La Nation Bénin...
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Le président de la République séjourne depuis hier, mardi 8 septembre à Washington, la capitale des Etats-Unis d’Amérique. Il se rend ce jour à la Maison blanche pour la signature du second compact du Programme américain du Millennium Challenge Account (MCA).
La mobilisation du Bénin est assez forte du côté de Washington DC, tant l’évènement est d’importance pour son peuple et son gouvernement. Après un an d’intenses discussions, le pays a enfin décroché le second compact du Programme américain du Millennium Challenge Account (MCA). Le chef de l’Etat en personne devra coprésider ce jour, la signature de ce nouveau contrat avec le Vice-président américain Joe Biden. Lieu de la signature : la Maison blanche. Pour les diplomates en poste, il s’agit d’un succès diplomatique sans précédent, la tradition ayant dévolu au Secrétariat d’Etat la compétence de ce type de partenariat.
Le second compact du MCA mobilise en faveur du Bénin environ 403 millions de dollars, soit plus de 200 milliards de francs CFA sur cinq ans, dont 28 millions de contribution nationale. Si le premier financement s’est orienté vers quatre défis clés de l’économie béninoise à savoir, l’accès aux marchés, aux finances, à la justice et au foncier, le nouvel appui américain sera exclusivement dédié au secteur énergétique. « Le compact, dit-on, vise à améliorer le cadre institutionnel et juridique dans le secteur énergétique, les investissements durables». Il accorde un intérêt particulier au partenariat public-privé en matière d’infrastructures pour la production d’électricité et sa distribution ainsi que l’électrification hors réseau pour les ménages pauvres et non desservis.
MCA 2 se décline en quatre composantes principales, à savoir la réforme institutionnelle pour 41 millions de dollars, la production pour 136 millions de dollars, la distribution pour 110 millions de dollars. Et 46 millions de dollars sont prévus pour l’accès hors réseau, grâce à l’investissement des solutions d’énergies renouvelables.
L’intérêt que l’opinion accorde à ce second compact découle en réalité du succès retentissant obtenu dans la mise en œuvre du premier. Démarré en 2006, après une éligibilité acquise en 2004, le MCA a surtout permis le renforcement des infrastructures portuaires et l’augmentation des performances du Port de Cotonou, auquel le programme avait consacré plus de 85% de son financement. D’importantes réformes ont été également engagées, sous l’auspice du programme, pour l’amélioration des services juridiques, la sécurisation foncière, l’assainissement des services financiers décentralisés ainsi que l’accès aux crédits des petites entreprises. La construction de l’épi d’arrêt de sable, du centre de vidéo surveillance du Port de Cotonou, la construction de tribunaux dans des départements, la modernisation du Centre d’arbitrage et de médiation de la chambre de commerce (CAMEC) tout comme la grande réforme sur les titres fonciers, constituent quelques acquis de ce partenariat américain, exclusivement destiné aux pays africains ayant affiché des progrès en matière de démocratie et de bonne gouvernance. Le Bénin s’honore encore de l’obtention de ce nouveau sésame qui apportera sans doute du mieux dans son secteur énergétique qui a soif de réformes structurelles et de financements.
Par Gnona AFANGBEDJI, Envoyé spécial à Washington
Actualités 09 sept. 2015

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a échangé hier mardi 8 septembre, avec les meilleurs élèves à l’examen du Certificat d’études primaires (CEP), session de Juin 2015. Les enfants ont saisi l’occasion pour s’imprégner de la mission de cette institution qui est à sa deuxième mandature.
Ils sont au total 95 enfants à visiter hier le médiateur de la République à Porto-Novo. Ils ont enregistré les meilleurs résultats au Certificat d’études primaires, session de Juin 2015 et proviennent tous des 77 communes du Bénin. Ces meilleurs élèves sont en colonies de vacances pour se distraire tant soit peu. Ils ont tenu à marquer un arrêt au siège du médiateur de la République pour découvrir un peu l’institution à travers sa mission et ses activités. Ce que leur a bien accordé le patron des lieux, Joseph Gnonlonfoun qui a reçu ces meilleurs élèves dans ses locaux en début d’après-midi d’hier.
La délégation des élèves était conduite par la directrice de la Promotion de la Scolarisation au niveau du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP), Solange Odjo. C’est d’ailleurs à celle-ci qu’a échu l’honneur de présenter ces enfants et de préciser au médiateur de la République le contexte de cette colonie de vacances organisée au profit de ces meilleurs élèves au CEP 2015.
Solange Odjo a expliqué que ces élèves ne sont pas que admis brillamment au CEP. Ils ont décroché aussi leur entrée en sixième, ce qui leur permet d’être classés facilement au collège. «C’est des enfants qui ont obtenu de très bonnes notes dans toutes les matières. C’est des têtes non seulement bien faites mais aussi bien pleines. La crème de la crème», a souligné la directrice de la Promotion de la Scolarisation au niveau du MEMP.
