La Nation Bénin...
Nouvelles

Ça grogne dans le rang des étudiants en médecine de l’université de Parakou. A la faveur d’un sit-in organisé le week-end dernier, ils ont exigé l’approvisionnement de leurs comptes bancaires respectifs de leurs bourses et secours de l’année académique 2014-2015 ainsi que les frais de stage et de thèse au titre de l’année 2013-2014 jusque-là impayés et ce, avant ce jour 15 septembre.
A travers leur porte-parole, Mariano Hounsounou, ils dénoncent ce qu’ils appellent « une marginalisation » de la part des autorités en charge du paiement desdites allocations et de la direction des Bourses et Secours universitaires, pour n’avoir pas été pris en compte dans l’échantillon des étudiants ayant perçu ces allocations universitaires au cours de l’année qui vient de s’achever. Mécontents, ils réclament non seulement la programmation et l’affichage des procès-verbaux prenant en compte tous les bénéficiaires en Faculté de médecine mais aussi le retour sans délai et sans condition des pièces originales qui auraient disparu, après le dépôt des dossiers dans le délai prescrit.
Il faut souligner que la plupart de ces étudiants tirent le diable par la queue, connaissant de sérieuses difficultés à acquérir les documents et fournitures devant permettre de valider l’année et régulièrement embêtés par les propriétaires de maisons où ils habitent pour n’avoir pas payé le loyer.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Les très mauvais résultats enregistrés au Bénin au Brevet d’études du premier cycle et au Baccalauréat 2015 et les commentaires qu’ils ont provoqués sont encore présents dans les esprits, et constituent un sujet de préoccupation pour les institutions et les personnes qui ont pour charge de gérer le système scolaire béninois.
En attendant un débat national sur les insuffisances de ce système, des réflexions sont en cours en vue d’apporter des solutions urgentes aux problèmes posés par ces résultats catastrophiques et de tendre à pas sûrs vers l’excellence. Par cet article, je veux apporter ma modeste contribution à cette tâche de construction nationale à laquelle devraient prendre part toutes celles et tous ceux qui ont quelque compétence dans ce domaine.
Pour ce faire, je me bornerai à parler de ce que je sais: l’enseignement de la littérature africaine dans les lycées et collèges du Bénin. En tant que professeur certifié de Lettres des lycées et collèges et spécialiste de la littérature africaine, je peux m’autoriser à exprimer mon point de vue sur ce sujet important. Et je commence par rappeler que, depuis 1993, l’on enseigne et l’on apprend la littérature africaine dans les lycées et collèges de notre pays en se servant d’un manuel intitulé Littérature africaine 2è, 1ère, Terminale, inscrit au programme officiel depuis lors, manuel dont j’ai été l’initiateur et suis l’un des deux co-auteurs. Dans ce livre qui comprend huit chapitres, sont étudiés huit thèmes répartis par classe comme suit :
Classe de Seconde :
Chapitre premier : Introduction à la littérature africaine
Chapitre II: La littérature orale
Chapitre III: Les structures de la société
Chapitre IV : La famille
Classe de première :
Chapitre V : Le déracinement
Chapitre VI : L’engagement
Classe Terminale :
Chapitre VII: L’écrivain dans la société
Chapitre VIII : L’Afrique des indépendances : les mutations
Au regard des thèmes développés ces vingt-cinq dernières années dans le champ littéraire africain (l’ensemble des œuvres littéraires publiées) et étudiés dans de très nombreux travaux, le manuel Littérature africaine 2è, 1ère, Terminale est incontestablement «dépassé».
En effet, la fonction essentielle de la création littéraire est de dire la société et, donc, de mettre en évidence ses mutations au fur et à mesure qu’elles se produisent, en développant des thèmes nouveaux ou en abordant d’une nouvelle façon des thèmes connus. La critique littéraire, quant à elle, a pour rôle d’étudier ces mêmes mutations telles qu’elles s’inscrivent dans les œuvres littéraires. Comme l’histoire, la sociologie ou la psychologie, la critique littéraire est une science évolutive qui doit rendre compte des nouveautés qui apparaissent dans ce champ, tant au plan de la thématique qu’à celui de l’écriture.
Observateurs attentifs de la société africaine, soucieux d’être véritablement des témoins de leur temps, les écrivains africains, toutes nationalités confondues, s’attachent au fil des années et des décennies à traduire dans leurs œuvres – notamment dans les romans – les mutations qui interviennent dans cette société. Au nombre des mutations qu’ils décrivent et des thèmes nouveaux qu’ils développent, on peut citer :
les graves dérives et ratés de l’expérience démocratique et les différents visages du totalitarisme qui sévit dans plusieurs Etats africains, les guerres civiles et leur cortège de malheurs, le phénomène des enfants-soldats utilisés dans ces guerres, l’envahissement de la scène politique par des débats relatifs aux avantages et inconvénients de la mondialisation, l'attention grandissante qui est désormais accordée à l’environnement et à la diversité culturelle.
