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Nouvelles

Agence nationale d'identification des personnes: Des éclaircissements sur la nomination de Pascal Nyamulinda
C'est pour des raisons d'efficacité que Pascal Nyamulinda a été préféré à d'autres candidats à la direction générale de l'Agence nationale d'identification des personnes. C'est ce que le porte-parole du gouvernement a expliqué, ce dimanche 26 février, au cours d'une sortie médiatique.« Le souci premier du gouvernement a été de retrouver le profil pointu pour répondre aux exigences technologiques». Wilfried Léandre Houngbédji justifie ainsi le choix de Pascal Nyamulinda comme directeur général de l'Agence nationale d'identification des personnes. La nomination de ce Rwandais à la tête de l'institution est actuellement source de polémique et l'intervention du secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement vise à éclairer la lanterne de ceux qui brandissent la fibre patriotique pour fustiger ce choix. Selon lui, plusieurs personnalités étaient promises à ce poste qui est revenu à Pascal Nyamulinda. Ce qui fera la différence entre ce dernier et les autres prétendants, ce sera son expérience. Car par le passé, l'homme avait occupé cette position administrative dans son pays. En fait, en 1996, Pascal Nyamulinda avait été nommé à l'Agence nationale d'identification du Rwanda. Ce qui lui a permis d'être au carrefour de plusieurs décisions stratégiques dans le domaine au plan continental voire mondial. C'est donc pour obtenir des résultats probants au niveau de l'Anip que le Rwandais a été nommé à ce poste. « Le gouvernement assume les choix qu'il fait parce qu'il recherche l'efficacité au profit des Béninois », insiste Wilfried Léandre Houngbédji. S'agissant des inquiétudes légitimes des populations au sujet de la fuite des données, il rassure qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Autant il n'y avait pas eu une situation pareille lors de la gestion de la structure par l'ancien gestionnaire mandataire, de la même manière cela ne saurait prévaloir avec le nouveau directeur général. Mieux, poursuit le porte-parole du gouvernement, il n'y a aucune crainte à avoir par rapport aux données personnelles. « Je voudrais rassurer nos concitoyens que la gestion des données à caractère personnel est réglementée par la loi », rassure-t-il. Actualités 27 févr. 2023


Renforcement de l’effectif des forces de défense et de sécurité: Fin de formation commune de base pour 1 701 nouvelles recrues
Membres de la promotion 2022/2, les nouvelles recrues, jeunes militaires, élèves agents de police et garde-forestiers, ont été présentées, vendredi 24 février dernier, au Centre de formation militaire de Bembèrèkè (Cfmb), au drapeau. Ils ont également porté leurs fourragères. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, et qui met fin à leur formation commune de base.1 300 élèves agents de police, 301 recrues militaires et 100 élèves garde-forestiers, soit un total de 1 701 nouvelles recrues. De jeunes gens et jeunes filles qui quittent la vie civile, pour s’engager sous le drapeau national, symbole de la patrie, qu’ils doivent servir avec loyauté et fidélité. Ils sont désormais appelés à assurer la sécurité et la défense du territoire national. Placée sous l’égide du ministre délégué chargé de la Défense nationale, Fortunet Alain Nouatin, la cérémonie de leur présentation au drapeau s’est déroulée, vendredi 24 février dernier, au Centre de formation militaire de Bembèrèkè (Cfmb). « Ce drapeau est la bannière sous laquelle vous devez désormais servir jusqu’au sacrifice suprême. Il exige de vous en permanence un sens aigu de discipline, de courage et d’honneur », a déclaré le ministre, s’adressant à eux. A sa suite, le commandant du Centre de formation, le lieutenant-colonel Henri Tozé, a indiqué que cette formation qui intervient dans un contexte sécuritaire particulier, est l’expression de la volonté conjuguée du chef de l’Etat et de son gouvernement, de renforcer davantage la quiétude au sein des populations. En autorisant le recrutement de ces jeunes, a-t-il précisé, le gouvernement a voulu donner aux forces de défense et de sécurité, entre autres, les ressources humaines, premiers maillons indispensables au système de défense du territoire. « La présence de ces jeunes sous le drapeau national contribuera au raffermissement des liens entre l’Armée et la nation, base d’une cohésion nationale indispensable pour l’émergence de notre pays », poursuit-il. « Soyez fiers et dignes des enseignements que vous avez reçus. En tout lieu, montrez-vous forts et n’hésitez pas à franchir vos limites. C’est une première étape de votre formation et vous devez la compléter dans vos différentes unités afin d’être des soldats accomplis », a-t-il également indiqué aux nouvelles recrues, en guise d’exhortation. Au Cfmb, ils ont été rodés dans divers domaines tels que l’art militaire, la culture militaire, la discipline et le règlement militaires, la topographie, le combat, l’armement, l’instruction sur le tir au combat, le sauvetage et le droit militaire. Pour évaluer leurs capacités physique et mentale, ils ont effectué une marche d’endurance de 120 km. Suffisamment aguerris, ils s’engagent à accomplir toutes les missions républicaines qui leur seront confiées. Un défilé militaire a marqué la fin de la cérémonie à laquelle ont également pris part le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Allassane Séïdou, le Haut commandement militaire dirigé par le chef d'état-major général des Forces armées béninoises, le général de brigade Fructueux Gbaguidi. Société 27 févr. 2023


