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Nouvelles

Election des conseillers à la Haac: « Le processus électoral suit son cours », selon Gaspard Adjamossi

Lancé depuis quelques semaines, le processus devant conduire à l’élection des trois représentants des médias à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication suit son cours. 12 candidats ont déjà déposé leurs dossiers, selon Gaspard Adjamossi, président de la commission électorale autonome de la Haac.

La Nation : Le processus électoral pour l’élection des conseillers à la Haac a démarré depuis quelques jours. Quel point pouvez-vous en faire actuellement ?

Gaspard ADJAMOSSI : La Commission électorale autonome pour l’élection des conseillers à la Haac (Cea-Haac) a été installée le 29 mars 2019, et nous avons travaillé à l’adoption du règlement intérieur, du budget et aussi du calendrier électoral. Après cette étape, nous avons réalisé quelques audiences auprès de certaines institutions pour mettre à disposition le matériel électoral. Ensuite, nous avons lancé un appel à candidatures pour le dépôt des dossiers des candidats. Cette étape est achevée et nous avons reçu au total 12 candidatures dans différentes catégories dont 4 en presse écrite, 3 au niveau de l’audiovisuel et 5 au niveau de la catégorie technique. Nous avons étudié les dossiers et avons rendu publique la liste définitive des candidats retenus. Voilà où nous en sommes. Mais on devrait lancer l’inscription sur les listes électorales et la distribution des cartes d’électeurs. Si nous n’avons pas démarré ce processus, c’est faute de moyens.

Quelles sont les conditions à remplir pour être candidat ?

Les conditions sont nombreuses. Pour être candidat, il y a une série de pièces qu’exige le code électoral pour les élections des conseillers à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. C’est environ 18 pièces allant d’une demande manuscrite au certificat de nationalité en passant par le casier judiciaire et autres. Il faut également justifier d’une expérience de 10 ans dans le domaine.

Qui peut voter ?

Peut voter selon le code électoral celui qui est détenteur de la carte de presse délivrée par la Haac. C’est la première condition et ensuite la seconde, c’est d’être de bonne moralité, ne pas être condamné à des peines infamantes. Nous sommes aussi en pourparlers avec la Haac, notamment la commission de la carte de presse pour qu’à défaut de l’obtention de la carte de presse par les personnes remplissant les conditions, vu que le processus est en cours, nous ayons une liste de ceux qui sont éligibles à la carte de presse afin de leur permettre de s’inscrire sur la liste électorale.

Qu’en est-il des difficultés de financement dont vous avez fait cas tantôt ?

Difficulté de financement, c’est trop dire. Il y a des structures qui doivent mettre à notre disposition les moyens pour qu’on puisse accomplir notre mission. Mais elles ne se sont pas encore manifestées. Je suppose que c’est le processus qui est en cours. On peut parler de retard, mais pas de difficulté à proprement parler. Donc, nous espérons que ces petits problèmes seront réglés incessamment pour que nous puissions avoir les moyens d’avancer.

Quelle sera alors la suite du processus ?

La suite, c’est l’inscription sur les listes électorales et la distribution des cartes d’électeurs. Après cela, nous allons ouvrir la campagne électorale qui est prévue en principe pour se dérouler du 16 au 30 mai. L’élection proprement dite est prévue pour le 1er juin. C’est pour cette date que le corps électoral est convoqué par l’Assemblée spéciale des Unions des associations professionnelles. Suivra enfin la proclamation des résultats définitifs de l'élection des 3 représentants de la presse au niveau de la prochaine mandature de la Haac.

Par rapport au calendrier électoral, vu que vous avez parlé de retard en ce qui concerne l’inscription sur les listes, est-ce qu’il y aura un décalage ou un possible report du jour de vote?

On ne peut pas a priori affirmer que nous pouvons respecter notre calendrier électoral. C’est trop tôt pour pouvoir se prononcer sur cette question. C’est évident, que nous allons procéder à un léger réaménagement. Maintenant, est-ce que l’élection se tiendra effectivement le 1er juin ? Je ne saurais le dire. Mais si d’aventure, nous disposons assez tôt des moyens, on peut rattraper le retard et tenir dans le calendrier. Ça peut arriver qu’on soit confronté à un éventuel report, même si on ne le souhaite pas. Dans ce cas, il revient à l’assemblée spéciale de décider s’il faut un report ou non?

Actualités 08 mai 2019


Violences sur les stades au Bénin: Quand le hooliganisme frappe à la porte

Il se note de plus en plus d'actes de violence lors des différents matchs des championnats nationaux de football. De Parakou à Avrankou en passant par Comè, Abomey-Calavi et Dogbo, le hooliganisme est en train de s'installer à une échelle inquiétante. Joueurs, entraîneurs, dirigeants et supporters sont au cœur des tensions sur les stades.

Les stades du Bénin sont de plus en plus le théâtre d’actes de violence lors des matchs des championnats nationaux de football. Les supporters, les joueurs, les encadreurs et parfois les dirigeants des clubs sont prêts à en découdre avec les arbitres ou leurs adversaires sur l’aire de jeu ou dans les gradins. Les violences s’enchaînent au fil des compétitions, avec toutes sortes de dérives : bagarres, coups et blessures. Les cas sont légion. Sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi, samedi 4 mai dernier, une mésintelligence est suivie d’une envolée de bois vert et d’une bagarre généralisée. Lors du match entre Energie Football Club de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) et l’Association sportive Vallée omnisports (Asvo), le joueur
Nassifou Xavinho Paraïso, dossard n°10 de l'Asvo, s’en est pris à l'arbitre central de la partie, Marcel
Mevognon, lui portant un violent coup de poing. Blessé au visage, le juge lui inflige un carton rouge, synonyme de son exclusion de l’aire de jeu. Et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Des contestations fusent de partout. L’entraîneur de l’Asvo, Roger Janvier Énama, proteste avec véhémence contre la décision. Les dirigeants d’Energie Football club font pareil en intimidant le commissaire au match. La fin de cette rencontre a été tumultueuse avec l’entrée en scène des supporters qui s’illustrent par des jets de pierres.
Sur le même stade le lendemain, les supporters des Panthères de Djougou ont failli en venir aux mains avec les arbitres au terme de leur match contre Upi-Onm. Tout comme la veille, les éléments de la Police républicaine ont sorti le grand jeu pour protéger les arbitres contre la fureur des contestataires lors du match Dragons # Asos au cours duquel des supporters des deux clubs se sont battus au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo avant d'être embarqués.