Ces mutations, ces thèmes plus ou moins nouveaux font l’objet de nombreux travaux universitaires inédits mais aussi de quelques publications. Il se trouve qu’aucun de ces thèmes ne figure à la table des matières de l’ouvrage Littérature africaine 2è, 1ère, Terminale dont le contenu thématique est de toute évidence en déphase avec l’actualité littéraire.
Par ailleurs, cet ouvrage qui ne fait aucune place aux femmes écrivains africaines, de plus en plus nombreuses et dont certaines (telles que la Sénégalaise Mariam Bâ) jouissent d’une immense audience internationale.
L’on ne peut plus continuer d’enseigner la littérature africaine en se servant de cet ouvrage. Le faire, ce serait choisir volontairement de dispenser un enseignement au rabais, en déphasage grave avec l’actualité littéraire (et politique), ce serait choisir de cacher cette actualité aux apprenants et même à de nombreux enseignants. Un tel choix serait contraire au principe qui veut que, dans les sciences sociales, l’on veille à dispenser aux apprenants l’enseignement le plus actuel possible.
C’est pourquoi, j’ai entrepris depuis bientôt dix ans de «réactualiser» cet ouvrage en comblant ses lacunes les plus évidentes; j’ai donc conçu et rédigé un nouveau manuel scolaire intitulé La littérature africaine en 20 thèmes et 1275 citations (Lycées et collèges). Les vingt thèmes étudiés dans ce nouveau manuel sont répartis comme suit :
Classe de Quatrième
Thème I : L’enfant dans la famille
Classe de Troisième
Thème II : L’individu et la collectivité
Thème III : Femmes et société : la question du genre
Thème IV : L’environnement
Thème V : L’Afrique entre tradition et modernité
Classe de Seconde
Thème VI : L’oralité dans l’écriture à travers les proverbes
Thème VII : La sagesse africaine à travers les proverbes-apologues : analyse de quelques formules
Thème VIII : Grandeur et faiblesses de l’être humain
Thème IX : La négritude
Classe de Première
Thème X : L’être humain dans sa nature profonde et ses aspirations
Thème XI : La patrie et la nation
Thème XII : La conception du pouvoir et de la politique
Thème XIII : Cultures et civilisations
Classe de Terminale
Thème XIV : Gestion politique et démocratie
Thème XV : Dieu, croyances et religions
Thème XVI : Le temps
Thème XVII : Le monde en noir et blanc
Thème XVIII : Science et développement
Thème XIX : Mondialisation et rencontre des cultures
Thème XX : La création littéraire et artistique.
Ce schéma de répartition est proposé à titre indicatif; il s’explique par des considérations énoncées dans le «Guide d’exploitation pédagogique». Chacun des vingt thèmes est illustré par des citations. Ce nouveau manuel est appelé à remplacer à la fois Littérature africaine : 2è, 1ère, Terminale et mon petit recueil 350 citations d’auteurs africains très utilisé au Bénin dans l’enseignement secondaire et même par le grand public.
Dans l’introduction générale (« Aux lecteurs »), il est proposé des définitions de la littérature et des principales formes d’écriture pratiquées par les écrivains africains : le roman, la nouvelle, le conte, la légende, l’épopée, le théâtre, la poésie. Les chapitres VI et VII sont consacrés au proverbe qui illustre le mieux la présence de l’oralité dans la littérature africaine. Dans le «Guide d’exploitation pédagogique», il est écrit:
« Par rapport à Littérature africaine : 2è, 1ère, Terminale, les améliorations (et les innovations) se situent à trois niveaux, au moins : ce nouveau manuel donne à lire, en effet, « l’état présent » de la littérature négro-africaine d’écriture française dont nous étudions les thèmes apparus depuis une trentaine d’années; y sont abordés des sujets d’actualité tels que la démocratie, la guerre civile et les enfants-soldats, l’environnement, la mondialisation dans ses rapports avec la diversité culturelle et les identités culturelles, etc. En outre, ce nouveau manuel prend en compte les œuvres des femmes écrivains – y compris des Anglophones telles que Buchi Emecheta et Nadine Gordimer. Il fait apparaître plus nettement la présence des éléments de l’art verbal oral dans la littérature écrite.
Les développements thématiques introductifs qui précèdent les citations forment ensemble un vrai cours de littérature africaine que l’on peut considérer comme complet à maints égards. Ils apporteront un précieux concours aux professeurs dans la conception et l’exécution de leurs diverses tâches.»
J’ai tenu à apporter ces informations à la connaissance des enseignants de français des lycées et collèges du Bénin et des institutions et personnes qui ont pour charge de gérer le système scolaire béninois, afin qu’ils puissent faire le bon choix. Mon objectif est d’apporter ma modeste contribution aux actions entreprises à divers niveaux pour tendre vers l’excellence dans l’enseignement secondaire au Bénin et dans le système éducatif béninois en général. C’est ma façon de participer à la préparation de la prochaine rentée scolaire.
Par Adrien HUANNOU (Collaboration externe)
Education 14 sept. 2015

Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin était de la délégation du président de la République à Washington, dans le cadre de la signature du 2è Compact du MCA. Jean-Baptiste Satchivi scrute ici l’horizon qui s’ouvre pour le secteur privé béninois au travers de cette convention et le rapprochement qu’elle peut induire avec le monde des affaires américain.
