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Nouvelles

Célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, édition 2019: Message de la ministre de l’Economie numérique et de la communication

Aujourd’hui 3 mai 2019, le monde entier célèbre la 26ème édition de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Le Bénin, à l’instar des autres pays, célèbre également cette journée placée sous le thème «Rôle des médias dans les élections et la démocratie ». Ce thème est d’actualité au regard du processus électoral qui vient de s’achever dans notre pays.

A l’occasion de cette importante journée initiée par l’UNESCO, je me fais l’heureux devoir de saluer le travail abattu par les professionnels des médias béninois en vue d’informer les populations. Ce faisant, ils jouent leur partition dans l’édification de notre nation et le renforcement de notre démocratie. En période électorale, le professionnalisme et la responsabilité sociale du journaliste deviennent encore plus cruciaux dans l’exercice du métier, notamment dans la collecte, la production et la diffusion de l’information, par les canaux de communication diversifiés, à savoir, les télévisions, les radios, les journaux, les réseaux sociaux.
Reporters sans frontières a fait connaître son classement au titre de 2019. Le Bénin a été positionné au 96ème rang sur 180. Si ce niveau dans le classement nous interpelle tous et nous invite à travailler toujours plus pour améliorer nos performances, nous devons nous réjouir de ce que le Bénin n’ait pas été étiqueté comme un pays dans lequel les journalistes sont tués, assassinés ou violentés.
Conscient des enjeux liés au rôle des médias dans les élections, le Ministère de l’Economie numérique et de la Communication a organisé, courant avril 2019, un atelier sur le « Traitement de l’information en période électorale ». Les médias occupent une place de choix dans le Programme d’Action du Gouvernement. Ils représentent pour le Gouvernement et son chef, le Président Patrice Talon, un vecteur de développement et de valorisation de notre patrimoine démocratique.
C’est le lieu de saluer les efforts des acteurs du secteur pour l’avènement d’une presse innovante qui tire profit de la dynamique des réseaux sociaux. C’est également le lieu d’appeler l’attention sur les défis croissants que cette innovation lance à notre pays à l’instar des autres pays?

Vive la presse béninoise
Vive le Bénin

Aurelie I. Adam Soulé Zoumarou

Actualités 03 mai 2019


Tournoi des institutions de la Fonction publique 2019: L’équipe du Menc sacrée championne

L’équipe de football du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc) a enlevé la coupe du Tournoi des institutions de la Fonction publique (Tifop 2019), organisé par le ministère chargé des Sports. C’est au terme de la finale jouée au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, mercredi dernier, en marge de la célébration de la fête du Travail.Clap de fin pour la deuxième édition du Tournoi des institutions de la Fonction publique (Tifop 2019) !

