon que le garçon. Ça donne l’impression d’être banal, mais la portée d’une telle action va extrêmement impacter des vies. Ce sera le sujet de notre rencontre à Naïrobi en novembre prochain dans le cadre du cinquantenaire du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) et le 25e anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd). Cet agenda sera également suivi de tous les évènements intermédiaires pour montrer à la communauté internationale que c’est le bon moment d’accélérer nos actions, de sauver des vies et d’investir dans la fille.

Société 10 mai 2019


Vol et association de malfaiteurs (10e dossier): 5 ans pour Daniel Gbaguidi et Gildas Zotto, Wilfried Ahogbehossou acquitté

Après le trio de malfrats de l’audience précédente, trois autres accusés, Daniel Gbaguidi, Gildas Zotto et Wilfried Ahogbehossou, ont comparu, hier jeudi, devant le tribunal de première instance de Cotonou siégeant dans le cadre du dixième dossier au rôle de sa première session criminelle. Reconnus coupables de vol, deux des accusés ont pris 5 ans d'emprisonnement ferme et le troisième, notamment Wilfried Ahogbehossou a été acquitté au bénéfice du doute. En détention depuis 2013, tous ont alors recouvré leur liberté.

Vol de biscuits, d’amuse-gueule, de sachets de whisky…, rien ne résiste à l’agilité des trois accusés d’hier. Des chipeurs passionnés, qui se sont construit une carrière dans la soustraction frauduleuse du bien d’autrui. C’est ce faible pour le vol qui a conduit les trois prévenus Daniel Gbaguidi, Gildas Zotto et Wilfried Ahogbehossou, en prison depuis 6 ans environ. Comme quoi, il n’y a pas de petit vol ! Ils ont fait beaucoup de victimes, mais c’est une opération survenue en juin 2013 qui les a conduits à la barre. Une opération à laquelle ils assurent pourtant ne pas être mêlés.

Les faits !

En 2012, dame Houéfa Katia Yvette Kèdoté a été victime d'un cambriolage au cours duquel son ordinateur portatif a été emporté. Quelques jours plus tard, le nommé Daniel Gbaguidi comme en bon samaritain, s’est rapproché d’elle et lui a proposé de l’aider à retrouver son ordinateur, car disait-il, les membres de la bande ayant opéré ne sont pas inconnus de lui. Il a réclamé en retour une somme de cinquante mille (50.000) francs Cfa pour le retour prompt de l’objet volé. Malgré l’assurance de "l’agent secret" Daniel Gbaguidi, dame Yvette Kèdoté n’a pas donné foi à l’expertise auto-proposée de son vis-à-vis. Elle n’a pas cru devoir aussi en informer la police car jusque-là, rien ne semblait indiquer l’implication directe de Daniel Gbaguidi dans le braquage perpétré. Dame Yvette Kèdoté fera les frais de son mutisme, un an plus tard quand, dans la nuit du 17 au 18 juin 2013, elle est à nouveau victime d’un cambriolage au cours duquel les auteurs ont réussi à emporter une motocyclette de marque Haojue, deux (2) téléphones portables (l’un de marque
Nokia et l’autre Samsung) et des numéraires. Il a fallu que l’un des agresseurs de la victime, lors de ce braquage, ait oublié sa montre sur les lieux de l’opération pour qu’apparaisse le premier indice vers l’identification des filous. Cette montre, l’apprendra-t-on,se révèle être la propriété du nommé Daniel Gbaguidi. Ce dernier a été interpellé, accompagné de Gildas Zotto, alors que tous deux revenaient d’une autre opération à Cocotomey où ils ont cambriolé une boutique et emporté un butin bien curieux : des sachets de biscuits (Coaster), des bouteilles de riz soufflé et les petits sachets de whisky dont se gavent souvent les conducteurs de taxi-moto. Au moment de leur interpellation, ils détenaient des armes tout aussi curieuses : un démonte-pneu et un tournevis.
Le nommé Wilfried
Ahogbehossou qui vivait avec Daniel Gbaguidi et avait l’habitude d’opérer avec celui-ci, va ensuite être interpellé. C’est ce troisième larron qui a d’ailleurs confirmé lors de l’enquête préliminaire que la montre bracelet retrouvée sur les lieux de l’opération survenue la nuit du 17 au 18 juin 2013, est la propriété de Daniel Gbaguidi.Poursuivis pour vol et association de malfaiteurs, les accusés ont nié leur implication dans l’opération de juin 2013 et rejeté l’existence d’une quelconque association.
Daniel Gbaguidi n’a pas reconnu la montre comme étant sienne. Ecoutés par le juge du sixième cabinet du Tpi de Cotonou, les trois chipeurs ont été mis en détention le 6 août 2013.

