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Nouvelles

Gestion des déchets solides ménagers: Assurer la couverture du coût complet de la filière

La mise en place d’un mécanisme de financement et les aspects institutionnels de la filière de gestion des déchets solides ménagers est, depuis hier, mardi 22 septembre, au centre d’un atelier de réflexion à Cotonou. Prévue pour s’achever ce jour, mercredi 23 septembre, la présente rencontre est organisée par le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU) et a été recommandée par la Banque mondiale.

Soucieux de l’amélioration de la gestion de l’environnement et de la lutte contre les inondations dans les principales villes du pays, le gouvernement a initié avec l’appui de l’Association internationale de développement (IDA), le PUGEMU. L’une des cinq composantes dont ce projet est subdivisé, en l’occurrence la composante B, a pour objectif de permettre à Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Ouidah et Abomey-Calavi d’atténuer les impacts néfastes sur l’environnement résultant de l’obstruction par les déchets, des canaux de draînage et leur mélange avec les eaux de ruissellement.

D’où l’intérêt de cet atelier qui a lieu depuis hier à Cotonou, sur le mécanisme du financement et les aspects institutionnels de la gestion des déchets solides ménagers. Elle réunit les maires et les élus locaux des municipalités du Grand Nokoué constituées de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji et Ouidah, les directeurs techniques et centraux des ministères sectoriels impliqués dans la mise en œuvre du PUGEMU, ainsi que les acteurs de la filière de gestion des déchets.
Intervenant au nom de l’Agence en charge de la mise en œuvre du Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), le directeur général de la SERHAU SA, Imorou Mako Seidou, a souhaité que sortent de cette rencontre, des résolutions qui permettront d’asseoir au Bénin la stratégie appropriée de financement de la gestion des déchets solides ménagers. Parlant aussi de stratégie, le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement, Ansèque Coami Gomez, a pour sa part indiqué que l’atelier s’inscrit dans celle du gouvernement d’appuyer les communes dans la gestion efficiente des déchets produits par les ménages. L’objectif principal visé, a-t-il insisté, est d’engager les réflexions utiles pour la mise en place d’un mécanisme de financement et des aspects institutionnels de la filière de gestion des déchets solides ménagers dans les communes du Grand Nokoué. Le but fondamental, selon lui, est d’assurer la couverture du coût complet de la filière au niveau de la pré-collecte, de la collecte, du transport et de la mise en décharge des déchets. Le premier principe, a poursuivi le secrétaire général du MUHA, est de minimiser le déficit de recouvrement en optimisant et en complétant les instruments de financement existants.

Une question de grande importance

En effet, il sera question de mettre en place un mode de gestion durable des déchets municipaux qui tient compte du cadre institutionnel et réglementaire dans le domaine, de la capacité financière des communes et de l’évolution quantitative de la production des ordures ménagères, sans oublier le coût de leur élimination. Une importance sera aussi accordée à la recherche des moyens financiers et matériels complémentaires en vue d’une gestion durable des déchets solides ménagers.
A terme, cette rencontre permettra à ses participants de s’approprier la stratégie nationale sur le plan institutionnel, financier, règlementaire et technique, dans le cadre de la mise en place d’une filière intégrée et durable de gestion desdits déchets au Bénin. Outre la mise en place d’un mode de gestion durable des déchets municipaux, elle procèdera au bilan diagnostic du mode de gestion, financier, règlementaire et technique au niveau de tous les intervenants dans la filière au Bénin. L’évaluation de l’efficacité des relations interinstitutionnelle et fonctionnelle des différents acteurs en charge de la gestions des déchets, tout comme le mécanisme ou le plan de financement durable de gestion des déchets solides dans les cinq communes concernées et la définition d’une fiscalité écologique à travers les éco-taxes dans le financement de la filière en question, sont les autres résultats attendus.
Le secrétaire général Ansèque Coami Gomez, après avoir remercié la Banque mondiale, a alors rassuré les participants, de l’engagement du gouvernement, à travers le ministère en charge de l’Urbanisme, d’exploiter au mieux les conclusions issues de leurs travaux. Cinq communications sont prévues au cours des assises. Elles donneront des orientations sur «l’organisation et le financement de la filière des déchets solides: étapes, responsabilités, acteurs et sources de financement».

Environnement 23 sept. 2015


Burkina Faso: Nouvelle médiation africaine à Ouagadougou où armée et putschistes se font face

Des chefs d'Etat ouest-africains sont attendus ce jour mercredi 23 septembre au Burkina Faso avec pour objectif de "rétablir" dans ses fonctions le président renversé par un coup d'Etat, alors que putschistes et forces loyalistes se faisaient face hier mardi soir à Ouagadougou.