Démarrée le 30 mars dernier avec 16 équipes en lice, la compétition a connu son épilogue mercredi 1er mai dernier, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. La finale a été jouée entre l’équipe du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc) et son homologue du ministère des Enseignements Maternel et Primaire (Memp). La rencontre a tourné en faveur de l’équipe du Menc qui a battu le Memp par 2 buts à zéro. Les deux buts ont été marqués par Ibrahim Issahou. Il a ouvert la marque à la 12e minute de jeu avant d’aggraver le score 10 min plus tard, soit à la 22e min. Le score est resté inchangé jusqu’à la fin de la rencontre. Ce fut une très belle affiche au cours de laquelle l’équipe du Menc a dominé le match jusqu’au coup de sifflet final avec un fond de jeu cohérent, collectif et de haut niveau. Elle a enlevé le trophée et a reçu en plus, un jeu de maillots; un jeu de sous-vêtements; des ballons, des médailles d’or et un chèque. Aussi, le prix du meilleur buteur est-il revenu au joueur Ibrahima Issahou du Menc, l’auteur du doublé de la finale.
L’équipe du Memp, quant à elle, a été gratifiée d’un jeu de maillots, des médailles de bronze, d’un jeu de sous-vêtements, d’un chèque et des ballons. L’équipe du Maep, championne de la première édition s’en est sortie avec la 3e place. Elle a obtenu des médailles de bronze, des ballons, un trophée et une enveloppe financière. La 4e place du Tournoi revient à l’équipe du ministère du Travail et de la Fonction publique (Mtfp) qui a reçu des ballons et un chèque. Le capitaine de l’équipe du Menc sacrée championne, Prosper Déguénon dédie prioritairement cette coupe au coach Ibrahim Géraldo qui a su bien conduire sa troupe en lui donnant de bonnes consignes. Ce qui a porté des fruits avec la remontée de l’équipe de la 3e place en 2018 à la 1re place cette année. Pour le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Amon Dedehouanou qui a conduit la délégation sportive à Porto-Novo, cette victoire est une satisfaction totale pour tout le département ministériel. Il félicite les joueurs et toutes les autorités du ministère qui ont mis la main à la pâte pour favoriser cette bonne performance. Mais, selon Amon Dedehouanou, cette victoire appelle un autre défi, celui de ne plus reculer et de maintenir haut le flambeau pour les prochaines éditions du tournoi. Remettant la coupe à l’équipe du Menc, le ministre chargé des Sports, Oswald Homéky, salue la réussite de ce tournoi. Il se réjouit surtout d’avoir gagné le pari de l’organisation de la finale le 1er mai, conformément à la promesse qu’il a faite l’année dernière, afin de donner plus de couleurs et de visibilité à ce tournoi. Oswald Homéky n’a pas manqué de rappeler le but de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la vision « Sport pour tous » du gouvernement. Il s’agit de permettre à toutes les institutions de la Fonction publique de faire du sport qui constitue le meilleur médicament pour la bonne santé de l’homme. Car, un agent en bonne santé physique et intellectuelle est un véritable gage de développement.
Plusieurs autres lots ont été distribués notamment aux deux premiers des compétitions de handball et d’athlétisme organisées dans le cadre de ce tournoi ainsi qu’aux arbitres.

Société 03 mai 2019


1re session criminelle du Tpi de Cotonou: Coups mortels sur mineurs de moins de 15 ans (L’affaire renvoyée à lundi prochain)

Portant sur les faits de coups mortels sur mineur de moins de 15 ans, le cinquième dossier au rôle de la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou est renvoyé au lundi 6 mai. Pour cause, l’accusé a nié toutes ses déclarations antérieures et par conséquent, le tribunal a ordonné la comparution des témoins pour la confrontation des idées.

Il ne se reconnaît plus dans les déclarations qu’il avait faites devant les officiers de police judiciaire. Et pourtant, ce sont les mêmes déclarations qu’il a confirmées devant le juge instructeur du troisième cabinet du Tribunal de première instance de Cotonou. L’accusé du cinquième dossier, Issa Hafizou, a rendu la tâche difficile au tribunal, hier jeudi 2 mai lors de sa comparution. Poursuivi pour avoir battu à mort une fillette de 4 ans environ, l’accusé nie tout en bloc. Si sa version hier a changé, les faits restent sacrés !
Le drame remonte à novembre 2014. Au moment des faits, l’accusé Issa Hafizou et dame Hodalo Djakate vivaient en concubinage depuis environ six mois au quartier Sainte Rita à Cotonou. Le 19 novembre 2014, alors que dame Hodalo Djakate était, comme à son habitude, sortie très tôt de la maison pour son activité commerciale, les pleurs de son enfant âgé de 4 ans environ se font entendre. Quelques instants après, Issa Hafizou est sorti précipitamment de la chambre et s’en est allé après avoir avisé une cohabitante de ce que l’enfant est malade et couché à l’intérieur. Mais une fois dans la chambre, il a été constaté que la fillette était apparemment sans vie. C’est alors que Issa Hafizou sera rappelé et, à son arrivée, conduit au commissariat de police de Fifadji avec dans les bras, la fillette enveloppée dans un pagne. Emmenée immédiatement à l’hôpital, cette dernière a été déclarée morte après un examen clinique. Soupçonné d’avoir battu l’enfant à mort, Issa Hafizou a été gardé pour les besoins de l’enquête avant que sa compagne Hodalo Djakato soit arrêtée le même jour pour complicité. A toutes les étapes de la procédure, l’accusé Issa Hafizou avait reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi.
Mais hier lors des débats, l’accusé a tout rejeté. Il a déclaré que la victime était malade et qu'elle a certainement succombé parce qu'elle avait une fièvre chronique. Il soutient fermement qu’il ne se souvient pas de lui avoir porté de coup et que cette déclaration est inventée par l'un de ses voisins avec qui il avait maille à partir. Et pourtant, le même Issa avait déclaré, devant le magistrat instructeur, qu'il a frappé l'enfant parce qu’il avait uriné sur le matelas et fait ses besoins sur le tapis. En outre, l'un des témoins avait même ajouté lors de l’instruction que l’accusé, courroucé, s'est confié à lui, et lui avait rapporté la faute de l'enfant. Des déclarations que l’accusé a entièrement rejetées à la barre hier. Il avance tout bonnement que l'enfant voulait sortir son vélo et qu'il l'a simplement grondé.
Devant cette inconstance manifeste et le refus de l’accusé de reconnaître ses propres déclarations antérieures, le tribunal a ordonné la comparution des témoins pour la manifestation de la vérité. L’affaire a alors été renvoyée au lundi 6 mai prochain. Le tribunal écoutera certainement, à cette audience, la mère de l’enfant dame Hodalo Djakato et les cohabitants témoins?