Le médiateur de la République s’est dit heureux de recevoir ces meilleurs élèves. Joseph Gnonlonfoun qui a obtenu son CEP en 1956 a félicité ses hôtes avant de leur demander de maintenir le cap pour être toujours les meilleurs du Bénin. Car, le pays compte beaucoup sur eux pour une relève de qualité pour sonner surtout le glas des tares de l’administration béninoise. «Nous vous envoyons en mission pour que l’administration de demain soit mieux structurée et fonctionne mieux. Nous ne voulons plus une administration tracassière», a laissé entendre le médiateur de la République qui a appelé ses enfants à la culture de l’esprit civique et citoyen.
Le Zou concerné aussi
Le secrétaire général du médiateur de la République, Emilien Amoussou a présenté aux enfants l’institution. Il a fait l’historique de l’institutionnalisation du médiateur de la République dont l’idée a germé depuis la Conférence nationale de février 1990 avant de prendre réellement corps en 2006 avec la création de l’Organe présidentiel de médiation (OPM). Lequel organe sera ensuite mué en 2010 en médiateur de la République suite à la promulgation de la loi qui l’institue et adoptée par l’Assemblée nationale le 14 juillet 2009, a expliqué aux enfants Emilien Amoussou. L’institution a pour mission de recevoir les plaintes des citoyens relative au fonctionnement des administrations centrales, des collectivités décentralisées, des établissements publics et les étudie afin d’y apporter des solutions équitables. A la date d’hier mardi 8 septembre, elle a enregistré 3047 recours depuis sa création. Emilien Amoussou a aussi fait part aux enfants des limites de la mission du médiateur de la République qui n’intervient que dans les dossiers ayant une implication du secteur public. Les litiges entre les agents de l’Etat et leurs autorités hiérarchiques et les dossiers pendants devant la Justice qui oppose un citoyen à l’administration ne relèvent pas du ressort du médiateur de la République, précise le secrétaire général de l’institution aux meilleurs élèves du CEP 2015 au Bénin.
Les enfants «Amis de Jésus» échangent avec Joseph Gnonlonfoun
Avant les meilleurs élèves au CEP 2015, le médiateur de la République a reçu les enfants «Amis de Jésus» de l’Eglise du christianisme céleste venus découvrir aussi l’institution. La délégation composée de plus de 200 enfants était conduite par le pasteur Mathieu Fagla qui a présenté au médiateur de la République la Cellule de pilotage des structures d’encadrement des enfants «Amis de Jésus» de l’Eglise du christianisme céleste. Créée le 24 novembre 2008, cette cellule a pour mission de coordonner toutes les activités relatives à la formation biblique, religieuse, civique et morale des enfants conformément à la culture chrétienne céleste afin de préparer pour l’église et pour notre pays, une relève de qualité, a indiqué le secrétaire de la Cellule, James Houessou.
La visite de la délégation hier s’inscrit dans le cadre de la journée récréative dénommée « Journée pour christ » qu’organise chaque année l’église du Christianisme céleste au profit de ces enfants. Le choix a été porté cette année sur la visite du médiateur de la République dans le but de connaître cette institution et le joue qu’elle joue dans le renforcement de la paix au Bénin. Joseph Gnonlonfoun et les siens ont réservé un accueil chaleureux à ces enfants chrétiens célestes qui sont repartis désormais imprégnés des attributions du médiateur de la République.
Th.C. N.

Le Conseil communal d’Athiémé s’est réuni hier, mardi 8 septembre dans le cadre de sa 3è session ordinaire de l’année 2015. Au menu des assises prévues pour durer quatre jours, il y a 12 points dont la désignation des conseillers communautaires et dirigeants des commissions permanentes.
Depuis la prise de fonction du nouveau bureau communal d’Athiémé, c’est hier mardi 8 septembre que le Conseil communal a affiché complet. Les conseillers, anciens comme nouveaux, ont répondu à l’appel du maire Joseph Anani Amavi dans le cadre de la 3è session ordinaire de l’année 2015. Laquelle connaîtra 12 points dont entre autres, la communication sur le Projet d’appui au secteur de l’artisanat dans le département du Mono (PASAM) et un autre portant sur le Programme des cours accélérés (PCA). Au regard de l’importance des sujets, le maire s’est fait le devoir de leur rappeler leurs responsabilités quant à la bonne conduite du chantier de développement de la commune en vue de mériter la confiance des populations.
Après le lancement des travaux proprement dits, le Conseil communal a procédé à l’amendement puis à l’adoption de son Règlement intérieur. Il s’agit d’un texte de 68 articles répartis en neuf chapitres. Ceux-ci portent, entre autres, sur les relations extérieures, l’organisation des sessions et des séances plénières de même que la création des commissions puis la discipline et les sanctions au cours des assises.