Appui à la compétitivité de l’agrobusiness au Bénin: Le Système de récépissé d’entrepôt mis en route
Le Bénin sera doté sous peu d’un Système de récépissé d’entreposage pour le commerce des produits agricoles. Avec l’appui de la Société financière internationale, le groupe de travail chargé de l’élaboration des textes, a démarré ses activités, à la faveur d’un atelier tenu ce mardi 21 février à Cotonou.Le processus de mise en place du cadre légal et réglementaire du Système de récépissé d’entreposage (SRE) au Bénin est enclenché. Le groupe de travail chargé de l’élaboration des textes a démarré ses activités par un atelier organisé, ce mardi à Cotonou, avec l’appui de la Société financière internationale (IFC) à travers le Projet d’appui à la compétitivité de l’agrobusiness au Bénin (PCAB). Provenant des secteurs public, privé et associatif, les acteurs réunis dans ce creuset ont adopté le chronogramme d’activités, après avoir échangé sur le contexte de mise en place, les expériences d’appui de l’IFC dans d’autres pays et l’approche méthodologique d’opéra-tionnalisation du nouveau système de commercialisation et de contrôle des flux des produits agricoles. En procédant au lancement des travaux, Dr Laurent G. Akpo, directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, a exhorté les membres du groupe de travail à faire preuve de disponibilité, de volonté et d’engagement pour l’aboutissement de ce projet. « L’objectif derrière cette modernisation du mécanisme de commercialisation des produits agricoles, c’est de générer davantage de valeurs, mais aussi et surtout de créer d’autres activités, d’autres métiers et de faciliter la mobilisation du financement du secteur », indique-t-il. Pour Flavien Ahouigbèmey, représentant le ministre en charge de l’Agriculture, il s’agit d’un « chantier indispensable » au développement du secteur agricole. « Cet instrument qui se met en place progressivement, souligne-t-il, vient combler un vide et est en parfaite cohérence avec la vision du gouvernement d’améliorer le taux de croissance ». En termes de défis, au-delà du cadre légal et réglementaire, il importe de travailler à la mise en place d’infrastructures, à la sécurisation des produits agricoles, à la diversification des cultures et à la digitalisation, laisse-t-il entendre.

Assistance

L’initiative de mise en place du SRE remonte à plus de deux ans et émane de la volonté du gouvernement de moderniser la commercialisation des produits tropicaux, dira Marius Konssago, directeur du commerce intérieur. Cette option est retenue après des voyages de prospection en Tanzanie et au Mozambique en 2020, suivis d’échanges d’expériences avec la Côte d’Ivoire et d’une table ronde des parties prenantes, informe-t-il. Selon Cyndo Obre, responsable pays d’IFC pour le Bénin, le diagnostic du secteur privé au Bénin en 2022 identifie la difficulté d’accès au financement comme une contrainte majeure dans le développement des PME, en particulier dans le domaine de l’agriculture. Il révèle la nécessité d’accroître les efforts à travers la mise à disposition de nouveaux produits de financement capables d’améliorer durablement la capacité d’accès au crédit auprès des banques et des systèmes financiers décentralisés. C’est fort de ce constat, justifie-t-il, que conformément à sa stratégie et à son approche holistique pour susciter et mobiliser l’investissement privé, l’IFC met à la disposition du gouvernement du Bénin son assistance technique pour la mise en place d’un Système de récépissé d’entreposage qui au-delà de faciliter l’accès au financement va également catalyser l’investissement privé dans les infrastructures de stockage et de logistique, créer de l’emploi et des nouveaux métiers. « Le Groupe de la Banque mondiale en général et l’IFC en particulier ne ménageront aucun effort afin d’accompagner le gouvernement du Bénin dans cette réforme qui a fait ses preuves », assure-t-il. Des projets de SRE mis en œuvre au Sénégal, au Kenya et au Malawi ont permis aux acteurs d’obtenir des prêts de 65 millions de dollars et de toucher des centaines de milliers de producteurs.
Société 27 févr. 2023