Composition du tribunal

Président : Eric Marcel Ahehehinnou
Assesseurs : Jules-Clotaire Zounho
Edibayo Joanna Dassoundo-Gnacadja
Ambroise Adjiboye
Islamiath Moustapha Noukpo

Ministère public : Jules Ahoga

Société 03 mai 2019


Supposée arrestation de l’ancien président Boni Yayi: Le démenti formel du ministre de l’Intérieur

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a animé un point de presse dans la soirée d’hier mercredi 1er mai sur la supposée arrestation de l’ancien président de la République Boni Yayi. Sacca Lafia a démenti cette information et donnée la vraie version des faits.

« C’est du fake news », confie le ministre de l’Intérieur qui donne sa version des faits. Sacca Lafia fait savoir que l’armée et les forces de l’ordre et de sécurité ne se sont pas rendues à Cadjèhoun dans le but d’arrêter Thomas Boni Yayi. Il explique qu’elles y sont allées pour dissuader plutôt un mouvement de foule qui devrait prendre départ de ce quartier pour circuler dans la ville de Cotonou. « Etant donné qu’aucune manifestation de rue n’a été déclarée, nous avons envoyé des éléments sur le terrain afin d’étouffer le mouvement qui se préparait », clarifie Sacca Lafia. Il poursuit que la Police républicaine était dans son rôle régalien d’empêcher les troubles à l’ordre public. Cette mauvaise appréciation de la situation par les populations a entrainé des affrontement entre forces de l’ordre et certains groupes de personnes. Ces derniers procèdent à des jets de pierres à l’endroit des forces de l’ordre, brûlent des pneus ayant occasionné pas mal de dégâts. Face à la situation, le ministre Sacca Lafia a appelé les populations au calme.

Alexis METON

Actualités 02 mai 2019


Elections législatives au Bénin: Les conclusions préliminaires de la mission de l'Union africaine

Séjournant au Bénin depuis le 20 avril dernier dans le cadre des élections législatives, la Mission d'observation électorale de l'Union africaine (Moeua) a partagé avec la presse ses conclusions préliminaires sur le scrutin. C'est lors d'un point de presse donné hier mardi 30 avril à Cotonou.

« Les élections législatives du 28 avril 2019, bien que prévues par le cadre juridique et le calendrier électoral, se sont déroulées dans un contexte marqué par une rupture du consensus au sein de la classe politique. Résultant d’une volonté d’enclencher des réformes structurelles certes, nécessaires, pour la stabilisation du système partisan béninois, cette rupture du consensus a mis à mal le caractère ouvert, inclusif et compétitif qui a traditionnellement caractérisé les processus électoraux antérieurs au Bénin »,
relèvent les conclusions de la Mission d’observation électorale de l’Union africaine. Ces conclusions ont été livrées par l'Honorable Koné Aboubacar Sidiki, parlementaire de la République de Côte d'Ivoire et président de la commission Coopération, Relations internationales et Règlement des conflits au sein du Parlement africain. Toujours au titre des conclusions, il indique que la délégation a noté l’apathie du peuple béninois qui s’est traduite par l’absence d’effervescence électorale au cours de la campagne électorale et le manque d’engouement observé dans les centres de vote couverts par les équipes de la Mission, le jour du scrutin.
En outre, la délégation de l’Union africaine a noté 60 % d'ouverture régulière des postes de vote. « A 80 %, l'ouverture s'est déroulée dans un climat de paix. Dans 92 % des postes couverts, les personnes à mobilité réduite ont connu un accès facile. Les urnes ont convenablement été scellés dans 95% des cas. Dans 96% des postes de vote observés, le secret du vote a été respecté. Toutefois, le positionnement de l'isoloir n'était pas adéquat dans certains postes. Le personnel électoral s'est bien acquitté de ses tâches dans la plupart des cas mais avec des tâtonnements par endroits. Autant d’informations que souligne, dans ses conclusions préliminaires, la Mission d’observation électorale de l’Union africaine.
La Moeua a par ailleurs salué la Haac pour le respect de la réglementation de l'accès aux médias des partis en lice, les Organisations de la société civile pour leur implication active à travers la plateforme des Osc…, mais a déploré la coupure d’Internet et des réseaux sociaux qui a entravé le travail de ses observateurs lors du scrutin.