Trop passionnés

Comme en Ligue 1, les matchs de la Ligue 2 sont également marqués d'actes de violence. Les équipes les plus en vue ne voulant pas descendre en division inférieure, dirigeants et supporters se montrent très passionnés et n’hésitent pas à semer le désordre sur les stades. C’est le cas lors du match As Tado # Hodio comptant pour la vingt-septième journée de la Ligue2. Après avoir donné un carton rouge à un joueur de Dadjè, un responsable de l'As Tado monte sur le terrain pour prendre l'arbitre central, Lookman Alao à partie. Menacés par le public de Dogbo, lui et ses assistants ont dû arrêter prématurément la partie pour prendre leurs jambes au cou. N’eût été la diligence de la Police, le pire serait survenu. Comme lors de cette rencontre, plusieurs dirigeants de clubs se sont déjà montrés très passionnés lors des différents matches.
Ces actes de hooliganisme sont dénoncés par l’Association pour la promotion des valeurs sportives (Apvs). « Nous condamnons avec rigueur ces situations devenues récurrentes et qui ne présagent pas d'une bonne sécurité sur nos stades et qui vont à l'encontre des règles qui régissent le football », a fait savoir la présidente de l’Apvs, Rafiatou Sitou.
Les dirigeants du sport béninois et notamment ceux du football doivent prendre la question des violences sur les stades au sérieux afin que le pire n’arrive pas. Cela passe par la formation des acteurs à différents niveaux. Comme la plupart du temps, les actes de violences proviennent des contestations des décisions des arbitres, il faut davantage aguerrir ces derniers à travers des formations et recyclages réguliers. Autant les arbitres ont besoin de formations, autant les dirigeants, les entraîneurs et les supporters doivent faire preuve d’un minimum de fair-play afin que les matchs de football sur nos installations sportives n'aboutissent pas à des dégâts corporels ou matériels. Il va falloir renforcer la sécurité autour des aires de jeu afin que des individus ne montent plus facilement sur le terrain lors des contestations. La Ligue de football a donc intérêt à associer la Police républicaine à toutes les rencontres pour la sécurité des joueurs, des arbitres, des dirigeants et des supporters. Aussi, est-elle tenue de sanctionner ces actes, en appliquant de manière rigoureuse les textes en vigueur. C’est la condition sine qua non pour éviter que les supporters béninois ne sèment la terreur dans nos stades comme les Bushwackers de Millwall, la Casual Firm Paris du Psg et les Head hunters de Chelsea, ces grands groupes de hooligans qui font parler d’eux en Europe.

Société 08 mai 2019


Nouvelle cimenterie du Bénin: Trois nouveaux bus mis à la disposition du personnel

Soucieuse du transport dans les meilleures conditions de son personnel, la Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibe) a procédé, 30 avril dernier à Massè (Commune d’Adja-Ouèrè), à la mise à sa disposition de trois nouveaux bus. Ses travailleurs résidant à Covè, Pobè, Kétou et environs n’ont donc plus de souci à se faire pour leur déplacement en tout confort.

Trois bus flambant neufs de marque Volvo, de 60 places chacun, pour un coût total de près de 370 millions F Cfa, c’est le cadeau de la fête du travail offert au personnel de la Nouvelle cimenterie du Bénin (Nocibe). La remise des clés de ces autocars acquis auprès de la société Smt Bénin, distributeur officiel de Volvo au Bénin, a eu lieu, mardi 30 avril dernier dans les locaux de la cimenterie sise à Massè, commune d’Adja-Ouèrè.
Pour le directeur général adjoint de la Nocibe, Sylvain Casalis, l’acquisition de ces bus est le témoignage de ce que les meilleures conditions de travail du personnel tiennent à cœur la direction générale de la cimenterie et particulièrement son président-directeur général, Latfallah Layousse. Ce dernier « pense toujours à la santé, à la sécurité, au bien-être et à l’épanouissement de tous les salariés de la société et même quand les temps sont difficiles », a-t-il laissé entendre. Il n’en veut pour preuve que le contexte économique «morose et difficile sur le plan national » dans lequel intervient l’investissement pour l’achat de ces trois autobus réceptionnés. Trois autres de 30 places sont en instance de sortir du port de Cotonou, a-t-il annoncé.
Le parc auto de Nocibe comptait jusque-là 15 minibus de 30 places. Les nouveaux bus augmentent la capacité de transport du parc automobile de l’entreprise de 431 à 615 sièges par rotation, soit plus de 42 %, améliorant ainsi la qualité du transport au grand bonheur du personnel qui ne cache pas sa satisfaction.
Recevant les clés de ces cars, la responsable du transport du parc automobile de Nocibe a témoigné sa « profonde gratitude » à la direction générale de la société pour sa sollicitude constante envers le personnel. La mise en service de ces bus permettra de transporter dans de meilleures conditions les agents, a souligné Faoziath Yaya, avant de promettre, au nom de ses collègues, qu’un usage à bon escient sera fait du matériel mis à leur disposition, en réponse au souhait du directeur général adjoint. Une formation des conducteurs a été assurée à cet effet par la Smt-Bénin, a-t-elle indiqué.
Sylvain Casalis a saisi l’occasion pour exhorter les travailleurs à prendre la mesure des efforts déployés par la Nocibe pour l’amélioration continue des conditions de travail et à accomplir en retour leurs tâches comme cela se doit,chacun à son niveau. Le seul gage pour assurer la pérennité des activités de la société, a-t-il martelé, c’est la recherche de l’amélioration continue du rendement et du résultat de chacun. L’entreprise jouant sa partition, il revient alors aux agents d’honorer leur engagement avec dévouement et professionnalisme.