Stratégie d’autosuffisance alimentaire: Le Bénin sollicite un pacte de 300 milliards F Cfa
Le Bénin sollicite une alliance d’acteurs financiers pour atteindre ses objectifs de production agricole et d’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2026. Ce « Pacte » nécessite la mobilisation d’environ 300 milliards F Cfa.Le Bénin lance un appel aux partenaires techniques et financiers, aux investisseurs privés et aux acteurs des filières agricoles pour construire une alliance d’acteurs du secteur financier pour des investissements agricoles et alimentaires. La mise en œuvre de ce « Pacte » requiert la mobilisation de 491 millions de dollars, soit environ 300 milliards F Cfa, afin d’augmenter les rendements de 20 à 30 % et la transformation des aliments pour au moins 50 % de l’offre en 2026, d’après le Compact Bénin pour l’alimentation et l’agriculture épaulé par l’Union africaine et publié par la Banque africaine de développement (Bad). Dans sa stratégie d’autosuffisance alimentaire, le pays compte atteindre une production supplémentaire de 400 000 tonnes de maïs (passant de 1,6 million de tonnes en 2021 à deux millions de tonnes en 2026), de 500 000 tonnes de riz (500 000 t à 1 Mt), de 1,5 million de tonnes de manioc (4,2 t à 5,7 t), de 200 000 tonnes de soja (300 000 t à 500 000 t), de 300 000 tonnes de produits maraîchers (650 000 t à 950 000 t), de 150 000 tonnes de viande, toutes espèces confondues (69 000 t à 219 000 t) et de 5 000 tonnes de poisson d’élevage (2 649,2 t à 7 649,2 t). Pour ce faire, le Bénin s’engage à accorder une priorité à la maîtrise de l’eau. En fait, pour un potentiel de 375 000 hectares de terres irrigables, seulement 24 231 hectares sont actuellement aménagés, soit 6 %. Le Pacte prévoit 276 millions de dollars pour aménager 20 000 hectares d’ici à 2026, détaille le document. Quelque 70 millions de dollars seront consacrés au développement de la mécanisation agricole (le taux de mécanisation des travaux de sol actuel est de 12,4 %), afin de favoriser l’utilisation de matériels et équipements modernes de production et de transformation.

Focus productivité !

Il est question de faciliter l’accès aux facteurs de production, notamment les semences certifiées et climato-intelligentes de bonne qualité dont les besoins sont couverts à moins de 20 %. La mise en place des engrais et autres intrants végétaux, animaux et halieutiques (aliments pour poisson, aliments de bétail) sera effective ainsi que la sédentarisation de l’élevage des gros ruminants. Dans le domaine aquacole, 48 millions de dollars sont prévus pour les aménagements et dix aqua-pôles de 25 hectares d’étang chacun sont à réaliser d’ici à 2026. Environ 40 millions de dollars sont prévus pour le développement des filières lait, viande, œufs de table. Pour développer des solutions numériques dans le secteur agricole, 15 millions de dollars seront nécessaires, notamment dans l’agriculture de précision, le conseil digitalisé, les systèmes d’information sur les marchés, les prix, le paiement digitalisé le long des chaînes de valeur et le « e-market ». L’objectif visé est de doubler la productivité agricole grâce à des technologies et des services de conseil de pointe, adaptés au climat, pour les cultures, l’élevage et l’aquaculture. Il faut ajouter que 42 millions de dollars seront alloués au développement des filières conventionnelles, les cultures maraîchères, la transformation et l’accès au marché. L’alliance d’acteurs du secteur financier favorisera le développement des infrastructures et de la logistique nécessaires avec des zones spéciales de transformation agro-industrielle pour créer des marchés et des chaînes de valeur agro-alimentaires compétitives.