Les chefs d'État et de gouvernement de la Cédéao, réunis hier mardi en sommet extraordinaire à Abuja au Nigeria, "ont appelé la garde présidentielle à déposer les armes et demandé aux autres unités de l'armée de ne pas faire usage de la force pour éviter des pertes en vies humaines", selon le président de la commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo.

Ils ont également décidé de "dépêcher" ce mercredi une délégation de chefs d'Etat "pour rétablir Michel Kafando dans ses fonctions de président de la transition au Burkina Faso". M. Kafando a été libéré lundi dernier par les putschistes après plusieurs jours de séquestration.
Il avait été renversé le 17 septembre dernier par un coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d'élite de l'armée burkinabè et garde prétorienne de l'ancien président Blaise Compaoré.
Ce putsch avait porté un brusque coup d'arrêt à l'organisation d'élections générales prévues en octobre prochain, censées clore la période de transition ouverte par la chute de Blaise Compaoré en octobre 2014.
Pour justifier leur coup de force, les soldats de la garde présidentielle réclamaient notamment que les anciens partisans de Compaoré puissent participer aux élections dont ils avaient été exclus par la transition.
Hier mardi 22 septembre, en dépit des ultimatums de l'armée loyaliste, le chef des putschistes et ancien bras droit de M. Compaoré, le général Gilbert Diendéré, a refusé de déposer les armes, affirmant s'en remettre aux conclusions de la Cédéao.
"Nous n'avons pas envie de nous battre mais nous nous défendrons éventuellement", avait-il déclaré. "Nous n'avons pas envie de verser du sang pour rester dans un pouvoir quelconque".
De leur côté, les commandants des unités loyalistes stationnées dans Ouagadougou n'ont pas hésité à montrer leur détermination, affirmant avoir "les moyens" d'attaquer le RSP.
"Si depuis longtemps cela n'a pas été fait, c'est parce que les militaires ont mis en avant la sécurité des populations", ont fait valoir ceux qui lundi dernier avaient lancé leurs troupes depuis la province sur la capitale pour "désarmer le RSP".
Unité d'élite de l'armée, le RSP compte 1 300 hommes, contre plus de 11 000 hommes au total pour l'ensemble de l'armée et de la gendarmerie burkinabè. La société civile avait demandé sa dissolution à plusieurs reprises.

Revenir dans les rangs du peuple

La délégation de la Cédéao attendue ce jour mercredi à Ouagadougou comprendra les dirigeants du Nigeria, du Niger, du Togo, du Ghana, du Bénin et du Sénégal. Elle vise à "engager un dialogue politique avec toutes les parties prenantes, dans l'idée de trouver des aménagements négociés" par rapport à un premier projet d'accord divulgué dimanche dernier par les présidents sénégalais Macky Sall et béninois Thomas Boni Yayi, jugé inacceptable par la population et la société civile.
A Ouagadougou, la situation était calme dans la soirée. Entrée sans résistance dans la nuit de lundi à hier mardi et forte du soutien populaire, l'armée loyaliste y était désormais déployée dans des casernes.
Le calme régnait aussi devant le palais présidentiel, où des hommes du RSP montaient la garde sans pour autant montrer de nervosité.
Plus tôt, la Place de la Révolution, épicentre en octobre 2014 de la contestation qui a conduit au départ de Blaise Compaoré, avait été vidée sans incident par l'armée, après avoir été investie par des centaines de personnes venues soutenir les soldats loyalistes, les appelant à faire "feu à volonté".
"On est là pour encourager les troupes. On est prêt à mourir", confiait Fousseni Traoré, sans emploi.
Lundi dernier au soir, un soldat du RSP avait été tué et un autre blessé lors d'une attaque en périphérie de Ouagadougou, selon le général Diendéré, qui a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'un accrochage avec les troupes loyalistes. Outre cette victime, les violences qui ont accompagné le coup d'Etat ont fait au moins 10 morts et 113 blessés.
Hier mardi matin, le Premier ministre de la Transition, le lieutenant-colonel Isaac Zida, séquestré depuis le début du putsch, a été libéré et a rejoint son domicile. Dans sa première déclaration, il a appelé ses "frères d'armes du RSP" à "revenir dans les rangs du peuple".
En octobre 2014, le soulèvement populaire, provoqué par la volonté de Blaise Compaoré de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir, avait contraint celui-ci à fuir, mettant fin à 27 ans de règne sur ce pays sahélien de 17 millions d'habitants, à l'histoire jalonnée de coups d'Etat militaires depuis son indépendance en 1960.
L'insurrection burkinabè avait suscité l'espoir sur le continent de tourner la page des présidents à vie.