Cette première journée des travaux a également enregistré l’élection des conseillers devant diriger les trois commissions permanentes de la mairie d’Athiémé. Gilbert Bossou et Sèhouénou Honnon ont respectivement été choisis comme président et rapporteur de la Commission chargée des Affaires économiques et financières. Leurs collègues Jean Houssou et Mathurin Akouété président et rapporteur de la Commission des Affaires domaniales et environnementales. Saturnin Dansou a pris les rênes de la Commission des Affaires sociales et culturelles tandis que Julien Kouhagni s’est vu confier le poste de rapporteur.
Aussi les assises ont-elles permis de désigner les conseillers communautaires d’Athiémé devant siéger au Groupement intercommunal du Mono. Le maire Joseph Anani Amavi et les conseillers Mathurin Akouété et Saturnin Dansou sont les trois qui ont été retenus.
Les travaux de la session se poursuivent jusqu’à vendredi prochain.

Si jadis, l’emploi était systématiquement garanti dès l’obtention du diplôme, il n’en est plus ainsi actuellement où il est plutôt question de contrat. La notion de contrat en milieu professionnel n’est malheureusement pas toujours bien cernée par les populations. Qu’est-ce alors un contrat et quelles en sont les différentes formes ?
Jusqu’aux années 1985, tout diplôme obtenu débouchait directement sur un emploi dans la Fonction publique. Avec la grande crise économique qu’a connue le Bénin, les institutions de Bretton Woods, dans leurs efforts de redresser la situation, ont imposé des réformes à travers le Programme d’ajustement structurel (PAS). L’une des solutions préconisées par ledit programme, est le départ volontaire à la retraîte qui est perçu comme le désengorgement de la Fonction publique qui a vu partir à la retraite forcée un nombre impressionnant de travailleurs. La contractualisation de la fonction est partie de là, étant donné que l’Etat n’était plus en mesure d’employer tout le monde.
Le contrat de travail au Bénin est régi par la loi N°98-004 portant Code du travail. Ce code du droit privé régit notamment les salariés du secteur privé qui doivent déposer au moment de leur recrutement leurs dossiers à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Le contrat de travail, selon Wilfried Windo, administrateur du travail et chef service des relations interprofessionnelles à la Direction générale du travail, est « un acte de volonté par lequel une personne (employeur) embauche un individu (employé) dans un intérêt pécuniaire ». Cette clarification conceptuelle se trouve renchérie par le Code du travail qui, en son article 9, stipule : « Le contrat de travail est un accord de volonté par lequel une personne physique s’engage à mettre son activité professionnelle sous la direction et l’autorité d’une autre personne physique ou morale moyennant rémunération ».
De cette définition, il ressort que le contrat de travail doit obéir à des critères. Pour Igor Ulrich Aholou, administrateur du travail et directeur des relations professionnelles par intérim à la Direction générale du travail, ces critères sont : « le consentement mutuel des deux parties contractantes, la subordination juridique et la rémunération ».
Formes de contrat de travail
Si ces critères ne sont pas réunis, le contrat de travail perdra de son contenu. «Le consentement mutuel signifie que le contrat est libre. La subordination juridique confère à l’employeur le pouvoir de donner des ordres à son employé et d’exiger de lui des explications. La rémunération quant à elle signifie qu’en vertu de son travail, l’employé perçoit de salaire», souligne Wilfried Windo. Le droit privé précise-t-il, reconnait deux formes de contrat de travail, à savoir le contrat à durée déterminée et son opposé, le contrat à durée indéterminée.
Dans le premier cas, la durée du contrat est préalablement conclue par les deux parties. A la lumière du Code de travail, «C’est tout contrat de travail stipulant une durée déterminée supérieure à un mois, (…) dont l’exécution n’excède pas six mois». Toutefois, «il y a possibilité de renouveler le contrat à durée déterminée», a souligné Igor Ulrich Aholou. Quant au second, c’est-à-dire le contrat à durée indéterminée, comme son nom l’indique, sa durée est illimitée. Selon le même code, «tout contrat de travail qui ne répond pas aux exigences du contrat à durée déterminée est considéré d’office comme un contrat à durée indéterminée», rapporte Ulrich Aholou. Ces deux formes de contrat peuvent être rompues; on parle alors de résiliation. Le mode de résiliation est défini par le code.
Mode de résiliation du contrat de travail
La résiliation peut intervenir pour diverses raisons. Selon l’article 42 du Code du travail «le contrat de travail à durée déterminée peut être rompu avant l’échéance du terme: par accord des parties». Cet accord doit être matérialisé par écrit. Aussi, peut-elle subvenir «en cas de faute lourde, en cas de force majeure ou par résolution judiciaire», selon les dispositions du code. En ce qui concerne le contrat à durée indéterminée, il peut être rompu par démission. Dans ce cas par exemple, l’employé choisit de renoncer à son travail et connait les motifs de cette décision qui reste volontaire. Il peut s’agir d’un motif de santé. Le licenciement est aussi un mode de résiliation. Mais dans ce cas, les modalités du licenciement sont clairement définies par le code pour pallier les éventuels abus. Par ailleurs, les deux parties (employé et employeur) peuvent décider consensuellement de mettre fin au contrat. Ceci, « lorsque le lieu du travail est détruit par exemple des suites d’incendie ou de catastrophes naturelles (séisme…), illustre Wilfried Windo. L’annulation peut aussi intervenir lorsque l’une des parties viole les conditions retenues dans le contrat. Dans ce cas, on parle de « clause résolutoire ».