Tous libres, après plus de 5 ans de détention !

A la barre hier, les accusés Daniel Gbaguidi, Gildas Zotto et Wilfried Ahogbehossou sont restés constants dans la dénégation. Pourtant, Wilfried Ahogbehossou a réitéré l’appartenance à Daniel Gbaguidi de la montre bracelet retrouvée sur les lieux du braquage de dame Yvette Kèdoté en juin 2013. « Je n’ai jamais porté de bracelet. J’ai le sang chaud et quand je porte de bracelet, cela s’arrête », va déclarer Daniel Gbaguidi pour tenter d’établir son innocence dans ce braquage. Toutefois, ils reconnaissent avoir mené des opérations de vols soit individuellement, soit en duo, mais jamais en trio.Relatant sa dernière expérience conduite avec Daniel Gbaguidi, expérience au terme de laquelle ils ont été interpellés, l’accusé le plus coopératif Gildas Zotto confie au Tribunal qu’ils avaient raté leur cible ce jour-là, parce que les concernés étaient encore en éveil. C’est pour ne pas rentrer bredouille qu’ils ont cambriolé une autre boutique : « Nous n’avons emporté que des biscuits, des amuse-bouches, du whisky en sachet », a-t-il affirmé. Daniel et Wilfried ont aussi raconté quelques forfaits commis en duo. Il apparait dans les débats que le nommé Daniel Gbaguidi opère séparément avec les deux autres accusés.

Tous ont nié l’existence d’une bande organisée à trois. En définitive, les accusés ne se sont pas reconnus dans les deux infractions précises mises à leur charge. Mais une chose reste évidente et incontestable : le vol flagrant au terme duquel les nommés Daniel Gbaguidi et Gildas Zotto ont été pris.
Dans son réquisitoire, le représentant de la société a demandé que soient retenus à l’encontre des nommés Daniel Gbaguidi et Gildas Zotto, les faits de vol et association de malfaiteurs. Il a requis que Daniel Gbaguidi, qui opère apparemment dans plusieurs réseaux,soit condamné à quinze ans de réclusion et Gildas Zotto à dix ans. S’agissant du nommé Wilfried
Ahogbehossou, contre qui ne pèse aucun élément suffisant outre ses propres aveux, le ministère public a requis l’acquittement au bénéfice du doute.

C’est exactement ce qu’a plaidé l’avocat du concerné, Me Narcisse Oyobèlè. Il a même déploré le fait que son client ait passé autant d’années en détention en dépit du manque d’indices l’impliquant dans le braquage de juin 2013. Me Jonel do-Régo et Me Aziz Onifadé respectivement conseils des accusés Gildas et Daniel ont demandé au Tribunal de retenir contre leurs clients le vol simple et de disqualifier le crime d’association de malfaiteurs. Ils ont plaidé pour un aménagement de la peine. Mais ils obtiendront bien mieux !
Le Tribunal, après en avoir délibéré, a été bien clément. Wilfried Ahogbehossou a été acquitté au bénéfice du doute et les deux accusés (Daniel Gbaguidi et Gildas Zotto) dont les faits de vol sont établis, ont été condamnés à 60 mois de réclusion. En détention depuis environ 6 ans, ils ont alors recouvré leur liberté.