Le président destitué "remis en selle ce mercredi (général putschiste à l'AFP)

Michel Kafando, le président burkinabé destitué par les putschistes le jeudi 17 septembre dernier, sera "remis en selle" ce mercredi, a affirmé à l'AFP le général putschiste Gilbert Diendéré.
"Kafando c'est déjà acté. Les chefs d'Etat (de la Cédéao, Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) arrivent ce matin (à Ouagadougou) pour le remettre en selle. Théoriquement, c'est moi qui vais les accueillir aujourd'hui (à l'aéroport) et Kafando les raccompagnera après", a affirmé le général Diendéré, le chef du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), auteur du coup.
"La Cédéao a décidé qu'on soit cantonné. Ca veut dire le retour de tous nos hommes qui sont dehors en caserne et de remettre l'armement dans les magasins. C'est une décision de la Cédéao on n'y peut rien", a-t-il ajouté.
"Les autres (armée loyaliste) qui sont venus de l'intérieur du pays doivent reculer de 50 km", a-t-il précisé.
Les chefs d'État et de gouvernement de la Cédéao, réunis mardi en sommet extraordinaire à Abuja au Nigeria, "ont appelé la garde présidentielle à déposer les armes et demandé aux autres unités de l'armée de ne pas faire usage de la force pour éviter des pertes en vies humaines", selon le président de la commission de la Cédéao, Kadré Désiré Ouédraogo.
Ils ont également décidé de "dépêcher" ce jour, une délégation de chefs d'Etat "pour rétablir Michel Kafando dans ses fonctions de président de la transition au Burkina Faso". M. Kafando a été libéré lundi dernier par les putschistes après plusieurs jours de séquestration.

AFP

International 23 sept. 2015


Construction de l’Université de Porto-Novo: Le gouvernement et SINOCONST signent le contrat de financement

La marche vers la concrétisation de l’Université de Porto-Novo évolue. Le vice-Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola, et SINOCONST, une compagnie chinoise, ont signé, hier mardi 22 septembre, un contrat commercial en vue de sa construction. La cérémonie qui a mobilisé aussi bien les autorités académiques des centres universitaires que le maire de Porto-Novo et les sages et notables, membres de la Task-Force de l’Ouémé-Plateau s’est déroulée au cabinet du vice-Premier ministre à Cotonou.

Une étape décisive vient d’être franchie dans le projet de construction de l’Université de Porto-Novo(UPN) à travers la signature d’un contrat commercial entre le gouvernement béninois représenté par François Abiola, vice-Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Li Xiaoping, responsable de la compagnie chinoise SINOCONST.

Dans son mot de bienvenue, le vice-Premier ministre a précisé qu’avec la signature de cet accord commercial, l’UPN aura, dans quelques années, ses infrastructures. Il s’agit d’un accord portant sur un montant de 150 millions de dollars. Le projet relève de la vision du gouvernement du président Boni Yayi qui, en 2009, a décidé de doter le Bénin d’une nouvelle carte universitaire. Ceci à travers la création de nouvelles universités dont celle de Porto-Novo. Les négociations qui ont abouti à la signature du contrat remontent à deux ans, a-t-il rappelé, avant de se réjouir de la mise à disposition à titre gracieux des domaines destinés à accueillir les infrastructures de cette université.
Dans son intervention, le maire de Porto-Novo Emmanuel Zossou a, au nom de ses pairs de l’Ouémé, souhaité que la signature du contrat soit un acte marquant le début du renouveau de la ville capitale du Bénin. A ce titre, il a rappelé que le jour où on devrait poser la première pierre de l’Université de Porto-Novo en 1969, un coup d’Etat a été opéré, ruinant ainsi le projet.
Présentant le plan, David Houinsa, expert, a précisé que l’UPN comptera quatre centres universitaires. Le site de Porto-Novo abritera l’Institut de sport et d’éducation physique et l’Ecole normale supérieure. En plus de la Faculté des Lettes, Arts et Sciences humaines qu’elle abrite déjà, la commune d’Adjarra accueillera la Faculté de médecine actuellement installée à Porto-Novo. A Dangbo, il sera maintenu l’Institut de Mathématiques et des Sciences physiques et à Sèmè-Podji, sera érigée la Haute école régionale de commerce international (HERCI).
Devant l’immensité du projet et la beauté des édifices via leur plan projeté, Mathieu Fassinou, président de TASK-Force de l’Ouémé-Plateau, est très ému et a assuré le soutien de l’association pour la réalisation du projet.
Pour sa part, Li Xiaoping, responsable du groupe chinois SINOCONST, a promis de tout mettre en œuvre pour aider le gouvernement béninois à doter l’Université de Porto-Novo d’infrastructures modernes. Selon lui, les édifices à construire sur les quatre centres universitaires couvriront une superficie de 63.680 m².