Situation préoccupante

Le taux d’insécurité alimentaire est passé de 9,6 % en 2017 à 26 % en 2022 au Bénin, selon l’Analyse globale de la vulnérabilité, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des systèmes alimentaires (Agvsan-Sa). Près de 2 % des ménages sont en situation d’insécurité alimentaire sévère. La prévalence de l’émaciation ressort à 9,2 %, dont 6,3 % de forme modérée et 2,9 % de forme sévère en 2022. Pourtant, la balance commerciale agricole s’est améliorée depuis 2017, avec le déficit qui est passé de 579,38 milliards en 2017 à 94,12 milliards F Cfa en 2021, grâce aux efforts d’accroissement de la production locale. En 2021, le taux de couverture des besoins alimentaires est ressorti à 165,48 %. Mais, ce taux global cache des disparités dans la satisfaction des besoins par filière. A titre d’exemple, le riz a enregistré une production record de 519 667 tonnes au Bénin au cours de la campagne 2021-2022 contre 411 578 tonnes lors de la précédente, selon la direction de la Statistique agricole du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Dsa/Maep). Ainsi, on est passé d’un taux de satisfaction des besoins de la population par la production locale de 28 % en 2015 à 60 % en 2021. Malgré le boom de production, le taux d’autosuffisance pour le riz est seulement de 27,0 % en 2021. Cette tendance est observée notamment pour le soja, dont le taux de couverture est passé de 341 % en 2017 à 545 % en 2021. Il en est de même pour les produits halieutiques et la viande, avec des taux d’autosuffisance qui sont respectivement de 41,4 %, et 37,2 % respectivement en 2021.
Actualités 27 févr. 2023


Sébastien Ajavon : Tout sur ses immeubles en vente et les mises à prix
Il sera procédé à la vente aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur à l’audience du Tribunal de Première instance d’Abomey Calavi statuant en matière de vente sur saisie  immobilière , le lundi 20 mars 2023 à 10 heures 00 Minute, de 15 immeubles de Sébastien Ajavon. Retrouvez ci-dessous les immeubles concernés et les mises à prix. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Page-8-22.pdf" title="Page 8 (22)"] [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Page-9.pdf" title="Page 9"] [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/02/Page-10-43.pdf" title="Page 10 (43)"] Actualités 24 févr. 2023


Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou - Phase 1: La Bad note des résultats « très satisfaisants »
Le projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de facilitation du transport sur le corridor Abidjan-Lagos a atteint les résultats attendus, contribuant à l’intégration dans la région ouest-africaine et à la promotion des échanges entre le Bénin et le Togo, selon la Bad. Les progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs de développement du Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de facilitation du transport sur le corridor Abidjan–Lagos / Phase 1 sont « très satisfaisants », d’après un récent Rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats (Eer) publié par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier du projet. Avec l’achèvement des travaux routiers et du poste de contrôle juxtaposé (Pcj) de Hillacondji / Sanvée-Condji, les cibles relatives aux effets et produits du projet sont atteintes dans leur majorité, indique le document en date du 10 février 2023 réalisé par Ibrahim Boubacar, chargé de projet. Toutefois, les processus de mise en œuvre peuvent être qualifiés globalement de « moyennement satisfaisants» au vu de l’âge du projet (approuvé depuis octobre 2011) et du nombre de prorogations effectuées, soit sept au total, pour pouvoir mener à terme toutes les activités surtout celles liées au volet « facilitation du transport ». Le rapport précise que 94 % des effets ont été atteints et 100 % des produits ont été obtenus. En termes d’amélioration des conditions de circulation des personnes et des biens entre Lomé et Cotonou, le temps de parcours entre Pahou et Hillacondji est passé de 115 minutes à 50,8 minutes pour une cible finale de 55 min, soit un progrès de 107 %. Le nombre de barrages routiers aux 100 km est réduit de 6 à 1 contre 3 prévu au Togo, soit une réalisation de 166,67 %, et de 7 à 1 contre 3 initialement prévu au Bénin, soit un taux de 150 %. Au total, 77,5 km de route ont été réhabilités (100 %) avec des travaux de reconstruction en 2x2 voies entre Pahou et Ouidah (18,75 km) et réhabilitation entre Ouidah et Hillacondji à la frontière du Togo (58,75 km), y compris construction d’une passerelle au marché de Ouidah. La durée de transit à la frontière Hillacondji - Sanvée-Condji pour un camion de marchandises est passée de 24 à 13,5 heures contre une cible de 18 heures, soit une réalisation de 175 %, mentionne l’auteur du rapport. Le nombre d’accidents de la route entre Pahou et Hillacondji est réduit de 237 à 114 contre une cible de 200. Les aménagements engendrent un gain en termes de coût d’exploitation des véhicules légers qui passe de 220 F Cfa par véhicule au kilomètre à 181 F Cfa/vkm contre une cible de 166 F Cfa/vkm, soit un taux de 72,22% progressant vers 82 %. Dans le cadre de ce projet dont le coût est estimé à 9,4 milliards F Cfa, 110 km de pistes rurales sont aménagés sur 102,9 km prévus (106,90 %), favorisant l’accessibilité aux zones de production et aux services sociaux de base dans la Zone d’influence du projet au Bénin. L’indice d’accessibilité rurale est passé de 30 à 95 % contre une cible de 35 %. Pour tout cela, l’impact socioéconomique global du projet sur les populations est jugé « très satisfaisant » sur la base du rapport d’évaluation par les bénéficiaires de l’impact du projet, selon la Bad. Les autorités, les utilisateurs directs et les usagers ont salué l’approche des aménagements connexes, notamment des pistes connexes et des infrastructures commerciales, sanitaires et scolaires. Ces aménagements ont contribué à l’amélioration des services sociaux de base et à la facilitation de l’acheminement des intrants, des productions et articles de commerce, et ainsi au développement d'activités de rentes, et non seulement de suffisance alimentaire. A noter que le Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou (Phase II) et de protection côtière est en cours d’exécution et devrait prendre fin en décembre 2024. Le Corridor Abidjan-Lagos est identifié comme l’épine dorsale du développement économique et social de la sous-région, une priorité du Programme de développement des infrastructures en Afrique (Pida) de l'Union africaine (Ua) et du Programme régional de facilitation des transports de la Cedeao ■ Economie 24 févr. 2023