La Nation : Vous faisiez partie de la délégation du président de la République qui a procédé, le 9 septembre dernier, à la signature du 2è Compact du MCA. Quelles sont vos attentes par rapport à la signature de ce compact ?
Jean-Baptiste Satchivi : Je voudrais d’abord dire que cette signature est une parfaite réussite. Il faut saluer le travail qui a été fait et je dis félicitations au président de la République pour son leadership. Vous savez dans quelles conditions et pourquoi on a été suspendu. Il a fallu donc que sous le leadership du président de la République, un travail se fasse pour nous amener à la signature. Il faut saluer le travail de l’équipe du MCC et de l’équipe du MCA- Bénin au sein duquel la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin est représentée.
Il n’y a pas d’attente particulière. Le deuxième compact n’est que la suite du premier. Le premier a été bien monté autour du poumon de l’économie du Bénin qui consiste à développer davantage les infrastructures portuaires. Ce compact a travaillé sur la dynamisation du port, le renforcement de ses infrastructures. Nous sommes passés de 5 millions à 10 millions de tonnes de flux de marchandises par an, c’est une performance à saluer. Aujourd’hui, il y a une réforme de la justice, c’est le premier compact qui l’a réalisé, la réforme du foncier ainsi que celle des services financiers. Cela a préparé le lit au deuxième compact dont la particularité est essentiellement axée sur le secteur énergétique. Ce secteur retrouve dans un programme de dynamisation avec cette particularité de faire rentrer le secteur privé béninois et international dans la production.
Le principe de ce deuxième compact a lancé un programme d’appel à idées des utilisateurs et donc mon propre groupe, CDPA-Agrisatch, a été approché et nous avons fait des propositions sur comment nous pouvons contribuer à produire de l’énergie solaire, des énergies à base de biomasse. En tant que président de la CCIB, il s’agit d’inciter les entreprises du Bénin à s’y intéresser fortement. L’énergie, c’est le moteur du développement, et sans énergie vous ne pouvez pas faire du développement, encore moins du développement industriel. C’est important que nous puissions attirer le secteur privé, toutes tendances confondues, vers la prise en charge de ce secteur. C’est ce que le deuxième compact éveille en nous.
Le gouvernement attend que ce deuxième compact crée un effet de levier au niveau du secteur privé américain et béninois. Vous étiez justement à la Chambre de commerce des Etats-Unis avec le président de la République. Quels types de partenariat comptez-vous développer avec le monde des affaires américain ?
La présentation retient que le compact fait environ 411 millions de dollars. Ces ressources vont produire 78Mw d’énergie électrique. Le président de la République dit qu’au regard de nos besoins projetés dans le temps, nous devons réaliser 1000 Mw. Ce programme deviendra un élément qui va entraîner les autres formes de participation du secteur privé. Et il est même prévu à l’intérieur un fonds à frais partagés. Cela veut dire que si je veux entreprendre dans le secteur énergie pour ma propre consommation et reverser le surplus dans le circuit de distribution, j’engage un fonds personnel et j’aurai l’appui du MCA en complément. Cela sert donc d’élément catalyseur pour aller chercher d’autres investissements.
Comment la CCIB entend-elle alors se positionner ?
Dans un premier temps, nous étions avec le président de la République à US Chamber of Commerce. Avant même qu’on y aille, nous avions entamé une discussion avec les responsables du département Afrique de la Chambre qui est entrain de repositionner la participation de l’Afrique dans l’entrepreneuriaship et le business qu’on peut avoir avec les Etats-Unis. C’est ainsi que nous avons découvert, le CIP qui est une structure d’appui au développement des entreprises à l’international. Elle est déjà dans un certain nombre de pays africains pour renforcer les capacités des entreprises, ainsi que des faitières telles que les chambres de commerce, les organisations patronales et professionnelles. De sorte qu’elles soient à même de faire du plaidoyer pour que nous soyons dans une bonne gouvernance économique qui permet au secteur privé de s’élever davantage pour fabriquer de grands compétiteurs au plan international. Nous envisageons de signer d’ici peu un partenariat avec cette structure. Nous avons lancé cette démarche, notamment dans le cadre de la CEDEAO. Le 29 septembre prochain, il y aura une grande rencontre avec le secteur privé ouest-africain à New York, le Bénin va y participer. Nous devons renforcer le travail avec les Etats-Unis. La faiblesse des pays francophones est que nous n’avons pas de grands liens d’échanges économiques avec les Etats-Unis. La chambre de commerce des Etats-Unis peut servir de point d’appui pour renforcer cette Afrique émergente. Nous devons travailler à améliorer nos standards en termes d’entreprenariaship, à développer nos entreprises pour être compétitifs au plan international.
Là, vous êtes en train de faire un clin d’œil au dispositif AGOA qui a été renouvelé sur 10 ans. Que comptez-vous faire en tant que CCIB pour que le Bénin puisse davantage profiter de cette opportunité qui jusque-là n’a pas produit de résultats satisfaisants pour le Bénin ?