Education 22 sept. 2015


Election présidentielle 2016: Le MCRI s’enquiert de l’état d’avancement des activités du COS-LEPI

Le ministre chargé des Relations avec les Institutions, Thomas Yombo s’est rendu hier mardi 22 septembre au siège du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) à Agblangandan. L’objectif de cette visite était de rencontrer les membres du COS-LEPI par rapport à la disponibilité du fichier électoral pour la tenue à bonne date de l’élection présidentielle du 28 février prochain.

Pour la bonne marche des relations avec les institutions du Bénin, le ministre chargé des Relations avec les Institutions (MCRI), Thomas Yombo, a rendu visite, hier mardi 22 septembre aux membres du Conseil d’orientation et de supervision chargé d’actualiser la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI).

«Nous sommes venu pour nous enquérir de l’état d’avancement des activités du COS-LEPI, afin que nous ayons un fichier électoral à temps et à bonne date pour la tenue de l’élection présidentielle du 28 février prochain», a déclaré le ministre Thomas Yombo.
Pour lui, le COS-LEPI constitue un maillon très important dans le processus électoral au Bénin. Et s’il y a un problème, c’est que tout le processus est au ralenti. «Installé sous peu, ils n’ont pas attendu l’apport du gouvernement avant de commencer les activités», a-t-il souligné, parlant de ses membres.
Thomas Yombo a, par ailleurs, félicité les membres du COS-LEPI pour le travail fait jusqu’à présent et rassure tout le peuple béninois sur la disposition à tant de la liste électorale pour les élections. Par rapport à la question relative au budget de l’organe, il a déclaré qu’il faut une prévision certes, mais qui se rapproche de la réalité, car le Bénin n’a pas beaucoup de ressources. Ce sont les partenaires qui nous appuient et nous ne pouvons pas à chaque fois aller les voir. Il faut donc un budget validé par le Conseil des ministres et qui résume tout», a-t-il laissé entendre.
«A partir du 1er octobre prochain, les activités de correction et d’actualisation vont démarrer sur toute l’etendue du territoire national», a déclaré le président du COS-LEPI Augustin Ahouanvoébla.
Il a notifié l’importance de faire la différence entre le fichier électoral et la Liste électorale permanente informatisée. Pour lui, le fichier électoral a une durée de vie jusqu’en 2021 et chaque année, il est extrait de la Lépi qui a une vie courte d’un an. «Pour les dernières élections municipales et législatives, la Lépi que nous avons utilisé à un effectif de 4 470 000 environ alors que celle pour l’élection présidentielle de 2016 aura environ un effectif de 5 000 000», a-t-il expliqué.
De ce fait, il est à retenir qu’au niveau national, le nombre d’électeurs est de 4 470 000 et à l’international viennent s'y ajouter 300 000 ou 400 000 Béninois. Il y a environ 8 000 000 de Béninois à l’étranger dont 3 000 000 au Nigeria, 2 000 000 en Côte d’Ivoire. Mais seuls, ceux qui sont en règle et détiennent le passeport diplomatique et la carte consulaire seront pris en compte. Dans les 31 pays répertoriés, seuls 2 500 000 seront enrôlés et intégrés au fichier électoral sur les 8 000 000 dénombrés jusqu’en 2021.

Actualités 22 sept. 2015


Port de casque et de ceinture de sécurité: Le ministère de l’Enseignement supérieur sensibilise ses agents

Le Centre national de sécurité routière (CNSR) et le Réseau des journalistes et animateurs pour la sécurité routière ont organisé hier, lundi 21 septembre, à l’endroit du personnel du ministère de l’Enseignement supérieur, une séance de sensibilisation sur le port de casque et de la ceinture de sécurité. C’est dans l’enceinte du ministère que l’activité a eu lieu après la cérémonie de la montée des couleurs, en présence du vice-Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola, et du directeur général de la CNSR, Sylvain Zohoun.