Il y a également le contrat d’apprentissage. Il est différent des deux premiers. Signé entre les parents de l’apprenti et l’artisan, le contrat d’apprentissage ne garantit aucun salaire. Le patron peut volontairement, à titre d’encouragement ou d’aide, donner une allocation à l’apprenti. « La durée du contrat d’apprentissage ne doit pas excéder 4 ans et l’apprenti doit avoir au moins 14 ans », informe Wilfried Windo.
Soulignons qu’avant de signer un contrat, il faut une période d’essai. Cette période permet à l’employé de s’imprégner des conditions de travail, de vie, de rémunération, d’hygiène et de sécurité ainsi que du climat social de l’entreprise. Pour l’employeur, elle permet d’évaluer l’aptitude professionnelle du travailleur et son rendement. Ainsi, « le contrat pourra être signé si les deux parties sont satisfaites les uns des autres par la période d’essai », indique Igor Ulrich Aholou.

Si jadis, l’emploi était systématiquement garanti dès l’obtention du diplôme, il n’en est plus ainsi actuellement où il est plutôt question de contrat. La notion de contrat en milieu professionnel n’est malheureusement pas toujours bien cernée par les populations. Qu’est-ce alors un contrat et quelles en sont les différentes formes ?
Jusqu’aux années 1985, tout diplôme obtenu débouchait directement sur un emploi dans la Fonction publique. Avec la grande crise économique qu’a connue le Bénin, les institutions de Bretton Woods, dans leurs efforts de redresser la situation, ont imposé des réformes à travers le Programme d’ajustement structurel (PAS). L’une des solutions préconisées par ledit programme, est le départ volontaire à la retraîte qui est perçu comme le désengorgement de la Fonction publique qui a vu partir à la retraite forcée un nombre impressionnant de travailleurs. La contractualisation de la fonction est partie de là, étant donné que l’Etat n’était plus en mesure d’employer tout le monde.
Le contrat de travail au Bénin est régi par la loi N°98-004 portant Code du travail. Ce code du droit privé régit notamment les salariés du secteur privé qui doivent déposer au moment de leur recrutement leurs dossiers à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Le contrat de travail, selon Wilfried Windo, administrateur du travail et chef service des relations interprofessionnelles à la Direction générale du travail, est « un acte de volonté par lequel une personne (employeur) embauche un individu (employé) dans un intérêt pécuniaire ». Cette clarification conceptuelle se trouve renchérie par le Code du travail qui, en son article 9, stipule : « Le contrat de travail est un accord de volonté par lequel une personne physique s’engage à mettre son activité professionnelle sous la direction et l’autorité d’une autre personne physique ou morale moyennant rémunération ».
De cette définition, il ressort que le contrat de travail doit obéir à des critères. Pour Igor Ulrich Aholou, administrateur du travail et directeur des relations professionnelles par intérim à la Direction générale du travail, ces critères sont : « le consentement mutuel des deux parties contractantes, la subordination juridique et la rémunération ».
Formes de contrat de travail
Si ces critères ne sont pas réunis, le contrat de travail perdra de son contenu. «Le consentement mutuel signifie que le contrat est libre. La subordination juridique confère à l’employeur le pouvoir de donner des ordres à son employé et d’exiger de lui des explications. La rémunération quant à elle signifie qu’en vertu de son travail, l’employé perçoit de salaire», souligne Wilfried Windo. Le droit privé précise-t-il, reconnait deux formes de contrat de travail, à savoir le contrat à durée déterminée et son opposé, le contrat à durée indéterminée.
Dans le premier cas, la durée du contrat est préalablement conclue par les deux parties. A la lumière du Code de travail, «C’est tout contrat de travail stipulant une durée déterminée supérieure à un mois, (…) dont l’exécution n’excède pas six mois». Toutefois, «il y a possibilité de renouveler le contrat à durée déterminée», a souligné Igor Ulrich Aholou. Quant au second, c’est-à-dire le contrat à durée indéterminée, comme son nom l’indique, sa durée est illimitée. Selon le même code, «tout contrat de travail qui ne répond pas aux exigences du contrat à durée déterminée est considéré d’office comme un contrat à durée indéterminée», rapporte Ulrich Aholou. Ces deux formes de contrat peuvent être rompues; on parle alors de résiliation. Le mode de résiliation est défini par le code.