Composition du Tribunal

Président : Gery Akuesson
Assesseurs :
Sandrine Mongbo
Norbert Kimply
Aubert Kodjo
Valentin Kpako
Ministère public : Rodrigue V. Ago

Société 10 mai 2019


Pour les formalités d’avant installation: Les nouveaux députés attendus les 13 et 14 mai prochains

Les 83 députés de la 8e législature sont invités au palais des Gouverneurs à Porto-Novo les lundi 13 et mardi 14 mai prochains en vue de remplir certaines formalités administratives de prise de fonction, avant leur installation officielle prévue pour le jeudi 16 mai prochain.

C’est une tradition à l’Assemblée nationale qu’en début de législature, les députés élus, qu’ils soient nouveaux ou anciens, remplissent certaines formalités de prise de fonction en prélude à leur installation officielle. La pratique est une fois encore respectée avec les 83 députés de la 8e législature invités au palais des Gouverneurs à Porto-Novo les lundi 13 et mardi 14 mai prochains en vue de sacrifier à cette tradition administrative. L’invitation a été faite par le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, à travers un communiqué qu’il a rendu public ce jeudi 9 mai, sur instruction, précise le texte, du président sortant de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Les formalités dont il s’agit concernent surtout le retrait des attributs qui confèrent aux députés leur rang d'élu de la nation, avec les responsabilités et les privilèges y afférents. Il sera remis à chacun des parlementaires de la 8e législature un kit composé d’un ensemble d’attributs d’élu du peuple notamment une écharpe, des insignes distinctives tels que la cocarde, le macaron pour leur véhicule, et plusieurs documents dont le Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, la Constitution du 11 décembre 1990, le Guide du député et autres attributs pouvant faciliter aux élus du peuple l’exercice de leur mission parlementaire.

Chaque député aura également à remplir certaines fiches d’informations et de renseignements. Un comité d’accueil de ces députés de la 8e législature composé de cadres de l’administration parlementaire est mis sur pied sous la houlette du secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale. Lequel comité est chargé de satisfaire ces députés élus à l’issue des élections législatives du 28 avril dernier, en leur réservant un accueil digne de leur rang.
Il faut dire que toujours dans le cadre d’une bonne installation des députés de la nouvelle législature, le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, a saisi, le 3 mai dernier, le président de la Commission électorale nationale (Céna), Emmanuel Tiando aux fins de transmettre à l’administration parlementaire la liste des 83 députés proclamés élus par la Cour constitutionnelle le 2 mai dernier. La Céna a donné suite à cette lettre en transmettant le mardi 7 mai dernier, cette liste. Laquelle renseigne, à toutes fins utiles, selon des sources proches de l’administration parlementaire, notamment sur la profession et surtout l’âge de chacun des députés. Ce qui va permettre à l’administration parlementaire de dégager facilement le bureau d’âge composé du plus âgé, des deux pluis jeunes de tous les députés de la 8e législature. Puisque c’est ce dernier qui va conduire dès le 16 mai prochain, les premières séances de la 8e législature jusqu’à l’élection du nouveau bureau de l’Assemblée nationale. Ainsi, lentement mais sûrement, la 7e législature est en train d’entrer dans l’histoire avec la mise en place des nouveaux députés.

Actualités 10 mai 2019


Situation socio-politique nationale: Les élus du septentrion appellent à la paix

Réunis à leur initiative ce jeudi 9 mai à Djougou, les élus communaux et municipaux des départements du Borgou-
Alibori et de l’Atacora-Donga appellent à la paix, suite aux violences qui ont émaillé le déroulement du scrutin du dimanche 28 avril dernier. En présence des ministres Alassane Séidou et Bintou Taro Adam Chabi , et sous la houlette du ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, Bio Sarako Tamou, maire de Banikoara, a lu la Déclaration dite de Djougou qui convie tous les Béninois et Béninoises à se battre pour la paix.