Déclaration universelle des droits de l’homme: Une référence incontournable
La résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948 par laquelle l’Assemblée générale a adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme reste la pierre angulaire de la garantie de la dignité humaine. Première référence de portée internationale pour les droits de l’homme, ce corpus reflète un idéal auquel tous les Etats doivent aspirer. lle est l’expression de l’idéal commun à atteindre par tous. Traduite en plus de 500 langues, la Déclaration universelle des droits de l’homme interpelle Etats, peuples, organisations et individus…. Les termes conclusifs du préambule de cet instrument juridique international permettent d’en saisir le but ultime et la portée : « L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction ». Le 10 décembre 1948, à l’occasion de l’adoption de cette déclaration, quarante-huit Etats ont voté pour et aucun Etat n’a voté contre ; il y a eu 8 abstentions. L’adoption de cette Déclaration est considérée comme une réalisation remarquable, un progrès important. « C’était la première fois qu’une communauté organisée de nations élaborait une déclaration des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Cet instrument était renforcé par l’autorité que lui donnait l’opinion de l’ensemble des Nations Unies, et des millions de personnes, hommes, femmes et enfants de toutes les parties du monde, chercheraient en lui une aide, un guide et une inspiration », soutient Dr Ludovico Allegretti, enseignant en Théorie générale des droits de l’homme. C’est pour commémorer cette adoption historique que la journée internationale des droits de l’Homme est célébrée chaque 10 décembre. La Déclaration universelle des droits de l’homme se compose d’un préambule et de 30 articles énonçant les droits de l’homme essentiels et les libertés fondamentales auxquels peuvent prétendre sans discrimination tous les hommes et toutes les femmes du monde entier.

Principes et valeurs inaliénables

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité », l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme est évocateur en ce qu’il pose les fondements des droits de l’homme. Cet article relève les postulats essentiels que la Déclaration érige en principes incontournables. Il s’en dégage que le droit à la liberté et à l’égalité est acquis dès la naissance et ne saurait être aliéné. Contrairement aux êtres vivants : animaux, végétaux, bactéries…, la seule nature humaine suffit à garantir à tout homme sa liberté et sa dignité sans distinction. Justement, l’article 2 de la Dudh qui énonce le principe essentiel de l’égalité et de la non-discrimination pour ce qui est de la jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales, interdit toute distinction, « notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ». Plus significatif, l’article 3 est le point de mire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il proclame le droit à la vie, le droit à la liberté et le droit à la sûreté de sa personne, lesquels droits sont essentiels à la jouissance de tous les autres. Cet article introduit les articles 4 à 21, où sont énoncés d’autres droits civils et politiques, qui prévoient notamment que nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; que nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; que chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique; que toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions; que nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé; que toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial; que toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie; que nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance; que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence et de chercher asile; que tout individu a droit à une nationalité; que l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille; que toute personne a droit à la propriété, à la liberté de pensée, de conscience et de religion, à la liberté d’opinion et d’expression, à la liberté de réunion et d’association; que toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques et d’accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays. Dans les articles 23 à 27 de la Dudh, sont énoncés les droits économiques, sociaux et culturels ; des droits auxquels peut prétendre toute personne par le simple fait d’être membre de la société. L’article 22 précise d’ailleurs que ces droits sont indispensables à la dignité de l’homme et au libre développement de sa personnalité et indique que toute personne est fondée à jouir de ces droits « grâce à l’effort national et à la coopération internationale ». D’autre part, il prévoit des limites à la jouissance de ces droits dont l’étendue dépend des ressources de chaque pays. Les articles 22 à 27 reconnaissent, au nombre des droits économiques, sociaux et culturels, le droit à la sécurité social, au travail, à un salaire égal pour un travail égal, au repos et aux loisirs, à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé et son bien-être, à l’éducation, et le droit de prendre part à la vie culturelle de la communauté. Les derniers articles notamment 28 à 30 reconnaissent que toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés fondamentales énoncés dans la Déclaration puissent y trouver plein effet, et ils soulignent les devoirs et responsabilités qu’a l’individu envers sa communauté. L’article 29 prévoit que, « dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique ». Il ajoute que ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies. L’article 30 souligne qu’aucun Etat, groupement ou individu ne peut prétendre tirer de la Déclaration un droit quelconque « de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés ».