L’AGOA c’est une loi qui ouvre le marché américain à près de 6000 produits africains. Le Bénin a été élu pour y participer. La première approche de la nouvelle équipe de la Chambre, c’est de diagnostiquer le résultat de cette AGOA. Je retiens une chose. Il y a quand même une entreprise béninoise qui travaille avec les Etats Unis et a maintenu le cap. C’est Natura qui produit des cosmétiques à base de beurre de karité et d’autres produits béninois. Je lui dis félicitations. Mais tout ce qui est textiles, nous n’avons pas pu. Lolo Andoche qui a fait des efforts énormes n’est pas encore au niveau. Non pas parce qu’il n’en a pas la capacité au plan qualité mais au plan de ce que demande le marché américain, c’est des productions en série. Il faut du volume. Cela appelle des unités de production qui n’emploient pas 200 personnes mais des milliers de personnes. Qu’avons-nous mis en place pour que les entreprises puissent compétir sur le marché américain ? Nous nous sommes vus d’ailleurs à Libreville pour faire le point et rappeler les préalables pour les 10 années renouvelables. La Chambre pendant ces 15 ans a travaillé pour répondre aux exigences d’AGOA mais elle n’a pas fait des miracles outre mesure. Quinze ans ne suffisent d’ailleurs pas pour se mettre aux normes américaines, pour rentrer dans le mental anglo-saxon de l’entreprenariaship. Dans le secteur de l’agro-business, nous avons aussi des défis. Prenons nos pains de sucre (ananas), est-ce que cela respecte les normes phytosanitaires américaines ? Pour aller sur le marché américain, il faut respecter les calibres. Est-ce que nous arrivons à produire calibre ? Si nous n’arrivons pas à calibrer par rapport au marché, c’est maintenant qu’il faut commencer à mettre en place les infrastructures, à bâtir une industrie qui produit du pain de sucre pour l’exportation. Nous avons beaucoup de richesses que l’AGOA peut réveiller mais nous devons être en phase avec les normes américaines.
A Washington, il a été également question du partenariat public-privé. Où en êtes-vous aujourd’hui dans les discussions avec le gouvernement dans ce cadre ?
Il faut saluer le dialogue qui a été engagé en octobre 2012 mais qui n’a pas été au fin fond de son aboutissement parce qu’il y avait un peu d’exclusion à l’intérieur. Le privé, c’est un tout. Il faut avouer qu’il y a eu de l’exclusion à ce niveau. Le fondamental des préoccupations du secteur public est qu’il fallait une plateforme unique du secteur privé qui puisse discuter avec lui. On est sorti de ces états généraux avec une plate-forme qui associe tout le monde sans exclusion. Les actes des états généraux seront bientôt présentés au président de la République. Le partenariat public-privé (PPP) ne peut que se renforcer. Mais il s’est aussi posé le problème du cadre juridique. Le PPP, c’est une autre forme de financement du développement, notamment sur des infrastructures structurantes pour lesquelles l’Etat n’a plus la capacité financière d’agir. Il est demandé à ce secteur privé de financer mais cela porte sur une durée de retour d’investissement qui va au-delà de dix ans. Le secteur privé ne se sent pas sécurisé dans ces investissements et propose des textes. Il y a un travail qui a été fait, qui se retrouve au niveau du Parlement. Il y a des discussions qui continuent là-dessus. Nous y travaillons et avons bon espoir qu’il s’en sortira des textes et une loi qui soit générale pour tout le monde. Nous devons davantage créer les champions béninois, de manière à ce que les champions étrangers voient qu’on peut créer de la réussite au Bénin, que les atouts du Bénin sont énormes et encadrés par des lois. L’autre élément, c’est le renforcement d’une justice opérationnelle à la cause du PPP. Nous devons rassurer les investisseurs nationaux et étrangers que nous sommes dans un environnement propice aux affaires et c’est dans ce travail que nous nous inscrivons fortement.
Lorsque vous parlez d’amélioration du climat des affaires au Bénin, qu’attendez-vous concrètement du gouvernement ?
Ce que nous attendons du gouvernement est très simple. D’abord, c’est davantage de considération à l’endroit de celui qui entreprend, je veux dire le chef d’entreprise quelle que soit sa taille. Il n’est pas facile d’entreprendre dans notre environnement, surtout en matière industrielle. Ce que nous devons à l’Etat, c’est de créer les conditions favorables en ce qui concerne les facteurs de production, les matières premières. Il faut que nous accompagnions le gouvernement pour que le gouvernement nous accompagne. Nous n’allons pas demander des exonérations sur tout à un Etat qui a besoin d’un budget fiscal pour travailler. Il faut créer un environnement pour inciter l’industrie et la production locale, lever les entraves à l’investissement afin que le secteur privé aide l’Etat à répondre à ses besoins régaliens. On a de plus en plus de belles infrastructures structurantes. La seule chose qui manque aujourd’hui, c’est un dialogue fécond entre le secteur public et le secteur privé représenté par une plate-forme non exclusive. Je voudrais lancer un appel au président de la République de bien vouloir faire en sorte que cette plate-forme soit une réalité avant son départ. Ce sera un élément important de son héritage. Le temps est venu de changer de paradigme. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des interpellations. Il faudrait que nous puissions apprendre de plus en plus à travailler en synergie. Les Béninois doivent apprendre à se mettre ensemble pour gagner.