Mode de résiliation du contrat de travail
La résiliation peut intervenir pour diverses raisons. Selon l’article 42 du Code du travail «le contrat de travail à durée déterminée peut être rompu avant l’échéance du terme: par accord des parties». Cet accord doit être matérialisé par écrit. Aussi, peut-elle subvenir «en cas de faute lourde, en cas de force majeure ou par résolution judiciaire», selon les dispositions du code. En ce qui concerne le contrat à durée indéterminée, il peut être rompu par démission. Dans ce cas par exemple, l’employé choisit de renoncer à son travail et connait les motifs de cette décision qui reste volontaire. Il peut s’agir d’un motif de santé. Le licenciement est aussi un mode de résiliation. Mais dans ce cas, les modalités du licenciement sont clairement définies par le code pour pallier les éventuels abus. Par ailleurs, les deux parties (employé et employeur) peuvent décider consensuellement de mettre fin au contrat. Ceci, « lorsque le lieu du travail est détruit par exemple des suites d’incendie ou de catastrophes naturelles (séisme…), illustre Wilfried Windo. L’annulation peut aussi intervenir lorsque l’une des parties viole les conditions retenues dans le contrat. Dans ce cas, on parle de « clause résolutoire ».
Il y a également le contrat d’apprentissage. Il est différent des deux premiers. Signé entre les parents de l’apprenti et l’artisan, le contrat d’apprentissage ne garantit aucun salaire. Le patron peut volontairement, à titre d’encouragement ou d’aide, donner une allocation à l’apprenti. « La durée du contrat d’apprentissage ne doit pas excéder 4 ans et l’apprenti doit avoir au moins 14 ans », informe Wilfried Windo.
Soulignons qu’avant de signer un contrat, il faut une période d’essai. Cette période permet à l’employé de s’imprégner des conditions de travail, de vie, de rémunération, d’hygiène et de sécurité ainsi que du climat social de l’entreprise. Pour l’employeur, elle permet d’évaluer l’aptitude professionnelle du travailleur et son rendement. Ainsi, « le contrat pourra être signé si les deux parties sont satisfaites les uns des autres par la période d’essai », indique Igor Ulrich Aholou.

Afin de permettre aux nouveaux titulaires du baccalauréat de mieux choisir leurs filières d’études dans les universités publiques et privées du Bénin, François Abiola, vice-Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a procédé, hier mardi 8 septembre à son cabinet, au lancement de la campagne d’orientation qui démarre ce jour mercredi 9 septembre dans les 12 départements du pays. La cérémonie a enregistré la présence des recteurs d’universités et autres cadres du ministère.
L’édition 2015 de la campagne d’orientation initiée à l’intention des nouveaux bacheliers démarre ce jour mercredi 9 septembre, sur toute l’étendue du territoire national. Elle prendra fin le samedi 12 septembre prochain.
A la cérémonie de lancement de la campagne, François Abiola, vice-Premier ministre chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, soulignant l’importance de l’opération, a fait observer que depuis la proclamation des résultats du Baccalauréat session de juin 2015, les nouveaux bacheliers et leurs parents sont dans l’attente pour le bon choix des filières universitaires. Des équipes d’hommes avertis sont déployées dans tous les 12 départements et les 22 points focaux pour aider les bacheliers à opérer un choix judicieux de filières dans lesquelles ils pourront poursuivre leurs études universitaires en fonction de la série de leur Baccalauréat. Dans l’Atacora-Donga, les futurs étudiants se rendront à l’Ecole normale supérieure de Natitingou et au CEG de Djougou, dans l’Atlantique à l’Université d’Abomey-Calavi et à Allada à la Maison des jeunes et au CEG 2 de Ouidah, puis dans le Borgou-Alibori à l’Université de Parakou et au CEG 1 de Kandi. Au niveau des Collines, les équipes sont disponibles dans les CEG1 de Dassa, de Savalou et de Savè alors que dans le Littoral, les points focaux sont l’ISBA au Champ de foire et au CEG1 Akpakpa Centre. Dans le Mono-Couffo, ce sont le CEG 1 de Comé, le CEG 1 d’Aplahoué et l’Institut Universitaire de Technologies (IUT) de Lokossa qui accueilleront les équipes d’orientation. Dans l’Ouémé, c’est à l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo, aux CEG 1 de Missérété et d’Adjohoun que les futurs étudiants doivent obtenir les informations pour bien opérer le choix de leur filière universitaire, alors que leurs camarades du Plateau iront aux CEG 1 de Sakété et de Pobè.
Le Zou concerné aussi
Enfin dans le Zou, c’est au niveau du Lycée technique de Bohicon (LYTEB), du Lycée Houffon d’Abomey et du CEG 1 de Covè que les bacheliers seront informés. «Dans chacun de ces points focaux, les étudiants et leurs parents auront toutes les informations utiles sur les différentes offres de formations disponibles…», a précisé François Abiola, invitant tous les nouveaux bacheliers à participer massivement à ces séances d’orientation selon le calendrier établi.
Selon le vice-Premier ministre, le choix des filières doit se faire sur la base de la série du Baccalauréat et des projets professionnels. Et en dehors des sept universités publiques, les nouveaux bacheliers peuvent s’inscrire également dans les 52 établissements privés d’enseignement supérieur remplissant les conditions de reconnaissance de diplômes co-signés.