Société 08 mai 2019


Xavier René Pérrin, gynécologue-obstétricien au Chu-Mel: « La ménopause n’est plus un frein à la procréation de nos jours »

Contrairement au passé, une grossesse est encore possible après la ménopause. La fertilité chez la femme est naturelle, certes, mais elle peut être aussi suscitée médicalement. Le gynécologue-obstétricien, Xavier René Pérrin, directeur des Affaires médicales au Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel) Cotonou, explique ici les merveilles en la matière.

La Nation : Qu’entend-on par la ménopause chez la femme ?

Xavier René Pérrin : La ménopause est une question physiologique et un phénomène naturel. Elle est une étape normale de la vie de la femme, de la même manière qu’à l’adolescence elle a commencé par avoir ses premières règles, quand elle atteint un certain âge le cycle menstruel change jusqu’à s’éteindre. Pendant que la ménopause s’installe, la femme a des signes qui la dérangent parce que les hormones qu’elle secrète chutent, entraînant beaucoup d’effets secondaires ou de désagréments. Ces effets aussi finissent par s’estomper pour laisser la ménopause complètement s’installer. Au cours de cette période, on assiste à l’arrêt de l’activité des ovaires qui produisent des ovocytes, c’est-à-dire des cellules qui permettent la grossesse. Donc, c’est un phénomène tout à fait naturel qui permet à la femme qui a 45 ou 50 ans de se reposer et de s’occuper de ses enfants ou de ses petits-enfants. Il arrive cependant qu’elle apparaisse beaucoup plus tôt, avant 40 ans, chez de jeunes femmes souhaitant avoir encore des enfants. Les ovaires, s’ils sont encore présents, ne possèdent plus assez de follicules pour parvenir à maturation et donner lieu à une ovulation. Sans cette dernière, les règles disparaissent. Les ovaires ne sécrètent plus d’œstrogène ni de progestérone. Quel que soit l’âge ou la cause de la ménopause, les conséquence biologiques sont les mêmes. Elle peut être d’origine génétique quand la femme a des problèmes à la suite de traitement ou si elle a été opérée pour une autre maladie comme le cancer, et qu’on ampute les ovaires. Donc quand les ovaires ne produisent plus des ovocytes avant 40 ans, il y a la ménopause précoce. C’est la carence hormonale caractéristique de la ménopause qui engendre des symptômes divers comme des bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale et des troubles du sommeil.
Cela peut sans doute avoir une influence, puisque ce sont l'hypothalamus et l'hypophyse, deux régions situées à la base du cerveau, qui contrôlent le fonctionnement des ovaires et les sécrétions hormonales. Les révélateurs d'une paresse des ovaires chez des femmes qui ont subi un traumatisme important comme un deuil ou un accident peuvent être à la base de la ménopause chez une femme de 40 ans. En plus, chez les plus jeunes, un choc psychologique ou une anorexie sont susceptibles de provoquer la disparition des règles dont les mécanismes ne sont pas les mêmes que la ménopause, mais uniquement de façon transitoire.

La procréation est-elle encore possible après la ménopause ?

On entend souvent dire qu’une grossesse après la ménopause est impossible. Bien que cela soit vrai par le passé, dans de très nombreux cas, la médecine actuelle permet de restaurer la fécondité des femmes, dans des limites qui touchent à la biologie et à l’éthique. Grâce aux Procréations médicalement assistées (Pma) et plus précisément au don d'ovocytes, la fertilité ne chute plus avec l'âge. Cette méthode consiste à manipuler un ovule et un spermatozoïde pour procéder à une fécondation afin de répondre à certaines difficultés à concevoir, sans pour autant traiter la cause de l’infertilité. La Stimulation ovarienne, insémination artificielle, la fécondation in vitro(Fiv), l’injection intra cytoplasmique (Icsi), le don de sperme, la préservation de la fertilité, le diagnostic préimplantatoire sont autant de stratégies découvertes pour répondre aux besoins des femmes âgées désireuses de faire d’enfant.
Un traitement à base de facteurs de croissance permettrait de relancer les règles et la production d'ovules viables après la ménopause. Avoir un enfant passé 40 ans, c'est de plus en plus fréquent. De nouvelles stratégies repoussent, aujourd’hui, les limites de la conception tardive. Elles ont permis de relancer les règles et de restaurer la production par les ovaires d'ovules viables après la ménopause. Avec le recours à ces méthodes, la possibilité d’une grossesse dans la ménopause a augmenté de manière significative pour les femmes. Alors qu’il y a dix ans, on parlait de « grossesse tardive» pour les futures mamans âgées de 40 ans.
Les techniques de préservation de la fertilité offrent la possibilité à toutes les femmes qui le souhaitent pour des raisons sociales ou parce qu’elles sont atteintes d’un cancer de reporter leur maternité. Elles permettent, quant à elles, de reporter la maternité ou de mettre à l’abri ses ovocytes avant un traitement du cancer par exemple. La méthode la plus commune consiste à cryopréserver les ovocytes obtenus après stimulation ovarienne, afin qu’ils puissent être utilisés plus tard, quand la patiente le choisira. Les femmes atteintes d’un cancer ou d’une autre maladie nécessitant un traitement par chimiothérapie ou radiothérapie peuvent aussi avoir recours à la congélation du tissu ovarien, la transposition des ovaires, la protection médicale des gonades ou la maturation in vitro des ovocytes. Ces traitements de préservation de la fertilité ne garantissent pas infailliblement une grossesse, mais permettent à minima d’en envisager une.