Propos recueillis par Gnona AFANGBEDJI
Economie 14 sept. 2015

Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé a procédé samedi 12 septembre dernier au Lycée technique Coulibaly de Cotonou, au lancement de la phase écrite du concours de recrutement à la Police nationale. Il y avait à ses côtés le général, Louis Philipe Houndégnon, directeur général de la Police nationale.
Après les épreuves sportives, ce sont 7093, candidats admissibles qui ont composé samedi dernier pour les épreuves écrites du concours de recrutement à la Police nationale. Les candidats de niveaux BEPC, BAC et des médecins, ont démarré les compositions par les épreuves de culture générale dans la matinée.
Au plan national, ce sont sept centres qui ont été retenus et Cotonou en abrite deux : le Lycée technique Coulibaly et le Collège d’enseignement général de Gbégamey.
Des 7093 candidats qui ont composé, 1000 seulement seront déclarés admis pour devenir gardiens de paix, élèves officiers de police ou officiers de police médecins.
Procédant au lancement officiel du concours, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Placide Azandé a invité les candidats à se concentrer pour mieux faire face aux épreuves qui leur sont proposées. Il a affirmé que ce sont les meilleurs qui seront admis car tout a été préparé de façon méticuleuse.
Placide Azandé a exprimé son souhait de voir des policiers mieux formés et dignes de faire partie du corps pour servir le peuple.
Ce sont des enveloppes hermétiquement fermées et comportant les copies des épreuves qui ont été ouvertes par le ministre de l’Intérieur devant tous les candidats présents dans les salles choisies pour le lancement.
Le général Louis Philippe Houndégnon, directeur général de la Police nationale, a rassuré que tout a été fait pour que ce soit les candidats qui ont mieux travaillé qui réussissent.
Rappelons que de tous les corps qui ont composé au cours des épreuves sportives, il n’y a que les techniciens de laboratoire qui manquent à la phase écrite de ce concours de recrutement.

Prévu pour commencer le 21 ou le 22 septembre prochain, le pèlerinage en Arabie Saoudite sera effectif pour les musulmans béninois. Ainsi, la première vague de 268 pèlerins a embarqué avec le Boeing 767-300ER d’Ethiopian, vendredi 11 septembre dernier à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou.
Le Hadj est une obligation pour tout musulman ayant les moyens financiers et la santé physique nécessaires afin d’entreprendre le voyage jusqu’à la Mecque. A cet effet, la première vague de 268 pèlerins béninois sur les 4000, a embarqué vendredi 11 septembre dernier à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin.
Le déroulement du pèlerinage s’effectue selon différents rites choisis d’avance par le pèlerin lui-même. Des trois types de Hadj, il y a : ‘’le Tamattoua ‘’, ‘’l’al Qiran ‘’ et ‘’l’al ifrad ‘’. Mais au préalable, les pélerins doivent un respect sacré dans l’un des lieux du Hadj tels que le Dzoul Houleifa, l’Al Johfah, Qarnoul Manazil el Yalamlam destiné pour chaque région du monde.
Issifou Akobi, un des pèlerins, déclare qu’une fois arrivée, qu’il doit faire le premier Hadj qu’on appelle communément oumourat et après le tawaf autour de la kaba et le marou s’en suit. C’est après cela que les pèlerins enlèvent leurs habits pour mettre une étoffe blanche pour l’oumoura. Il a également remercié le gouvernement pour ses efforts. A cet effet, une délégation ministérielle composée entre autres du vice-Premier ministre, François Abiola et du ministre des Affaires étrangères Saliou Akadiri, sont venus leur souhaiter un bon voyage.
«Le chef de l’Etat, vous le savez est très attaché à tout ce qui concerne les religions dans notre pays. Il n’est pas là maintenant, c’est pourquoi il nous a mandatés pour vous souhaiter un excellent voyage. Vous y allez pour prier pour vous-même et vos familles mais également pour le Bénin, le chef de l’Etat Thomas Boni Yayi, tout son gouvernement et pour toutes les institutions de la République pour qu’il y ait toujours la paix, la concorde et la solidarité au Bénin», a indiqué François Abiola.
Cinq conditions essentielles
Notons qu’il existe cinq conditions essentielles à remplir par le pèlerin avant d’effectuer son pèlerinage. Il y a l’islam, la pureté, la raison, la liberté et la capacité. Mais une sixième condition est imposée à la femme. Celle-ci doit être accompagnée par son mari ou par une personne masculine. Le Hadj est l’un des 5 piliers de l’Islam. Tous les musulmans aptes devraient si possible l'effectuer au moins une fois dans leur vie. Sa pratique remonte à l’an 9 du calendrier musulman, année aussi appelée ‘’ l’année de la délégation’’ et qui est marquée par la révélation de la sourate Al Imran.