Diligences

La mission d’observation électorale de l’Union africaine a reçu pour mandat d'écouter et de s'informer dans le but d'apprécier le caractère des élections. Ce mandat s'est effectué conformément aux mécanismes et dispositifs régionaux et internes. Dans ce cadre, la Mission au cours de son séjour, s'est entretenue avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le ministre de la Justice et de la Législation, la Commission électorale nationale autonome, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, les formations politiques de la majorité présidentielle et de l'opposition ainsi que des Organisations de la société civile.
Pour l’observation de la campagne et du scrutin (opération de vote et dépouillement), la Moeua au Bénin a déployé sur le terrain 9 équipes dans sept départements du pays notamment : Atlantique, Littoral, Mono, Couffo, Ouémé, Plateau, Collines. Les conclusions des travaux de la Mission font état de ce que les législatives ont connu pour la première fois, depuis le renouveau démocratique, la non-participation des partis politiques de l'opposition. Une situation qui est due à l’application des nouveaux textes électoraux, en l’occurrence la Charte des partis politiques et le Code électoral puis la décision El 19-001 du 1er février 2019 de la Cour constitutionnelle relative au certificat de conformité exigible au nombre des pièces à déposer pour le dépôt de candidature. « L'opposition, dans sa grande majorité, a vu dans l’application de ces textes une volonté du gouvernement de l'écarter des élections… La société civile est restée divisée sur la posture à fournir tout en appelant de manière unanime pour des élections inclusives. Les initiatives de médiation entreprises pour rapprocher les positions politiques divergentes et sortir le pays de l'impasse politique et électorale n'ont pas produit les résultats escomptés », précisent les observateurs.

Ce qu’il convient de faire d’après la Moeua !

Face à la situation, et suite au constat sur le terrain et aux conclusions, la Mission d’observation électorale de l’Union africaine a émis des recommandations à l’endroit de chacune des parties prenantes au processus électoral. Les formations politiques sont invitées à œuvrer pour la consolidation de la paix à travers le maintien du dialogue politique et la recherche constante du consensus et à adopter un code de conduite encadrant leurs différentes activités, surtout en période électorale.
Il s’agira pour le gouvernement de privilégier l’approche inclusive et consensuelle dans la mise en application des réformes législatives et électorales à travers la mise en place d’un cadre de concertation permanent entre les acteurs politiques et les autres parties prenantes au processus électoral. Aussi, doit-il renouer le dialogue avec l’opposition politique en vue de la mise en application des réformes plus consensuelles et l’apaisement de l’environnement politique, gages de l’organisation d’élections inclusives.
La Mission exhorte les autorités électorales (institutions impliquées) à mettre en place des cadres de concertation avec les parties prenantes afin de dissiper les doutes et de promouvoir un climat de confiance; à renforcer les capacités des agents électoraux par des formations données à temps pour une meilleure appropriation ; à produire de nouvelles cartes d’électeurs sécurisées en vue de prévenir d’éventuelles tentatives de fraude ; à procéder à une publication lisible des résultats du scrutin au niveau des postes de vote dans l’objectif de renforcer la transparence des scrutins… La société civile devra, quant à elle, poursuivre ses efforts de plaidoyer auprès du gouvernement et des forces politiques nationales, en vue de préserver et de consolider la culture du consensus et de rétablir le dialogue politique au Bénin. Mieux, elle doit maintenir son élan de mutualisation des forces et ressources pour davantage de synergie d’actions dans le domaine des élections et de la gouvernance démocratique.