Quelles sont les autres méthodes de fécondation chez la femme ménopausée ?

La fécondation in vitro (Fiv) consiste à provoquer la rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde en laboratoire. Cette technique peut être réalisée avec des gamètes provenant d’un don de sperme ou d’un don d’ovocytes, ou avec celles des conjoints. Le protocole débute par la stimulation des follicules, puis se poursuit avec leur prélèvement lorsqu’ils sont matures.
La fécondation in vitro avec l’intracytoplasmicsperm injection(Icsi) vise à injecter un spermatozoïde directement dans l’ovocyte. Cette technique répond avec efficacité aux problèmes de stérilité masculine. Cette étape mise à part, le déroulement du protocole reste identique à celui de la Fiv classique. Même si les différentes méthodes utilisées ne sont pas sans danger, la ménopause n’est plus un frein à la procréation de nos jours.

Quels sont les dangers de ces méthodes ?

Les inconvénients sont surtout relatifs aux coûts onéreux et tous les centres qui la pratiquent ne garantissent pas toujours le succès. Il arrive que les traitements aient des effets secondaires. En outre, la Fiv augmente les taux de grossesses multiples et les grossesses extra-utérines. Finalement, il faut rappeler que la Fiv n’empêchera pas la transmission à la descendance des anomalies génétiques qui peuvent expliquer l’impossibilité de procréer naturellement.
Les patientes présentant un risque de perte de la fonction ovarienne sont les patientes atteintes de cancer qui doivent subir un traitement de chimio ou radiothérapie comme les maladies auto immunes qui exigent une chimiothérapie, les transplantations de moelle osseuse ou femmes avec risque de chirurgie ovarienne à répétition, comme l’endométriose par exemple.
Les avantages de la fécondation in vitro sont multiples. La Fiv permet une grossesse lorsque les trompes de la femme sont bouchées ou lorsque la qualité du sperme est insuffisante pour une grossesse spontanée. Si la Fiv est combinée au don d’ovule, elle permet à des femmes avec des ménopauses précoces de porter une grossesse à terme. Dans le cas de maladies génétiques héréditaires graves, et dans les pays où cela est permis, la Fiv permet d’avoir accès à une cellule embryonnaire, de l’analyser pour voir si l’embryon est atteint par la maladie, et de ne transférer dans l’utérus de la mère que des embryons sains.

Comment vivre sa ménopause ?

L'effet de la ménopause précoce le plus prégnant chez les femmes en âge d'avoir un projet parental est généralement l'infertilité. Toutefois, à plus long terme, l'Insuffisance ovarienne prématurée (Iop) a d'autres répercussions sur la santé. Ainsi, elle peut favoriser les fragilités osseuses et les fractures dues à l'ostéoporose, ainsi que les maladies cardiovasculaires.
Disons qu’il y a des femmes qui ont la ménopause sans problème et certaines femmes qui sentent certains troubles dont le plus connu est cette fameuse bouffée de chaleur et ses transpirations. Au bout d’un certain temps normalement, ça passe mais il y a des traitements qui peuvent être donnés pour calmer ces bouffées de chaleur.
La femme peut avoir recours au gynécologue pour l’aider à mieux supporter si elle ressent les effets secondaires dont j’ai parlé tantôt. Ce sont des signes qui dérangent parce que les hormones chutent et cela peut causer beaucoup d’effets secondaires. C’est le moment de refaire tous les bilans de santé notamment le dépistage du cancer du sein, du col de l’utérus qui se fait au cours de la consultation elle-même et aussi des mesures telles que faire un peu de sport et surveiller son alimentation, car vous entassez pas mal de problèmes de santé. Donc vous devez mieux faire attention à votre alimentation qui est le premier médicament de l’homme. Il faut faire attention à ce qu’on mange, diminuer tout ce qui est gras, glucidique pour préférer les légumes, les fruits, et faire du sport. La ménopause s’accompagne souvent d’une chute de calcium. Donc c’est bien de se focaliser un peu sur les produits qui sont riches en calcium.Les femmes qui sont souvent suivies par leur médecin sont renseignées. Maintenant, c’est une consultation de routine où des conseils sont donnés et où on peut poser des questions et avoir plein d’informations.

Santé 08 mai 2019


Gestion des risques liés au transport des matières radioactives: La rédaction de l’acte réglementaire amorcée

Le Bénin accueille du mardi 7 au vendredi 10 mai, les experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), dans le cadre de l’atelier national sur la rédaction d’un règlement relatif à la sécurité du transport des matières radioactives. Cet atelier qui mobilise également les cadres de différentes structures du Bénin sera une occasion de renforcement de capacité, pour la maîtrise des risques et menaces des effets de la radioactivité.