A l’issue des séances d’information, des guides d’orientation seront gratuitement distribués aux étudiants afin d’approfondir la réflexion avec leurs parents. Par ailleurs, François Abiola a annoncé que du 14 au 25 septembre 2015, ils pourront déposer leurs dossiers au niveau des directions départementales de l’Enseignement secondaire et à la Direction générale de l’Enseignement supérieur pour la sélection dans les écoles et instituts de formation. Il n’a pas oublié d’inviter les titulaires du Baccalauréat série C ayant au moins 12 de moyenne d’en faire autant pour l’obtention d’une bourse.

Le personnel magistrat du tribunal de Lokossa est entièrement solidaire de la grève d’avertissement de trois jours déclenchée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB). C’est du moins ce qu’a confirmé hier, mardi 8 septembre, le président de cette juridiction, Gilles d’Almeida au cours d’un entretien avec les professionnels des médias.
Mardi 8 septembre, l’horloge affiche 17 heures au Tribunal de Lokossa. Pourtant l’esplanade et l’enceinte de la maison ne désemplissent guère, bien au contraire. Clément D. et les autres usagers sont bien concentrés comme dans une prière. La plupart de ces jeunes gens sont en quête des pièces nécessaires à la constitution des dossiers pour postuler aux divers concours de recrutement en vue. Cette ambiance reliée au fait que le personnel du tribunal de Lokossa comme leurs homologues d’ailleurs jouissent depuis le 15 août dernier d’une vacance judiciaire, contraste fort bien avec un quelconque mouvement de débrayage.
Il a fallu écouter le président de l’institution judiciaire, Gilles d’Almeida pour se rendre compte de l’existence de faits d’arme comme le report de l’audience correctionnelle programmée pour se tenir dans la journée d’hier. Elle devait être présidée par Abdoubaki Adam et le greffier Olofindji Olouchègoun.
Pour en revenir au suivi de la grève, Gilles d’Almeida membre du Conseil supérieur de la magistrature assure que le personnel magistrat sous sa tutelle observe à cent pour cent le mouvement de débrayage. «Y compris moi-même, en témoigne la tenue pyjama que j’ai portée pour venir constater ce succès», a déclaré le président du tribunal de Lokossa. Et pendant tout ce moment de grève, déduit-il, les réquisitions du Parquet par rapport à l’état civil ainsi que les audiences spéciales seront reportées à vendredi prochain.
En somme, le mouvement est bien parti et aucune résistance même pas une tentative provenant de l’aile de l’Association des magistrats du Bénin (AMAB) n’entrave à Lokossa l’effectivité des trois jours de grève d’avertissement, laisse entendreGilles d’Almeida.
Pour le président du tribunal de Lokossa, la tendance sur le plan national est au retour des militants de l’AMAB au sein de l’UNAMAB. Et puisque cela ne saurait se faire aussi facilement, il leur revient de définir les conditions de leur «réintronisation», ironise Gille d’Almeida.

L’activité la plus importante pour la prospérité d’un pays aujourd’hui reste et demeure les échanges de biens et services. Pour faciliter ces échanges, chaque pays doit garantir une confiance totale entre vendeurs et acheteurs. Les acheteurs doivent avoir la certitude que ce qu’ils achètent est sans risque et est de la qualité annoncée. Le Bénin dispose-t-il aujourd’hui d’infrastructure qualité pour satisfaire à cette exigence ?
Le management de la qualité à l’échelle d’un pays se manifeste à travers l’infrastructure qualité qui se repose sur cinq piliers. Au cours d’une communication présentée lors de la formation des journalistes la semaine dernière sur le Système qualité de l’Afrique de l’Ouest, le directeur général de l’Agence béninoise de normalisation et de la gestion de la qualité, Joseph Gabin Dégbey et le Coordonnateur technique national du système qualité de l’Afrique de l’Ouest, Youssouf Mama Sika sont partis des cinq piliers pour montrer comment l’infrastructure qualité est d’importance pour un pays comme le Bénin. Les cinq piliers rappellent-ils, sont la normalisation, la certification, les essais et l’inspection, l’accréditation, puis la métrologie.
La normalisation
La normalisation selon Joseph Gabin Dégbey permet de fournir des documents de référence comportant des solutions à des problèmes techniques et commerciaux concernant les produits, les biens et services qui se posent de façon répétée dans les relations entre partenaires économiques, scientifiques, techniques et sociaux.
Au Bénin, explique-t-il, l’organisme national de normalisation est l’Agence béninoise de normalisation et de gestion de la qualité (ABeNOR). Il rappelle que l’histoire des normes est aussi ancienne que celle des sociétés organisées. Et le règlement des problèmes d’échanges et la complexité de la société amènent aujourd’hui selon lui, à utiliser des normes partagées. Et rester dans la compétition mondiale à son avis, est un impératif pour toute entreprise.