Actualités 02 mai 2019


Développement de la situation politique: Idji, Nago et Amoussou accusent…

En leur qualité d’anciens présidents de l’Assemblée nationale, Antoine Kolawolé Idji, Mathurin Coffi Nago et Bruno Amoussou, ont donné de la voix, mardi dernier, à propos de la situation politique nationale. Cette sortie qui s’est voulue pédagogique a éclairé, à bien des égards, par rapport à ladite situation.

« Si nous nous taisons, ce n’est pas parce que nous n’avons rien à dire, mais par sagesse… ». Tel est, en substance, le préambule de Bruno Amoussou, s’exprimant mardi 30 avril dernier, en présence de ses pairs anciens présidents de l’Assemblée nationale, Antoine Kolawolé Idji et Mathurin Coffi Nago. Effectuant cette sortie médiatique en leur qualité d’anciens présidents de l’Assemblée nationale, ils entendent ainsi ramener les anciens présidents d’institutions de la République comme eux, à savoir Nicéphore Soglo et Boni Yayi, à la raison, à la sagesse plutôt qu’à des déclarations et agissements tendant à mettre en péril l’unité nationale, à remettre en cause l’ordre institutionnel, voire provoquer le chaos, font-ils observer.
En filigrane, il apparait que ces anciens présidents de l’Assemblée nationale, réagissaient aux positions adoptées et aux déclarations faites ces jours-ci par
Nicéphore Soglo et Boni Yayi, relativement au processus électoral.
Occasion pour Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji et Mathurin Coffi Nago de dévoiler les dessous de tous les conciliabules qui ont eu cours jusqu’aux élections législatives auxquelles n’ont pu prendre part certains partis. Ils n’ont pas manqué de faire des déballages sur les tenants et les aboutissants réels de la situation politique nationale.

Du consensus et des élections inclusives

A ce propos, selon les trois personnalités politiques, le consensus devant aboutir à des élections législatives inclusives avait été trouvé au Parlement et ses conclusions signées par toutes les parties, dont les représentants de l’opposition dans le comité paritaire mis en place conformément aux vœux du président Patrice
Talon et dirigé par le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji. Mais, reniant leurs paroles et signatures, confient-ils, les représentants de l’opposition, deux jours après, ont rejeté en bloc les conclusions du comité paritaire, estimant que la solution parlementaire ne convenait plus et qu’il fallait plutôt aller à des assises nationales. En somme, une conférence nationale, comme si la situation sociopolitique était sans issue, et que l’ordre institutionnel était dans l’impasse…Selon les conférenciers, mardi dernier, ce sont sans doute leurs mentors, à savoir les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi qui auraient pesé de tout leur poids pour remettre en cause le consensus trouvé au Parlement pour que les élections législatives soient inclusives, suivant, paradoxalement, leurs vœux exprimés urbi et orbi. Selon Bruno Amoussou, il faut croire que les motivations affichées par certains leaders politiques diffèrent de la réalité, et, argumente-t-il, « on professe la paix devant les micros et on fait le contraire après » …

J’accuse…

Aussi, selon Bruno Amoussou et ses pairs, les motivations des deux anciens présidents seraient-elles autres. Et à les en croire, leurs intérêts seraient non pas la défense de la démocratie ou les intérêts du Bénin, mais, a martelé Bruno Amoussou, à plusieurs reprises, il y a deux niveaux de conflits qui interfèrent dans le processus électoral et les affaires du pays en général : celui politique et d’autres plus personnels. Se voulant précis à ce propos, il indique que ce sont les querelles personnelles entre les anciens chefs d’Etat et le président de la République actuel, Patrice Talon, qui s’immiscent et donnent une autre tournure aux problèmes politiques somme toute mineurs et faciles à régler. En d’autres termes, la question de la participation des partis dits de l’opposition se serait réglée si, a encore martelé Bruno Amoussou, des forces hostiles au régime actuel ne manœuvrent pas à « écourter le mandat du président Patrice Talon », et font feu de tout bois pour « un pourrissement de la situation politique », dit-il, soutenant que par le passé, des situations de crispations politiques ont été réglées dans les négociations comme savent le faire les députés béninois, sans qu’il ne soit obligé d’en arriver à des extrêmes ou à des assises nationales. L’appuyant, Mathurin Coffi Nago cite le cas des élections législatives et communales de 2015 qui ont pu se tenir grâce au dialogue politique ayant permis de régler la question de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) querellée, car ayant servi à organiser la présidentielle de 2011 sanctionnée par un K.o. sans précédent. Mais, déplorent les présidents Idji, Nago et Amoussou, cette fois-ci, « on privilégie la stratégie consistant à bloquer l’ordre constitutionnel » … En somme, de graves accusations, qui éclairent toutefois sous un jour nouveau les dessous des cartes politiques actuelles, inconnues jusque-là du grand public.