Importance et influence de la Dudh

La Déclaration universelle des droits de l’homme est le baromètre permettant de déterminer dans quelle mesure sont respectées et appliquées les normes internationales en matière de droits de l’homme; dans quelle mesure chaque Etat intègre dans sa législation interne la garantie des droits inaliénables à tout être humain. Elle a d’ailleurs été conçue comme étant "l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations". Depuis 1948, la Dudh est la plus importante et la plus influente de toutes les déclarations de l’Organisation des Nations Unies. La Déclaration universelle des droits de l’homme demeure une source d’inspiration fondamentale qui motive les efforts entrepris sur les plans national et international en vue de promouvoir et de protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales. Elle a défini une direction pour tous les travaux ultérieurs dans le domaine des droits de l’homme et fourni les principes de base pour de nombreux instruments internationaux ayant force exécutoire et destinés à protéger les droits et libertés qu’elle proclame. Dans la proclamation de Téhéran, adoptée par la Conférence internationale des droits de l’homme qui s’est tenue en Iran en 1968, il est reconnu que « la Déclaration universelle des droits de l’homme exprime la conception commune qu’ont les peuples du monde entier des droits inaliénables et inviolables inhérents à tous les membres de la famille humaine et constitue une obligation pour les membres de la communauté internationale». La Conférence affirme sa foi dans les principes de la Déclaration et recommande à tous les peuples et tous les gouvernements "de se faire les défenseurs de ces principes... et de redoubler d’efforts pour que tous les êtres humains puissent, dans la liberté et la dignité, s’épanouir sur le plan physique, mental, social et spirituel ». Dans le domaine des droits de l’homme toute législation de portée nationale ou internationale prend sa source dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Toutefois, d’autres mécanismes associés à cette déclaration sont devenus presque aussi incontournables. Il s’agit du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels d’une part et d’autre part du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ses deux Protocoles facultatifs. Ce sont ces instruments mis ensemble avec la Dudh qui forment la Charte internationale des droits de l’homme ■
Droits et Devoirs 24 févr. 2023


Can U20 Egypte 2023: Deuxième journée décisive pour les Guépards dans le groupe C
Contraints au nul lors de la première journée, les Guépards juniors du Bénin effectuent leur deuxième sortie, ce vendredi 24 février, dans le groupe C au stade du club Haras-ElHedood où ils sont attendus pour défier les Aiglons de Carthage battus par la Gambie. Dans le deuxième match de cette poule, la Gambie tentera de valider son billet face à la Zambie.Au nombre des deux matches au programme, ce vendredi 24 février lors de la deuxième journée de la Coupe d’Afrique des Nations U 20 Egypte 2023, la confrontation Bénin-Tunisie va focaliser l’attention du public sportif béninois. Accrochés par la Zambie lors de leur première sortie, les Guépards juniors du Bénin sont contraints à l’exploit face aux Aiglons de Carthage qui n’ont plus droit à l’erreur après leur faux pas contre la Gambie. Et, pour réussir ce pari, le Bénin s'appuiera sur ses atouts, selon le sélectionneur national, Mathias Déguénon lors de sa conférence de presse d'avant-match au stade d'Alexandrie. Auteurs d’un match plaisant contre les Chipolopolos de la Zambie, les Béninois se disent prêts à en découdre avec les Tunisiens qui chercheront à rebondir pour ne pas réduire leurs chances de passer le cap du premier tour. « Il faut arrêter leur plan, on ne va pas s'adapter au jeu de la Tunisie mais s'appuyer sur nos forces », a poursuivi Mathias Déguénon qui compte prendre en compte les points faibles et les points forts de l'équipe tunisienne pour atteindre ses objectifs. Conscient que son équipe avait commis beaucoup d'erreurs dans la finition contre les Zambiens, le sélectionneur national compte corriger ces insuffisances pour mieux jouer contre la Tunisie. Pour sa part, Rodolfo Aloko, qui a marqué l’unique but des Guépards contre la Zambie compte faire le nécessaire avec ses coéquipiers pour offrir la première victoire au Bénin après le premier match contre la Zambie. « Nous étions très frustrés après le premier match, nous méritions de gagner », regrette-t-il. Dans le second match, les jeunes Scorpions de la Gambie vont jouer les Chipolopolos de la Zambie. En tête de ce groupe C avec 3 points, ils auront à cœur de gagner pour confirmer leur qualification au deuxième tour de la compétition. Dans ce choc, les Zambiens aussi n’ont pas droit à l’erreur pour garder leurs chances de poursuivre le tournoi intactes. Sports 24 févr. 2023