La mobilisation des élus communaux et municipaux a été très forte ce jeudi 9 mai à l’Ecole normale d’instituteurs de Djougou. Réunis dans ce cadre, ils ont convié leurs compatriotes de toutes obédiences politiques à observer la paix et rien que la paix quoiqu’il en coûte. Pour Abischaï Akpalla, maire de Djougou, hôte de la rencontre, la forte présence du gouvernement représentée par les ministres Alassane Séidou et Bintou Taro Adam Chabi conduits par le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, rassure que l’action des élus du septentrion est bien comprise. Il était temps que la violence et la peur distillées et entretenues par certains cèdent le pas à la paix, gage du développement. C’est ce qui a motivé les actions en cours initiées par ces élus qui entendent ainsi inscrire leur démarche dans la belle histoire du pays reconnu pour son attachement à la paix. « Suite à des consultations informelles, nous avons pris l’initiative d’inviter le gouvernement à cette séance afin de mieux formuler notre plaidoyer », a martelé le maire de Djougou. Ainsi, a retenu Abischaï Akpalla, les élus municipaux sont venus se concerter afin de lancer un message de paix à l’ensemble de la nation.

Quant au ministre Alassane Séidou, il a souligné qu’il mesure toute la grandeur de l’acte que posent les élus communaux. Pour lui, le rôle desdits élus est déterminant pour avoir compris l’enjeu que constitue la paix, car réitère-t-il, l’intérêt du Bénin doit primer sur les intérêts partisans. « Votre message d’appel à la paix a reçu un écho favorable du gouvernement », a poursuivi le ministre intérimaire en charge de la Décentralisation.
Ce que confirme Abdoulaye Bio Tchané, reconnaissant d’avoir été invité dans sa ville natale. « Il n’y a pas d’autre bonheur que la paix et l’appel de Djougou est un acte de haute portée », a relevé le ministre d’Etat.
Après les formalités protocolaires, les ministres se sont retirés et la déclaration de Djougou appelant à la paix a été lue par Bio Sarako Tamou, maire de Banikoara.
Condamnant fermement les violences électorales enregistrées à l’occasion des législatives de 2019, les élus communaux et municipaux des départements du Borgou-Alibori et de l’Atacora-Donga exigent que le gouvernement retrouve les auteurs et complices de ces actes, et les punisse conformément aux lois et règlements de la République. « C’est la seule condition pour éviter d’ériger en règle le vandalisme comme mode d’expression politique et de contestation », lit-on dans la déclaration.
Tout en appelant les populations des quatre départements du septentrion en particulier et du Bénin en général au calme, à la tolérance et à la vigilance, les élus communaux et municipaux rendent hommage à tous les citoyens qui n’ont pas cédé aux intoxications, aux menaces et intimidations pour aller voter le 28 avril prochain. La culture de la paix et le dialogue devraient, à leur avis, primer sur toutes autres considérations.

Actualités 10 mai 2019


Violences électorales et postélectorales: Des traces de substances psychotropes détectées chez des meneurs

A la faveur d’un point de presse animé, ce jeudi 9 mai à son ministère, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, s’est exprimé sur la gestion des cas de personnes blessées lors des violences électorales et postélectorales des 28 avril, 1er et 2 mai derniers.

Les présumés auteurs des violences électorales et postélectorales des 28 avril, 1er et 2 mai derniers ont-ils consommé du chanvre indien avant leur forfait ? En tout cas, c’est ce que révèlent des analyses toxicologiques réalisées sous contrôle judiciaire sur certains d’entre eux, blessés lors desdites violences et admis dans des formations sanitaires. Ces tests ont clairement « permis de mettre en évidence de la delta 9 tétrahydrocannabinol qui est une substance active du chanvre indien », a révélé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, au cours de son point de presse d’hier jeudi. A l’en croire, ces analyses ont été réalisées simplement parce qu’un certain nombre de constats faits chez des blessés, ont attiré l’attention des agents sanitaires. Parmi ces constats, il y a « l’absence de sensibilité à la douleur et l’incohérence des propos chez certains cas reçus dans les formations sanitaires».
« Je profite de ce message pour rappeler aux populations (…) que l’usage courant de ces drogues est à l’origine, entre autres, de troubles de la vigilance, d’agressivité incontrôlée et même à terme, peut déboucher sur des troubles psychiatriques », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Dès lors, il invite les populations à éviter « de suivre, sans une analyse rationnelle, des meneurs qui peuvent être, comme dans le cas présent, sous l’effet de substances psychotropes ». Aussi, dans son intervention, l’autorité ministérielle n’a-t-elle pas manqué de féliciter les agents de santé sollicités après les cas de blessures enregistrées pour la « promptitude » et « l’ efficacité dans l’octroi des soins adaptés aux différentes lésions ».