C’est sous une fine pluie que s’est déroulée hier, au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la sensibilisation sur le port de casque et de la ceinture de sécurité, organisée par le Centre national de sécurité routière (CNSR) et le Réseau des journalistes et animateurs pour la sécurité routière. Le rendez-vous d’hier lundi, fait suite à plusieurs rencontres déjà organisées dans plusieurs ministères par les deux structures. Il vise à amener les employés du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à s’adonner au port de casque et à la ceinture de sécurité.

Le président du Réseau des journalistes et animateurs pour la sécurité routière, Serges Vivien Kougnimon, a expliqué que c’est au regard des statistiques alarmantes d’au moins 700 décès par an enregistrées sur les routes que l’initiative a été prise de sensibiliser davantage les usagers de la voie. Pour lui, cette démarche a pour but de réduire considérablement les accidents sur les axes routiers. Et c’est à juste titre, que son réseau en étroite collaboration avec le CNSR a initié le projet dénommé : «10 minutes pour sauver une vie». Le choix porté sur le ministère de l’Enseignement supérieur, a-t-il expliqué, est dû au fait que ce département a toujours mis en œuvre efficacement, les conseils issus des séances de sensibilisation et a toujours servi de modèle pour les autres structures publiques comme privées. A sa suite, le personnel du ministère a bénéficié d’une démonstration du port de casque. Mais avant cette démonstration, quelques conseils leur ont été prodigués par rapport aux critères sur lesquels, ils doivent s’appuyer pour se procurer un casque de bonne qualité.

François Abiola s’engage à œuvrer pour la sécurité routière

Le vice-Premier ministre, François Abiola, a, pour sa part, remercié les initiateurs du projet, pour le choix porté sur son ministère. Selon lui, il sauve non seulement des vies, mais contribue aussi à la sécurité des usagers car les routes ont été construites pour faciliter la circulation des personnes et des biens et non pour tuer. Il a ensuite invité son personnel à faire du port de casque et de la ceinture de sécurité une habitude car cela y va de l’intérêt de leur vie, a-t-il souligné. Pour François Abiola, le port de casque et de la ceinture de sécurité doit être un réflexe et non une contrainte. Et pour se convaincre du fait que le personnel a prêté une oreille attentive à la sensibilisation, le vice-Premier ministre a désigné à tout hasard un de ses collaborateurs pour la synthèse des mesures à prendre à moto ou dans le véhicule dont l’agent a répondu avec satisfaction. La cérémonie de sensibilisation a pris fin avec la remise d’attestation par le président du Réseau des journalistes et animateurs pour la sécurité routière, Serges Vivien Kougnimon, au vice-Premier ministre, faisant de lui, un membre du réseau.

Actualités 22 sept. 2015


Crise à la Mairie d’Abomey: Vers le blocage du Conseil communal ?

Que se passe-t-il à la mairie d’Abomey ? C’est la question que se posent les populations de cette ville depuis quelques jours. Même si les élections sont terminées, tout porte à croire que la guerre des tranchées entre conseillers de bords opposés a du mal à prendre fin.

La session du Conseil communal d'Abomey qui s’est tenue les jeudi 17 et vendredi 18 septembre derniers révèle une fois encore que la guerre de clans qui divise les membres du conseil communal est plus vivace que jamais. Le temps ne l’a pas altéré. La crise qui oppose des conseillers précédemment de la même famille politique se ravive à chacune de leur rencontre. C’étaient le cas les jeudi et vendredi derniers lors d'une session ordinaire du conseil.

En effet, le jeudi dernier à l’ouverture de la session, en lieu et place du Conseil, le maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè a plutôt fait venir des prêtres pour un office religieux afin de sanctifier les membres du nouveau Conseil communal. Après l’office religieux, un cocktail a été offert aux célébrants. Mais, s’étant désintéressés de ce choix du maire, les conseillers élus sur la liste de l’Union fait la Nation (UN) et un autre de la Renaissance du Bénin (RB), donc 8 conseillers sur les 19 qui composent le Conseil ont boudé cette option du maire en la boycottant purement et simplement.
Après leur départ, les travaux ont démarré avec les conseillers restants, soit onze de la RB avec à leur tête le maire Ahanhanzo-Glèlè. Le quorum étant atteint, ils ont rapidement soumis au vote un nouveau règlement intérieur devant régir le fonctionnement du Conseil durant cette mandature qui durera cinq ans.
Revenus dès le lendemain vendredi, les conseillers UN proposent leurs amendements pour parfaire le Règlement intérieur déjà adopté. Niet ! ont répondu le maire et les autres conseillers. Selon eux, ce qui est fait est fait par la majorité et il n’est plus question de rétropédaler. Ce refus n’a pas été du goût des conseillers UN qui se sont rebellés. L’ambiance est dévenue électrique et le ton est monté entre les deux parties. La rébellion conduite par l’ancien maire Alain Fortunet Nouatin en personne ne démord pas.
C’est dans cette atmosphère bien tendue faite de débat de sourds que le maire Ahanhanzo-Glèlè mis fin à la séance en renvoyant la relecture dudit Règlement intérieur à une session qui aura lieu dans trois mois. Ce qui n’a pas été du goût des conseillers contestataires. Les deux parties se sont donc séparées dos-à-dos vendredi dernier à la mairie d’Abomey. C’est dire que si rien n’est fait tôt pour aplanir les divergences, ce nouveau Conseil communal de la ville d’Abomey voguera de crise en crise .