Sagesse

Forts de toutes ces observations, les anciens présidents de l’Assemblée nationale en appellent à la sagesse. Celle des anciens présidents Soglo et Yayi qui font, selon eux, des déclarations qui, dixit Idji Kolawolé, « ne conviennent pas », sont « indignes de leur statut », car appelant à « l’insurrection », « à la violence ». A défaut d’être entendu par qui de droit, ils invitent les populations notamment les jeunes à ne pas faire leur jeu, à ne pas céder à ces appels qui répondent non pas aux intérêts du pays, aux questions relatives au développement du Bénin, mais à d’autres déterminants, plutôt personnels…

Actualités 02 mai 2019


Législatives: Le Bloc républicain exhorte à la préservation de la paix

Le parti Bloc républicain est monté au créneau ce mercredi 1er mai pour exprimer sa désapprobation face aux violences qui ont marqué le déroulement du scrutin du dimanche dernier. Des actes attentatoires à la paix que les responsables de la formation politique appellent à punir conformément à la loi, tout en affirmant leur attachement à la préservation de la quiétude des populations.

Les leaders du Bloc républicain ont dénoncé fermement les actes de violences qui ont émaillé le scrutin du dimanche 28 avril dernier dans 39 arrondissements du pays, notamment dans les communes de Bantè, Bassila, Glazoué, Parakou, Savè et Tchaourou. Egrenant les actes perpétrés, Jean-Michel Abimbola, membre du presidium du Bloc républicain, indique qu’ils ne resteront pas impunis, au regard de leur gravité et des dommages causés à autrui. Tablant sur les différentes étapes du processus électoral et toute la volonté exprimée par les partis de la mouvance d’aller au consensus, il dit lire à travers l’attitude des responsables politiques de l’opposition le désir manifeste de pourrir la situation sociopolitique du pays à dessein. Aussi, invite-t-il le peuple dont il loue jusque-là le bon comportement, à ne pas céder à la manipulation et à l’intoxication. Rachidi Gbadamassi, Adam Bagoudou, Abdoulaye Gounou et Chantal Ahyi, tous membres du parti, ont appelé à la préservation de la paix tout en recommandant aux leaders de l’opposition notamment les anciens chefs d’Etat, la voie de la sagesse.
« Notre pays le Bénin a toujours été pionnier en matière de développement démocratique. Une fois encore, à n’en point douter, le Bénin qui vient d’innover en matière d’assainissement du paysage politique verra son expérience dupliquée pour qu’un peu partout, la démocratie rime désormais avec développement économique », a souligné Jean-Michel Abimbola.

Actualités 02 mai 2019


Elections législatives: La mission de l’Uj-Cémac livre ses conclusions

Les observateurs de l’Union des jeunes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Uj-Cémac) et la Plateforme africaine pour la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance, ont procédé à une appréciation générale des élections législatives du 28 avril 2019 au Bénin. Ils ont livré leurs conclusions à travers un point de presse, mardi 30 avril dernier, à Cotonou. Pour l’essentiel, la mission apprécie les acquis enregistrés dans la consolidation de la démocratie au Bénin.