Actualités 10 mai 2019


Forum sur le financement du développement à Paris: Le Benin félicité par le G20

Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a participé, mardi 7 mai dernier, au forum de haut niveau sur le financement du développement à Paris. Invité par son homologue français Bruno Lemaire, l’argentier national a dévoilé la stratégie du gouvernement Talon pour le financement de son Programme d’action (Pag) tout en maitrisant l’endettement.

« Une dette soutenable pour une croissance durable », c’est autour de ce thème que le ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a échangé ce mardi 7 mai avec les acteurs économiques conviés au forum de haut niveau sur le financement du développement à Paris. Selon les propos du représentant du Fonds mondial international (Fmi), le Bénin a un risque modéré sur sa dette pendant que beaucoup de pays en Afrique, même ses Etats voisins, sont évalués à un risque élevé. La stratégie d’endettement du Bénin, en dépit des chantiers ouverts depuis 2016 sous la gouvernance du président Patrice Talon, suscite d’intérêt.
Au cours de ce forum de haut niveau, Romuald Wadagni est intervenu sur un panel intitulé «Pour un financement vertueux du développement ». En face d’un nombre impressionnant de personnalités du Fmi, de la Banque mondiale et de 60 ministres des Finances venus de différents pays, le ministre de l’Economie et des Finances a présenté de long en large la stratégie du gouvernement de Patrice Talon pour le financement de son Pag. A l’en croire, depuis 2016, le gouvernement s’est résolu à faire un équilibre afin de financer son développement, tout en évitant un endettement excessif. « Pour y arriver, le pays tient compte de la globalisation des économies, donc des enjeux internationaux», a-t-il laissé entendre. Il poursuit que les chaines de valeurs mondiales, les investissements directs étrangers et les flux financiers internationaux sont au cœur d’une mondialisation qui favorise la croissance et la prospérité.
Récemment le Bénin a fait sa grande entrée sur le marché international avec l’Eurobond en mobilisant 500 millions d’Euros, soit 328 milliards de francs Cfa. Cet emprunt qui va financer les activités, investissements et projets du Pag constitue une bonne affaire pour le Bénin. Avec une croissance de 6,7%, le Bénin a une dette soutenable. Romuald Wadagni, seul ministre africain invité à cette conférence, a également saisi l’occasion pour exposer aux gouverneurs des banques centrales, responsables d’institutions financières internationales, universitaires et représentants d’institutions privées les besoins du Bénin.

Actualités 09 mai 2019


Disparition de touristes français au parc de la Pendjari: Le gouvernement explore toutes les pistes

Le gouvernement du président Patrice Talon poursuit les recherches pour retrouver les deux touristes français disparus au parc national de la Pendjari le mercredi 1er mai dernier.

« Le gouvernement travaille sur toutes les pistes pour retrouver les deux touristes ». C’est l’essentiel à retenir de l’interview accordée à Radio France internationale (Rfi) par le responsable à la communication de la présidence, Wilfried Léandre Houngbédji. Il a indiqué qu’il y a encore des vies en jeu dans cette affaire. Evoquant le véhicule calciné et retrouvé au Burkina Faso, il note que rien ne permet d’affirmer formellement qu’il transportait les deux touristes. Il a laissé entendre que les recherches pour retrouver les deux touristes disparus se poursuivent.
Seuls éléments dans les enquêtes depuis quelques jours, la découverte du corps du guide, Fiacre Gbédji qui les accompagnait et les pièces d’identité des deux touristes retrouvées dans leur chambre d’hôtel dans le parc.
Il est à rappeler que les deux touristes et leur guide étaient partis pour un safari dans le parc national et aurait emprunté une piste longeant la rivière Pendjari, qui marque la frontière avec le Burkina Faso. Mais ils ne sont jamais rentrés à leur hôtel. Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique daté de samedi dernier, les autorités ont relevé des traces de traversée de cette rivière vers le pays voisin, tandis que le véhicule de location des touristes a été retrouvé vide.
Côté burkinabè, des sources sécuritaires locales ont toutefois signalé qu'un pick-up calciné avait été retrouvé dans la commune de Partiaga, à une soixantaine de kilomètres au nord de la frontière béninoise. Sur place, les recherches continuent. Le parc a mobilisé une centaine de rangers, deux avions et une dizaine de véhicules tandis que des forces de sécurité des localités voisines ont été envoyées en renfort.