Actualités 21 sept. 2015


Rencontre entre partenaires au développement et élus communaux: 24 projets des communes du Mono-Couffo à la recherche de financement

La préfecture de Lokossa et la direction départementale en charge de la Prospective et du Développement ont organisé, vendredi 18 septembre dernier, l’édition 2015 du forum des partenaires au développement du Mono-Couffo. Creuset d’auto-évaluation en vue d’affiner les approches de création de bien-être, ces assises ont permis aux maires de proposer au total, 24 projets pour lesquels il faut rechercher des financements.

Organisé avec la contribution de la Coopération allemande au développement (GIZ) et celle de Plan international Bénin, des partenaires au développement des communes du Mono-Couffo, le forum a démarré ses travaux proprement dits après l’allocution d’ouverture prononcée par le préfet, Corentin Kohoué. L’autorité a rappelé que les assises constituent un cadre privilégié d’échanges d’informations et d’expériences sur les actions que les partenaires mènent ou entendent entreprendre au profit des communes du Mono-Couffo. Aussi le forum vise-t-il l’harmonisation des différentes stratégies d’intervention dans le secteur du développement, à en croire le préfet. Pour lui, «efficacité et efficience», seront la marque de cette 6e édition du forum tant dans la mobilisation des partenaires que dans le choix des options de développement en lien avec les objectifs poursuivis au plan national.

A la suite du préfet, son chargé de mission, Gildas Mahoussi a dévoilé le bilan d’exécution des recommandations retenues au cours de l’édition précédente du forum. Il en ressort que quatre des six recommandations formulées ont été entièrement exécutées tandis qu’une autre a été entamée. Faute de moyens, laisse-t-il entendre, la dernière recommandation portant sur le dépistage systématique des femmes enceintes a été abandonnée. Cette préoccupation, insiste le préfet, est d’office reconduite pour l’exercice à venir.
S’ouvre ensuite la foire aux projets pour compléter la liste des recommandations du nouvel exercice. En commençant par Athiémé pour finir sur Toviklin, les 12 communes du Mono-Couffo ont tour à tour présenté, chacune deux de ses projets prioritaires en lien avec son Plan de développement. A l’arrivée, 24 projets ont été exposés.
La plupart de ceux-ci ont trait à l’agriculture en visant le développement de la riziculture et des activités maraîchères. En sus, il est poursuivi la valorisation des zones marécageuses du Mono-Couffo et la création des emplois. Sur ce registre, la commune de Lokossa, quant à elle, entend redorer son blason de producteur de palmistes. Pour le reste, les porteurs de projets ont montré beaucoup d’envie pour le secteur commercial dont l’amélioration des conditions d’animation est attendue à travers la construction des hangars et boutiques au sein des marchés. La quasi-totalité des communes en ont exprimé le besoin au cours du forum.
Rappelons que les participants ont été également entretenus, entre autres, sur l’état des lieux de l’état civil et ses perspectives dans le Mono-Couffo puis la gestion des ouvrages d’eau potable dans le contexte de la décentralisation.

Actualités 21 sept. 2015


Visite du chef de l’Etat des chantiers routiers du Mono-Couffo: Boni Yayi tient à la livraison des infrastructures dans le délai convenu

Le président de la République, Boni Yayi a visité, jeudi 17 septembre dernier les chantiers d’infrastructures routières en cours dans le Mono-Couffo. Constats et explications au sujet du rythme d’exécution des travaux ont meublé cette descente à la suite de laquelle il est resté ferme quant au respect du délai contractuel.