« Le scrutin législatif du 28 avril s’est déroulé dans une atmosphère apaisée et de sécurité, hormis quelques échauffourées dans les régions du nord n’ayant occasionné aucune perte en vie humaine ». C’est la conclusion qui se dégage de la mission des observateurs de l’Union des jeunes de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale. Ces observateurs saluent les efforts en faveur de la préservation de la paix et de la consolidation de la démocratie béninoise.
Sur le plan technique et logistique, la mission, par la voix de son porte-parole, Placide Boganda relève une bonne organisation relativement aux dispositions prises en vue d’un bon déroulement du scrutin. Selon les observateurs, le Bénin a fait preuve de ponctualité en ce qui concerne le démarrage de l’opération dans la majorité des centres de vote. La sécurité n’a souffert d’aucune faille. Idem pour la disponibilité en quantité suffisante du matériel de vote dans tous les bureaux visités.
L’Uj-Cémac salue également la prise en compte de la dimension genre dans la composition des membres des bureaux de vote, le bon dépouillement des documents et leur validation par les délégués des candidats effectués publiquement et de manière transparente devant tous les membres des bureaux de vote.
La mission relève toutefois « l’absence de délégués de certains candidats dans des bureaux de vote, et le taux de participation relativement faible suite à une psychose de chaos qui, du reste était sans fondement ». Elle regrette la destruction du matériel de vote par des manifestants, le blocage des voies d’accès des bureaux de vote empêchant ainsi le déroulement du scrutin par endroits, ainsi que les attaques physiques contre des forces de l’ordre.
Ces observateurs apprécient tout de même le civisme dont les électeurs béninois ont fait preuve. Le porte-parole de la mission confirme le climat pacifique et serein qui a prévalu durant le scrutin; ainsi que la qualité de la couverture médiatique assurée par la presse nationale.
La délégation félicite la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour avoir joué sa partition et adresse ses félicitations au peuple béninois pour son niveau élevé de conscience quant à la préservation de la paix.
Aussi, les observateurs de l’Uj-Cémac félicitent-ils les forces de sécurité et de défense béninoises pour avoir réussi la sécurisation du processus sur toute l’étendue du territoire national.
Ils expriment leur souhait de voir les prochaines élections se consolider en vue du rayonnement de la démocratie béninoise.

Actualités 02 mai 2019


1re session criminelle du Tpi de Cotonou: Gustave Zodjihoun condamné à 5 ans de prison

Au titre du quatrième dossier inscrit à son rôle, la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou a connu d'une affaire de meurtre et de tentative de meurtre requalifiés en coups mortels et en coups et blessures. Reconnu coupable, le militaire Abibou Gustave
Zodjihoun a écopé de cinq ans de réclusion criminelle.

Encore un an sous les verrous et le militaire Abibou Gustave Zodjihoun aura fini de purger la peine de 5 ans à laquelle il a été condamné mardi 30 avril dernier au terme de la quatrième audience de la première session criminelle du Tpi de Cotonou. Mis en détention depuis le 28 mai 2015, l'accusé est poursuivi pour avoir tué le sieur Isaac Kponou et dangereusement blessé dame Josiane Lalou Amoussou.

Les faits !

Le 28 mai 2015, Gustave Abibou Zodjihoun, militaire, était en faction avec deux de ses collègues devant une banque sise au quartier Ayelawadjè à Cotonou quand il a aperçu un conducteur de taxi-moto stationner devant ladite banque. C’est en essayant de le faire partir, qu’une altercation est intervenue entre Gustave Abibou Zodjihoun et le conducteur Isaac Kponou. Au cours de cette altercation, l’agent Gustave Zodjihoun a fait usage de son arme à feu. Les coups de feu tirés ont atteint Isaac Kponou qui en a succombé au Centre hospitalier Hubert Koutoukou Maga de Cotonou. De même, la nommée Josiane Lalou épouse Amoussou a été atteinte d’une balle à la cuisse droite. Poursuivi pour meurtre et tentative de meurtre, l'accusé a été déposé le même jour. A toutes les étapes de la procédure, il a assuré avoir tiré sans la volonté de donner la mort dans le seul objectif de dissuader.
Lors des débats, l'accusé a expliqué qu'il n'avait nullement l'intention de tuer le conducteur de taxi-moto Isaac Kponou, ni d’attenter à la vie de dame Josiane Lalou Amoussou ; mais plutôt de disperser et de dissuader. En effet, lors de l'altercation avec le conducteur de taxi-moto qui a résolument entrepris de ne pas s'exécuter, la foule s'est agglutinée, devenant de plus en plus menaçante. C’est alors pour disperser la foule que l'accusé dit avoir tiré un coup en l'air. Hélas, il n'avait pas bien réglé l'arme qui était en mode rafales. Du coup c'est une vingtaine de munitions qu'il a déballées. Les coups ont atteint le conducteur de taxi-moto Isaac Kponou qui a succombé et dame Josiane Lalou Amoussou qui en a été grièvement blessée.