Actualités 09 mai 2019


Roufaï Ahmed Mani, imam de la mosquée Assalam d’Atrokpocodji: « Un musulman doit jeûner comme si c’est le dernier jeûne sur terre »

Les fidèles musulmans du Bénin, à l’instar de ceux du monde entier observent, depuis ce lundi 6 mai, le mois du Ramadan. Étant l’un des cinq piliers de l’islam, ce temps est considéré comme un moment de purification et d’intenses prières. Roufaï Ahmed Mani, imam de la mosquée Assalam d’Atrokpocodji, revient sur les grands moments du mois du Ramadan et l’attitude que doit adopter tout bon musulman en ce temps de carême.

La Nation : Qu’est-ce que le jeûne musulman et quelle place occupe-t-il dans l’islam ?

Roufaï Ahmed Mani : Le Ramadan est l’un des cinq piliers de l’islam. C’est un mois saint, un mois plein de bénédictions, un mois de Coran, de jeûne et d’adoration. C’est dans ce mois que nous jeûnons 29 ou 30 jours, ce qui est une obligation pour tout musulman. C’est un ordre que le Coran nous donne suivant les cinq piliers de l’islam que sont la profession de la foi, c’est-à-dire croire qu’il n'y a pas une autre divinité digne d’être adorée en dehors d’Allah et son prophète Mohamed, faire la prière cinq fois dans la journée, faire le jeûne et l’aumône, ce qui est une obligation pour les riches qui doivent aider les pauvres et enfin aller à la Mecque pour le pèlerinage lorsqu’on en a les moyens.
Ce qui est important dans ce mois de Ramadan est qu’il faut d’abord croire en Allah et en son messager, ensuite il faut toujours prier cinq fois par jour pour bénéficier de la grâce d’Allah. Comme l’a dit le prophète Mahomet, la prière est la première des choses sur lesquelles nous serons jugés.

Quelles sont les différentes étapes du jeûne musulman ?

Il faut avoir l’intention sincère au réveil que l’on veut jeûner parce que c’est la base de toute adoration. Dieu connait l’intérieur de chacun. C’est selon l’intention qu’il va juger les humains. Le musulman qui jeûne doit manger à l’aube. Actuellement, nous faisons l’appel de l’aube à 5 heures 24 minutes et il faut arrêter de manger au plus tard à 5 heures. Pour ceux qui ne mangent pas, je leur recommande de prendre au moins de l’eau, car le prophète Mahomet a dit que la nourriture de l’aube est une bénédiction. Ensuite, vient le tour d’aller prier à la mosquée à l’aube. Au coucher du soleil, il faut rompre le jeûne avec la datte. Il est également conseillé de prier seul la nuit dans sa chambre pour plus se rapprocher de Dieu.


Qui est-ce qui est prédisposé à faire le jeûne et quel comportement doit adopter le bon musulman ?