La rédaction d’un règlement relatif à la sécurité du transport des matières radioactives mobilise les experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et des cadres de différentes structures du Bénin, sous la conduite du professeur Martial TiburceZannou, point focal Inssp du Bénin.
Il sera question pour les participants d’élaborer un outil indispensable à la fois juridique et technique qui vient renforcer les mesures déjà prises sur le plan national, en vue de garantir la sûreté et la sécurité nucléaire du Bénin, a informé le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé Djokpé, représentant le ministre Aurélien Agbénonci au lancement de l’atelier. Selon ses explications, la rencontre permettra de rédiger et de finaliser le projet de décret relatif à la sécurité de transport de matières radioactives, sur la base des recommandations internationales. Ainsi, les participants auront l’opportunité de se familiariser davantage avec la thématique de transport des matières radioactives pour mieux évaluer les besoins du pays, en vue de l’élaboration, à terme, d’un document de référence pour une gestion efficace des risques liés aux transports de ces matières. Un texte qui va renforcer le régime de sécurité nucléaire du Bénin, d’après David Ladsou, expert Aiea de la division de la sécurité nucléaire. Ce dernier a invité chaque participant à contribuer à l’élaboration d’un texte qui sera applicable par les transporteurs et les installations qui détiennent des matières radioactives ou qui les reçoivent. « L’utilisation pacifique des matières radioactives apporte beaucoup de bénéfices dans le domaine médical, industriel, de l’agronomie et dans les différents domaines qui visent le développement d’un pays », a-t-il affirmé. Néanmoins, poursuit-il, le risque ou la menace que des personnes malveillantes pussent prendre ces radioactifs pour porter atteinte à la population, à la société et à l’environnement existe. « La menace terroriste existe et l’une des missions d’un état est de développer un régime de sécurité nucléaire qui vise à réduire cette menace et à en réduire les effets avec succès », a souligné l’expert de l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Ces différentes menaces demeurent une source d’inquiétude surle plan international et continuent d’être considérées comme une menace pour la sécurité régionale et internationale a soutenu l’ambassadeur Hervé Djokpé, officier national de liaison avec l’Aiea. « Il est largement admis que la responsabilité de la sécurité nucléaire incombe entièrement à chaque Etat. Les systèmes nationaux appropriés, efficaces et performants de sécurité nucléaire sont essentiels pour faciliter l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et renforcer les efforts mondiaux de lutte contre le terrorisme nucléaire », confie-t-il. Il conseille de maintenir une veille stratégique permanente et un dispositif national très soutenu en vue d’une réaction énergique face aux incidents et accidents qui pourraient survenir lors des transports des matières radioactives.
Le Bénin prendra de l’avance avec ce texte, pour mieux assoir l’autorité de réglementation, a précisé pour sa part, le professeur de droit des universités, Martial Tiburce Zannou point focal Inssp du Bénin. Son souhait est que l’Aiea continue d’appuyer le Bénin dans la mise en œuvre de la réglementation et la rédaction des textes subséquents. Toutes choses qui visent à inscrire le Bénin dans le palmarès des états membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui ont déjà leur autorité de réglementation. Rappelons que l’atelier sera sanctionné par la délivrance de certificat à chaque participant, parmi lesquels l’on retrouve la Douane, la Police républicaine, les sapeurs-pompiers…

Actualités 08 mai 2019


Santé reproductive, maternelle, infanto-juvénile: De nouveaux horizons explorés à Cotonou

Cotonou accueille depuis ce mardi 7 mai, la rencontre régionale de haut niveau sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents en Afrique de l’Ouest et du Centre. L’évènement est axé sur le thème, « un partenariat pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents en Afrique : renouveler l’engagement de Muskoka pour l’accès à la santé pour tous ».

La problématique de la santé de la mère, de l’enfant et des adolescents focalise l’attention des acteurs et décideurs à Cotonou. C’est dans le cadre d’une rencontre régionale de haut niveau qui dure 48 heures.
Elle constitue un tremplin pour les participants de partager leurs expériences en vue d’une optimisation des investissements en santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et des adolescents. Elle permettra de poser les jalons de consolidation et de la structuration des modèles et initiatives au profit des cibles.
La rencontre de Cotonou balise le terrain pour de nouvelles perspectives dans le domaine de la santé de reproduction et intègre un paquet d’interventions soutenues par le Fonds français Muskoka.
« C’est une occasion pour les huit pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, à savoir le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo, bénéficiaires dudit fonds, d’exposer les avancées enregistrées, les difficultés rencontrées et les leçons découlant des interventions à haut impact mises en œuvre pour améliorer la santé des femmes, des enfants et des adolescents, dans l’optique de contribuer à l’orientation des futurs engagements des partenaires », souligne le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Selon lui, les interventions du Fonds français Muskoka apparaissent comme des leviers solides pour l’atteinte d’une meilleure santé pour les femmes, les enfants et les nouveau-nés. Grâce à ce financement, soutient-il, des résultats palpables ont été enregistrés au profit du système sanitaire béninois.
« Au Bénin, Muskoka a permis le renforcement du plateau technique d’hôpitaux, le développement de microprojets relatifs à la planification familiale et à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents »,
se réjouit-il.

Disparités

Ce dispositif est d’autant plus pertinent que l’Afrique se trouve confrontée à de gros défis sur le plan de la santé de la mère et de l’enfant. « L’Afrique de l’Ouest et du Centre est disproportionnellement affectée en comparaison avec d’autres régions du monde. 42% des décès maternels, 30% des décès d’enfants, 30% de la malnutrition infantile et 36% des enfants non scolarisés du monde se trouvent dans cette région », révèle le directeur régional de l’Unfpa pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingue Ngom.
Il s’attarde sur les disparités auxquelles des réponses urgentes doivent être trouvées : « Dans la région, une femme court 120 fois plus de risque de mourir de complications liées à la grossesse qu’une femme vivant dans un pays développé ; un enfant né dans un pays développé a 20 fois plus de chance de fêter son cinquième anniversaire qu’un enfant né en Afrique de l’Ouest et du Centre ».
Sur ces préoccupations, l’ambassadeur de France au Bénin, Véronique Brumeaux se veut plus illustrative : « L’Afrique affiche des ratios de mortalité maternels et infanto juvénile les plus élevées au monde avec en 2017, environ 542 décès maternels pour cent mille naissances vivantes et 74 décès d’enfants de moins de 5 ans pour mille naissances vivantes ». Ces données engagent collectivement les acteurs.
La France en fait sa priorité. D’où le Fonds Muskoka. « L’originalité du dispositif Muskoka tient à ce qu’il combine le financement d’acteurs multilatéraux et des interventions à hauts impacts auprès des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre les plus touchés par la mortalité maternelle et infantile, le manque d’accès à la contraception et la malnutrition », soutient l’ambassadeur de France.
Le renouvellement du Fonds Muskoka apportera de l’oxygène à l’Afrique de l’Ouest et du Centre qui enregistre de gros défis dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant.