Le pèlerinage musulman est le plus grand du monde avec deux millions de pèlerins par an. Il se déroule entre le 8 et le 13 du mois musulman de Dou Al Hadja qui est le dernier mois du calendrier islamique. Avant le départ de la Terre sainte, les pèlerins doivent effectuer un dernier tour autour de la Maison sacrée qu’on appelle «tawaf al wadaa», conformément aux paroles du prophète Mohamed qui a dit selon ce qu’a rapporté Mouslim : «que le tawaf soit le couronnement de ce que vous faites avant de quitter la Mecque».

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) a déposé, vendredi 11 septembre dernier, sur la table du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, une nouvelle motion de grève. A compter de ce jour, lundi 14 septembre à zéro heure, les magistrats décident d’observer 5 jours d’arrêt de travail par semaine.
L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) a décidé de durcir le mouvement de grève, après celui d’avertissement de 72 heures, qu’elle a lancé la semaine dernière. Elle est donc passée à la vitesse supérieure avec une grève de protestation de 5 jours par semaine, tacitement reconductible, pour compter de ce jour, lundi 14 septembre 2015 depuis zéro heure. C’est pour exiger du gouvernement, l’arrêt immédiat du processus de recrutement de 40 auditeurs de justice, de même que l’annulation de tous les actes qui ont été signés dans ce cadre, a-t-elle expliqué dans la motion déposée, vendredi 11 septembre dernier au ministère de la Justice.
Dans leur motion, les magistrats prennent l’opinion publique nationale et internationale à témoin et rendent le gouvernement responsable des déconvenues qui découleraient de la mise à exécution de leur menace. Ils ont déploré le silence du gouvernement au cours de leur mouvement de la semaine dernière. Leur principal grief porte sur l’instauration d’un quota régional dans le corps d’élites que constitue la magistrature. Ceci, sans tenir compte de la cohésion nationale et en violation du principe de l’égalité des citoyens devant la loi. Les magistrats y voient une remise en cause de l’arrêté interministériel régissant l’organisation du concours des auditeurs de justice.
Selon eux, le Garde des Sceaux, alors qu’elle a été suffisamment avisée de la menace que représente, l’instauration d’un tel quota régional dans le recrutement des auditeurs de justice, s’est associée, en violation de la loi portant statut de la magistrature, aux ministres de la Fonction publique, de l’Economie et des Finances et de l’Enseignement supérieur, pour signer un arrêté le 17 juin dernier, sur le fondement de la loi portant statut général des agents permanents de l’État et en violation de l’article 28 de la loi portant statut de la magistrature.
Cet arrêté interministériel, explique l’UNAMAB, a longtemps été gardé secret à l’effet d’amener le Garde des Sceaux à renoncer à ses propres prérogatives et retourner l’organisation du concours de recrutement des auditeurs de justice dans le giron du ministère de la Fonction publique.

La ville de Cotonou a été le week-end dernier objets de divers évènements dont deux ne manquent pas de retenir l’attention. Il s’agit d’un incendie causé par l’essence de contrebande et d’un accident de circulation au cours duquel un individu se serait transformé en canard.
Un véhicule consumé, deux motos communément appelés Djènanan également consumées, des commerces en flammes, plusieurs biens en cendres. C’est le bilan sommaire d’un incendie qui a dicté sa loi en fin de soirée du samedi 12 septembre dernier au quartier Kindonou à Cotonou. Le drame est survenu alors même que le propriétaire du véhicule immatriculé AX 8585 avait stationné devant un étalage de vente d’essence de contrebande pour se faire servir. Tâche à laquelle le vendeur allait consentir lorsque par imprudence, il a laissé tomber une grosse bouteille contenant 20 litres d’essence. Une bouteille dont le contenu devrait être vidée dans le réservoir de la voiture. Selon les témoignages recueillis, le liquide inflammable déversé aurait entretemps été en contact avec le pot d’échappement de la voiture du client. Ce qui a engendré l’incendie. Les autres bidons et bouteilles de l’étalage contenant de l’essence étant à proximité, les flammes ont trouvé du renfort et se sont très vite propagées sur tout ce qui leur était voisins. Le bilan du drame aurait été assez important si, en amont, les populations n’avaient pas été promptes dans leur réaction face aux flammes qui ont néanmoins engloutis outre la voiture, deux motos, une boutique de vente de produits divers et bien d’autres choses. Ensuite, en aval, il y a eu l’arrivée des soldats du feu, les éléments du Groupement des sapeurs-pompiers. Lesquels ont réussi à délivrer le véhicule presque entièrement déjà consumé, avant de dompter les flammes. L’une des concessions situées sur le périmètre aurait d’ailleurs pu être entièrement brûlés, mais leur présence a contribué à limiter le drame.
Les populations ont assisté non sans peine à cet ultime drame qui, selon elles, ramènent sous les feux de la rampe, le débat autour de la commercialisation aux abords des voies des produits pétroliers illicites.