Transformation de l’économie informelle: Des pistes pour un renforcement des systèmes d’apprentissage
Le Bénin a abrité l’atelier régional de renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a clôturé les travaux qui ont réuni plus d’une vingtaine de pays à Cotonou, les 22 et 23 février.Des résolutions sont prises à Cotonou pour une amélioration des systèmes d’apprentissage dans les pays africains. Au total, plus de 200 délégués provenant de plus de 20 pays, ont participé aux réflexions sur la thématique. Au terme des travaux, il est revenu à Davis Tuo, directeur de l’insertion professionnelle de la Côte d’Ivoire, de décliner les facteurs clés de succès identifiés par les participants, de même que les priorités pour toutes les parties prenantes à savoir, les gouvernants, les patronats, et les partenaires sociaux. En ce qui concerne les facteurs d’amélioration des systèmes d’apprentissage, il relève un environnement propice notamment en termes de gouvernance, de financement et de cadre réglementaire, des systèmes de certification basés sur des référentiels. La mise en œuvre de programme d’apprentissage constitue également un facteur clé. Le développement des programmes d’études et les ressources liées à l’apprentissage dans le secteur informel sont des éléments importants facilitant la mise en œuvre. Et en ce qui concerne le quatrième facteur clé, il s’agit du soutien après les apprentissages, qui permet la transition de l’apprentissage à l’emploi durable. Au-delà de ces facteurs, des évidences ont été relevées dont l’importance d’identifier les besoins des bénéficiaires.

Priorités

Pour l’implémentation des différents facteurs, des priorités sont définies par les participants à cet atelier régional consacré au renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité. En ce qui concerne les gouvernants, ils doivent travailler entre autres, à la mise en place du cadre national de certification des apprentissages, l’appui à la structuration des organisations professionnelles d’artisans et au renforcement de leurs capacités pour pouvoir assurer la mise en œuvre des différentes formations, le financement durable de l’apprentissage, l’introduction du numérique dans le processus d’apprentissage, l’amélioration du suivi-évaluation, l’établissement d’un réseau subsaharien sur les compétences et l’apprentissage, faire de Cotonou un point focal de l’apprentissage pour assurer le dialogue, et la mise sur pied d’un comité interafricain de l’apprentissage pour accompagner le point focal. Quant aux organisations d’employeurs, elles sont appelées à introduire le sujet de l’apprentissage dans le dialogue social national, à renforcer le dialogue entre apprentis, employeurs et centres de formation, à adopter le mode dual comme modèle privilégié de l’apprentissage. Les organisations des travailleurs devront également promouvoir le dialogue social. « On pense souvent à tort que la formation professionnelle est la dernière alternative en termes d’insertion sociale. Nous avons besoin de l’apprentissage, nous avons besoin d’insérer nos jeunes », a déclaré Régis Facia, représentant du Conseil national du patronat du Bénin, qui note que cette rencontre de Cotonou donne une autre dimension aux systèmes d’apprentissage. A en croire Yves Chabi Kouaro, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les conclusions des assises de Cotonou offrent les perspectives d’un programme régional sur le renforcement des systèmes d’apprentissage dans l’économie informelle en Afrique pour promouvoir la qualité, l’innovation et les transitions vers la formalité.
Société 24 févr. 2023


Trois questions à Colombe Quirin-Vidjingninou, réalisatrice: « Mon film Ethique est une contribution à une meilleure gestion des deniers publics »
Certaines réalités de la gestion du pouvoir d’Etat échappent au citoyen lambda. A travers son film « Ethique » qui sort en salle sous peu, Colombe Quirin-Vidjingninou amène à la découverte du quotidien et des intérêts qui s’entrechoquent au sommet des Etats. Sans mettre des gants, la réalisatrice expose les antagonismes, les intrigues, les conflits d’intérêts…

La Nation : Madame la réalisatrice, pourquoi Éthique ?