Actualités 08 mai 2019


Actualité nationale: Le Prd pour l’installation apaisée des nouveaux députés

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) est contre toute tentative de trouble à l’ordre public et de perturbation lors de l’installation des députés de la 8e législature prévue pour le jeudi 16 mai prochain.

Selon plusieurs sources, le président du Prd, Me Adrien Houngbédji, président sortant de l’Assemblée nationale, a échangé à cet effet à son domicile privé à Porto-Novo ce mardi 7 mai, avec les chefs quartiers et chefs villages Prd des communes du département de l’Ouémé. Il a invité ces derniers venus de Porto-Novo, d’Adjarra, d’Avrankou, de Sèmè-Podji, des Aguégués, d’Akpro-Missérété, de Dangbo et autres à œuvrer pour la paix et la non-violence en cette période post-électorale. Ils doivent marcher dans la droite ligne de la devise du Prd à savoir Unité-Paix-Travail. Me Adrien Houngbédji aurait chargé, à en croire les mêmes sources, ses hôtes à aller sensibiliser à leur tour les populations à la base pour qu’aucun militant Prd ne soit mêlé ni de près ni de loin à un quelconque acte de vandalisme avant, pendant et après l’installation de la nouvelle législature. Car, ne pas participer à une élection n’est pas la fin du monde, semble être la position du Prd de Me Adrien Houngbédji.

Th. C. N.

Actualités 08 mai 2019


Perchoir de la 8e législature: Les probables successeurs de Houngbédji

Après les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle, les regards sont désormais tournés vers l’installation et l’élection du bureau de la 8e législature de l’Assemblée nationale, surtout son président. Plusieurs noms de députés reviennent dans les pronostics en ce qui concerne le perchoir du prochain Parlement.

La succession du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, est ouverte depuis la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats des élections législatives du 28 avril dernier pour le compte de la 8e législature. Lesquels résultats créditent l’Union progressiste de 47 sièges et le Bloc républicain de 36. Avec un tel score, le prochain président de l’Assemblée nationale devrait normalement sortir du rang des députés progressistes puisque majoritaires. Le contrôle du perchoir par ce parti ne devrait pas poser de problème sauf s’il n’y a pas d’entente entre les députés progressistes. Les tractations et commentaires vont bon train à cet effet. Plusieurs noms reviennent dans les pronostics sur le sujet. On cite surtout Me Abraham Zinzindohoué, l’un des présidents du parti Union progressiste et élu dans la 16e circonscription électorale. L’homme est perçu comme celui qui est le plus indiqué pour présider aux destinées de la 8e législature. Deux fois député à l’Assemblée nationale, ancien président de la Cour suprême, ancien garde des Sceaux et ministre de la Justice, ancien président de la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), Abraham Zinzindohoué a sans doute le profil pour le perchoir de la 8e législature qui sera installée le jeudi 16 mai prochain. C’est d’ailleurs à juste titre que d’aucuns braquent les projecteurs sur l’avocat et le docteur en droit. Seulement, là où le bât blesse, selon certains, c’est que l’épouse d’Abraham Zinzindohoué est déjà présidente de la Haute cour de justice. Le Bénin risque d’avoir le couple à la tête de deux institutions de la République si Me Abraham Zinzindohoué venait à être élu président de l’Assemblée nationale. Qu’à cela ne tienne ! Il ne devrait avoir aucun mal à cela. Surtout qu’il n’est écrit nulle part dans les textes de la République que lorsque l’épouse est déjà président d’institution, le mari ne puisse pas l’être pour une autre institution constitutionnelle.
Outre l’ancien baron de l’ex-parti La Renaissance du Bénin, plusieurs autres noms sont ébruités dans les coulisses. Il s’agit de l’actuel ministre chargé des Infrastructures, Alassane Séidou, élu dans la première circonscription électorale regroupant les communes de Kandi, de Malanville et de Karimama sur la liste de l’Union progressiste. Beaucoup trouvent en l’homme de hautes qualités pouvant faire de lui un bon président de l’Assemblée nationale.

Jeu ouvert dans les deux camps

Le nom du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, élu dans la 8e circonscription électorale (Parakou-Tchaourou- Pèrèrè-N’Dali) est aussi pronostiqué pour diriger le prochain Parlement. Cependant, d’autres personnes misent plutôt sur la jeunesse, en l’occurrence le ministre de la Culture, du Tourisme et des Sports, Oswald Homéky, élu dans la 11e circonscription électorale (Aplahoué, Djakotomey et Klouékanmè). Même s’il s’agit de sa première expérience parlementaire, il a aussi la faveur des pronostics. Certains le trouvent à la hauteur du job. Mais tout ça n’est que des supputations.
Il ne serait même pas exclu, dans ces conditions, de voir un député du Bloc républicain porté au perchoir quand bien même ce parti est minoritaire.Ce qui pourrait ouvrir la chance à certains députés du Bloc républicain comme Nassirou Bako Arifari, Jean-Michel Abimbola, Abdoulaye Bio Tchané, ou Janvier Yahouédéhou pour le perchoir. Tout cela fait partie du jeu politique surtout que la loi n’a pas dit qu’il faut élire le président de l’Assemblée nationale dans le rang de la liste majoritaire, contrairement à ce qui a été expressément prévu en ce qui concerne l’élection des maires au niveau des conseils communaux. C’est dire que le jeu est largement ouvert pour l’élection du successeur du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji dont le fauteuil peut revenir à tout député qu’il soit progressiste ou républicain.

Actualités 08 mai 2019


Perchoir de la 8e législature: Wallis Zoumarou préside le bureau d’âge

Les députés Wallis Zoumarou (77 ans), Epiphane Honfo (32 ans) et Yacoubou Orou Sé Guéné (33 ans) respectivement le plus âgé, le plus jeune et le deuxième plus jeune de la 8e législature constituent le bureau d’âge.