Presqu’au même moment, un peu plus loin vers Houéyiho, les populations ont été témoins d’un fait peu ordinaire. Le conducteur d’une voiture qui essayait d’éviter un passant qui traverserait la voie a fini par se retrouver dans le décor dans sa voiture, traversant ainsi les piliers mis en place pour séparer la voie bitumée avant de se retrouver tout ensanglanté du côté opposé avec son véhicule presque irrécupérable. Mais juste après le choc, l’individu qu’il essayait d’éviter aurait disparu de la vue des témoins. En ses lieu et place, ils n’auraient vu qu’un canard qui s’est mis à courir. Une situation étrange qui a retenu leur attention et qui les a obligés à attraper le fameux oiseau pour «éclaircissement», ont-ils dit.
Société 14 sept. 2015

La ville de Cotonou a été le week-end dernier objets de divers évènements dont deux ne manquent pas de retenir l’attention. Il s’agit d’un incendie causé par l’essence de contrebande et d’un accident de circulation au cours duquel un individu se serait transformé en canard.
Un véhicule consumé, deux motos communément appelés Djènanan également consumées, des commerces en flammes, plusieurs biens en cendres. C’est le bilan sommaire d’un incendie qui a dicté sa loi en fin de soirée du samedi 12 septembre dernier au quartier Kindonou à Cotonou. Le drame est survenu alors même que le propriétaire du véhicule immatriculé AX 8585 avait stationné devant un étalage de vente d’essence de contrebande pour se faire servir. Tâche à laquelle le vendeur allait consentir lorsque par imprudence, il a laissé tomber une grosse bouteille contenant 20 litres d’essence. Une bouteille dont le contenu devrait être vidée dans le réservoir de la voiture. Selon les témoignages recueillis, le liquide inflammable déversé aurait entretemps été en contact avec le pot d’échappement de la voiture du client. Ce qui a engendré l’incendie. Les autres bidons et bouteilles de l’étalage contenant de l’essence étant à proximité, les flammes ont trouvé du renfort et se sont très vite propagées sur tout ce qui leur était voisins. Le bilan du drame aurait été assez important si, en amont, les populations n’avaient pas été promptes dans leur réaction face aux flammes qui ont néanmoins engloutis outre la voiture, deux motos, une boutique de vente de produits divers et bien d’autres choses. Ensuite, en aval, il y a eu l’arrivée des soldats du feu, les éléments du Groupement des sapeurs-pompiers. Lesquels ont réussi à délivrer le véhicule presque entièrement déjà consumé, avant de dompter les flammes. L’une des concessions situées sur le périmètre aurait d’ailleurs pu être entièrement brûlés, mais leur présence a contribué à limiter le drame.
Les populations ont assisté non sans peine à cet ultime drame qui, selon elles, ramènent sous les feux de la rampe, le débat autour de la commercialisation aux abords des voies des produits pétroliers illicites.
Presqu’au même moment, un peu plus loin vers Houéyiho, les populations ont été témoins d’un fait peu ordinaire. Le conducteur d’une voiture qui essayait d’éviter un passant qui traverserait la voie a fini par se retrouver dans le décor dans sa voiture, traversant ainsi les piliers mis en place pour séparer la voie bitumée avant de se retrouver tout ensanglanté du côté opposé avec son véhicule presque irrécupérable. Mais juste après le choc, l’individu qu’il essayait d’éviter aurait disparu de la vue des témoins. En ses lieu et place, ils n’auraient vu qu’un canard qui s’est mis à courir. Une situation étrange qui a retenu leur attention et qui les a obligés à attraper le fameux oiseau pour «éclaircissement», ont-ils dit.
Société 14 sept. 2015

Les acteurs à la base des collectivités locales des départements de l’Atlantique-Littoral et de l’Ouémé-Plateau étaient en conclave, vendredi 11 septembre dernier à Porto-Novo, pour passer au scanner les forces et les faiblesses du processus de décentralisation en cours au Bénin déjà plus d’une décennie. Les travaux ont été lancés par le ministre en charge de la Décentralisation, Véronique Brun Hachémè et sont en prélude aux préparatifs du forum bilan de la décennie de la décentralisation qui auront lieu bientôt.
Plus rien ne bloque la tenue prochaine du forum bilan de la décennie de la décentralisation au Bénin. Toutes les parties prenantes sont désormais prêtes pour prendre part activement aux travaux. L’Atlantique-Littoral et l’Ouémé-Plateau, les derniers départements attendus pour l’atelier interdépartemental afin de préparer les assises de ce forum bilan ont tenu leur conclave vendredi 11 septembre dernier à Porto-Novo. Ce conclave intervient après ceux de Parakou avec les départements du Borgou-Alibori et de l’Atacora-Donga et de Bohicon avec le Zou-Collines et le Mono-Couffo. L’exercice a été le même vendredi dernier à Porto-Novo.
L’atelier interdépartemental a été une occasion pour les acteurs à la base des collectivités locales de l’Ouémé-Plateau et de l’Atlantique-Littoral d’évaluer de fond en comble les 10 ans de décentralisation au Bénin et de projeter des bases pour un nouveau départ. Les fruits de cette réflexion devraient servir d’intrants aux travaux du forum bilan qui aura lieu dans les jours à venir. La rencontre préparatoire de Porto-Novo a regroupé tous les acteurs impliqués dans la décentralisation au niveau des deux départements. Il s’agit notamment des autorités préfectorales, des cadres du ministère en charge de la Décentralisation, des maires et leurs adjoints, des conseillers communaux et municipaux, des secrétaires généraux des mairies, des partis politiques, de la Société civile, des Partenaires techniques et financiers ainsi que des personnalités morales et religieuses. Ils ont passé ensemble au crible le chemin parcouru pendant les 10 ans de décentralisation, analysé ce qui a bien tourné et ce qui ne l’a pas été et ont proposé des pistes de solutions pour sa correction.