En effet, la norme est un document établi par consensus, approuvé par un organisme reconnu, qui fournit pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné. Partant de cette clarification, le Coordonnateur technique national du Système qualité de l’Afrique de l’Ouest, Youssouf Mama Sika souligne qu’il existe les normes fondamentales ; les normes de spécification ; les normes de méthodes d’analyse et d’essais ; les normes d’échantillonnage et les normes d’organisation. Et pour la mise en application de ces normes, il indique qu’il y a plusieurs niveaux.
Pour ce qui concerne l’accréditation, Les responsables de l’ABeNOR partent de l’idée selon laquelle rien ne se passe tant qu’une personne ou un intervenant n’a pas vendu un bien ou un service à quelqu’un d’autre.
En effet, estiment-ils, de nombreuses choses positives se produisent lors d’une transaction de vente-achat. Le vendeur obtient l’argent qu’il peut utiliser à des fins utiles : payer ses fournisseurs et ses employés, investir dans la production ou acheter d’autres biens ou services. L’Etat de son côté perçoit des taxes qu’il peut consacrer à de nombreuses fins, telles que les investissements dans les infrastructures routières et les chemins de fer, la sécurité sociale et les soins de santé des citoyens, la culture, le sport, etc. Par conséquent, des échanges de biens et de services dynamiques sont dans l’intérêt de chaque pays.
Pour faciliter ces échanges, chaque pays doit garantir une confiance totale entre vendeurs et acheteurs. Les acheteurs doivent avoir la certitude que ce qu’ils achètent est sans risque et est de la qualité annoncée.
Une infrastructure de qualité est par conséquent nécessaire au bon fonctionnement des échanges.
L’accréditation
Selon Joseph Gabin Dégbey, l’infrastructure qualité désigne l’ensemble du réseau de lois, de règlements, de normes, d’institutions et d’organes organisé de manière à soutenir la confiance des acheteurs et l’échange de biens et de services. Les laboratoires d’essais et d’étalonnage constituent un élément essentiel d’une infrastructure qualité.
L’accréditation quant à elle, explique-t-il, est une reconnaissance de compétence. «Procédure par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite qu'un produit, un processus ou un service est conforme aux exigences spécifiées», ajoute-t-il.
En référence aux normes de la série ISO 15000 et ISO 17000, l’accréditation est «la procédure par laquelle un organisme faisant autorité reconnaît formellement qu'un organisme ou un individu est compétent pour effectuer des tâches spécifiques». A cet effet, l’accréditeur national doit disposer de ressources financières suffisantes.
Pour ce qui est de la Certification, il s’agit d’un processus par lequel l’on établit qu’un produit, un procédé, une personne ou un organisme répond à des exigences spécifiées. L’ABeNOR est au Bénin la structure en charge de la certification des produits. La Certification est également une procédure par laquelle un tiers donne une garantie écrite qu’un produit, un procédé ou un service est conforme aux exigences spécifiées.
Sécurité des denrées alimentaires la certification implique que la denrée alimentaire ne causera pas de dommages aux consommateurs lorsqu’elle est préparée et/ou ingérée selon l’usage prévu. La sécurité des denrées alimentaires est liée à l’apparition de dangers liés à la sécurité des aliments. Elle ne concerne ni malnutrition, ni tout autre aspect lié à la santé de l’homme
La concurrence oblige
Aujourd’hui, la pression de la concurrence, le développement technologique et la tendance des entreprises multinationales à s’étendre sur les marchés dans le monde obligent les pays en voie de développement à adopter de nouvelles stratégies.
C’est pourquoi, pour être au rendez-vous des échanges multilatéraux, ces pays doivent entre autres assurer la promotion de leurs exportations. Ceci passe généralement par la disponibilité du marché et la capacité d’offre des pays.

Une délégation du Fonds d’aide à la culture (FAC) renforcée par des cadres de la direction départementale de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme (DDCAAT) a rencontré hier, lundi 7 septembre à Lokossa, les acteurs culturels du Mono-Couffo. Leurs échanges ont porté sur les termes de références de l’appel à projets relatifs à la saison artistique 2016, sans occulter les frustrations dont se sont plaints par les hôtes.
Du retourd’Abomey, la délégation de la DFAC qui a rencontré hier, lundi 7 septembre à Lokossa les acteurs culturels du Mono-Couffo n’a pas du tout chômé. Elle a dû s’arracher aux débats qui ont tôt fait de glisser vers des préoccupations en latence dans le monde culturel des deux départements.