Les choses se précisent du côté de la huitième législature dont l’installation officielle est prévue pour le jeudi 16 mai prochain. Le bureau d’âge qui va conduire les premières séances jusqu’à l’élection du bureau de l’Assemblée nationale est désormais connu. Il est composé des députés Wallis Zoumarou (77 ans), Epiphane Honfo (32 ans) et Yacoubou Orou Sé Guéné (33 ans) respectivement le doyen d’âge, le plus jeune et le deuxième plus jeune.
En effet, Wallis Zoumarou élu dans la 13e circonscription électorale sur la liste du Bloc républicain est né en 1942 à Sèmèrè dans la commune de Ouaké. Il se révèle ainsi le doyen d’âge des 83 députés proclamés élus par la Cour constitutionnelle. Wallis Zoumarou dépasse de trois ans son collègue Octave Houdégbé, né lui le 28 novembre 1945 à Dékanmey dans la commune de Kpomassè mais d’aucuns le croyaient le plus vieux de la nouvelle législature. Il succède ainsi à Rosine Vieyra Soglo, âgée aujourd’hui de 84 ans et qui a gardé ce titre depuis la troisième législature de l’ère du renouveau démocratique jusqu’à la septième, qui s’achève le 15 mai prochain, soit pendant vingt ans d’affilée.
En tant que doyen d’âge, c’est à Wallis Zoumarou que revient le privilège de convoquer les députés de la 8e législature pour leur installation le 16 mai prochain. L’alinéa 1 de l’article 3 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale est clair là-dessus. Il dispose qu’« Au début de chaque législature, l’Assemblée nationale est convoquée par le doyen d’âge des députés qui met en œuvre tous les moyens de communication permettant de toucher effectivement chaque député dans les délais utiles ».
La première séance est présidée par le doyen d’âge qui aura pour mission principale de conduire les travaux jusqu’à la mise en place du bureau de l’institution. L’article 6 du Règlement intérieur prévoit que le doyen d’âge est assisté des deux plus jeunes députés. En l’espèce, il s’agit des députés Epiphane Honfo et Yacoubou Orou Sé Guéné, respectivement élus sur la liste de l’Union progressiste dans la 6e circonscription électorale regroupant les communes d’Abomey-Calavi, Sô-Ava et Zè et la liste du Bloc républicain dans la 8e circonscription électorale composée des communes de Parakou, Tchaourou, N’Dali et Pèrèrè. Ces derniers joueront, aux côtés du doyen d’âge, le rôle de secrétaire jusqu’à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale et des six autres membres du bureau. Le bureau d’âge cesse sa mission après l’élection et l’installation du nouveau bureau composé, outre du président de l’Assemblée nationale, de deux vice-présidents, de deux questeurs et de deux secrétaires parlementaires.
« A l’exception des questions urgentes d’intérêt immédiat et de celles relatives à l’élection du bureau, aux vacances, à l’admission et à l’invalidation des députés, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge », insiste l’article 7 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Actualités 08 mai 2019


Proclamation des résultats des élections législatives du 28 avril 2019

La Cour constitutionnelle :

Vu la loi N° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Vu la loi n°2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin ;

Vu la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin ;
Vu le décret n°2019-012 du 09 janvier 2019 portant convocation du corps électoral pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale huitième législature ;
Vu les procès-verbaux de déroulement du scrutin du 28 avril 2019 et les documents y annexés qui lui ont été transmis sous plis fermés par la Commission électorale nationale autonome ;
Après avoir, en sa qualité de juge souverain de la validité des élections législatives, opéré diverses rectifications matérielles et procédé aux redressements nécessaires.

Considérant qu’aux termes de l’article 81 alinéa 2 de la Constitution : « La Cour constitutionnelle statue souverainement sur la validité de l’élection des députés » ;
Considérant que les moyens de preuve pris en compte par la Cour dans l’appréciation de la régularité du scrutin sont essentiellement, les procès-verbaux de déroulement du scrutin, les feuilles de dépouillement et les observations des membres des postes de vote ;
Considérant qu'il résulte de l'examen de l'ensemble des documents électoraux que dans certains postes de vote, des irrégularités ont été commises par des agents électoraux, en violation de la législation électorale et portent notamment sur :
- le défaut de procès-verbal de déroulement du scrutin et/ou de feuilles de dépouillement ;
- la confusion entre les suffrages valablement exprimés et le nombre de votants ;
- l'absence de mention du nombre d'émargements et de dérogation sur le procès-verbal de déroulement du scrutin ;
- le mauvais remplissage du procès-verbal de déroulement du scrutin ;
- le défaut de décompte de voix par pictogramme ;
- le défaut d'indication du nombre de voix par un chiffre arabe, à côté des pictogrammes ;
- le défaut d'indication du code d’identification du poste de vote ;
- le défaut d'annexion des bulletins considérés comme nuls au procès-verbal de déroulement du scrutin ;
- la confusion entre bulletins nuls et bulletins valides ;
- l'absence de représentants de candidats à certains postes de vote ;
Considérant qu'outre ces irrégularités, des actes de perturbation des opérations de vote ont été relevés dans certaines circonscriptions électorales ;
Considérant toutefois que ces irrégularités et perturbations ne sont pas de nature à compromettre la validité, la sincérité et la transparence du scrutin ; qu'il y a donc lieu d'en valider les résultats ;
Considérant que sont inscrits sur la liste électorale quatre millions neuf cent quatre-vingt-douze mille trois cent quatre-vingt-dix-neuf (4992399) électeurs ; que le nombre des votants, constitué des électeurs qui ont valablement exprimé leurs suffrages et de ceux qui ont déposé des bulletins qualifiés nuls, est de un million trois cent cinquante-trois mille neuf cent cinquante cinq (1 353 955) électeurs ; que le taux de participation qui est le rapport entre le nombre de votants et le nombre d'électeurs inscrits sur la liste électorale est de 27,12% ;
Considérant que conformément aux dispositions des articles 81, alinéa 2 précité, 52 et 54 de la loi organique du 04 mars 1991 modifiée par la loi du 31 mai 2001, la Cour a procédé au recensement général des votes, vérifié la régularité du scrutin et arrêté les résultats des élections législatives du 28 avril 2019 ;
Considérant qu'en application des dispositions de l'article 242 de la loi n° 2018-31 du 09 octobre 2019 portant code électoral l'attribution des sièges aux deux (02) listes en compétition est faite selon le système du quotient électoral et de la règle de la plus forte moyenne ;