Le chef de l’Etat, Boni Yayi est descendu une fois encore, jeudi 17 septembre dernier sur le chantier de construction du pont d’Athiémé. Après l’accueil du préfet Corentin Kohoué, le président de la République a touché du doigt le niveau d’avancement des travaux de l'infrastructure. Aussi Boni Yayi a-t-il tenu à s’assurer des dispositions envisagées pour ne pas excéder le délai contractuel. A ce sujet, le directeur des travaux Sosthène Boko a fait part des réalisations achevées.

Pour le compte du premier volet, il fait savoir que dans le cadre de la construction du pont, les appuis, les prédalles et les 12 poutres prévues sont réalisés. En cours actuellement, poursuit-il, l’enfilage de câbles devant entrer dans la composition des bétons pré-contrôles.

Les explications

Sosthène Boko projette pour le début du mois d’octobre prochain la reprise de certaines digues que les eaux, selon ses explications, ont fissurées par endroits. Le reste des travaux allant de la coulée des poutres sur les appuis et la pose de la dalle de compression large de 24 cm est étalé sur les mois d’octobre et novembre prochains.
Une seule crainte a été soulevée pour prévenir d’éventuelles perturbations au sujet de cette planification. Elle a trait à la crue au niveau de Nangbéto pouvant amener la Communauté électrique à ouvrir courant novembre les vannes de ses installations auquel cas, la montée des eaux rejetées dans le fleuve Mono porterait un coup d’arrêt au chantier.
Pour le chef de l’Eat, il n’en sera pas question. Tenant à voir les travaux prendre fin en novembre prochain, Boni Yayi a aussitôt promis d’intervenir contre un tel obstacle auprès des responsables de la structure indexée.
S’agissant de la route Zounhouè-Athiémé long de 300m, le directeur des travaux, Sosthène Boko clarifie que son remblai se poursuit en même temps que la fabrication des pavés attendus pour son revêtement.

Satisfaction

«Athiémè est une commune riche, mais les populations sont pauvres aujourd’hui. Avec cet ouvrage-là Athiémè sera toujours une commune riche et les populations seront riches. Monsieur le maire, tout va changer, je suis venu vous en remettre la clé», a souligné le chef de l’Etat qui s’est dit satisfait des explications fournies.
Mettant la commune en perspective, il prédit la relance de son économie autour de l’infrastructure routière et la ruée des communautés étrangères. Ce que ne dément pas le maire d’Athiémé, Joseph Anani Amavi qui a informé à l’occasion de l’intérêt que porte déjà la communauté libanaise pour sa commune. «Ensemble avec le conseil communal nous avons pris un arrêté déclarant la zone d’utilité publique», révèle le maire. Pour lui, c’est une mesure attractive de voir d’autres constructions telles que le poste de péage, l’installation des postes de douane, de commissariat… Aussi le maire a-t-il plaidé pour la prise en compte de sa commune dans le cadre de l’investissement des fonds octroyés par le second compact du Millennium challenge Account (MCA).
Avant d’atterrir à Athiémé, le chef de l’Etat et le ministre en charge des Travaux publics, Gustave Sonon avaient marqué un arrêt dans la commune de Comé. A ce niveau, ils ont fait le point de l'avancement des travaux engagés sur l’axe Comè-Lokossa-Dogbo avec l’équipe de la société qui en a la charge.

Actualités 21 sept. 2015


Exposition à la Médiathèque des diasporas: Quand l’homme et la nature se parlent sur la toile

Une exposition d’œuvres d’arts dénommée «L’homme et la nature se déroule» a débuté depuis le samedi 19 septembre dernier à la Place des martyrs à Cotonou. Laquelle permet à plusieurs générations de plasticiens de se côtoyer à l’œuvre et de partager ainsi les expériences, tout en proposant au public, des œuvres hors du commun.

Une soixantaine de tableaux ont été réalisés par les seize plasticiens ayant pris part à l’exposition «L’homme et la nature se déroule». Et comme si leur casting avait été fait à dessein, on y retrouve plusieurs générations d’artistes, plusieurs écoles et donc plusieurs styles de travail. Ce qui en rajoute à la diversité et à la richesse de cette exposition dont le vernissage, samedi dernier, a mobilisé autour des artistes et du commissaire de l’exposition, Jules Koukpodé, de nombreux acteurs culturels, des représentants du ministère en charge de la Culture et de certaines de ses structures sous tutelle comme le Fonds d’aide à la Culture qui, par ailleurs, a été d’un gros appui financier pour l’exposition.