Il faut d’abord être musulman pour faire le jeûne. L’autre chose est qu’il faut être pubère, car un enfant ne doit pas forcément faire le Carême. Néanmoins, il y a des parents qui amènent certains enfants à jeûner, ce qui n’est pas mauvais. Mais dès que quelqu’un a l’âge de raison, il doit jeûner. Également, il faut être nécessairement en bonne santé pour pouvoir jeûner parce que le Coran stipule que celui qui est malade doit jeûner une autre fois. Les personnes âgées aussi sont rangées dans la catégorie de ceux qui sont malades, donc elles ne peuvent pas supporter le jeûne. La femme qui n’est pas en menstrues doit jeûner mais lorsqu’elle y est, elle doit s’abstenir de jeûner. L’autre chose est que le musulman doit être bon pendant et en dehors du mois de carême. Car ce n’est pas seulement pendant le temps de carême que le musulman va faire semblant d’être bon. Le Dieu que nous adorons pendant le mois de Ramadan, c’est le même Dieu que nous adorons en dehors du mois de carême et le prophète Mahomet est venu parachever les bonnes mœurs. Selon le Coran, il faut craindre Dieu où qu’on se trouve. C’est pour dire que le musulman doit être bon en tout temps et plus encore pendant le mois de carême. Le bon musulman, pendant le mois de carême, ne doit pas médire ou proférer des paroles obscènes. Il doit avoir un comportement sain et s’interdire de regarder des choses malsaines, que cela soit pendant le Ramadan ou après. Notre pied ne doit pas nous amener dans des lieux interdits, car le tout ne suffit pas de s’abstenir de manger ou de boire de l’aube au coucher du soleil. Tout le corps doit en plus rester en sainteté.

Quel appel avez-vous à lancer à l’endroit des fidèles musulmans ?

Le fait d’être en vie en ce mois de Ramadan est un bienfait d’Allah puisque nous avons des frères et des proches qui, aujourd’hui, ne sont plus de ce monde. Il y a également ceux avec qui on a commencé ce Ramadan mais qui ne sont plus parmi nous. Je demande à chaque fidèle musulman de jeûner ce mois-ci comme si c’est le dernier jeûne qu’il fera sur terre. Que le frère musulman n’oublie pas son frère en difficulté et que chacun de nous prie pour la nation béninoise.

Société 09 mai 2019


Partenariat Bénin-Unfpa: Le directeur régional Mabingue Ngom en visite à Cotonou

Pour la consolidation du partenariat entre le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) et le Bénin, Mabingue Ngom, directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre de l’institution, séjourne à Cotonou depuis le lundi 6 mai dernier.

Reconnaître et appuyer les efforts du Bénin pour la poursuite de la mise en œuvre de l’agenda issu de la conférence internationale sur population et développement. Voilà l’une des nombreuses raisons qui justifient la visite de travail, à Cotonou, du directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). D’après un communiqué de l’institution onusienne, Mabingue Ngom séjourne en terre béninoise depuis le lundi 6 mai dernier et ce jusqu’à demain jeudi. Outre les travaux sur la conférence internationale sur population et développement, sa visite a également pour but de lancer officiellement le rapport 2019 sur l’état de la population mondiale. Lequel rapport est intitulé « Les droits et choix pour tous, une tâche inachevée ». Aussi, sa présence au Bénin est-elle l’occasion de renouveler l’engagement de l’Unfpa à contribuer à la consolidation des acquis du pays par rapport à la réalisation du bénéfice du dividende démographique. Sans oublier la réduction de la mortalité maternelle et néonatale et le repositionnement de la planification familiale.
Hier, selon l’agenda divulgué, Mabingue Ngom a participé à l’ouverture de la rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive maternelle néonatale, infantile et des adolescents (Srmnia) en Afrique de l’Ouest et du Centre. Des assises organisées par plusieurs institutions du Système des Nations Unies en collaboration avec les gouvernements béninois et français. Mais avant son départ de Cotonou, il projette, entre autres, échanger avec des représentants, à divers niveaux, de la jeunesse béninoise sur le thème « Investir dans les filles du Bénin pour la capture du dividende démographique ». Mabingue Ngom a également prévu faire une visite dans un collège de la capitale économique du Bénin, aux côtés de plusieurs autorités béninoises et membres des corps diplomatiques accrédités au Bénin. Ceci, pour toucher du regard les progrès considérables du programme d’éducation à la santé sexuelle mis en œuvre par le Bénin.

Actualités 08 mai 2019


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