Tout a commencé aux environs de 9heures avec la présentation des trois différentes catégories de projets attendus dans le cadre de la saison artistique 2016 par le chef du service Etude des dossiers et Programmation des activités au FAC, Carole Agbogla soutenue par le représentant du DDCAAT, Accrombessy Dévotchi. L’exposé a fait cas du processus de traitement des dossiers, en rappelant les réformes intervenues à ce niveau au lendemain de la dotation du milliard culturel. Une part belle a été également fait aux conditionnalités qui entourent chacune des catégories de projets. A ce niveau, la délégation a particulièrement insisté sur la nécessité pour les acteurs culturels, tant physique que moral, de se faire identifier de façon officielle. Accrombessy Dévotchi a indiqué qu’au niveau de la DDCAAT des dispositions sont en cours pour agir suivant ce critère d’identification. « L’administration ne saurait continuer de traiter avec des personnes sans identité », a-t-il insisté. Outre le défaut d’enregistrement, l’exposé a révélé bien d’autres négligences pouvant entraîner l’élimination d’une candidature. Il s’agit, entre autres, du remplissage parcellaire de certains imprimés puis de l’inexistence d’un plan de communication associé au projet soumis, tout comme l’absence de mention de la part de financement devant être supportée par un porteur de projet.
Mais au-delà de toutes ces explications apportées par la délégation, des participants à la séance sont restés convaincus que l’attribution des subventions du FAC est guidée par d’autres logiques entretenues par un «réseautage». Certains ont même juré que l’accès aux subventions du FAC est facilité pour quelques-uns de leurs pairs qui en bénéficient de façon régulière. « Et ceci, au détriment du grand nombre », a déploré le responsable de la coordination communale des artistes, Guy Houénou. A sa suite, ses pairs ont plaidé pour une meilleure prise en compte des acteurs culturels relevant effectivement du Mono-Couffo. La séance a pris fin par la remise aux participants d’une documentation dont le prospectus fournissant des détails et bien d’autres précisions sur les aspects abordés par la délégation au sujet de la saison artistique 2016.

Le président du parti du Rassemblement des démocrates indépendants (RDI-Anfanni), Samou Séidou Adambi, rejoint les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) au détriment de l’alliance Soleil. Un revirement politique du reste spectaculaire qui peut étonner plus d’un.
Samou Séidou Adambi, président du parti du Rassemblement des démocrates indépendants (RDI-Anfanni), ne fait plus partie de l’alliance Soleil dont il a pourtant défendu les couleurs aux dernières élections communales et locales. Le conseiller municipal de Parakou a fait part de son revirement politique dimanche 6 septembre dernier à l’occasion d’un meeting des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de Parakou auxquelles il a fait allégeance. Après une dizaine d’années de «traversée du désert», pour employer ses propres mots, l’enfant prodigue est désormais de retour au sein de la famille politique présidentielle que certains croyaient en perte de vitesse à sept mois de la fin du second et dernier mandat du président Boni Yayi. «Notre destin nous a demandé de tourner dos et nous avons tourné dos. Nous ne regrettons pas..., parce que pour nous, ce n’est pas un échec, c’est des leçons... Nous avons traversé complètement le désert. Le désert est terminé et devant nous, nous voyons un oasis et là, il y a l’eau; là, il y a l’ombre. Nous allons nous asseoir et nous reposer», a laissé entendre Samou Séidou Adambi.
Selon le transhumant politique, «Les FCBE, qu’on le veuille ou non constituent la première force politique nationale sans laquelle nul ne peut gagner l’élection présidentielle à venir». «Puisque nous ne voulons plus traîner, nous ne voulons plus que notre navire chavire, nous sommes vos alliés», a-t-il poursuivi, en s’adressant aux leaders des FCBE à Parakou. «La politique, c’est quoi ? C’est un jeu d’intérêts. Aujourd’hui, nous pensons que pour nos intérêts futurs, nos alliés les plus sûrs, ce sont les FCBE», a ajouté le désormais ex-militant et baron de l’alliance Soleil à Parakou, pour justifier son nouveau choix politique.
Rappel
Pour rappel, il y a quelques mois, Samou Séidou Adambi dénonçait «une prise en otage de la démocratie béninoise chèrement acquise» par le pouvoir en place, en l’occurrence le leader charismatique des FCBE, et appelait la jeunesse béninoise, les anciens présidents, les femmes et toutes les autres forces vives de la République à un sursaut patriotique afin de trouver une voie consensuelle de sortie de crise. Il avait même annoncé une série d’activités consacrées à l’éveil des populations et à l’interpellation de la classe politique béninoise. C’est dorénavant du passé, puisque l’homme politique, ancien maire de Parakou, a tourné casaque à ses propres ‘’convictions’’ pour sauter pieds joints depuis quelques heures dans les FCBE qu’il a combattues avec hargne, jusqu’à la mise en place de l’actuelle équipe municipale de Parakou.
Le ralliement de Samou Séidou Adambi est salué par le député FCBE, Rachidi Gbadamassi qui se réjouit de «l’ancienne unité retrouvée». Ce dernier a saisi l’occasion pour appeler tous les fils et filles de Parakou à se mettre ensemble pour bâtir la cité de Koburu et les départements du Borgou-Alibori. « Avec l’arrivée de Samou S. Adambi, nous allons voir par où vont passer nos amis d’en face», lance Rachidi Gbadamassi.