Les œuvres qu’on y découvre rendent surtout compte de l’ingéniosité des plasticiens qui, via le thème soumis à eux, sont parvenus à faire parler l’homme à la nature, l’homme dans la nature sans oublier les messages de la nature elle-même à l’homme. Et ils l’ont fait en mettant en exergue tout leur génie. Ulrich Gbaguidi par exemple l'a fait savoir fait à travers à travers ses figurations et acrylique sur toile «Scène de pêche», «L’hypocrisie humaine»… Pur produit des nouvelles écoles d’art et titulaire d’un BAC en art plastique, Pierre Typamm Ayi qui prend part à cette exposition à travers des réalisations comme « La métaphore », « Le retour du puits », « Instinct maternel », « L’entente » illustre le bon mariage entre le collage de pigment, la peinture sur bois…
Cette exposition étant par ailleurs un rendez-vous de plusieurs écoles et donc du savoir, plusieurs grands noms des arts plastiques du Bénin y ont aussi pris part activement. On peut ainsi évoquer la présence aux côtés des plus jeunes artistes suscités, celle de certains de leurs aînés comme Innocent Bienvenu Monkoun alias «Bimo » qui laisse ses réalisations s’influencer par ses amours pour le dessin et la sérigraphie. Ainsi, il travaille à la fois sur la couleur et le matériau en s’écartant des couleurs froides ou sombres.
«L’équilibre», «Gnonnou», «Succession », «Silence», « Le bien», «Hitler Sese Seko», «Le code de vie», «Odjou koun Oba», «Pas de secret», «2è dieu», «La cérémonie de mariage», «Adon», «Agban», «Linge sale», «Vossissa», «Whèbiosso»,«AKM», «Atchina»,«Orischa», «Asin ou au-delà du corps», «Afodo»,«Akpagb», «Yèmanlblè», « Sounwhlévou », « Sèkpèyoli »… sont quelques-unes des titres portés par les réalisations faites par les artistes participants à cette exposition à savoir entre autres Kiffouly Youchaou, Thierry Bodo, Aglingo Ninon, Bénia Gracreign, Albert Oké, Franck Zannou, Gilles Atrokpo, Bertin Azagba, Carlos Balley, Laudamus…

Culture 21 sept. 2015


Visite du chef de l’Etat à Porto-Novo: Des avancées notées sur le chantier du Parlement

Le président de la République a effectué, hier jeudi 17 septembre, une visite sur le chantier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Des avancées ont été enregistrées dans la finition de l’ouvrage.

L’achèvement du chantier du nouveau siège de l’Assemblée nationale est inscrit dans les priorités de l’heure du président de la République. Boni Yayi était encore hier sur les bords de la Lagune de Porto-Novo, afin de s’enquérir de l’évolution des travaux. Et pour Noël Fonton, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, il y a de quoi tirer un réel satisfecit. « Le 30 novembre prochain, il faudra réellement que nous ayons une forme pour le Parlement. Les gros œuvres sont terminés. Nous commençons les enduits et les revêtements. Les aménagements intérieurs et extérieurs ont commencé. Les travaux avancent bien et nous sommes certains d’achever. Il n’y aura pas d’éléphant blanc», rassure-t-il. Le ministre souligne que la reprise des travaux a été freinée par les difficultés d’ordre administratif et juridique consécutives à l’abandon du chantier par l’entrepreneur initial. «Nous avons eu tellement de problèmes et ces obstacles ont été levés grâce à l’appui du chef de l’Etat. Les entreprises peuvent travailler correctement maintenant», indique-t-il, avant d’informer que plus de 450 ouvriers sont actuellement mobilisés pour accélérer les travaux.

« C’est une bonne chose d’avoir mobilisé beaucoup d’ouvriers. Je suis venu vous encourager. Il faut qu’on en finisse au mois de novembre prochain. Il faudra donc travailler de jour comme de nuit», déclare le président de la République qui justifie le retard par la décision du gouvernement de commettre une contre-expertise après des allégations concernant la mauvaise qualité de l’ouvrage en construction. «Ce bâtiment est le symbole de notre souveraineté. Très peu de pays arrivent à le réaliser sur fonds propres. Avec nos moyens limités, nous avons décidé de construire par nous-mêmes le cœur de notre démocratie. Tout ce que nous faisons, nous devons être unis», ajoute le chef de l’Etat qui rassure les populations de la détermination de son gouvernement à construire un nouveau Parlement digne du nom.
Le chef de l’Etat a également visité plusieurs chantiers routiers dans les départements de l’Ouémé, de l’Atlantique et du Mono.

Actualités 18 sept. 2015


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