En conséquence,

• Proclame élus à l'Assemblée nationale au titre de la huitième législature, les candidats des partis suivants :

Union progressiste : 47 sièges

Issa Salifou
Seidou Alassane
Sina Ouningui Bio Gounou
Mora San ni Saré Malick
N'Ouémou Koniémé Domitien
Yempabou Boundja Jacques
Yombo Tchoropa Thomas
Houngnibo Kokou Lucien
Ahonoukoun Tossou Marcellin
Adjovi Mathieu Gbèblodo
Bada Georges
Honfo Sonagnon Epiphane
Noutaï Tohouégnon Nestor
Akibou Sorô Yaya Worou
Orou Sé Guéné Yacoubou
Lafia Sacca
Tchobo Valère Dèhouegnon
Agoua Assogba Edmond
Aka Worou Marcellin
Alosohoun Richard Kocouvi Adjihouho
Gbénonchi Gérard
Homéky Selbourne Oswald
Adomahou Jérémie
Medew Anou Koffi Ernest Serge
Affo Obo Amed Tidjani
Kogblévi Délonix Djimeco
Médégan Fagla Sedami
Romarique
Aguèmon Badirou Din Owolodé Otonikou
Zinzindohoué Daniel Abraham
Alladatin Jean-Baptiste Orden Rosae
Nobime Agbodranfo Comlan Patrice
Gagnon Comlan Charles
Sossou Dakpè
Kakpo Mahougnon Thomas
Hazoumè Nougbognon
Hyppolite
Hounsa Victor Mitondji
Biokou David Camille Gbossè
Agbodjèté Hounsa Justin
Ahouanvoébla Sèdogbo Augustin
Bokove Léon
Vlavonou Gbéhounou Louis
Abiosse Abdou Razack Olalandou
Babatundé Ibitécho Jean-Pierre
Nouatin Fortunet Alain
Atrokpo Luc Sètondji
Yehouétomè Boniface
Aké Natondé

Bloc Républicain : 36 sièges

1) Bako Arifari Nassirou
2) Katé Sabaï
3) Kassa Dahoga Barthélémy
4) Bangana Gilbert
5) Gounou Salifou Abdoulaye
6) N'Da Antoine N'Da
7) Togni Cyprien
8) Houdégbé Octave Cossi
9) Sokpoékpe Nathanaël
10) Gbian Robert
Il) Kora Gounou Zimé
12) Gbadamassi Rachidi
13) Bagoudou Zacari Adam
14) Baba Moussa Mariama
15) Okoundé Kotchikpa Jean-Eudes
16) Akpovi Eustache
17) Okounlola Biaou Akambi André
18) Gbahoungba David
19) Zoumarou Wally Boda
Mamoudou
20) Youssoufou Abdouramani Bida
21) Bio Tchané Abdoulaye
22) Gbadamassi Abdel-Kader
23) Ousmane Ibourahima
24) Ahyi Dédévi Eugénie Chantal
2S) Anani Amavi Joseph
26) Dagniho Rosine
27) Shanou Sofiatou Modjisola
28) Gbenameto Sêdozan Jonas.
29) Gbénou Paulin
30) Kouwanou Gnonlonfin Mathias
31) Bissiriou Emiola Awaou
32) Abimbola Babalola Jean Michel Hervé
33) Atchawé Dominique Coovi
34) Sado Nazaire
35) Yahouédéhou Janvier
36) Hehomey Hervé

Soit un total de quatre-vingt-trois (83) sièges, répartis comme suit par circonscription électorale :

1re Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 1 siège

2e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 1 siège

3e Circonscription électorale
Union progressiste : 1 siège
Bloc républicain : 2 sièges

4e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

5e Circonscription électorale
Union progressiste : 3 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

6e Circonscription électorale
Union progressiste : 3 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

7e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 2 sièges
8e Circonscription électorale
Union progressiste : 1 siège
Bloc républicain : 3 sièges

9e Circonscription électorale
Union progressiste : 1 siège
Bloc républicain : 2 sièges

10e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 1 siège

11e Circonscription électorale
Union progressiste : 3 sièges
Bloc républicain : 0 siège

12e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 1 siège

13e Circonscription électorale
Union progressiste : 0 siège
Bloc républicain : 2 sièges

14e Circonscription électorale
Union progressiste : 1 siège
Bloc républicain 1 siège

15e Circonscription électorale
Union progressiste : 3 sièges
Bloc républicain : 1 siège

16e Circonscription électorale
Union progressiste : 3 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

17e Circonscription électorale
Union progressiste : 1 siège
Bloc républicain : 1 siège

18e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 1 siège

19e Circonscription électorale
Union progressiste : 3 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

20e Circonscription électorale
Union progressiste : 3 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

21e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 1 siège

22e Circonscription électorale
Union progressiste : 1 siège
Bloc républicain : 1 siège

23e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

24e Circonscription électorale
Union progressiste : 2 sièges
Bloc républicain : 2 sièges

• Dit que la présente proclamation ne préjuge pas de l'issue des contestations qui pourraient entraîner l'invalidation de siège de députés.

• Ordonne la publication de la présente proclamation au journal Officiel.
Ont siégé à Cotonou, le deux mai deux mille dix-neuf

Joseph Djogbénou : Président
Razaki Amouda Issifou : Vice-président
Rigobert Azon : Membre
André Katary : Membre
Sylvain Nouwatin : Membre

Actualités 07 mai 2019


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