Colombe Quirin-Vidjingninou : Pour nous à Barry Productions, la question du pourquoi ne se pose pas autour de ce film que nous avons baptisé « Ethique ». C’est comme si on se demandait à l’inverse, pourquoi ne pas avoir fait un tel film. Une production de cette nature n’a pas une raison d’être particulière. Il nous a plu de faire parler une des interrogations majeures de la masse populaire à savoir les intrigues au sommet de l’Etat. Bien souvent, les médias et les réseaux sociaux nous rapportent pêle-mêle des informations sur la gestion publique sans que le citoyen lambda ne comprenne le ci de ça et le pourquoi de cela. Ce film donne donc l’opportunité de voir la chose sous mille facettes. Il projette les coulisses des partis d’opposition, les négociations pour accéder au pouvoir, les secrets de la prise du pouvoir et surtout la gestion de ce pouvoir qui se révèle bien souvent la partie la plus douloureuse et la plus difficile pour ceux qui accèdent à la charge publique, en raison des clans, des antagonismes, des intérêts de telle ou telle autre partie, des amis, de la famille, etc. Pour être plus trivial : les intrigues du pouvoir. L’avantage de cette production, c’est qu’elle ne met pas de réserve à éclairer sur tous ces aspects. Généralement, les productions sur la gestion politique prennent fait et cause pour un système ou un modèle de gestion. Pour nous, il faut tout exposer, mettre le doigt sur chaque maillon et c’est bien là l’un des avantages de ce film que j’invite le public à voir pour mieux comprendre, via une lucarne, l’appareil d’État à travers ses vertus et ses vices.

Cela se voit que vous jouez la provocatrice à travers ce film. Pourquoi ?

Provocation ? Je ne sais pas pourquoi vous parlez de provocation. Cette œuvre est une œuvre de fiction qui peint le quotidien de la gouvernance au sommet de l’Etat dans la plupart de nos pays. Je voudrais qu’on n’y voie ni provocation, ni moralisation, mais plutôt une contribution à une meilleure gestion de nos deniers et ressources. Un film laisse mille émotions. « Ethique » fait l’apologie d’un idéal que les acteurs qui l’ont produit souhaitent voir s’accomplir. Pourquoi devrions-nous nous taire nous-mêmes sur nos travers si nous avons l’occasion d’en discuter et d’en débattre à travers le divertissement. Mais nous parlons ici de divertissement utile et éducateur. Ce film qui aura une suite dans les mois à venir n’est qu’une projection au cœur de la face cachée du pouvoir et les intrigues autour. Bien souvent, nous sommes prompts à jeter la pierre à nos dirigeants sans savoir qu’ils sont parfois aussi les otages d’un système dont ils ne maitrisent pas toujours tous les contours. Ce qui me réjouit, c’est que ce film de Barry Productions donne l’opportunité à chacun de changer, d’améliorer, de revoir ou de renforcer sa vision et ses appréciations sur la gestion de la chose publique dès qu’on l’a vu.

Parlez-nous de ce que vous réservez pour la suite.

Ce serait tuer la deuxième partie du film « Ethique » dans l’œuf que de se mettre à en dévoiler ici les contours. L’équipe de production et les acteurs sont mobilisés. Ce que je peux vous promettre, c’est que la suite sera encore plus riche en suspense et en rebondissements. Cette première partie finit sur la démission du président Blaise Assouka et sur l’appel de son peuple à le voir reprendre les rênes du pouvoir d’Etat. Qu’en sera-t-il ? Va-t-il accéder à la requête ? Que feront ses amis qui veulent le garder otage pour perpétuer l’autarcie ? Que fera son épouse ? Aura-t-il le soutien de son peuple ? Ce sont là autant d’interrogations auxquelles la réalisation apportera des réponses au cours de cette seconde partie. Je voudrais donc vous assurer que le suspense est entier et inviter les cinéphiles africains à adopter « Ethique » qui est d’abord et avant tout leur production. Nous avons fait le choix de donner la chance à des visages inconnus du cinéma de faire leur premier clap… c’est aussi notre ambition: « donner sa chance à tout le monde ». C’est un film du peuple qui parle au peuple et oriente le peuple. Je voudrais, pour finir, remercier toutes les équipes qui ont travaillé à mes côtés pour donner corps à ce rêve qui n’est que le prélude d’une longue série de réalisations.
Société 24 févr. 2023


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