Une initiative pertinente
Dans son mot de bienvenue, Moukaram Badarou, préfet de l’Ouémé-Plateau parlant en même temps au nom de son collègue de l’Atlantique-Littoral également présent, a salué l’initiative de l’organisation de ce forum bilan de la décennie de la décentralisation pour faire le diagnostic des maux qui minent le processus. Il trouve normal que l’on puisse marquer un arrêt pour réfléchir sur les moments de gloires de la décentralisation mais aussi ses difficultés. «10 ans après la décentralisation, où en sommes-nous ? Et où allons-nous ?», s’interroge le préfet Moukaram Badarou avant de trouver que la volonté politique n’a pas fait défaut dans la mise en œuvre du processus. Celle-ci a été traduite en 2007 par la création d’un ministère chargé de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de de l’Aménagement du Territoriale et la mise en place du Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), note-t-il.
L’autorité de tutelle des maires de l’Ouémé-Plateau est ensuite revenue sur quelques goulots d’étranglements qui ont grippé la décennie du processus de décentralisation. Il cite la politisation à outrance de la gestion communale et locale, l’alphabétisation des élus locaux, la faible capacité managériale de certains élus locaux et autres. Malgré ces couacs, Moukaram Badarou reste convaincu que la décentralisation est irréversible et a de beaux jours devant elle. C’est pourquoi, il se réjouit surtout du fait que ce forum bilan intervient au début de la troisième mandature des nouveaux conseils communaux et municipaux. Ce qui permettra
aux conseillers communaux ou municipaux, 3e mandature, et aux conseillers locaux, 2e mandature, de mettre en application les différentes résolutions qui seront issues de ce prochain forum.
A la suite du préfet de l’Ouémé-Plateau, le ministre en charge de la Décentralisation, Véronique Brun Hachémè, a reprécisé les objectifs des ateliers interdépartementaux initiés par son ministère en prélude au forum bilan. Lesquels visent surtout à permettre aux acteurs de donner leur perception sur la conduite de la décentralisation et son impact sur le développement local et les populations à la base.
L’organisation du prochain forum bilan sera donc une occasion pour évaluer les progrès réalisés, analyser les contre-performances et proposer des mesures correctives pour permettre au processus de décentralisation de nourrir la démocratie et le développement à la base, a souligné Véronique Brun Hachémè qui n’a pas manqué de féliciter les PTF pour leurs appuis technique et financier au processus.

Les conseillers communaux de Lokossa se sont réunis pour une quatrième fois, vendredi 11 septembre dernier à l’hôtel de ville. Ces assises convoquées et supervisées par l’autorité préfectorale ont porté Pierre Awadji à la tête de la commune pour les cinq prochaines années.
Après avoir fait l’objet des mouvements de contestation et alimenté des conjectures, le choix de Pierre Awadji s’est imposé à la tête de la mairie de Lokossa. Il a été élu, vendredi 11 septembre dernier, par 12 voix, soit à l’unanimité des conseillers présents. Dans le rang de ces derniers, seuls neuf votants proviennent effectivement de la liste des 12 conseillers communaux élus à Lokossa pour le compte des Forces démocratiques unies (FDU). La formation politique s’est vu contrainte de négocier le soutien des deux élus de l’Union fait la Nation (UN) et un autre des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Au total, sur les 19 conseillers régulièrement convoqués depuis mercredi 9 septembre dernier pour la séance, sept ont boycotté l’élection du maire FDU sans que leur absence entame le quorum.
Objet de tiraillements par le passé, l’élection des chefs des arrondissements d’Agamè et de Houin, s’est également déroulée comme une lettre à la poste. C’est ainsi que l’élu FCBE, Justin Hounsounou s’est vu confier à l’unanimité, les destinées d’Agamè tandis que Félix Sozèhouè de l’UN a été élu dans les mêmes conditions pour être le chef d’arrondissement de Houin. Tout le scrutin n’a duré qu’une trentaine de minutes dénotant la capacité de cohésion des élus qui ont déféré à la convocation de l’autorité préfectorale. Pour le compte de celle-ci, Gildas Mahoussi, chargé de mission du préfet, s’est dit satisfait et a invité le nouveau maire et tout le Conseil communal à s’atteler ensemble aux tâches de développement.
Les premiers propos du maire Pierre Awadji s’inscrivent aussi dans une telle dynamique de rassemblement. «Ensemble nous serons forts», a-t-il laissé entendre à l’endroit de ses «adversaires politiques».
Pour avoir été premier adjoint sous la première mandature de la décentralisation puis directeur de cabinet du maire sortant, le fonctionnement de la mairie de Lokossa n’est plus à conter à Pierre Awadji.