Coupable de son imprudence

Se basant sur les résultats des investigations et l'enquête de moralité qui se révèle assez favorable à l’accusé, le ministère public a demandé la requalification des faits en coups et blessures pour ce qui concerne la dame tout en conservant l'infraction de meurtre sur le conducteur de taxi-moto. Pour le représentant de la société civile, l'imprudence du militaire aurait pu coûter la vie à plus de personnes. Après avoir rappelé le siège de ces infractions, il a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle à l’encontre du militaire Abibou Gustave Zodjihoun.
Le conseil de l'accusé, Me
Raymond Gbèssèmehlan évoque dans sa plaidoirie l'absence totale d'intention criminelle. Il soulève devant le tribunal la bonne moralité de l'accusé et son dévouement à la tâche. L'accusé n'avait nullement l'intention de tuer ni le conducteur ni la dame blessée. Il est victime de son imprudence et de son zèle. C'est pourquoi, il a plaidé pour que le tribunal requalifie les faits en coups involontaires ayant provoqué la mort du sieur Isaac Kponou et en coups et blessures sur dame Josiane Lalou Amoussou. En cela, Me Raymond Gbèssèmehlan demande au tribunal de condamner l'accusé à la peine déjà passée en détention.
Ecouté une dernière fois avant le délibéré, l'accusé lui-même n'a pas manqué d'exprimer tout son regret et sa compassion à la famille éplorée. Il a aussi sollicité la clémence du tribunal.
Après en avoir délibéré, le tribunal a agréé la requalification des faits de meurtre en coups et blessures volontaires sans intention de donner la mort au sieur Isaac Kponou et les faits de tentative de meurtre en coups et blessures sur dame Josiane Lalou Amoussou ayant entrainé une incapacité professionnelle temporaire de cette dernière. Déclaré coupable de ces nouveaux chefs d’accusation, Gustave Zodjihoun a été alors condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Il dispose de quinze jours prompts pour interjecter appel.

Composition du tribunal

Président : Géry Akuesson

Assesseurs : Sandrine Mongba
Valentin Kpakpo
Fortunato Kadjegbin
Edibayo Dassoundo

Ministère public : Rodrigue Vidjannagni Ago

Société 02 mai 2019


Marche programmée en marge de la fête du travail : Les manifestants dispersés

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) n’a pas pu exécuter son programme d’activité prévu dans le cadre de la célébration de la fête du Travail ce mercredi 1er mai à la Bourse du Travail. La foule mobilisée pour une marche a été dispersée par les agents de la Police républicaine pour défaut d’autorisation.

Mobilisés à la Bourse du Travail avec à leur tête le secrétaire général Nagnini Kassa Mampo, les militants de la Cstb ont été dispersés alors qu’ils s’apprêtaient à démarrer une marche programmée dans le cadre de la célébration du 1er mai. Cette marche, à en croire le secrétaire général, est devenue une tradition pour la confédération syndicale depuis quelques années. Mais cette année, elle n’a pas été autorisée par le directeur départemental de la Police républicaine qui avait d’ailleurs averti le secrétaire général, la veille. « C’est hier, dans la nuit, vers 21h que le commissaire de la direction départementale de la police m’a appelé pour me dire que la marche n’est pas autorisée, qu’il y a un décret qui interdit les marches et que le maire n’a pas autorisé la marche », a expliqué le secrétaire général avant de mobiliser sa troupe pour la manifestation. Malgré cet avertissement, Nagnini Kassa Mampo a invité les militants à la marche ce 1er mai. Le commissaire a alors déployé ses agents sur les lieux avec pour ordre d’empêcher la manifestation.
Présents sur les lieux, les agents de la Police républicaine ont dispersé la foule qui se mobilisait pour la cause. Signalons que le programme des manifestations annoncé par le secrétaire général prend en compte la marche qui va aboutir à la place de l’Etoile rouge où une déclaration officielle sera faite suivie d'un bilan de la lutte pour la satisfaction des revendications des travailleurs.

Actualités 02 mai 2019


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